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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:05

 

 

 

 

 

 

Par , publié le 

 

C'est la seconde visite de François Hollande aux soldats de l'opération Sangaris en Centrafrique. Paris reconnaît des "difficultés considérables" pour enrayer les violences, malgré les 2000 militaires engagés.

 

afp.com/Miguel Medina

 

Le président François Hollande est en Centrafrique ce vendredi pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique, alors que Paris reconnaît qu'ils sont confrontés à des "difficultés considérables" pour enrayer les violences interreligieuses attisées par un climat de haine. C'est la deuxième visite à Bangui du président français depuis le déclenchement le 5 décembre de l'opération Sangaris, qui n'a pas permis jusqu'à présent de mettre fin aux troubles dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent. 

 

Eviter la partition du pays

 

Dès son arrivée, François Hollande s'est rendu à la base de l'opération Sangaris, située dans l'enceinte de l'aéroport de Bangui où il a passé les troupes en revue et fait un point de la situation avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le commandant de l'opération Sangaris, le général Francisco Soriano, selon les journalistes sur place. "L'enjeu de cette visite est de faire le point de ce qui a été accompli depuis trois mois et de fixer les prochaines missions" de Sangaris, a-t-il déclaré. "Des milliers de vie ont été sauvées grâce à vous", a assuré le président aux soldats. 

 

Face à la persistance des violences, la France a dû réviser les objectifs initiaux de son intervention dans son ancienne colonie. "François Hollande pensait que la mission des militaires de Sangaris allait s'achever au bout de quelques mois. Erreur", titrait d'ailleurs vendredi Le quotidien de Bangui. Devant les militaires, François Hollande a précisé les objectifs de l'intervention militaire: "rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays". 

 

La mission devait être brève

 

La mission des 1600 soldats de Sangaris devait à l'origine être brève. Mardi le Parlement français l'a prolongée, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des "difficultés considérables sur le terrain". Paris ne voulait pas augmenter ses effectifs en Centrafrique mais, le 14 février, la présidence a dû se résoudre à envoyer 400 soldats en renfort, arrivés jeudi à Bangui. La présidence centrafricaine souhaite le maintien des troupes françaises jusqu'en 2015

 

Lors de son séjour d'une journée, François Hollande va également s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza de l'avenir politique du pays, où des élections générales doivent en principe être organisées au plus tard en février 2015. 

 

La France souhaitait également la tenue au plus vite d'élections générales, avant la fin 2014. Cet objectif apparaît désormais irréalisable. 

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/hollande-a-bangui-pour-fixer-les-prochaines-missions-de-sangaris_1496160.html#mq6oJIZAGJQ644LW.99

 

 

Hollande à Bangui: éviter à tout prix la partition de la Centrafrique


BANGUI AFP / 28 février 2014 12h33 - Le président François Hollande en visite à Bangui a assuré vendredi aux soldats français de l'opération Sangaris en Centrafrique qu'un des objectifs de l'intervention était d'éviter à tout prix la partition du pays.


Les objectifs de l'intervention de la France dans son ancienne colonie livrée à des violences interreligieuses sont de rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays, a déclaré le chef de l'Etat français dans une allocution devant les militaires, ajoutant que d'ores et déjà, des milliers de vies ont été sauvées grâce à vous.


Cela fait bientôt un an que la Centrafrique a basculé dans le chaos, avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la coalition rebelle à dominante musulmane de la Séléka.


Des mois d'exactions perpétrées en toute impunité par des combattants Séléka contre la population majoritairement chrétienne ont abouti à la formation de milices d'auto-défense anti-balaka, déclenchant un cycle infernal de violences interconfessionnelles.

Ces violences ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et entraîné l'exode de dizaines de milliers de civils musulmans terrorisés, tandis que des groupes d'ex-rebelles Séléka se sont repliés vers les confins orientaux de la Centrafrique, faisant craindre à certains une partition de facto du pays.

 
Depuis le déclenchement de l'opération Sangaris le 5 décembre, des progrès considérables ont été enregistrés, a néanmoins estimé M. Hollande.


La situation à Bangui a été significativement améliorée, a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu'aucun crime ne doit rester impuni.


Une commission d'enquête des Nations unies sera bientôt en place et la Cour pénale internationale va ouvrir une enquête préliminaire, a-t-il rappelé.


Pour sa deuxième visite à Bangui depuis le déclenchement de Sangaris, François Hollande devait - après sa rencontre avec les militaires français - devait s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, puis avec les dignitaires religieux centrafricains qui tentent depuis des mois d'arrêter les violences interreligieuses.

 

(©)

Hollande à Bangui pour "fixer les prochaines missions de Sangaris"

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