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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:30

 

 

 

Centrafrique : le président Djotodia sur le départ

 

http://www.franceinfo.fr  LE MERCREDI 8 JANVIER 2014 À 21:20  Par Baptiste Schweitzer

 

Le président centrafricain Michel Djotodia s'est envolé mercredi pour le Tchad où doit se tenir jeudi un sommet extraordinaire régional sur la Centrafrique. Laurent Fabius a affirmé que ce sommet "pourrait prendre des décisions" sur le sort de Michel Djotodia. Plusieurs sources évoquent elles clairement un départ du président centrafricain par intérim.

 

Pour l'instant, les mots d'ordres officiels sont clairs. Le sommet extraordinaire régional sur la Centrafrique qui se tient jeudi à N'Djamena au Tchad "n'a pas pour objet de changer de régime". "Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang", explique le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué. Et en quittant Bangui pour la capitale tchadienne mercredi, le président centrafricain Michel Djotodia – comme son entourage – n'ont fait aucune déclaration.

 

Mais en coulisse, les rumeurs de démission – plus ou moins forcées – se font pressantes.  Ainsi, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a expliqué que le sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) "pourrait prendre des décisions" sur le sort de Michel Djotodia. Plus clair, un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain, avait lâché son protégé.

 

 Par ailleurs, la France n'apprécie guère le président par intérim. "Djotodia et nous, ce n'est pas une histoire d'amour. Plus vite il partira, mieux on se portera", a expliqué un autre diplomate français. Ce départ, qui pourrait être annoncé jeudi, permettrait de faciliter une sortie de crise. 

 

À la recherche d'un "plan B"

 

Le sommet de N'Djamena devrait donc débattre des options avant une deuxième réunion prévue samedi à Bangui pour discuter des détails de la transition, ont dit des diplomates qui expliquent que le président tchadien et son homologue congolais Denis Sassous Nguesso sont déjà à la recherche d'un "plan B".

 

Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka, essentiellement musulmans, qu'il commandait. Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

 

Centrafrique: le sommet au Tchad pas pour changer de régime


N'DJAMENA - AFP / 08 janvier 2014 19h27 - Le sommet extraordinaire des pays d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena sur la Centrafrique n'a pas pour objet de changer un régime, ni de changer la transition à Bangui, a déclaré mercredi à l'AFP le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale.

Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire, a déclaré le secrétaire général de la CEEAC, Allami Ahmat, ajoutant: il ne s'agit pas de changer un régime, ni de changer la transition, il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique.


Il s'agit de voir les voies et moyens pour éviter que la situation n'échappe au contrôle de la communauté internationale, a-t-il poursuivi.


Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique, a indiqué M. Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui assisteront tous les deux aux débats.

On assiste à une situation déplorable: d'un côté les autorités de la transition qui font montre d'une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l'autre une société civile et une classe politique qui s'évertuent à jeter de l'huile sur le feu, à compliquer la situation en désignant certains pays de la sous-région comme s'ils étaient responsables de leurs problèmes, selon le secrétaire général.


Le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) se tient alors que la Centrafrique est plongée dans un conflit sanglant et une impasse politique.


Selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, le sommet de la CEEAC pourrait prendre des décisions sur le sort de M. Djotodia.


Une source française avait indiqué mercredi matin à l'AFP que les présidents tchadien Idriss Deby et congolais Denis Sassou Nguesso voulaient rebattre les cartes et étaient à la recherche d'un plan B.


Selon une autre source française, en convoquant ce sommet, l'idée de Deby est d'accélérer la transition politique en Centrafrique. Mais la vacance du pouvoir est un risque que personne ne veut prendre, a ajouté cette source.


Interrogé sur une éventuelle démission de M. Djotodia, le porte-parole de la présidence centrafricaine Guy Simplice Kodégué avait estimé qu'elle n'était pas à l'ordre du jour. Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang, avait-il ajouté.



(©) 

 

Michel Djotodia poussé à la démission en Centrafrique

 

par John Irish

 

N'DJAMENA/PARIS (Reuters) - Le président centrafricain par intérim Michel Djotodia sera prié jeudi de démissionner par ses pairs africains afin de faciliter une sortie de crise, a-t-on appris mercredi auprès de sources à Bangui et Paris.

 

Son départ pourrait être entériné lors d'un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale convoquée à N'Djamena et annoncé au Tchad ou au retour de Michel Djotodia à Bangui, a-t-on ajouté.

 

"C'est terminé pour lui maintenant", a déclaré un membre de l'entourage de Michel Djotodia. Un porte-parole du président a toutefois démenti tout projet de démission.

 

Un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain par intérim, avait lâché son protégé.

 

Le sommet de N'Djamena devrait débattre des options avant une deuxième réunion prévue samedi à Bangui pour discuter des détails de la transition, ont dit des diplomates.

 

Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka, essentiellement musulmans, qu'il commandait et son maintien au pouvoir fait débat.

 

Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué la possibilité d'un départ de Michel Djotodia dans une interview publiée mercredi par Le Parisien.

 

"Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions", a-t-il dit selon le texte validé par le Quai d'Orsay.

 

DJOTODIA PAS EN ODEUR DE SAINTETÉ À PARIS

 

De source diplomatique française, on souligne que Paris souhaite que le président par intérim quitte le pouvoir le plus vite possible pour faciliter une sortie de crise.

 

"Djotodia et nous, ce n'est pas une histoire d'amour. Plus vite il partira, mieux on se portera", déclare ce diplomate.

 

A Bruxelles, Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, a proposé mercredi qu'un contingent de l'UE soit déployé rapidement, a-t-on appris de sources diplomatiques.

 

Le déploiement d'une telle force, dont les effectifs seraient de 700 à 1.000 hommes, soulagerait la France, qui a invité ses partenaires à faire davantage pour épauler les 1.600 membres de l'opération Sangaris.

 

Les différentes options proposées par Catherine Ashton seront débattues pour la première fois vendredi. Si l'une d'elle emporte l'adhésion des "28", qui doivent se prononcer à l'unanimité, ce contingent pourrait être déployé en quelques semaines, selon un diplomate ayant requis l'anonymat.

 

Un mois après le début de l'opération Sangaris, Laurent Fabius refuse de parler d'enlisement malgré les tensions qui subsistent et un drame humanitaire.

 

"La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement. Que se serait-il passé si nous n'étions pas intervenus ? Probablement, dix fois, cinquante fois plus de victimes !", estime-t-il dans l'interview.

 

"Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu : désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique. Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé."

 

Prié de dire si la France allait renforcer son contingent de 1.600 hommes présents en Centrafrique, le chef de la diplomatie française explique que les Français n'ont pas "vocation à (se) substituer" aux 6.000 soldats africains de la Misca.

 

Avec Ange Aboa a Abidjan et Jean-Philippe Lefief à Paris

Centrafrique: le sommet au Tchad pas pour changer de régime

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