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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 01:05

 

BANGUI : LES OPÉRATIONS DE DÉSARMEMENT SE POURSUIVENT AVEC D’ÉNORMES DIFFICULTÉS

 

Bangui, 12 avril 2012 (RJDH) – D’énormes difficultés entravent en ce moment les opérations de désarmement des rebelles de la coalition Séléka, engagées depuis deux jours à Bangui. Des échanges de tirs ont été signalés entre les membres de la police militaire chargés du désarmement et les rebelles récalcitrants. Des leaders militaires de la Séléka minimisent toutefois l’ampleur de ces incidents.

 

Les opérations du désarment et de cantonnement des rebelles de la Séléka qui ont commencé mercredi, peinent à se concrétiser. Plusieurs éléments de la Séléka sont encore visibles en ville avec des armes en main, alors qu’un arrêté ministériel des nouvelles autorités, interdit ces pratiques.

 

Dans plusieurs localités de Bangui, les membres de la patrouille militaire, chargés du désarmement des rebelles se sont buttés au refus des rebelles de déposer les armes et de regagner les sites de cantonnement. Plusieurs échanges de tirs sont alors découlés de ces opérations.

 

Jeudi, au niveau du commissariat de 5e arrondissement de Bangui, des échanges ont été signalés. Un officier de la Séléka a refusé avec ses éléments de déposer les armes et de regagner les sites prévus pour leur cantonnement. Une intervention d’autres éléments de la Séléka, a permis de calmer la tension et l’officier récalcitrant refuse encore de déposer les armes, sous prétexte que lui et ses hommes, n’ont pas de domiciles, ni de parents à Bangui, ni de sources de revenus pour se prendre en charge en cas de cantonnement.

 

Des tirs de sommation continuent de faire des victimes

 

Pendant ce temps, environ 11 personnes ont été grièvement blessées suite à l’explosion d’une arme lourde, vers la fin de l’après-midi de ce jeudi, au quartier Gbakodjia, toujours dans le 5e arrondissement de Bangui. Les victimes, à majorité des enfants, sont encore sous soins d’urgence à l’Hôpital Communautaire de Bangui et le Complexe pédiatrique. Les habitants de cette localité ont été traumatisés par ces tirs.

 

« Il s’agit de 10 mineurs dont l’âge varie entre 4 à 13 ans et d’un adulte âgé de 20 ans. Après avoir été amenés ici, tous ont été transférés immédiatement au complexe pédiatrique de Bangui pour des soins  », a affirmé un urgentiste de l’Hôpital Communautaire au RJDH.

 

Selon l’information rapportée par un habitant du quartier où a eu lieu le drame, le projectile s’est explosé parmi les enfants, alors qu’ils étaient en train de jouer. La même source a fait savoir qu’un officier de la Séléka qui s’est rendu sur le lieu  pour  le constat, mentionne que l’arme lourde a été tirée suite à un mauvais manœuvre lors d’une opération de désarmement qui a mal tournée.

 

Entre temps, dans le 8e arrondissement de la ville de Bangui, les habitants ont été perturbés vers la fin de l’après-midi, par des tirs d’armes. Selon un témoin, «  les éléments de la Séléka sont venus d’abord dans la matinée pour nettoyer le locale de l’ONG dénommé  ‘’Léa Clarisse’’ appartenant à un proche parent du président déchu François Bozizé, qu’ils avaient déjà pillés ».

 

Il poursuit en disant que « c’est aux environs de 17 heures qu’ils sont venus à bord de voiture Pick-up, pour s’installer dans ce local, qui serait désormais leur base. Ils ont  tiré  des coups de feu et ce matin aussi nous étions réveillés par des détonations des armes tirés par ces mêmes éléments. Nous ignorons encore jusque-là, la  raison ».

 

 

BANGUI : 119 TUÉS D’APRÈS UN BILAN PROVISOIRE DE LA CROIX ROUGE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, 12 avril 2012 (RJDH) – Environs 119 personnes tuées, 272 blessées et 146 cas de traumatisme liés au coup de feu ont été enregistrés après l’arrivée des rebelles de la Séléka, le 24 mars dernier à Bangui. C’est le bilan provisoire rendu public cette semaine par la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA). Un bilan qui risque d’aggraver, à cause de l’insécurité encore grandissante dans la capitale.

 

« Nous avons intervenus pendant cette période de crise dans les différents quartiers de Bangui et des environs pour aider les blessés par balle dont nous leur avons administrés les premiers soins. Les plus graves ont été transférés dans les hôpitaux et les corps des personnes tuées ont été déposés à la morgue », a souligné un responsable de la CRCA au RJDH.

 

Il poursuit en disant que « parmi les 119 corps ramassés, 80 ont été identifiés et remis aux parents et le reste des corps ont été inhumés dans une fosse commune au village Zila, sur l’axe Lobaye ».

 

La même source a également fait savoir que des équipes d’urgence sont actuellement mobilisées pour intervenir en cas d’incidents dans tous les arrondissements de Bangui et les localités environnantes.

 

« La croix rouge centrafricaine va continuer encore ses investigations dans tous les arrondissements de la ville de Bangui, pour recenser d’autres cas des blessés et des cas de décès ou des situations qui nécessitent une intervention d’urgence » a-t-il conclu.

 

 

BANGUI : LE CST TRANSFORMÉ EN CNT

 

Bangui, 12 avril 2012 (RJDH) – Les forces vives de la nation centrafricaine ont décidé de transformer le Conseil supérieur de transition (CST), ordonné la semaine dernière par l’autoproclamé président Michel Djotodia, en Conseil national de transition, lors d’une réunion tenue hier à Bangui. Le nombre des places a également augmenté dans la nouvelle instance, reste maintenant sa validation pour une ordonnance de Michel Djotodia.

 

De 97 membres dans l’ancienne instance du CST, le CNT comportent 105. Les différentes familles qui siégeront dans le CNT, voient par ce fait, leur espace vital modifier. Tous les partis politiques, de l’ancienne majorité, à l’ancienne opposition y compris la Séléka auront 38 sièges. Les notables et l’administration 17 et la société civile aura 50 représentants.

 

La mission de cette instance n’a toujours pas été changée. Elle a pour mission d’élire le président de la République pour un mandat de 18 mois, rédiger un avant-projet de Constitution à soumettre au peuple par voie de référendum, et assumer les prérogatives législatives ordinairement dévolues à un organe législatif.

 

Il est convenu pendant cette réunion que le CNT devrait être installé samedi. Chaque entité doit choisir ses représentants qui siègeront dans l’instance. Reste pour l’instant, le nom des membres de ce conseil, qui détermineront l’avenir de la Centrafrique, dans cette période de transition.

 

Les chefs d’Etat qui ont refusé de reconnaitre Michel Djotodia comme président de la République centrafricaine, ont demandé la mise place d’un collègue qui va se charger d’élire le nouveau président de transition, de rédiger une nouvelle constitution et de jouer le rôle de l’Assemblé nationale.

Dépêches du Réseau des journalistes centrafricains des droits de l'homme

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