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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 23:09

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

Le président François BOZIZE a annoncé son arrivée le 13 juillet, en visite privée en France. Au cours de son séjour, le chef de l'Etat centrafricain qui n 'a pas encore nommé, depuis deux années un ambassadeur en France, va se redéployer autour du palais de L'ELYSEE afin d'obtenir une audience avec son homologue français, François HOLLANDE. Pour le moment, Pierre René LEMAS le secrétaire général de l'Elysée n'a pas encore vu sur son écran radar, une demande d'audience du président centrafricain, inconnu au bataillon. Très lié aux affairistes personnalités de la droite française au premier rang desquels on trouve Patrick BALKANY, le très sulfureux député Maire de Levallois et proche de l'ancien président Nicolas SARKOZY.

Au Quai d'ORSAY, Elisabeth BARBIER la patronne des dossiers Africains au ministère des Affaires étrangères a affirmé avoir reçu un message de l'ambassade de France à Bangui faisant état du souhait fort du président centrafricain de venir rencontrer HOLLANDE, au moment où le locataire de l'Elysée vit une ambiance de noria des chefs d'Etat Africains francophones à Paris. Selon nos sources, le président BOZIZE qui vient de sortir d'une crise interne qui l'a opposée au numéro deux du régime et son neveu le colonel Sylvain NDOUTINGAÏ, ministre d'Etat sortant en charge des finances, accusé de fomenter une tentative de renversement de son oncle Président.  

Mal élu à la tête d'un Etat fantôme occupé par les différentes rébellions externes et internes à hauteur de 65%, le général BOZIZE, suspecté par l'union Européenne d'être le principal instigateur des fraudes massives aux élections législatives qui lui ont concédées une écrasante majorité au parlement, éprouverait beaucoup de difficultés à diriger la République Centrafricaine, à bord de banqueroute totale et qui continue de courir de sérieux risques de guerre civile, en tant que voisin à la fois du TCHAD, du CONGO-BRAZZAVILLE et du CAMEROUN qui sont les bastions des intérêts hexagonaux en Afrique centrale. Ce fantoche général à la tête d'un pouvoir impopulaire et brutal qui a érigé l'arbitraire, l'intimidation armée de la population civile par la garde prétorienne, puis les sévices corporelles et déportation dans de différentes prisons privées, en méthode de gouvernement aura beaucoup du mal à conduire son pays vers la paix et la sécurité, avant la fin de son dernier mandat, prévu en 2016.

La communauté Internationale lui a conseillé de faire une ouverture vers des personnalités de l'opposition et de la société civile jugées plus patriotes et responsables que l'ensemble des membres très corrompus du gouvernement de TOUADERA. Ce gouvernement est protégé par les troupes expéditionnaires tchadiennes basées en Centrafrique et qui bénéficient de l'appui logistique des 300 éléments de l'armée française de troupes BOALI. Cette présence de l'armée française en Centrafrique dont la mission aux contours flous n'est pas  encore ratifiée par le parlement français, alors qu'elles ont  participé à plusieurs reprises aux opérations de bombardement des populations, notamment aéroporté, dans la partie nord Est du pays. Cette présence hybride était le fruit d'un arrangement de gré à gré en 2004 entre les présidents gabonais Omar BONGO ONDIMBA et le français Jacques CHIRAC.

Aujourd'hui, le parti Socialiste au pouvoir en France ne tient pas à trainer continuellement de tels boulets ou cadeaux empoisonnés, d'autant plus que la rue Solferino n' a jamais reconnu le bourreau de Bangui, et entretient des relations traditionnelles avec les personnalités du parti du défunt Pr Abel GOUMBA et avec Martin ZIGUELE le président du M.L.P.C, candidat malheureux aux dernières élections truquées. Le président BOZIZE qui constate, de plus en plus que son principal protecteur, le tchadien Idriss DEBY ITNO est en train de démocratiser son régime et se préoccuper de moins en moins, de la sécurisation de BANGUI, redouterait en plus, l'annonce par le ministre de la Défense Jean Yves LE DRIAN,  du retrait brutal des troupes BOALI. C'est pour cette raison que le chef de l'Etat centrafricain se rend à Paris pour plaider le maintien des troupes françaises. Alors qu'à Paris, on craint que ces troupes françaises soient prises comme  des cibles des terroristes transfrontaliers d’AL QAIDA dont les branches frondeuses se trouvent au KENYA et au NIGERIA.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique