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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 00:19

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Juillet 2012 15:58

Le Chef de l’Etat Centrafricain François Bozizé se soucie de la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Il a signé vendredi dernier un décret fixant les barrières en République Centrafricaine. De 192 dans les années écoulées, ces barrières sont actuellement ramenées à 93.

La publication de ce décret fixant les barrières en RCA mettra-t-elle définitivement un terme aux tracasseries?  C’est la difficile question qui pend sur plusieurs  lèvres.

Selon le décret, seuls la Gendarmerie,  la Police, le service des Eaux et Forêts, la Douane et les autres entités en fonction de la spécificité des barrières missions, sont requis pour contrôler sur les barrières.  Le décret d’indiquer que les Forces Armées Centrafricaines (FACA), ne sont pas habilitées à effectuer des contrôles sur les barrières.

Par ailleurs, la décision souligne que  les contrôles aux niveaux des  barrières ne sont pas payants  à l’exception des opérations douanières ou des phytosanitaires à la frontière et/ou au bureau de la Douane.

Les articles 6 et 7 du décret précisent « que tout agent ou supérieurs directs des auteurs des exactions, de trafic et d’extorsion de fonds auprès des usagers seront au pire des cas, radiés sans préjudice de poursuite judiciaire ». Un privilège pour les usagers puisque sur chaque barrière, seront inscrits le nom de la barrière, les entités représentées et les modalités de paiement pour les droits à acquitter.

Lorsque l’on parcourt le document en annexe du décret, la colonne réservée au droit à acquitter est pleine de « Néant ». Une façon de dire que les barrières ne signifient plus « sortir de l’argent ».

Les centrafricains se félicitent de ce décret mais le paradoxe est l’applicabilité des textes initiés. Ils se souviennent encore des multiples missions inter – ministérielles de démantèlement des barrières illégales. Dès le retour desdites missions à Bangui, toutes ces barrières se remettent de façon automatique en place, devant la grande déception des Centrafricains. Cette fois sera-t-elle la bonne ? La Brigade Spéciale de Contrôle Mobile et de Surveillance des barrières mise en place par le Premier ministre sera-t-elle efficace ? Les « Chefs » ont aujourd’hui un défi gigantesque à relever et les Centrafricains attendent les résultats.

Il est également à rappeler que les participants au forum tripartite Cameroun-Tchad-Centrafrique qui a pris fin le 29 juin dernier au Cameroun, ont reconnu que les barrières illégales sont un véritable frein à la libre circulation des personnes et des biens. La Ministre Centrafricaine du Commerce, Mouliom Roosalem qui a pris part à ce forum, a signifié que les tracasseries causées aux opérateurs économiques sur ces barrières sont l’une des principales causes de la hausse du prix des produits d’importations.

Toujours selon elle, c’est finalement le consommateur qui est pénalisé.

 

NDLR : On attendra de voir si un simple décret fût-il signé de Bozizé suffira-t-il à lever effectivement ces barrières, véritable calamité de la bozizie.  

 

Crise alimentaire, 5 milliards d’aide des USA à la RCA

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Juillet 2012 08:44

Le gouvernement américain accorde une aide alimentaire d’un montant global de 5 milliards de Francs CFA (environ 7 millions 600 mille euros) aux populations centrafricaines, notamment celles qui souffrent des conséquences de la présence de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur) du chef rebelle ougandais  Joseph Kony. Le don sera remis au Programme Alimentaire Mondial (PAM) dans les prochains jours.

A cela, il faut ajouter un second décaissement de l’USAID de plus de 2 milliards de F.CFA (près de 3 millions d’euros) pour aider ces centrafricains, qui vivent en ce moment une crise alimentaire sans précédent.

L’annonce est faite mercredi 4 juillet par l’Ambassadeur américain en poste à Bangui, Mr Laurence Wohlers. Il donnait une réception en sa résidence à l’occasion de la fête nationale des Etats-Unis. Le président centrafricain François Bozizé et plusieurs membres de son gouvernement ont honoré de leur présence la réception.

En annonçant cette aide lors de son adresse aux invités, le diplomate américain a exhorté les centrafricains à beaucoup travailler pour relever les nombreux défis en matière de développement.  Il a notamment demandé aux autorités du pays, de «redonner confiance à tous ceux qui veulent travailler et créer des entreprises, en instaurant un climat économique, juridique et politique favorable aux investissements».

Dans un communiqué rendu public à New York, le PAM s'est déclaré « extrêmement reconnaissant pour cette généreuse contribution américaine ». « C'est une nouvelle preuve de l'engagement constant du gouvernement américain dans la lutte contre la faim » lit-on encore dans le communiqué. Il s’agit d’un don de céréales, de légumineuses, de farine de soja et d'huile végétale va nourrir plus de 80.000 personnes dans les zones affectées par les conflits pendant environ quatre mois.

« Il y a actuellement 192.000 déplacés internes et 25.000 réfugiés en Centrafrique, tandis que 30% de la population de 4 millions d'habitants vivent dans une situation d'insécurité alimentaire et le taux de Malnutrition aigüe globale chez les enfants de moins de cinq ans est de 10% », précise encore le communiqué.

Cette aide humanitaire annoncée par les Etats-Unis en faveur des populations vulnérables de l’Est du pays, s’ajoute ainsi à l’engagement militaire des soldats américains dans la lutte contre la rébellion ougandaise de la LRA. Cette rébellion est à l’origine de la crise humanitaire qui sévit actuellement dans les préfectures du Sud et du sud-est de la République Centrafricaine où sévissent les hommes de Joseph Kony.

Pour éviter les rencontres avec les rebelles, les populations ne peuvent aller au-delà d’un rayon de 3 kilomètres des zones habitées. Impossible dans ces conditions de mener des activités agricoles. Dès lors, l’alimentation devient difficile et la rareté des produits entraîne une hausse des prix.

 

Les conducteurs, complice de la corruption des agents de contrôle routier

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Juillet 2012 15:38

La lutte contre la corruption est loin d’aboutir en République Centrafricaine. Une des formes est alimentée par les conducteurs qui, n’étant pas en règle, n’hésitent pas à remettre des sommes d’argent aux agents des forces de sécurité qui font les contrôles de routine sur la voie publique. Pendant que les conducteurs accusent les agents de contrôles de les racketter, ces derniers accusent les conducteurs par contre de les corrompre.

Selon un journaliste de Radio Ndeke Luka qui a enquêté sur le sujet ce 4 juillet, il suffit de sillonner quelques avenues de la capitale centrafricaine, entre autres, celles de Koudoukou, Martyrs et Indépendance pour s’en rendre compte.

Un conducteur de taxis  de révéler que « l’heure de pointe  des policiers est,  le plus souvent,  aux environs de 8 heures du soir. Dès qu’un conducteur de taxis ou de bus arrive, il doit tendre les pièces du véhicule avec de l’agent placé au milieu des dossiers de l’automobile, ou de la moto souvent même si les papiers sont à jour. La somme varie de 500 à 5000 FCFA ». Il indique par ailleurs que « ce qui prime pour ces agents, ce n’est  pas l’authenticité des  papiers du véhicule mais plutôt ce qu’ils doivent soutirer aux conducteurs ».

Selon le Directeur Général de la Police Centrafricaine, Henry Wanze Linguissara àRadio Ndeke Luka, cette pratique constitue un manque à gagner pour l’Etat. Il  reconnaît que c’est une dégénérescence budgétaire et évoque aussi les sanctions, «je confirme que c’est un manque à gagner, parce que tout agent sur la voie dispose de ce que nous appelons quittancier. Si un agent laisse le quittancer de côté pour percevoir indûment  l’argent de l’Etat, il enfreint donc la loi et est susceptible de toutes poursuites judiciaires ».

De son côté, le syndicat des conducteurs de taxis et bus se lamente de ce qu’il qualifie de tracasseries.  Le de ce Syndicat, Jean Brice Port Diane de redire que, « ces agents inventent toujours des infractions même si les conducteurs sont en règle ». Mais il reconnait toutefois que «  certains collègues ne sont pas aussi en règle c’est pourquoi ils font cette pratique qui encourage les policiers et gendarmes à faire des descentes sur les routes. Le Secrétaire général du syndicat des taxis et bus saisit l’opportunité pour exhorter les conducteurs dont les pièces afférentes de leurs engins sont irrégulières, de les mettre à jour les : « la législation exige à toute personne qui veut exercer la profession de conducteurs de taxis et bus d’être en règle. Ce faisant, ils se mettent à l’abri des tracasseries policières ».

Prévenue, la Direction de la police entend mettre un terme à ces pratiques et indique que des dispositions sont déjà prises pour les agents qui continuent d’arnaquer sur les voies et avenues de Bangui et même sur toute l’étendues du territoire centrafricain.

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