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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 23:48

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Boali : La présence des hommes armés fait des déplacés internes

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Boali, 16 août 2012 (RJDH) – Au total 45 personnes ont quitté  le village de Zoubara, attaqué la semaine dernière par des hommes armés, soupçonnés d’être du groupe du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé, pour trouver refuge dans la sous-préfecture de Bossembélé (sud-ouest).Il s’agit d’un village où sont exploités l’or et le diamant.

Ces personnes affirment avoir été obligées de se déplacer à cause des exactions de ces hommes armés, le vendredi 10 août. « Dès qu’ils ont ouvert le feu sur le village aux environs de 16 heures, tout le village était en débandade. Ils en ont profité pour emporter des diamants, piller trois magasins et incendier cinq maisons », a témoigné une victime sous couvert de l’anonymat.

D’après les témoignages d’un opérateur économique qui fait partie des déplacés, il a réussi à se sauver grâce à l’alerte de son fils juste avant l’attaque. Mais tous ses biens ont été incendiés.

« Je me suis enfui en cassant le mur de ma maison par derrière. Ces bandits ont fait des tirs en l’air et ont brûlé ma maison. En fuyant,  j’ai laissé tous mes biens dans la maison, dont une somme de 300 000 FCFA », a-t-il ajouté.

Le maire de la ville de Bossembélé, Augustin Volongao, a exprimé sa volonté de céder des portions de terre à ces sinistrés pour leur permettre de pratiquer les cultures de subsistance si la situation perdurait.

Depuis plus de deux semaines, des hommes armés qui seraient selon la population des éléments du rebelle tchadien Baba-Laddé, font des exactions sur la population allant de la commune de Bossembélé à celle de Boali.

A cause de ce climat d’insécurité, un couvre-feu a été instauré dans la sous-préfecture de Boali depuis le vendredi 10 août.

 

Grimari : Le régisseur de la prison annonce une enquête judiciaire sur le meurtre

Grimari, 16 août 2012 (RJDH) – Le régisseur de la maison d’arrêt de Grimari (centre-est), a  annoncé ce jeudi l’ouverture d’une enquête sur le meurtre d’un présumé sorcier, tué et brûlé vif le mercredi 15 août.

« Nous avons déjà saisi le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bambari sur l’événement malheureux qui a eu lieu hier, une enquête sera menée pour juger les instigateurs de ce crime », a-t-il indiqué.

Contactée par le RJDH,  une source proche du Conseil danois pour les réfugiés (DRC), une ONG internationale qui œuvre dans la protection des victimes d’accusation de sorcellerie, a déploré cet acte, tout en signalant que son organisation n’est pas représentée dans la localité de Grimari.

« Cette situation qui vient de se produire est contraire aux principes des droits de l’homme. C’est un phénomène qui est répandu sur presque toute l’étendue du territoire de la République centrafricaine ».

D’après la même source, lorsque des personnes accusées de sorcellerie  et  agressées, DRC leur apporte une assistance médicale, les aide dans la procédure judiciaire et s’occupe de leur réintégration et réinsertion dans la vie active. Mais sa présence est seulement dans cinq préfectures où les cas sont le plus fréquents. Il s’agit de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Lobaye, la Kémo et la Nana-Gribizi.

« Dans la période de 2010 à 2012, nous avons enregistré 527 cas des personnes accusées de sorcellerie soit tuées, soit battues à mort », a  expliqué Gervais Ngovon, expert juridique national au DRC.

A titre de rappel, un homme âgé d’une soixantaine d’années, soupçonnée d’avoir envoûté une fille de son quartier, a été lapidé et brûlé vif, le mercredi 15 août au quartier Danga à Grimari. Tous ses biens ont également été détruits.

 

Bambari : Sous-effectif du personnel soignant dans les centres de santé

Bambari, 16 août 2012 (RJDH) – Des personnes malades parcourent plus de 60 kilomètres pour venir se faire soigner. En plus de cet obstacle s’ajoutent les difficultés de prise en charge liées au manque du personnel qualifié,  a indiqué le docteur  Chamberlain Bama, chef de la préfecture sanitaire de la Ouaka (centre).

Le docteur Bama a évoqué le cas de la population  de la commune de Bokolobo,  situé à 60 kilomètres de la ville de Bambari, qui sollicite du gouvernement des agents de santé qualifiés. Car le centre de santé de cette localité ne dispose pas de personnel soignant qualifié depuis trois mois.

Selon la même source, c’est le centre de santé de Bambari qui envoie souvent quelques agents de santé dans les sous-centres. Leur prise en charge était assurée par le comité de gestion de la commune de Bokolobo. Or les infirmiers ont refusé de s’y aller parce qu’ils ne sont pas payés.

 

Zémio : Une hausse de prix du carburant

Zémio, 16 août 2012 (RJDH) – Le prix du carburant a sensiblement augmenté depuis deux mois dans la ville de Zémio (sud-est), à cause de la  dégradation avancée des routes.

D’après le constat fait sur le marché, ce jeudi 16 août, le litre d’essence qui se vendait à 1250 FCFA se vend actuellement à 2000 FCFA, le prix du litre du  pétrole  est passé de 600 FCFA à 1000 FCFA, tandis que le gasoil  se vend à 1500 FCFA au lieu de 1000 FCFA.

« Nous sommes obligés d’augmenter le prix parce que la route est impraticable. Surtout avec la saison des pluies, la situation est encore rendue plus difficile. Nous n’avons plus le courage de venir chercher les produits à Bangassou », a déploré un commerçant vendeur de carburant.

Cette situation a fait que certains ménages ne sont plus en mesure d’acheter du pétrole pour éclairer la maison. Certains  conducteurs  de taxi-moto ont cessé de travailler à cause de cette pénurie.

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