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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 03:35

 

 

 

Bozize-salue-Djotodia.jpg

 

 

Par Tanguy Berthemet  Le Figaro 11/01/2013 à 18:57

 

Le président a renoncé à une partie de ses pouvoirs sous la pression de ses homologues de la sous-région.


 

Jusqu'au bout, les négociations ouvertes à Libreville pour trouver une sortie pacifique à la crise en Centrafrique auront été tendues. Les présidents Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo), médiateur dans ce conflit, et Idriss Déby (Tchad) sont restés réunis jusqu'à vendredi dans un ultime huis clos avec François Bozizé, afin d'arracher un accord.

 

Arrivés dans la capitale gabonaise avec des positions totalement antagonistes, le gouvernement et la rébellion de la Séléka ont accepté des concessions. Mais c'est François Bozizé qui a dû, de loin, céder le plus. Les rebelles, en position de force sur le terrain militaire, ont juste renoncé à obtenir le départ immédiat du chef de l'État, autorisé à rester jusqu'en 2016. «Nous allons donner notre accord pour un cessez-le feu», a déclaré le porte-parole de la Sélaka, Florian Ndjadder. Selon le texte, la Séléka se retirera des villes conquises.

 

En échange, le pouvoir en place s'est départi d'énormément de ses prérogatives. La rébellion a obtenu la formation d'un gouvernement de transition d'union nationale, conduit par un premier ministre issu de l'opposition politique. «Le président n'aura pas le pouvoir de le démettre. Cela entraînera aussi des modifications de la Constitution et la dissolution de l'Assemblée nationale dans l'année à venir», souligne l'opposant Martin Ziguélé, présent à Libreville.

 

«Reddition pure et simple»

 

Les troupes sud-africaines, venues ces derniers jours soutenir l'armée centrafricaine en pleine déroute, devraient quitter le pays. La répartition future des ministères, enjeu clé, notamment ceux de la Défense et de l'Économie, exigés par la rébellion armée, restait floue.

 

Vendredi, François Bozizé, mis sous pression par les chefs d'État de la région, a discuté pied à pied. «Il manque encore quelques détails, mais ce que l'on présentait comme un accord a minima est en fait une reddition pure et simple du clan Bozizé et une victoire diplomatique de la Séléka. Le président se retrouve sans aucun réel pouvoir», souligne un diplomate africain.

 

Le président Bozizé a tenté de sauver ce qui pouvait l'être, refusant notamment de céder des ministères régaliens pour conserver des leviers financiers et militaires. «Pour l'application de l'accord, tout dépend encore d'Idriss Déby», souligne un observateur.

 

«Nous sommes dans une période dangereuse. Le président Bozizé est un roublard. Acculé, il pourrait être tenté de jouer la seule carte qui lui reste: la paix civile dans Bangui», affirme un diplomate à Libreville.

 

Jeudi, déjà, une manifestation de soutien à Bozizé, regroupant 15.000 personnes, a défilé dans la capitale en scandant des slogans hostiles aux opposants politiques et à la France.

 

 

 

 

Entente pour le maintien au pouvoir de Bozizé en République centrafricaine

 

bozize-djotodia.jpg

 

http://www.radio-canada.ca   vendredi 11 janvier 2013 à 15 h 46 

 

Le président de la République centrafricaine, François Bozizé, et les rebelles de la Coalition du Séléka qui espéraient le renverser ont conclu une entente qui lui permettra de conserver ses fonctions jusqu'à la fin de son mandat, en 2016, ont annoncé des responsables vendredi.

 

L'annonce est survenue après plusieurs jours de pourparlers de paix au Gabon, mis sur pied après qu'une alliance de groupes rebelles eut envahi le nord du pays et pris le contrôle de dizaines de villes.

Vendredi, en public, M. Bozizé a serré la main de représentants des rebelles - qu'il avait qualifiés de terroristes à peine deux jours plus tôt - et d'autres rivaux politiques, afin de sceller l'accord qui lui permettra de rester en poste.

 

L'offensive rebelle n'a pas atteint Bangui, la capitale, mais s'est voulue la menace la plus sérieuse depuis l'accession de M. Bozizé au pouvoir, il y a près de dix ans.

 

Lors d'une vidéoconférence menée de Libreville, au Gabon, Margaret Vogt, déléguée spéciale des Nations unies à la République centrafricaine, a déclaré au Conseil de sécurité que le président, acculé au pied du mur, avait été contraint de faire plusieurs concessions et de respecter sa promesse d'encourager un gouvernement d'unité nationale.

La nouvelle de l'accord a été reçue avec soulagement dans les rues de Bangui.

 

Associated Press 

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