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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 00:43
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La rencontre de Rome diversement appréciée par la classe politique

 

Par Pamela Dounian-Doté le 15 juin 2017

 

BANGUI, Le 15 Juin 2017(RJDH)—La classe politique apprécie diversement l’approche de la Communauté Sant-Egidio de convier les leaders politiques et des groupes armés à Rome pour rechercher la solution à la crise que traverse le pays. Positions exprimées lors des interviews accordées au RJDH par Joseph Bendounga et Léa Mboua-Dounta ce 15 juin à Bangui.

 

La contradiction exprimée autour de l’implication de la Communauté Sant-Egidio intervient dans un contexte où le dialogue politique exprimé par la classe politique devient de plus en plus une évidence. Plusieurs personnalités de la classe politique et représentant les groupes armés y compris les pouvoirs publics sont présentes à Rome deux ans après l’invitation des leaders politiques par cette communauté ayant permis l’organisation des élections groupées de fin 2015 et début 2016.

 

Joseph Bendounga, président du parti MDREC est sceptique et qualifie de mafia l’apport de Sant-Egidio « Sant Egidio est une sorte de mafia politique religieuse et c’est un centre qui est mis en place pour s’accaparer de la crise pour sa publicité au détriment des acteurs de ce pays, toutes ses actions sont un coup d’épée dans l’eau », a-t-il précisé avant d’ajouter que « Saint Egidio ne fait rien de bon. Nous avons besoin de personne. Nous avons juste besoin que le gouvernement doit réarmer nos FACA, C’est à nous centrafricain de faire sortir notre pays de cette crise et un accord signé ne changera pas la situation », a-t-il persisté.

 

Léa Mboua Doumta, présidente du Parti de l’Unité Nationale est optimiste et salue le travail de Sant-Egidio « la crise centrafricaine est trop profonde, il faut arrêter de diaboliser les gens, nous saluons le travail de la communauté Sant-Egidio qui fait un travail de lobbying auprès d’autres institutions telles que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, c’est grâce au plaidoyer de Sant-Egidio que le pape est venu en RCA, il est important de mettre à contribution les leaders politiques pour trouver une solution à la crise centrafricaine », a-t-elle indiqué.

 

Selon les investigations de RJDH, l’approche de Sant-Egidio fait suite à la volonté des pouvoirs publics à satisfaire la demande de la classe politique. Joseph Bindoumi, président du comité de suivi du forum de Bangui est favorable au dialogue tout en rejetant l’idée du partage de poste et de l’amnistie. « Conditionner la paix à un dialogue veut dire que c’est nous qui entretenons la violence et ce n’est pas ce dont le peuple a besoin au sortir de la transition avec le retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré Joseph Bindoumi.

 

La Communauté Sant-Egidio s’est investie pour la réconciliation et la paix en République Centrafricaine. Elle a œuvré pour la libération du prêtre polonais kidnappé par le FDPC d’Abdoulaye Miskine. Son invitation à Rome des leaders politiques et des groupes armés s’inscrit dans le cadre d’un travail de suite pour la paix et la réconciliation après la venue du pape François dans ce pays.

 

 

Centrafrique : Les médias disposent d’un nouveau centre de ressources

 

Par Noura Oualot le 15 juin 2017

 

BANGUI, 15 juin 2017(RJDH)—Dans le cadre de son projet Connect, l’ONG Internews a mis à la disposition des médias du pays un centre de ressources équipé des ordinateurs et autres accessoires de connexion avec le concours de l’USAID. La cérémonie inaugurale s’est déroulée ce 14 juin à Bangui.

 

Ce geste de l’Internews intervient après la reprise par la famille Patassé de la Maison de la Presse et des Journalistes (MPJ), bien querellé entre les journalistes et cette famille sur la manière d’acquisition du bâtiment. C’est dans ce contexte que l’ONG Internews a fait ce geste pour ne pas remplacer cette MPJ mais aider les journalistes à faire leurs occupations professionnelles.

 

Pascal Chiralwirwa directeur-pays d’Internews a fait la précision suivante de la nature dudit centre « il n’est pas un substitut de la maison de presse mais plutôt un soutien pour aider les journalistes dans leur travail. Son amélioration dépendra de la demande des professionnels des médias » a-t-il présenté.

 

L’accès au centre ne sera pas compliqué selon Léon Vobimandet chargé de suivi-évaluation à Internews qui nous présente les modalités de fonctionnement du centre, « l’accès au centre ne sera pas compliqué, il suffit d’être journaliste. Il y’aura un superviseur qui mettra à la disposition des visiteurs deux documents : un pour son identification et l’autre pour les critiques qui nous permettra à la fin de mois de faire l’évaluation et prendre en compte les besoins des visiteurs, les compiler et les présenter au directeur pour l’amélioration du centre» a-t-il dit.

 

Cet appui logistique est une aubaine pour les médias selon Maka Gbosssokoto président de l’Union des journalistes Centrafricains. « Nous voulons par-là dire merci à Internews pour la mise à disposition de ce centre, j’en appelle aux journalistes à en faire bon usage, car cela va aider tous les professionnels des médias et les jeunes qui apprennent le métier au Département des Sciences de l’information et de la communication qui suivent pour la plupart des cas la formation théorique » a-t-il.

 

L’ouverture de ce centre intervient après l’appui à l’Observatoire des Médias du pays qu’Internews souhaite être autonome d’ici là.

 

 

Centrafrique : Un village proche de Ndélé occupé par les réfugiés tchadiens

 

Par Enock Moleguéré le 15 juin 2017

 

NDELE, 15 juin 2017 (RJDH)—Des réfugiés tchadiens sont arrivés depuis une semaine au village Ambassala situé à 90 km de Ndélé, localité située au nord du pays. Ces réfugiés disent fuir les exactions des Zakawa, proches du régime d’Idris Deby Itno, présence qui inquiète les habitants de Ndélé.

 

Cette fuite vers la Centrafrique intervient dans un contexte où la sécurité transfrontalière se débat au Conseil de Sécurité des nations-Unies, alors que la frontière entre le Tchad et la Centrafrique est fermée depuis 2014 sur décision des autorités tchadiennes.

 

Selon les informations du RJDH, au moins 1000 personnes sont arrivées au village Ambassala. « Ces réfugiés sont venus du village Mambassa au Tchad. Ils fuient les exactions des Zakawa, qui les accusent de couper les bois en désordre et que leurs bêtes détruisent les champs », a rapporté une source locale qui est entrée en contact avec ces réfugiés.

 

Les informations du RJDH indiquent que plusieurs personnes seraient arrêtées, leurs maisons pillées, ce qui a poussé tout un village à rentrer vers la Centrafrique pour se mettre à l’abri des exactions.

 

Des sources concordantes, les autorités locales de Ndele, accompagnées par la Minusca se sont rendues ce 15 juin dans ce village pour s’emparer de la situation. Pour le moment, l’inquiétude plane parmi la population d’Ambassala qui demande aux autorités de sécuriser le secteur et la frontière.

 

Les habitants de Ndélé exigent la sécurisation du secteur alors que le Tchad, la Centrafrique et le Soudan ont mis en place une force tripartite pour la sécurité transfrontalière.

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