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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 12:39

 

 

Par Albert GOUNPOU - 10 Juillet 2016 - 08:10

 

Dans un Centrafrique complètement meurtri et détruit par la crise militaro-politique, l’attente de la population est très grande après les élections groupées de 2015/2016 qui ont permis le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Elu pour un mandat de 5 ans pour diriger la République Centrafricaine, le Pr. Faustin Archange Touadera a prononcé un discours qui boucle ses 100 jours à la tête de l’Etat. Etant conscient des défis qui l’attendent, le président de la République a aussi très tôt, bien avant son investiture, mis en place un secrétariat politique qui était présidé par son actuel Ministre Conseiller Spécial en matière de DDRR, M. Jean Wilibiro Sacko. Cette structure avait pour but de réfléchir en amont sur les actions à mettre en œuvre dès la prestation de serment du nouveau président, aux fins de bien démarrer son mandat sur des bases concrètes et répondre aux attentes réelles de la population.

 

 Quelle importance revêt la période des 100 jours pour un dirigeant ? Selon Laurent Acharian, senior manager chez PwC et co-auteur du livre Cent jours des dirigeants, les 100 premiers jours sont fondamentaux, car c’est une période pendant laquelle le responsable peut tout perdre. Il faut absolument éviter certains écueils qui, sinon, peuvent plomber l’action du dirigeant jusqu’à la fin de son mandat. C’est le cas dans le monde des entreprises comme en politique. 

 

L’opposition politique regroupée autour du Chef de file de l’opposition du Burkina Faso déclare qu’on ne juge pas un mandat de 5 ans sur une action de 100 jours. Mais c’est une tradition politique que d’ausculter à la loupe les faits et gestes de tout nouveau pouvoir pendant les 100 premiers jours. Parce que, c’est par les déclarations qu’il fait, par les idées neuves qu’il avance, par les premières décisions qu’il prend ou ne prend pas, par les gens qu’il nomme, bref, par la manière dont il s’installe, qu’on voit s’il s’est bien préparé à sa nouvelle mission, s’il sait où il va, et ce qu’on peut attendre de lui.

 

 Un clin d’œil sur les gens que Pr. Touadera a nommés. Les actions gouvernementales disent tout sur le niveau et la capacité de son gouvernement à prendre des décisions et à réagir. Un premier ministre qui ne connait pas ses limites, les ministres qui n’ont aucun plan managérial de leurs départements. Les mêmes personnes utilisées pendant le régime défunt du président Bozizé sont revenues aux affaires alors que ce sont ses mêmes gens qui ont poussé l’ex président centrafricain à perdre le pouvoir en 2013. C’est ça que Pr. Touadera qualifie de « RUPTURE ». Aucune action concrète pour faciliter le retour des déplacés chez eux, mais plutôt les délocaliser. En un mot, on ne voit aucune volonté politique de sortir la RCA de son état actuel.

 

La question qui taraude la tête des Centrafricains : où sont cachées les bonnes propositions faites par le secrétariat politique dont le professeur avait mis en place ? 


Qu’à cela tienne, les Centrafricains ne doivent rien attendre de ce régime qui ne sait pas ce qu’il faut faire pour abréger leur souffrance. Un chef d’Etat qui ne sait où il va, et qui n’est d’ailleurs pas préparé à sa mission.

 

Un aspect très important de ses 100 jours dont il a oublié aussi de parler aux Centrafricains : le nombre de voyages effectués à l’étranger. 

 

Il est temps que le professeur national revoie ses actions et décisions pour sauver la situation sinon à la fin de ce quinquennat, les Centrafricains ne vont pas lui renouveler son mandat. 


Albert GOUNPOU

LE BILAN NEGATIF DES 100 JOURS DE TOUADERA par Albert GOUNPOU

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