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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 22:03

 

 


Nations unies (Etats-Unis) -/ 11 novembre 2015 21h57 (AFP) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=647824La mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a reçu de nouvelles allégations d'agressions sexuelles commises par des Casques bleus dans le pays contre des femmes et des jeunes filles, dont plusieurs sont désormais enceintes, a rapporté mercredi un responsable de l'ONU.


La Minusca a été informée aujourd'hui d'allégations concernant cinq femmes qui ont eu des relations sexuelles avec des Casques bleus. Trois d'entre elles ont moins de 18 ans, a précisé ce responsable, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

Une équipe de la Minusca se rendra jeudi à Bambari, dans le nord de Bangui, pour collecter des informations sur ces allégations qui impliqueraient des soldats de la République démocratique du Congo.

Deux des cinq femmes sont tombées enceintes après ces agressions qui ont duré plusieurs mois, a précisé le responsable onusien.

La Minusca a déjà été frappée par des allégations similaires d'agressions commises y compris contre des mineures. La plus jeune victime citée avait 11 ans.

A la mi-septembre, dix-sept cas d'accusations d'exploitation ou d'abus sexuels visant le personnel civil ou militaire de l'ONU en Centrafrique avaient été signalés à la Minusca.

Des soldats français de l'opération Sangaris sont aussi sous le coup d'une enquête pour viols d'enfants en Centrafrique.

C'est au moins la deuxième fois que des soldats de RDC sont accusés d'exactions dans une mission de l'ONU. En août trois jeunes femmes dont une mineure avaient accusé des soldats congolais de les avoir violées et Kinshasa avait promis qu'ils seraient traduits devant la justice.

Il revient à chaque pays de sanctionner ses Casques bleus responsables d'infractions.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait qualifié ces abus de cancer dans (son) organisation et avait annoncé qu'il n'hésiterait pas à rapatrier des contingents entiers de Casques bleus s'ils commettaient des exactions et que leurs pays d'origine ne les sanctionnaient pas.

M. Ban a limogé en août le chef de la Minusca puis a commencé à suspendre les salaires de Casques bleus impliqués dans des exactions.

Seize missions de maintien de la paix de l'ONU, comptant près de 105.000 soldats et policiers venant de 124 pays, sont actuellement déployées dans le monde.

Le pays contributeur reçoit environ 1.000 dollars par mois pour chaque Casque bleu.

Le chef actuel de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga a condamné de tels actes qui sont complètement inacceptables et promis de prendre rapidement des mesures appropriées si ces allégations sont confirmées.

L'ONU s'apprête en outre à envoyer plus d'un millier (1.140) de Casques bleus supplémentaires dans le pays, en proie à de nouvelles violences à l'approche d'élections législatives et présidentielle le 27 décembre.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmane et chrétienne en 2013 et 2014.

Des responsables de l'ONU sont par ailleurs en discussion avec le Vatican concernant la sécurité du pape François lors de sa visite en Centrafrique les 29 et 30 novembre.


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Nouvelles accusations d'abus sexuels visant l'Onu en Centrafrique

 

BANGUI, 11/11/2015 à 23:33 (Thomson Reuters Foundation) - Trois adolescentes déplacées par les combats en République centrafricaine disent avoir subi des abus sexuels de la part de militaires de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca). Ces trois jeunes filles âgées de 14 à 17 ans, qui se sont confiées à Thomson Reuters Foundation, vivent dans des camps pour déplacés à Bambari, à 380 km au nord-est de Bangui, non loin d'une base où stationnent plus de 500 casques bleus originaires principalement de République démocratique du Congo, du Bangladesh et du Cameroun.

 

Elles disent avoir eu des relations sexuelles pendant plusieurs semaines avec des casques bleus congolais. L'une d'elles, qui dit avoir 14 ans, a donné naissance à un enfant, fruit de sa relation avec un soldat congolais. Une autre, âgée de 17 ans, est enceinte de sept mois. "Il me donnait de l'argent mais il n'est pas venu me voir récemment", a-t-elle dit à la fondation Reuters.

 

Des accusations d'abus sexuels sur mineurs ont plusieurs fois été formulées ces derniers mois à l'encontre de casques bleus et de soldats français déployés en République centrafricaine. Du siège des Nations unies à New York, la Minusca a déclaré dans un communiqué qu'elle dépêcherait une équipe à Bambari afin de rassembler des faits et de prendre immédiatement des actions disciplinaires et préventives. La Minusca, qui est opérationnelle depuis avril 2014 en Centrafrique, compte 11.000 hommes.

 

(Tom Esslemont; Jean-Stéphane Brosse pour le service français;)

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

CP/SPK#057/2015

 

LA MINUSCA ENQUÊTE SUR DES ALLÉGATIONS D’ABUS ET D’EXPLOITATION SEXUELS

 

 

11 novembre 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a été informée ce mercredi de possibles cas d’abus et d’exploitation sexuels qui auraient été commis par certains de ses éléments de la Force. 

 

Suite à ces allégations, la MINUSCA a décidé de dépêcher sur place dès ce jeudi une équipe multidisciplinaire, dont fait notamment partie le commandant de la Force, pour enquêter sur ces faits, sensibiliser les troupes impliqu​ées et prendre immédiatement des mesures préventives et disciplinaires. Plus généralement, cette mission prendra des mesures concrètes pour lutter contre l’indiscipline au sein de la mission.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, sévèrement condamné ces allégations et réitéré sa détermination de voir la justice se pencher sur chaque cas et que des mesures rapides et appropriées soient prises au cas où ces allégations étaient avérées. Tout en reconnaissant le courage des troupes de la MINUSCA qui mettent leur vie en danger pour protéger la population civile centrafricaine avec des moyens limités et dans des conditions difficiles, le Représentant spécial souligne qu’il suffit d’un seul incident peut ternir l’image des Nations Unies. Finalement, il regrette ces allégations en dépit de la politique de transparence et de tolérance zéro et de tous les efforts de la MINUSCA pour prévenir, rapporter, enquêter et rendre des comptes.

Nouvelles allégations d'abus sexuels par des Casques bleus en Centrafrique

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