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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:52

 

 

Une humanitaire française travaillant  pour l’ONG médicale catholique Codis (Coordination diocésaine de la santé), et un religieux centrafricain ont été kidnappés ce lundi 19 janvier 2015 à Bangui, la capitale centrafricaine. Agée de 67 ans, l’humanitaire Claudia P. effectuait une mission en matière de santé et d’éducation.  C’est la première fois qu’une ressortissante française est prise en otage en RCA, depuis le déclenchement de la crise en 2013. Moins de 24 heures après le kidnapping de ces deux personnes, l’Onu a affirmé qu’un de ses employés sur le terrain, a, lui aussi, subi les foudres d’individus armés non identifiés. Ces enlèvements surviennent alors qu’un puissant chef des milices anti-Balaka, Rodrigue  Ngaibona, surnommé le général  Andjilo, a été arrêté dimanche par la Minusca, la force de l’ONU déployée en RCA. Ce dernier, recherché par la Justice, est accusé d’avoir commis de nombreuses exactions dans la capitale centrafricaine.  Visiblement, on est face à des actions de représailles, puisque les ravisseurs réclament la libération de Rodrigue  Ngaibona, en échange de celle des otages. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les maîtres de la violence que sont les anti-Balaka et la Séléka constituent toujours un véritable danger pour la paix en RCA.

 

Les prises d’otages  montrent   que  le problème sécuritaire reste un défi majeur en Centrafrique

 

Jusqu’à l’heure où nous tracions ces lignes, les anti-Balaka n’avaient fait aucun commentaire sur le rapt, se contentant  de dire qu’ils sont en train de négocier la libération de l’humanitaire française. En tout état de cause, ces prises d’otages  montrent à souhait que  le problème sécuritaire reste, en Centrafrique, un défi majeur que Catherine Samba-Panza et son équipe se doivent de relever au plus vite. Cette situation est révoltante. Elle l’est d’autant plus que les géniteurs (Djotodia et Bozizé) des monstres Séléka et anti-Balaka  qui  mettent à mal la cohésion sociale dans leur pays, sont en pourparlers en ce moment même à Nairobi au Kenya. De ce point de vue, il urge que ces deux personnages soient mis à contribution au cours de ces pourparlers, pour la restauration de la paix dans leur pays. Ils pourraient par exemple commencer par lancer un message d’apaisement aux jeunes désœuvrés centrafricains. Car, derrière ces individus armés non identifiés à la base de ces rapts, peuvent bien se cacher des jeunes victimes du fléau du chômage.

 

La tenue des pourparlers de Nairobi qui s’annoncent cruciaux pour l’avenir de la Centrafrique, doit aussi être l’occasion d’interpeller tous ceux qui rament à contre-courant des initiatives de  paix pour sortir les Centrafricains de l’impasse. Aussi, pour une paix définitive dans ce pays, faudrait-il qu’à l’issue de ces pourparlers, des décisions courageuses soient prises. Pourquoi ne pas remettre au goût du jour, la question de la dissolution des milices qui sèment la mort et la désolation dans le pays ? Cela pourrait permettre l’avènement d’une armée nationale, pour peu qu’elle soit au-dessus de toutes considérations ethniques et religieuses. Autrement, ces milices  continueront de détenir des armes par devers elles, pour le malheur de la Centrafrique qui restera alors toujours une zone de non-droit, sous la pression maléfique des groupes armés.

 

Seydou TRAORE  

Lu pour vous : RAPT D’HUMANITAIRES EN RCA : Tant que la Séléka et les Anti –Balaka ne seront pas désarmés…

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