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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 18:35

 

 

 

 

19/05/14 (AFP)

 

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a condamné lundi dans une allocution les "velléités sécessionnistes" de l'ex-rébellion Séléka, chassée du pouvoir en janvier, et en pleine restructuration. "Le gouvernement de la transition condamne avec force les velléités sécessionnistes des aventuriers qui placent leurs intérêts égoïstes au-dessus de l'intérêt national", a déclaré le Premier ministre, quelques jours après la nomination d'un nouveau chef à la tête de la Séléka et l'installation à Bambari (centre) de son état-major.

 

La Séléka, coalition rebelle hétéroclite à dominante musulmane, avait pris le pouvoir en mars 2013, puis été mise en déroute début 2014 après la démission forcée de son chef Michel Djotodia de la présidence de la République. Désormais, les combattants du mouvement, sans réelle ligne de commandement, écument la province, se rendant coupables de nombreuses exactions.

 

Mi-mai, plusieurs cadres du mouvement avaient affirmé vouloir restructurer la Séléka, à l'issue d'une rencontre à Ndélé (nord). "Nous avons suivi le communiqué de Ndélé qui crée une armée parallèle, met en place un état-major militaire, une gendarmerie et une police. Aujourd'hui on nous parle de l'installation à Bambari d'un état-major et de l'occupation des services de l'Etat par des forces irrégulières. Ces actes ne sont rien d'autre qu'une tentative de division du pays afin de faire main basse sur ses richesses", a réagi lundi le Premier ministre.

 

"Aucune existence physique d'un état-major militaire ou d'une administration parallèle quelconque ne sera tolérée sur les 623.000 km2 qui constituent le territoire centrafricain", a poursuivi le chef du gouvernement, appelant l'armée française et la force de l'Union africaine (Misca) à "prendre toutes les dispositions pour mettre fin à ces dérives".

 

La crise centrafricaine a pris un tournant interconfessionnel depuis plusieurs mois, opposant les hommes de la Séléka, majoritairement musulmans, aux milices anti-balaka, essentiellement chrétiennes. Ces violences ont fait de nombreuses victimes et forcé les musulmans (minoritaires, moins de 20% de la population avant la crise) à fuir vers le Nord et le Centre, alimentant les craintes d'une partition du pays, à laquelle s'est toujours opposé le gouvernement de transition. 

Centrafrique: le gouvernement accuse la Séléka de "velléités sécessionnistes"

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