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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:53

 

 

 

 

 

29/05/14 (AFP)

 

Des barricades ont été érigées jeudi dans les rues désertes de Bangui par des jeunes en colère contre les musulmans, au lendemain de l'attaque d'une église du centre de la capitale centrafricaine dans laquelle une quinzaine de personnes ont péri.

 

Des coups de feu sporadiques ont été entendus dans le centre-ville de Bangui, forçant les rares boutiques ouvertes à fermer rideau, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Des blocs de béton, des pneus en feu et des morceaux de bois ont été rassemblés par des jeunes au milieu de la route dans plusieurs quartiers du centre de Bangui: à Bea-Rex, au rond-point des Nations unies et à Benz-vi. D'autres barricades ont été vues à Fouh, fief des milices chrétiennes anti-balaka.

 

A Bea-rex, deux blindés de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) étaient garés près de la barricade et des troupes burundaises patrouillaient à pied dans le quartier dans la matinée.

 

C'est la première fois depuis plus d'un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui. Les jeunes qui les ont montées font valoir leur colère après l'attaque de l'église Notre-Dame de Fatima mercredi soir, au cours de laquelle une quinzaine de personnes, dont un prêtre, ont été tuées.

 

"Nous sommes là depuis 04H00 du matin pour que les Burundais quittent le quartier, nous sommes mécontents", a déclaré à l'AFP Henri-Morel Feiganazoui, un habitant de 28 ans qui reproche aux soldats africains de la Misca d'avoir protégé les assaillants de l'église Fatima. L'information n'a pu être confirmée par aucune source indépendante.

 

Une quinzaine de jeunes manifestaient dans le quartier PK-3 en brandissant des affichettes anti-Burundais. "Contingent burundais OUT, on n'en veut plus", était-il écrit sur l'une d'entre elle.

 

En dehors des rassemblements de jeunes, les rues étaient désertes jeudi matin à Bangui. Aucun bus ne circulait et les magasins étaient fermés jeudi, plus que de coutume en ce jour férié.

 

Dans la capitale, où les violences interconfessionnelles qui déchirent le pays ont contraint de nombreux musulmans à fuir, "un regain de tension très net" se fait sentir depuis quelques jours, notamment aux abords du quartier musulman PK-5, a affirmé une source proche de l'armée française à l'AFP.

 

 

Centrafrique: regain de violence à Bangui

 

par RFI 29-05-2014 à 13:20

 

L'attaque contre le site de Notre-Dame de Fatima à Bangui aurait fait au moins une quinzaine de morts, et plusieurs dizaines de blessés ce mercredi 28 mai, à Bangui. Une source de la Misca, la force militaire africaine, contactée par RFI, évoque quant à elle une vingtaine de morts.

 

L’attaque s’est déroulée dans l’après-midi, dans le quartier de l'église Notre-Dame de Fatima, près du centre de Bangui. En début d'après midi, des hommes armés sont entrés dans l'enceinte de l’église catholique, alors que des fidèles étaient réunis à l’intérieur de l’édifice pour une cérémonie religieuse à la veille de la fête catholique de l'Ascension. Ils ont ouvert le feu et jeté des grenades. Le site de l'église Notre-Dame de Fatima abritait près de 5 000 déplacés. Bon nombre d'entre eux ont fui hier vers les quartiers voisins

 

Il y aurait une quinzaine de morts dont un prêtre, Paul-Emile Nzale, agé de 76 ans. Une source de la Misca, la force de maintien de la paix africaine, évoque quant à elle une vingtaine de morts. Un bilan qui pourrait s’alourdir car des combats se sont poursuivis dans la soirée.

 

Par ailleurs, les assaillants, dont on ignore pour l’heure les motivations, auraient kidnappé plusieurs personnes. Les informations dont dispose RFI sont, pour le moment, assez contradictoires sur ce point.

 

Barricades

 

En réaction à cette attaque, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de Bangui, notamment au rond-point des Nations unies, dans le centre-ville. En fin de journée, un hélicoptère de l’armée française survolait la capitale centrafricaine, et la Misca a déployé des renforts dans la capitale.

 

Alors qui a déclenché cette flambée de violence ? Pour les uns, tout cela est l'oeuvre d'extrémistes musulmans retranchés au Pk5. Pour les autres, c'est un mauvais coup des antibalakas destiné à semer le chaos. Une chose est certaine, la mèche est allumée et l'on redoute un nouveau cycle de représailles meurtrières.

 

Centrafrique: barricades et regain de tension à Bangui après l'attaque d'une église

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