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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:08

 

 

 

RFI  vendredi 30 août 2013 à 23:09

 

Sur le banc des accusés,  il y avait vendredi 30 août une vingtaine de personnes, toutes accusés de violences et de pillages à Bangui, le 20 août dernier, lors d'une opération de désarmement musclée dans le quartier de Boy-Rabe. Les rebelles avaient semé la terreur pendant plusieurs jours, poussant les habitants à fuir le quartier. Au moins 11 personnes ont été tuées et une trentaine blessées. C'est le premier procès du genre, il doit durer plusieurs jours.

 

Ils sont près d'une vingtaine à avoir comparu ce vendredi 30 août. Ils sont jugés pour « pillages et dégradation de biens d'autrui, soustraction de biens, actes de nature à compromettre la sécurité et à entraîner la haine contre les institutions de la République ». Le procès de ces éléments de la Seleka est une première, mais pour le défenseur des droits de l'homme, Bruno Hyacinthe Gbiegba, il faut aller beaucoup plus loin.

 

« Ce n’est qu’un premier pas, sinon même un demi-pas », estime Bruno Hyacinthe Gbiegbga. « Il y a eu beaucoup, beaucoup de pillages. Nous sommes quand même assez étonnés qu’on ait seulement choisi de poursuivre des menus fretins, parce que pour nous ce sont des menus fretins, ce ne sont pas des gros poissons. »

 

Et pour le défenseur des droits de l'homme, la justice doit aller plus loin. « Nous souhaitons que le parquet entame une poursuite contre les auteurs qui continuent d’utiliser des biens de gens que nous continuons de voir. Et ils circulent au vu et su de tous et ils narguent même leurs victimes. »

 

Recevant les délégués des populations en colère, le président de la transition, Michel Djotodia leur avait répété jeudi « qu'il n'y avait plus de place pour l'impunité » en Centrafrique et que ceux qui commettent des exactions seraient arrêtés et poursuivis.

Les ex-rebelles qui ont comparu vendredi risquent des peines allant d'un à cinq ans de prison.

Centrafrique: ouverture à Bangui du premier procès d'anciens rebelles de la Seleka

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