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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 20:53
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
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La question de la sécurité en RCA sur la table de discussion

 

http://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 décembre 2015 13:11

 

La restauration de la sécurité en République Centrafricaine est depuis ce jeudi matin au centre d'une table ronde de quatre jours au siège de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC) à Bangui. Les travaux regroupent une centaine de participants parmi lesquels des leaders des groupes armés, des officiers issus des rangs des forces nationales et internationales. 


A l'ouverture des travaux, le ministre d’État en charge de l’Energie et de l’Hydraulique, représentant le gouvernement, Aristide Sokambi, a indiqué que cette table ronde s'inscrit dans le cadre des préparatifs du processus Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants (ex- Séléka et Antibalaka), recommandé lors du forum de Bangui, tenu du 4 au 11 mai dernier.

« Nous avons multiplié des rencontres pour ramener la sécurité dans le pays. Mais cette table ronde concerne les groupes armés, ceux qui ont commis des exactions. Lors des précédentes rencontres, nous avons projeté de les réunir afin de réfléchir sur les voies et moyens pour sortir notre pays de cette situation », a fait savoir Aristide Sokambi. « Il leur appartient de nous dire comment sortir le pays de ce danger puisque nombreux d'entre eux ont facilité la descente aux enfers », a ajouté le membre du gouvernement. 


Cette table ronde revêt une double signification d'après le ministre Sokambi : « Cela nous permettra de voir le processus DDRR et RSS (la Réforme du secteur de sécurité) ».   
 
Le Représentant spécial de Ban Ki-moon en Centrafrique, chef de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), Parfait Onanga Anyanga, précise que le moment est arrivé pour les Centrafricains de trouver eux-mêmes des solutions à la crise qui secoue le pays.


« Ces discussions vont permettre aux populations centrafricaines d'avoir un meilleur contrôle démocratique des forces de sécurité intérieure. Ce qui s'est passé malheureusement dans le passé, pas seulement en Centrafrique mais dans beaucoup de pays africain, c'est que nous avons des forces de sécurité qui évoluaient complètement déconnectées de la population, de la société et qui de temps en temps se retrouvaient à commettre des exactions qui affectaient profondément la vie sociale et la sécurité des populations civiles », a expliqué Parfait Onanga Anyanga. 


« Aujourd'hui, cela doit prendre fin. Il faut également garder à l'esprit que ce qui se fait sur le plan de la démocratisation du pays est intimement lié à l'effort de réforme du secteur de la sécurité. Tout ceci doit se comprendre dans le cadre des efforts en vue du désarmement », a indiqué l'onusien. 


Des thèmes portant sur la sécurité notamment dans un contexte de la reconstruction et la réconciliation nationale vont être abordés durant cette table ronde organisée par le gouvernement en partenariat avec la Minusca. Les travaux vont prendre fin le 6 décembre prochain.


Entre temps la population de Kaga-Bandoro est prise en otage

 
Les populations de Kaga-Bandoro dans le nord du pays sont toujours prises en otage  par les hommes armés. Les habitants de la ville, ayant requis l'anonymat, regrettent que l'autorité de l’État soit défiée par les hommes armés. Ces derniers refoulent tous les fonctionnaires de l’État redéployés dans la ville à l'exception du personnels de la Santé et de l'Education. Ces groupes armés se disent séparatistes de la République du Logone. 


Toujours selon nos sources le processus électoral est menacé dans la région. Le déchirement des listes électorales dans certains quartiers en est l'illustration. Selon la population, la ville de Kaga-Bandoro est transformée en site de formation militaire.

« Le général Nourredine Adam s'est opposé à la décision gouvernementale. Il a accepté dans la localité deux départements, santé et éducation. Les listes électorales affichées ont été déchirées danbs les quartiers Camp Fleur, Socada, Abakar, Ganama et Adam. La ville est transformée en camp de formation militaire », précise un habitant de la ville.


Joint au téléphone depuis Kaga Bandoro, le général Nourredine Adam, commandant les combattants de l'ex-Séléka, confirme les informations et déclare qu'il n'y aura pas d'élections à Kaga-Bandoro.


« Nous sommes tous, fils de ce pays. Si un problème nous oppose, nous avons intérêt à dialoguer afin de faire avancer le pays. S'il faut se fier à des personnalités pour des intérêts égoïstes et abandonner le peuple dans la souffrance, nous ne l'acceptons pas. Nous acceptons les médecins et les enseignants, même s'il faut les aider à rejoindre Birao, nous le ferons. De Sibut à Birao, de Sibut à Sido, il n'y a pas d'hôpitaux, il n'y a pas d'écoles, ni de routes. C'est ce qui nous a poussé à prendre les armes. Si on nous envoie des médecins et des enseignants pour soigner et instruire nos familles, ils sont les bienvenues. Mais d'autres fonctionnaires, nous ne les acceptons pas. Le processus électoral dans le contexte actuel n'est pas possible »

 

Les usagers de la voie fluviale Bangui-Kouango-Mobaye se plaignent du comportement des Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR AGGÉE YAGOUA GUERET LE 3 DÉCEMBRE 2015

 

Les usagers de la voie fluviale Bangui-Kouango-Mobaye se plaigne du comportement des Anti-Balaka, qui ont érigé des barrières illégales dans le but de les racketter. Selon les informations recueillies auprès de ces usagers, les Anti-Balaka ont érigé neuf postes de contrôle de Bangui à Mobaye.

 

Samuel Kpamo, un voyageur explique leur calvaire. « Nos difficultés sont énormes. Une fois que nous quittons Bangui, tous ceux qui ont la carte d’identité nationale doivent payer 500 F. Ceux qui n’en ont pas versent 1000 f. Mais celui qui n’a pas d’argent sera passer à tabac » a-t-il expliqué

 

 Bienvenu Gbiamovoungbo, receveur du baleinière « Dieu m’a donné » a fait savoir que lors des différents voyages, leurs marchandises sont taxées à un prix exorbitant.  Par exemple, un sac de sel qui se taxait à 200 f se chiffre  à 500 FCFA. «  Nous demandons au gouvernement de réarmer les FACA  pour qu’ils reprennent le contrôle de cette voie de ravitaillement afin que  nous puissions voyager dans les conditions requises », a-t-il ajouté.

 

Cette difficulté a entraîné la rareté des vivres sur les marchés de Bangui et des villes longeant le fleuve Oubangui.

 

Un responsable des Anti-Balaka se réserve de tout commentaire. Selon une source proche des Anti-Balaka ces pratiques, à l’absence de l’autorité de l’Etat et du travail les aident à subvenir à leurs besoins.

 

 

La campagne du référendum constitutionnel reste inaperçue dans la capitale

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 3 DÉCEMBRE 2015

 

Malgré le lancement officiel de la campagne pour le référendum constitutionnel en République Centrafricaine par le Ministre de l’Administration du Territoire Modibo  Bachir Walidou le 2 décembre 2015, l’engouement reste toujours timide dans les arrondissements de Bangui. Un constat fait ce matin par le RJDH, où à dix jours du vote référendaire, aucune manifestation ni affiches ne sont faites pour la sensibilisation de la population.

 

Une situation déplorée par le Coordonnateur de l’Organisation des Jeunes Leaders pour le Développement(OJLD), Crépin Azouka, dont son organisation a été retenue pour la champagne.

 

«La campagne a débuté très timidement avec une intensité de moins de 5%, et l’engouement de la population est très faible pour la simple raison que, la constitution n’est pas encore vulgarisée ni affichée dans les rues de Bangui. A cela s’ajoute, le manque de moyen pour la sensibilisation de la population», a souligné le coordonnateur de l’OJLD.

 

Il a profité de cette occasion pour lancer un appel aux autorités centrafricaines de leur venir en aide. «Avec des moyens limités, nous sommes engagés à participer dans le processus électoral en cours dans le cadre des activités d’une caravane dans la ville de Bangui. Nous demandons aux autorités de la transition, aux organisations internationales d’appuyer le mouvement afin de sensibiliser la population centrafricaine sur la nouvelle constitution», a-t-il lancé.

 

Le Ministre de l’Administration du Territoire Modibo Bachir Walidou lors d’un point presse tenu le mercredi 02 décembre dernier, a exhorté la population centrafricaine à voter pour le Oui car, cette nouvelle  constitution va asseoir le pays sur des bases saines et durables, capables de satisfaire les besoins de ceux qui vont diriger le pays.

 

La campagne du référendum qui a débuté le 2 décembre va prendre fin le 12 de ce mois. Le  vote référendaire est prévu pour le 13 décembre 2015.

 

 

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