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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:09

 

 

 

Bangui, 24 janvier 2015 (RJDH)— L’avenue Koudoukou, situé dans le 3e arrondissement au KM5 tente de reprendre les activités après les sensibilisations menée, il ya deux semaines. Malgré les cas de vol des taxis-motos, les conducteurs des motos et des véhicules personnels sont déterminés à franchir cette avenue longtemps perturbés à cause des violences.

 

Il est 9heure, nous sommes au marché du Km5, sur l’avenue Koudoukou. Du rond point Koudoukou à la Mosquée centrale, en passant par le croisement du 5e arrondissement, la circulation est un peu intense. Des véhicules et motos personnelles, des taxis motos et taxis circulent à vitesse ralentie sur cet axe.

 

Le marché est mouvementé, les piétons se flottent à la recherche des marchandises. Certains viennent à bord du taxi, d’autres sur des taxis-motos. Au rond point du 5e arrondissement là où sont stationnés des motos-taxis, chacun observe à sa manière la reprise des activités.

 

Yves, un jeune conducteur de moto-taxi parle d’une reprise mais perturbée par le dernier cas de vol de moto au quartier Benz-vi. « Les personnes méchantes ont volé une moto d’un habitant du Km5(…). En représailles, six moto-taxi ont été confisquées par les habitants du KM5. C’est ce qui nous a poussé à rester au croisement de 5ème arrondissement, mais de temps en temps, nous franchissons et les conducteurs de KM5 aussi viennent parfois dans notre secteur ».

 

Malgré ces incidents qui freinent la reprise intense sur cette voie, les conducteurs sont déterminés à œuvrer pour la libre circulation. Un homme âgé de 69 ans est conducteur de taxi-moto. Il donne les raisons qui l’ont poussé à conduire la moto-taxi avant de témoigner la circulation sur cette avenue. « Je suis retraité, j’ai 69 ans. J’ai évité la mendicité et comme les pensions ne sont pas payées régulièrement. Mais pour la circulation, je vais jusqu’au KM5. Même hier pendant la marche des musulmans, j’ai transporté plusieurs marcheurs », a-t-il expliqué.

 

« Je viens acheter mes marchandises. Je suis venue du quartier Combattant dans le 8ème arrondissement à bord d’un taxi. Les gens ne doivent pas avoir peur. C’est la peur qui crée la méfiance et la suspicion », a relevé une commerçante.

 

Depuis le 7 janvier, une cérémonie officielle avait eu lieu pour lancer les activités sur cette avenue. Plusieurs personnes empruntent cet axe longtemps considéré comme le ''couloir de la mort''./

 

Fridolin Ngoulou

Bangui : La circulation tente de reprendre sur l'avenue Koudougou malgré les vols des motos

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