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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:47

 

 

 


Addis Abeba - AFP / 03 novembre 2014 18h38 -  L'Union africaine a donné lundi deux semaines à l'armée du Burkina Faso pour rendre le pouvoir aux civils, après qu'un officier a pris vendredi la tête de l'autorité de transition pour remplacer le président Blaise Compaoré, après sa démission.


Nous demandons aux forces armées de transférer le pouvoir aux autorités civiles, et le Conseil a décidé que ce transfert devrait s'opérer dans une période de deux semaines, a déclaré Simeon Oyono Esono, chef du Conseil de paix et de sécurité de l'UA et ambassadeur de Guinée Equatoriale auprès de l'organisation régionale.


A défaut, le pays s'exposerait à des sanctions, a-t-il ajouté, à l'issue d'une réunion du Conseil au siège de l'Union africaine dans la capitale éthiopienne.


Après la démission vendredi du président burkinabè, chassé par un soulèvement populaire après 27 ans à la tête de l'Etat, l'armée a nommé l'un des siens, le lieutenant-colonel Zida, pour assurer un pouvoir de transition.


L'Union africaine est persuadée que le changement est allé à l'encontre de la démocratie. Cependant, nous savons que c'est la pression populaire qui a mené à la démission du président. Les forces armées ont profité de ces circonstances pour accéder au pouvoir mais le peuple est à l'origine, a-t-il ajouté.


Ayant pris note de l'origine populaire de la révolte qui a abouti à une prise de pouvoir par les militaires, nous avons décidé d'un délai de deux semaines, période à l'issue de laquelle nous imposerons des sanctions.


Les Nations unies, l'Union européenne et les Etats-Unis ont tous réclamé ces derniers jours que l'armée rende le pouvoir aux civils.


A l'issue du délai de deux semaines décrété par l'UA, cette dernière dépêchera un envoyé spécial dans le pays et se réunira à nouveau afin d'examiner la situation et décider des mesures à prendre.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533639 

 

 

Burkina: sous pression, Isaac Zida promet une transition rapide


Le nouvel homme fort du Burkina Faso se trouve en position délicate. Contesté dans son pays et sous pression internationale, le lieutenant-colonel Isaac Zida a promis lundi un passage rapide du pouvoir aux autorités civiles. L'Union africaine lui donne 15 jours pour y parvenir.



Lors d'une rencontre des diplomates, Isaac Zida a promis une transition "dans un cadre constitutionnel". L'organe de transition sera dirigé "par une personnalité consensuelle désignée par tous les acteurs de la vie nationale", a dit M. Zida, soulignant qu'il souhaite que cela se fasse dans un délai "le plus bref possible".



"Nous ne sommes pas là pour usurper le pouvoir et diriger le pays mais pour l'aider à se tirer de cette situation", a-t-il ajouté. Ses propos laissent à penser qu'un civil - et non plus un militaire - pourrait prendre la tête de la transition.



Menaces de sanctions

 

Une ouverture qui satisferait les Etats-Unis. Washington, allié privilégié du Burkina dans la lutte contre les jihadistes au Sahel, avait condamné dimanche "la tentative de l'armée burkinabè d'imposer sa volonté au peuple".



En fin de journée, l'Union africaine (UA) a donné 15 jours aux militaires burkinabè pour restituer le pouvoir aux civils. Faute de quoi, elle imposera des sanctions, a dit à Addis-Abeba Simeon Oyono Esono, président du Conseil de paix et de sécurité de l'UA. Cette organisation compte 54 Etats membres. Elle oeuvre notamment à la promotion de la démocratie en Afrique.



Retour au calme


Lundi, Isaac Zida a poursuivi ses consultations avec les forces politiques et la communauté internationale à Ouagadougou. Dans la capitale, la situation était redevenue calme après l'intervention musclée de l'armée qui a chassé dimanche les manifestants, notamment de la place de la Nation, rebaptisée "place de Révolution".


Le grand marché, fermé depuis six jours en raison des événements, a rouvert lundi. Tout comme les banques et les écoles. La circulation a repris dans les artères poussiéreuses de la ville, où le couvre-feu nocturne reste en vigueur.



Globalement, la communauté internationale a vivement réprouvé la prise de pouvoir de facto par les militaires. L'Union européenne (UE) par exemple a aussi demandé à l'armée burkinabè à respecter les droits fondamentaux de la population, y compris celui de manifester pacifiquement.



(ats / 03.11.2014 19h01) 

 

 

Burkina: l'armée annonce la réouverture des frontières terrestres


Ouagadougou - AFP / 03 novembre 2014 18h36 - L'armée a annoncé lundi la réouverture des frontières terrestres du Burkina Faso, après trois jours de fermeture, dans un communiqué transmis à l'AFP.


Les frontières terrestres sont rouvertes avec effet immédiat afin de permettre la reprise des activités économiques et la libre circulation des personnes et des biens, selon ce communiqué signé du lieutenant-colonel Isaac Zida, désigné par l'armée comme chef d'un régime de transition.


Les frontières aériennes et terrestres du Burkina avaient été fermées vendredi. Mais les frontières aériennes avaient été rouvertes dès le lendemain.


Du fait de la fermeture des frontières terrestres, beaucoup de camions chargés de denrées périssables étaient bloqués aux frontières du Togo et du Niger, a expliqué à l'AFP un officier de l'entourage de M. Zida.


Pour autant, le Burkina Faso n'a pas connu de problème d'approvisionnement ces derniers jours, selon les journalistes de l'AFP présents à Ouagadougou, la capitale, et Bobo Dioulasso (sud), la deuxième ville du pays. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533637 

Burkina: l'Union africaine donne deux semaines pour un retour à un pouvoir civil
Burkina: l'Union africaine donne deux semaines pour un retour à un pouvoir civil

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