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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:32

 

 

 

 

 

APA – Douala (Cameroun) 2014-04-22 09:25:02

 

La situation humanitaire est catastrophique en République centrafricaine selon le président de la Commission internationale d’enquête des droits de l’homme, le Camerounais Bernard Muna, ancien procureur général adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).


De passage au Cameroun, cet avocat qui conduit la mission des nations unies depuis deux mois, estime que « tout est tombé en désuétude avec le coup d'Etat qui a renversé le président Bozizé en mars 2013 ».


« Vous vous imaginez bien que dans un pays où l'ordre public n'est pas respecté ; on tend vers l'anarchie. Surtout à l'intérieur du pays, c'est la loi du plus fort qui règne », a-t-il déploré.


Si la situation à Bangui, la capitale s'est relativement améliorée depuis le déploiement en décembre dernier des forces françaises SANGARIS et de la Mission de paix des pays de l'Afrique centrale sous l'égide de l'Union africaine (MISCA) a quelque peu ramené le calme, tel n'est pas le reste du pays où « des seigneurs de guerre » font la loi, « chacun est chef dans son espace ».


Selon lui, « les institutions qui incarnent un pays sont inexistantes. L'armée, la police, la gendarmerie, les cours et tribunaux, les prisons l'administration. Nous avons sillonné l'intérieur du pays, il n'y aucune trace de force de maintien de l'ordre », a indiqué l'ancien bâtonnier de l'ordre national des avocats du Cameroun.


La fonction publique qui accumule plus de six mois d'arriérés de salaires n'a que de non, car en plus que les agents de l'Etat n'ont pas d'argent pour se rendre au travail, ceux qui y vont nourrissent la suspicion entre eux.


Un Etat de non droit où des « gens sont tués de façon atroce », les auteurs de ces actes qui se recrutent dans tous les camps se croyant à l'abri de toute sanction.

Dans ces conditions, la décision du Conseil de sécurité de l'ONU de déployer 12 000 casques bleus en Centrafrique en septembre prochain est salutaire, a souligné Bernard Muna, un déploiement qui pourrait éviter la disparition de la Centrafrique de la carte de l'Afrique et entrevoir la reconstruction du pays et la restauration de l'autorité de l'Etat.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=601848#sthash.KhWmEg4X.dpuf

« On tend vers l'anarchie en Centrafrique » selon la Commission internationale d'enquête des droits de l'Homme

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