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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:27

 

 

 

 

 

 

Le 5 décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris, une intervention de ses militaires pour tenter de ramener le calma en Centrafrique. Un mois après, c'est plutôt la déception et l'inquiétude qui dominent. Récit en images de Pascale Bourgaux.

 

http://www.tv5.org  05.01.2014par Pascale Bourgaux

 

L'intervention de l'armée française, -en appui à la Force africaine-, a suscité des espoirs immenses au sein d'une population épuisée par un cycle infernal de représailles entre milices chrétiennes et ex-rébellion Séléka. Mais aujourd’hui Bangui connait toujours la violence et le pays semble plus divisé que jamais.

 

 

Un mois de terreur en Centrafrique

 

http://www.la-croix.com   5/1/14 - 15 H 48

 

Le 5 décembre : l’armée française lance l’opération « Sangaris » pour restaurer la sécurité en Centrafrique, peu après le vote de l’ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir. Elle déploie 1 600 militaires qui viennent en appui de la Misca, la force africaine sur place.

 

 Le 9 décembre : deux soldats français sont tués à Bangui au cours d’un accrochage avec des assaillants.

 

 Le 23 décembre : une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l’aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d’une attaque de soldats tchadiens.

 

 Le 28 décembre : exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N’Djamena a évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

 

 Le 3 janvier : l’ONU estime qu’un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis mars 2013. Près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

 

 

 


 

Centrafrique : les événements depuis un mois d'intervention française

 

 

Samedi, 04 Janvier 2014 11:11 AEM – AFP

 

BANGUI, République centrafricaine - Rappel des événements en Centrafrique depuis le lancement le 5 décembre de l'opération Sangaris par la France, qui y a déployé 1.600 militaires en appui à une force africaine sur place, la Misca.

 

La Centrafrique est plongée dans un engrenage de violences communautaires et interreligieuses depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Depuis le début de l'intervention française, les violences se sont multipliées entre les milices chrétiennes "anti-balaka" (anti-machette, en langue sango) et la Séléka. Un millier de personnes ont été tuées par balle ou à l'arme blanche dans le pays, depuis le 5 décembre.

 

--DÉCEMBRE 2013--

 

- 5: L'armée française lance l'opération Sangaris pour restaurer la sécurité. "Vu l'urgence, j'ai décidé d'agir immédiatement", annonce le président français François Hollande, peu après le vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises pour intervenir.

 

Le matin, des milices d'autodéfense chrétiennes infiltrées dans certains quartiers de Bangui avaient lancé une attaque, entraînant des représailles sanglantes des combattants Séléka contre les chrétiens dans la capitale.

 

- 7: Arrivée de renforts terrestres français dans l'Ouest et dispositif musclé à Bangui.

 

Hollande annonce que les soldats de Sangaris ont désormais pour mission prioritaire de mettre fin aux massacres et de "désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations". Ils demeureront "autant que nécessaire pour cette mission" et jusqu'à la tenue d'élections.

 

- 9: Les troupes françaises entreprennent un vaste désarmement, à commencer par celui des ex-rebelles, mais l'opération s'accompagne de représailles chrétiennes contre les communautés musulmanes.

 

Deux soldats français sont tués à Bangui au cours d'un accrochage avec des assaillants.

 

- 10: La mission de la France est "dangereuse" mais "nécessaire", déclare M. Hollande au cours d'une brève visite à Bangui, où il rencontre le président Michel Djotodia, ex-chef de la Séléka.

 

- 17: Nouvelle opération française de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices "anti-balaka".

 

- 19-20: Plus d'une trentaine de personnes sont tuées à Bangui.

 

- 21: Djotodia renouvelle son offre de dialogue aux milices chrétiennes.

 

- 22: Plusieurs milliers de musulmans manifestent à Bangui pour protester contre l'armée française, après la mort de trois ex-Séléka dans un accrochage.

 

- 23: Une patrouille tchadienne ouvre le feu sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport. Le 24, le chef du contingent burundais révèle que ses hommes ont été la cible d'une attaque de soldats tchadiens.

 

- 26: Au lendemain d'une nouvelle journée de violences à Bangui (au moins 40 morts), l'armée française lance une vaste opération de "dissuasion" et de sécurisation, mobilisant 600 hommes, dans deux quartiers de la ville.

 

- 28: Exode de Tchadiens qui quittent Bangui pour leur pays. N'Djamena a lancé un pont aérien depuis une semaine et évacué plusieurs milliers de ressortissants par avion et par convois routiers.

 

- 31: Lors de ses voeux télévisés aux Français, Hollande justifie la présence des militaires français au nom de la défense des "valeurs" de la France "dans le monde".

 

--JANVIER 2014

 

- 2: En visite à Bangui, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, écarte le risque d'un enlisement pour la France.

 

- 3: Le président tchadien Idriss Déby Itno condamne les exactions anti-Tchadiens et prévient que leurs auteurs "le paieront un jour".

 

- 3: Selon l'ONU, près d'un million de personnes ont fui leurs foyers en Centrafrique depuis le coup d'Etat de la Seleka, fin mars 2013, et les récents affrontements religieux, et près de la moitié des habitants de Bangui sont parmi les déplacés.

Centrafrique : Sangaris, un mois après

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