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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 13:08

 

KINSHASA, 1er juillet (Xinhua) -- Le secrétaire général adjoint de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) , Egidio De Sousa Santos (Angola), a affirmé mardi à Kinshasa que  le transfert de commandement des Forces multinationales en  Centrafrique (FOMUC), actuellement sous l'égide de la Communauté  économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) en forces de la FOMAC sous l'autorité de la CEEAC aura lieu le 12 juillet 2008  à Bangui, en Centrafrique.

 

     Après un entretien avec le ministre congolais des Affaires  étrangères et de la Coopération internationale, Antipas Mbusa  Nyamwisi, M. de Sousa Santo a affirmé qu'il était venu en  République démocratique du Congo (RDC), pays qui assure la  présidence de la CEEAC, pour rendre compte au président Josphe  Kabila de l'état d'avancement des préparatifs de cette mutation. 

 

     Il a indiqué en outre que les chefs d'Etat et de gouvernement  de la CEEAC ont donné mandat au comité d'ambassadeurs de la CEEAC  pour étudier les conditions de transfert d'autorité entre la CEMAC et la CEEAC. 

 

     La FOMUC existe depuis le 2 octobre 2002, à l'issue d'un sommet où les chefs d'Etat membres de la CEMAC avaient décidé le  déploiement d'une force de 350 soldats en Centrafrique, en  remplacement de la Mission des Nations Unies en République  Centrafricaine (MINURCA). 

 

     La FOMUC avait alors mandat d'assurer la sécurité du président  Ange-Félix Patassé, la restructuration des Forces armées et el  travail de patrouille mixte le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adopté après l'éviction du  président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003. 

 

     S'agissant de la Force multinationale de l'Afrique centrale ( FOMAC), elle sera une force non permanente constituée des  contingents militaires des Etats membres dont le but sera  d'assurer les missions de paix, de sécurité et d'aide humanitaire. Elle sera appelée à intervenir notamment en cas d'agression ou de  conflits dasn tout Etat membre, de conflits internes ou en cas de  renversement des institutions constitutionnelles d'un Etat membre. 

 

 

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 01:45

 

 

Observatoire de l’Afrique centrale (OBSAC) samedi le 28 juin 2008

 

Jusqu'à ce jour, la CPI a lancé 5 mandats d'arrestation contre des citoyens congolais, dont quatre (même si Bemba n'est pas encore transféré à La Haye) sont déjà arrêtés (Le cinquième mandat concerne Bosco Ntaganda (l'actuel chef d'état-major du CNDP) qui se trouve hors de portée de la CPI). 

 

Le premier à être arrêté, Thomas Lubanga, eu droit à un cirque peu orthodoxe entre le moment de son transfert de Kinshasa à La Haye par les "services" français, dans des conditions de quasi-illégalité qui avait fait bondir le ministre de la Justice de la RDC de l'époque, M. Kisimba N'Goy (aujourd'hui décédé). Ce dernier n'avait jamais été informé de l'extradition de Lubanga, qui à ce moment-là était déjà incarcéré à la prison de Makala pour d'autres motifs, et donc placé sous l'autorité dudit ministre de la Justice. Mais, même si ce dernier avait été en liberté, son extradition aurait requis l'autorisation de la justice et donc du ministre. Dans le cas de Lubanga, il est évident que le « deal » avec la CPI a été conclu avec la Présidence de la République et le procureur général (qui pourtant relève du ministre de la Justice [sic]). On voit bien ici comment fonctionne l'État congolais...

 

Après plus de deux ans de détention, le procès de Lubanga à La Haye qui devait s'ouvrir au cours du mois de juin 2008, a été remis sine die à cause du refus du bureau du procureur de communiquer l'ensemble de la preuve à charge (et à décharge) en sa possession aux avocats du prévenu et aux juges de la première chambre. Ces derniers ont donc dans un premier temps, annulé l'ouverture du procès, et demandé à d'autres juges de la même CPI de statuer sur la communication de la preuve entre les mains du procureur. Dans un second temps, ils ont laissé entendre que les conditions imposées par l'ONU concernant la communication de certaines informations confidentielles étaient inacceptables pour une cour de justice où doit régner la transparence. 

 

En fait, tout se passe comme si l'on tentait ici d'imposer à la CPI les nouvelles règles du jeu mises en place après le 11 septembre 2001, concernant la confidentialité de la preuve, qui devient inaccessible à l'accusé et même à ses avocats dans les causes de terrorisme ou de sécurité nationale. Aux États-Unis, dans certains cas, seuls sont habilités à voir la preuve des juges triés sur le volet dont l'identité est gardée secrète (le FISA Court qui autorise l'émission de mandats d'écoutes électroniques contre des personnes suspectées d'activités terroristes, entre autres). On comprend que les juges de la CPI aient une certaine réticence à accepter une telle parodie de la justice dans leur propre institution. De toute manière, il n'est pas ici question de sécurité nationale, mais d'une justice de dernier recours pour les situations où un État est dans l'impossibilité de rendre lui-même justice aux victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Dans un tel cas de figure, la transparence devient une condition sine qua non pour rendre la justice.

 

L'autre grand problème de la CPI, c'est son amateurisme au niveau de la collecte de la preuve sur le terrain et sa grande dépendance sur des agences extérieures (ONU, ONG, services secrets occidentaux ou locaux) qui ouvrent la porte aux manipulations politiques en tout genre du bureau du procureur par certains États occidentaux qui sont "copains" avec les régimes en place en Centrafrique et en RDC (cas de la France pour l'enquête "Bemba" en Centrafrique et "Lubanga" en Ituri). On peut facilement détecter d'ailleurs ces manipulations à la lecture du mandat d'arrêt lancé contre Jean-Pierre Bemba. 

 

Par exemple, à la limite, il est étrange que la CPI semble porter un jugement de valeur sur le président Félix-Ange Patassé qui, pourtant dûment élu, se voit reprocher d'avoir eu un « plan (qui) reposait sur l'engagement mutuel pour M. Ange-Félix Patassé, de bénéficier de l'assistance militaire de M. Jean-Pierre Bemba afin d'assurer son maintien au pouvoir. » (Paragraphe 17 du mandat d'arrêt contre Bemba). On peut même penser ici que le maintien de Félix-Ange Patassé au pouvoir est apparemment perçu comme "illégal" par la CPI (sic).

Ange-Félix Patassé était tombé bien bas  et avait même exacerbé les clivages entre ethnies du nord et du sud en Centrafrique, mais la raison de son "renversement" tient tout autant, sinon encore davantage à son aliénation des caciques de la Françafrique. 

 

De plus au paragraphe 19, la chambre de mise en accusation avance que « M. Jean-Pierre Bemba savait que la mise en place de ce plan aboutirait, dans le cours normal des événements, à la commission de crimes, qu'il avait accepté ce risque par sa décision d'envoyer des combattants du MLC en République centrafricaine... » On peut se demander comment Bemba aurait pu savoir que tous ces crimes allaient être commis par ses troupes; serait-ce là une caractéristique essentielle du soldat congolais? (poser la question c'est y répondre. Même Habyarimana a demandé à Mobutu de reprendre ses soldats, tellement ses derniers étaient comme une nuée de sauterelles lâchée sur le nord du Rwanda en 1990).

 

Où est-ce que le principal crime de Bemba c'est d'être venu au secours du président Patassé qui était lâché par la France et les pays de la CEMAC (bref, lâché par la Françafrique quoi)? D'ailleurs, à la fin, les forces de Bemba ont battu en retraite sous les obus et les tirs des troupes de la CEMAC, qui étaient pourtant officiellement sur place pour assurer le maintien des institutions en place (donc du président Patassé!), mais qui se sont retournés contre lui et ont fait front commun avec la rébellion du général François Bozizé! 

 

D'autre part, sur un autre registre, on ne peut pas passer sous silence l'affirmation complètement farfelue, contenue au paragraphe 12, selon laquelle «les forces du MLC (seraient) composées principalement de Banyamulengue...». Premièrement, soulignons que le mot Banyamulenge a été épelé à "la française". Deuxièmement, derrière cette affirmation bidon on saisit toute l'ignorance de ces juges de la CPI en ce qui concerne les réalités ethno-politico-militaires de la rébellion du MLC. En effet, sur un effectif estimé entre 20 et 25.000 militaires rebelles, le nombre total de Banyamulenge n'était en tout et pour tout que de 115 militaires, récupérés par Bemba à la suite de la démarcation des zones d'opérations entre le Rwanda et l'Ouganda à l'est de la RDC. Le parrain  ougandais a préféré remettre les 15 "égarés" Banyamulenge au MLC, plutôt que d'autoriser le retour de ces Tutsi congolais dans la sphère d'influence rwandaise. Bref, ces 115 Banyamulenge se sont retrouvés au bon endroit (pour Bemba) au mauvais moment (pour eux). 

 

Prétendre dans un mandat officiel de la chambre de mise en accusation de la CPI que les troupes du MLC sont principalement composées de « Banyamulengue », alors qu'ils représentent moins d'un demi-pour cent (0,5 %) de ces dernières, démontre à quel point la capacité d'enquête du bureau du procureur est nulle. Parmi les troupes de Bemba qui sont intervenues en Centrafrique et qui sont estimées à 3 bataillons, représentant environ 2.000 hommes au maximum, il n'y avait que 22 militaires Banyamulenge. De plus dans tout ce qui est connu au Congo à propos de la rébellion militaire du MLC, jamais un Congolais n'a fait référence aux troupes de Bemba comme étant des Banyamulenge. Même dans le cas du RCD-Goma, on n’a jamais attribué un monopole militaire dans ses rangs aux Banyamulenge, même si ces derniers étaient relativement nombreux au sein des troupes de cette rébellion. Bref, cette "appellation contrôlée" est une invention purement centrafricaine, bêtement reprise par la CPI, de laquelle on attendait mieux que de véhiculer les légendes urbaines créées de toutes pièces par des citoyens centrafricains terrorisés par la guerre civile qui régnait à l'époque à Bangui et dans le reste du pays.

 

Ce qui est étonnant aussi, c'est que seul J.-P. Bemba est poursuivi par la CPI, alors que des forces libyennes et des mercenaires français présents dans les deux camps n'ont jamais été inquiétés, pas plus que Patassé et Bozizé d'ailleurs. De là à penser que Bemba est davantage une cible politique qu'une cible judiciaire, il n'y a qu'un pas, facile à franchir, et ce, même si tous les actes d'accusation devaient s'avérer exacts. De plus, selon des sources de l'Obsac particulièrement bien informées, les forces du MLC en Centrafrique n'opéraient jamais seules, mais plutôt ensemble avec les forces gouvernementales restées fidèles à Patassé et le commandant en chef des opérations sur le terrain était un général centrafricain. Cela semble plutôt logique, puisque les Congolais n'étaient pas en mesure de différencier les deux camps en présence. 

 

L'opposition politique parlementaire congolaise est rapidement arrivée à la même conclusion, à propos du cas Bemba que l'Obsac avait déjà avancé à l'époque de l'arrestation de Thomas Lubanga en 2006 : ces arrestations sont avant tout des règlements de compte politiques où l'on a utilisé la CPI à d'autres fins que celle pour laquelle elle a été créée. Pour preuve, en ce moment la CPI est incapable de respecter les normes de justice et de transparence inhérente à son bon fonctionnement. Ou bien on cache de la preuve et le procès est inéquitable ou bien on révèle toute la preuve et Lubanga et Bemba et combien d'autres encore, seront libérés sans avoir été condamnés, mais après avoir passé de longues années en prison pour rien; en fait, cela constituerait une véritable gifle au visage de cette institution. Et c'est pour cette raison d'ailleurs qu'on cherche maintenant une "sortie honorable" au sein de la CPI à cette quadrature du cercle que représentent ces preuves fournies sous le sceau de la confidentialité par l'ONU et par d'autres acteurs.

 

Le vrai problème de la CPI ne réside pas au niveau de ses juges, mais semble plutôt centré au niveau du bureau du procureur. Ce dernier, devenu presque une vedette, utilise une procédure expéditive et sommaire qui ressemble davantage à la recette développée par les Américains et les Britanniques (sans oublier les Français), contre les terroristes d'Al Quaeda et les Talibans. Or, il s'agit ici d'un contexte complètement différent et la CPI a tout intérêt à respecter les règles de l'art en matière de justice si elle veut s'imposer comme référence morale et légale en matière de justice internationale. Sinon, elle risque de tomber dans le même genre de marasme et d'ingérence politique qui a affligé le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR).

 

La rédaction

 

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:20



 

Agence de Presse Sénégalaise (Dakar) 25 Juin 2008

 

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Abdou Diouf estime que la signature, le 21 juin dernier à Libreville (Gabon) d'un accord entre le gouvernement centrafricain et "les groupes politico-militaires" constitue "une avancée significative" de nature à ouvrir la voie à "un véritable dialogue politique inclusif" dans ce pays.

 

Selon un communiqué de l'OIF reçu à l'APS, Abdou Diouf "appelle toutes les parties à respecter loyalement leurs engagements" et "exhorte toutes les autres parties à se joindre à cet Accord afin de permettre à la Centrafrique de s'installer définitivement dans la paix nécessaire pour la reconstruction de l'Etat de droit et de la démocratie, ainsi que le développement durable".

 

Par ailleurs, l'ancien président sénégalais note que "la Francophonie salue les efforts constants du président El Hadj Omar Bongo Ondimba en faveur de la réconciliation nationale et de la paix en République Centrafricaine".

 

L'OIF "encourage l'engagement et la détermination de la communauté internationale à soutenir le processus en cours en RCA", souligne M. Diou avant de faire part de la "disponibilité de la Francophonie à accompagner les efforts encourageants entrepris par le président François Bozizé, les autorités centrafricaines et l'ensemble des acteurs concernés, notamment en ce qui concerne les domaines relevant des engagements pris par les Etats et gouvernements membres de l'Organisation internationale de la Francophonie dans les Déclarations de Bamako et Saint-Boniface".

 

L'accord de paix signé le 21 juin dernier à Libreville entre le gouvernement centrafricain et les groupes politico-militaires constitue "le prolongement des Accords de Syrte de février 2007, de Birao d'avril 2007 et de Libreville de mai 2008", selon le communiqué.

L'OIF compte 55 Etats et gouvernements membres et 13 pays observateurs.

 

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 22:48

 

Source: United Nations Conseil de sécurité 27 Juin 2008

 
SC/9380 AFR/1721

 
Le Conseil de sécurité, suivant la déclaration à la presse sur la République centrafricaine qui a été lue aujourd'hui par le Président du Conseil de Zalmay Khalilzad (États-Unis):

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Représentant spécial du Secrétaire général, M. François Lonseny Fall, sur la situation en République centrafricaine.

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent de l'accord de paix global du 21 Juin signé à Libreville entre les autorités centrafricaines, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Les membres du Conseil de sécurité ont demandé à tous les autres politico-militaires dans le pays d’adhérer à l'accord de paix global.


Les membres du Conseil de sécurité ont félicité le président Omar Bongo Ondimba du Gabon et le colonel Muammar Al-Kadhafi de la Libye pour l'assistance qu'ils fournissent aux parties afin d'atteindre l'accord de paix global et les accords de Syrte (Février 2007), Birao (avril 2007) et Libreville (Mai 2008).

 
Les membres du Conseil de sécurité ont appelé le gouvernement et les mouvements rebelles à appliquer pleinement ces accords et de convoquer, dès que possible, le dialogue politique inclusif.

Les membres du Conseil de sécurité ont souligné que la politique d'ensemble, la sécurité et la situation socio-économique en République centrafricaine demeurent fragile et que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour lutter contre la pauvreté, l'insécurité, les violations des droits de l'homme et l'impunité.


Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur satisfaction pour le déploiement de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et le Tchad (MINURCAT) et l'opération de l'Union européenne (EUFOR) dans le nord-est du pays, ainsi que pour les décisions de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) à assumer la politique et le commandement opérationnel de la force multinationale sous-régional (FOMUC).

Les membres du Conseil de sécurité se félicitent de l'inclusion de la République centrafricaine à l'ordre du jour de la Commission paix et la création d'une configuration spécifique pays présidée par la Belgique. Ils ont exprimé l'avis que, afin de soutenir ce travail efficacement, ils prient le Secrétaire général de formuler des recommandations sur la façon dont le mandat confié à l'Organisation des Nations Unies Bureau d'appui à la consolidation de la paix en République centrafricaine (BONUCA) et au Représentant spécial de le Secrétaire général, ainsi que la configuration du BONUCA et de l'équipe des Nations Unies, devrait être révisée.

 

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 17:23

 

APA Bangui 2008-06-25 (Centrafrique) L’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, Frédéric Cook, a exhorté tous les groupes armés actifs dans le pays à cesser immédiatement les actions violentes et à déposer leurs armes, dans un communiqué publié à Bangui dont copie est parvenue mercredi à APA.

 

«L’ambassade appelle tous les groupes armés à cesser immédiatement les actions violentes et à déposer leurs armes, et les Forces armées centrafricaines (FACA) à protéger les populations civiles», indique le communiqué.


«Etant donné la souffrance de milliers de Centrafricains qui sont actuellement sans abri, déplacés ou des réfugiés dans les pays voisins, l’ambassade des Etats-Unis souhaite que le processus de dialogue politique commence le plutôt possible»,
ajoute le communiqué
.


« L’ambassade invite tous les Centrafricains à soutenir la résolution pacifique de leurs divergences politiques et à œuvrer en vue de promouvoir le développement de leur pays
»,
poursuit le texte.

 

Selon le communiqué, l’ambassadeur américain s’est réjoui de l’accord de paix global inter-centrafricain signé samedi dernier à Libreville, au Gabon, sous les auspices du président El Hadj Omar Bongo Ondimba. «Nous félicitons les efforts des président Bongo et Bozizé, ceux du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, de toutes les parties prenantes, et du peuple centrafricain en général, qui ont œuvré, afin de parvenir à cet heureux aboutissement», souligne communiqué.

 

«L’ambassade encourage tous les autres mouvements politico-militaires qui n’ont pas pu se rendre à Libreville à faire diligence pour signer cet accord global qui ouvre la voie au dialogue politique inclusif et à un avenir de paix en vue du développement de la République centrafricaine», conclut le communiqué.

 

Par ailleurs, les évêques centrafricains ont, dans un communiqué de presse rendu public à Bangui, demandé que «le dialogue politique inclusif respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties». Le communiqué dénonce la situation économique catastrophique ainsi que l’insécurité qui prévaut dans le pays, entretenue par les coupeurs de routes, les groupes rebelles et certains éléments indisciplinés des forces armées centrafricaines (FACA).

 

«Aujourd’hui, des familles entières se terrent en brousse, exposées à toutes sortes de dangers, traquées par des hommes en armes (coupeurs de route, rebelles, FACA), et des villages entiers sont désertés par leurs populations», indique le communiqué. Le texte déplore la situation des jeunes centrafricains et des régions de l’intérieur du pays, abandonnés à eux-mêmes, sans école, sans dispensaire…

 

«Face à ce tableau sombre, le dialogue politique inclusif est un rendez-vous incontournable, pour la recherche de la justice et de la paix, la relance audacieuse de l’économie, la reforme courageuse de l’éducation», souligne le communiqué.


«Il ne faut pas rater ce tournant historique par des tergiversations politiciennes, car nous serons tous jugés par l’histoire»,
conclut le communiqué signé de neuf évêques centrafricains, au lendemain de la signature, samedi dernier à Libreville, de l’accord de paix global par le gouvernement centrafricain et deux mouvements politico-militaires.

 

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 16:35

 

LE MONDE | 23.06.08 | 13h51  •  Mis à jour le 23.06.08 | 13h51 LA HAYE CORRESPONDANCE Compte rendu

 

Incarcéré dans la prison de la Cour pénale internationale (CPI) depuis mars 2006, Thomas Lubanga, ancien chef de l'Union des patriotes congolais (UPC), une milice de la région minière de l'Ituri, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), pourrait être bientôt libéré.

 

Thomas Lubanga est accusé de crimes de guerre pour avoir enrôlé des enfants dans ses troupes. Son procès, le premier organisé par cette cour permanente, devait débuter lundi 23 juin, mais les Nations unies bloquent de facto la procédure. L'ONU refuse de lever la confidentialité sur certains documents remis au procureur par la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Or pour les juges, le procès ne serait pas équitable si ces pièces n'étaient pas divulguées car elles pourraient avoir "un impact" sur "l'innocence ou la culpabilité" de l'accusé.

 

Certains de ces documents montreraient en effet que Thomas Lubanga n'avait pas les pleins pouvoirs sur sa milice, placée "sous le contrôle de l'Ouganda, du Rwanda et d'autres pays", estiment notamment les magistrats. Faute d'obtenir l'aval des Nations unies, la Cour devait tenir une audience, mardi 24 juin, pour débattre de la remise en liberté de Thomas Lubanga.

 

Au-delà du sort de l'ex-chef de milice, cette affaire est symptomatique des écueils rencontrés par la Cour pénale internationale et qui menacent d'autres procès. D'une part, le code pénal de la CPI, très complexe, prévoit une multitude de garde-fous destinés à protéger les Etats et les organisations internationales. Ce point empêche la tenue du premier procès. D'autre part, le procureur, Luis Moreno Ocampo, a davantage misé sur les preuves obtenues grâce à la coopération avec des tierces parties que sur ses propres enquêtes.

 

DOSSIERS FRAGILES

 

Outre la coopération des Nations unies, le procureur avait aussi sollicité celle de l'opération militaire européenne "Artémis", déployée dans l'est de la RDC en 2003. "Des enquêtes fournies auraient permis au procureur d'éviter l'impasse créée par les Nations unies", estime un ancien enquêteur. "Mais le parquet s'est plutôt préoccupé de présenter l'affaire sous le terme générique de "procès des enfants-soldats", espérant voiler la faiblesse des accusations en donnant au procès une force symbolique", estime-t-il.

 

Plusieurs organisations non gouvernementales avaient reproché au procureur de ne poursuivre Thomas Lubanga que pour le seul fait d'avoir enrôlé des enfants. C'est en partie sur la base de pièces fournies par les Etats ou les organisations internationales et non gouvernementales que le parquet a bâti ses premières accusations.

 

Depuis 2003, le procureur a ouvert quatre enquêtes, en RDC, en Ouganda, au Darfour et en Centrafrique et émis au moins 12 mandats d'arrêt, mais il doit aujourd'hui affronter le fond des affaires, et ses dossiers sont fragiles. En refusant d'ouvrir le procès, les juges mettent un frein à la stratégie du procureur et alertent les Etats et les organisations internationales sur la tentation de se couvrir derrière le secret d'Etat.

 

Stéphanie Maupas

Article paru dans l'édition du 24.06.08

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 15:27


(Mutations 24/06/2008)

 

Le 9è sommet s’ouvre ce matin en l’absence du Tchadien Idriss Deby Itno retenu à N’Djamena par une énième rébellion armée.

C’est finalement le Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas qui représentera le président Idriss Deby Itno au 9ème sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Cemac qui s’ouvre ce matin ici même à Yaoundé. La dernière insurrection armée menée par les rebelles tchadiens ayant sans doute motivé le choix du numéro tchadien de rester à N’Djamena, les combats avec la rébellion se poursuivant à l’Est du pays. Hormis ce fait, tous les quatre autres chefs d’Etat membres sont bel et bien présents dans la capitale camerounaise depuis hier après midi. Un ballet des arrivées ouvert très tôt par le chef de l’Etat centrafricain (Rca) François Bozizé qui a foulé le sol camerounais en début d’après midi.

La boucle a été bouclée avec Fradique de Menezes, le président de la République de Sao Tomé et Principé. Prennent ainsi part aux travaux de Yaoundé, les présidents François Bozizé de Rca, Téodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale, Omar Bongo Ondimba du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo. Des chefs d’Etat auxquels s’est donc ajouté le président de Sao Tomé et Principe Fradique de Menezes.

Le président de la République de Sao et Tomé Fradique de Menezes assistera une fois de plus aux travaux de Yaoundé en qualité d’observateur, comme c’est le cas depuis quelques années. Il faut indiquer que ce pays qui a pour voisin immédiat dans la sous région le Gabon, frappe aux portes de la Cemac depuis quelques années.

Annoncé pour prendre part à ces travaux comme invité, le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo (Rdc), Joseph Kabila s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Antipas Mbusa Nyamwisi qui arrive ce mardi dans la capitale Camerounaise.
Les travaux qui s’ouvrent donc ce matin vont durer jusqu’à demain mercredi et seront sanctionné par le passage de témoin entre les présidents sortant et entrant de la Cemac. Paul Biya du Cameroun doit ainsi passer le relais à son homologie de la République centrafricaine François Bozizé dont ce sera le premier mandat à la tête de cette organisation sous régionale.

Outre la grande cérémonie d’ouverture prévue au palais des Congrès, il y aura un huis clos qui regroupera les chefs d’Etat et les ministres en charge des questions économiques qui ont terminé leurs travaux à Yaoundé le week-end dernier. Paul Biya et ses hôtes plancheront en effet sur les dossiers discutés tour à tour au niveau du comité des experts et du Conseil des ministres. Des dossiers sur lesquels nous sommes largement revenus dans notre édition d’hier. Un huis clos auquel devrait prendre part comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, Jacques Diouf, le directeur général de la Fao dont la contribution à ce forum devrait sans doute porter sur la crise alimentaire qui n’épargne pas les pays membres de la Cemac.

Dans l’après midi, ils prendront part à la finale du tournoi de football de la Cemac qui opposera au stade omnisport de Yaoundé, les Diables rouges du Congo à la sélection A’ du Cameroun.

Les chefs d’Etat et de gouvernement auront un moment de détente avec la soirée de gala qui leur est offerte aujourd’hui au palais de l’Unité par leur homologue camerounais et Mme Biya, avant la cérémonie de clôture prévue au palais des Congrès demain mercredi 25 juin 2008 et la conférence de presse conjointe entre les présidents sortant et entrant de la Cemac. Une rencontre avec les médias qui constituera avec le départ de Yaoundé demain dans l’après midi des hôtes du sommet de la capitale camerounaise pour leurs pays respectifs.

Jean Francis Belibi


© Copyright Mutations

 

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:54

 

YAOUNDE - 23 JUIN 2008 © JFB, Mutations

 

Les trois pays ont tenu un sommet tripartite pour faire face à l’insécurité au niveau de leurs frontières communes.

 

Henri Eyebe Ayissi, le ministre camerounais des Relations extérieures et président du comité de suivi de l’initiative tripartite a choisi le tableau de l’enlèvement dans le nord du Cameroun de 14 personnes par des bandes armées et leur transfert vers le Tchad où 10 d’entre elles ont été abattues par leurs ravisseurs pour non versement de rançon, pour illustrer l’un des aspects qui caractérise l’insécurité entre ces trois pays. Il s’exprimait vendredi dernier au Hilton hôtel de Yaoundé alors qu’il présidait l’ouverture de la réunion ministérielle tripartite sur l’insécurité transfrontalière.


Ces travaux qui se tenaient dans le cadre des préparatifs du 9ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale avaient pour but de réfléchir et trouver les voies et moyens d’endiguer durablement l’insécurité transfrontalière au niveau des frontières communes et y rétablir la stabilité.


L’insécurité d’après le ministre camerounais a plusieurs visages et se décline parfois sous la forme de coupeurs de routes, du trafic, de la prolifération et de la circulation des armes à feu, du vol de bétail, voire de la prise d’otages avec demande de rançon comme on l’observe de plus en plus entre ces trois pays. Il est donc question aujourd’hui, de poursuivre sur la voie du plan mis sur pied ici même à Yaoundé en août 2005 et qui vise la création d’un cadre permanent de concertation entre responsables des trois Etats.


Un cadre qui devrait donc d’après François Lonseny Fall, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu en République centrafricaine, permettre aux pays concernés de procéder à une meilleure circulation de l’information sécuritaire entre eux afin d’éviter des actions isolées qui ne sont pas toujours porteuses, mais qui constituent toujours un risque pour les pays, les bandits utilisant parfois des moyens assez modernes et se déplaçant assez facilement d’un pays à l’autre.


" La question de la sécurité conditionne tout le processus d’intégration de la sous région " a rappelé Antoine Louis Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac aux participants à cette réunion qui regroupait les ministres en charge des questions de sécurité des trois pays concernés. Il a à cet effet indiqué qu’il sera désormais envisagé le recours aux moyens aériens pour la sécurité des frontières très poreuses des pays concernés, avant d’indiquer que de la réussite de ce comité tripartite, dépendra l’extension du projet à l’ensemble des pays de la Cemac.

Le ministre camerounais des Relations extérieures a partagé cette préoccupation, rappelant au passage que la réunion d’août 2005 avait recommandé le renforcement des capacités des forces de défense des pays membres, l’échange des informations sur des questions de sécurité, la réactivation des commissions mixtes entre les pays.


Un premier résultat positif enregistré est la signature samedi dernier à Libreville au Gabon de l’accord de paix global entre le gouvernement et les rebelles centrafricains.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 01:00

 

APA-Yaoundé 2008-06-17 (Cameroun) Le 9è sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) s’ouvre mardi prochain dans la capitale camerounaise, Yaoundé, a appris APA de sources concordantes.

 

Même si le programme officiel de cette rencontre n’a pas encore été rendu public, des informations glanées par APA auprès du ministère camerounais des Relations extérieures indiquent que l’intégration sous-régionale et la sécurité seront au centre des travaux.

 

Il s’agira notamment de plancher sur le projet d’institution d’un passeport communautaire, adopté lors du dernier sommet tenu en 2007 N’Djamena au Tchad et dont l’entrée en vigueur était annoncée pour juillet 2007.

 

Les leaders de la sous-région devraient également donner une nouvelle impulsion au projet de création d’une compagnie aérienne communautaire dénommée Air CEMAC, pour laquelle la compagnie belge Brussels Airlines est pressentie pour être le partenaire technique.

 

Les assises de Yaoundé, qui seront précédées jeudi d’une réunion du comité des experts, devraient connaître la participation de Joseph Kabila de la République démocratique du Congo et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), mais aussi de Fradique de Menezes de Sao Tomé et Principe, dont le pays souhaite adhérer à la CEMAC.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 18:02

 

  

CCP/34

Comité d’organisation

6e séance – matin

 

COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX: LE PRÉSIDENT CENTRAFRICAIN SE FÉLICITE DE L’INSCRIPTION DE SON PAYS À L’ORDRE DU JOUR DE LA COMMISSION

 

Le Président de la République centrafricaine, M. François Bozizé, s’est félicité ce matin de la décision du Comité d’organisation de la Commission de la consolidation de la paix d’inscrire son pays à l’ordre du jour de la Commission. 

 

La décision a été prise après que la Commission eut reçu une lettre du Président du Conseil de sécurité approuvant cette inscription et lui demandant des avis et des recommandations sur l’instauration et la conduite d’un dialogue politique ouvert à tous; l’action menée par les autorités nationales et l’appui de la communauté internationale pour créer un secteur national de la sécurité efficace, responsable et viable; le rétablissement de l’état de droit, notamment le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance*. 

 

Présent ce matin, lors de la réunion du Comité d’organisation, le Président centrafricain s’est félicité de cet engagement en faveur d’un pays qui émerge d’une longue série de crises politiques et socioéconomiques récurrentes.  « Depuis les changements politiques, a-t-il affirmé, mon gouvernement travaille avec acharnement à la relance économique et au renforcement des capacités nationales, notamment dans les secteurs judiciaire, politique et social. »  « Dès 2006, je me suis personnellement engagé dans les négociations qui ont abouti à des accords de paix avec tous les groupes armés », a-t-il souligné.

 

Malgré ces progrès « considérables », a reconnu le Président, beaucoup reste à faire.  Les négociations continuent pour parvenir à un accord de paix global qui doit ouvrir la voie à un dialogue politique, a-t-il rappelé, en qualifiant un tel accord d’ingrédient indispensable à la réconciliation nationale et à une paix durable. 

 

« Nous sommes en train de renforcer la cohésion sociale et le processus démocratique », a-t-il dit, en réitérant sa détermination à investir dans les ressources humaines et matérielles pour consolider la paix.  « C’est en cela, a-t-il conclu, qu’à moyen terme, nous avons besoin de l’aide de la Commission de consolidation de la paix. »

 

Après le Burundi, la Sierra Leone et la Guinée-Bissau, les membres du Comité d’organisation ont accueilli avec satisfaction le nouveau dossier de la République centrafricaine qui, selon eux, s’acheminent sûrement sur la voie de la consolidation de la paix.

 

C’est à la faveur d’un coup d’État contre le Président Ange Patassé que M. Bozizé est arrivé au pouvoir le 15 mars 2003, avant d’être élu démocratiquement 3 ans plus tard à la tête d’un État qui a été l’hôte de plusieurs présences de l’ONU.  Depuis 2006, le Gouvernement de M. Bozizé a signé des accords distincts avec les groupes armés dont l’Accord de Libreville du 9 mai 2008 avec la principale rébellion, l’APDR.  Un accord global doit encore être signé avec l’APDR, l’UFDR et la FDPC mais aussi avec l’opposition non armée et la société civile.  Cet accord devrait ouvrir la voie à un dialogue politique inclusif. 

 

Élu Président des réunions spécifiques sur la République centrafricaine, le Représentant permanent de la Belgique, M. Jan Grauls, a souligné l’importance de la réunion de ce matin qui consacre « presque solennellement » le début d’un engagement entre la Commission de consolidation de la paix et la République centrafricaine.  La réunion est tout aussi importante pour la communauté internationale parce que, s’est-il expliqué, la République centrafricaine est sur la voie de la stabilisation et mérite pleinement l’appui indispensable à l’issue heureuse de l’évolution importante et encourageante des choses.  « Le dialogue politique inclusif est sur la bonne voie et nous attendons désormais l’accord global de paix », a-t-il dit. 

 

Le Président élu s’est aussi félicité des reformes engagées dans le secteur de la sécurité, en espérant que l’apport de la Commission fera la différence.  L’inscription de la République centrafricaine à l’ordre du jour de la Commission, s’est-il encore félicité, devrait permettre à la Belgique d’offrir son expertise et sa connaissance de la région.  La Belgique sera généreuse, a-t-il promis, en saluant cette occasion de prouver son propre engagement et sa disponibilité à la tête des réunions spécifiques sur la République centrafricaine.  

 

Parmi les orateurs qui se sont félicités de la décision du Comité d’organisation, celui de la Commission européenne, M. Charles-Michel Geurts, a rappelé que cette dernière avait déjà financé à hauteur de 10 millions de dollars les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration.  La priorité de la Commission européenne étant la sécurité et le développement, le représentant a annoncé une contribution supplémentaire de 137 millions d’euros. 

 

Pour la République centrafricaine, le moment est « excellent » pour rejoindre la Commission de consolidation de la paix, a-t-il conclu, en souhaitant un bon esprit de collaboration entre partenaires déterminés à mener une approche globale et constructive.

 

Reprenant la parole, le Président Bozizé a salué le soutien des différents intervenants.  Depuis le changement politique du 15 mars 2003, a-t-il insisté, et avec le concours de la communauté internationale, la République centrafricaine a tout mis en œuvre pour sortir de la situation dans laquelle elle se trouvait. 

 

Beaucoup a été fait et il n’est plus question de revenir en arrière, a-t-il assuré.  « Notre souhait est de maintenir le cap ensemble et nous envisageons les décisions futures de la Commission comme un coup de fouet pour aller de l’avant.  Nous mettrons tout en œuvre, a conclu le Président, pour appliquer ces décisions et pour qu’enfin notre pays mette fin définitivement à la série des crises récurrentes. »

 

*A/62/864-S/2008/383

 

Ndlr Centrafrique-Presse : Les Nations Unies ne se rendent même plus compte du danger qu’il y a à cautionner des putschistes et autres chef rebelle comme Bozizé qui s’emparent du pouvoir par des moyens anti-constitutionnels et s’arrangent pour frauder des élections et se légitimer ensuite. Cette hypocrisie de la communauté internationale est insupportable.  Par ailleurs, les déclarations de Bozizé ici rapportées, sont aux antipodes de la réalité du pays. Tous les Centrafricains admettent que la situation actuelle du pays est pire que celle qui prévalait avant le putsch de Bozizé. L’insécurité est endémique et est un véritable fléau. Le tribalisme a atteint actuellement un niveau sans précédent dans le pays. La misère des populations est indescriptible. L’affairisme et l’enrichissement illicite de Bozizé et son clan sont en revanche, sans limite et scandaleux. Où est le changement apporté par le coup d’Etat de Bozizé ?

 

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