Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 01:01

 

 

 

pygmees-scolarises.jpg

 

                                                          pygmées scolarisés

 

 

Source : larepubliquedespyrenees.fr Par E.B. 25 mai 2011 à 04h00

Déjà jumelée avec Sabinanigo (Espagne) et Petersberg (Allemagne), Billère se tourne désormais vers la République centrafricaine. Les élus ont approuvé hier soir à l'unanimité moins une abstention un protocole de coopération décentralisée avec M'Baïki, une ville de la République centrafricaine, capitale historique des Pygmées, dont l'activité est aujourd'hui centrée sur la forêt.

Un projet en deux volets

Un choix décidé après avoir constaté que plusieurs Billérois étaient engagés dans des organisations non gouvernementales en relation avec le Centrafrique, et que peu de projets de coopération menés par les villes françaises concernaient ce pays. Dans la région, seules les communes de Pessac et Bègles ont lancé la même démarche que Billère. Le projet billérois comporte deux volets : « aider et soutenir les associations billéroises intervenant dans la coopération » ; et «bâtir un projet d'intervention au Sud» à l'échelle de la commune.

« Le protocole ne prévoit pour l'instant pas d'actions précises, a indiqué Jacques Cabanes. Elles seront déterminées dans le cadre d'études préliminaires qui seront effectuées sur place». Le texte du protocole définit néanmoins plusieurs champs d'application du partenariat : modernisation de l'administration et gestion municipale, protection de l'environnement, assainissement, gestion des déchets, transport urbain, santé et hygiène publique, échanges culturels, artisanaux et sportifs, développement économique....

«Plusieurs écoles sont déjà prêtes à s'engager », a indiqué en outre le maire Jean-Yves Lalanne. Patrick Cléris donne de la voix

Les délibérations du conseil d'hier soir laissaient peu de place aux débats de fond. La grande majorité d'entre elles ont d'ailleurs été adoptées à l'unanimité. Mais Patrick Cléris (Billère notre ville) a tenu à relancer un sujet vieux de 3 ans, à l'occasion du vote sur le remplacement de Julien Prat (qui a démissionné de son poste d'adjoint le 20 avril dernier) par Marylis Van Daele au conseil communautaire. Celui de sa non désignation en tant que délégué titulaire à l'Agglo. « Vous avez décidé que seules les têtes de liste pouvaient siéger, a-t-il lancé au maire Jean-Yves Lalanne. (...) Nous avons terminé second, nous aurions dû avoir un titulaire ». Et de réclamer la place occupée par Alain Chauteau (Billère c'est vous).

Une demande que le maire a déclaré « hors sujet » dénonçant « une posture un peu affligeante », masquant selon lui une incapacité à « formuler des contre-propositions ». « Je demande une suspension de séance ! » a enchaîné l'opposant. Pas plus de succès. Du coup, une demande de vote à bulletin secret a été formulée à propos d'une désignation effectuée d'ordinaire à main levée. L'opération a été effectuée à l'aide d'une urne improvisée : un sac en plastique. Résultat : 22 votes pour, 7 contre.

Billère  conseil municipal  République Centrafricaine  Jean-Yves Lalanne

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:42

 

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

 

Guy Samzun

 

 

Par Kpangbandjé - 25/05/2011 JDB

Ces derniers réclament le paiement de 31 mois d’arriérés, le paiement de mesure d’accompagnement qui s’élève à 19.650.000 FCFA par personne

 

Ils étaient une centaine, tous des retraités militaires et gendarmes, à faire un sit-in devant le siège de l’ambassade de l’union européenne ce mardi 24 mai 2011. Ces derniers réclament le paiement de 31 mois d’arriérés, le paiement de mesure d’accompagnement qui s’élève à 19.650.000 FCFA par personne. Ils ont ainsi assiégé l’ambassade de l’union européenne et exigent une solution d’urgence. Il s’agissait en effet des promotions des années 2005, 2006, 2009 et 2010 qui demandent à l’ambassadeur haut représentant de l’union européenne en République Centrafricaine de les situer sur le versement de leurs arriérés car selon le collectif, dans la sous-région de l’Afrique Centrale, les pays comme la République Démocratique du Congo, le Gabon ou la Guinée Equatoriale qui sont dans la même situation que la République Centrafricaine concernant le versement de ces arriérés ont été tous libérés.

Une banderole et un drapeau centrafricain étaient attachés à l’entrée principale de l’union européenne. Les retraités militaires et gendarmes demandaient ainsi au ministre délégué à la défense nationale et à l’union européenne de leur payer leurs arriérés de salaires qui se chiffrent à 31 mois selon les pages 6 à 12 de la convention de financement, mais aussi de leur payer leur mesure d’accompagnement s’élevant à 19.650.000 Fcfa chacun. Ils ont aussi demandé le paiement des arriérés de salaires des veuves et des radiés des forces armées centrafricaines et de la gendarmerie.

M. Guy Samzun, l’ambassadeur haut représentant de l’union européenne auprès de la République Centrafricaine venu recevoir les manifestants les a informés de ce que la procédure suit encore son cours mais, il faudrait que ces retraités patientent. Une attitude que ces derniers qualifient d’injure car selon eux, la maladie et la faim n’ont jamais patienté pour sévir dans leur famille respective. En conséquence, si aucune solution n’est trouvée, ils ne bougeront pas devant l’institution. Les manifestants sont passés à la vitesse supérieure en menaçant de mettre du feu à des arbustes qu’ils ont ramassé et installé près du portail de l’entrée de l’ambassade. M. Guy Samzun qui en a assez d’être prisonnier de ces manifestants, aurait appelé le Premier ministre chef du gouvernement pour que des solutions d’urgence soient trouvées. C’est ainsi que selon une indiscrétion, le Premier ministre aurait convoqué une réunion extraordinaire avec les membres du gouvernement où le point de la rencontre était la recherche de solution au problème de ces retraités. Pour l’instant, on ignore encore ce qui a été décidé en fin de compte mais…

 

Le siège de l’UE bloqué par d’anciens militaires mécontents

Radio Ndéké Luka Mercredi, 25 Mai 2011 14:35

Le siège de l’Union Européenne à Bangui (UE) a été bloqué le 24 mai 2011 par le collectif des gendarmes et militaires retraités centrafricains. C’est finalement tard dans l’après-midi que les manifestants se sont dispersés. Les ex-porteurs de tenue réclament le versement de leurs arriérés de salaires qui s’élève à 30.000 Euros, soit 19.650.000 de Franc CFA. C’est l’UE qui doit verser cette somme au gouvernement centrafricain.

Selon les manifestants, c’est une mesure provisoire en attendant l’issu des négociations qui sont en cours à la primature à Bangui. Négociations qui réunissent le gouvernement et les délégués de ces militaires à la retraite.

La situation qui a déclenché le mécontentement de ces militaires est la dernière déclaration de l’ambassadeur de l’UE sur Radio Ndeke Luka. Dans interview accordée à la Radio, le diplomate européen a affirmé que ces militaires avaient déjà été payés et que l’argent avait été versé sur leur compte bancaire. Mais dans les faits, selon les manifestants, « personne n’a perçu ne fusse qu’un centime ».

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 00:11

 

 

 

Deby-et-El-Bechir.jpg

 

Bozizé KNK ridicule

 

 

ndele.jpg

(Xinhua) mardi 24 mai 2011 - Le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine ont convenu lundi de réactiver un accord sur la mise en place d’une force conjointe pour protéger leurs frontières communes et combattre les activités criminelles transfrontalières, à l’issue d’un sommet tripartite tenue à Khartoum ;

Les trois pays ont décidé d’établir un mécanisme consultatif pour traiter les questions de sécurité, renforcer la co-existance pacifique entre les tribus et encourager le retour volontaire des réfugiés, indique un communiqué.

Sur le plan politique, les trois pays ont décidé de réactiver les consultations politiques sur les questions régionales et internationales et de tenir un sommet tripartite par an.

Le président soudanais Omar al-Béchir a déclaré au cours du sommet que la mise en place de la force conjointe affirme l’importance de la coordination sur les questions de sécurité et du renforcement de la coopération à la frontière pour prévenir les activités des groupes rebelles et combattre le trafic d’armes depuis les pays voisins.

Il a réaffirmé que la volonté du Soudan d’entretenir des relations fraternelles avec tous les pays voisins.

Le président tchadien Idriss Deby Itno a dit de son côté que la coordination entre les trois pays en matière de sécurité ne vise pas un pays particulier, mais est destinée à relever ensemble les défis de sécurité.

Le président centrafricain François Bozize a réaffirmé l’importance de la coordination entre les pays sur les questions politiques, économiques et sécuritaires, appelant à réactiver les accords économiques et commerciales dans l’intérêt des peuples des trois pays.

 

NDLR : Il est évident que sous prétexte de surveillance de frontières communes, ce que les deux larrons à savoir Idriss Déby et El Beschir ont derrière la tête est leur hostilité à l'existence d'un Sud Soudan indépendant. Quant à Bozizé, il est tout simplement instrumentalisé sans comprendre grand chose aux enjeux géostratégiques sous-régionaux qui dépassent son entendement.Malheureusement les Centrafricains qui vivent à proximité de cette zone des trois frontières vont faire comme d'habitude, les frais de cette politique de leur prétendu général d'armée de président qui se laisse happer dans ces problématiques de voisinage.  

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 02:08

 

 

 

CEMAC logo

 

 

23/05/2011 à 15h:30 Par Jeune Afrique

Les membres de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) sont-ils sur le départ ? La rumeur continue de courir au siège de l’institution, à Bangui.

Le président Antoine Ntsimi (Cameroun), le vice-président Jean-Marie Maguena (Gabon) et les quatre commissaires – Jean Serges Wafio (Centrafrique), Bernard Zoba (Congo), Hassan Adoum Bakhit (Tchad) et Pedro Ondo Engo (Guinée équatoriale) – ignorent quand prendra fin leur mandat, mais les conditions de leur futur départ ont fait l’objet d’une décision de la Conférence des chefs d’État, dont nous nous sommes procuré

Daté du 25 février 2011 et signé par le président en exercice de la Conférence, Denis Sassou Nguesso, l’acte additionnel a des allures de solde de tout compte. Il prévoit le versement à chaque membre de la Commission d’une indemnité pour services rendus d’un montant équivalant à 30 mois du dernier salaire brut pour le président, à 20 mois pour le vice-président et à 15 mois pour les commissaires. À cette somme s’ajoutent des gratifications annuelles calculées sur la base de 2 mois de salaires par an, une indemnité de préavis (6 mois de salaire) et une prime spéciale forfaitaire de 2 à 4 mois, « à l’appréciation du président de la Commission ». Et ce n’est pas tout ! En cas de « rupture avant le terme de leur mandat pour toutes raisons autres que la démission », une indemnité compensatrice d’un montant équivalant à 12 mois du dernier salaire sera également versée. Faites le compte : un simple commissaire devrait toucher l’équivalent de 37 mois de salaire. Et le président, de 52 mois ! Vous avez dit parachute doré ?

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 21:15

 

 

 drapeau françafricain

 

Paris, 23 mai (Libération)

 

L'annonce, samedi, du maintien des forces françaises en Côte-d'Ivoire confirme les espoirs que place Nicolas Sarkozy dans le nouveau pouvoir. Au grand bénéfice de ses amis Bolloré et Bouygues.


Soudain, des cris de soulagement ont fusé au sein de la communauté française rassemblée sur la base militaire de Port-Bouët, à Abidjan. Nicolas Sarkozy vient d'annoncer la nouvelle que tous espéraient après les semaines de violence exacerbée consécutives à la présidentielle en Côte-d'Ivoire. «Nous garderons toujours des forces militaires ici pour assurer la sécurité de nos ressortissants», a déclaré samedi le chef de l'Etat, après avoir assisté à Yamoussoukro à la cérémonie d'investiture d'Alassane Ouattara. Mais Nicolas Sarkozy de préciser aussitôt : «L'armée française n'est pas là pour assurer la stabilité de quelque gouvernement que ce soit, fût-il un gouvernement ami.»

 

Ambiguïtés. Des propos qui résument les tâtonnements et les ambiguïtés de la «nouvelle politique africaine» de la France prônée par le Président depuis son élection. Cette annonce contredit en effet la volonté affichée depuis plusieurs années par Paris de retirer ses troupes du bourbier ivoirien. La base militaire permanente du 43e Bima (bataillon d'infanterie de marine) a été fermée en catimini par Paris en 2008, laissant place à l'opération Licorne, censée s'achever après la tenue de la présidentielle ivoirienne. Mais pour le président français, nécessité fait loi. En annonçant le maintien d'une présence militaire à Abidjan, Sarkozy fait d'une pierre deux coups : il répond à une demande insistante de son homologue ivoirien et rassure la communauté française, mais aussi les opérateurs économiques qui espèrent bien toucher les dividendes du rôle crucial joué par Paris dans la chute de Gbagbo.

 

A Abidjan, tous les observateurs évoquent un «retour en force» de l'ancienne puissance coloniale dans ce qui fut son joyau en Afrique de l'Ouest. Samedi, à Yamoussoukro, Alassane Ouattara a remercié chaleureusement son homologue pour son aide, tandis que le millier d'invités l'ovationnait. Les deux hommes entretiennent des relations d'amitié depuis des années. «L'intervention de Licorne n'aurait sans doute pas été possible sans la force de ce lien», estime un conseiller du président ivoirien. Mais le pouvoir d'Alassane Ouattara reste très vulnérable. Depuis l'effondrement du régime de Gbagbo, la sécurité du pays est assumée de facto par les Forces républicaines de Côte-d'Ivoire (FRCI), composées d'anciens rebelles et de soldats de fortune. Pas très rassurant. «Quand le nouveau président se rend à l'aéroport d'Abidjan pour un déplacement à l'étranger, la force Licorne se déploie sur les principaux axes et carrefours sur son itinéraire», remarque un observateur étranger.

 

D'après une source diplomatique, Ouattara voudrait que Paris maintienne la force Licorne, déployée depuis 2002, le temps de stabiliser son régime. Il semble avoir été entendu, même si la France va réduire la voilure. Actuellement, environ 1 100 hommes sont présents sur le sol ivoirien. Une partie des militaires qui resteront seront chargés de former la future armée réunifiée que Ouattara appelle de ses voeux. C'est le retour de la bonne vieille coopération militaire, gelée après le bombardement d'un campement français à Bouaké, en 2004, par un avion de l'armée de Gbagbo, faisant 9 morts parmi les soldats de Licorne. Mais ce n'est pas tout : pris en charge par Paris, un colonel français vient d'être nommé conseiller militaire auprès du président Ouattara. Cela faisait des années qu'un tel poste n'avait pas été créé dans une ex-colonie en Afrique.

 

Ce retour à des pratiques anciennes ne manquera pas de faire bondir les détracteurs de la «Françafrique». Dans les mois qui viennent, ils scruteront à la loupe les contrats qui seront signés par le nouveau régime avec les entreprises tricolores. D'après la Lettre du continent, le Premier ministre, François Fillon, est attendu à Abidjan le 14 juillet, à la tête d'une forte délégation de patrons de l'Hexagone. Malgré une décennie de crise et au-delà des diatribes antifrançaises du camp Gbagbo, l'ex-puissance coloniale reste le premier partenaire commercial de la Côte-d'Ivoire, où 600 PME françaises sont implantées, dont 140 filiales de grands groupes (Bouygues, BNP Paribas, Société générale, Total, Accor...). Leur contribution au PIB ivoirien atteint les 30%.

 

Table d'honneur. Mais dans un premier temps, pour certains, il va s'agir surtout de faire acte d'allégeance aux nouvelles autorités. Samedi, à Yamoussoukro, on remarquait la présence de Vincent Bolloré assis dans les premiers rangs de l'amphithéâtre de la Fondation Houphouët-Boigny, aux côtés de son ancien bras droit, l'ex-ministre Michel Roussin, aujourd'hui chez Veolia. Pour l'industriel français, la Côte-d'Ivoire revêt un intérêt stratégique. Depuis 2004, il dispose d'un monopole sur le port à conteneurs d'Abidjan, le plus important d'Afrique de l'Ouest. Bolloré l'avait obtenu de gré à gré des mains du président Gbagbo, provoquant la colère de Patrick Achi, l'actuel ministre des Infrastructures et porte-parole de Ouattara, Que va faire le nouveau régime ? Peut-il congédier un industriel qui pèse lourd en terme d'emplois ? Un acteur de la scène économique locale assure que les temps vont changer : «Si Ouattara ne va pas annuler la concession du port octroyée par Gbagbo à Bolloré, il fera en sorte qu'il ne dispose plus d'un statut hors norme en Côte-d'Ivoire.»

 

En 2008, l'entrepreneur français avait été fait commandeur de l'ordre du mérite ivoirien par Laurent Gbagbo. Lors du dernier scrutin présidentiel, la campagne du sortant avait été conçue par Euro RSCG, une filiale d'Havas, dont le principal actionnaire n'est autre que... Bolloré. Vendredi soir, à la veille de la cérémonie d'investiture, Ouattara organisait un dîner au bord de la piscine de l'hôtel Président de Yamoussoukro pour ses invités étrangers. A la table d'honneur, en face de Martin Bouygues : l'inévitable Bolloré. «N'est-ce pas l'ami personnel du président français, celui qui lui a prêté son yacht après son accession à l'Elysée ?» glissait un conseiller de Ouattara, apparemment résigné.   

 

Par Thomas Hofnung, à Abidjan

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:48

 

 

 

Ban Ki moon

 

 


NEW YORK, 20 mai 2011/African Press Organization (APO)/ — Le Secrétaire général a nommé Madame Margaret Aderinsola Vogt, de nationalité nigériane Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine.

Avant cette nomination, Madame Vogt a occupé d’importantes fonctions au sein du système des Nations Unies. Elle a notamment été Directrice Adjointe au Département des Affaires Politiques du Secrétariat Général des Nations Unies, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Somalie (UNPOS) et Assistante Spéciale du Sous-Secrétaire général aux Affaires politiques. Elle fût également détachée auprès de l’Union Africaine comme Directrice de Cabinet du Président de la Commission.

 Avant de rejoindre les Nations Unies, Madame Vogt a successivement été Directrice du Programme Afrique de l’Académie Internationale de la Paix à New York et Directrice des Etudes à l’Ecole des Officiers du Nigéria. Son expérience professionnelle s’étend aussi à la prévention et de la résolution des conflits et aux questions du genre. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles dans ces domaines.

Madame Vogt est titulaire d’un Master en Relations Internationales de l’Université Columbia à New York.


SOURCE : NATIONS UNIES

 

Notice biographique de Mme Margaret Vogt

 

Mme-Vogt.jpg

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a annoncé la nomination, aujourd’hui, de Mme Margaret Vogt, du Nigéria, en tant que Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Mme Vogt remplace Mme Sahle-Work Zewde, de l’Éthiopie.

Le Secrétaire général est reconnaissant à Mme Zewde pour des efforts qu’elle a déployés pour promouvoir la paix, la sécurité et le développement en République centrafricaine et mettre en place le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix, ceci dans le cadre des efforts déployés pour s’assurer que le système des Nations Unies fonctionne comme une seule entité.

Mme Vogt pourra s’appuyer sur ses 34 années d’expérience qu’elle a accumulées sur les affaires de l’Afrique aussi bien au plan national que diplomatique et universitaire. Elle est actuellement Directrice adjointe de la Division Afrique I au Département des affaires politiques du Secrétariat des Nations Unies. Avant cela, elle était au Bureau politique des Nations Unies en Somalie, où elle a occupé les fonctions de Représentante spéciale adjointe par intérim du Secrétaire général.

La connaissance qu’elle a des diverses organisations régionales africaines lui sera très utile dans l’accomplissement de ses nouvelles fonctions. Pendant deux ans, elle a été Directrice du Bureau du Président de la Commission de l’Union africaine (UA).

Avant de travailler aux Nations Unies, Mme Vogt s’est occupée de la mise en œuvre des mécanismes de paix et de gestion des conflits de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Faisant parti des principaux Conseillers du Sous-Secrétaire général aux affaires politiques du Secrétariat de l’ONU, elle a aidé à développer et élargir les relations entre l’ONU et l’Union africaine.

Avant cela, elle a été Directrice du Programme Afrique de l’Institut international pour la paix, et Chercheure associée à l’Institut nigérian des affaires internationales. Mme Vogt a également travaillé à l’Opération des Nations Unies en Somalie (UNOSOM II). Elle a également été Directrice de recherche à l’École d’état-major de Jaji, au Nigéria, et Chargée de cours à l’École de guerre du Nigéria et à l’Institut d’études stratégiques de Kuru au Nigéria.

Mme Vogt a écrit et publié plusieurs livres et articles dans des revues universitaires. Elle est titulaire d’une maîtrise en relations internationales de la Columbia University. Elle parle couramment l’anglais et le français.

Née en 1950, Margaret Vogt est mariée et mère de six enfants.

 

 

 

Le BINUCA change de patron

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Mai 2011 13:11

Elle s’appelle Margaret Aderinsola Vogt, de nationalité nigériane, et prend désormais la tête du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique pour la Consolidation de la Paix (BINUCA). A ce titre, Margaret Aderinsola Vogt, représente spécialement le Secrétaire Général des Nations Unies (ONU). Elle remplace à ce poste l’éthiopienne Sahlé Work Zéwdé.

Cette nomination intervient au moment où le Centrafrique est en pleine mutation politique et social : discours programme du Premier ministre précédé de la prise de fonction des députés et l’annonce d’un mouvement social par les syndicalistes. A cette liste s’ajoute la demande de l’opposition au sujet de l’annulation des dernières élections groupées.

Avant d’être nommée en Centrafrique, elle a occupé d’importantes fonctions. Elle fut entre autres, Directrice adjointe au Département des Affaires politiques du secrétariat général des Nations Unies, et Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Somalie. Vogt est titulaire d’un Master en Relations Internationales de l’Université Columbia à New York.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 01:57

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

par L’Intelligent d’Abidjan Connectionivoirienne.net La Rédaction · 19 mai, 2011 à 00:15

 

L’imam Cissé de la Star 5 rêve d’exposer le DP de l’IA aux éléments du FRCI- A l’initiative de Binta Cissé de la SIB et de son époux M. Bamba, des éléments du FRCI basés à Port-Bouët sont à la recherche du DP de l’IA. Dame Binta Cissé qui a un contentieux à régler avec M Touré qui pend déjà en justice, veut profiter du désordre sécuritaire qui existe encore au pays pour régler les comptes. Peine perdue ! Nous y reviendrons.

Descente armée dans le complexe hôtelier du maire de Cocody- Le 9 Mai dernier, Jean-Baptiste Gomon Diagou, maire de Cocody appartenant au parti de Laurent Gbagbo, a reçu la visite d’hommes en armes, dans son complexe hôtelier de Blockhaus, dans la commune de Cocody à Abidjan. Son entourage indexe des éléments des Forces républicaines. Théophile Gogui qui avait été enlevé également, a, lui regagné son domicile, et se rend régulièrement, sous protection des éléments des FRCI, à son bureau.

Mahan Gahé mal en point- Le secrétaire général de la centrale syndicale ‘’Dignité’’, Mahan Gahé Basile en résidence surveillée depuis la chute de Laurent Gbagbo serait mal en point. Sa santé se serait détériorée ces derniers jours.

Le Rhdp veut lancer un mandat d’arrêt contre les déserteurs- Face aux rumeurs de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, un collectif d’avocats a été formé par les élus du Rhdp. Ceux-ci comptent ces jours-ci saisir le procureur de la République afin de lancer un mandat d’arrêt international contre certaines autorités actuellement en fuite. Pour les avocats du Rhdp, laisser ces personnalités hors du pays, c’est s’exposer à toutes sortes de risques.

Le rang de la Côte d’Ivoire menacé pour la production du caoutchouc- La Côte d’Ivoire est en passe de perdre sa première place de producteur de caoutchouc naturel. Sur une prévision de 245000 tonnes en 2011, celle-ci a été revue à la baisse. Selon l’Apromac (Association ivoirienne de caoutchouc), la chute de la production est en grande partie liée à la crise postélectorale.

Charles Konan Banny reçoit Christopher Fomunyoh ce matin à sa résidence- Arrivé en Côte d’Ivoire hier pour des consultations de haut niveau sur le processus de réconciliation nationale, le directeur régional Afrique du National Democratic Institute entame aujourd’hui sa mission. Les consultations démarrent par un entretien d’une heure à la résidence du président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation.

Un convoi-test de 2 mille tonnes de coton malien au port d’Abidjan- Les opérateurs économiques maliens ont repris le chemin du Port autonome d’Abidjan. Sur 20 mille tonnes de coton attendues, 2 mille tonnes sont arrivées hier au PAA. Pour les autorités des deux pays, cela constitue le premier test.

Maguy le tocard veut rassurer la jeunesse de Yopougon- De nombreuses informations circulent au sujet de l’armement des miliciens. Pour donner des éclairages, Maguy le Tocard, l’un des chefs de groupes miliciens anime une conférence de presse cet après-midi à l’hôtel Assonvon de Yopougon. Il s’agira de rassurer les jeunes de Yopougon quant à leur sécurité dans la commune.

Tiburce Koffi va écrire à Fraternité-Matin- Ami de toujours de Venance Konan, Tiburce Koffi est de retour au pays depuis quelques jours. Parti en Europe au plus fort de la crise postélectorale, l’écrivain pressenti un moment pour diriger le Palais de la Culture, compte collaborer comme chroniqueur à Fraternité-Matin. La chronique s’intitule « sanctuaire – discours sur les arts ». Parallèlement, Tiburce Koffi poursuivra ses études et recherches à l’Université de Cocody.

Jonathan Perkoma, jeune burkinabé, tabassé à cause de Kima Emile- Jonathan Perkoma qui a voulu s’opposer à la prise de parole de Kima Emile en qualité de représentant de la communauté burkinabé en Côte d’Ivoire, lors d’une cérémonie de réconciliation lundi dernier à Yopougon, a été bastonné. Cela ne plaît pas à Lamine Sawadogo, membre du collectif des burkinabé en Côte d’Ivoire : «Ce monsieur a attaqué le président du Faso avec des propos irrévérencieux, il a mis la vie des Burkinabé en danger et un citoyen Burkinabé ne peut pas être battu à sang à cause de lui. Nous protestons fermement contre cette attitude ambiguë».

L’arrivée de Bozizé à Yamoussoukro confirmée- Le Président François Bozizé de la Centrafrique, fait partie des chefs d’Etat africains qui seront à l’investiture du Président de la République, le samedi 21 mai 2011.

Ban Ki-moon en Côte d`Ivoire pour l’investiture de Ouattara- Le secrétaire général de l’ONU se rendra en Côte d’Ivoire où il assistera samedi à l’investiture du président Alassane Ouattara à Yamoussoukro. Ban Ki-moon ira également à Abidjan pour y rencontrer les forces de maintien de la paix et le personnel de la mission de l’ONU. La semaine prochaine, il se rendra au Nigeria et en Ethiopie, avant d’aller au G8 de Dauville, en France.

 

NDLR : A nouveau en quête de reconnaissance alors que pas grand monde avait daigné venir assister à son fiasco d'investiture qu'il a choisi exprès de faire coincider avec la date  anniversaire de son coup d'Etat du 15 mars 2003, se privant ainsi de la présence de plusieurs diplomates des pays de l'Union Européenne qui combattent par principe les coups d'Etat, voilà Bozizé annoncé à Yamoussoukro pour serrer la paluche à Ouattara et chercher sans doute à y rencontrer aussi Nicolas Sarkozy qui y est également annoncé pour tenter de plaider sa cause perdue après des élections fraudées dans son propre pays.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:28

 

 

 

Guy-Samzun.jpg

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

Le constat et sombre tableau que dresse ici M. Samzun représentant l'UE en Centrafrique est très édifiant et renseigne parfaitement sur ce qui se passe réellement dans ce pays soumis à la dictature sanguinaire de Bozizé comme en attestent des affaires sordides comme celle de la disparition ou sans doute la mort toujours non élucidée de l'opposant Charles Massi, dont l'instruction judiciaire après la plainte déposée par les avocats de la famille vient de débuter à Paris avec l'audition il y a une quinzaine de jours déjà pendant quatre heures d'horloge, de son fils adoptif Eric Néris ou celle tout aussi scandaleuse dite de l'incendie du supermarché RAYAN avec le bâtonnier Me Symphorien Balemby, toujours en cavale et Jean Daniel Dengou d'ADMN ainsi que des personnes proches d'eux arbitrairement arrêtées et toujours détenues dans d'inadmissibles conditions à la prison de Bossembélé sans la moindre instruction ni audition quelconque depuis bientôt un an.

 

Si on ajoute les diverses entraves répétées à la liberté d'aller et venir faites aux différents leaders de l'opposition dont le sommum a été atteint avec les tracasseries qui ont fini par entraîner la mort de l'ex-président Patassé, la situation en RCA sous le pouvoir de Bozizé avec ce que tout cela représente de déficit de démocratie - surtout après les résultats d'élections massivement frauduleuses - on ne peut qu'être fondé à parler de "régression démocratique" comme le fait ici le diplomate européen dans cette interview.

 

Rédaction C.A.P 

 

  

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 13 Mai 2011 14:57

C’est sur les ondes de Radio Ndeke Luka que l’ambassadeur chef de mission de l’Union européenne à Bangui a choisi de s’exprimer.  Dans une interview exclusive recueillie le 13 mai 2011, Monsieur Guy Samzun est revenue sur plusieurs situations évoquées ces derniers jours par la presse centrafricaine, les milieux gouvernementaux et diplomatiques : le rapport sévère publié après les élections, l’absence de l’ambassadeur à l’investiture du président Bozizé, les fonds versés par l’UE pour les militaires admis à la retraite etc… Des propos ans langue de bois

RNL : Vous êtes l’Ambassadeur de l’Union Européenne en République Centrafricaine, le monde entier a célébré il y a quelques jours la journée de l’Europe. Pourquoi cette journée n’a pas été célébrée par l’Union Européenne en République Centrafrique ?

Guy Samzun : C’est assez simple. Tout simplement parce que comme dans beaucoup d’autres pays, nous n’avons pas célébré la fête de l’Europe pour des raisons simplement de restrictions budgétaires. Il faut que les gens sachent qu’on avait pris accord avec le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui pour faire cette fête dans les jardins du cinquantenaire, tout était près de notre côté. Mais nous avons reçu des instructions de notre siège nous demandant de ne pas envisager de telles dépenses, vu les restrictions budgétaires qui nous frappent nous aussi.

RNL : La responsable de la diplomatie de l’Union Européenne Catherine Ashton avait publié au lendemain des scrutins de 2011, un rapport accablant sur les irrégularités qui ont entaché les élections groupées en République Centrafricaine. Quels sont les éléments vous ont permis de dresser un tel bilan ?

GS : D’abord ce n’est pas Lady Ashton qui est effectivement la haute responsable pour les Affaires étrangères de l’Union Européenne qui a publié ce rapport. C’est un rapport qui a été publié par des experts indépendants qui sont venus ici à Bangui pendant un certain temps. Je dirai même un temps très certain par ce qu’ils sont restés plusieurs semaines sur le territoire et qui ont fait un rapport de façon tout à fait indépendante, bien que financé par l’Union Européenne en respectant par contre, une méthodologie définie par l’Europe et qui ont effectivement, par des travaux qu’ils ont pu mener, les gens qu’ils ont pu rencontrer, les gens qu’ils ont pu interviewer, les données qui ont été circulées, que ce soit par la Commission Electorale Indépendante (CEI), ou les autres organes en charge des élections, faire un certain nombre d’analyses et des recoupements qui ont malheureusement et effectivement mis en évidence un certain nombre de fraudes, de disfonctionnements, d’irrégularités qui ont entaché très sérieusement le processus.

RNL : Selon le rapport qui a été dressé, les irrégularités c’est beaucoup plus du côté du pouvoir, que du côté de l’opposition, par ce qu’il y a deux camps qui étaient partis pour ces élections y compris les indépendants.

GS : j’aurai tendance à dire sur la base du rapport qu’on a des responsabilités dans tous les camps. Dans le camp de la CEI certainement y a pas de doute, il y a des responsabilités au niveau des autorités du pays, des autorités publiques sortant, il y a aussi des problèmes liés à l’attitude des Forces de sécurité et de défense du pays, même si dans d’autres domaines, elles se sont avérées efficaces et compétentes. Je ne suis pas en mesure et je ne pense pas qu’il nous soit très intéressant de savoir qui est le responsable ultime. Ce qu’on constate, c’est que malheureusement on a un processus électoral largement entaché d’irrégularités qui ont fait qu’en réalité ce que l’Union Européenne attendait, c’était des élections libres transparentes, crédibles où les populations pouvaient exprimer librement leur choix. Tout cela n’a malheureusement pas été totalement respecté, loin s’en faut, on constate une certaine régression démocratique par rapport aux élections de 2005.

RNL : Guy Samsung, l’opinion publique nationale s’est interrogée et continue à s’interroger sur la grande absence de l’Union Européenne à la cérémonie de l’investiture du président de la République François Bozizé le 15 mars dernier. Qu’est-ce qui justifie votre absence à un évènement aussi important comme l’investiture ?

GS: D’abord si nous n’étions pas présents à l’investiture, ce n’est pas par rapport au président de la République en tant que tel, mais c’est la date choisie pour cette investiture qui nous pose problème. Puisque c’était également la date du coup d’Etat, et comme vous le savez dans les principes de l’Union Européenne, on n’a pas tendance, ni coutume de célébrer, de fêter les coups d’Etat. En général, on les sanctionne, on les regrette, on les critique, mais on ne les célèbre pas, d’où notre absence à cette investiture.

RNL : A un moment donné, ce coup d’Etat a été salué par le peuple centrafricain qui l’avait trouvé salutaire !

GS: Vous savez, il y a peut-être une partie de la population qui l’a trouvé salutaire, d’autres probablement pas. Sur le principe même, l’Union Européenne ne peut défendre ni de près, ni de loin, un coup d’Etat, même s’il s’avère par la suite qu’il a été comme vous le dites, salutaire. Mais il ne faudrait pas laisser penser aux populations que la façon de ramener la démocratie passe par un coup d’Etat. Jamais l’Union Européenne ne défendra une telle position.

RNL : Monsieur l’Ambassadeur, lors d’une rencontre avec le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé, l’Union Européenne lui aurait suggéré un dialogue politique post électoral. Pourquoi cet énième dialogue politique et pour quel résultat en perspective ?

GS : Il faut clarifier très clairement les choses. Il n’a jamais été demandé par l’Union Européenne un dialogue post électoral. Dans le cadre de l’accord de Cotonou, les articles 8, 9 et subséquents prévoient de façon claire qu’il existe un dialogue entre l’Union Européenne et les pays bénéficiaires. Ce dialogue n’a jamais existé en République Centrafricaine de manière formelle, et l’article 8 prévoit que lorsque les évènements prennent une tournure un peu difficile, ce qui est le cas après le processus électoral, qu’on fasse un dialogue politique prévu par l’accord de Cotonou, un dialogue renforcé, structuré et formel. C’est dans ce sens que j’ai été demandé avec mon collègue ambassadeur de France au président de la République, de nous autoriser à entamer ce dialogue politique. Il n’est pas question de refaire un Dialogue Politique Inclusif, il n’est pas question d’un énième dialogue national. C’est un dialogue politique prévu par l’accord de Cotonou et nous demandons son application.

RNL : La table ronde des bailleurs de fonds sur la République Centrafricaine aura lieu à Bruxelles en Belgique au mois de juin prochain. Qu’est-ce que le pays peut attendre de cette rencontre. Déjà en 2007, des engagements fermes ont été pris par ces partenaires, mais les résultats étaient négatifs.

GS : Je vais donner une précision. D’abord, ce n’est  pas une table ronde organisée et gérée par l’Union Européenne. Cette table ronde est une initiative du gouvernement centrafricain et de la Commission pour la consolidation de la paix à New York, donc un organe des Nations Unies. L’Union Européenne, au même titre que les partenaires multilatéraux ou bilatéraux, est invitée à participer à cette table ronde. Nous y sommes présents en qualité d’invité. Comme vous le savez, les programmes de l’Union Européenne passent majoritairement par le Fonds européen de Développement. Puisque pour le moment nous sommes sur le programme 2008-2013, donc du côté de l’union Européenne, je dirai les engagements qui ont été pris lors de la précédente table ronde ont été tenus, on est en train de les mettre en œuvre. Il y a encore devant nous 3 ans pour finaliser et ensuite nous entrerons dans un dialogue avec le gouvernement pour un nouveau programme pluriannuel si le Fonds européen continue d’être l’instrument privilégié de la coopération de l’Union Européenne.

RNL : Depuis quelques temps des mouvements d’humeur d’une partie des militaires admis à la retraite ont été entendus dans la capitale. Ces militaires accusent les autorités du pays d’avoir détourné les fonds versés par l’Union Européenne pour leur démobilisation. Est-ce que ces fonds ont été réellement versés au gouvernement centrafricain.

SG : Deux choses : Un, les fonds ont été versés au gouvernement centrafricain. Et deux, les fonds n’ont pas été détournés. Les retraités militaires qui ont bénéficié du programme financé par l’Union européenne ont touché des montants variables et en fonction de ce qui leur était dû. Ce qu’ils réclament aujourd’hui, ces militaires, c’est de toucher plus d’argent. Le programme de l’Union Européenne n’a pas cette vocation de donner plus d’argent que ce qui a été donné, mais je vous garantis que cet argent a été bel et bien reçu par ces militaires. Puisque chaque vague de mise à la retraite a été suivi dans l’audit que nous avons commandité, et tant que cet audit n’avait pas rendu des résultats favorables, on ne peut pas faire la seconde vague. Tous les gens qui ont bénéficié de ce fond ont été payés sur les comptes en banque. Cela a été vérifié et il n y a pas de détournements.

RNL : Monsieur l’ambassadeur pour terminer, comment l’union Européenne entend appuyer le pays dans son programme de développement pour les 5 prochaines années ?

GS : Comme je l’ai dit, on a d’ores et déjà un programme indicatif national qui couvre la période de 2008-2013, pour lequel la république Centrafricaine bénéficie grosso modo de 137 millions d’euros qu’on a déjà augmenté assez substantiellement par des aides spécifiques dues à la crise des prix alimentaires, à la crise financière mondiale. Donc on doit investir un montant de dans l’ordre de 160 millions d’euros programmé. On peut valablement penser que tout ce qui va être lancé dans quelques semaines à venir dans le domaine des pôles de développement trouvera une suite heureuse après 2013. Mais pas uniquement de la part de l’Union Européenne. J’espère aussi qu’avec les autorités, nous serons parvenus à démontrer aux autres bailleurs que cette approche intégrée au niveau des pôles de développement pourrait attirer plus de fonds.

RNL : Monsieur l’Ambassadeur je vous remercie.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:09

 

 

 

Chine---RCA.jpg

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 14 Mai 2011 12:05

Le nouvel ambassadeur de Chine en Centrafrique, SUN HIACHAO a pris officiellement fonctions à Bangui. Il a organisé dans la soirée du 13 mai 2011, une réception à laquelle ont pris part la plupart des autorités du pays dont le chef de l’Etat, François Bozizé.

SUN HIACHIAO succède à SHI HU appelé à d’autres fonctions. Il est arrivé à Bangui depuis le 23 avril dernier. En portant un toast au cours de la réception, il a indiqué qu’«au cours de ces dernières années, les relations sino-centrafricaines se sont développées dans de bonnes conditions, caractérisées par l’égalité et confiance mutuelle sur le plan politique, de bonnes concertations et coordinations dans les affaires internationales et une coopération fructueuse dans les domaines économique, commercial, culturel, éducatif et sanitaire ».

SUN HIACHAO s’est dit par ailleurs très attaché à l’amitié entre la Chine et l’Afrique. Ainsi, sa mission en Centrafrique « est de renforcer davantage la confiance politique et les relations entre les deux pays ».

Le chef d’Etat centrafricain François BOZIZE et l’ambassadeur SUN HIACHIAO ont passé plus d’une heure  à huis clos pendant la réception. Cependant rien n’a filtré des entretiens entre les deux hommes. La Chine est présente en Centrafrique avec de nombreux projets de coopération. Il faut rappeler que l’exploitation du pétrole centrafricain dans la Vakaga (région du Nord avec Birao comme ville principale) est confiée à une société chinoise. Une entreprise chinoise vient également de finir la construction de « l’Hôtel des 500 chambres » à Bangui. Elle construit également l’hôpital de Bimbo, dans la banlieue de la capitale.

 

NDLR : C'est aussi sur la Chine que Bozizé compte pour faire éventuellement  face aux sanctions économiques qui pourraient être prises à l'égard de son régime en raison du hold-up électoral qui vient de se produire à l'issue de la mascarade du 23 janvier 2011 et du déficit de démocratie que connaît actuellement la RCA sous le pouvoir de Bozizé, situation qui vient de conduire l'UE a exiger l'ouverture d'un dialogue politique avec le gouvernement centrafricain au titre de l'article 8 de l'Accord de Cotonou. Ce qui est dommageable et regrettable avec la Chine, c'est qu'au lieu de développer l'amitié et la coopération multisectorielle avec la RCA et le peuple centrafricain, elle choisit de soutenir plutôt Bozizé et son régime KNK. Qu'en sera-t-il des rapports entre la Chine et la RCA lorsque Bozizé et le KNK ne seront plus au pouvoir car cela se produira bien un jour tôt ou tard ? C'est bien beau les tapis rouges qu'on ne cesse de dérouler en ce moment !

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:14

 

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

 

Par Fleury Koursany - 11/05/2011 JDB

C’était au siège de l’Union européenne (UE), à Bangui en présence des journalistes

 

Selon le diplomate européen, le Président de la République Centrafricaine leur avait a accordé avec l’Ambassadeur Haut représentant de la France en République Centrafricaine, Jean-Pierre Vidon, une audience au cours de laquelle ils ont débattu de plusieurs points. Le premier point discuté avec le président centrafricain, selon Guy Samzun, c’est la lettre de Mme Ashton, Haute Représentante de la politique étrangère, Vice-présidente de la commission européenne qui «appelait en substance les inquiétudes de l’Union Européenne dans ce processus électoral et qui incitait fortement la Cour Constitutionnelle à faire son travail en toute impartialité et toute équité avec tout le professionnalisme».

A propos des élections qui se sont déroulées en République Centrafricaine et le rapport plus ou moins explosif des experts de l’Union européenne, Guy Samzun déclare «ce rapport n’était pas de l’Union Européenne, mais plutôt des experts internationaux qui ont travaillé sur le financement de l’Union Européenne, sur le modèle européen. Ce rapport est trop inquiétant pour la démocratie en République Centrafricaine », car «de nombreuses irrégularités ont été relevées à savoir, des problèmes de dysfonctionnement, de désorganisations, de fraudes massives, de manipulations et de pressions des hommes et des femmes politiques, des autorités administratives et des forces de sécurité pour terroriser les électeurs et certains candidats. Ce rapport est la juste confirmation des faits. C’est tout ce qui a fait que l’Union Européenne et ses Etats membres qui défendent les valeurs démocratiques trouvent cela pénible».

  Les trois personnalités ont aussi débattu du communiqué de la porte-parole de Mme Ashton en ce qui concerne les restrictions à la liberté d’aller et venir en Centrafrique. Selon le diplomate européen, «les nombreuses barrières érigées sur des axes des provinces: sur ces barrières il s’y passe des choses peu orthodoxes empêchant certains citoyens centrafricains de circuler librement». A cela, il faut ajouter les quelques cas de détention et d’arrestations arbitraires en Centrafrique. Comme la décision du Chef de l’Etat d’empêcher une certaine catégorie de leaders politiques surtout de l’opposition, «même pour des raisons sanitaires» de quitter le territoire national.

 

Guy Samzun a également noté qu’avec le Chef de l’Etat, ils ont débattu de la situation des personnes détenues dans le cadre de l’affaire Rayan (du nom du supermarché qui avait été incendié). Allusion est ici faite aux membres la famille de Me Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou arbitrairement mis aux arrêts depuis lors sans chef d’accusation tout en étant encore détenus à la prison de Bossembélé, le cas du candidat Apollinaire Mbesa du parti RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain) sans pour autant oublier les multiples pressions faites sur Maître Fleury Hotto. Pour conclure, le diplomate européen a clairement mentionné qu’il a demandé au chef de l’Etat «de trouver tous les moyens pour ouvrir un dialogue entre les hommes politiques», selon l’article 8 de l’accord de Cotonou, seul moyen de sauver la facette de la tension postélectorale et la démocratie en République Centrafricaine. «L’Union Européenne n’est pas présente en République Centrafricaine pour des polémiques mais plutôt pour accompagner, aider, conseiller dans le bon sens», précise enfin Monsieur Guy Samzun

 

 

NDLR : La conception médiévale de Bozizé de la gestion du pouvoir d'Etat et les actes politiques extrêmement graves qu'il ne cesse de poser ne peuvent que lui attirer les foudres des pays occidentaux et leurs représentants accrédités en Centrafrique. Il doit se rendre compte à présent qu'en réalité, il n'a remporté qu'une victoire à la Pyrrhus aux dernières élections en trichant et que maintenant commence la troisième mi-temps en quelque sorte de ce jeu qu'il ne gagnera pas nécessairement.

Les gros problèmes de droits de l'homme constamment violés en RCA par des éléments bien connus de son propre entourage qu'il protège et qui demeurent toujours impunis, les 'arrestations et détentions arbitraires, les disparitions non élucidées de personnes ou d'opposants politiques, les entraves faites délibérément à la liberté de circulation tant aux simples citoyens qu'aux leaders des partis d'opposition etc...ne peuvent pas passer  simplement en pertes et profits. Bozizé et son gouvernement doivent inévitablement en rendre compte.

Tant que ces questions de déficit démocratique ne seront pas résolues, il ne sert à rien d'aller tenir une pseudo table-ronde de bailleurs de fonds à Bruxelles car ce serait une prime et un encouragement aux tricheurs d'élections et une manière de narguer les partenaires au développement de la RCA et en particulier l'UE, qui n'ont pas encore fini de digérer le hold-up électoral de Bozizé et son KNK qui ont malhonnêtement détourné leurs fonds à cet effet. Qu'a donné celle de 2006 où le gouvernement Elie Doté avait prétendu avoir levé 300 milliards de F CFA. Où est et à quoi à sevri cet manne dont les Centrafricains n'ont pas vu la couleur ?   

Est-il par ailleurs acceptable que le corrompu et sulfureux Firmin Feindiro,  celui-là même qui était Procureur de la République en service commandé et qui était au coeur de tous les scandales et affaires d'arbitraire et d'injustice flagrante du régime, qui se prend pour un demi-dieu à Bangui, prenne le portefeuille de la justice chargé de la moralisation ? Selon nos informations, le portefeuille de la justice devrait revenir à un magistrat dénommé Alain Ouaby Bekay qui a même dû quitter son poste dans une ONG à Bossangoa pour Bangui en attendant sa nomination mais à la dernière minute, l'inaltérable et omnipotent Sylvain Ndoutingaï aurait imposé plutôt Firmin Feindiro.    

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales