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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:23

 

 

 

 

IDI-BOZIZE-Syrte-juil-09--1-.jpg

 

 

N’djaména 25 juin 2011 (C.A.P) De source proche de l'état-major de l'armée tchadienne, une opération de ratissage de grande envergure serait en cours depuis quelques jours sur le territoire centrafricain. Un bataillon motorisé et lourdement armé traquerait actuellement les rebelles et tchadiens et centrafricains dans les environs de N'délé et Birao, Il faut rappeler que la semaine dernière la CPJP de Abdoulaye Issène avait publié un texte par le biais de M. Bévarrah Lala faisant état de l'encerclement de leurs éléments par les armées tchadiennes et centrafricaines en dépit d'un accord de cessez-le-feu pourtant signé le 12 juin dernier

Notre source qui a requis l'anonymat, fait état de « l'arrestation de plusieurs bandits tchadiens immédiatement transférés à N'djaména où ils seraient actuellement détenus et activement interrogés». Cette même source fait aussi état de l'exaspération des plus hautes autorités tchadiennes devant l'incapacité chronique du pouvoir bozizéen à assurer pleinement la sécurité de la RCA.  

Cet agacement de N’djaména serait de plus en plus visible et s'étendrait également à ceux des Chefs d'état de la CEMAC qui n'ont cessé de chaperonner le général-président François Bozizé depuis sa rébellion jusqu'à sa prise du pouvoir par les armes avec la complicité active des  forces d'interposition et de paix  de la CEMAC.

Certains chefs politico-militaires centrafricains qui, imitant le général-Président Bozizé, ont choisi de puiser dans le grand réservoir à mercenaires qu'est devenu le Tchad voisin pour alimenter leur groupe militaro-politique en ressources humaines, hypothèquent ainsi les bonnes relations entre les deux peuples à terme et compliquent la gestion des flux migratoires entre les deux pays. Le droit de poursuite exercé par le président Déby Itno à l’encontre de ces mercenaires serait toujours en cours mais jusqu'à quand ? Nul ne saurait le dire, pas même Bozizé qui en est le bénéficiaire à court terme.

Une correspondance particulière de N’djaména pour CA.P

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 15:34

 

 

 

Ban Ki moon

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 24 Juin 2011 13:44

Le secrétaire général de l’ONU vient de publier, un rapport sur la RCA. Un rapport dont les conclusions et les recommandations indiquent que l’absence de l’opposition politique au sein des institutions démocratiques, depuis les élections de 2011, « nuit sérieusement au processus de réconciliation nationale en Centrafrique ».

Dans ce rapport, Ban Ki Moon félicite toutes les parties prenantes d’avoir organisé avec succès les élections présidentielle et législatives et d’avoir assuré leur déroulement dans un climat pacifique. Mais il ajoute que pour permettre le développement durable et sans exclusive de la République centrafricaine, il est essentiel que le pays se dote de solides institutions démocratiques au sein desquelles les représentants des diverses communautés, tirant parti de la richesse et de la diversité de leurs points de vue, peuvent travailler ensemble à l’édification de la nation. « L’opposition politique doit y trouver sa place et avoir la liberté de s’y exprimer pour contester la politique du Gouvernement dans le respect de la moralité et de la légalité ».

L’ONU demande déjà de tirer les enseignements des élections de 2011. Pour cela, mentionne le rapport, « il faut remédier sans délai aux irrégularités et aux faiblesses relevées par les observateurs nationaux et internationaux, et appliquer les recommandations de la Cour constitutionnelle. La création récente d’un organisme professionnel, permanent et autonome, rattaché à la Commission électorale indépendante, constitue une avancée encourageante dans ce sens ».

Le SG de l’ONU encourage les autorités à s’atteler à l’organisation des élections municipales, première étape importante dans la poursuite du processus de démocratisation, de décentralisation et de rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays. Il importe selon lui, que « le Gouvernement renforce l’état de droit et la sécurité dans toutes les régions, ce qui permettrait d’établir un environnement stable et démocratique propice au développement économique ».

Bien que le mandat du Comité de suivi ait expiré, toutes les recommandations formulées au cours du dialogue politique sans exclusive n’ont pas été mises en œuvre. Il faut que le Président Bozizé et son nouveau gouvernement « continuent de s’attacher à mettre fin aux dissensions nationales et à réunifier le pays. J’encourage le nouveau Gouvernement à hâter l’application de l’ensemble des recommandations issues du dialogue politique sans exclusive ».

Ban Ki Moon appelle une nouvelle fois le Gouvernement et les groupes politico-militaires à faire avancer le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, en vue de rétablir la stabilité et de favoriser le relèvement de l’économie du pays. Avant de passer à un processus rigoureux de désarmement et de démobilisation, il est indispensable d’obtenir des précisions sur les ressources nécessaires à l’heureux aboutissement du processus de réintégration. En tant que partie intégrante du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, « la stratégie de réintégration se doit d’être infiniment crédible aux yeux des groupes politico- militaires en répondant à leurs attentes et à celles des groupes de population touchés par le conflit, en particulier ceux qui sont sous la menace de rebelles nationaux ou étrangers, de bandits, de contrebandiers et de la LRA ».

Le désarmement, la démobilisation et la réintégration doivent également être assortis et accompagnés d’une réforme profonde du secteur de la sécurité dont l’objectif est de fournir aux forces de défense et de sécurité les moyens et les compétences dont elles ont besoin pour remplir leur mission de protection de la population centrafricaine. « Cette action doit être menée indépendamment de l’appartenance ethnique et permettre de protéger le pays de la menace des rebelles nationaux et étrangers, des bandits, des contrebandiers et de la LRA ».

La culture de la corruption inquiète l’ONU. Le rapport invite le Gouvernement à  prendre d’importantes mesures pour lutter contre cette « entrave majeure au développement socioéconomique à tous les niveaux et décourage l’investissement à même de le soutenir ». Mais ce qui est encore plus important, c’est de s’attaquer rigoureusement à la culture de l’impunité, génératrice d’atteintes aux droits de l’homme.

Enfin le texte exhorte le Gouvernement centrafricain et l’Assemblée nationale à arrêter et à adopter le texte final révisé du Code de la famille, qui viendra renforcer le respect des droits des femmes. Le Gouvernement et les groupes politico-militaires à élaborer et à mettre en œuvre leur propre plan d’action pour mettre fin au recrutement et à l’emploi d’enfants soldats.

 

NDLR : Il est temps que les Nations Unies se rendent compte des conséquences du hold-up électoral de Bozizé lors des dernières élections du 23 janvier 2011. Bozizé et son KNK ont tout fait pour réinstaurer le parti unique dans le pays. L’opposition avait pourtant tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps mais personne pas même la communauté internationale n’avait voulu l’écouter. Aujourd’hui, les Nations Unies se rendent tardivement à l’évidence mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Elles doivent continuer à mettre le maximum de pression sur Bozizé qui reste désespérément autiste et sourd à tout ce qu’on lui préconise comme solution de sortie de crise. S’agissant du DPI, c’est Bozizé qui a systématiquement d’appliquer comme il se devait la feuille de route et les principales recommandations du DPI. Il a délibérément choisi de les ignorer et d’en faire à sa tête en formant un prétendu gouvernement d’union nationale à sa manière composé de personnes débauchées à gauche et à droite pour en arriver à son grossier hold-up électoral dont les fâcheuses conséquences sur le plan du recul et du déni démocratique sont aujourd’hui étalées devant le monde entier. C’est lui seul qui doit être rappelé à la raison.

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:25

 

 

 

RCA-Chine.jpg

 

 

Par Zhang Weixing,

le 23/06/2011 à 17:52 (Xinhua) - La recherche constante de l'amélioration des conditions de vie de la population et l'esprit d'égalité entre les hommes constituent les fondements du Parti communiste Chinois (PCC), a déclaré l'ambassadeur de Chine en Centrafrique, Sun Haichao jeudi à Bangui, à l'occasion d'une rencontre avec les cadres du parti travailliste KNK (parti au pouvoir en RCA), en marge des festivités du 90eme anniversaire du PCC.

"Il faut édifier le parti pour l'intérêt public et gouverner pour le peuple. Le Parti communiste chinois maintient fermement le principe qui recommande d'exercer le pouvoir pour le peuple, prendre à coeur ses préoccupations et travailler dans son intérêt'', a relevé le diplomate chinois pour expliquer l'origine de la révolution chinoise avec les exploits du PCC.

Sun Haichao a expliqué que dans son ambition de maintenir la stabilité sociale au peuple chinois, le PCC s'efforce également d'harmoniser l'intensité des réformes, le rythme de développement et la capacité d'adaptation de la société au nouveau système de manière à assurer à la population une vie paisible, à la société un ordre stable et au pays une paix et une sécurité durables.

Dans le cadre des relations avec les pays du monde et surtout l'Afrique, le diplomate chinois a réitéré que la politique étrangère de la Chine prônée par le Parti communiste est le respect de l'indépendance des autres, à travers un "partenariat gagnant-gagnant". "Le Parti communiste chinois est d'avis que tous les pays, sur le plan politique, devraient se respecter et discuter d'égal à égal afin de favoriser ensemble la démocratie des relations internationales. Sur le plan économique, ils devraient coopérer pour une complémentarité mutuelle et veiller à faire évoluer la mondialisation économique dans un sens favorable à l'équilibre des forces, des bénéfices généralisés et gagnant-gagnant", a-t-il fait remarquer.

Selon Sun Haichao, "la Chine est le plus grand pays en développement" et "l'Afrique est le continent avec la plus grande concentration de pays en développement. Leur population réunie représente plus d'un tiers de la population mondiale". C'est pourquoi la Chine n'hésite pas, malgré ses propres défis de développement, à appuyer les pays africains. Parmi les actions de soutien à l'égard de la République centrafricaine, il a cité l'annulation d'une partie de la dette de la RCA, la formation des cadres centrafricains en Chine, la construction des infrastructures.

© Chine Nouvelle

 

NDLR : C’est franchement affligeant de constater que le Parti communiste chinois soit incapable de distinguer entre les valeurs du vrai travaillisme qui méritent effectivement respect et le pseudo travaillisme du KNK de Bozizé davantage destiné à illusionner son entourage, amuser la galerie et opprimer son peuple. Ce travaillisme de Bozizé ne mérite aucune considération. Est-ce à cause du pétrole centrafricain dont Bozizé a choisi d’en confier l’exploitation à la Chine que celle-ci par gratitude, lui fait autant de courbettes ? Ce n'est pas faire preuve de solidarité avec les peuples africains en lutte pour le developpement de leurs pays et contre la pauvreté que soutenir leurs pires bourreaux comme le dictateur sanguinaire François Bozizé en Centrafrique qui pétend par pure démagogie faire du travaillisme.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:11

 

 

 

afrique

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Juin 2011 13:37

Depuis Janvier 2011, la République Centrafricaine n’a plus de représentation diplomatique en Côte d’Ivoire. L’Ambassade  est fermée et le  personnel  est revenu à Bangui des suites de la crise politique postélectorale dans le pays. Les expatriés centrafricains en Côte d’Ivoire, font face de plus en plus aux problèmes de délivrance  de papiers administratifs et d’authenticité des documents.

A l’heure actuelle, 75 Centrafricains qui sont en Côte  d’Ivoire ont opté pour un retour volontaire et la procédure de rapatriement est en cours. "Toutes les grandes écoles ont repris mais les étudiants ont de sérieux problèmes pour entrer en possession des documents leur permettant de poursuivre leurs études. Ils ont aussi besoin des documents de certification de leur papier", a affirmé Bernard Wagramalet expatrié centrafricain en Côte  d’Ivoire, joint au téléphone par Radio Ndeke Luka.

En plus de cette difficulté énoncée, il ajoute que les membres de la Commission électorale indépendante n’ont pas encore reçu leurs indemnités de prestation de service pour les élections présidentielles du 23 janvier dernier.

Bernard Wagramalet est l’invité de l’émission Le Centrafricain de la Diaspora. L’intégralité de cette interview sera diffusée le dimanche sur Radio Ndeke Luka.

 

NDLR : En réalité, cette ambassade n'avait d'ambassade que le nom et était en fait fermée depuis lontemps, incapable qu'elle était de faire face matériellement à un certain nombre d'obligations minimales d'une représentation diplomatiique digne de ce nom. La longue et grave crise qu'a connue l'Etat ivoirien lui-même n'a rien arrangé dans tout cela.

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:04

 

 

 

Minurcat.jpg

 (Cameroon-Tribune 21/06/2011)

Les éléments de la Micopax I ont quitté Douala lundi pour Bangui où ils travailleront pendant six mois.

«Vous allez à Bangui en tant qu’ambassadeur du Cameroun. La hiérarchie m’a chargé de vous parler et vous mettre en garde. Vos prédécesseurs se sont bien conduits. Je voudrais que vous soyez des exemples de discipline, de propreté, de discrétion, et de disponibilité. Vous êtes partis sains, revenez sains. » Tel un père s’adressant à ses enfants, le Général de division, Saly Mohamadou, commandant de la 2e région militaire interarmées a tenu un discours d’au revoir empreint à la fois de fermeté et de franchise.

Le contingent qui a quitté la base aérienne de Douala très tôt hier lundi fait partie de la Mission internationale pour la consolidation de la paix (Micopax 1). Il s’agit du BSA (Bataillon spécial amphibie) basé à Tiko, qui, depuis 2010 a pris le relais, en ce qui concerne cette Micopax 1 pour la partie camerounaise. « Ce choix n’est pas gratuit. C’est le mérite. Le BSA est une formation d’élite », a expliqué le Général de division, Saly Mohamadou.

103 officiers, sous-officiers et militaires de rang et une vingtaine de personnels d’appui ou rattachés à l’officier commandant du détachement camerounais font partie du voyage. Une mission qui va durer six mois. « Le contingent va effectuer des opérations de consolidation de la paix en République centrafricaine. Il va sécuriser la population, lutter contre le grand banditisme, assurer la médiation avec le gouvernement central, encadrer la restructuration des forces armées centrafricaines, notamment dans le programme de désarmement, de démobilisation de réinsertion (DDR) des rebelles », explique le colonel Abba Yagana, sous-chef Etudes générales et relations internationales à l’état-major des armées.

La Micopax 1 est une des premières missions de la Fomac (Force multinationale d’Afrique centrale) dont l’état-major est constitué des pays de la CEEAC. Avec un commandement rotatif. Le Général de division, Hector Marie Tchemo, actuel commandant de la 1ère région militaire interarmées, a été le commandant de cette force, d’août 2009 à août 2010. Il a été relevé par un Général de la RDC. « La Fomac envisage de former les militaires centrafricains pour prendre le relais de cette force, pour qu’ils sécurisent eux-mêmes leur pays », a ajouté le colonel Abba Yagana.


Alain TCHAKOUNTE

© Copyright Cameroon-Tribune

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 20:27

 

 

 

Bozizé KNK

 

Bruxelles, 17 juin (C.A.P) – Malgré les mises en garde de l’Union Européenne sur l’inopportunité et l’inutilité de la table ronde que l’ambassadeur de Belgique aux Nations Unies et président de la Commission de consolidation de la paix en RCA M. Jan Grauls, pour se faire voir, a décidé peu après le hold-up électoral de Bozizé d’organiser à Bruxelles le 17 juin 2011 une réunion de donateurs de la RCA.

Bozizé dont l’opposition refuse toujours de reconnaître la réélection frauduleuse et dont l’investiture a été aussi boycottée par l’UE s’est senti ainsi grisé et avait proclamé urbi et orbi qu’il était l’invité à dîner le jeudi 16 juin du gouvernement démissionnaire belge. Mal lui en a pris car le fameux dîner devait être présidé par le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et l’ambassadeur délégué de l’UE à Bangui. Informé du rang de ceux qui devaient l’accueillir à ce dîner, Bozizé a préféré tout simplement ne pas s’y rendre.

 Autre fait humiliant pour le général président, aucune autorité belge n’a daigné se pointer à la gare de Bruxelles-Midi pour l’accueillir à sa descente du Thalys qu’il a pris à Paris vers 16 h heure d’été. Seuls son premier ministre Faustin Touadéra revenu de New York et les membres de son gouvernement venus de Bangui pour la table ronde qui ont dû être présents à la gare de Bruxelles-Midi.

Au sujet de la réunion proprement dite, seule l’Autriche a annoncé son intention d’octroyer une enveloppe d’un million d’euros soit 650 millions de F CFA. Pour le reste il n’y a que du vieux. La Banque Africaine de Développement (BAD) s’est contentée de rappeler ce qu’elle avait déjà prévu pour la construction des routes et autres projets de développement en RCA. Rien de nouveau donc. Cela valait-il la peine qu’un chef d’Etat se déplace pour si peu et se faire autant humilier?   

Selon nos informations, le déplacement de la délégation centrafricaine aura coûté en titres de transport, frais de mission, caisse d’avance pour Bozizé, Touadéra et les ministres ainsi que les autres membres de la délégation, la bagatelle de 135 millions de F CFA soit 88.554.19 euros environs, sans compter les dépenses afférentes à l’avion spécial qui a acheminé Bozizé de Bangui à Paris et sans doute pour le trajet retour.

Le déplacement de Bruxelles n’aura pas été totalement inutile pour Bozizé et Sylvain Ndoutingaï. Ils ont pu tout de même profiter de leur présence dans la capitale belge pour écouler leurs diamants en recevant discrètement et nuitamment des acheteurs de pierres précieuses. Ainsi ils ne rentreront pas totalement bredouilles à Bangui.   

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 03:08

 

 

 

 

CEEAC.jpg

 

 

Source : portalangop.co.ao 15-06-2011   

Prévu pour ce 15 juin N'djamena, au Tchad, le XVème sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) a été reporté pour des raisons techniques. Il s’agit du second report après celui février dernier.

Le XVème sommet des chefs d'Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC), prévu pour ce 15 juin à N'djamena, au Tchad, a été reporté pour des questions techniques. Pourtant, le 14 juin, le conseil des ministres des pays membre de l’organisation s’est réuni dans la capitale tchadienne pour aborder la préparation de cet évènement.

Le conseil a notamment débattu programme de travail de l'évènement, le rapport sur la situation en République Centrafricaine, le Projet de communiqué final et le projet de programme de travail. La réunion ministérielle s’est également penché sur des notes d'informations relatives aux activités menées après le Conseil des ministres de février 2011, dans les domaines de la paix et de la sécurité, des infrastructures de transports et de la gestion intégrée des ressources de l'eau ; ou encore celles du domaine de l'environnement, de la gestions des ressources naturelles, de l'agriculture et développement rural, du commerce et de l'industrie, ainsi que des technologies d'information et des Télécommunications.

Initialement prévue pour février 2011, le XVème sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la CEEAC a déjà été reporté pour des raisons d'ordre technique. Créée en 1981, la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (CEEAC) regroupe l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo-Brazzaville, la République Démocratique du Congo (RDC), le Gabon, la Guinée-Equatoriale, le Rwanda, São Tomé et Principe et le Tchad.

 

NDLR : La situation en Centrafrique ne cesse de faire l’objet des sommets de Chefs d’Etat. Ce n’est certainement pas par pur hasard. Bozizé a sans doute préféré aller faire le malin à Bruxelles plutôt que d'être à N'djaména. En moins d’un moins, plusieurs faits graves et événements majeurs se sont déroulés dans le pays, particulièrement dans sa capitale Bangui. Petit à petit les Centrafricains commencent à prendre conscience de l’impérieuse nécessité de descendre dans la rue pour faire bouger les lignes du système Bozizé qui ne cesse de les opprimer. Après l’effervescence du km 5 contre l’assassinat des deux enfants dont les corps ont été découvert dans le coffre d’un véhicule, ce fut le tour des médecins de descendre dans la rue pour protester contre l’assassinat par la LRA de leur confrère d’Obo. Puis, la population des 3ème et 5ème arrondissements excédée, a fini par dresser des barricades et brûler des vieux pneus pour réclamer la fourniture d’eau et de courant électrique. A force, ils comprendront que leur sort est bel et bien entre leurs mains. Tant mieux !

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:24

 

 

 

Baba-Ladd---1-.jpg

 

Ai- Rca- Mardi, 14 Juin 2011 09:57 - En présence du Médiateur Centrafricain Monseigneur Paulin Pomodimo, M. Abderaman Moussa, son homologue pour la République du Tchad en mission en Centrafrique a été reçu en audience par le Chef de l'Etat François Bozize le 11 juin au Palais de la Renaissance.

Le but de sa mission est de venir rencontrer les rebelles tchadiens du Front Populaire pour la Révolution installés dans la Nana Gribizi, afin de négocier leur rapatriement au Tchad, leur pays d'origine.

"Nous sommes porteurs d'un message verbal de la part de son excellence Idriss Deby Itno à son homologue centrafricain, le Président François Bozize." a déclaré M. Moussa au sortir de l'audience avant  d'ajouter que " leur entretien portait sur les très bonnes relations qui existent entre nos deux pays".

Pour le médiateur tchadien, les problèmes de l'heure ont été passés en revue. "Il n'y a   pas longtemps qu'un évènement malheureux s'est produit entre les deux peuples frères. Nous pouvons dire que, c'est un problème qui peut arriver entre les gens qui vivent ensemble" a t-il rappelé avant d’ajouter que « les Tchadiens qui sont en Centrafrique sont chez eux tout comme les Centrafricains qui sont au Tchad ».

En évoquant la présence des rebelles du général Babaladé  dans la Nana Gribizi, le Médiateur a tenu à souligner qu’il s’agit d’une lapalissade « ce n'est pas un secret que nous avons un compatriote qui est en Centrafrique, un certain Babaladé. Nous avons posé le problème et demandé son retour avec toutes les garanties des autorités centrafricaines dans son pays d'origine qui est le Tchad ».

Le Médiateur tchadien, M. Abderaman Moussa, à la tête d'une forte délégation de cinq personnes était arrivé à Bangui, le 10 juin dernier où il avait été accueilli à l'aéroport par le Médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo.

Kabongo, Ai Bangui

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 20:46

 

 

 

 

fuite de musulmans tchadiens

 

 

 

Vendredi, 10 Juin 2011 14:29  - Suite à un arrêté du ministre de l'Administration du Territoire Josué Binoua, un comité de concertation inter-communautaire a été mis en place vendredi à Bangui, où des violences contre des musulmans ont fait onze morts au début du mois de juin. Ce comité doit «servir d'interface entre les communautés et les différentes institutions de l'Etat». Il aura en outre pour mission de «sensibiliser les communautés aux valeurs civiques de paix, de tolérance, de l'amour du prochain, et de laïcité de l'Etat».

Les membres de ce comité auront à «sensibiliser au respect des règles et lois de la République Centrafricaine ». Le comité est composé de représentants des différents ministères, de cinq représentants de la communauté tchadienne, un représentant des grandes communautés étrangères (RD Congo, Congo-Brazzaville, Cameroun, Sénégal, Nigeria, Soudan), des représentants de l'armée. Il est présidé par le conseiller diplomatique du président de la République.

11 musulmans avaient trouvé la mort dans des violences qui ont éclatés, après la découverte le 31 mai des corps de deux enfants âgés de 4 et 5 ans dans le coffre d'un véhicule appartenant à un musulman. Les enfants avaient disparu deux jours avant.

Info, afreekelection.com

 

 

MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU                           REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION                                              Unité – Dignité – Travail

*****

DIRECTION DE CABINET

*****

N°_____/11/MATD/DIRCAB/CM/

 

ARRETE N° ______/MATD/DIR.CAB

PORTANT CREATION D’UN COMITE DE

CONCERTATION INTERCOMMUNAUTAIRE

*********

LE MINISTRE DE L’ADMINISTRATION

DU TERRITOIRE ET DE LA DECENTRALISATION

 

Vu La Constitution du 27 Décembre 2004 ;

Vu La Loi Constitutionnelle n°10.005 du 11 Mai 2010, modifiant et complétant certaines dispositions de le Constitution du 27 Décembre 2004

Vu le Décret n°11.032 du 18 Avril 2011, portant nomination du Premier Ministre, Chef de Gouvernement ;

Vu le Décret n°11.034 du 22 Avril, portant nomination des Membres du Gouvernement et son modificatif subséquent;

Vu Le Décret n°11.156 du 11 Mai 2010, portant promulgation de la loi Constitutionnelle n°10.005 du 11 Mai 2010 modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 27 Décembre 2004.

Vu le Décret n°10.268 du 17 Septembre 2010 portant Organisation et Fonctionnement du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation et fixant les attributions du Ministre ;

 

ARRETE

 

Article 1er : Il est crée auprès du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation un Comité de Concertation Intercommunautaire en abrégé CCIC.

 

I/ Des missions du Comité de Concertation Intercommunautaire

 

Article 2 : Le Comité de Concertation Intercommunautaire a pour mission de :

- Sensibiliser les communautés aux valeurs civiques, de paix, de la tolérance, de l’amour du prochain et de la laïcité de l’Etat.

- Servir d’interface entre les communautés et les différentes institutions de l’Etat.

- Assurer la médiation en cas de litige opposant les communautés.

- Sensibiliser aux respect des règles et lois du pays d’accueil (la RCA)

 

II/ De la composition

 

Article 3 : Le Comité de Concertation Intercommunautaire est composé de :

·  Président, le conseiller diplomatique du Président de la République, Chef de l’Etat.

·  Vice-président un magistrat représentant le Ministère de la Justice.

·  Rapporteur, le Chargé de Mission aux Affaires Administratives et Juridiques du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

·  Rapporteur adjoint, un représentant du Ministère des Affaires Étrangères et des centrafricains de l’Étranger.

 

III/ Membres

·  Cinq (05) Représentants de la Communauté Tchadienne résidant en Centrafrique.

·  Un (01) Représentant des grandes communautés étrangères en RCA (Congo Démocratique, Congo Brazzaville, Cameroun, Sénégal, Liban, Nigéria, Soudan).

·  Un (01) Représentant de l’Ambassade du Tchad en RCA

·  Un (01) Représentant du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation.

 

·  Un (01) Représentant des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

·  Un (01) Représentant de la gendarmerie Nationale.

·  Un (01) Représentant de la police centrafricaine.

·  Un (01) Représentant du Ministère des Affaires Sociales et de la Solidarité.

·  Un (01) Représentant du Ministère de la Communication.

·  Un (01) Représentant du Ministère de l’Éducation Nationale.

·  Un (01) Représentant de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui.

 

IV DU FONCTIONNEMENT

 

Article 4 : Le Comité de Concertation Intercommunautaire se réunit en temps ordinaire tous les trois mois sur convocation de son président et à tout moment en cas de besoin.

 

Article 5 : Les recommandations du Comité de Concertation Intercommunautaire sont communiquées au Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation dès leur adoption.

 

Article 6 : Le Comité peut faire appel à toute personne ressource dans l’accomplissement de ses missions.

 

Article 7 : Le présent arrêté qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et communiqué partout où besoin sera.

 

Bangui, le 10 juin 2011

 

Le Ministre de l’Administration du Territoire

et de la Décentralisation

 

Josué BINOUA

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 03:54

 

 

 

 

drapeaux_rca_ue_200.jpg

 

  Andris-Piebalgs.png

 

Bangui, 9 Juin 2011 – (C.A.P) – Chargé par le président de la Commission européenne de répondre à une lettre d’invitation datée du 25 mars 2011 du premier ministre centrafricain, Archange Touadéra, à prendre part à Bruxelles à une Table Ronde des donateurs, du 16 au 17 juin 2011, le Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, M. Andris Pielbags a adressé au PM centrafricain depuis le 18 mai dernier, un courrier dont une copie est parvenue à Centrafrique-Presse.

 Une lecture entre les lignes de cette correspondance pourtant diplomatique, montre que Bangui et Bruxelles ne sont visiblement pas sur les mêmes longueurs d’ondes, c’est le moins qu’on puisse dire. Sans détours, l’UE pose les conditions de sa présence à cette fameuse Table Ronde en ces termes : « Selon les engagements et les actions que votre Gouvernement aura entrepris, l'Union européenne répondra favorablement à votre invitation et sera représentée à la table ronde des donateurs pour délivrer le message approprié ». Voilà qui a vraiment le mérite de la clarté.

En réalité, la tenue même de cette Table Ronde paraît très prématurée inopportune pour l’UE qui justifie sa position de cette façon : « l’organisation d’une table ronde des donateurs aussitôt après les élections de 2011, et ceci sans que le processus électoral ne soit clos, devrait être accompagnée d’un signal politique fort ». Traduction : Sans des mesures courageuses de votre part pour décrisper la situation politique postélectorale, inutile d’organiser une telle réunion.

Parmi les signaux forts que souhaite Bruxelles, il y aurait par exemple, lit-on plus loin : la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, un engagement crédible en vue de la révision du code électoral, l’élaboration d’un programme de gouvernement crédible et réaliste et à la reprise du dialogue politique laissant toute sa place à la société civile ». Autrement dit, l’actuel gouvernement Touadéra 3 constitué essentiellement de ministres KNK et quelques pauvres débauchés n’est pas crédible et doit être remanié ; le code électoral qui a servi pour les dernières élections n’est pas ce qu’il faut et doit être refait ;

Plus loin encore dans la lettre, l’auteur, au nom de son institution, se fait même menaçant en parlant sur un ton franchement comminatoire : « Nous continuons à suivre attentivement la situation en République centrafricaine » et suivent des conditionnalités ainsi formulées : « la transmission de deux requêtes concernant respectivement la mise à jour du code électoral suite aux imperfections constatées lors du dernier processus électoral et l’audit des dépenses électorales témoignerait concrètement de la volonté de votre gouvernement de s’engager dans un tel dialogue politique renforcé».

L’insistance que met l’Union Européenne à obtenir un rapport d’audit sur les finances des dernières élections est la preuve de l'existence de sérieux doutes que Bruxelles doit nourrir sur la probité des personnes qui ont eu à gérer les fonds qui ont été alloués par l’UE pour ces élections. Cela renvoie directement à la calamiteuse gestion de la commission électorale prétendument indépendante par le nullissime et vrai faux pasteur Joseph Binguimalé qui avait déjà fait l’objet d’un audit exigé par l’opposition, qui a au demeurant été réalisé mais dont Bozizé a obstinément refusé d’en publier le rapport qu'il continue de garder par devers lui jusqu'à ce jour.

Il sera intéressant de savoir quelle sera la réponse de Bozizé, maintenant que c’est l’UE et non l’opposition qui réclame l’audit des dépenses électorales. Continuera-t-il à se cacher derrière son petit doigt ou jouera-t-il enfin la transparence ? Il est permis d’en douter car la façon avec laquelle Binguimalé a octroyé à tour de bras des marchés de gré à gré non exécutés de plus de cinq cents millions aux enfants de Bozizé et à l’une de ses épouses, aura-t-il vraiment le courage de laisser les conclusions de cet audit financier étalées sur la place publique car il doit sans doute y avoir beaucoup de saletés à cacher à l’opinion publique?

Principal bailleur de fonds des élections centrafricaines à hauteur d’environ 80 % du montant, l’Union européenne est en droit de réclamer quelques comptes à Bangui dans la mesure où il s’agit de l’argent des contribuables européens qui en fin de compte, n’a servi qu’à réélire un autocrate sanguinaire. Ce détournement par Bozizé du financement de l’UE pour assurer son hold-up électoral et celui des députés de son parti a été qualifié d’élections « sujettes à caution » par le rapport d’experts électoraux qui ont observé les élections centrafricaines du 23 janvier dernier. Il s’agit clairement pour Bruxelles d’un abus de confiance qui ne peut passer tout simplement en pures pertes et profits.  

Le contenu de la lettre du Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire au PM centrafricain, qui vaut  position officielle de l’UE, laisse entrevoir que les chances de réussite de cette Table Ronde sont franchement très minces et que même dans l’hypothèse où Bangui ferait un passage en force pour qu’elle ait lieu à tout prix, ce serait service minimum en attendant de profondes réformes à Bangui. Bozizé et Touadéra sont avertis.   

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales