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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 00:57

 

 

 

Deby-Boz.jpg

 

Baba-ladde-signe-l-accorde-Bangui.jpg

 

 

Bangui, 26 juil (C.A.P) - Les récents communiqué de presse du FPR de Baba Laddé  - dont les troupes ont pris depuis longtemps pour sanctuaires les préfectures de l’Ouham et de la Nana-Gribizi - remettant en cause l’accord de Bangui qu’il avait pourtant signé avec les autorités de N’djaména le 15 juin dernier, doivent sans doute résulter des fortes pressions qu’exercent sur ce chef rebelle afin qu’il puisse déposer les armes et regagner son bercail au Tchad.

En effet selon des informations concordantes, les autorités de N’djaména semblent désormais faire preuve d’un grand agacement, voire d’une irritation certaine à l’égard de Baba Laddé dont la présence des troupes en plein territoire centrafricain, c’est-à-dire sur le flanc sud du Tchad, présente un certain danger pour le pouvoir d’Idriss Deby Itno qui ayant pratiquement désormais réduit presque toutes les rébellions tchadiennes de l’Est, n’entend pas qu’une menace militaire vienne du Sud inquiéter son régime.

Cela pose aussi l’éternelle question de l’incapacité congénitale du régime de Bozizé à assurer la sécurité de son territoire à l’intérieur de ses propres frontières et à plus forte raison à dissuader des rébellions étrangères de venir squatter certaines régions de la RCA. Devant l’extrême faiblesse militaire de Bangui de défendre l’intégrité du territoire centrafricain, les autorités tchadiennes résistent de moins en moins à exercer un droit de poursuite quitte à pénétrer profondément dans le territoire centrafricain pour traquer les rebelles tchadiens qui, expulsés désormais du Soudan, ont tendance à refouler sur la RCA qu’ils entendent prendre comme base-arrière pour le lancement de leurs offensive contre les forces armées tchadiennes de Deby. Les récentes interventions militaires des FAT à Birao et Ndélé en sont une preuve.  

Toujours selon nos informations, lors des récentes discussions qui se sont déroulées à N’djaména le lundi 18 juillet dernier entre la délégation centrafricaine et celle du Tchad, la partie tchadienne a exigé et obtenu de la partie centrafricaine son accord pour le démantèlement des nombreuses barrières illégales installées en particulier dans le Nord de la RCA dont elle a le sentiment qu’elles sont surtout destinées à spolier les éleveurs tchadiens de leur bétail ainsi que des biens de certains commerçants tchadiens.

Centrafrique-Presse avait révélé récemment dans une de ses parutions que le président tchadien tient une comptabilité macabre du nombre de Tchadiens qui ont trouvé la mort en RCA. Il en serait à 238 selon nos informations et demande que les coupables des Tchadiens qui ont été tués dernièrement lors des émeutes du Km 5 soient retrouvés et punis par la justice.

On le voit, outre les mesures de dédommagement souhaitées  et quasiment imposées à la partie centrafricaine par le Tchad après les dernières insurrections anti-tchadiennes de Bangui nées de la macabre découverte  des corps de deux petits garçons dans l’arrière d’un véhicule appartenant à un ressortissant tchadien musulman, N’djaména devient de plus en plus exigeant avec les autorités de Bangui de qui des résultats concrets sont réclamés. Bozizé a-t-il le choix ? La survie de son pouvoir dépend surtout du bon vouloir de son parrain et suzerain de N’djaména. Attendons de voir… !  

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 01:21

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

Afreekelection.com  Samedi, 23 Juillet 2011 15:47

La République centrafricaine a reconnu l'indépendance du Kosovo devenant ainsi le 77e pays à l'avoir fait depuis la séparation unilatérale de ce territoire de la Serbie en 2008, a indiqué vendredi un responsable kosovar.

Cette reconnaissance "est le mérite du gouvernement et de sa diplomatie qui ont été très activement engagés dans le lobbying auprès des pays africains", a déclaré aux journalistes le vice-Premier ministre kosovar, Behgjet Pacolli.

Le Kosovo a proclamé son indépendance en février 2008 et a été depuis reconnu par 77 pays, dont les Etats-Unis et 22 des 27 pays de l'Union européenne.

La Serbie ne reconnaît pas cette proclamation de l'indépendance considérant toujours le Kosovo comme sa province méridionale.

Malgré le différend sur le statut de ce territoire, Belgrade et Pristina ont entamé en mars, sous l'auspice de Bruxelles, des pourparlers sur des questions techniques relatives à la vie quotidienne des gens vivant au Kosovo qui devraient se poursuivre en septembre.

 

NDLR : Il est étrange que les autorités centrafricaines se cantonnent dans un silence assourdissant et que ce soit la partie Kosovar seule qui ait fait cette annonce. Quelle contrepartie les autorités de Bangui ont tiré ou comptent tirer de cette reconnaissance, on voudrait bien savoir car si le PM Kosovar parle de « lobbying auprès des pays africains », c’est que cela ne s’est pas fait gratuitement pour les beaux yeux des Kosovars.  

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 02:32

 

 

 

 

Bozize KNK

 

 

Report

Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA)Au milieu d'un contexte régional encore fragile, la République centrafricaine (RCA) a atteint une étape importante vers la consolidation de la paix, avec la tenue pacifique des élections nationales au début de 2011. En dépit de nombreuses revendications avancées par l'opposition concernant la légitimité des résultats des élections parlementaires, le Président Bozizé en place a été réélu pour un second mandat sans incidents majeurs. Cependant, cette importante réalisation n'a pas encore apporté les améliorations prévues pour l'immense majorité de la population centrafricaine. 

Dans le nord-ouest, où la majorité des personnes déplacées se trouvent, peu de progrès ont été accomplis vers la construction d'un environnement propice aux retours durables.

L'ensemble de la population du sud-est de la RCA reste profondément traumatisée par les attaques violentes de résistance du Seigneur (LRA), bien que l'ampleur et le nombre de ces attaques a diminué durant le premier semestre de 2011.

En attendant, la situation sécuritaire globale, et donc l'accès humanitaire, est gravement détériorée dans le nord et le nord-est du pays.

L'examen à mi-annuel (MYR) de l'Appel de 2011 consolidé (CAP) dévoile 13 nouveaux projets, principalement face à la situation évolue dans le Nord-Est.

De même, les réfugiés centrafricains au Cameroun et au Tchad attendent des garanties supplémentaires avant de regagner leur pays d'origine. Tandis que d'une stratégie de réinsertion globale a été convenu par le Gouvernement et ses partenaires, aucune mesure concrète n'a encore été prise dans le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), en dépit de la forte volonté du gouvernement de le faire.Les organisations nationales et internationales de secours sont maintenant bien représentées dans chacune des villes concernées dans les deux provinces du Mbomou et Haut Mbomou. Toutefois, l'accès routier reste dangereux sans escorte armée.

La résurgence du conflit armé entre la Convention des Patriotes pour la justice et la Paix (CPJP) et les forces gouvernementales et leurs alliés de l'Union des Forces Démocratique Redressement versez le rassemblement (UFDR) plus tôt dans l'année traduit en contraintes récurrentes sur l'accès des populations aux services de base et l'aide humanitaire. Plus inquiétant, les groupes criminels ont proliféré dans les préfectures de la Haute- Kotto, la Vakaga et du Bamingui-Bangoran, et de plus en ciblant les travailleurs humanitaires et les biens. Bien que la CPJP a signé un accord de cessez-le feu avec le gouvernement le 12 Juin 2011, ravivant les perspectives de l'accès humanitaire plus, les programmes humanitaires continueront à être affectés par la menace persistante pénale.

Les trois principaux objectifs dans la stratégie humanitaire commune pour la RCA demeurent: - sauver des vies, de protection et de relèvement précoce. Cependant, les approches programmatiques élaborées à l'appui de ces objectifs doivent s'adapter à chaque cas spécifique contexte sous-régional notamment à travers la conception de la gestion des programmes à distance dans la zone la plus instable dans le nord-est du pays. En attendant, les membres de l'équipe du Partenariat humanitaire et le développement (HDPT) va renforcer l'accent sur les approches intégrées par le biais des projets transversaux visant à accroître l'impact. En tant que tel, l'aide humanitaire, y compris de reprise précoce des programmes axés, continue de jouer un rôle clé dans le soutien de la consolidation de la paix.En Juin 30, US $ 59 millions (43%) du financement a été enregistré par rapport aux exigences révisées de 139 millions de dollars. Projets classés comme priorité immédiate restent largement sous-financés avec seulement 24% des besoins couverts. L'équipe humanitaire de pays (HCT) en RCA, et toutes les organisations qui forment le HDPT, nous exhortons les donateurs à apporter leur soutien pour répondre aux besoins de base d'une population très vulnérable, qui continue à être largement négligés.

 

NDLR : Les Nations Unies à travers le BINUCA dirigée naguère par l’incapable Mme Zewde ainsi que l’UE qui ont piloté le processus électoral centrafricain, doivent reconnaître à présent qu’elles ont lamentablement échoué avec la réélection de Bozizé qui s’est joué de tout le monde en profitant largement des fonds que le FMI et la communauté internationale lui ont versés pour financer sa campagne personnelle. Si elles avaient tout fait pour qu’il y ait des listes et cartes électorales informatisées voire biométriques, les résultats de ces élections n’auraient pas été sujets à caution.

C’est bien tard de s’apercevoir maintenant que l’élection du prédateur Bozizé et son entourage de voleurs et corrompus, « n'a pas encore apporté les améliorations prévues pour l'immense majorité de la population centrafricaine ». Il ne pouvait en être autrement. N’est-ce pas ce même Bozizé qui a été qualifié par l’administration Obama « d’inapte » aux fonctions de président d’un pays. Il ne faut pas sortir des cuisses de Jupiter pour prévoir une telle situation. Comment le FMI peut-il maintenant  faire semblant de découvrir aujourd’hui que « de graves sorties d’argent injustifiées du trésor » ont eu lieu ! C’est incompréhensible !

La question se pose maintenant de savoir si la communauté internationale, ONU, UE, UA, FMI, BM et autres, va-t-elle continuer à s’accommoder du régime prédateur de Bozizé pendant son mandat de cinq ans ? N’y-a-t-il pas moyen de mettre un maximum de pression sur lui pour obtenir l’annulation de ces élections dont tout le monde admet qu’elles été fraudées et en refaire d’autres réellement transparentes et démocratiques en y mettant cette fois-ci les moyens appropriés ?  

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 20:15

 

 

 

080710rebelles-lra

 

 

Angop, 11h45

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné jeudi les "attaques en cours" menées en Afrique centrale par l'Armée de résistance du seigneur (LRA) "qui constitue une menace constante pour la sécurité dans la région". Les quinze membres du Conseil de sécurité ont exprimé dans un communiqué leur "profonde inquiétude face aux atrocités commises par la LRA qui ont de graves conséquences sur le plan humanitaire", en particulier le déplacement de plus de 380.000 personnes à travers la région. "Les membres (du Conseil) demandent la fin des attaques menées contre des civils et exhortent tous les éléments de la LRA à se rendre et à déposer les armes", poursuit le document.


L'ONU salue en outre les "efforts importants" déployés par les militaires de la République de Centrafrique, de la République démocratique du Congo, de la République du Soudan du Sud et de l'Ouganda "pour faire face à la menace que constitue la LRA". Dirigée depuis 1988 par Joseph Kony, le mouvement de guérilla LRA est accusé de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. Aujourd'hui amoindri et chassé d'Ouganda, il demeure actif en Centrafrique et dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Le premier procès pour crimes de guerre en Ouganda s'est ouvert le 11 juin à Gulu, dans le nord du pays, où comparaît un ancien commandant de la LRA, Thomas Kwoyelo

 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 20:46

 

 

 

Internationale Socialiste

 

 

L’attaque contre le Président Condé,  une atteinte à la démocratie

19 juillet 2011

 

 Une attaque violente contre la résidence du Président de Guinée, qui a eu lieu mardi à Conakry, la capitale de la Guinée, est une tentative déplorable de porter atteinte à la démocratie naissante dans ce pays de l’Afrique de l’ouest.

 

Dans les premières heures du mardi matin des roquettes ont touché la résidence d’Alpha Condé, rapidement suivi d’une attaque armée par des hommes non identifiés qui a été repoussée par les forces de sécurité du président. Le président est resté indemne mais un membre de la garde présidentielle a été tué lors de l’attaque.

Bien que la Guinée ait une longue et turbulente histoire de troubles politiques, y compris des années de dictature et, plus récemment, des périodes de régime militaire, le pays a tenu ses premières élections libres, équitables et démocratiques en 2010 résultant dans l’élection d’Alpha Condé qui a passé des dizaines d’années en opposition luttant pour l’instauration de la démocratie en Guinée. L’incident de mardi est la première attaque directe de ce genre contre Alpha Condé et son leadership depuis qu’il est entré en fonction.

Alpha Condé s’est adressé à la nation en disant: « Nos ennemis peuvent tout tenter, mais ils n'arrêteront pas la marche du peuple guinéen. Je vous ai promis le changement et si Dieu le veut, nous aurons ce changement. La voie de la démocratie a commencé et cela va continuer. »

L’Internationale Socialiste condamne cette lâche tentative de faire replonger la Guinée dans une période de l’histoire que son peuple a clairement choisi de rejeter.

 Nous déplorons toute tentative de miner le leadership du président démocratiquement élu de Guinée et considérons l’attaque contre le Président Condé comme une atteinte à la démocratie. Le Rassemblement du Peuple de Guinée, RPG, un membre de l’Internationale Socialiste et son leader Alpha Condé ont notre soutien complet et inconditionnel.

 

 

 

INTERNATIONALE SOCIALISTE, MARITIME HOUSE, OLD TOWN, CLAPHAM, LONDRES SW4 0JW, Royaume-Uni

T: (44 20) 7627 4449 | F: (44 20) 7720 4448 / 7498 1293 | E:

secretariat@socialistinternational.org

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 00:49

 

 

 

 

logo-OIF.JPG

 

 

Communiqué de presse

 

CP/SG/23/JT/11 Paris, le 12 juillet 2011

 

81e session du Conseil permanent de la Francophonie (CPF)

 

La Francophonie confirme son engagement dans l’accompagnement des

transitions

 

Présidée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, la 81e session du Conseil

permanent de la Francophonie (CPF) a réuni, ce 12 juillet 2011 à Paris, les représentants personnels des chefs d’Etat et de gouvernement des membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

 

Lors de l’examen des pays en situation de crise ou de transition, le Secrétaire général a évoqué les situations en Tunisie et en Egypte, deux pays où la Francophonie se félicite de l’annonce de la prochaine tenue d’élections. « Forte de son expérience en matière d’accompagnement des processus de transition, la Francophonie s’est engagée en Tunisie autant pour le renforcement des capacités des structures électorales, pour la formation des forces chargées de la sécurisation des élections, celle des medias et celle des observateurs nationaux, que pour la gestion et le traitement du contentieux électoral », a souligné Abdou Diouf.

 

S’agissant de la Côte d’Ivoire, le Secrétaire général a réitéré le soutien de la Francophonie aux nouvelles autorités, notamment via le renforcement des capacités des institutions impliquées dans la consolidation de l’Etat de droit et la création des conditions du dialogue et de la réconciliation nationale. L’OIF apportera, en outre, une aide à la préparation des élections législatives qui devraient se tenir avant la fin de l’année. Le CPF s’est déclaré satisfait des évolutions récentes survenues à Madagascar, suspendu de l’OIF depuis vingt-huit mois. « Il faut que des élections se tiennent rapidement pour mettre un terme à cette transition et donner les moyens au pays de sortir de cette crise qui n’a que trop duré et qui a participé à l’aggravation de la situation économique et sociale », a rappelé Abdou Diouf.

 

Le CPF a appuyé la proposition de la Présidence suisse d’organiser une concertation ministérielle francophone informelle en marge de la 66e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies. Au sujet de la préparation du XIVe Sommet de la Francophonie prévu en 2012 à Kinshasa, le CPF a réaffirmé l’importance qu’il attache au succès et aux enjeux de cet événement majeur. Il a encouragé les autorités de la RDC à poursuivre leurs efforts en faveur d’une meilleure protection des droits et des libertés et de la tenue d’élections libres, fiables et transparentes.

 

Après avoir entendu les Sherpas français et canadien pour le G20, le Secrétaire général a ajouté que l’action conjointe de plaidoyer menée avec le Commonwealth depuis 2009 s’est poursuivie cette année encore, dans le cadre du groupe pilote sur les financements innovants et du Groupe de Travail sur le Développement du G20. Cette action conjointe culminera à l’automne, avec la rencontre des deux Secrétaires généraux de la Francophonie et du Commonwealth avec le Président de la République française, actuellement à la tête du G20. Abdou Diouf a remercié le Canada, la Corée du Sud et la France de leur appui et a souhaité que cette relation étroite se poursuive sous la prochaine présidence du G20.

 

Enfin, les membres du Conseil Permanent ont entendu Michel Audet, Commissaire général du Forum mondial de la langue française, organisé à Québec en juillet 2012, qui a précisé que les objectifs de ce premier Forum mondial seraient d’aborder les sujets contemporains liés à la langue française et à son avenir. Rencontre inclusive, ce Forum accordera une large place à la jeunesse et à la société civile.

 

Pour rappel, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) compte 56 Etats et gouvernements et 19 observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie : www.francophonie.org

 

CONTACTS

 

Julie Tilman, chargée de mission auprès du Secrétaire général

julie.tilman@francophonie.org + 33.1.44.11.12.68

 

 

NDLR : Il est fort étonnant que la situation qui prévaut en Centrafrique depuis le hold-up électoral de Bozizé et son KNK dont le patron Joseph Kiticki-Kouamba n'ait pas transpiré ne serait-ce que dans une seule phrase ou un paragraphe de ce communiqué de presse. Est-ce à cause de Kiticki-Kouamba qui est membre du Conseil Permanent de la Francophonie en même temps qu'il est président du KNK de Bozizé et le représentant de ce dernier. On ne peut que se poser la question.

 

Il y a lieu de rappeler que le  Secrétaire Général de l'OIF, le président Abdou Diouf qui s'est entretenu à Paris avec Bozizé le 15 juin dernier lorsque celui-ci se rendait à Bruxelles, s'est pourtant beaucoup impliqué pour trouver une solution afin de normaliser la situation de la mairie de Bangui en grande délicatesse avec l'AIMF en raison de la gestion financière catastrophique sous le règne du presdigitateur et ambitiux Jean Barkès Ngombé-Ketté qui ne pouvait plus durer.

 

Le rapport de la mission d'observation du double scrutin du 23 janvier 2011 de l'OIF conduite par l'ancien président burundais Pierre Buyoya était un des plus critiques quant aux nombreuses irrégularités, fraudes massives et autres dysfonctionnements enregistrés qui ne pouvaient qu'ôter tout crédit à ces élections.  

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 01:23

 

 

 

Lula-Ignacio.jpg

 

 

"Suivant l'exemple de l'Amérique Latine, l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux. Le continent Africain qui est riche de gisements minéraux et de terre fertile, aurait en effet toutes les potentialités pour devenir la première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupe coloniale des grandes puissances de la terre".

Ce sont les paroles de l'ex -président brésilien LULA DA SILVA, qui était la semaine dernière en Guinée Equatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.

Lula a invité les chefs d'Etat à "ouvrir les yeux" sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois , en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-Unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté africaine et pour les futures générations.

Durant l'assemblée générale sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs africains d'être avides , assoiffés de pouvoir , de trahir leurs propres pays et surtout d'être les serviteurs de l'occident, qui saccagent le continent noir et déciment sa souveraineté. La devise de ces chefs d'Etat étant "chacun pour soi, Dieu pour tous" ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de responsabilité, d'humilité, de dignité et d'Unité pour bien gouverner !

Critiquant le fait que les leaders africains qui sont arrivés au pouvoir par un coup d'état ou par le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite dénoncé le monopole des 5 pays du monde. ajoutant que: L'UNION AFRICAINE a 1,4 milliard d'habitants...et c'est inconcevable que les USA, LA FRANCE,LA CHINE,LA RUSSIE ET LA GRANDE BRETAGNE dictent la loi au conseil de sécurité de l'ONU ! Surtout que la crise économique mondiale provient des Etats-Unis.

Il a déploré le fait que l'UNION AFRICAINE soit financée seulement par 5 pays africains et le reste par des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela , l'UA ne peut pas défendre les interéts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même U.A qui légitime les coups d'Etats, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections. Beaucoup de chefs d'Etat présents avaient la tête basse, à qui il a rappelé l'invasion française dans le continent noir ! LA FRANCE nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des pays africains ! C'est clair la référence avec le cas de la Côte d'Ivoire, où Paris avec l'utilisation de la force a enlevé le président GBAGBO pour mettre à son poste Ouattara.

Si pour la Cote d'Ivoire, rien a été fait pour arrêter le coup d'état, l'union Africaine peut demander le cessez le feu immédiat en Libye. En soutien s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'Occident disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner KHADAFI.

Un silence d'ombre dans la salle de l'UA où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence ABDOULAYE WADE du Sénégal qui a séjourné à Benghazi pour reconnaitre le gouvernement des rebelles , BLAISE COMPAORE du Burkina Faso qui a soutenu la rébellion de OUATTARA en Côte d'Ivoire contre GBAGBO, YOWERI MUSEVENI de l'Uganda qui combat les AL Shabaab en Somalie, PAUL KAGAME du Rwanda qui saccage pour le compte de l'Occident et puis SASSOU N'GUESSO du Congo Brazzaville, IDRISS DEBY du TCHAD, PAUL BIYA du Cameroun, FAURE GNASSINGBE du Togo, ODIMBA ALI BONGO du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des "puissances de l'oppression" ALLASSANE OUATTARA de la Côte d'ivoire !

 
TEXTE ITALIEN TRADUIT EN FRANCAIS PAR KOUAME CELESTIN N'BRAH

 
http://afrohistorama.over-blog.com/

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 01:36

 

 

 

Zigu-l-.jpg

 

 

L'ancien Premier Ministre de Centrafrique Martin ZIGUELE est intervenu ce samedi 9 juillet 2011 dans le cadre de la session 7 des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Nous publions ci-dessous l'intégralité du texte de cette intervention qui a été suivie d'un enrichissant débat autour du thème traité par l'intervenant à savoir : "Les Etats défaillants" précédé du résumé des discussions qui ont eu lieu dans cette session 7.

 

Pour une information complète de nos lecteurs, nous publions également une présentation des Rencontres économiques d'Aix et aussi les noms, qualités, grades et titres des participants et intervenants pour leur permettre de bien mesurer l'importance de ce forum. Cela donne littéralement le tournis...!  

 

Rédaction C.A.P

 

 

Session 7 : L’Etat défaillant (Résumé des discussions)

Ces États qui n’existent pas…

Le terme de « défaillance » entre en résonnance avec l’actualité économique de l’Europe. Pourtant, la session sur « l’État défaillant » ne faisait aucunement écho à la déconvenue financière en cours. En réalité, les conférenciers entendaient débattre de la défaillance de l’État dans sa mission régalienne. Aussi diverses soient les interprétations du thème de la session, les intervenants se sont employés à qualifier ces États qui dérogent aux règles de droit appliquées par les autres.

De premier abord, un tel sujet relève davantage de la science politique que de l’économie. Pourtant, André Cartapanis (Professeur d’économie et membre du Cercle des Économistes) tenait fermement à ce qu’il soit au programme des Rencontres Économiques. Il est vrai que le contexte politique des États défaillants interagit fortement avec leur situation économique. A ce titre, la carte des États défaillants se calque sur la carte de la pauvreté. En n’assurant pas la sécurité, l’État défaillant provoque des distorsions dans les échanges, la formation des prix, et l’exercice de la compétition.

Le propos d’André Cartapanis est illustré par l’exemple de la République Centrafricaine, 8e État défaillant du monde selon un classement de Fund for Peace. Martin Ziguélé, ex-Premier ministre centrafricain aujourd’hui chef de l’opposition, était invité à en débattre. Il se désole que 14 pays africains figurent dans la liste des 20 premiers États défaillants, en dépit de potentialités économiques majeures. Rappelant les success-stories de l’ONU (au Mozambique notamment), il en appelle à l’intervention urgente de la Communauté internationale pour faire triompher les aspirations démocratiques en Afrique. Il insiste également sur la nécessité d’une intégration de l’Afrique à l’économie mondiale.

Pierre Duquesne a quant à lui éclairé le thème des États défaillants à la lumière de ses travaux sur Haïti et la Palestine. Ambassadeur chargé des questions économiques de reconstruction et de développement du Ministère des Affaires Étrangères, il s’est montré optimiste quant à la création d’un État palestinien souverain. Il affirme que « les Palestiniens sont dotés d’une banque centrale avec toutes les compétences qui soient, mais sans monnaie propre… Tout comme la Banque de France ! ». Il emploie toutefois un ton plus alarmiste à propos du rôle des ONG dans les pays où l’État s’avilit. « Utiles dans l’urgence, dit-il, elles ne doivent pas s’installer dans la durée. Il faut qu’elles sachent partir, car elles ne font que perpétuer l’absence d’État ».

Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch a tenté d’élargir la définition des États défaillants aux pays développés. C’est notamment à propos de la pauvreté que l’ex-Président d’Emmaüs France note un « continuum entre États dévoyés et États matures ». Il s’alarme du succès du populisme en Europe et y voit un danger pour « l’État logique, celui de l’intérêt général ». En somme, la notion d’Etat défaillant ne comporte rien d’exotique : elle est une menace rampante en Europe.

Notons que Charles B. Blankart, professeur à l’Université de Humbolt, a interprété le sujet de l’Etat défaillant sous l’angle des paradis fiscaux. En effet, un pays ne fournissant pas d’informations fiscales sur ses ressortissants viole l’article 26 de la charte de l’OCDE. Dès lors, il engendre la méfiance interétatique et ampute la coopération entre Etats. Chef de division à l’OCDE, Pascal Saint-Amans s’est pourtant montré rassurant à ce propos. Il garantit que l’action de l’OCDE a d’ores et déjà renforcé la transparence fiscale des Etats.

Leïla Passas

 

 

"LES CONDITIONS DE SORTIE DE STATUT D'ETAT DEFAILLANT PAR UN PAYS EN DEVELOPPEMENT"  

 

Par Martin ZIGUELE  Ancien Premier ministre de la République centrafricaine

 

Mon propos se limitera à l’Afrique que je connais évidemment mieux que d’autres régions du monde en développement. Située à moins d’une heure de l’Europe  par Gibraltar, et à moins de trois heures des côtes françaises et italiennes, l’Afrique est à la fois proche et lointaine de l’Europe, sur ses aspects politiques, économiques ou sécuritaires. Vue de l’Occident, elle est perçue comme une terre tumultueuse, traversée par des soubresauts récurrents qui l’empêchent de s’arrimer efficacement et durablement à l’économie mondiale, alors qu’elle est pourvoyeuse et réservoir de matières premières de toutes natures.

De fait, c’est en Afrique que l’on dénombre le plus grand nombre d’Etats défaillants en 2011, selon le classement du think-tank indépendant américain     « Fund for Peace » associée à la revue  « Foreign Policy » : en effet des vingt Etats les plus défaillants  du monde que sont la Somalie (1ère), le  Tchad (2ème ) , le Soudan (3ème ), la  République démocratique du Congo (4ème ), Haïti (5ème ), Zimbabwe (6ème), l’Afghanistan (7ème ), mon pays la  République Centrafricaine (8ème ), l’Irak  (9ème ) , la  Côte d’Ivoire (10ème ), la Guinée (11ème), le  Pakistan (12ème ), le Yémen (13ème), le Nigeria (14ème ), le Niger (15ème ), le Kenya (16ème ),le  Burundi (17ème), la Birmanie (18ème), la Guinée-Bissau (19ème) et l’Ethiopie (20ème ),quatorze sont africains , soit  70% du total. 

Ce classement est établi à partir de douze indicateurs dits de vulnérabilité, qui constituent eux-mêmes « l'indice de vulnérabilité »noté de 0 à 120, de chaque Etat.

Ces indicateurs de vulnérabilité  sont répartis entre quatre indicateurs sociaux (la pression démographique,  les mouvements massifs de réfugiés et de déplacés internes, les cycles de violences communautaires, et l’émigration chronique et soutenue) deux indicateurs économiques (les inégalités de développement et le déclin économique subit ou prononcé)  et six indicateurs  politiques (la criminalisation et la délégitimation de l'État, la détérioration graduelle des services publics, les violations généralisées des droits de l'homme, l’hégémonie de l’appareil de sécuritaire, l’émergence de factions au sein de l'élite et enfin l’intervention d'autres puissances dans les affaires intérieures de ces Etats)

Ces Etats défaillants africains cumulent donc, à des degrés divers, plusieurs indicateurs de vulnérabilité. Si la Somalie qui n’a plus « d’Etat » à proprement parler depuis les années 1990 est dans tous les esprits à cause, entre autres, de la piraterie maritime dans l’Océan Indien, les autres Etats défaillants font face à d’autres défis « moins sanglants » certes, mais non moins graves. Cependant, le substrat est le même : ces pays se caractérisent par de grandes difficultés à subvenir aux besoins basiques de la population tels que la santé, l’éducation, la défense nationale, les services sociaux de base et évidemment la sécurité publique, alors même que les potentialités économiques et notamment minières et minérales y sont énormes.

 

Que faire, comment le faire et qui doit faire quoi pour sortir ces pays de leur situation ?

Les actions à mener sont à la fois politiques, économiques et géostratégiques :

 

1-    Des actions politiques :

 

·        Il s’agit principalement de reconstruire des Etats forts et crédibles, dotés de gouvernements légitimes, avec l’appui politique déterminé de la communauté internationale. Quand un Etat n’est plus en mesure d’assurer la protection de ses propres ressortissants, il  devient une source d’instabilité et une menace pour ses voisins. Par conséquent, la responsabilité de la protection de cet Etat doit passer à la communauté internationale qui devient responsable « par défaut ». Cependant toute mission suppose trois conditions : un objectif clair et précis, des hommes capables de mener la mission, et des moyens adéquats. C’est pourquoi, la reconstruction d’Etats défaillants doit être précédée de la mise en place de système de pilotage stratégique, chargé d’élaborer une  stratégie commune et concertée d’intervention des principaux bailleurs. C’est la disponibilité d’un tel cadre stratégique d’intervention, cohérent et aux priorités arrêtées en accord avec le gouvernement assisté, piloté par une autorité internationalement crédible et doté d’un mandat clair, qui en garantira l’efficacité. La réunion de ces conditions permettra de construire et /ou de reconstruire des institutions fortes, légitimes, modernes et efficaces à court et moyen terme. Ces stratégies intégrées de nation building et de state building, ont déjà été menées par les Nations Unies, qui disposent d’une somme d’expériences acquises indéniables en la matière (Libéria, Sierra-Leone, Mozambique, etc.) Les Nations Unies ont l’avantage de pouvoir se doter de la légalité et de la légitimité nécessaires pour agir, si besoin est, par la force. Elles  mobilisent généralement dans leurs actions l’Union Européenne, et certains de ses pays membres dont l’expérience historique et l’influence sur les pays africains à assister est indéniable, ainsi que des acteurs régionaux et sous-régionaux.

·        Les difficultés politiques ne doivent pas être sous-estimées car il y a bien des rentiers insoupçonnés des situations de chaos (putschistes, rebelles, chefs de guerre, vendeurs d’armes, trafiquants de drogues, pillards, etc.). La reconstruction de l’appareil régalien d’un Etat défaillant, ainsi que celle d’institutions  nécessaires à la relance de son économie ne sont pas de l’intérêt de certains acteurs, notamment les factions qui monopolisent le pouvoir économique et instrumentalisent les tensions ethniques et religieuses comme moyens de maintenir le chaos politique. Ces factions sont douées dans l’art d’utiliser toutes les ressources de contrôle d’un appareil d’État, même défaillant, pour se maintenir en place. Le trucage des élections, l’intimidation des contre-pouvoirs éventuels et la corruption des élites et des notables leur permettent de tenir l’État et les rentes, tout en se couvrant d’un vernis démocratique. La tentation du laisser-faire, sous-tendue par une lecture fataliste de l’histoire de l’Afrique : des expressions malheureuses comme : « ils sont tous comme ça », « on ne pourra rien changer, c’est leur nature », « ils ne sont pas mûrs pour la démocratie », etc. etc. le prouvent. Très souvent les interventions de la communauté internationale n’arrivent que lorsque les dégâts deviennent insupportables. En d’autres termes, beaucoup de pays post-conflits n’auraient pas dû arriver à ce stade si les réactions de la communauté internationale avaient été diligentes, opportunes et cohérentes.

·        Il faut reconstruire des Etats viables, c’est-à-dire se donner les moyens de faire triompher  les valeurs démocratiques universelles qui garantissent la présence des forces politiques aux opinions différentes dans la représentation nationale par le biais d’élections libres, ainsi que leur participation effective à la gestion de la chose publique. Les minorités doivent être admises et respectées.  La viabilité d’un Etat sous-tend sa stabilité, et cette condition détermine son attractivité pour des investissements durables   dans l’économie réelle, gage de créations de richesse et d’emplois nécessaires à la permanence de l’Etat.

 

2-    Des actions économiques :

 

·        Si certains Etats défaillants sont dotés de ressources minières et minérales non négligeables (cas du Nigeria et de la RD Congo entre autres), d’autres le sont moins. Tous font cependant face au même problème : la médiocrité des capacités de gestion macroéconomique, avec une vision claire des objectifs à court, moyen et long terme. Il faut promouvoir l’intégration de ces pays dans l’économie  mondiale, par l’émergence  de capacités locales à même de développer durablement les économies, tout en protégeant leurs actifs et leur environnement.

·        Il faut les appuyer dans le  développement  et le renforcement de leurs  capacités à créer un environnement favorable à la promotion des investissements privés, y compris mais pas uniquement les Investissements Directs Etrangers (IDE). Ce n’est pas une tâche aisée, face à une culture administrative fondée sur la toute-puissance de l’Etat, pourtant défaillant. La promotion des investissements privés est le seul moyen d’assurer la viabilité budgétaire de ces pays par le biais d’une fiscalité  transparente et performante. Un Etat debout et fort, ce sont des finances saines. Il faut veiller à ce que le budget dégage  un solde budgétaire primaire positif. Cela est nécessaire pour faire face au service de la dette, ainsi qu’à la réhabilitation et à la construction  des infrastructures routières, et des réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement.

·        Il faut aider ces Etats à maintenir  la stabilité monétaire et  à éviter le surendettement,  surtout lorsqu’il est sans contreparties en matières d’investissements locaux. La maitrise des flux internationaux de matières premières et de leurs revenus est  également une priorité.

·        Un Etat défaillant est synonyme d’économie informelle  avec ses conséquences bien connues : corruption des fonctionnaires, travail clandestin, marchés parallèles, contrebande, contrefaçon, trafic de drogue, blanchiment de l'argent sale dans les paradis fiscaux. Il faut donc combattre l’économie informelle.

·        Il ne faut  plus accepter le détournement de l'aide internationale ;

·        Il faut développer les moyens de structures telles que LICUS, ou Low Income Countries Under Stress, de la Banque mondiale qui a acquis une expertise certaine dans le redressement économique d’Etats faillis.

·        Il faut jeter les bases d’une sécurité alimentaire solide par un appui déterminé à l’agriculture et à la sécurisation de la propriété des terres,

 

3- Des actions géostratégiques

La défaillance des Etats a des répercussions géopolitiques qui menacent la stabilité de la région (cas de la Somalie)  et modifie les rapports de puissance avec les Etats voisins.

De ce fait, la réflexion  géostratégique mondiale devra s’orienter vers quatre points à savoir :

·        La mise ne place effective de forces armées régionales au sein de l’Union Africaine, avec l’assistance militaire des Nations Unies et de l’Union Européenne, pour faire face aux situations les plus difficiles ;

·        la restauration d’un ordre multipolaire, afin de tempérer les tentations impérialistes ;

·        La mobilisation des moyens pour faire face aux menaces externes et internes communes, tels que les intégrismes religieux et les systèmes maffieux en voie de radicalisation dans certaines zones, en impliquant une collaboration de tous les Etats.

·        La restructuration et la formation des forces de défense et de sécurité des Etats défaillants.

 

En conclusion, sortir un pays défaillant de son statut est une tâche complexe qui nécessite une volonté politique déterminée de la communauté des nations. Cette action est indispensable pour éliminer des facteurs et des foyers de risque d’atteintes très graves aux droits humains, à la sécurité internationale et au développement des échanges internationaux.

  

  

 

Présentation des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence

Créées en 2001 par le Cercle des économistes, les Rencontres Économiques d’AixenProvence sont devenues un rendezvous de réflexion et de débat incontournable du monde économique.

Cet événement unique réunit chaque année durant trois jours des universitaires, des politiques, des chefs d’entreprises et des étudiants. Leur but commun : activer le débat économique à l’échelle mondiale, et pas seulement française ou européenne.

Événement de portée internationale, organisé autour d’un thème économique et sociétal, l’ambition de ces trois jours est de contribuer à une meilleure compréhension des problématiques économiques mais également de tirer les leçons de l’histoire, de porter un regard critique sur l’économie mondiale actuelle et de déterminer les actions qui influeront sur l’avenir de notre société et de nos entreprises.

Faire preuve d’audace intellectuelle, imaginer de nouvelles approches et proposer de nouvelles solutions, tel est l’enjeu proposé aux intervenants. La confrontation de points de vue internationaux, tout en maintenant un prisme français, contribue à l’originalité et à l’esprit des Rencontres Économiques d’AixenProvence.

 Ces Rencontres ont également un objectif prospectif se traduisant par la diffusion, en clôture de cellesci, de la Déclaration des membres du Cercle des économistes.

AixenProvence se transforme donc, l’espace de trois jours, en un lieu unique où se rapprochent économie et culture, puisque les Rencontres Économiques d’AixenProvence se déroulent dans le cadre du Festival d’Art Lyrique d’Aix.

Ainsi, les 8, 9 et 10 juillet prochains le Cercle des économistes rassemblera plus de 140 intervenants prestigieux de près de 30 nationalités différentes autour de 20 tables rondes pour débattre sur « Le monde dans tous ses États », et ce en partenariat avec l’Université Paul Cézanne AixMarseille III et l’Institut d’Études Politiques. Leurs étudiants jouent d’ailleurs un rôle actif tout le weekend puisqu’ils accueillent et accompagnent les conférenciers durant ces 3 jours. Les étudiants en journalisme permettent aussi de vivre les Rencontres en temps réel sur ce site internet en partageant toute l’actualité des Rencontres, à travers les résumés des sessions, des interviews réalisées sur le terrain de conférenciers de renom, et leurs réactions « à vif ».

Participants

Cette année, les Rencontres ont rassemblé

Des personnalités venues du monde entier :

Jacques Attali (PlaNet Finance), Anders Borg (Ministre des Finances, Suède), Henrique de Campos Meirelles (ancien Gouverneur de la Banque Centrale du Brésil), Guy Canivet (Conseil Constitutionnel), André Chieng (Comité France-Chine), Jacques Delors (ancien Président de la Commission européenne), Mario Draghi (Banque d’Italie), Pierre Duquesne (Ministère des Affaires étrangères et européennes), Béji Caïd Essebsi (Premier ministre de Tunisie), Mireille Faugère (AP-HP), Renato Flores (Fundaçao Getulio Vargas), Philippe de Fontaine Vive Curtaz (BEI), Pierre Gadonneix (Conseil Mondial de l’Energie), Mar Gudmundsson (Banque Centrale d’Islande), Angel Gurria (OCDE), Martin Hirsch (Agence du service civique), Suzanne Hurtubise (ancien Sous-Ministre du Canada, BERD), Hadeel Ibrahim (Mo Ibrahim Foundation), Enrique V. Iglesias (Secrétariat Général Ibéro-Américain), Mary Ellen Iskenderian (Women’s World Banking), Nelson Azevedo Jobim (Ministre de la Défense, Brésil), Lady Barbara Judge (Pension Protection Fund), Douglas Kennedy (écrivain), Robert Koopman (United States International Trade Commission), Roberto Lavagna (ancien Ministre de l’Économie et de la Production d’Argentine), Gunnar Lund (Ambassadeur de Suède en France), Paul Martin (ancien Premier ministre du Canada), Richard E. Messick (Banque Mondiale), Thomas Mirow (BERD), Juan Temistocles Montas (Ministre de l’économie, de la planification et du développement, République Dominicaine), Javier Moreno Barber (El Pais), Moustapha Niasse (ancien Premier ministre du Sénégal), Christian Noyer (Banque de France), James L. Oberstar (ancien Représentant au Congrès pour le Minnesota), Valérie Pécresse (Ministre du Budget, des Comptes Publics, de la Réforme de l’Etat), Poul Nyrup Rasmussen (Parti Socialiste Européen), Changyong Rhee (Asian Development Bank), Reinhard Schäfers (Ambassadeur d’Allemagne en France), Pierre Sellal (Ministère des Affaires étrangères et européennes), Salil Shetty (Amnesty International), Jean-Claude Trichet (Banque Centrale Européenne), Hubert Védrine (ancien Ministre des Affaires étrangères), ZHU Min (Fonds Monétaire International), Martin Ziguélé (ancien Premier ministre de la République centrafricaine).

Des économistes et des académiques de différentes disciplines, dont les 30 membres du Cercle des économistes, et :

José Achache (Group on Earth Observations), Philippe Aghion (Harvard), Michel Aglietta (CEPII), Wendy Asbeek-Brusse (The Netherlands Scientific Council for Government Policy), Maya Bacache-Beauvallet (Télécom ParisTech), Franco Bassanini (Université de Rome), Suzanne Berger (MIT), Charles B. Blankart (Université Humboldt de Berlin), Joseph Borrell Fontelles (Institut Universitaire Européen), Jorge Castaneda (New York University), Steven Clemons (New America Foundation), Elie Cohen (CNRS), José Maria Cordoba Montoya (Anesco), Jeffry A. Frieden (Harvard), Francis Fukuyama (Stanford), Wolfgang Glomb (Association Fédérale des Economistes Allemands), Marc Guillaume (Cercle des économistes), Ricardo Hausmann (Harvard), Elyès Jouini (Université Paris-Dauphine), Donald Kohn (Brookings Institution), Parag Khanna (New America Foundation), Zaki Laïdi (Sciences Po Paris), Pierre-Louis Lions (Collège de France), Thierry de Montbrial (Institut Français des Relations Internationales), Mario Monti (Università Bocconi), Wolfgang Münchau (Eurointelligence ASBL), Ton Nu Thi Ninh (Université internationale Tri Viet), Erik Orsenna (Académie française), Robert Reich (Berkeley), Pascal Saint-Amans (OCDE), Peter K. Schott (Yale), Cornelia Scott (Association Fédérale des Economistes Allemands), Andrei Shleifer (Harvard), Bernard Stiegler (Institut de Recherche et d’Innovation), Ezra Suleiman (Princeton), ZHANG Yuyan (Institute of World Economics and Politics).

Des chefs d’entreprise :

Fouad M.T. Alghanim (Fouad Alghanim & Sons Group of Companies), Bruno Angles (Macquarie), Léo Apotheker (HP), Carlo d’Asaro Biondo (Google), Jean Azéma (Groupama), Christophe de Backer (HSBC), Jean-Paul Bailly (LE GROUPE LA POSTE), Patricia Barbizet (Artémis), Dominic Barton (McKinsey & Company), Jean-Claude Bassien (CA Cheuvreux), Gilles Benoist (CNP Assurances), Dominique Cerutti (NYSE Euronext), Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain), Michel Cicurel (Compagnie Financière Edmond de Rothschild), Jean-Louis Chaussade (SUEZ ENVIRONNEMENT), Frank Dangeard (Harcourt), Jacques-Henri David (AXCIOR Corporate Finance), Cheick Modibo Diarra (Microsoft Afrique), Loraine Donnedieu de Vabres (JeantetAssociés), Louis Gallois (EADS), Clara Gaymard (GE), Anuj Gulati (Religare Entreprises Ltd), Vikram Kaushik (ancien Directeur général de Tata Sky), Olivier Klein (BPCE), Eric Labaye (McKinsey & Company), Bruno Lafont (Lafarge), Christian Lajoux (Le LEEM), Philippe Lemoine (LaSer), Eric Le Boulch (CM-CIC Securities), Joaquim Levy (Bradesco Asset Management), Maurice Levy (Publicis Groupe), Eric Lombard (BNP Paribas Cardif), Hervé Machenaud (EDF), Pierre Mariani (Dexia), Jean-Pierre Martel (Orrick Rambaud Martel), Christophe de Margerie (Total), Gérard Mestrallet (GDF SUEZ), Tim O’Shaughnessy (LivingSocial), Guillaume Pépy (SNCF), François Pérol (BPCE), Josep Pique I Camps (Vueling Airlines, Pangea XXI), Deepak Puri (Moser Baer), Pierre Raoul-Duval (Gide Loyrette Nouel), Stéphane Richard (France Télécom – Orange), Augustin de Romanet (Caisse des Dépôts), David Rothkopf (Garten Rothkopf), Henri-Paul Rousseau (Power Corporation du Canada), Mostafa Terrab (Office Chérifien des Phosphates), Georges Terrier (Davis Polk), Rose-Marie Van Lerberghe (Korian), Philippe Varin (PSA Peugeot Citroën), Serge Villepellet (PwC), Philippe Wahl (La Banque Postale), Remy Weber (CIC Lyonnaise de Banque), YAN Lan (Lazard China).

 

 

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 03:56

 

 

 

Ziguélé

 

 

Paris, 8 juil (C.A.P) - Invité comme ancien Premier Ministre de Centrafrique à prendre part les 8, 9 et 10 juillet 2011 aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence (France), Martin ZIGUELE doit intervenir dans une des sessions sur la thématique des « Etats défaillants ». Prennent également part à ces rencontres économiques d’Aix, de grosses pointures, intellectuels, universitaires éminents, journalistes et décideurs du monde d’aujourd’hui comme Jacques ATTALI et bien d’autres PDG de grandes industries comme Christophe de Margerie de Total ou Louis Gallois d’EADS etc….

Martin ZIGUELE côtoiera d’anciens Premiers Ministres comme lui de certains pays africains tels que Mustapha NIASSE du Sénégal, des savants comme le Malien Cheick Modibo DIARRA de Microsoft  et Européens ainsi que plusieurs personnalités importantes du monde de la finance, des banques, de l’univers industriel et des politico-économistes ainsi que de grands chefs d’entreprise du CAC 40 français et des milieux boursiers.

 

Rencontre-d-Aix.JPG

 

Rencontre-economique-d-Aix.JPG

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:26

 

 

 

 

drapeau françafricain

 

 

Quand Paris installe  « démocratiquement  » les chefs d’Etat africains

Lu pour vous

 

Le Canard Enchaîné 22 Juin 2011

 

L’hebdomadaire français « Le Canard Enchaîné », dans l’article ci-dessous, publié le 22 juin, n’apprend rien aux Africains sur le sujet. Ceux-ci savent de longue date que les chefs de comptoirs coloniaux que sont les hommes qui les gouvernent ne sont rien sans  » la mère patrie  » qui les a adoubés et bénis.

 

Sur les fraudes bénies par Paris ils n’ont besoin de personne pour le savoir : ainsi les Congolais savent-ils qu’en 2009 Sassou par exemple a été élu par 10 % de la population, ce que se sont bien gardés de rapporter les  « observateurs  » français dépêchés sur place, histoire peut-être d’avoir une chance de revenir au palais de Mpila la prochaine fois, un endroit où, paraît-il, la soupe est bonne.

 

Paris a béni les trucages électoraux africains

 

Jean-François Julliard Le Canard Enchaîné 22/06/11

 

La France ne se contente pas de soutenir, sans états d’âme, certains dictateurs africains, elle ne craint pas d’en rajouter en jouant les vigies de la démocratie sur ce continent. Des observateurs pointilleux surveillent, en son nom, la régularité des élections. Et Paris participe très activement aux « programmes de soutien à la démocratisation » supervisés par l’Union européenne. Cette année, avec 18 scrutins présidentiels – un record – plus une multitude d’autres élections, l’« observation » marche à plein régime. Bruxelles y met les moyens : 38 millions !

 

Peu curieuses ou tenues à l’écart des tricheries, certaines missions sont une aubaine pour les pays « invitants ». Elles leur permettent de s’offrir une caution internationale et de conforter leur pouvoir. D’autres rapports, franchement critiques, eux, sont inopérants. Leur publication intervient plusieurs mois après le scrutin. Quand tout est oublié.

 

Exemple : les législatives de février au Tchad. Un observateur français, consulté par « Le Canard », les qualifie de « mascarade ». Les remarques gênantes de la mission dont il était membre n’ont été rendues publiques… que le 27 mai.

 

Quelques jours après le vote, Catherine Ashton, ministre des Affaires étrangères de l’UE, a donc salué le « bon déroulement » des opérations dans un « climat apaisé et serein ». Au pouvoir depuis son coup d’Etat de 1990, le dictateur Idriss Déby en est sorti plus fort. En avril, il a été triomphalement réélu président. Cette fois sans témoins internationaux.

 

Pas de tintouin au Congo

 

Autre parodie, il y a trois mois, en Centrafrique. L’ONU et Bruxelles avaient pourtant dépensé 9,5 millions et Paris 500 000 euros pour l’organisa¬tion du scrutin présidentiel et le déplacement des observateurs. Dans leur rapport : urnes fictives ou bourrées, bulletins non comptés (25 %), violences et intimidations d’opposants. Et « réélection » (65 % au premier tour) du général Bozizé…

 

Les experts internationaux ont relevé des facéties du même calibre au Congo et en Mauritanie (juillet 2009) ainsi qu’au Togo (février 2010). La France, impavide, a célébré la « victoire » des présidents sortants. Alain Joyandet, à l’époque ministre de la Coopération, s’est auto-congratulé au sujet de l’un d’eux, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat quelques mois avant cette élection : « C’est grâce à nous, quelque part, qu’en Mauritanie la démocratie revient. »

 

Bien sûr, les observateurs ne sont pas toujours de simples faire-valoir. Leur apport a, par exemple, été reconnu lors des récentes élections en Guinée et en Côte d’Ivoire (novembre 2010), qui ont abouti à l’alternance. « Et l’arrivée d’une délégation étrangère est toujours un signe d’espoir pour les populations opprimées », constate une habituée des missions dans les ex-Républiques soviétiques.

 

« Le problème, renchérit un familier de l’Afrique, c’est que nos critiques — même virulentes — ne sont pas suivies de mesures de contraintes à l’égard des régimes. » Ainsi, alors que le rapport sur la présidentielle éthiopienne, en 2005, s’annonçait calamiteux, Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, avait, comme le raconte « Jeune Afrique », invité en grande pompe à Bruxelles le vainqueur et roi de la fraude, Meles Zenawi.

 

Pour certains « observateurs », les conditions matérielles des missions ne sont pas à négliger. Le job est dépaysant et bien rémunéré : de 150 à 200 euros par jour, billet d’avion payé. Les experts dits « de long terme », qui préparent durant des mois, sur le terrain, l’arrivée de leurs collègues « de court terme », peuvent, eux, toucher plus de 10 000 euros mensuels.

 

Admirateurs de Ben Ali

 

Mais l’appât du gain ou la sympathie pour un régime généreux suscitent d’autres vocations. Sous le couvert, parfois, d’un organisme bidon, des élus, des juristes ou des universitaires s’improvisent « observateurs indépendants ». Edmond Jouve et André Decocq méritent d’être cités en exemple. En octobre 2009, ces deux profs de droit avaient cautionné les législatives organisées par Ben Ali, dont ils soulignaient « l’intégrité et la transparence ». Fallait oser…

 

Au Burkina (novembre 2010), l’ancien ministre Jacques Godfrain, un parlementaire UMP et un dirigeant de Bolloré, ont salué la troisième réélection (irrégulière) du président Blaise Compaoré. Au Congo- Brazzaville (juillet 2009), l’ex-ministre Jacques Toubon et les députés UMP Jean-Michel Fourgous et Jean-François Mancel ont porté la soupe à l’inoxydable Denis Sassou Nguesso.

 

Il s’est aussi trouvé des témoins complaisants pour juger « libre, transparente et crédible » la présidentielle de Djibouti (avril 2011). Ismaël Omar Guelleh y a été sacré avec 80 % des voix. La France, qui, avec les Etats-Unis, soutient à bout de bras cet autocrate, a envoyé le 8 mai Henri de Raincourt féliciter l’heureux élu. Ministre de la Coopération, il y a croisé – sans faire la moindre remarque – le Soudanais Omar El Bechir, poursuivi par la justice internationale pour crime contre l’humanité et génocide.

 

Difficile de lui en vouloir : Béchir était sûrement venu en simple « observateur »…

 

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