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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 20:25

 

 

A-F-lix-Patass-.jpg

 

 

Collectif pour l’Alternance Démocratique en Centrafrique (CAD)

 

A

 

La Famille et à la Coordination des comités de soutien

du Président Ange-Félix PATASSÉ

 

 

MESSAGE DE CONDOLEANCES

 

C’est avec consternation que nous avons appris le décès au Cameroun de l’ancien Président de la République, ancien Chef d’Etat, Ange-Félix PATASSÉ, et nous partageons votre peine. Croyez en notre affectueux soutien dans cette terrible épreuve.

Au plus profond de votre douleur, souvenez-vous que nos cœurs, malgré l'éloignement, sont proches des vôtres et que nos pensées vous accompagnent dans ces moments difficiles.

Dans la tragique épreuve que vous traversez, nous tenons à vous adresser nos condoléances les plus attristées,  au nom des personnalités politiques, des représentants des  partis politiques de l’opposition centrafricaine en France et de tous citoyens membres du « Collectif pour l’Alternance Démocratique » en Centrafrique et dans le monde.

 

 

Fait à Paris, le 11 Avril  2011

 

Pour le C.A.D,

La Présidente

 

MRH

Marie-Reine HASSEN

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 21:35

 

 

AFP

 

 

 

MESSAGE DE CONDOLEANCES DE MARIE-REINE HASSEN

Ancien Ministre

A L’OCCASION DU DÉCÈS DU PRÉSIDENT ANGE FÉLIX PATASSÉ

Un grand Homme d’Etat, un combattant de la liberté, Ange Félix Patassé vient de nous quitter. La Nation vient de perdre un illustre fils, un étalon à la dimension politique et au charisme incontestés.

Il a œuvré dans tous les combats pour qu’émerge un Etat de droit, souvent dans des conditions difficiles, voire approximatives, mais il est toujours resté attaché avec une ferveur indéfectible à son peuple et à son pays.

Puisse cet exemple inspirer la jeune génération, et au delà, l’ensemble de la classe politique.

Son œuvre certainement lui survivra, comme le disait l’autre : « Il y a des morts qui aident à vivre ».

A sa famille éplorée, à ses compagnons de lutte, à tous ses amis, je tiens à mon nom personnel, à celui de ma famille, et au nom de mes collaborateurs, à présenter mes condoléances les plus sincères.

Que sa terre natale la Centrafrique lui soit légère.

 

Paris le 07 avril 2011

 

MRH

Marie-Reine HASSEN

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:34

 

 

AF-Patass-.jpg 

 

Communique-Coordination-deces-AFP.JPG

 

 

COORDINATION NATIONALE DES COMITES DE SOUTIEN

A LA CANDIDATURE DU PRESIDENT Ange-Félix PATASSE

 


 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


 

La Coordination Nationale des Comités de soutien à la candidature du Président Ange-Félix PATASSE  a le regret d’informer l’ensemble du peuple centrafricain et la communauté internationale du décès du Président Ange-Félix PATASSE, survenu le 5 avril 2011 dans un hôpital de Douala au Cameroun.


La Coordination Nationale, au-delà de toutes considérations politiques, rend le Général François BOZIZE personnellement Responsable du décès de son illustre prédécesseur pour l’avoir empêché pendant trois (3) semaines de partir se faire soigner à Malabo en Guinée Equatoriale.


En conséquence, la Coordination Nationale déclare solennellement qu’il n’y aura pas d’obsèques officielles. Elle tient en accord avec la famille de l’illustre disparu, que le Général François BOZIZE, son Gouvernement, son Cabinet, sa famille et son Parti ne prennent part à ces obsèques.

 

Fait à Bangui le 8 avril 2011

 

La Coordination

 

Jacques BONIBA

 

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:11

 

 

 

Shaolin victoire

 

 

 

 

 

Camerpress.net Vendredi, 08 Avril 2011 16:28

 

Le cordon de sécurité est renforcé à la morgue de l’institution sanitaire depuis le mardi 5 Avril 2011 dernier. Ce mardi 5 Avril 2011, il est impossible d’accéder à l’intérieur de l’hôpital général de Douala. Des militaires et gendarmes ont quadrillé l'établissement hospitalier au point de susciter la curiosité chez les personnes venues se faire soigner et n’étant au courant de rien. Les vigiles, qui d’habitude reçoivent les malades, sont soutenus par des hommes en tenue. A première vue, on a l’impression qu’on est à la recherche d’un individu. Les pièces d’identité sont examinées avec beaucoup de soin. Impossible d’avoir accès à l’intérieur de l’hôpital si on vient voir un personnel soignant.

En mi-journée, l’on a appris la mort de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé. Des sources médicales affirment qu’il souffrait de diabète et aurait contracté une fièvre typhoïde. Au service de diabétologie, aucun médecin ne souhaite s’exprimer sur l’état de santé de l’ex-président. « C’est une information d’Etat » précise un infirmier au passage. Le directeur de l’hôpital encore en service a laissé des consignes sévères à sa secrétaire. Il demande de dire à toute personne qui aimerait le rencontrer qu’il n’est pas là. Dans ce flou, il est difficile de savoir exactement où se trouve le corps de l’ancien chef de l’Etat a cet instant.

 

 Quelques personnes assises au premier niveau du bâtiment d’accueil sont en larme. D’autres courent dans tous les sens le téléphone collé à l’oreille. L’un de ses proches affirme « ce sont les autorités de mon pays qui sont à l’origine de sa mort. Ils ont empêché par deux reprises qu’il quitte le pays pour aller se faire soigner. Entre temps la situation s’est aggravée ». Certaines sources annoncent cependant qu’il était interné à l’hôpital général depuis quelques jours. Agé de 74 ans, il a tout d’abord été interné à Bangui au début du mois de mars, c’est lorsque son état de santé s’est aggravé qu’il a été conduit au Cameroun. Candidat malheureux à la présidentielle en Centrafrique en janvier dernier, il avait terminé deuxième derrière l’actuel chef de l’Etat François Bozizé. Ange Félix Patassé a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003. Il avait été chassé du pouvoir par un coup d’Etat mené par Francois Bozizé.

 

 

Interview du Consul de Centrafrique à Douala

 

Magnonde : « Nous avons perdu un sage »

Le consul général de la République centrafricaine est profondément attristé après le décès d’Ange Félix Patassé

 

Comment avez-vous appris la mort de votre ancien président ?

Par téléphone. J’ai été joint par un de ses proches. J’avais passé toute la journée à ses côtés à l’hôpital général. C’est vrai que son état de santé était grave mais on ne s’attendait pas à la mort. Il était très affaibli. En étant candidat à la dernière présidentielle, on avait eu l’impression que son état s’était amélioré. Mais dans son entourage, on savait qu’il était malade et avait besoin de repos. Mais en homme politique, il a voulu resté sur la scène jusqu’au bout. C’est un grand message qu’il a laissé aux hommes politiques de la Rca.

 

Quel souvenir gardez- vous de lui ?

C’est un sage que nous avons perdu. Lorsqu’il était président, j’étais encore à l’école de la diplomatie en service dans mon pays. Il a fait beaucoup de bonnes réalisations. S’il n’y avait pas eu la guerre et les affrontements avec les rebelles, et ce coup d’Etat, il aurait fait de la Centrafrique un grand pays. Nous avons beaucoup de bon souvenir de lui. La république est en deuil.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:59

 

 

Patassé-copie-1

 

 

 

Ange Félix Patassé - La communauté centrafricaine porte le deuil àDouala

 

Blaise Djouokep  Le Quotidien Mutations de Douala 7 Avril 2011

 

Ce mercredi 6 avril, l'Hôpital général de Douala (Hgd) est plutôt calme. Des gens entrent et sortent. La sérénité règne. Rien à voir avec la soirée de mardi après l'annonce du décès d'Ange Félix Patassé, l'ancien chef d'Etat de la République Centrafricaine (Rca).

La présence des autorités de la ville de Douala et l'important dispositif sécuritaire qui avait été mis en place indiquait à suffisance sur la gravité de la situation qui prévoyait dans cet établissement hospitalier.

«Contrairement à hier soir (mardi dernier, Ndlr) après l'annonce de la mort de Ange Félix Patassé, l'ambiance est plutôt calme ce matin (hier mercredi, Ndlr). L'hôpital fonctionne normalement et il revient actuellement à sa famille ou à son pays de communiquer un programme de ses obsèques», informe sous anonymat un médecin.

A l'hôtel Sawa où sont logés les proches du défunt, l'ambiance est aussi calme. Comme à l'accoutumée, des gens entrent et sortent à tout vent. Des organisateurs et participants aux différents séminaires qui y sont organisés, mais aussi des clients de l'hôtel.

Parmi ceux-ci, une forte présence de ressortissants de la Rca, apprend-on. C'est dans cet hôtel que logent, depuis leur arrivée au Cameroun, la famille et les proches d'Ange Félix Patassé, décédé ce mardi 5 à l'Hgy à l'âge de 74 ans. «C'est ici qu'ils sont logés depuis quelques jours. Il y a beaucoup de Centrafricains, des proches du défunt président», confie une source affecté à l'accueil de l'hôtel.

A l'arrière de l'établissement, certains ressortissants centrafricains prennent leur petit déjeuner. L'ambiance n'est pas très détendue. Une fois le repas achevé, ces derniers empruntent l'ascenseur en direction de leur loge.

Pas question pour ces Centrafricains, des femmes pour la plupart, d'évoquer ce sujet. «Nous l'avons appris à travers les médias. Donc, je ne peux rien vous dire à ce sujet», indiquera sans plus, l'une d'entre elles avant de monter dans l'ascenseur.

Un peu plus tard, une autre de ses compatriotes n'en dira pas plus. «C'était un président et un compatriote qui a oeuvré pour le développement de son pays. Il mérite des obsèques dignes. Nous sommes très affectés par ce décès.

Mais, pour ce qui est du programme, c'est ce soir (hier, Ndlr) que nous en saurons davantage», indiquera-t-elle. Approchées, d'autres compatriotes du défunt ex-président garderont le même mutisme.

S'empressant même pour certains de hâter le pas à l'évocation de ce sujet. Au consulat de la Rca, le reporter de Mutations n'en saura pas plus. Ce, du fait de l'absence du consul dans la ville, apprend-on. Ici, le drapeau est en berne.

Idem à Yaoundé, question de rendre hommage à celui qui a dirigé la Rca (1993 à 2003) jusqu'à son renversement par un coup d'Etat de François Bozizé il y a 8 ans.

Candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier 2011, Ange Félix Patassé était à la tête du Front pour l'annulation des résultats de l'élection présidentielle (Front), un parti qu'il a mis sur pied avec l'aide d'autres leaders de l'opposition centrafricaine.

 

 

Congo-Kinshasa: Patassé tasse Bemba

Faustin Kuediasala  Le Potentiel 7 Avril 2011

Il y a de ces adages populaires qui affirment qu' «à quelque chose, malheur est bon ».

Quant à l'application de cet adage, pas un mot. D'où, le choix, sans doute délibéré, de l'adjectif indéfini : « Quelque chose ».

Car, dans la vie, il a été prouvé que tout malheur n'est pas forcément suivi d'une situation heureuse. Aussi, à quelque chose, le pire peut-il survenir.

Vous vous en doutez, peut-être, chers apostrophiles. En voici une preuve.

De sa cellule de La Haye où il répond devant le Cour pénale internationale des actes commis par ses troupes sur le sol centrafricain ; actes qualifiés selon le traité de Rome de crimes contre l'humanité, Jean-Pierre Bemba (JB) se remémore toujours un jour. Maudit jour, marmonne le chairman du Mouvement de libération du Congo.

C'est le jour où il reçut depuis son fief de Gbadolite l'appel pressant de son père ou grand frère - c'est selon - Ange Félix Patassé (AFP) pour lui venir en aide face à l'avancée de la rébellion menée depuis le Nord de la République centrafricaine par un certain François Bozizé, aujourd'hui chef de l'Etat.

En docile enfant africain - car, il n'est toujours pas bon en Afrique de désobéir à la demande d'un papa - JB a répondu au SOS, et ce, après avoir consulté les autres papas de la sous-région.

Ce fil des événements, la CPI l'a - et on ne saura jamais pourquoi - ignoré, n'inculpant que JB pour des crimes commis en RCA. Alors que JB n'était pas là - ses hommes ayant été placés dès la traversée de la frontière sous commandement d’AFP.

De sa cellule de La Haye, JB a toujours, par ses avocats interposés, exigé la présence de son hôte, AFP, pour rétablir la vérité. Un désir que la CPI n'a pas exaucé. L'on redoutait le pire. Il est finalement arrivé le mardi 5 avril 2011. A Douala où il était en soin, AFP est passé de l'autre côté de la frontière des humains. Il nous a quittés, emportant avec lui le secret de ce qui s'est réellement passé en RCA.

La CPI n'en tiendra pas compte. J'en suis sûr. Il ne faut donc pas espérer des circonstances atténuantes pour JB. La maxime juridique selon laquelle le doute profite, en l'absence du principal témoin, à l'accusé n'agira donc pas à son compte. Là aussi, j'en suis convaincu, chers apostrophiles.

JB doit aujourd'hui se débattre seul, sans l'assistance, même pour personne en détresse, de celui qui l'a invité.

La RCA pleure AFP, certes. Mais, JB a de quoi verser de grosses larmes. Car, désormais, son sort dépend de la seule volonté des juges de la CPI. A l'absence d’AFP, JB n'a qu'espérer que le ciel ne lui tombe pas sur la tête.

 

 

Centrafrique: Ange Félix Patassé, un homme, un parcours

Kabongo, Ai Bangui  Africa Info (Douala)   6 Avril 2011

Ai-Rca — Président de la République de 1993 au 15 mars 2003, l'ancien président Ange Félix Patassé (AFP) est décédé le 5 avril 2011 à l'Hôpital Général de Douala, à l'âge de 74 ans.

Candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel de janvier 2011 avec 20,10% de suffrages universels, Ange Félix Patassé a, par deux fois, été empêché de sortir de Bangui pour aller se faire soigner à Malabo en Guinée Equatoriale.

L'ancien président Patassé a été plus de 30 fois nommé ministre dans les différents gouvernements qui se sont succédé après l'indépendance de la République Centrafricaine avant d'être finalement nommé premier ministre, chef du gouvernement en 1976 sous le régime Bokassa.

AFP a été candidat dans presque toutes les élections en Centrafrique sauf celle de 2005 où il était encore en exil.

Il a été battu en 1981 par le défunt Président David Dacko, 38,11% contre 50,29%. N'acceptant pas les résultats de ces élections, AFP avait orchestré la rébellion dans l'Ouham et l'Ouham Pendé, puis organisé et armé les coupeurs de route. La situation étant devenue intenable, David Dacko avait donné le pouvoir aux militaires et AFP était contraint de partir en exil pendant 11 ans, pour sauver sa peau.

En 1993 il a été élu président de la république en battant le général d'Armée André Kolingba, un chef d'Etat en exercice qui avait accepté le verdict des urnes et se retirer du pouvoir.

Son régime a connu non seulement des mutineries à répétitions des mois d'avril, mai et novembre 1996, trois ans après sa prestation de serment mais aussi des coups d'état ou des tentatives de 2001 à 2003. C'est l'un d'entre eux qui le reconduira en exil et pendant celui-ci, il sera démis de ses fonctions de président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, un parti politique qu'il avait créé.

De son retour au pays après la grâce à lui accordée par son tombeur, l'actuel Président François Bozizé, il avait été candidat au dernier scrutin de janvier 2011 et avait été déclaré deuxième avec 20,10%. Résultat qu'il a toujours contesté jusqu'à son dernier souffle.

L'ancien chef de l'Etat Ange Félix Patassé était ingénieur agronome de formation.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:11

 

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

 

 

Bangui, jeudi 7 avril 2011 - (Xinhua) - Le décès de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé à Douala au Cameroun, annoncé mardi soir par son porte-parole, a affecté des Centrafricains.

"C’est notre père même si son régime n’a pas été vraiment bénéfique pour notre pays. Sa disparition m’affecte comme tous les autres Centrafricains". Ce sont ces genres de témoignages que l’on enregistre au sein de la population à la tombée de la nouvelle du décès de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Patassé, décédé à l’âge de 74 ans, était président de la République centrafricaine de 1993 à 2003. Il souffrait du diabète et devait se rendre à Malabo en Guinéen Equatoriale pour un contrôle médical, mais il s’est éteint en route.

D’autres reprochent au gouvernement de l’avoir empêché de sortir du pays à deux reprises alors qu’il voulait se rendre en Guinée Equatoriale pour un contrôle médical.

"La disparition du Président Patassé nous affecte tous, surtout nous qui avons travaillé avec lui", a déclaré Martin Ziguélé son ancien premier ministre et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti dont le défunt président réclamait toujours la paternité.

Confronté avec la bataille de leadership au sein du MLPC, Patassé a décidé de présenter comme candidat indépendant à la dernière présidentielle du 25 janvier. Il était sorti deuxième (21%) derrière François Bozizé réélu au premier tour à 64%.

C’est d’ ailleurs à son domicile le 4 mars 2011 à Bangui que le MLPC, le RDC et autres partis de l’opposition et lui-même ont signé l’acte de naissance de la plateforme postélectorale baptisée Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE 2011).

Pour Martin Ziguélé, la mort du Président Patassé n’est pas synonyme de la mort du FARE 2011.

Entre le 5 et le 9 février 2011, Patassé, malade de diabète, a été hospitalisé d’urgence à la clinique CHOUAIB à Bangui. Après sa sortie de la clinique, il avait été empêché de se rendre en Guinée Equatoriale le 22 mars 2011 pour un contrôle médical.

Le mercredi 30 mars 2011, il a encore été interdit de sortie, alors qu’il voulait se rendre à l’hôpital Val de Grace en France. C’est finalement le samedi 2 avril qu’il a été autorisé à sortir du pays.

Ingénieur agronome de formation, Patassé avait plusieurs portefeuilles ministériels sous le règne de Jean Bedel Bokassa. Il est ensuite entré dans l’opposition. Traqué par l’ex-empereur dont il fut le Premier ministre, il part en exil au Togo.

A son retour, il est élu Président de la République en 1993 et succède au général d’armée André Kolingba. En 1999 il est réélu, mais ne terminera pas son second mandat. Le 15 mars 2003, il est chassé par un coup d’Etat par son chef d’état- major le général François Bozizé.

Contraint encore une fois de plus à l’exil, Patassé repart au Togo. C’est grâce au Dialogue Politique inclusif de décembre 2008 et à la faveur d’un amnistie y relatif qu’il va à nouveau fouler le sol centrafricain.

Avec la disparition de Patassé, la République Centrafrique n’a plus d’ancien président vivant. Jean Bédel Bokassa, David Dacko, André Kolingba et Abel Goumba sont tous morts.

 

NDLR : Malgré les tentatives de rétropédalage de Bozizé et ses griots attitrés comme Fidèle Ngouandjika qui, la semaine dernière seulement encore, n’avait pas hésité lors d’un débat public sur Radio Ndéké Luka à qualifier ouvertement les tentatives de sortie de Patassé pour aller se soigner comme étant de la « simulation », sa mort a dû les plonger dans une situation très embarrassante. Dès lors, le clan bozizéen doit s’abstenir de verser des larmes de crocodiles sur la mort du président Patassé car on n’est plus dans des situations de « simulation » mais bien dans la réalité de la mort qui est aussi le lot de ceux qui simulent d’être au pouvoir actuellement avec le sinistre personnage de Bozizé.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:54

 

 

Patasse-20-janv-2011.jpg

 

 

 

BANGUI - 06.04.2011 15:28 - (AFP) - Les conditions du décès mardi au Cameroun de l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé, 74 ans, ont fait naître une polémique en Centrafrique, de nombreux habitants déplorant qu'il n'ait pas pu quitter le pays plus tôt pour se soigner.

"C'est bien triste", a estimé Barthélémy Angazéda, 51 ans, cadre de la santé. "Il fut notre président, et il n'avait pas que des défauts. Ce que je désapprouve c'est l'interdiction qui lui a été faite de sortir pour aller se soigner. Il aurait eu encore ne fut-ce qu'un jour de vie de plus. Et si après tous les services rendus à la Nation, les dirigeants lui ont réservé un tel sort, qu'en sera-t-il pour le simple citoyen?".

L'entourage de l'ancien président avait accusé les autorités de ne pas le laisser quitter le territoire pour un contrôle médical. Il souffrait de problèmes de diabète qui lui avaient valu d'être hospitalisé quatre jours dans une clinique de Bangui, selon son porte-parole, Guy-Simplice Kodégué. De même source, il n'avait pas pu prendre un vol de Kenya Airways le 30 mars pour Malabo, ni un autre le 22 mars affrété par le président Obiang Nguema.

Le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, avait démenti que le gouvernement ait interdit au malade de quitter le pays, avançant des problèmes d'ordre administratif.

Samedi, M. Patassé avait finalement quitté Bangui pour Malabo, via Douala. Ayant raté sa correspondance à Douala (sud, capitale du Cameroun), il avait été hospitalisé dans cette ville, selon son ancien Premier ministre et opposant Martin Ziguélé.

Arrivé deuxième de l'élection présidentielle de janvier derrière François Bozizé, l'homme qui l'avait renversé en 2003, M. Patassé refusait de reconnaître la réélection de "Boz".

"Le pouvoir a intérêt à corriger l'erreur politique grave qu'il a commise en refusant à deux reprises que le président Patassé sorte pour un contrôle médical. Il doit lui réserver des obsèques nationales dignes de ce nom. On ne peut pas comprendre qu'un pays assassine ses propres enfants en interdisant qu'ils sortent pour des raisons sanitaires", a confié Paul Kakpé, 64 ans, ancien fonctionnaire des finances.

Son départ avait finalement "été rendu possible après une rencontre vendredi au palais présidentiel entre le ministre d'Etat chargé des Affaires présidentielles, Michel Gbézéra Bria, et une délégation du président Patassé", avait expliqué M. Kodégué.

Tribun fantasque, l'ex-président Ange-Félix Patassé, surnommé "le barbu national", était un personnage en Centrafrique, qu'il a dirigée pendant dix ans.

Elu en 1993, puis réélu en 1999, M. Patassé, taxé d'autoritaire voire de dictateur, a fait face à au moins trois complots avant d'être renversé en 2003 par l'actuel président François Bozizé.

"C'est la consternation, et c'est aussi une très grande tristesse que je ressens à l'annonce de la mort du président Ange-Félix Patassé", souligne Jules Koguéngba, 38 ans, enseignant, qui a "pourtant souffert de sa présidence" en 2001 après le coup d'Etat raté de l'ancien président André Kolingba, d'ethnie Yakoma.

Les troupes fidèles à Patassé soutenues par des combattants du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, appelés en renfort par Patassé, avaient alors donné la chasse aux militaires et civils Yakoma, contraints de fuir en République démocratique du Congo, où ils ont subi de nombreuses exactions de la part du MLC.

"C'est vrai que nous avons souffert de sa présidence. J'avais fui en 2001 avec ma famille à Zongo où nous avions été maltraités par les hommes de Bemba. Mais j'ai pardonné", conclut M. Koguéngba.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

Ange Félix Patassé quitte la scène à Douala

Ai-Cameroun- Mercredi, 06 Avril 2011 14:49  - L’ancien chef d’Etat de la République centrafricaine est décédé le mardi 5 avril à l’hôpital Général de Douala, capitale économique, des suites d’une crise de diabète selon les sources proches dudit centre hospitalier.

La nouvelle a rapidement fait le tour du monde. Ange Félix Patassé est mort ! Et confirmation a été faite par son porte-parole. L’information relayée par la radio officielle camerounaise a également été confirmée par son porte-parole Guy Simplice Kodégué qui, par ailleurs, a relaté les circonstances du voyage du défunt «Ange Félix Patassé avait effectivement quitté Bangui le 2 avril dernier pour se rendre à Malabo en Guinée Equatoriale mais il a été admis en urgence à l’Hôpital général de Douala…A deux reprises, il avait été empêché de quitter le pays pour recevoir des soins à l’étranger. Une première fois, l’avion spécial que devait envoyer le président équato-guinéen pour son transfert n’a pas obtenu l’autorisation de survol du territoire centrafricain et d’atterrissage à Bangui. Une situation qui avait fait une polémique en Centrafrique», a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Ndeke Luka.

Des propos que réfute le gouvernement à en croire certains proches de la présidence de la république centrafricaine.

A 74 ans, Ange Félix Patassé s’en va, et avec lui, une longue expérience politique.

Grande carrière

Diplômé de l'Académie supérieure de l'agriculture tropicale de Nogent-sur-Marne en France, il est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l'Agriculture et du développement. Sous la présidence de Jean-Bedel Bokassa, il est plusieurs fois membre du gouvernement: ministre du développement entre janvier 1966 et avril 1968, ministre du Développement rural entre mai 1972 et avril 1973, ministre du Tourisme, de l'eau, des bois, de la chasse et de la pêche entre juin 1974 et octobre 1975. Il devient Premier ministre le 8 décembre 1976 jusqu’en juillet 1978. Devenu président de la République le 22 octobre 1993, réélu en 1999. Il est renversé par un coup d’État de François Bozizé le 15 mars 2003. Revenu de son exil togolais, il avait accepté de participer à la dernière élection présidentielle de janvier 2011 remportée avec 64,37% des voix au premier tour par François Bozizé. Une victoire qui n’a pas arrangé les choses. Ange Félix Patassé qui avait eu 21,41% voix avait créé le Front pour l’annulation et la reprise des élections (Fare-2011). Une plate-forme de l’opposition qui avait tout simplement appelé au boycott du deuxième tour des élections législatives du 27 mars et refusé de reconnaître les résultats des élections groupées, accusant le pouvoir de fraudes.

Petite biographie

Ange-Félix Patassé est un homme politique centrafricain né à Paoua le 25 janvier 1937. Son père, Paul Ngakoutou est un Gbaya du sous-groupe Suma, sa mère Véronique Goumba de l’ethnie Kaba. Il est décédé le 5 avril 2011 à Douala, au Cameroun.

Alphonse Jènè, Ai Douala

 

L’ancien président centrafricain, Ange-Félix Patassé (74 ans) est décédé mardi dans un hôpital de Douala au Cameroun.

Rentré dans son pays après 7 ans d’exil au Togo, il était arrivé second à l’élection présidentielle organisée en janvier de cette année, battu François Bozizé, celui qui l’avait chassé du pouvoir en 2003.

M. Patassé avait développé au Togo un projet de production de biogaz à partir du pennicetum purpurium, communément appelé plante à éléphant ; une passion pour cet ingénieur agronome de formation.

L’ancien chef de l’Etat centrafricain était marié à Angèle, une togolaise avec qui il avait eu trois enfants ; elle est décédée à Lomé en décembre 2007

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:50

 

 

 

Fini Kode logo

 

 

 

MOUVEMENT CITOYEN FINI KODÉ

 

 Marseille, le 5 avril 2011

 

 A

M. Simplice KODEGUE

Porte-parole de l’Ancien Président PATASSÉ.

BANGUI

 

Monsieur,

 

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris ce jour 5 avril 2011 par les médias, le décès au Cameroun de l’ancien Président de la République, M. Ange-Félix PATASSÉ.

 

Dans ces circonstances douloureuses, je tiens à vous adresser, au nom de tous les membres du Mouvement citoyen Fini Kodé comme en mon nom personnel, mes condoléances les plus attristées.

 

Je vous saurais gré de bien vouloir les transmettre à la famille et aux proches de l’illustre disparu, que je veux assurer de la solidarité de notre mouvement en ces moments tragiques.

 

Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma haute considération.

 

Pour le Conseil Exécutif

Franck SARAGBA.

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 16:20

 

 

afp patasse

 

 

 

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Avril 2011 14:30

 

Toute la Centrafrique, pouvoir et opposition confondus rendent hommage au défunt président Ange Félix Patassé. L’ancien chef de l’Etat centrafricain qui a dirigé le pays pendant 10 ans, de 1993 à 2003 est décédé mardi 5 avril dans l’après-midi à l’Hôpital Général de Douala au Cameroun.

Le premier hommage est celui de  Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), arrivé 3ème de la dernière présidentielle. Ziguélé a été Premier ministre sous le magistère du défunt et compagnon de lutte au sein du MLPC jusqu’à l’exil du défunt président au Togo après le coup d’Etat qui l’a renversé. Il témoigne : « Le décès de Patassé a été pour moi, ma famille et mon parti, une surprise et provoqué  une grande tristesse. Cette sortie tardive de Patassé occasionnée par les autorités du pays devrait lui permettre de recouvrer sa santé ».

Interrogé sur l’avenir du Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011), dont l’ancien candidat malheureux à la présidentielle du 23 janvier dernier est l’un des fondateurs, Ziguélé rassure que cette entité « n’est pas une question de personne mais de principe. Il s’agit d’une lutte pour le respect du suffrage des centrafricains ».

De son côté, au nom de la mouvance présidentielle, Fidèle Gouandjika, ministre du développement rural et par ailleurs porte-parole du gouvernement, affirme que « Patassé a été l’un des  piliers  du développement socio-économique du pays. Patassé est un baobab de la démocratie,  un homme sincère, Patassé pensait toujours à l’intérêt général. Il était véritablement le chef de l’opposition centrafricaine. Le score qu’il a réussi à obtenir lors des dernières élections, alors qu’il n’a presque pas fait campagne, montre qu’il y a de nombreux Centrafricains qui adhèrent à ses idéesPatassé est mort, mais ses idées restentL’opposition devrait suivre son exemple. Il a dirigé le pays avec de réelles ambitions. Il pouvait réussir mais l’opposition armée et certains de ses collaborateurs ne lui ont pas laissé les mains libres pour bien conduire le pays quand il était au pouvoir».

L’ancien chef de l’Etat a été empêché à deux reprises par les autorités du pays de se rendre à Malabo pour se faire soigner. Il souffrait du diabète et a été hospitalisé deux fois à la clinique Chouaib à Bangui. Patassé est décédé en pleine crise électorale. Arrivé 2ème de la présidentielle du 23 janvier, il a été battu par François Bozizé.

 

NDLR : Il y a certains hommages qui sonnent très faux, en particulier lorsqu’ils émanent de ceux-là mêmes qui ont passé le plus clair de leur temps et leur énergie à combattre la personne qui vient de décéder. Il est encore moins recevable quand il sort de la bouche de ceux qui sont aujourd’hui les bras droits de celui-là même qui a renversé le défunt président par un odieux coup d’Etat qui lui a valu un second exil mortifère à l’origine des ennuis de santé qui viennent de l’emporter. Certains politiciens centrafricains sont spécialistes des éloges post mortem parfaitement hypocrites et franchement indécents qu’ils avaient déjà proclamés lors du décès des défunts présidents Jean Bedel Bokassa, David Dacko, Abel Nguendé Goumba, André Kolingba et maintenant Ange-Félix Patassé.   

 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 02:26

 

 

 

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Front Démocratique du Peuple Centrafricain

(F D P C)

MESSAGE DE CONDOLEANCES ET

COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LA

DISPARITION DU PRESIDENT ANGE PATASSE

 

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Le 27 mars dernier, par ma voix, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (F D P C) exprimait dans un communiqué de presse, sa ferme condamnation des agissements du Général Président François BOZIZE qui, malgré sa prétendue élection au premier tour de l’élection présidentielle, ne cesse de créer les pires ennuis aux leaders de l’opposition, alors que la Constitution garantit à tous les citoyens centrafricains toutes les libertés fondamentales.

Dans ce communiqué, j’avais aussi pris à témoin l’opinion nationale et internationale sur le manque de parole du Général BOZIZE en tant qu’Officier Général qui va jusqu’à interdire l’ancien Président Ange PATASSE de quitter le pays pour aller se soigner alors qu’il le savait bien malade. J’avais aussi rejeté sur lui tout ce qui pourrait arriver de mal au Président PATASSE. Il ne veut pas la paix dans ce pays mais que veut au juste le Général Président BOZIZE ? Je pose encore la question.

Il est responsable de tout ce qui se passe en République centrafricaine comme maintenant il est responsable de la mort de l’ancien Président Ange PATASSE qui lui a pourtant fait beaucoup de bien. Nous prendrons tous le même chemin, qu’il n’oublie pas.

Au nom du FDPC, je m’incline sur la mémoire du Président Ange PATASSE et lui rend un vibrant et filial hommage. J’adresse par la même occasion toutes mes condoléances les plus attristées à toute sa grande famille. Qu’il repose enfin en paix !

Le FDPC réaffirme sa volonté de continuer la lutte jusqu’à la libération des Centrafricains de la servitude du Général François BOZIZE.

Fait le 6 avril 2011

Pour le F D P C

 

Le Général Abdoulaye MISKINE

 

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