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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 17:33

 

 

 

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Nous apprenons le décès de l’ambassadeur de Centrafrique en RDC, Job ISIMA décédé ce matin dimanche 7 août 2011 à Bangui des suites de maladie. Après avoir présenté ses lettres de créances en fin juin 2010 et pris fonction à son nouveau poste à Kinshasa, il était revenu à Bangui pour tenter vainement de percevoir les crédits de fonctionnement de son ambassade mais comme d’habitude, depuis plusieurs mois, on le faisait traîner au point où on lui aurait même coupé le salaire pour le contraindre à regagner Kinshasa. Impossible pour lui de voir BOZIZE afin de plaider sa situation, BOZIZE étant le seul qui ordonne les paiements des titres de l’Etat. Sa disparition doit servir de leçon pour tous ceux qui se font naïvement des illusions sur BOZIZE et s’amusent à le suivre.

Job ISIMA a été ministre secrétaire général de la Présidence de la République et ministre de la Communication, de la réconciliation et de la promotion des droits de l’homme. Né le 5 mai 1957 à Mobaye, en République Centrafricaine, Job ISIMA était détenteur d’un doctorat de 3ème cycle en relations internationales et d’un diplôme de 2ème cycle de l’Institut international d’administration de Paris. Il était un cadre du ministère des affaires étrangères. Il fut premier conseiller auprès de l’ambassade de Centrafrique à Abidjan puis rappelé au pays où il fut nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.

Comme beaucoup d’autres dans ce ministère, il fut aussi épinglé par l’éphémère plan contrôle paiement de salaire d’Elie DOTE où il se serait fait attribuer notamment des allocations pour scolariser ses enfants à l'étranger, alors qu'il avait déjà un indice salarial nettement plus avantageux d'ambassadeur en mission avec tous les avantages afférents à ce titre. Résultat : il doublait son salaire.

Engagé au KNK derrière BOZIZE qui finira par le nommer son directeur national de campagne (DNC) pour la campagne des élections présidentielles de 2005 afin de mettre d’accord les différents clans tribalistes qui rivalisaient autour de lui pour ce poste. Il fut aussi nommé ministre de la communication. Après sa « victoire électorale » de 2005, c’est longtemps après le décès du tout puissant Secrétaire Général Charles Hervé WENEZOUI en avril 2007 que BOZIZE désignera Job ISIMA pour le remplacer à cette fonction.

A sa famille et ses proches, la rédaction présente ses condoléances les plus attristées.

 

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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 17:23

 

 

 

Centrafrique : Les obsèques du Directeur de publication du journal « Le Quotidien de Bangui », Michel Ngokpélé

sam, 08/06/2011 - 14:44 par toma

Nantis d’un Diplôme d’Etudes Approfondie  (DEA) en Sciences Politiques à l’université Aix Marseille III, Michel Ngokpélé de son retour au pays, l’un des fondateurs du journal satirique, « La Tortue Déchainée » en 1996, comme Rédacteur en Chef, un journal qui ne parait plus aujourd’hui. Rédacteur en Chef Adjoint du Journal « Le Citoyen ». Ensuite, il crée son propre journal « Le Quotidien de Bangui », en 1997 et devient Directeur de Publication.
 
Il fut le Directeur de cabinet de feu ancien Président David Dacko, sous le régime du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (Mlpc)

Michel Ngokpélé est membre du Groupement des Editeurs de la Presse privée Indépendante de Centrafrique (GEPPIC) dès la première heure, a été secrétaire Général du GEPPIC de 2001 à 2003, et actuel Conseiller à la discipline et litiges du GEPPIC 

Le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) Maka Gbossokoto a estimé que la disparition de Michel Ngokpélé  va donner beaucoup  plus de forces à la presse indépendante de se structurer davantage pour que chaque Directeur de publication puisse s’occuper de lui de sa famille aisément.

Il a souligné que « Michel Ngokpélé est un fervent militant de la liberté de  la presse, des libertés publiques et ténor de la presse privée indépendante ».

Pour mémoire, Michel Ngokpélé est né le 9 août 1956 à Bouchia dans la préfecture de la Lobaye, après ses études primaires, secondaires et universitaires, le regretté Michel Ngokpélé est titulaire de Diplôme d’Etude Approfondie (DEA) en Sciences politiques.

 Ces obsèques se sont déroulées en présence du ministre de la Communication, de la Culture Démocratique et Civique Alfred Taïnga-Poloko, du ministre du Développement Rural Fidèle Gouadjika, les cadres du département de la Communication, les membres du bureau de GEPPIC et les Directeurs de Publication.

 

NDLR : Le Directeur de Publication et toute la rédaction de Centrafrique-Presse présentent toutes leurs sincères condoléances à la famille et aux proches du disparu.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 01:23

 

 

 

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J’avais sincèrement voulu me rendre au pays pour les obsèques du Président Ange-Félix Patassé afin de pouvoir lui rendre un dernier hommage en m’inclinant sur sa dépouille avant qu’il ne soit porté en terre mais j’ai renoncé et les événements ultérieurs m’ont donné raison. C’est la perspective d’obsèques officielles qui m’a dissuadé de faire le déplacement de Bangui. En vérité, tous ceux qui ont étroitement travaillé avec lui, à divers titres et moments de sa présence de deux mandats durant à la tête du pays, peuvent et ont certainement beaucoup de choses à dire sur lui, en bien ou en mal, tant l’homme était complexe.

Pour ma part, durant tout l’exercice de mes fonctions à ses côtés, j’ai toujours été en première ligne, prenant les risques les plus insensés pendant que certains qui se disaient pourtant de son régime étaient lâchement à l’abri. J’ai été d’une grande fidélité à Ange-Félix Patassé, ce que beaucoup qui prétendent aujourd’hui l’avoir bien connu ne peuvent décemment revendiquer. Certains amis et parents m’ont même reproché cette fidélité car cela était allé au-delà du raisonnable selon eux, y compris après son renversement du pouvoir où quasiment tout le monde l’avait abandonné ou pris ses distances avec lui, jusqu’ à ce jour du 7 novembre 2008 où lui-même, a choisi de se séparer de moi pour des raisons que je n’ai jamais pu lui demander et qu’il n’a pas eu l’occasion lui non plus de me fournir avant sa mort. 

Ayant été son Conseiller spécial et Porte-Parole, donc un de ses plus proches collaborateurs, dois-je rappeler que pour et à cause de lui, j’avais failli perdre ma vie en 2002, kidnappé et séquestré plus d’un mois durant par ceux-là mêmes aujourd’hui au pouvoir et dont  le seul regret est de ne m’avoir point exécuter. Mais je m’estime heureux par rapport à d’autres fils du pays qui eux, sont réellement tombés pour ou à cause de Patassé. J’ai pris des coups durs et avalé des couleuvres quand certains profitaient allégrement de son régime mais je ne le regrette point.

Pendant les moments les plus difficiles qu’il a connus, tant au pouvoir que durant l’exil post coup d’Etat, j’ai quasiment toujours été présent à ses côtés. J’étais par exemple avec lui dans l’avion qui le ramenait de Niamey et ai pu gérer avec lui les premiers moments de ce coup d’Etat qui l’a renversé ce 15 mars 2003 et qui nous a fait échouer dans un célèbre hôtel de Yaoundé. J’ai aussi partagé avec lui les premiers et pénibles mois du second exil togolais. Il m’ordonna de regagner Paris et d’y demeurer pour une plus grande efficacité de la lutte qu’il voulait continuer à mener pour la cause de la démocratie centrafricaine. Avec une telle proximité, comment aurais-je pu manquer de l’accompagner  à sa dernière demeure.

Beaucoup de compatriotes aussi bien du pays que de la diaspora, y compris même et à ma grande surprise certains Chefs d’Etat africains, se sont interrogés à juste raison sur mon absence à la cérémonie de ses obsèques. J’ai été très sensible à cette marque de sympathie. C’est pourquoi, je dois en retour, fournir quelques explications sur mon absence volontaire qui a été beaucoup remarquée voire déplorée, car certains pourraient ne pas la comprendre.

N’étant pas hypocrite, je ne me voyais pas vraiment en train de côtoyer à cette douloureuse occasion, ceux-là mêmes que je considère qu’ils portent, malgré leurs dénégations, une large part de responsabilité dans la triste fin du « Barbu national » mais qui, pour tenter de se dédouaner, seraient là pour verser des larmes de crocodile. Le sort a voulu que celui-là même qui a grandement contribué à la détérioration à tout point de vue de l’état du Président Patassé, puisse réussir, avec la complicité de quelques-uns, à imposer des funérailles officielles qui lui ont permis de faire un parfait mais vain numéro d’hypocrisie. Je ne pouvais décemment supporter une telle infamie.

Il y a en effet plusieurs façons de tuer quelqu’un. Ce qui est pudiquement présenté à l’opinion depuis 2003 comme étant un « sursaut patriotique » ou un « changement » et une « libération », a été a contrario pour le Président Patassé, synonyme d’humiliation de toutes sortes, de privations et frustrations diverses, un second exil à l’étranger qu’il a vécu comme sept interminables années au cours desquelles il a même perdu son épouse, bref d’un véritable univers cauchemardesque qui ont miné et tué l’homme à petit feu. Ces années de plomb lui ont occasionné un tel choc psychologique qu’il ne s’en est en réalité jamais remis, malgré certaines apparences trompeuses.

Ange-Félix Patassé est tombé sous l’effet conjugué de la suite du complot ourdi contre lui par ses mêmes ennemis d’hier et de ceux très intéressés d’aujourd’hui qui ont réussi à prendre possession de son mental pour ne pas dire de sa psychè et qui ont fait à dessein un grand vide autour de lui, l’empêchant même jusqu’à son dernier souffle pour des raisons inavouables et mesquines, de voir ses propres enfants après son retour au bercail en octobre 2009. Il est hélas déjà parti. Plus rien ne le ressuscitera mais tous ceux qui ont contribué à mettre fin à sa vie sur terre se reconnaîtront et en porteront la lourde charge sur la conscience. Patassé n’est plus mais là d’où il est maintenant, il sait parfaitement qui de tous ceux qu’il a élevés, a fait quoi ? Pour ma part, c’est cette justice immanente que j’attends.

Président, repose enfin en paix !

                                                       Paris, 31 mai 2011

                                              portrait-Prosper.JPG

                                                        Prosper N’DOUBA

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 01:51

 

 

 

Patassé Ange

 

 

 

Source : www.cameroonvoice.com

 Le Messager 25/05/2011 14:44:29

Les proches de l’ex-chef d’Etat disent avoir été interdits de voir la dépouille d’Ange Félix Patassé. Ce que dément le corps diplomatique.

«Nous avons été tabassés et fouettés par les militaires. Beaucoup de nos frères sont morts et blessés. L’armée a refusé que nous voyions le corps de notre héros national et que nous l’enterrions comme il se doit». Tel est le témoignage de Félix Armel Vangamouna, citoyen centrafricain résidant à Bonadibong-Akwa (Douala), de retour des obsèques d’Ange-Félix Patassé, dimanche 22 mai 2011. L’infortuné dit avoir été stoppé par la soldatesque aux ordres du pouvoir de Bangui. «L’avion a atterri à Bangui à 16h. Après les dispositions pratiques, le cortège est sorti de l’aéroport et c’est au niveau de pk 22, à l’entrée de Bangui, que tout s’est gâté. Les militaires ont tiré sur la foule désarmée sans discernement, alors que nous voulions seulement rendre un dernier hommage à celui qui a dirigé ce pays».

Ces graves affirmations qui sont de nature à ternir l’image du régime de Bangui sont démenties par le consul de la République centrafricaine à Douala : «Tout ceci est absolument faux. Tout s’est bien passé, car les obsèques ont suivi le programme préétabli. Je puis vous assurer qu’il n’y a pas eu de morts, puisque l’armée n’a tiré sur personne sinon les médias internationaux en auraient fait écho». Absent aux obsèques d’Ange-Félix Patassé pour «cas de force majeure», ce diplomate qui n’écarte pas l’hypothèse des sempiternelles bousculades en de telles circonstances, exclut la thèse du crime organisé. «Toutes les dispositions ont été prises pour que tout se passe bien, qu’il soit enterré avec les honneurs dus à son rang, dans la plus stricte intimité». Propos confirmés par Aliha Mangambou, un autre participant aux obsèques. «Il y a eu des bousculades entre ceux qui voulaient trop s’approcher du cortège, et les services de sécurité. Les militaires n’ont fait que leur travail, celui de contenir la foule. J’ai vu des gens qui se sont évanouis, mais pas de morts. Et s’il y a eu affrontement, c’est peut-être ailleurs, et pas à l’entrée de la ville. Mais je pense que les gens ont grossi les faits».

Pourtant, c’est dans le calme et le recueillement dignes de la tradition bantoue que la mise en bière s’est déroulée jeudi, 19 mai 2011 à l’hôpital Général de Douala, en présence du corps diplomatique, parents, amis et connaissances. Le cortège funèbre prendra par la suite le chemin de l’aéroport international de Douala, pour la capitale centrafricaine. Même mort, Ange Félix Patassé continue de faire parler de lui. Malgré lui.

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 19:52

 

 

 

 

obseques-Patasse-Douala-2.jpg

 

                    Arrivée du corbillard à l'aéroport de Douala

 

 

 

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       la couronne de fleurs offerte par le Président Paul Biya du Cameroun

 

 

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                              embarquement du cercueil à bord de l'avion 

 

 

 

Obsèques : Ange Félix Patassé inhumé à Bangui

(Mutations 23/05/2011)

 Partie de Douala jeudi, la dépouille de l’ancien président centrafricain a été mise en terre le samedi dernier.

Une première veillée, sans corps, a eu lieu au Castel Hall de Bonapriso le 18 mai 2011. La levée du corps d’Ange Félix Patassé a suivi le lendemain à l’hôpital général de Douala. Marafa Amidou Yaya, ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, qui représentait le président de la République du Cameroun, Paul Biya, et plusieurs autres ministres, ont fait le déplacement afin de rendre un dernier hommage à l’ancien président centrafricain. A l’hôpital général, le 19 mai dernier, on a eu droit qu’à un office religieux. «Aucun discours n’a été prononcé. La dépouille a ensuite été conduite à l’aéroport international de la ville. Prévu pour débuter à 9h, la levée du corps a connu un petit retard. On attendait le représentant du chef de l’Etat Camerounais», apprend-on d’une source en service à l’hôpital général. Placées sous le signe de l’unité nationale et de la réconciliation du peuple centrafricain, les obsèques d’Ange Félix Patassé n’ont pas connu d’incident au Cameroun. La même ambiance a été observée à Bangui le lendemain.

 Selon des informations disponibles sur le site internet de l’Agence France presse (Afp), environ 3.000 personnes se sont recueillies sur la dépouille de l’ancien président centrafricain, devant la place des Martyrs de Bangui, avant l’inhumation à 26km de Bangui, au lieu-dit la Colombe, une ferme familiale.

Comme à Douala, la cérémonie s’est déroulée dans le calme. Elle fut ponctuée par la musique de l’orchestre de l’armée en présence du couple présidentiel, de membres de la famille, de corps constitués de l’Etat, du corps diplomatique avant la remise du corps à la famille de l’ancien président centrafricain (1993-2003). En rappel, Ange Félix Patassé est décédé le 5 avril 2011 de suites de maladie à l’hôpital général de Douala. A 74 ans, l’ancien homme fort de la Rca souffrait d’un diabète. Une polémique est sur les causes de cette disparition est survenue quelques heures plus tard.

Les membres de sa famille avaient d’ailleurs refusé de remettre sa dépouille à l’actuelle équipe dirigeante, conduite par François Bozizé depuis 2003. «Je demande pardon aux enfants Patassé et à la famille, pour n’avoir pas assisté aux funérailles familiales au quartier Fouh (vendredi, au nord de Bangui). Beaucoup de choses se sont dites, je n’ai pas voulu entrer dans les querelles inutiles pour éviter d’attiser la tension», a indiqué M. Bozizé à l’Afp. 7 jours de deuil national ont débuté le 15 mai 2011.

Aristide Ekambi

© Copyright Mutations

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 16:10

 

 

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:10

 

 

 

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  Bozizé et son épouse Monique déposant une couronne de fleur sur la dépouille de Patassé

 

 

Les Centrafricains ont dit adieu au président Patassé

 

 Radio Ndéké Luka Samedi, 21 Mai 2011 14:46

 

Catafalque recouvert du drapeau national. Une marée humaine sous un soleil de plomb. Honneurs militaires et dépôt de gerbes de fleurs.  Des pleurs, des témoignages. Toute la République debout et s’inclinant respectueusement devant le cercueil de son ancien président.

C’est sous ce décor que la République Centrafricaine a rendu en ce samedi 21 mai 2011, hommage à son ancien président Ange Félix Patassé, décédé le 6 avril dernier à Douala au Cameroun. Les obsèques officielles se sont déroulées sur l’Avenue des Martyrs à Bangui, sous la présidence du Chef de l’Etat François Bozizé. Tous les corps constitués étaient présents ainsi que les membres du corps diplomatique.

Trois hommages funèbres ont prononcés au cours de la cérémonie. En premier lieu, une des filles du défunt pour qui : « Patassé était un bon père de famille et passionné pour son pays.  Il a enduré des sacrifices et moi personnellement j’ai été jetée en prison à l’âge de 6 ans à cause de son attachement politique pour la libération du peuple centrafricain ».

Second intervenant, Sosthène Guetel. Un proche du défunt, membre de sa famille politique. Il a révélé une  confidence faite par le défunt, juste avant d’embarquer dans l’avion qui devait le conduire à Douala que : « mon petit frère, rassembles tes frères et les camarades auprès de toi, fais leur une ouverture et ne répondez pas aux provocations d’où qu’elles viennent ». L’intervenant a avoué avoir compris ce message empreint de mystère à l’annonce de la disparition du défunt.

Le président Bozizé a rendu hommage à son défunt prédécesseur, saluant en lui l’une des grandes figures de la vie politique centrafricaine. Il a salué en lui l’une des plus grandes figures politiques de la Centrafrique. Toutefois, François Bozizé a dénoncé « l‘esprit de manipulation et de division dont font montre certains hommes politiques qui ont servi Patassé ».

Passant du français au Sango la langue nationale, il a demandé « pardon à la famille du défunt pour ne pas s’être présenté à la place mortuaire, évitant toutes querelles ». Il a aussi reconnu avoir empêché l’ancien Chef d’Etat de sortir du pays. Mais contrairement aux accusations portées contre lui et le rendant responsable de la mort de Patassé, le président centrafricain  accuse plutôt « les alliés de Patassé qui constituent le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011) ».

Après la sonnerie aux morts et les honneurs militaires rendus une dernière fois, le cortège funèbre s’est ébranlé pour le PK 26 sur la route de Boali (nord de Bangui). C’est là dans sa propriété qu’est prévue l’inhumation.

 

Centrafrique: 2.000 à 3.000 personnes aux obsèques de Patassé

 

 

BANGUI 21 mai (AFP) - Entre 2.000 et 3.000 personnes se sont recueillies samedi sur l'Avenue de Martyrs de Bangui pour les obsèques de l'ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé avant son inhumation dans l'intimité prévue hors de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

La cérémonie s'est déroulée dans le calme, ponctuée par la musique de l'orchestre de l'armée, en présence du couple présidentiel, de membres de la famille, des corps constitués de l'Etat, du corps diplomatique, avant de remettre le corps à la famille de l'ancien président (1993-2003) qui devait l'inhumer à 26 km de Bangui en fin d'après-midi à "La Colombe", la ferme familiale.

"Le président Patassé est resté l'une des figures emblématiques de l'histoire politique de la République centrafricaine", a déclaré le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement, Michel Koyt, qui a lu l'oraison funèbre après des témoignages de la fille de Patassé, Adeline, et de l'un de ses anciens Premier ministre Anicet Georges Dologuélé (1999-2001).

Ces témoignages ont été suivis par un dépôt de gerbe de fleurs, une sonnerie aux morts et un défilé funèbre des forces de défense et de sécurité.

Avant le défilé, le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par la force en 2003, en renversant Patassé, a pris longuement la parole en langue nationale sango estimant que "c'était un bon président, mais son entourage l'a poussé à entrer en conflit avec de nombreux compatriotes, dont moi-même".

Alors que les conditions de la mort du président Patassé ont fait l'objet d'une polémique, son entourage accusant les autorités de lui avoir à plusieurs reprises interdit de quitter le pays pour se faire soigner, M. Bozizé a jugé que "tout ce qui a été dit sur le pouvoir n'est que de la manipulation, de l'intoxication, voire des mensonges".

"J'ai pris personnellement sur moi de mener des démarches, dès que j'ai appris que le président Patassé était malade", a-t-il affirmé, assurant que son "médecin personnel" et un "médecin militaire" s'étaient vu empêcher de le soigner ou d'accéder à ses dossiers médicaux.

"Alors qu'on nous dise ce qui s'est réellement passé dans la concession (propriété) de M. Patassé pour que l'on ait caché la vérité au moment où il allait de plus en plus mal", a dit le président.

"Je demande pardon aux enfants Patassé et à la famille pour n'avoir pas assisté aux funérailles familiales au quartier Fouh (vendredi, au nord de Bangui). Beaucoup de choses se sont dites, je n'ai pas voulu entrer dans les querelles inutiles, pour éviter d'attiser la tension", a-t-il dit, alors que le camp de Patassé avait annoncé son intention de boycotter les cérémonies officielles et refusé des obsèques nationales.

Un deuil national de sept jours a été observé dans le pays depuis le 15 mai.

Deuxième de la présidentielle de janvier derrière Bozizé, Patassé refusait de reconnaître la réélection de "Boz".

Il est décédé à Douala à l'âge de 74 ans, alors qu'il souffrait de problèmes de diabète. Le corps était revenu le 19 mai à Bangui.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Quelles que soient ses dénégations sur ses propres responsabilités dans la mort de son prédécesseur Patassé qu'il a également servi comme chef d'Etat major des Faca, Bozizé ne peut pas se défausser sur d'autres et surtout pas ses opposants du FARE 2011 aux côtés de qui Patassé luttait aussi pour l'annulation et la reprise des élections du 23 janvier dernier. Pourquoi a-t-il empêché Patassé d'aller se soigner à l'extérieur du pays lui faisant perdre trois semaines, donc un retard qui lui a été fatal ? Voilà comment doit être posé le problème des circonstances et des responsabilités autour de la mort de Patassé et c'est là dessus que Bozizé se battra avec sa conscience jusqu'au restant de ses jours sur terre. Tout autre allégation n'est que baliverne et tentative de diversion. Les Centrafricains l'ont bien compris, ce qui explique le fait que Bozizé ait été copieusement conspué et insulté lors de l'arrivée de la dépouille de Patassé. Ange-Félix Patassé repose maintenant dans la paix éternelle mais Bozizé n'aura jamais la paix.     

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 23:34

 

 

 

Patassé

 

 

Par RFI

Deux cérémonies pour les obsèques de l’ancien président Ange-Félix Patassé sont prévues. Une première cérémonie, qui a lieu ce vendredi 20 mai et qui se déroule à Bangui, réunit la famille et les opposants. Les obsèques officielles organisées par le président François Bozizé se dérouleront, quant à elle, demain samedi 21 mai.

Ange-Félix Patassé, l’un des principaux opposants au président François Bozizé, est décédé le 5 avril à l’hôpital de Douala, au Cameroun. Les conditions de son décès ont fait l’objet d’une importante polémique, son entourage rendant les autorités responsables de sa mort.

A deux reprises, le président Bozizé avait refusé à son prédécesseur une autorisation de sortie du territoire pour des soins médicaux, après une crise de diabète. Le général Bozizé avait notamment refusé l'autorisation d'atterrir à un avion équato-guinéen dépêché par le président Obiang Nguema. La famille politique d'Ange-Félix Patassé et la coalition des partis d'opposition reprochent au général Bozizé d'être responsable de sa mort et annoncent qu'ils boycotteront les cérémonies officielles.

Carine Frenk a joint au téléphone Guy-Simplice Kodégué, porte-parole de l'ancien président Ange-Félix Patassé.

 

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole de l'ancien président Ange-Félix Patassé

Nous rendons responsable le président Bozizé de la mort du président Patassé parce que le président Bozizé a empêché le président Patassé, pendant trois semaines, d'aller à l'extérieur pour se faire soigner.

 

 

Centrafrique : communion autour de la dépouille dAnge Félix Patassé



 

Jeune Afrique 20/05/2011 à 18h:39 Par Malika Groga-Bada

 

Mort le 5 avril 2011à l'hôpital de Douala au Cameroun, Ange-Félix Patassé sera inhumé le 21 mai en Centrafrique. Lors du rapatriement de sa dépouille, l'émotion était palpable chez les nombreux Centrafricains venus faire leurs adieux à leur ancien président.  

  

Il y avait du monde à l'aéroport Bangui M'Poko ce 19 mai, pour accueillir la dépouille de l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé. Sa famille, ses amis, le bureau de son parti – le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MPLC) – et les opposants Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé. Présents aussi, des membres du gouvernement et le président François Bozizé, son adversaire de la présidentielle d'octobre 2010.

  

Après les honneurs militaires, le corps de l'ex-chef d’État centrafricain a été transféré à la morgue de l'Hôpital général, escorté par une foule de militants et sympathisants du MPLC. Il sera inhumé le 21 mai dans sa ferme, « La colombe », située à quelques kilomètres au nord de la capitale.

 

Polémique exhumée

 

Les obsèques de l'ex-homme fort de la Centrafrique ont fait l’objet d'une vive polémique. Ses partisans s'étaient vigoureusement opposés à la présence de membres du gouvernement aux funérailles. Encore plus à celle du président de la République. Pour eux, le pouvoir actuel porte l'entière responsabilité de la mort de leur leader.

  

Au mois de mars, Ange-Félix Patassé, 74 ans, avait été hospitalisé à Bangui pour une fièvre typhoïde, compliquée par un diabète. Ses deux premières tentatives pour rallier Malabo (Guinée équatoriale), où il comptait se faire soigner, ont été vaines. Après l’avoir, une première fois, débarqué d'un vol régulier de la Kenya Airways, les autorités aéroportuaires centrafricaines lui ont de nouveau empêché d'embarquer à bord de l'avion affrété par la présidence équato-guinéenne.

  

Le porte-parole du gouvernement centrafricain avait démenti toute manœuvre pour l'empêcher de sortir du pays, arguant plutôt de « problèmes administratifs ». Ange-Félix Patassé avait finalement quitté Bangui le 2 avril pour Malabo, via Douala. Il mourra le mardi 5 avril 2011, en terre camerounaise.

  

Ange-Félix Patassé a été élu président de la Centrafrique en 1993, puis réélu en 1999, avant d'être renversé en 2003 par l'actuel président, François Bozizé. Exilé au Togo, il avait finalement regagné la Centrafrique en 2008, prônant le pardon et la réconciliation. Crédité de 21,41 % de voix lors de la présidentielle d'octobre 2010, il militait pour l'annulation du scrutin qu'il disait truqué.

 

 

 

Ange Félix Patassé Lingénieur agronome devenu une bête politique sera inhumé ce 21 mai

Par Patrick Amougui, www.integrationafrica.org - 20/05/2011

Il a présidé aux destinées de la RCA pendant une douzaine d’année. Retour sur le riche et controversé parcours de l’enfant de Paoua

Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. Ange Félix Patassé sera inhumé le 21 mai 2011dans la banlieue de Bangui, avec tous les honneurs dus à son rang d’ancien chef d’Etat. Ce sera le dernier acte d’une vie bien remplie, dont on garde en mémoire quelques hauts faits. Commençons par la fin, en l’occurrence la course à la présidentielle centrafricaine de janvier 2011. L'ancien président centrafricain, revenu au pays à la faveur du Dialogue Politique Inclusif (DPI) de décembre 2008, était candidat déclaré à la succession du Général François Bozizé à la tête du pays. Affirmant être le « Moïse des Centrafricains » voire le « petit frère de Jésus », il se présente comme l’envoyé de Dieu pour exécuter son programme en faveur de la Rca. Il arrive en deuxième position à la présidentielle du 23 janvier 2011, derrière François Bozizé Yangouvonda. L’enfant de Paoua, localité située dans la préfecture d’Ouham- Pendé au Nord- Ouest de la RCA, frontalière du Tchad et du Cameroun, aura ainsi perdu la dernière bataille publique de sa vie.

L’ingénieur agronome zootechnicien né le 25 janvier 1937 n’a pas réédité l’exploit de 1993. En effet, à la faveur de l’élection présidentielle centrafricaine d’août 1993, il est élu face au général André Kolingba. Le 27 septembre, Ange- Félix Patassé devient le cinquième président de l’histoire de la République centrafricaine, sous les couleurs du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), avec 52,45 % des suffrages exprimés. « Le barbu national », personnage charismatique à la tête de la Centrafrique pendant dix ans, est le troisième président à gouverner la Rca pendant plusieurs années, après André Kolingba (12 ans) et Bokassa (14 ans).

Violences contre le pouvoir du Président Patassé

Au pouvoir, l’amateur du nœud papillon est marqué, dans son premier mandat, par un cycle de mutineries, qui donnent lieu à des conflits interethniques, désorganisant ainsi la vie économique, politique et sociale de la Centrafrique. Malgré ces affrontements sanglants, Ange Félix Patassé est réélu en 1999. Sa sécurité est alors assurée par les troupes libyennes. Il échappe à un coup d’Etat fomenté par André Kolingba en fin mai 2001. L’année suivante, à la période d’octobre, il échappe à un autre coup d’Etat avec l’appui du Mouvement de libération du Congo, le MLC de Jean-Pierre Bemba. Taxé d'autoritaire, voire de dictateur, il est finalement renversé par François Bozizé le 15 mars 2003, alors qu’il revient d’un voyage au Niger. Il rentre en exil Togo.

Diplômé de l’Académie supérieure de l’agriculture tropicale à Nogent- sur- Marne en France, le fils de Paul Ngakoutou (Gbaya du sous- groupe Suma) et de Véronique Goumba (Kaba) a toujours débordé d’imagination et de vitalité. Son ambition a toujours été d’améliorer l’ordinaire du centrafricain et de l’africain. Dès sa sortie des célèbres laboratoires de l’institut Pasteur de France, il démontre son envie à vouloir et pouvoir produire du biogaz, de la bioélectricité rurale et du biocarburant à partir d’une herbe appelée le Penicetum purpurium qu’il étudie depuis 1986. Il ambitionne, pendant son premier exil en terre togolaise, la production d’énergie électrique à partir des plantes locales qui poussent dans plusieurs régions du Togo. Scientifique d’envergure internationale, Ange Patassé se met au « vert » dans l’agriculture en améliorant les propriétés du « maïs Ngakoutou » pour la prospérité et de l’honneur de l’Afrique. Durant son deuxième exil au Togo, entre 2003- 2008, il travaille sur un vaste projet d’installation de complexes agricole et industriel. L’ancien chef d’Etat veut produire du riz et du maïs avec une variété qu’il a appelée « Patassé Ngakoutou », agréée par la FAO. A côté de cela, la travaille sur la culture de la spiruline, une algue très riche en protéines et en minéraux. Objectif : une alimentation équilibrée de la population et surtout lutte contre la malnutrition des enfants.

L’ingénieur agronome devenu homme politique A côté de ce déploiement de technicien Ange Félix Patassé a eu une brillante carrière de politique. Dans les gouvernements successifs de Jean- Bédel Bokassa, le président devenu empereur en décembre 1977, Patassé est nommé en 1965 au cabinet du ministre de l’Agriculture et du développement. Il est promu ministre du développement entre janvier 1966 et avril 1968. Il occupe par la suite les postes de ministre du Développement rural entre mai 1972 et avril 1973, ministre du Tourisme, de l'eau, des bois, de la chasse et de la pêche entre juin 1974 et octobre 1975. Le 8 décembre 1976, il est nommé Premier ministre du gouvernement, le quatrième de l’histoire de la Centrafrique jusqu’au 14 juillet 1978. En 1979 Ange Félix Patassé se lance sereinement à la conquête du fauteuil présidentiel. A Villiers- sur- Marne, près de Paris, il se positionne déjà comme le successeur de l'empereur Bokassa 1er. Mais, l’opération Barracuda lancée par la France et qui renverse Bokassa, ne lui permet pas d’être à la tête de la Centrafrique. Le 20 septembre 1979, la République est restaurée par le nouvel homme fort de Bangui, David Dacko.

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 16:36

 

 

 

cercueil Patassé

 

 

Ange Patassé

 

Bangui vendredi 20 mai 2011 - (Xinhua) - La dépouille de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, décédé le 5 avril dernier des suites de diabète, est arrivée jeudi soir à Bangui en provenance de Douala pour des obsèques officielles.

Le corps était accueilli à l’aéroport Bangui Mpoko par le président de la République François Bozizé et tout le staff gouvernemental, ainsi que des parents, amis et connaissances.

Un long cortège funèbre constitué des membres de la famille du disparu, de ses sympathisants ainsi que des partis de l’opposition réunis dans le Front pour l’Annulation et la Réorganisation des Elections (FARE 2011) ont accompagné le corps à la morgue de l’hôpital général de Bangui.

Vendredi dans la journée, à bord d’un commande-car, le corps de Patassé a sillonné les grandes avenues de Bangui pour permettre à la population un dernier hommage à celui qui avait conduit ses destinées pendant dix ans. Ensuite le corps sera déposé au domicile familial dans le 4ème arrondissement de Bangui pour la veillée funèbre.

Le chef de l’Etat, le président de l’assemblée nationale, le Premier ministre et autres personnalités du pays devraient passer tour à tour signer le livre de condoléances ouvert par la Mairie de Bangui.

Les obsèques officielles se dérouleront samedi sur l’avenue des Martyrs à Bangui, en présence du président de la République avant la remise de la dépouille a la famille pour inhumation.

Ange Félix Patassé, 74 ans, avait dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003. Candidat indépendant à la dernière présidentielle en Centrafrique, il était arrivé deuxième après le président Bozizé.

 

 

Hommage à Patassé à la place mortuaire à FOUH

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Mai 2011 16:53

Ce vendredi, veille des obsèques officielles de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé, est dédiée à sa famille politique et à ses anciens collaborateurs. C’est la demeure familiale de l’ex-président située dans le quartier de Fouh dans le 4ième arrondissement  de Bangui qui sert de place mortuaire.

C’est là que la dépouille mortelle a été déposée aux alentours de 12H, heure locale. Le long cortège a parcouru de nouveau les principales artères de la ville. Comme à l’arrivée du corps la veille, les populations se sont massées tout le long pour saluer le défunt. Un incident a même été évité au niveau du quartier SICA quand des jeunes ont arrêté un moment le cortège et ont exigé de voir une dernière fois le visage de leur ancien président.

A Fouh, Ange Félix Patassé reçoit l’hommage de ses collaborateurs et anciens camarades de parti. Parmi les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka, celui de Martin Ziguélé, actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et ancien Premier ministre sous Patassé, « le temps lent qu’a pris le corps de ce dernier de l’aéroport jusqu’à la morgue, témoigne du fort souvenir que le peuple garde en cet homme qui l’a fabriqué politiquement ».

« Patassé est homme qui m’a fait totalement confiance pour mieux réussir les dures épreuves que le pays a connues par le passé, avec le blocage de financements de la part des bailleurs. C’est un homme entier », indique Ziguélé.

Les obsèques officielles auront lieu samedi 21 mai sur l’Avenue des Martyrs,  en présence du Chef de l’Etat, François Bozizé, de l’ensemble du gouvernement, des corps constitués et de plusieurs autres personnalités centrafricaines et étrangères.

L’ancien candidat indépendant à la dernière présidentielle était décédé le 5 avril dernier au Cameroun.

Il faut rappeler que le rapatriement de son corps avait divisé la classe politique du pays. Sa famille politique avait par le passé fait interdiction au pouvoir en place d’organiser les obsèques officielles Elle dénonçait son évacuation sanitaire tardive.

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 15:18

 

 

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Arrivée de l'appareil transportant le cercueil du Président  Ange Félix Patassé

 

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cercueil Patassé

 

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Le cercueil embarque dans une ambulance pour la morgue de l'Hôpital Général

 

 

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Mme Angélique Mougnan, veuve Bédaya Ngaro devenue veuve Patassé

 

 

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 Bozizé et son épouse Monique, Touadéra et ses ministres, à gauche les enfants Patassé

 

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Martin Ziguélé et le MLPC  venus accueillir le corps de Patassé

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