Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:20






(Infosplusgabon 14/05/2008)

LIBREVILLE, 14 mai (Infosplusgabon) - L’Etat major Interarmées des Forces françaises au Gabon a annoncé mercredi à Libreville, la mise en place du premier détachement camerounais pour la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC).

Dans le cadre de la création de la force multinationale de la CEMAC en République Centre Africaine (FOMUC) datant de 2002, la France a reçu pour mission d’effectuer la mise en formation et mise en condition des contingents de la FOMUC le soutien en matière de matériel, et d’équipement.

Rappelons que la mission première de la FOMUC, force de 500 hommes crée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République Centrafricaine (RCA) et Congo) est de maintenir la paix ainsi que de restructurer l’armée Centrafricaine. A ce jour, 3 contingents étaient déjà en place : Gabon, Tchad et Congo, auquel s’ajoutera désormais un contingent camerounais.

Ce contingent camerounais a été formé par les Forces Françaises au Gabon (FFG). Les soldats ont reçu à Koutouba (Cameroun) une instruction dispensée sur 2 semaines, concernant les missions de l’infanterie au niveau compagnie et section afin de satisfaire au mieux à la mission qui leur est impartie de maintien de la paix.

Lors de leur passage sur Libreville, les soldats ont perçu leur équipement, et rejoindront Bangui en Avion C130 camerounais (avion militaire de transport) au départ de Libreville en deux rotations, le 20 mai (Etat-major du contingent ainsi que la moitié de l’unité, soit 70 soldats au total) et le 21 mai (l’autre moitié du contingent soit 60 soldats) pour entrer dans le vif de leur mission.

À l’issue d’un sommet le 2 octobre 2002, les États membres de la CEMAC décident du déploiement d’une force de 350 soldats en Centrafrique (FOMUC). Cette force remplace la MINURCA dont le mandat a pris fin en 2000.

Elle a pour mandat initial d’assurer la sécurité du président Ange-Félix Patassé, la restructuration des forces armées et de surveiller le travail des patrouilles mixtes le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adapté après l’éviction du pouvoir du président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003.

Le 9 mai, le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que « le gouvernement centrafricain (...) et l’APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais, Omar Bongo Ondimba », ajoutant que « l’accord est en vigueur immédiatement ». Le président de l’APRD, Jean-Jacques Demafouth, précise que « le texte prévoyait l’adoption d’une loi d’amnistie générale ».

On rappelle que le 6 mai dernier, selon un responsable du HCR, Serge Malaye, 10 000 réfugiés centrafricains ont fui au Tchad depuis quelques semaines.

La première vague de réfugiés est présentement à une trentaine de km de la frontière et sera transférée « dans un autre site aménagé toujours dans le territoire tchadien d’ici quelques semaines ». Les médias blâment la reprise des hostilités entre l’Armée populaire pour la restauration et la démocratie (APRD) et le gouvernement centrafricain.

FIN/IPG/PLU/2008

© Copyright Infosplusgabon


Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 16:54

 




 

Gaboneco.com    - 10-05-2008   - Une délégation du gouvernement centrafricain est arrivée à Libreville dans la nuit du 8 au 9 mai pour signer un accord de paix avec le représentant de la principale rébellion encore active en RCA. Le chef rebelle centrafricain est en pourparlers avec le président gabonais depuis le 6 mai dernier pour préparer le dialogue politique inclusif initié par le président Bozizé entre le gouvernement, l’opposition et les rebelles pour la stabilisation politique du pays.

 

L’organisation du dialogue politique inclusif pour la paix en République Centrafricaine se confirme autour de la médiation gabonaise avec l’arrivée à Libreville le 8 mai au soir d’une délégation du gouvernement centrafricain qui devrait procéder dans quelques jours à la signature d’un accord de paix avec l’une des principales factions rebelles encore actives.

La délégation gouvernementale est conduite par le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, qui signera sous l'égide du chef de l’Etat gabonais un accord un paix avec le représentant de l’Armée patriotique pour la restauration de la démocratie (APRD), Jean-Jacques Demafouth. Ce dernier avait d'ailleurs été reçu par le président Bongo Ondimba le 6 mai dernier.


Présente dans le nord-ouest de la Centrafrique,(voir la partie rouge sur la carte), région en proie à l’insécurité depuis 2005, l’APRD est le dernier groupe rebelle encore actif dans le pays. Il s’est dit prêt ces derniers jours à signer l’accord de paix sous l’égide du chef de l’Etat gabonais.

Le ministre centrafricain de la Communication est accompagné par son collègue de l’Intérieur, Paul-Raymond Ndougou, de deux conseillers du président Bozizé, ainsi que par un représentant du Bureau de l’ONU en Centrafrique.


Le comité préparatoire du dialogue inclusif a notamment proposé que cet accord soit assorti d’une amnistie générale. Le comité, qui comptait une représentation de l'APRD, a recommandé le 2 mai dernier qu'un accord de paix soit signé entre cette rébellion et les autorités avant le forum inter centrafricain.


Les deux autres principaux mouvements rebelles, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), présente dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, avaient déjà signé l'an dernier des accords de paix avec Bangui.


Pour rappel, le président centrafricain, François Bozizé, a effectué le déplacement dans la capitale gabonaise les 22 et 23 avril dernier pour informer le président Bongo Ondimba, qui préside la commission ad hoc de la CEMAC sur les questions centrafricaines, des résultats de ses démarches et contacts en vue de la tenue du dialogue politique inclusif censé ramener une paix définitive en Centrafrique.

 


Le Pouvoir et la rébellion de Centrafrique signent un accord de paix

 

APA – libreville2008-05-09 (Gabon) Le gouvernement et l’Armée populaire pour la Restauration de la démocratie (APRD, mouvement rebelle) ont conclu vendredi à Libreville, un accord de paix devant permettre la tenue, « en toute quiétude », du dialogue de paix, en Centrafrique.

Le document a été signé avec la caution du président gabonais Omar Bongo Ondimba, facilitateur des négociations entre les deux parties.

 

L’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat, l’abandon des poursuites judiciaires contre les membres de l’APRD, la libération des personnes détenues et la réhabilitation des zones affectées par la guerre, selon Jean Jacques Demafouth, président du mouvement rebelle.

Le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, a confirmé ces propos, déclarant à la presse, que « l’accord entre en vigueur immédiatement ».

 

Le document paraphé à Libreville prévoit le cantonnement des soldats de l’APRD, le dernier mouvement rebelle centrafricain resté en activité au nord du pays. En application de ce texte, les hommes de l’APRD seront « très prochainement désarmés et démobilisés ». Certains d’entre eux seront intégrés dans l’armée, selon l’accord de Libreville. Jean Jacques Demafouth, ancien ministre de la défense de l’ex président Anges-Félix Patassé, a été condamné par la justice centrafricaine pour assassinat. Il est désormais libre de rentrer au pays.

 

C’est sur le sort de Patassé, que l’accord reste flou, fait-on remarquer. L’ancien président centrafricain renversé par un putsch militaire le 15 mars 2003 vit en exil au Togo depuis son départ du pouvoir. Jean Jacques Demafouth est arrivé à Libreville depuis plusieurs jours pour la signature de cet accord. La délégation gouvernement a foulé le sol gabonais dans la nuit de jeudi à vendredi.


Bangui a mis en place un comité préparatoire chargé d’organiser le dialogue inter centrafricain. Ce dialogue pourrait réunir sur une même table les autorités, l’opposition, la société civile et les trois principaux mouvements rebelles : l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye Miskine et l’APRD.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 16:16

 






 












ACCORD DE CESSEZ LE FEU ET DE PAIX

 

Entre

 

Le Gouvernement de la République Centrafricaine

 

Et

 

Le Mouvement politique et militaire centrafricain :

Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD)

 

 

Préambule

 

Considérant les dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, de l'Union Africaine, de la Communauté Economique et Monétaire des Etats de l'Afrique Centrale (CEMAC) et des résolutions nationales relatives au règlement pacifique des conflits, notamment les recommandations fortes du Dialogue National et le Code de Bonne Conduite ;

 

Conscients de la nécessité du dialogue pour l'instauration d'une paix durable sur l'ensemble du territoire national, condition essentielle à la reconstruction du pays et à l'édification de la démocratie;

 

Résolus à consolider l'Etat de droit, la bonne Gouvernance, ayant pour corollaire le progrès social, le plein exercice des libertés fondamentales dans les conditions fixées par la loi ;

 

Considérant la volonté constante de Son Excellence, Le Général d'Armée François BOZIZE, Président de la République, Chef de l'Etat, réitérée dans son discours à la nation le 31 Décembre 2006, de promouvoir la tolérance, le dialogue et la réconciliation de toutes les filles et de tous les fils de Centrafrique;

 

Considérant la volonté de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) affirmée par son Président, Monsieur Jean-Jacques DEMAFOUTH de prendre part au dialogue politique inclusif en Centrafrique et de signer un accord de cessez le feu et de Paix avec le Gouvernement centrafricain

 

Répondant à la médiation de son Excellence, El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise et Président du Comité Ad hoc dans l'espace CEMAC sur les questions centrafricaines; corroborée par la Déclaration finale de Libreville du 23 Avril 2008.

 

Le Gouvernement de la République Centrafricaine, et l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie conviennent de ce qui suit:

  

 

Art 1er:

 

L'arrêt immédiat des hostilités et l'abstention de tout acte militaire ou tout autre forme de violence ainsi que l'arrêt de toutes campagnes médiatiques de nature à nuire aux efforts visant à faire prévaloir l'esprit de fraternité et de concorde nationale.

 

Art 2:

 

Le cantonnement des troupes de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) dans leurs zones actuelles en attendant leur intégration dans les forces de défense et de sécurité ou leur insertion dans la vie civile.

 

Art 3 :

 

La mise en place d’un programme urgent et prioritaire de :

 

1 . Réhabilitation dans leurs droits des militaires centrafricains radiés et des fonctionnaires civils de l’APRD dans leur formation et corps d’origine.

 

2 . Création de conditions de retour, de réinstallation et de réinsertion des personnes déplacées de l’intérieur et de l’extérieur.

 

3 . Mise en place d’un « plan d’urgence de réhabilitation » des zones affectées par le conflit dans les régions du Nord, du Nord-Ouest et du Centre.

 

Art4:

 

Afin de créer les conditions de sécurité et de paix pour la tenue du dialogue politique inclusif, les parties conviennent de l'arrêt de toutes poursuites judiciaires devant les juridictions centrafricaines pour toutes causes que ce soient déjà engagées à l’encontre des membres civils et militaires de l’APRD pour l’adoption d’une loi d’amnistie générale et la libération de ses membres civils et militaires qui sont détenus.

 

Art. 5 :

 

Les parties signataires mettent en place une commission de suivi de l’application du présent Accord composée comme suit :

 

3 -  Représentants du gouvernement centrafricain

 

3  - Représentants de l’APRD

 

La commission de suivi de l’application du présent Accord peut faire appel au Président du comité ad hoc pour son éclairage.

  

 

Art6:

 

En cas de divergence de vues sur l'application ou de difficultés d'application du présent Accord, l'une ou l'autre des parties peut faire recours au Comité de suivi. En cas de persistance de la divergence de vues malgré les efforts de ce Comité l'une ou l'autre partie peut faire recours au Président du Comité Ad hoc dans l'Espace CEMAC sur les questions centrafricaines dont le compromis s'impose à tous.

 

Art 7:

 

Le présent accord de paix entre en vigueur dès sa signature.



 
Fait à Libreville le, 9 mai 2008

 

 

EN PRESENCE DE :

 

Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président du Comité ad hoc, dans l'espace CEMAC, sur les questions centrafricaines.

 

 

ONT SIGNE :


Pour le Gouvernement Centrafricain,

 




Monsieur Cyriaque GONDA
, Ministre de Communication, du Civisme, du Dialogue et de la Réconciliation  Nationale.

 

Pour l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD):

 

Maître Jean-Jacques DEMAFOUTH, Président     

               Pour le Président de la République Gabonaise, Président du Comité ad       
hoc,   dans  l'espace CEMAC,  sur les questions
centrafricaines,

 




Madame Laure Olga GONDJOUT
, Ministre des Affaires Etrangères, de la  Coopération, de la Francophonie, et de  l'Intégration Régionale


Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 17:32



LIBREVILLE (AFP) - vendredi 09 mai 2008 - 17h05— Le gouvernement centrafricain et la principale rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), ont signé vendredi à Libreville un "accord de cessez-le-feu et de paix".

"Le gouvernement centrafricain (...) et l'APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais Omar Bongo Ondimba", a déclaré le ministre centrafricain de la Communication Cyriaque Gonda lors d'une conférence de presse peu après la signature.

"L'accord entre en vigueur immédiatement", a-t-il ajouté.

Le président de l'APRD, l'ex-ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, a précisé que le texte prévoyait l'"adoption d'une loi d'amnistie générale" et "l'abandon de toutes les poursuites judiciaires en cours".

Jean-Jacques Demafouth était jusqu'ici inculpé d'assassinat par la justice centrafricaine, et vit en exil en France depuis l'arrivée au pouvoir du président François Bozizé, qui a renversé par la force en mars 2003 son prédécesseur Ange-Félix Patassé.

L'ex-président Patassé, exilé au Togo, a été lui condamné le 29 août 2006 par contumace à 20 ans de travaux forcés pour "faux et usage de faux" par la Cour criminelle de Centrafrique.

En outre, Bangui a saisi la Cour pénale internationale (CPI) du cas Patassé, pour des crimes et exactions commis en Centrafrique lors de la répression d'une tentative ratée de coup d'Etat par le général Bozizé en octobre 2002. La CPI a ouvert une enquête en mai 2007 mais n'a encore signifié aucune inculpation.

"Les infractions qui relèvent de la CPI sont imprescriptibles et il n'y a pas d'immunité pour ces crimes", a déclaré vendredi le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique, François Lonseny Fall, un des médiateurs de l'accord.

Le texte prévoit en outre le "cantonnement" des combattants de l'APRD, présents dans le nord-ouest de la Centrafrique, "dans leurs zones, dans l'attente de leur désarmement, démobilisation ou intégration dans l'armée", dont le calendrier et les modalités restent à définir.

L'APRD était le dernier groupe rebelle encore actif dans le pays.

Deux autres mouvements armés, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria, présent dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, ont signé des accords similaires avec Bangui en 2007.

Selon le ministre Gonda, chargé du "Dialogue", "un accord global" réunissant ces trois groupes va être négocié et signé dans les prochaines semaines. Il devra établir les modalités précises d'application des différents textes.

Le pouvoir, l'opposition non armée, la société civile et les trois ex-rébellions se retrouveront ensuite pour un "dialogue politique inclusif" dont la date reste à préciser.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 00:52

 



 

Bangui Jeudi 08 Mai 2008 - 14:38 (ACAP)-Le Chef de Délégation de la Commission Européenne En République Centrafricaine, M. Jean Claude Esmieu, a annoncé au cours d'une conférence de presse jeudi 8 mai 2008 à Bangui que « la République Centrafricaine va bénéficier d'un financement à hauteur de 137 millions d'euros pour le programme de coopération pour une période de cinq ans».

 

Au cours de cette conférence de presse tenue à la veille de la Fête de l'Europe, M. Esmieu a souligné que la Commission Européenne a décidé de créer dans l'arrière- pays centrafricain des pôles de développement pour enrayer la pauvreté.

 
Le Chef de Délégation de la Commission Européenne a également annoncé la mise en oeuvre prochaine d'un projet de 10 millions d'euros destiné à renforcer la justice et à restructurer la police centrafricaine.


Dans le domaine de la sécurité, M. Esmieu a demandé au gouvernement centrafricain de prendre des mesures susceptibles de favoriser un développement harmonieux du pays. Il s'agit notamment de supprimer toutes les barrières sur les voies de communication, de mettre un terme aux recrutements déséquilibrés dans l'armée et la police et de mettre également fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs de violation des droits de l'Homme ainsi qu'au maintien en détention des mineurs.


Il a ajouté que la prise de toutes ces mesures serait, selon lui, de nature à redonner confiance non seulement à la population, mais aussi aux bailleurs de fonds afin d'aider la Centrafrique pour son développement.


Abordant le sujet des accords de paix avec les groupes rebelles, le diplomate européen a affirmé qu' « il faut associer la Communauté Internationale au discussion de ces accords de paix ».



Ndlr CAP : L'octroi de ce financement est assorti de beaucoup de conditionnalités que le régime de Bozizé aura grand mal à réunir le respect des droits humains étant manifestement le dernier des soucis du pouvoir bozizéen. Le démantèlement des barrières destinées au racket de la population est un voeu pieux. Celles-ci rapportent tellement de fric à ceux-là mêmes qui les implantent qu'il est illusoire d'envisager de les enlever. Autant dire que cette enveloppe ne sera jamais décaissée sous le régime Bozizé. Tout cela contribue à la mauvaise gouvernance dont doit discuter le dialogue politique inclusif afin que des solutions radicales soient trouvées.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 00:33



 

APA Bangui,2008-05-08 (Centrafrique) Une épidémie de fièvre jaune sévit dans la sous-préfecture de Bozoum, au nord-ouest de la Centrafrique, où le premier cas a été signalé le 1er avril dernier et le second le 29 du même mois, a appris APA jeudi à Bangui.

 

L’épidémie a été confirmée à la suite d’une investigation menée dans la région du 23 au 27 avril, conjointement par le service de la surveillance épidémiologique et la Coordination de la lutte antivectorielle du ministère de la santé publique.

 

Deux patients de sexe masculin, âgés respectivement de 55 ans et de 60 ans, ont présenté des symptômes de cette maladie virale hémorragique transmise à l’homme par le moustique «Aedes Aegypti».Les deux patients habitent Bozoum-centre et partagent un même campement champêtre à environ 7 km de la ville, dans une zone de savane.

 

Dans un communiqué publié jeudi à Bangui, le ministre centrafricain de la santé publique Faustin Ntelnombi a invité les populations, particulièrement celles vivant dans des zones à risque, à évacuer sans délai vers les structures compétentes toute personne présentant des signes fortement évocateurs de la fièvre jaune.

 

M. Ntelnombi a demandé aux responsables sanitaires ainsi qu’aux autorités administratives des zones à risque de mettre en œuvre toutes les actions efficaces et urgentes qui s’imposent afin de traiter les maladies et contrôler la progression de l’épidémie.

 

Il a demandé l’appui de la communauté internationale pour stopper cette épidémie, en mettant à contribution son expertise en vue de renforcer la surveillance non seulement de la fièvre jaune mais aussi de toutes les autres maladies potentiellement épidémiologiques.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 16:27



 

  

Source: Le Confident  07 Mai 2008


L'après midi du 3 mai 2008, la ville d'Obo, située dans le Sud-est de la République Centrafricaine, a encore été une fois attaquée par les rebelles de la LRA, du seigneur de guerre Joseph Kony. Une attaque qui confirme si besoin en était que cette partie du territoire national est abandonnée à elle-même. Par un communiqué récent, l'ONG OCODEFAD a non seulement interpellé le gouvernement centrafricain à prendre ses responsabilités quant à la protection de la population du Haut-Mbomou toute entière, mais a invité par ailleurs les autorités politiques à doubler de vigilance sur la question du « projet d'appui à la résolution des conflits d'usage dans le Mbomou et le Haut-Mbomou, est-centrafricain ».

 

Secourir les populations du Sud-Est

 

Cet appel émanant d'une organisation de défense des droits des victimes de viols et violences issus des conflits, intervient à un moment où le pays se prépare activement à la tenue du Dialogue Politique Inclusif qui doit débattre en profondeur et faire table rase des principaux maux qui gangrènent la République. Parallèlement à cette nouvelle donne, l'on se rappellera que du 22 au 25 mars 2008, une délégation des Nations Unies s'était rendue dans le Sud-est de la RCA. Cette mission avait pour tâche de faire l'évaluation de la situation en matière des droits de l'Homme et de la sécurité dans cette partie du territoire national. Cette mission a constaté que le Sud-est de la RCA a fait l'objet d'attaques armées, imputées aux éléments de l'Armée pour la Résistance du Seigneur (LRA) où elle a noté des cas de pillages, d'enlèvements, de mauvais traitements, de violences sexuelles et d'enrôlement forcé d'enfants par les groupes armés et autres formes sévices corporels.

 

Présence insignifiante des FACA

 

Outre ce triste constat, la mission a noté que le gouvernement central a envoyé en date du 11 mars 2008, 30 éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en appui aux 8 gendarmes basés dans la préfecture du Haut-Mbomou. Dès le 18 mars 2008, cette mission des Nations Unies a relevé que près de la moitié des FACA a quitté la zone. Face à cette réalité qui dépasse tout entendement, ladite mission recommandait au gouvernement centrafricain une présence remarquée des FACA et gendarmes le long de l'axe Obo-Bambouti pour freiner un tant soi peu les violations des droits humains dans cette partie du territoire national. Plus d'un mois après cette recommandation émanant des Nations Unies, c'est visiblement le statu quo puisque à plusieurs reprises, la ville d'Obo a été victime des attaques attribuées aux éléments de la LRA. La dernière en date est celle du 3 mai qui appelle de notre part, des interrogations somme toute fondées. L'aspect sécuritaire du Haut-Mbomou préoccupe-t-il le gouvernement centrafricain ? Qu'attend-on du côté des autorités centrafricaines pour envoyer dans cette localité un détachement militaire pour dissuader les rebelles de la LRA et apporter une protection à la population terrifiée et meurtrie du Haut-Mbomou ?

 

Perméabilité des frontières

 

Visiblement, la perméabilité des frontières centrafricaines n'est plus à démontrer et c'est ce qui pousse les rebelles de la LRA à vouloir ériger le Sud-est de notre pays en une base arrière. Les Nations Unies n'ont-elles pas soutenu qu'il y aurait une base des militaires à l'intérieur du territoire centrafricain entre Obo (route de Bambouti) et le fleuve Mbomou à environ 50 km à l'Est d'Obo ? Laquelle base est aujourd'hui utilisée par ce groupe armé pour ses actions sur le territoire national. Décidément, c'est mal parti pour la sécurisation du territoire national puisque le Nord-Est comme le Sud-est centrafricain subit les affres de mouvements rebelles qu'il s'agisse de l'APRD, de l'UFDR ou encore de la LRA du seigneur de guerre Joseph Koni.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 00:18



 

Le 2 avril dernier, le vol régulier Paris - Bangui a rapatrié les dépouilles mortelles de deux centrafricains décédés en France au courant du mois de mars. Chose inhabituelle mais parce qu’un des cercueils contenait le corps de Bernard Ngaiboye son parent du village Gaga de la commune de Bézambé comme lui, le président Bozizé s’est fait l’obligation de se rendre personnellement à l’aéroport Bangui Mpoko. Bernard Ngaiboye fut aussi l’ancien gouverneur du palais de la Renaissance - un des caciques du régime en place et son bras droit - artisan de son coup d’état et sa prise de pouvoir du 15 mars 2003.

 

Les deux cercueils arrivés de Paris aux premières heures du matin du 3 avril ont été alignés côte à côte à la zone fret de l’aéroport. Le général pasteur et président Bozizé arrive et va droit se recueillir seulement sur le cercueil de son frère Bernard Ngaiboye et se retire tout en ignorant superbement l’autre cercueil. Celui-ci renfermait pourtant le corps d’un autre Centrafricain, Emile Ndikidjéang. C’était un ancien fonctionnaire du ministère des finances qui avait certainement le tort d’être d’ethnie Kaba et natif de Paoua, une ville que Bozizé ne porte pas dans son coeur. Après son départ, les deux cercueils ont été acheminés à la morgue de l’hôpital communautaire. Etrange comportement d’un président de la République.  

                                                                                                  
                       

centrafrique-presse.com                                                                                                     
Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 00:14



 

La veille des festivités du 5ème anniversaire du coup d’état du 15 mars 2003 de Bozizé célébrées cette année dans la ville de Damara située à 85 km de Bangui, s’est produit un grave incident qui a failli coûter la vie au député de la localité pourtant KNK, Eric Sorongopé Zoumandji. Prévu dans le programme pour accueillir aux côtés du maire de Damara le général président Bozizé, le député qui y possède une résidence secondaire, a cru devoir rejoindre Damara le soir de la veille pour passer la nuit. Mal lui en a pris.  C’était compter sans les nervis de la garde présidentielle de Bozizé qui avait déjà investi les lieux en réquisitionnant la villa du député Sorongopé sans même lui en avoir parlé ni obtenu préalablement son accord.

 

Arrivé de Bangui avec son épouse, le député se présente tranquillement devant l’entrée de sa résidence secondaire et découvre avec stupéfaction que la maison est totalement encerclée par des soldats armés jusqu’aux dents qui lui ordonnent méchamment de déguerpir des lieux faute de quoi il serait criblé de plomb. Le pauvre député de protester gentiment tout en signifiant aux soldats que c’était tout de même sa propriété. Ces derniers qui se font de plus en plus menaçants finissent par lui dire que la villa est réquisitionnée pour abriter le chef de l’état durant son séjour le lendemain dans la ville. Devant l’insistance du député à prendre possession néanmoins de sa maison ne serait-ce que pour y déposer ses affaires, les soldats étaient carrément sur le point de faire feu avec les armes lourdes dont ils étaient munis.

 

Il a fallu les interventions de l’épouse du député, de plusieurs femmes qui passaient par là ainsi que celle du maire ainsi que du pasteur de la ville, entre temps arrivés sur les lieux pour que la sérénité revienne quelque peu et que le député soit éloigné des lieux et aille trouver hébergement chez des parents. L’incident aura eu pour conséquence que le nom du député qui était prévu par le protocole dans le programme officiel pour accueillir le président Bozizé, soit purement et simplement rayé. Bozizé a donc été reçu par seul le maire de la ville sans le député Eric Sorongopé de la circonscription.

 

Ce fâcheux fait divers rappelle un autre qui s’est passé à Bangui où la villa d’un particulier a été réquisitionnée de force et de manière pour le moins cavalière, pour y loger le président Denis Sassou Nguesso lors d’un de ses récents séjours dans la capitale centrafricaine.

 

centrafrique-presse.com

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 14:34



 

Libreville, 04/05 - Jean-Jacques Demafouth, le leader politique de l`Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), principale rébellion centrafricaine, a appelé gouvernement et autres mouvements rebelles à adopter un "programme commun" pour que le pays "sorte la tête de l`eau".

"Il faut que nous concevions un programme commun de gestion du pays", a affirmé M. Demafouth lors d`un entretien samedi avec l`AFP.

Le leader de l`APRD était à Libreville pour signer un accord de paix avec le gouvernement en vue du "dialogue politique" entre pouvoir, opposition non armée, société civile et groupes rebelles, qui doit s`ouvrir au plus tard le 8 juin.

"Il faut un programme commun pour les deux ou trois ans à venir. Avec, par exemple, la création d`une armée républicaine, la formation de 400 ou 500 médecins, et d`autres objectifs à déterminer", a-t-il déclaré.

"Pendant cette période, chacun s`engage à ce qu`il n`y ait pas de troubles. Cela pourrait nous permettre de sortir la tête de l`eau (...) Et après, on peut organiser des élections démocratiques claires", précise M. Demafouth, ancien ministre de la Défense de l`ex-président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par l`actuel chef de l`Etat François Bozizé.

"En ce moment tout le monde navigue à vue, il n`y pas d`objectif à atteindre. Il nous faut créer les conditions d`un nouvelle +transition+. Avec Bozizé, pourquoi pas?", ajoute M. Demafouth, devenu chef politique de l`APRD fin mars.

"Il faut profiter du fait que la communauté internationale s`intéresse à notre région. Qu`attendons-nous pour reconstruire notre armée? Créons les conditions de fusion entre l`armée gouvernementale, l`APRD, l`UFRD (l`Union des forces démocratiques pour le rassemblement) et autres pour qu`il y ait une armée républicaine", suggère M. Demafouth, poursuivi par la justice de son pays dans le cadre de l`assassinat de cinq proches de l`ex-président André Kolingba en novembre 1999 et qui vit en exil en France depuis 2003.

M. Demafouth, qui nie toute implication dans ces meurtres et souligne que son "chef d`état-major n`était autre que le général Bozizé", préconise une "amnistie générale" pour tous ainsi que "la libération de tous les militants, cadres de l`APRD actuellement détenus".

"Il faut créer les conditions pour que l`APRD puisse se transformer en parti politique et/ou reverser ses éléments dans l`armée centrafricaine ou les forces de sécurité", dit-il.

M. Demafouth, candidat à la présidentielle 2005 mais qui n`avait pas pu faire campagne dans le pays en raison des charges qui pèsent sur lui, se montre très critique vis-à-vis du régime de M. Bozizé "pourtant reconnu par la communauté internationale".

"Ce n`est pas parce que vous avez été élu qu`il faut massacrer votre population. La Centrafrique n`est plus une démocratie", estime-t-il. "L`armée n`arrive pas à assurer le contrôle de l`ensemble du territoire, ni la quiétude pour les populations, ni la libre circulation des biens et des personnes".

"L`APRD est entrée en rébellion parce qu`on a volé les élections, on a mis le pays en situation de dictature, on s`est montré incapable de gérer le problème des coupeurs de route, la gestion économique est une faillite, etc.", poursuit-il.

"Le tribalisme a atteint son apogée avec Bozizé. Le pays n`appartient pas à une famille", lance M. Demafouth, accusant aussi la garde présidentielle de nombreuses "exactions".

L`APRD et le gouvernement devraient "signer un accord de paix sous la médiation du président du Gabon" (Omar Bongo Ondimba) dans les prochains jours, a récemment déclaré à l`AFP le chef du Bureau de l`ONU en Centrafrique (Bonuca) François Lonsény Fall.

Les deux autres principaux mouvements rebelles, (UFDR), présents dans le nord-est, et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d`Abdoulaye Miskine ont déjà signé l`an dernier des accords de paix avec Bangui.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation