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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 14:58

 

Après avoir « sous traité » l’encadrement de la garde présidentielle centrafricaine à l’Afrique du Sud, Paris pousse désormais les Angolais à jouer les parrains à Bangui.

 

Si tout se passe comme sur le papier, les éléments de la FOMUC, la force militaire dépêchée en Centrafrique par la CEMAC depuis l’époque du président Ange Félix Patassé, seront relevés le 10 juillet par une force plus importante, celle de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) : la FOMAC.

 

Ainsi en a décidé la 8ème réunion de la Commission de défense et de sécurité (CDS) de la CEEAC, tenue dernièrement à Yaoundé. La CEMAC ne compte que les pays de la zone franc (Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), alors que la CEEAC a, en plus parmi ses membres, la République démocratique du Congo et, surtout l’Angola. Cette première mission du Conseil de paix (Copax) de la CEEAC aura pour nom de code « MICOPAX 1 ». Son mandat est de six mois, renouvelable jusqu’à l’horizon 2013. L’Angola s’est proposé de financer la mission et d’apporter un soutien logistique à la même hauteur que les Etats membres de la CEMAC. 

 

La Lettre du continent n° 541 22 mai 2008

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:55

 

 

APA Bangui2008-05-22 (Centrafrique) La directrice régionale pour l’Afrique du centre et de l’ouest du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), Mme Esther Guluma, et l’ambassadrice de bonne volonté de l’organisation, Mme Mia Farrow, ont qualifié de «dramatique» la situation humanitaire au nord-ouest de la Centrafrique.

 

Au cours d’un point de presse jeudi à Bangui, à leur retour d’une mission dans cette région de la Centrafrique en proie aux exactions des bandes armées, Mmes Guluma et Farrow ont indiqué que les populations, dans cette partie du pays, vivent dans la brousse depuis deux ans.

La crise humanitaire a été accentuée et rendue complexe par l’afflux massif des réfugiés en provenance du Soudan, ont-elles ajouté, soulignant que 8.000 personnes déplacées n’ont pas accès à l’eau potable, aux médicaments et aux vivres.

 

Mmes Guluma et Farrow ont, par ailleurs, dénoncé les exactions commises par les bandes armées contre les populations, notamment les femmes et les enfants. Elles ont affirmé que les attaques enregistrées dans la région, étaient pour la plupart, le fait des coupeurs de routes et des éléments de la garde présidentielle qui menacent les véhicules des humanitaires et les empêchent de travailler sur le terrain aux côtés de la population.

 

Selon la directrice régionale et l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, 100 femmes ont été violées à Kabo, une sous-préfecture de l’Ouham, à quelque 400 km de Bangui, dont la plus jeune est âgée de quatre ans.

 

«Les femmes violées et les enfants kidnappés ont déclaré qu’ils vivent dans l’insécurité la plus totale dans la région», ont-elle dit, déplorant l’état de dénuement des structures sanitaires.

«Les hôpitaux ne disposent ni de personnel de santé, ni des médicaments», ont indiqué Mmes Guluma et Farrow qui ont noté une recrudescence de la pandémie de SIDA dans la sous-préfecture de Bossangoa, à 350 km de Bangui, à cause de l’absence des médicaments antirétroviraux (ARV).


En revanche, elles ont noté avec satisfaction, l’augmentation du nombre d’écoles construites dans la brousse, à l’instigation de l’UNICEF qui a demandé au gouvernement centrafricain d’augmenter de 15% les budgets alloués aux systèmes éducatif et sanitaire.




Esther Guluma déplore la persistance de la crise humanitaire dans le Nord de la Centrafrique

 

Bangui, 22 mai (ACAP)- La directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef) pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, Mme Esther Guluma, a déploré jeudi 22 mai 2008 au cours d'une conférence de presse à Bangui, « la crise humanitaire » qui perdure dans le Nord de la Centrafrique, où elle vient d'effectuer une visite de travail en compagnie de l'actrice américaine Mme Mia Farrow, ambassadrice de bonne volonté de l'Unicef.

 

"J'étais là l'année dernière, c'était la crise humanitaire. Je suis là cette année, c'est toujours la crise humanitaire », a-t-elle déclaré, ajoutant que « l'urgence ici est complexe » à cause de la diversité des sources entre autres la pauvreté, les attaques de la population depuis plus de deux ans, les coupeurs de route, le viol des femmes.


« La population ne sait pas précisément d'où viennent les problèmes » mais les subit selon elle en toute innocence, a-t-il indiqué Mme Guluma, précisant qu' « à Kabo par exemple, on compte 8000 déplacés », suite à ces différents problèmes.


Elle a également fait observer que dans les villes et villages sinistrés du Nord, les hôpitaux sont sans personnel soignant et sans médicaments tandis que des parents d'élèves eux-mêmes s'efforcent de créer des « écoles de brousse » pour préparer l'avenir de leurs enfants. « Je ne peux pas comprendre comment on peut continuer comme ça », a-t-elle conclu.


Mme Mia Farrow a pour sa part indiqué que selon une enquête de l'Unicef dans les régions sinistrées, « un enfant sur cinq n'atteint pas 5 ans », ce qui veut dire que la population vit sans aucun espoir. « J'ai rencontré une femme à qui j'ai demandé quel espoir elle avait ; elle m'a répondu qu'elle n'avait aucun espoir. La situation est tellement dramatique que la population a perdu espoir », a-t-elle relevé.


Elle a toutefos noté des changements positifs après sa visite de l'an dernier. « De deux organisations non gouvernementales qui opéraient dans ces zones (Coopi et Médecins sans frontière), on en est à 23 aujourd'hui ». Ce qui, selon elle, augmente le nombre de travailleurs humanitaires dans ces zones pour soulager la population.


Selon l'ambassadrice de l'Unicef, l'un des changements qui mérite d'être souligné est que « la garde présidentielle n'attaque plus », mais aussi la mobilisation de certaines communautés pour mener des activités génératrices de revenus pour soutenir l'éducation de leurs enfants.

Notons que Mme Mia Farrow a été nommée Ambassadrice des personnes en détresse en Centrafrique par le président de la République, le général d'armée François Bozizé. « C'est pour cette raison que je vais lui demander de tenir ses promesses pour augmenter à 15% le budget de la santé et de l'éducation », a-t-elle souligné.


Par ailleurs, selon Mme Guluma, les ressources mobilisées pour soulager les populations en difficulté ont été 3 fois plus importantes que le montant annoncé l'an dernier, grâce au pladoyer de Mme Mia Farrow dans d'innombrables conférences de presse, à l'issue de la visite de 2007.


Ces fonds ont permis à l'Unicef de mener plusieurs campagnes de vaccination dans les zones sinistrées ainsi que d'autres activités liées à la santé et à l'éducation.


La conférence de presse de Mme Esther Guluma intervient au terme d'un séjour d'une semaine en République Centrafricaine destiné à évaluer la mise en oeuvre de projets initiés après sa première visite en février 2007.

 

 

 

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:52

 

 

Cameroon Tribune (Yaoundé) 22 Mai 2008

 

Armand Essogo

 

Avant ce départ, le contingent a été présenté hier au ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Remy Ze Meka.

 

«Le président de la République a décidé de l'envoi d'un contingent camerounais à la force multinationale en République centrafricaine (FOMUC) qui, comme vous le savez, connaît quelques difficultés en matière de sécurité. » Ces propos du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Remy Ze Meka, ont dévoilé tous les contours de la cérémonie organisée hier à la cour d'honneur de la brigade du Quartier général. La présentation des 119 éléments des forces de défense composant le contingent a été organisée avec tout le rituel militaire. Accueil du Mindef, salut au drapeau et revue des troupes. Viendra ensuite la présentation de la troupe par le chef d'Etat major des armées, le général de division René Claude Meka.

 

On apprendra alors que depuis le mois de mars, le président de la République, chef suprême des armées, a donné son accord pour le déploiement d'un contingent camerounais en RCA. Avant leur envoi en mission, les militaires triés sur le volet ont suivi une formation sur le maintien de la paix à Koutaba. L'exercice a été organisé avec l'appui des forces françaises stationnées au Gabon. Le chef d'Etat-major des armées a par conséquent dit au Mindef que ces militaires ont le profil de l'emploi. Mais le général de division à prescrit discipline et engagement au travail au commandant du contingent, le colonel Emmanuel Cheping et à ses collègues.

 

A son tour, Remy Ze Meka a demandé aux militaires camerounais de se comporter en RCA en soldats disciplinés, valeureux, et dignes de la confiance que le chef des armées a bien voulu placer en eux. Le contingent camerounais retrouvera sur place des militaires du Gabon, du Congo, de la Guinée Equatoriale, du Tchad et de la RCA. Le déploiement des forces camerounaises se fait dans un contexte marqué par la mise en place d'un organe nécessaire à la gestion des crises dans la sous région.

 

Le président de la République avait d'ailleurs organisé il y a quelques années, un sommet des chefs d'Etats de l'Afrique centrale avec pour objectif, la mise sur pied du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX). Il est devenu l'organe spécialisé de gestion des problèmes de paix et sécurité dans la CEMAC. C'est dans ce cadre qu'il faut inscrire la création de la Force multinationale en attente de l'Afrique centrale (FOMAC). La première vague du contingent quitte le Cameroun ce jour. Et on annonce pour demain le départ de la deuxième vague à destination de la RCA.

 

 

Un contingent camerounais de la FOMUC quitte Libreville pour Bangui

 

Gabonews (Libreville) 20 Mai 2008



Un premier contingent de 70 soldats camerounais de la force multinationale de la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, a quitté mardi la capitale gabonaise à destination de Bangui, après deux semaines de formation sur les missions de l'infanterie au niveau compagnie et section en vue de satisfaire à la mission qui leur est impartie, celle de maintien de la paix, organisée par les forces françaises au Gabon, a constaté GABONEWS.

 

Une deuxième troupe de 60 soldats devra aussi rejoindre jeudi en avion militaire de transport, pour s'imprégner totalement de leur mission. La FOMUC qui compte 500 hommes a pour mission, de maintenir la paix ainsi que de restructurer l'armée centra- africaine. A ce jour, 3 contingents sont en place, à savoir les contingents gabonais, tchadien et congolais, auxquels s'ajoutera désormais un contingent camerounais.

 

Elle a été créée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République de Centre Afrique et Congo) Rappelons que la France a reçu pour mission d'effectuer la mise en formation et la mise en condition des contingents de la FOMUC, le soutien en matériel, et en équipement.

 

 

Mise en place du premier détachement camerounais pour la FOMUC

 

Infos Plus Gabon (Libreville) 14 Mai 2008



L'Etat major Interarmées des Forces françaises au Gabon a annoncé mercredi à Libreville, la mise en place du premier détachement camerounais pour la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC).

 

Dans le cadre de la création de la force multinationale de la CEMAC en République Centre Africaine (FOMUC) datant de 2002, la France a reçu pour mission d'effectuer la mise en formation et mise en condition des contingents de la FOMUC le soutien en matière de matériel, et d'équipement.

 

Rappelons que la mission première de la FOMUC, force de 500 hommes crée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République Centrafricaine (RCA) et Congo) est de maintenir la paix ainsi que de restructurer l'armée Centrafricaine. A ce jour, 3 contingents étaient déjà en place : Gabon, Tchad et Congo, auquel s'ajoutera désormais un contingent camerounais.

 

Ce contingent camerounais a été formé par les Forces Françaises au Gabon (FFG). Les soldats ont reçu à Koutouba (Cameroun) une instruction dispensée sur 2 semaines, concernant les missions de l'infanterie au niveau compagnie et section afin de satisfaire au mieux à la mission qui leur est impartie de maintien de la paix.

 

Lors de leur passage sur Libreville, les soldats ont perçu leur équipement, et rejoindront Bangui en Avion C130 camerounais (avion militaire de transport) au départ de Libreville en deux rotations, le 20 mai (Etat-major du contingent ainsi que la moitié de l'unité, soit 70 soldats au total) et le 21 mai (l'autre moitié du contingent soit 60 soldats) pour entrer dans le vif de leur mission.

 

À l'issue d'un sommet le 2 octobre 2002, les États membres de la CEMAC décident du déploiement d'une force de 350 soldats en Centrafrique (FOMUC). Cette force remplace la MINURCA dont le mandat a pris fin en 2000.

Elle a pour mandat initial d'assurer la sécurité du président Ange-Félix Patassé, la restructuration des forces armées et de surveiller le travail des patrouilles mixtes le long de la frontière avec le Tchad. Son mandat a été prorogé et adapté après l'éviction du pouvoir du président Patassé par le général François Bozizé en mars 2003.

 

Le 9 mai, le ministre centrafricain de la Communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que « le gouvernement centrafricain (...) et l'APRD viennent de procéder à un accord de cessez-le-feu et de paix (...) en présence du président gabonais, Omar Bongo Ondimba », ajoutant que « l'accord est en vigueur immédiatement ». Le président de l'APRD, Jean-Jacques Demafouth, précise que « le texte prévoyait l'adoption d'une loi d'amnistie générale ».

On rappelle que le 6 mai dernier, selon un responsable du HCR, Serge Malaye, 10 000 réfugiés centrafricains ont fui au Tchad depuis quelques semaines.

 

La première vague de réfugiés est présentement à une trentaine de km de la frontière et sera transférée « dans un autre site aménagé toujours dans le territoire tchadien d'ici quelques semaines ». Les médias blâment la reprise des hostilités entre l'Armée populaire pour la restauration et la démocratie (APRD) et le gouvernement centrafricain.

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:59

 


Source: Organisation mondiale de la santé (OMS)

 

Date: 20 Mai 2008

 
Au 15 Mai, le Ministère de la Santé (MS) de la République centrafricaine a rapporté 2 cas confirmés en laboratoire de la fièvre jaune à Bozoum dans la sous-préfecture de l'Ouham-Pendé Préfecture. Le Ministère de la santé a mené une enquête épidémiologique.

 
En réponse à l'épidémie, le Ministère de la santé a fait une demande pour 64391 doses de vaccin contre la fièvre jaune de la GAVI mondial financé par des stocks d'urgence pour le vaccin contre la fièvre jaune, géré par le Groupe international de coordination sur un vaccin contre le montant prévu pour la fièvre jaune de contrôle (GIC-YF). La population cible est estimée à 55035 personnes. Le Ministère de la Santé envisage de vacciner la sous préfecture de Bozoum départ le 26 Mai 2008 pour les trois jours.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:49



 

Source: Humanitarian and Development Partnership Team - Central African Republic (HDPT CAR)

Date: 19 May 2008


Points saillants

 

- Charles Massi, nouveau Coordonnateur politique de l’UFDR.

- Production agricole relancée à Paoua

- Deux centres de santé réhabilités à Sam Ouandja et Ouanda Djallé

 

Contexte et sécurité

 

Massi Coordonnateur politique de l’UFDR

 

Le Président de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), Michel Djotodja présentement résidant à Cotonou, a désigné Charles Massi comme Coordonnateur politique du groupe le 12 mai dernier. Cette nomination a été publiquement contestée par certains dirigeants de terrain de l’UFDR. Charles Massi, leader du parti politique Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) est un ancien Ministre des Transports et ensuite du Développement Rural du Gouvernement de l’ex-Premier Ministre Elie Doté sous la Présidence de Bozizé.

 

Attaques par les coupeurs de route

 

La semaine dernière, des coupeurs de route ont attaqué un village à 25 km au nord de Kaga Bandoro dans la préfecture de la Nana-Grébizi. L’attaque et les représailles de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) ont provoqué le déplacement de plus de 600 personnes à Kaga Bandoro et quelques 400 personnes se sont enfuies dans la brousse. Une autre agression par des coupeurs de route à Gbaïzera a entrainé la fuite de 800 personnes en direction de Batangafo dans la préfecture de l’Ouham. Ces dernières semaines, plus de dix coupeurs de route ont été tués à différents endroits dans le nordouest par les forces armées régulières et rebelles ou par les comités d’autodéfense des villages. Pour se venger, les bandits ont brulé des maisons et plusieurs villages.

 

Actualités

 

Production agricole relancée à Paoua

 

Dans le cadre de l’appui aux groupements agropastoraux de la sous préfecture de Paoua, le Conseil Danois aux Refugiées (DRC) a établi le 8 mars un accord de partenariat avec 46 groupements soit 1.344 personnes afin d’appuyer et de relancer la culture attelée qui a été affectée par les conflits survenus dans la région. Chacun de 46 groupements a reçu un kit amélioré constitué d’une charrue et d’outils tels que pioches, pelles, machettes et haches, accompagné de houes et semences, don de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Ces kits devraient aboutir à une augmentation de la production agricole et en particulier de la culture attelée. La charrue sera utilisée par les membres du groupement qui verseront un frais de location directement dans la caisse commune, ce qui permettra de pérenniser l’appui à travers l’entretien et l’achat de boeufs et d’augmenter les fonds propres du groupement.

 

Par ailleurs, DRC accompagne également une quinzaine de groupements féminins et mixtes en les dotant d’équipements pour la transformation alimentaire tels que des moulins et des presses à huile, et pour la production artisanale du savon, des briques et des vêtements. D’autres groupements sont en train d’être appuyés dans la production maraîchère à travers la réhabilitation des bas-fonds et la remise de kits et semences fournis par la FAO pour la production de riz.  Enfin, à la fin du mois de mai 2008, pour la première fois installée dans la région, une plateforme constituée d’un moteur alimentera plusieurs équipements et sera gérée par la communauté de Paoua.

 

Pour en savoir plus: stefaninidavide@yahoo.it

 

La situation sanitaire dans la Vakaga

 

Du 23 mars au 6 avril, une mission onusienne composée de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) s’est rendue dans la préfecture de la Vakaga (nord-est). Il s’agissait pour l’OMS de réaliser une évaluation rapide de la situation sanitaire et du niveau opérationnel des structures de santé. L’OMS a pu identifier les besoins de la population en matière de soins de santé de base, reconnaître les principales causes de morbidité et de mortalité et déterminer les éventuelles conséquences humanitaires liées au contexte de la région. Les principales causes de morbidité sont le paludisme, les maladies respiratoires et les maladies diarrhéiques. L’International Medical Corps (IMC) est en train d’enquêter sur la situation nutritionnelle.

 

Les formations sanitaires de la partie sud de Birao ont un niveau de fonctionnement relativement meilleur que celles de la partie nord et ouest de Birao. Dans cette dernière zone, les infrastructures sanitaires sont déplorables, le personnel qui y travaille est peu qualifié et elles manquent de matériel et de médicaments. Sur l’axe Birao-Ouadda dans le sud de la préfecture, les centres et postes de santé appuyés par l’IMC et le dispensaire de Médecins sans Frontières-Hollande offrent des soins adéquats. Leurs infrastructures sont mieux équipées, des médicaments sont disponibles et le personnel qualifié est renforcé.

 

Nord-est : deux centres de santé réhabilités

 

Depuis août 2007, l’ONG International Medical Corps (IMC) fournit des soins de santé aux populations affectées par le conflit dans les villes de Sam Ouandja, Ouanda Djallé et Ouadda dans le nord-est de la RCA. La saison des pluies ayant déjà débuté à cette période de l’année, IMC a été contraint de couvrir les trois centres de santé avec des bâches afin de les rendre immédiatement opérationnels.

 

Au mois de janvier 2008, la réhabilitation propre du centre de santé de Sam Ouandja avait débuté. Avec le soutien de la population qui a apporté des matériaux tels que le sable et le gravier, six salles d’hospitalisation, une salle d’accouchement et un bloc opératoire ont été construits. Une fondation caritative basée aux Etats-Unis, Union for Reformed Judaism, et le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) ont mis à disposition les fonds nécessaires. L’équipement médical a été fourni par le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) et le Fonds de Réponse aux Urgences (ERF).

 

Pour un montant total de 40.000 dollars, une population hôte de 18.000 personnes et 3.000 réfugiés à Sam Ouandja ont maintenant accès aux soins de santé primaires et d’urgence de qualité. Les services sont assurés par deux médecins, un assistant-médecin, deux infirmiers et trois sagesfemmes. Un comité de gestion présidé par le maire adjoint de la ville a été mise en place.

Un même projet a été achevé à Ouanda Djallé, où deux médecins, quatre infirmiers et deux sagesfemmes offrent des soins dans le centre de santé dont la réhabilitation a été accomplie début mai. IMC prévoit de réhabiliter le centre d’Ouadda dans les mois suivants.

Pour en savoir plus: gyogo@imcworlwide.org

 

Coordination

 

Visite de la Coordonnatrice civilo-militaire Marie-Sophie Reck est Chargée de la Coordination civilo-militaire pour l’est du Tchad et le nord-est de la République Centrafricaine au sein du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA). Basée à Abéché, Mme Reck a effectué une mission en RCA du 14 au 17 mai afin de rencontrer les agences de Nations Unies, les partenaires et les responsables des ONG ayant des activités dans le nord-est.

 

Le rôle de la Coordonatrice civilo-militaire est d’assurer la liaison entre les acteurs humanitaires et les militaires internationaux de l’EUFOR et de la MINURCAT en partageant, en structurant et en coordonnant les informations des deux parties. Elle peut aussi avoir ce lien avec les militaires nationaux si les besoins sont pressentis. Conseiller le Coordonateur Humanitaire pour tout ce qui concerne les relations avec les militaires fait également parti de ses taches. La Coordonatrice civilo-militaire se rendra en RCA régulièrement dans le futur.

 

Pour en savoir plus : reck@un.org

Pour toutes informations, veuillez contacter:

 

UN OCHA RCA

Nancy Snauwaert snauwaert@un.org |+236 75 54 22 78

Gisèle Willybiro willybiro@un.org |+236 75 54 90 31

 

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 16:10


(Libre antenne 20/05/2008)


Je rentre d'un voyage à l'est du diocèse de 21 jours. J'ai visité Obo à la fin du mois d'avril. La situation est très difficile. La nuit du 6-7 mars 2008, 150 soldats de l'Armée de Résistance du Seigneur basés en clandestinité dans la forêt du Congo sont tombés sur deux quartiers d'Obo, de minuit jusqu'à 4 heures du matin.

           Joseph Kony, chef de l'ARS 


Leur but était double : voler le plus de nourriture possible et kidnapper des personnes pour le transport de la nourriture volée. Ils sont rentrés maison par maison sans pitié, s'ils trouvaient une femme au lit, ils jetaient le mari dehors et ils la violaient à deux ou trois, puis ils allaient au grenier familial. Finalement, 69 personnes sont disparues, des fillettes de 12 ans, de femmes enceintes, de garçons et filles qui ont été pris de force et se trouvent aujourd'hui à 100 km au-delà du fleuve Mbomou, sur territoire congolais dans un campement de la LRS. Les garçons font l'entraînement de la troupe, les fillettes lavent et cuisinent, les filles servent d'esclaves sexuelles aux soldats et tout le monde sème les champs et prépare la récolte pour les soldats. La cuisinière de la mission catholique pleurait sa fillette de 12 ans, encore enfant, se demandant si les soldats l'avaient déjà violée ou pas.



J'ai vu l'amertume de ce peuple, le désespoir dans beaucoup de familles, la tristesse dans leurs visages. Les Faca (Forces Armées Centrafricaines) qui sont allés avec 3 camions ont sillonné la grande route et ils sont partis. La situation d'insécurité reste telle quelle. Obo est une proie facile et ils peuvent revenir quand ils le voudront. Joseph Kony, leur chef, n'était pas avec eux mais ils ont parlé avec lui plusieurs fois dans leur langue locale avec le téléphone Turaya.

J'ai dû retirer les sœurs Franciscaines de l'Immaculée Conception, fermer provisoirement la mission et les emmener dans une autre mission. Les abbés centrafricains restent sur place et aident la population à ne pas se décourager et à prier pour le retour des 69 kidnappés. J'ai vais écrire à la Nonciature pour que cette situation soit connue et ils contactent les Ambassadeurs du Congo, de l'Ouganda et du Soudan. 69 personnes kidnappées, ce n'est pas rien !

C'est très grave et honteux pour le pays qui voit ses citoyens être menacés d'une telle sorte.

Mgr Juan José Aguirre


Evêque de Bangassou (Centrafrique)

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 21:33




 

YAOUNDE, 18 mai (Xinhua) -- Dix éléphants ont été tués ces  derniers jours dans la réserve de la Dzanga-Sangha à la frontière  entre la Centrafrique et le Cameroun et une quinzaine de  braconniers sont interpellés, a annoncé le responsable du bureau  du Fond mondial pour la nature Jean Bernard Yarissen à la raido  africaine Afrique NO.1.

 

     "Plus de 10 éléphants ont été abattus au moins dans 4 régions  au sein du projet Dzanga- Sangha. Tout le monde est effaré. Il  semble que cette fois-ci, les braconniers sont plus structurés et  mieux organisés. Ils arrivent à mieux se positionner et tirer sur  nos agents qui effectuent des patrouilles sur le terrain", a  annoncé M.Yarissen. 

 

     "Selon nos sources d'information, il semble qu'il y aurait au  moins 4 réseaux de braconniers qui sillonnent la région, qui  utilisent les armes de guerre, des kalachnikovs pour effectuer  leurs opérations sur le terrain", a-t-il expliqué. 

 

     Les autorités centrafricaines sont mise au courant et ont  envoyé sur le terrain une équipe des soldats de l'armée qui, aux  dernières nouvelles, auraient déjà interpellés une quinzaine de  braconniers, selon M. Yarissen. 

 

     La réserve spéciale de la Dzanga-Sangha, d'une superficie de  336.000 ha, est le second site touristique de la Centrafrique en  terme de grandeur. Le Fond mondial pour la nature assure depuis 1990 la quasi- totalité de la gestion et de la conservation de ce site soutenu  financièrement par la Banque mondiale et appuyée par la  coopération allemande à travers la GTZ. 

 

     Cette réserve dispose d'une faune variée : des éléphants, des  hippopotames, des gazelles, des pangolins, des singes etc. On y  trouve également des essences forestières recherchées et les  populations Pygmées.

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 21:10

 


Gabonews
(Libreville) 14 Mai 2008

 

Libreville

 

130 soldats du contingent Camerounais de la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique central (CEMAC), regagnent dès mercredi prochain la capital centrafricaine après avoir reçu pendant deux semaines au Gabon, une formation concernant les missions de l'infanterie au niveau des compagnies et des sections afin de satisfaire au mieux à la mission de maintien de la paix qui leur est impartie, sous l'égide des Forces françaises au Gabon.

 

Le contingent devra rejoindre Bangui en avion militaire de transport. Deux rotations sont prévues, une partie du contingent dont 70 soldats, ainsi que l'état major du contingent partira le 20 mai prochain. Ensuite suivra un autre contingent de 60 soldats qui devront s'imprégner dès maintenant de leur mission.

 

La mission première de la FOMUC, force de 500 hommes crée en 2002 par les pays de la CEMAC (Gabon, Tchad, Cameroun, République de Centre Afrique et Congo) est de maintenir la paix ainsi que de restructurer l'Armée centre africaine.

 

Actuellement, 3 contingents sont déjà en place à savoir les contingents gabonais, tchadien et congolais, auquel s'ajoutera désormais un contingent camerounais.

La France a reçu pour mission d'effectuer la formation et la mise en condition des contingents de la FOMUC; le soutien en matière de matériel et d'équipement.



Les Forces françaises du Gabon forment le contingent camerounais de la Fomuc

 

Dans le cadre de l'élargissement de la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc), les Forces françaises du Gabon ont été chargées de la formation du contingent camerounais qui rejoindra les effectifs gabonais, tchadiens et congolais déjà en faction sur le terrain pour assurer le maintien de la paix en République Centrafricaine.

 

L’Etat-major interarmées des Forces françaises au Gabon a annoncé le 14 mai dernier à Libreville la mise en place du premier détachement camerounais pour la Force multinationale en Centrafrique (Fomuc).


Les Forces françaises du Gabon ont été mandatées pour la formation et la mise en condition des contingents de la Fomuc ainsi que le soutien en matière de matériel et d’équipement, dans le cadre de la création de la force multinationale de la CEMAC en République Centrafricaine.

Créée en 2002 par les pays de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) qui regroupe le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad, le Cameroun, la République Centrafricaine et le Congo, la Fomuc était d'abord une force de 500 hommes chargée de maintenir la paix et de restructurer l’armée Centrafricaine.


Réunis le 22 février dernier à Libreville, les experts du Conseil de paix et de sécurité en Afrique centrale (COPAX) avaient recommandé le remplacement de la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC) par la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) qui regroupe davantage de pays de la sous région.


A l’heure actuelle, 3 contingents sont déjà en place en RCA, notamment les effectifs gabonais, tchadiens et congolais, auxquels s’ajouteront bientôt les effectifs camerounais.

Les soldats camerounais ont reçu à Koutaba, au Cameroun, une instruction dispensée sur deux semaines, concernant les missions de l’infanterie au niveau de la compagnie et de la section afin de satisfaire au mieux à leur mission de maintien de la paix.


De passage à Libreville où ils ont reçu leur équipement, les soldats rejoindront Bangui à bord d'un avion de transport militaire C130 camerounais au départ de Libreville en deux rotations.

La première quittera la capitale gabonaise le 20 mai prochain avec l'Etat-major du contingent ainsi que la moitié de l’unité, soit 70 soldats au total, alors que le 21 mai prochain, l’autre moitié du contingent, soit 60 soldats rejoindront le reste des troupes pour prendre leur fonction.

 

le 15-05-2008    Source : Gaboneco.com    

 

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:02





 





LIBREVILLE-(Xinhuanet 15/05/2008) - La présidente de l'Association des ressortissants centrafricains au Gabon (ACAG), Monique Reneyo a salué mercredi à Libreville l'accord de paix signé le 9 mai dernier à Libreville entre le gouvernement centrafricain et la dernière rébellion encore active en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD).


Cet accord de paix ont été conclu sous l'égide du président gabonais Omar Bongo Ondimba, parrain des négociations entre le gouvernement centrafricain et l'APRD.


"Nous saluons cet accord conclu sous l'égide du président Omar Bongo Ondimba, doyen des chefs d'Etat, sage de l'Afrique ", a déclaré Mme Reneyo dans un entretien avec la presse.

" Il faut maintenant que cet accord soit intégralement appliqué pour permettre dans l'immédiat une bonne préparation du dialogue inter-centrafricain et dans le futur l'instauration d'une paix durable dans ce pays ", a-t-elle poursuivi tout en renouvelant ses remerciements au président gabonais.


Préoccupée par l'instabilité chronique dans son pays d'origine, Mme Reneyo suggère aux leaders politiques centrafricains de profiter des sages conseils du président Omar Bongo Ondimba.

Résidant au Gabon depuis plusieurs années, Mme Rénéyo est à la tête de la principale association des ressortissants centrafricains au Gabon où vivent près de 500 ressortissants centrafricains.

L'accord de paix a été signé par le patron de l'APRD, Jean Jacques Demafouth et Cyriaque Gonda, ministre centrafricain da la Communication. Le document prévoit un cessez-le-feu immédiat, l'abandon des poursuites judiciaires contre les combattants de l'APRD, la libération des personnes détenues et la réhabilitation des zones affectées par la guerre.



© Copyright Xinhuanet

 

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 02:53





BANGUI, le 14 Mai 2008 (IRIN) -

 

UN Integrated Regional Information Networks 15 Mai 2008



Bangui

 

La signature, le 9 mai, d'un accord de paix et de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et le seul groupe rebelle qui n'avait pas encore pris part au processus de paix national suscite des réactions mitigées au sein même du pays.

La trêve conclue avec l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD), basée dans le nord-ouest de la RCA, a été signée à Libreville, capitale du Gabon, au terme d'un mois de débat avec le gouvernement de Bangui.

 

Outre la cessation des hostilités, l'APRD a entrepris de cantonner ses combattants à leurs bases. L'accord a également ouvert la voie à une amnistie, soumise au vote d'un projet de loi qui doit être présenté devant l'Assemblée nationale.

 

« C'est un pas en avant dans la résolution du conflit », a affirmé le professeur Mathias Morouba, président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH) et de la Commission justice et paix centrafricaine.

 

« La population a envie de vivre autre chose. Les habitants sont dans une situation de détresse », a-t-il déclaré, ajoutant que l'accord ne représentait qu'un élément de la solution à long terme qu'il faudra trouver aux problèmes de la RCA.

 

« D'accord pour le règlement politique. Mais quelle sera alors la situation de ceux qui ont eu à perdre des parents ou des biens lors de la rébellion ? Il faut que le gouvernement prenne en compte la situation de ceux-là ; sinon, nous risquons de former à l'avenir d'autres rebelles », a prévenu M. Morouba.

 

...D'accord pour le règlement politique. Mais quelle sera alors la situation de ceux qui ont eu à perdre des parents ou des biens lors de la rébellion ? Il faut que le gouvernement prenne en compte la situation de ceux-là ; sinon, nous risquons de former à l'avenir d'autres rebelles ...

 

Jusqu'ici, pour Toby Lanzer, coordinateur humanitaire des Nations Unies en RCA, ce dernier cessez-le-feu, qui fait suite à d'autres accords semblables, conclus avec deux autres groupes rebelles, est « le meilleur signe de la possibilité d'une paix durable dans la région nord-ouest de la RCA. Les tensions devraient à présent se dissiper, les opérations [humanitaires] pourront être déployées, et davantage de personnes pourront être aidées ».

 

En effet, dans le nord-ouest de la RCA, les besoins humanitaires sont énormes ; cela s'explique non seulement par les activités de l'APRD et les représailles violentes des forces gouvernementales (Une population qui compte bien trop d'ennemis), mais aussi par la présence de nombreux bandits. L'absence d'un Etat fonctionnel a également contribué à la désintégration d'une majorité des infrastructures.

 

Mais à en croire Christophe Ndouba, député de Paoua, une ville du nord-ouest du pays, il est encore trop tôt pour pouvoir mesurer l'apport de cet accord, signé avec l'APRD.

« Les populations sont toujours dans la brousse, d'autres restent dans les camps de réfugiés, au Tchad. Il est donc trop tôt pour que je puisse dire si cet accord va alléger ou améliorer les conditions de vie de la population », a-t-il déclaré à IRIN.

 

Un avis partagé par un responsable humanitaire, qui n'a pas souhaité être nommé : « Il faut encore attendre une à deux semaines. Même la population de Paoua n'est pas encore informée de la signature de cet accord. Il est trop tôt pour avoir notre réaction », a-t-il déclaré.

Pour Stanislas Bango, conseiller politique du président François Bozizé, cet accord « est bienvenu, dans la mesure où il va déboucher sur un accord de paix global ».

 

« La paix va enfin revenir au pays, ce qui permettra au gouvernement de consacrer de l'argent aux projets de développement, au lieu d'investir dans la guerre. Avec cet accord de paix, les investisseurs vont arriver dans le pays et les populations en général vont [en] tirer profit », a-t-il affirmé.

 

 

 

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