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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:53

 


 

01 Juillet  16:44:10 GMT Reuters Par Joe Bavier


BANGUI, 01 Juillet  2008 (Reuters) – La République centrafricaine inclura un ancien président en exil dans un projet d'amnistie générale et pourrait accepter les rebelles dans un gouvernement d'union nationale afin de mettre fin à des années de guerre de maquis, a déclaré mardi le ministre de la communication.

 
Le gouvernement du président François Bozize a signé un accord de paix le mois dernier dans la capitale du Gabon, Libreville, pour la consolidation des accords de cessez-le-feu signés plus tôt avec trois groupes rebelles du nord de cette  ancienne colonie française sans littoral.

Le conflit latent, mêlé à l’accroissement du banditisme transfrontalier fait d’attaques de groupes armés du Tchad et de la région ouest du Darfour au Soudan, a vidé, selon les estimations, 300.000 personnes de leurs foyers ruraux et des villages.


L'accord de paix prévoit une loi d'amnistie pour les crimes commis pendant le conflit, suivie par un dialogue national chargé de rassembler le gouvernement, les rebelles, et l'opposition civile. Le Ministre de la communication, Cyriaque Gonda, a déclaré que deux semaines de négociations pourraient conduire à l'octroi de postes gouvernementaux pour les insurgés.

"Il n'est pas exclu qu’il y aura une redistribution des cartes après le dialogue politique",
a-t-il dit à Reuters dans une entrevue. "Le gouvernement, depuis la signature des premiers accords, a déjà commencé à donner quelque chose. Si cela doit se poursuivre au nom de la réconciliation nationale, il continuera."


Au moins deux chefs rebelles émargent déjà sur la liste du gouvernement en tant que conseillers auprès du président après la signature initiale de l’accord de cessez-le-feu l'année dernière. Le conflit en République centrafricaine trouve ses racines dans le de renversement du président d'alors Ange-Félix Patassé par Bozize en 2003.

 
Bozize a remporté les élections deux ans plus tard auxquelles Patassé a été empêché de participer et ses partisans ont déclenché une rébellion dans le nord-ouest du pays peu après.

Gonda a déclaré que Patassé, qui vit maintenant en exil au Togo, bénéficiera de la loi d'amnistie même s'il n'a jamais été officiellement lié aux rebelles.

 
"Il sera concerné par celle-ci absolument. Il est un des principaux acteurs dans le processus. Il est inclus. Il n'y aura pas d'exclusion ", a-t-il dit.

 
L'amnistie offerte dans le cadre de l'accord de paix ne donne pas l'immunité quant aux  poursuites éventuelles pour crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité qui pourraient être initiées par la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye.

 
L’éviction  de Patassé, suivie de combats sanglants entre les loyalistes et la rébellion de Bozize, a notamment engendré le viol systématique de centaines de femmes.

 
Jean-Pierre Bemba, ancien chef rebelle de la voisine République démocratique du Congo, a été arrêté en Belgique en Mai sur un mandat de la CPI pour crimes de guerre commis par ses combattants envoyés soutenir Patasse.

 
Certains observateurs estiment que la CPI pourrait également chercher à poursuivre l'ancien président lui-même. Avec sa faible densité de population, la République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du monde, a souffert de cycles récurrents de violence politique depuis son accession à l'indépendance en 1960.


Il a subi onze (11) tentatives de coup ou de mutineries dans les dix dernières années seulement, et l'instabilité entrave l'exploitation de ses richesse constituées d'or, de diamants et d'uranium.

Un contingent de soldats de l'Union européenne, qui fait partie d'une plus grande force de l'Union européenne (EUFOR) envoyé à l'est du Tchad cette année pour protéger les civils et les réfugiés, a été déployé dans le nord-République centrafricaine pour des tâches de sécurité.

 

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : L’enjeu du dialogue national ne saurait être réduit à une question de répartition de portefeuilles ministériels à offrir à des rebelles. On ne peut sauter ainsi les pieds joints et aussi allégrement sur les graves problèmes de gouvernance auxquels est confrontée la RCA. Ou alors, ce ministre n’a rien compris aux enjeux nationaux qui doivent présider au dialogue national.

 

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:31

 

Bangui, 28 juin (ACAP)- La directrice générale par intérim de l'Ernergie Centrafricaine (Enerca), Mme Elisabeth Kofio a exprimé sa préoccupation, jeudi 26 juin 2008 au cours d'une interview à la Radio nationale, pour les difficultés que connait sa société ces derniers jours, et qui engendrent une crise énergétique et une pénurie d'eau potable à Bangui.

 

Mme Elisabeth Kofio a expliqué ces difficultés par la vétusté des équipements dont dispose l'Enerca tant dans les unités de production de Bangui que dans celles de Boali.

 
S'agissant de la coupure d'eau, le directeur général de la Société centrafricaine de distribution d'eau (Sodéca), M. Samuel Rangba a expliqué que son entreprise est totalement tributaire de l'Enerca qui est son seul fournisseur d'énergie.

 

" Bientôt une semaine, nous connaissons des difficultés de distribution d'eau dans la capitale. Cela est dû au manque d'énergie qui ne nous permet pas de rouler suffisamment d'eau dans nos réservoirs respectifs et que certains quartiers de la ville ne sont pas pourvus d'eau ", a déclaré le directeur général de la Société centrafricaine de distribution d'eau Sodeca), a-t-il déclaré.

 
Il a déploré le fait que depuis la création de la structure de production d'eau en République Centrafricaine, la société ne dispose d'aucune source d'énergie de relais, ce qui rend son travail difficile quand l'Enerca est en difficulté.

 

Ndlr. Centrafrique-Presse : Voilà où a conduit la "libération" de Bozizé et ses bézambéens. Les diverses nominations tribalistes en cascade à l'ENERCA et SODECA ne suffisent visiblement pas à résoudre les difficultés de fourniture du courant électrique et de l'eau dans la capitale. Les pseudos explications que cette brave Kofio donne ici font sourire car elles n'en sont pas. Il faudrait espérer que les turbines vétustes de Boali s'arrêtent carrément pour que les pouvoirs publics prennent à coeur le problème de la fourniture de l'énergie sans laquelle il n'y a point de développement.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 22:52

Le chef militaire de l’UFDR Damane Zakaria aux petits soins de l’armée française

 




Bangui 24 juin 08 - (Centrafrique-Presse)
- C’est à bord d’un Transal de l’armée française depuis Birao que le général Damane Zakaria a été transporté jusqu’à Libreville pour prendre par aux discussions ayant abouti à la signature de l’Accord de paix global, au grand dam de Bozizé qui l’attendait à Bangui pour le prendre à bord de son avion.

Alors qu’on l’attendait impatiemment à Libreville, Bozizé qui aurait dû gagner directement la capitale gabonaise depuis Cotonou sitôt le sommet de la CEN-SAD terminé, a cru  devoir d’abord rentrer à Bangui, se rendre ensuite chez lui à Benzambé (Bossangoa) avant de s’envoler pour Libreville.  Il est vrai que le refus des dirigeants de l’aile politique de l’UFDR que sont Michel Djotodia, Abakar Sabone et Charles Massi d’embarquer sur son vol  l’avait déjà passablement irrité ainsi que le fait que l’armée française ait embarqué le général Damane à Birao pour Libreville sans passer par Bangui. Sur le terrain en effet, ce dernier s’est imposé comme un vrai chef militaire contrôlant avec ses éléments, une bonne partie Nord Est du territoire centrafricain, chose que Bozizé n’est pas en mesure de faire. Entre amis, on s’adore…

 

 

Le « Guide » au secours de Patassé

 

Jeune Afrique - 22 juin 2008

 

Pour éviter de connaître le sort du Congolais Jean-Pierre Bemba - une éventuelle extradition à La Haye et une comparution devant la CPI (Cour pénale internationale) pour crimes contre l’humanité commis à Bangui en 2002-2003 -, Ange-Félix Patassé appelle au secours ses vieux amis. Depuis son exil de Lomé, il a notamment contacté le colonel Kadhafi. Bien lui en a pris. Lors de sa brève visite au Togo, les 13 et 14 juin dernier, le numéro un libyen a vivement conseillé au président Faure Gnassingbé de refuser toute demande du procureur de la CPI visant l'ancien chef de l'Etat centrafricain.

 

 

Efforts non récompensés

 

Jeune Afrique - 22 juin 2008

 

L’assainissement du climat politique et les réformes économiques en Centrafrique n’ont pas donné les résultats escomptés sur le plan de l’aide internationale. « Huit mois après les promesses qu’ils ont faites à Bruxelles, la plupart des bailleurs de fonds tardent à joindre le geste à la parole », constate, avec amertume, le ministre d’État chargé du Plan, de l’Économie et de la Coopération, Sylvain Maliko.

 

Le taux de croissance économique se redresse légèrement à 5 % en 2008, contre 4 % en 2007, malgré le renchérissement de l’énergie et des produits alimentaires (la Centrafrique étant un pays enclavé, les coûts sont encore plus élevés). Évalués à 1,5 milliard de dollars pour la période 2008-2011, les besoins sont couverts seulement à 30 % grâce aux apports de la France, de l’Union européenne et de la Banque africaine de développement.

 

Ndlr Centrafrique-Presse :

On savait bien que la fameuse table ronde de Bruxelles, ce n'était que du bluff ! La preuve..!

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 14:57

 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA) 24 Jun 2008


Après presque trois ans de conflit dans le nord, deux groupes rebelles se sont engagés à cesser définitivement les hostilités et à renoncer à la violence comme instrument de lutte. Les protagonistes de cette avancée positive sont l'Union des forces démocratiques du regroupement (Ufdr) et l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (Aprd), qui ont signé à Libreville (Gabon) un accord de paix avec le gouvernement centrafricain du président François Bozizé, qui évoque la promulgation d'une loi d'amnistie générale, une phase de démobilisation et de réinsertion.

 

Par ailleurs, le document en sept points précise que les groupes rebelles pourront se transformer en partis politiques ou s'unir à des formations existantes avec la possibilité de prendre part au Dialogue politique inclusif pour la réconciliation nationale, prévu fin juillet entre le président Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 par un coup d'état, et l'opposition.

 

 L'accord n'a cependant pas été souscrit par le troisième groupe armé antigouvernemental, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) d'Abdoulaye Miskine, pour des raisons peu claires, mais son adhésion semble prévue d'ic quelques jours. 'C'est une excellente nouvelle – commente à la MISNA frère Enzo Canozzi, des frères mineurs capucins, de retour en Italie après avoir passé 35 ans en République centrafricaine – mais si les troupes rebelles ne trouvent pas rapidement d'alternative économique, ils seront tentés de continuer à utiliser les armes pour se procurer de quoi vivre, comme toujours au détriment de la population civile.

 

Mais ce qu'il est important de savoir aussi c'est qu'aucune solution durable n'est possible sans la promotion du développement économique du nord, une région pauvre et livrée à elle-même. La paix doit être accompagnée de la promotion locale sinon les motifs de fond d'opposition au gouvernement de Bozizé ne cesseront pas'. La Conférence épiscopale centrafricaine a elle aussi exprimé sa satisfaction pour la signature de cet accord de paix et souhaite que le Dialogue politique inclusif soit mené dans un 'esprit de tolérance, de respect réciproque et de réconciliation'.

 

Selon un premier calendrier, le dialogue aurait dû commencer le 8 juin, mais la cessation des hostilités dans le nord-ouest du pays était une des conditions préliminaires obligatoires pour le lancement du débat national, qui vise à trouver des solutions aux problèmes socio-économiques croissants du pays. Selon les estimations de l'Onu, les violences perpétrées dans le nord contre les civils par des groupes de bandits, des militaires et des rebelles ont provoqué une crise humanitaire avec plus de 200.000 déplacés internes et 108.000 réfugiés au Cameroun, Tchad et Soudan.

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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 00:20

 


(Agence Centrafrique Presse 23/06/2008)

M. Jean Baptiste Koyassambia a annoncé samedi 21 juin 2008, la tenue, de la 8ème assemblée générale de l'Association des conférences épiscopales de la région d'Afrique Centrale (Acérac) à Bangui, du 29 juin au 06 juillet 2008, au cours d'un point de presse qu'il a animé au presbytère de la Cathédrale Notre Dame de Bangui, en sa qualité de coordonnateur des comités préparatoire et d'organisation de cet événement.

Le coordonnateur a expliqué que le budget élaboré pour couvrir ce rendez-vous des évêques de la sous région, s'élève à 61 millions Fcfa et à précisé que 54 millions Fcfa sont déjà disponibles grâce à la contribution de chacun des 9 diocèses du pays à hauteur de 3 millions et 30 millions Fcfa, don personnel du Chef de l'Etat M. François Bozizé.

Il a indiqué que le thème choisi par les évêques pour les assises de Bangui est « Pour une meilleure gestion des biens de nos églises d'Afrique Centrale », tandis que des thèmes secondaires tels que la gestion des biens dans les jeunes Eglises d'Afrique Centrale et l'autonomie de l'Eglise seront abordés.

A la question de savoir pourquoi le choix d'un tel thème, M. Jean Baptiste Koyassambia a répondu que « là où il y a des ressources, il y a toujours des problèmes ». Il a expliqué que l'Eglise Catholique vient de quitter le « système classique » qui voyait les dons venir de partout. Aujourd'hui, a-t-il relevé, chaque Eglise est appelée à cultiver l'auto prise en charge.

Selon lui, pour que l'Eglise réussisse ce nouveau processus, les fidèles de chaque diocèse et de chaque Eglise, doivent apprendre à faire la gestion saine des ressources de leur localité.

Il convient de rappeler que la première assemblée générale de l'Acérac avait eu lieu à Bangui en 1989 à Bangui. Crée par les évêques de la sous région, l'Acérec a pour objectif de « faire vivre l'Eglise pour l'Eglise ».

Chaque deux ans, cette assemblée se réunit dans un des pays de la sous-région et permet aux évêques de se concerter sur des directives et des décisions allant dans le sens du développement de l'Eglise catholique en Afrique Centrale.

Depuis l'Assemblée générale de Ndjaména au Tchad en 2005 sur le thème « jeunesse dans la société et dans l'Eglise », c'est Monseigneur centrafricain Yongbandjé de Bossangoa qui assure la présidence de l'Acérac. A l'issue des assises de Bangui, il va passer la main à un évêque d'un autre pays.


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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 00:18




 

LIBREVILLE, 22 juin 2008 (AFP) - Les évêques de Centrafrique ont souhaité dimanche que le dialogue politique qui va s'ouvrir après la signature d'un accord de paix global signé samedi entre le gouvernement et les rébellions se déroulent dans "un esprit de tolérance".

 

"Nous souhaitons et demandons que le dialogue politique respecte les conditions fixées et signées par toutes les parties. Nous ne désespérons de personne", ont déclaré les évêques dans un message à la clôture de la Conférence épiscopale de Centrafrique (CECA).

 

"Nous souhaitons que tout se déroule dans la recherche des vraies solutions, dans un esprit de tolérance, de respect mutuel et de réconciliation", ajoutent les évêques.


Le gouvernement centrafricain et deux rébellions armées du nord de la Centrafrique ont signé samedi à Libreville un "accord de paix global", ouvert à une troisième rébellion, dont le chef n'a pu se rendre au Gabon pour des "raisons de logistique".


Cet accord était un préalable obligatoire à l'organisation du "Dialogue politique inclusif", qui doit rassembler toutes les parties centrafricaines (pouvoir, rébellions mais aussi opposition et société civile) pour sortir de la crise sociale et financière et pour pacifier entièrement le pays.

La Centrafrique, pays enclavé figurant parmi les plus pauvres de la planète, fait face à une grave crise financière et à l'insécurité dans le nord-ouest, en proie depuis 2005, année de l'élection de François Bozizé à la présidence, aux exactions de groupes rebelles et de "coupeurs de routes".

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 00:15

 

 

Article publié le 22/06/2008 Dernière mise à jour le 22/06/2008 à 09:34 TU

 

Le gouvernement centrafricain et deux rébellions armées du nord de la Centrafrique ont signé, samedi à Libreville, un « accord de paix global ». Cet accord de paix a été signé par la principale rébellion en Centrafrique, l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), présidée par l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth, et par l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

 

Même s'il s'est réjoui de l'accord, Jean-Jacques Demafouth a estimé qu'il ne constituait qu'une étape dans la réalisation de la « réconciliation » en Centrafrique et que des « difficultés » devaient être encore résolues.

 

C'est fait ! L'accord a été signé après les tractations de dernière minute. L'absence d'Abdoulaye Miskine, patron du FDPC, a causé  quelques soucis. Mais après des coups de fil croisés avec ce chef rebelle, les parties présentes à Libreville ont décidé de laisser l'accord ouvert pour donner l'opportunité aux autres parties, ainsi qu'à Miskine, de le signer à tout moment.

 

L'accord global signé à Libreville est la somme de tous les accords que le gouvernement de Bangui a signé séparément avec les différents mouvements rebelles. Le document prévoit notamment une amnistie pour tous les combattants ainsi que les responsables civils. L'amnistie ne concerne pas cependant les éventuelles poursuites lancées par la Cour pénale internationale. Il y a également le cantonnement des soldats rebelles qui vont intégrer un programme de démobilisation, de désarmement et de réinsertion.

 

Cyriaque Gonda

Chef de la délégation gouvernementale

« C'est un accord qui a presque repris simplement la majorité des points qui ont fait partie des accords entre la gouvernement centrafricain et ces mouvements politico-militaires. »

écouter 01 min 00 sec

22/06/2008

« C'est un accord qui va dans le bon sens », a déclaré Cyriaque Gonda, chef de la délégation gouvernementale. « Le plus dur reste à faire », a répliqué Jean-Jacques Demafouth, patron de l'APRD. Un comité de suivi a été mis en place. Il tiendra sa première réunion, à Libreville, dans un mois.

 

Jean-Jacques Demafouth

Leader de l'Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD)

« Les choses difficiles vont commencer maintenant parce que c'est après l'accord de paix qu'on va voir la volonté réelle des partis de mettre en application cet accord. »

écouter 00 min 44 sec

22/06/2008

 

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 04:32

  Bozizé au cimetière de Champs sur Marne

 

Vendredi 13 juin dernier, à peine descendu à Paris de l’avion qui l’a ramené de New York où il s’était rendu la semaine dernière, ses valises  posées à l’hôtel Hilton de l’aéroport Charles de Gaulle où il a comme pris un abonnement ces temps derniers, le président Bozizé a tenu à aller s’incliner sur la tombe de son ami, ancien légionnaire et mercenaire, Daniel Diedrich alias Demba, décédé le 3 juin dernier dans un hôpital parisien et inhumé dans le cimetière de Champs sur Marne.

 

Déjà mercredi 11 juin, jour des obsèques du fameux Demba, Bozizé avait fait venir de Bangui son neveu le ministre d’Etat aux mines Sylvain Ndoutingaï qui s’est visiblement offert les services d’une grosse cylindrée de location, son grand frère Roger Ouéfio, grand argentier au palais présidentiel, entre temps rejoints par le PM Faustin Touadéra qui, revenu de la FAO à Rome, traînait encore à Paris.

  

     Ministre d'Etat
  Sylvain Ndoutingaï                               Faustin Arcange Touadéra PM

Flanqués de quelques personnes de l’ambassade de la RCA à Paris, tout ce beau monde a assisté à la levée du corps du mercenaire et s’est retrouvé ensuite dans la petite église catholique de Champs sur Marne. L’office a été quelque peu perturbé par quelque chahut occasionné par des disputes dues à la présence controversée au sein de l’église de la maîtresse banguissoise du défunt débarquée elle aussi de Bangui ainsi que les incessantes sonneries de téléphones portables laissés ouverts en dépit de la mise en garde du curé.

 

Puis, à la fin de la messe de requiem, c’est à pied que l’assistance s’est rendue dans le petit cimetière de Champs sur Marne - soit dit en passant, est celui où repose également depuis quelques années déjà, un ancien ministre de la RCA à savoir le colonel Gervil Yambala -  pour l’inhumation du mercenaire et artisan du coup d’Etat du 15 mars 2003 de Bozizé qui a continué après à s’occuper jusqu’à sa mort, de sa sécurité rapprochée et de celle de son pouvoir.

 

C’est en cela que Demba représentait tout pour ce dernier car vu l’affliction dont il a fait montre et les funérailles quasi nationales qu’il lui a fait organiser,  il faut sans doute croire que sans la présence de ce mercenaire à ses côtés, il n’aurait peut-être pas réussi son putsch  et pu conserver jusqu’ici son pouvoir. Il est donc désormais orphelin de Demba comme de ses autres parents tels que Pierre Gonifei Ngaibonanou, Charles Hervé Wénézoui sur qui il comptait énormément pour s’accrocher au pouvoir et qui l’ont déjà abandonné. 

 

 

Centrafrique-Presse

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:32

 

15 June 2008.- Le Premier ministre du Koweït, Cheikh Nasser Al Mohammed al Ahmed Al Sabah, a reçu dimanche son homologue de Centrafrique, Faustin Archange Touadera. Les deux pays entendent renforcer leur coopération économique. Il est vrai que la république centrafricaine en a bien besoin. Ce pays d’Afrique centrale qui a connu ces dernières années de nombreux coups d’Etat peine à retrouver la stabilité.

 

L’économie est en ruine et le budget national inexistant à tel point que le France est souvent obligée le boucler les fins de mois pour pouvoir payer les fonctionnaires. A cela s’ajoutent des troubles à l’intérieur du pays, conséquence de l’instabilité à la frontière avec le Tchad et le Soudan.


Dans ce contexte, le président François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2003, cherche à élargir le cercle de ses partenaires financier au delà de la France et de l’Union européenne. Le Koweit, comme d’autres pays du Golfe, sont évidemment les bienvenus.

Ce pays dispose d’une activité minière (or et diamants) et forestière (bois tropicaux). Le tissu industriel est inexistant. Reste à savoir si le bilan mitigé qu’offre la Centrafrique sera de nature à emporter l’enthousiasme des autorités et des investisseurs privés.


Ndlr Centrafrique-Presse : Après l'humiliation qu'il a subie à Paris où il n'a été reçu que par des directeurs de cabinet et des directeurs de service, voilà au moins un pays, le Koweit, qui respecte  le parallélisme des formes. Le PM centrafricain est reçu par son homologue.  

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 19:57

 

 1400 personnes déplacées dans Kamba Kota

 
Source: United Nations Development Programme (UNDP)

Date: 11 Jun 2008


Brice Blondel (PNUD RCA)


Environ 1400 personnes déplacées vivent dans le village de Kamba Kota (Ouham) dans de terribles conditions de santé et de sécurité. Ils ont fui leurs villages suite à des attaques par des bandits armés, qui auraient tué 37 personnes. Les victimes du banditisme proviennent de Kambandja, Kassai, Kagoué II et les villages sur la route de Ouogo au nord de Kota Kamba.
La mission conjointe des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l'Office des Nations Unies en République centrafricaine (BONUCA) qui trouvent ces personnes déplacées se sont déclarées préoccupées par leur santé et leur sécurité.


À l'heure actuelle, ces personnes déplacées utilisent l'eau de la rivière et mangent principalement des feuilles de manioc. Leurs huttes sont faites de branches et de feuillage. L’accès aux soins de santé est rendu difficile à cause du système de recouvrement des coûts appliqué par le centre local de santé (les patients doivent payer une taxe). En dépit de ces défis, les personnes déplacées font des projets. Avec l'aide du Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR), ells ont commencé la construction d'une école qui sera bientôt opérationnelle. Les enfants des déplacés seront bientôt en mesure de revenir à la normalité et reprendre leurs études.


CNRC est arrivé en République centrafricaine en Juillet 2007 et met actuellement en œuvre un des projets d'éducation d'urgence dans la préfecture de l'Ouham. L'organisation opère dans 40 écoles pour donner l'éducation nécessaire à quelques 12.300 enfants. Les activités du projet comprennent la fourniture de kits scolaires et du mobilier, la formation de 179 parents maîtres, ainsi que la formation des membres des Associations des Parents d'Elève dans la gestion des écoles. Le Ministère norvégien des Affaires étrangères, l’Agence suédoise de développement international (ASDI), Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Fonds d'intervention d'urgence (FER) appuient financièrement ce projet. Le Ministère de l'éducation a lancé le projet et le CNRC travaille en étroite coopération avec le Ministère. À mesure que les besoins pour l'enseignement primaire s’accroissent tant dans l'Ouham et l'Ouham-Pendé, le CNRC projette une expansion de son programme d'éducation en 2009, sous réserve de financement.


Avec les populations respectivement de 39.8179 et 46.4272, l'Ouham et l'Ouham Pende sont les régions les plus peuplées après Bangui. Mais en raison des attaques récurrentes et l'insécurité chronique, on estime que 74.000 personnes ont fui leurs villages et vivent comme des personnes déplacées (IDP). L'accord de paix signé entre le gouvernement et l’Armée Populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) réduit de manière significative les tensions politiques dans le Nord-Ouest. Toutefois, le niveau général de sécurité a montré peu de signes d'amélioration. Comme les soldats et les rebelles ont déposé les armes, les attaques de bandits par la route sont de plus en plus fréquentes dans les régions reculées de l'intérieur. Si la sécurité doit être restaurée, la présence de plus en plus visible de l’état et sa capacité militaire du gouvernement centrafricain seront les prochains défis.

 
Pour de plus amples renseignements sur la situation dans Kamba Kota: legast@unhcr.org
Pour de plus amples renseignements sur le CNRC: country.director @ car.nrc.no

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