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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 15:22




APA Bangui (Centrafrique) 06-07-2009 - Les Etats-Unis vont débloquer de 470 millions de FCFA pour financer les élections centrafricaines de 2010, a appris APA lundi à Bangui.

La subvention américaine est surtout destinée à financer des projets liés à l’observation et au suivi des élections, a indiqué, samedi dernier à Bangui, l’ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, Frédérick B. Cook, à l’occasion de la commémoration du 233ème anniversaire de l’indépendance de son pays.

Le diplomate américain a demandé « aux coupeurs de routes et autres, qui sont le fléau de la Centrafrique, de déposer les armes et de prendre le bulletin de vote ».

« Les vrais patriotes travaillent pour construire leur pays, pas pour le détruire », a-t-il dit, soulignant que « la paix est la plus précieuse de toutes les ressources d’un pays ».

« Les élections de 2010 sont une occasion pour faire entendre votre voix, pour exiger plus de vos dirigeants, pour exiger plus de vous-même », a déclaré M. Cook.

Selon lui, un citoyen responsable juge chaque candidat sur ses mérites plutôt que sur la fidélité ethnique, religieuse ou régionale.

 « Si vous ne posez pas de questions et n’exigez pas de réponses, vous aurez perdu l’occasion d’exercer les droits fondamentaux qui sont dûment les vôtres », a-t-il conclu.

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 23:39




 

Le FMI et la Banque Mondiale ont validé l'achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés et approuvent un allègement de la dette au titre de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale en République Centrafricaine. La République Centrafricaine devient le 25e pays à atteindre le point d’achèvement de l’initiative, bénéficiant d'un allègement de 578 millions de dollars.

 

L’Association internationale de développement (IDA) de la Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont convenu que la République Centrafricaine avait accompli des progrès suffisants pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

 
L’allègement de la dette accordé par tous les créanciers de la République Centrafricaine au titre de l’initiative PPTE renforcée a été révisé à la baisse par rapport à l’estimation effectuée au point de décision, de 583 millions de dollars, à 578 millions de dollars, en valeur actuelle nette.

En atteignant le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la République Centrafricaine devient aussi admissible à un allègement de dette supplémentaire du FMI, de l’IDA et du Fonds africain de développement au titre de l’initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM).

L’allègement au titre de l’IADM net de l’aide PPTE entraînerait une réduction nominale de la dette vis-à-vis de l’IDA et du FMI respectivement de 182 millions de dollars et de 2,9 millions de dollars.


Pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, la République Centrafricaine a pris un certain nombre de mesures visant à élaborer et à appliquer une stratégie nationale de réduction de la pauvreté et à préserver la stabilité macroéconomique.


En outre, les autorités ont bien avancé dans l’exécution des mesures dans la transparence, les réformes structurelles dans les secteurs forestier et minier, la réforme de la Fonction publique, la gestion de la dette publique, les secteurs sociaux et la lutte contre le VIH/sida.

«Nous sommes très heureux que les conseils d’administration de la Banque Mondiale et du FMI aient approuvé un allègement total de la dette de la République Centrafricaine au titre de l’initiative PPTE et de l’IADM», a déclaré Mary Barton-Dock, Directrice des opérations pour la République Centrafricaine à la Banque mondiale.

 
«Cela confirme que la République Centrafricaine est déterminée à améliorer la gouvernance, à renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques et de la dette, à accélérer les réformes dans les secteurs forestier et minier, et à renforcer les programmes sociaux, comme en témoigne le respect des conditions du passage au point d’achèvement», a-t-elle poursuivi.

«Ces réformes sont essentielles pour accélérer la croissance économique et améliorer le niveau de vie en République Centrafricaine. Mes collègues du FMI et moi-même félicitons les autorités nationales pour ce succès. Par ailleurs, nous les engageons vivement à maintenir leur marche vers les objectifs de leur stratégie nationale de réduction de la pauvreté», a-t-elle conclu.

Martin Petri, chef de mission du FMI pour la République Centrafricaine, a enfin noté qu’«il convient de féliciter les autorités d’avoir franchi cette étape importante. En dépit d’un contexte difficile au sortir d’un conflit, elles ont opéré des réformes importantes pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE. L’allègement de la dette réduira sensiblement la charge de la dette du pays et permettra de dégager des ressources pour financer des dépenses dans des domaines essentiels en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement».

05-07-2009    Source : Gaboneco.com    

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 20:45





 Bangui, (AFP) 03 juillet 2009 18h59 - L'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), une ex-rébellion centrafricaine, a accusé des Soudanais de financer les auteurs des attaques meurtrières de juin à Birao (nord-est de la Centrafrique), en présentant Khartoum comme leur soutien.

Les assaillants "sont financés par deux Soudanais: Abdelkarim Djenena, un conseiller à Am-Dafok, et Ahmat Souar, un autre dignitaire d'Am-Dafok" (environ 70 km à l'est de Birao), proche de la frontière avec le Soudan, accuse Zakaria Damane, chef de l'UFDR, dans un communiqué non daté reçu vendredi par l'AFP.

Les deux Soudanais présumés n'étaient pas connus à Khartoum comme conseillers du président Omar el-Béchir et aucun commentaire n'avait pu être obtenu de source officielle centrafricaine sur les allégations de M. Damane, dont le mouvement est engagé dans le processus de paix en cours en Centrafrique.

Le 6 juin, des dizaines d'hommes armés ont attaqué à Birao un site de l'UFDR, faisant au moins 27 morts selon des témoins. Le 21 juin, un autre assaut y a fait dix morts, selon l'ex-rébellion. De source policière, on a fait état de 43 morts et 16 blessés lors des deux attaques.

"Abdelkarim Djenena est un conseiller du Soudan et (...) depuis 2002, il s'active à fournir des armes et autres moyens militaires à des groupes pour s'attaquer aux populations centrafricaines et déstabiliser la Centrafrique sans la moindre réaction" de Khartoum, déclare Zakaria Damane dans son communiqué ayant pour origine Tiringoulou (nord-est).

"Le gouvernement soudanais, qui a tous les moyens d'information à sa disposition, en est l'artisan mais ne fait qu'utiliser Abdelkarim Djenena", ajoute-t-il.

"Puisque le gouvernement centrafricain ne fait rien pour arrêter cet état de fait, (...) l'UFDR se réserve le droit d'arrêter l'entrée et la circulation des Soudanais sur le sol centrafricain en fermant la route" principale menant à Am-Dafok, indique-t-il, sans plus détails.

Les relations entre la Centrafrique et le Soudan s'étaient tendues en 2006, avec la fermeture, en avril, de leur frontière à l'initiative de Bangui qui avait dénoncé à plusieurs reprises des incursions d'hommes armés venus du Soudan.

En novembre 2006, le président centrafricain François Bozizé avait accusé Khartoum et Omar el-Béchir "d'agresser" son pays via l'UFDR, qui avait alors conquis plusieurs localités du Nord-Est.

M. Bozizé avait ensuite effectué en août 2007 une "visite de travail" à Khartoum, marquant la fin officielle de la brouille. Quatre mois auparavant, l'UFDR avait signé avec Bangui un accord de paix.

En janvier, un responsable de l'UFDR a fait son entrée au gouvernement sur recommandation d'un forum sur la paix en Centrafrique.


NDLR : Ces accusations que porte ce responsable de l'UFDR contre le Soudan paraissent relever d'une grossière manipulation dont l'auteur principal n'est autre que Bozizé qui veut jouer lui aussi, à la victime du Soudan. C'est dans l'air du temps de charger le bodet du président soudanais qui a déjà maille à partir avec le procureur de la CPI. Comme son maître de N'djaména passé maître dans ce jeu consistant à tenir le président El Beshir pour responsable de tous les maux du Tchad, Bozizé aussi s'y met.  Il a juste à recourir  à cet effet aux services de Zakaria Damane de l'UFDR qui est tout disposé.


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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 16:09




 

BANGUI (AFP) - mardi 30 juin 2009 - 14h53 - Les fonctionnaires centrafricains de Birao (nord-est) ont entamé une grève illimitée pour exiger d'être mis en sécurité, après des attaques armées qui y ont fait des dizaines de morts en juin, a affirmé mardi un policier ayant fui la ville.

"Les fonctionnaires de l'Etat affectés à Birao sont entrés en grève depuis le 25 juin, et ils exigent que le gouvernement les évacue à cause de l'insécurité", a déclaré ce policier, en expliquant sous couvert d'anonymat avoir lui-même décidé de mettre sa famille à l'abri à Bangui, la capitale.

Aucune source officielle n'a pu être jointe pour commenter cette information.

Selon le policier, environ 100 agents de l'Etat devaient être en service en période normale à Birao, mais une grande partie d'entre eux n'y ont pas fait le déplacement. Ceux qui y sont "ont tous arrêté le travail pour une durée indéterminée", a-t-il assuré.

"Moi même, je risque des ennuis au plan professionnel (...) mais je n'entends pas reprendre service à Birao", a-t-il dit.

Selon le policier, les fonctionnaires réclament également leurs salaires.

En mai, le gouvernement avait sommé tous les agents de l'Etat "de se rapprocher des banques pour ouvrir un compte" pour désormais percevoir leurs salaires.

Le 6 juin, des dizaines d'hommes armés ont attaqué à Birao un site de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR, ex-rébellion), faisant au moins 27 morts selon des témoins. Le 21 juin, un autre assaut y a fait dix morts, selon l'ex-rébellion.

Le policier interrogé par l'AFP a fait état de 43 morts et 16 blessés, incluant combattants et civils.

L'UFDR engagée dans le processus de paix a attribué ces deux attaques à des Kara, ethnie minoritaire en son sein, qui contestent la direction de Zakaria Damane, chef du mouvement.

En avril 2007, l'UFDR a signé avec Bangui un accord de paix, s'engageant notamment à cesser les hostilités dans une large part du nord-est centrafricain dont elle contrôlait plusieurs localités. Un de ses responsables a fait son entrée en janvier au gouvernement sur recommandation d'un forum sur la paix dans ce pays.

 

 

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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 20:43




 

Dernièrement, les services de santé et les médias ont fait état des cas de malnutrition ou plus exactement de dénutrition infantile sévère dans la ville de Carnot. Dans une interview qu’a accordée au quotidien Le Confident n° 2162 du 29 juin 2009, le député KNK de cette ville, Ibrahim Aoudou Pacco, qui s’était rendu sur les lieux en compagnie du ministre dit résident de la préfecture de la Mambéré Kadéi qui englobe Carnot - qui n’est autre que l’argentier de Bozizé, l’indéboulonnable ministre des mines Sylvain Ndoutingai - fait le pari de juguler cette malnutrition dans sa circonscription. 

Le remède de cheval du député Pacco contre cette malnutrition infantile à Carnot est de saisir les organismes du système des Nations unies, UNICEF, PAM et OMS pour  solliciter leur contribution tout en exhortant les artisans chercheurs de diamant appelés « nangbatas » à faire de l’agriculture afin de donner autre chose à manger à leurs enfants qui, d’après le député, ne veulent manger que du manioc trois fois par jour. En même temps, Ibrahim Aoudou Pacco annonce aussi son intention de fournir des pelles et des motopompes à ces mêmes « nangbatas » pour qu’ils continuent de chercher du diamant.

Le père Aoudou Pacco doit se retourner dans sa tombe car sa belle ville de Carnot est tout simplement méconnaissable aujourd’hui. Son fils Ibrahim est devenu partenaire d’affaires de Bozizé et son émissaire pour l’écoulement de ses diamants en Chine. C’est par son adresse que ce pays asiatique a livré des armes de guerre à Bozizé. C’est encore Ibrahim Pacco qui est l’intermédiaire d’un émir du golfe arabique du projet mirobolant de mise en valeur estimé à environs 500 milliards de F CFA de l’Ile des singes en face de Bangui mais dont tout le monde dit qu’il ne verra jamais le jour. Du bluff !

Ce que ce député KNK ne veut pas reconnaître, ce sont les conséquences et les limites de la politique de Bozizé et sa clique qui consiste à faire de l’auto-satisfaction dès lors où ils parviennent plus ou moins à assurer la paie des salaires des fonctionnaires. Pendant ce temps, ils ont précipité dans la misère et la famine les artisans chercheurs de diamant qu’ils n’ont cessé d’exhorter à pratiquer une agriculture qui ne tient qu’à quelques lopins de terre plantés en manioc. Ceux-ci n’arrêtent pas d’envoyer leurs enfants à l’hôpital de Carnot pour malnutrition. Voilà un bel exemple qui illustre bien cette politique incohérente qui est un échec cuisant et qui montre aujourd’hui ses limites.

Dès son arrivée au pouvoir, Bozizé n’avait d’yeux que pour le diamant et les ressources forestières dont le bois. Puis avec Ndoutingai, ils ont jeté leur dévolu sur l’uranium de Bakouma. Ils ont magouillé avec URAMIN et Saifee Durbar pour s’en mettre plein les poches avec les dessous de table. Avec les milliards qu’ils ont obtenus, ils ont ouvert des comptes en Suisse et aux îles vierges britanniques. Puis vient AREVA avec qui ils ont été obligés de composer malgré eux. Ils n’ont comme seules préoccupations comment s’enrichir au maximum et au plus vite. L’agriculture est le dernier de leur souci.

On parle de la dénutrition dans la ville de Carnot mais on n’a aucune indication ni information sur la réalité dans les petits villages perdus des alentours. Sans nul doute, Carnot ne doit pas être la seule ville où sévit la malnutrition infantile ou même adulte en RCA. Dans presque tout le pays, le monde rural est délaissé, abandonné à son triste sort. Pour les bozizistes, du moment que le pouvoir réussit à payer régulièrement les salaires des fonctionnaires à Bangui, peu importe pour le reste des citoyens ruraux qui représentent pourtant l’écrasante majorité  de la population.

 



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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 16:23




 


Source: United Nations News Service

26 juin 2009

Le chef de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Tchad et en République centrafricaine (RCA), a visité une ville qui a été le théâtre de récents affrontements meurtriers dans le but d'explorer les moyens de renforcer la sécurité dans la région.

Victor Angelo, le Représentant spécial du Secrétaire général des nations Unies et chef de la mission connue sous le nom de la MINURCAT, au nord de la RCA à la ville de Birao, qui a été attaqué par des rebelles armés, le 6 et le 21 Juin.

Au cours des affrontements, la plupart des habitants ont été chassés de la région qui avait déjà accueilli quelque 300 réfugiés de la guerre au Darfour, région du Soudan, ainsi que 3000 personnes déplacées (IDPs). Les travailleurs humanitaires dans la zone ont été évacués à la base des Nations Unies après la deuxième attaque.

M. Angelo a rencontré des dirigeants communautaires au marché de Birao, les exhortant à résoudre leurs différends de manière non-violente.

"Diverses communautés ont vécu ici en paix pendant de très nombreuses années", a-t-il dit. "Il n'y a aucune raison pour qu’ils ne puissent pas continuer à vivre côte à côte, comme ils l'ont toujours fait."

Le Représentant spécial a exprimé l'espoir que les autorités centrafricaines puissent revenir dans la ville occuper à nouveau les bureaux abandonnés au cours de la récente violence.
La MINURCAT, qui dispose de 300 casques bleus à Birao, où ils ont protégé les travailleurs humanitaires lors des affrontements, a déclaré qu'elle continuera à assurer la sécurité des personnes vulnérables et les opérations de secours dans la région.

 L'ONU et les organisations humanitaires craignent que la livraison des fournitures par la route ne soit entravée à l'approche de la saison des pluies, et isoler encore davantage ceux qui en ont besoin.

La violence a empêché les agriculteurs d’aller dans leurs champs et il est à craindre que le manque de récoltes ne puisse aggraver une situation alimentaire déjà difficile, et la MINURCAT et les agences des Nations Unies font déjà la planification des fournitures à Birao par voie aérienne.

Plus tôt cette semaine, le Sous-Secrétaire général aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe a informé le Conseil de sécurité que les différents défis auxquels fait face le processus de paix en République centrafricaine peuvent être surmontés avec l'aide de l'organe mondial et les partenaires internationaux du pays.

 Il a dit qu'il était en mesure de voir l'impact des années d'instabilité et d'insécurité dans le pays au cours de sa récente visite en République centrafricaine.

«Mais j'ai aussi entendu des mots qui reflètent la foi profonde que le Gouvernement et le peuple du pays a dans l'Organisation des Nations Unies, qui est considéré comme un partenaire fiable pour la réalisation de leurs aspirations à un avenir meilleur», a-t-il déclaré.
"Les problèmes sont énormes, mais je suis convaincu que l'ONU peut aider à les déplacer vers une solution."

Un dialogue national qui s'est tenu dans la capitale Bangui en Décembre dernier, réunissant le gouvernement, l’opposition démocratique, les groupes rebelles et la société civile, a abouti à un certain nombre d'accords pour engager le pays dans le processus de paix, y compris la création d'un gouvernement , un engagement à tenir des élections municipales, législatives et présidentielles en 2009 et 2010, et la mise en place d'une commission électorale indépendante.

 

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 22:41




C. A. Doubane est ancien ministre et professeur de droit à l'université de Bangui, en République centrafricaine

Par Carine Frenk (RFI) Invité Afrique du 23/06/2009

« Ce qui nous inquiète c'est le phénomène de contagion, car pour l'instant la situation se joue sur une région, mais à terme personne ne peut garantir l'effet de confinement. » 

De nouveaux groupes rebelles apparaissent dans le nord-est centrafricain, aux confins du Tchad et du Soudan. Dix personnes ont été tuées dimanche dernier à Birao lorsque des hommes armés ont attaqué un site de l'UFDR.

Il s'agit d'un ancien mouvement rebelle qui est allié aujourd'hui avec le président Bozizé. Une précédente attaque avait fait près de 30 morts. À Bangui, l'inquiétude grandit quant à la dégradation de la situation générale. 

 

NDLR : La situation qui prévaut à Birao dans l’extrême Nord-Est de la République centrafricaine est grave. Selon des informations de sources militaires proches de l’état major des Faca, c’est un grand sujet de préoccupation pour le président Bozizé. Celui-ci craint que les fréquents assauts des combattants Karas, qui sont déterminés à en découdre avec les Goulas de l’aile UFDR de l’ex chef rebelle Zakaria Damane accusé d’avoir rallié le camp de Bozizé, ne puissent faire tâche d’huile et se rapprocher de la capitale Bangui. Une partie des Karas se trouve sur le territoire soudanais et c’est cet aspect des choses qui fait peur à Bozizé qui est conscient de ne pas disposer des moyens d’une éventuelle contre-attaque. C’est pourtant sa mauvaise politique qui a exacerbé les contradictions inter communautaires Goulas, Roungas et Karas autour des problèmes de l’exploitation du diamant dont regorge la région de Bria, Sam-Ouandja notamment.Rien ne dit aujourd'hui, si une situation comme celle de 2007 se reproduisait à Birao, Bozizé puisse bénéficier à nouveau de l'appui des Mirage F1 de l'armée française pour réduire l'avancée des rebelles vers Bangui. Omar Bongo Ondimba n'est plus là et Jacques chirac n'est plus aux commandes.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 15:18




Zakaria Damane chef d'une aile de l'UFDR

 

BANGUI (AFP) 22/06/2009 à 12:26:44 GMT - Dix personnes ont été tuées dimanche à Birao, dans le nord-est de la Centrafrique, lorsque des hommes armés ont attaqué un site d'une ex-rébellion, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), deux semaines après un autre assaut, a déclaré lundi ce groupe à l'AFP.

 

"On a dénombré pour la journée d'hier (dimanche) dix morts dans les rangs des assaillants", venus "de la frontière avec le Soudan", a affirmé Djarnib Ngrébaye, porte-parole de l'UFDR, engagée dans le processus de paix en cours en Centrafrique.

 
"Il y a eu trois blessés dans les rangs de l'UFDR", a-t-il ajouté.


Selon lui, l'attaque a été menée contre la base du groupe à Birao, qui avait déjà été la cible d'un assaut le 6 juin.

 
Joint par l'AFP, un militaire centrafricain basé à Birao a confirmé l'attaque qui, selon lui, a été repoussée. Le militaire n'a fait état que de six blessés: "trois éléments de l'UFDR et trois civils". Il a attribué l'attaque à "des éléments non identifiés".

 
"L'attaque a duré près d'une heure, mais les assaillants ont été mis en déroute. La situation est sous contrôle des Faca (Forces armées centrafricaines) et de l'UFDR", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l'ex-mouvement rebelle a assuré que les assaillants "étaient plus nombreux" que lors de la précédente attaque
.

 
"La dernière fois, ils étaient une soixantaine, mais pendant l'attaque d'hier, ils étaient entre 120 et 150", a dit Djarnib Ngrébaye.

 Interrogé sur l'identité des assaillants, il a affirmé qu'il s'agissait de "voleurs" et de "Kara", ethnie minoritaire dans l'UFDR et dont les membres contestent la direction de Zakaria Damane, chef du mouvement.

 
L'attaque du 6 juin avait déjà été attribuée à des Kara par des sources militaires, évoquant un règlement de comptes avec des Goula, majoritaires dans l'UFDR.



Selon des témoins, au moins 25 assaillants avaient été tués le 6 juin, ainsi que deux membres de l'UFDR.

 Le 10 juin, un employé centrafricain du Comité international de la Croix-Rouge a été tué à Birao, et le gouvernement a ensuite ouvert une enquête, affirmant que ce "lâche assassinat" avait été "perpétré par des assaillants non identifiés" qui visaient des hommes de l'UFDR.

En avril 2007, l'UFDR a signé avec Bangui un accord de paix, s'engageant notamment à cesser les hostilités dans une large part du nord-est centrafricain dont elle contrôlait plusieurs localités. Un de ses responsables a fait son entrée en janvier au gouvernement sur recommandation d'un forum sur la paix dans ce pays.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 23:50


Les chefs des groupes armés en Centrafrique




Président François Bozizé, chef des FACA
et de la garde présidentielle





Zakaria Damane, chef d'une branche de l'UFDR




Jean Jacques Demafouth, chef de l'APRD




général Abdoulaye Miskine, chef du FDPC
réside actuellement à Tripoli




 Colonel Charles Massi, chef de la CPJP
actuellement en prison à N'djaména




capitaine Abakar Sabone, chef du MLCJ
 avait rejoint Miskine à Tripoli après le DPI,
 se trouve présentement à Bangui


BANGUI, 18 juin 2009 (IRIN) - La sécurité durable reste hors d’atteinte dans le nord et le nord-est de la République centrafricaine (RCA), malgré les trêves conclues avec les groupes armés et la conférence nationale tenue à la fin de l’année 2008 pour tenter de sortir le pays du cycle de violences destructeur dans lequel il se trouve piégé plus ou moins depuis l’indépendance, en 1960.

Ces deux ou trois dernières années, différents cessez-le-feu ont été signés par le gouvernement et divers mouvements rebelles, et un Accord de paix global a été finalisé en juin 2008. En décembre de la même année, un Dialogue politique inclusif a été tenu, qui réunissait les représentants du gouvernement, de plusieurs groupes rebelles et de la communauté internationale. En janvier 2009, un « gouvernement d’union nationale » a été formé, dont certains postes ont été attribués à des chefs rebelles.

Mais le conflit se poursuit en 2009, en partie parce que certains groupes armés estiment que le gouvernement a manqué à ses engagements, pris au cours du dialogue.

 Voici un aperçu des différents groupes politico-militaires armés, gangs de criminels, forces de sécurité gouvernementales et missions militaires internationales qui opèrent dans le pays.

 Les forces de sécurité étatiques

 Les Forces armées centrafricaines – FACA

 L’armée nationale compte quelque 5 000 hommes, mais moins de la moitié seraient disponibles en même temps pour servir dans l’armée. Presque toute l’armée est basée à Bangui, la capitale.

Les organismes internationaux de défense des droits humains ont accusé les FACA d’avoir attaqué des centaines de villages pendant leurs opérations contre les groupes rebelles entre la mi-2005 et la mi-2007. Au cours de diverses crises, survenues depuis l’indépendance, selon un rapport publié en mai 2009 par Philip Alston, Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, « des meurtres fréquents ont été commis par les forces de sécurité, dont les abus restent souvent impunis. Les forces de sécurité ne sont capables ni de protéger les droits humains, ni de les respecter, et le gouvernement est tour à tour peu disposé à sanctionner ces violations, ou incapable de le faire ».

 Ces violations ont provoqué de vastes déplacements de population internes en RCA, où plus de 100 000 personnes vivent encore dans la brousse, dans des constructions rudimentaires.

En plus d’être en sous-effectifs, l’armée ne dispose pas d’assez de ressources, ni d’assez d’armes, elle est mal formée et sa structure de commandement et de contrôle est faible. Mais elle doit subir une réorganisation de grande envergure dans le cadre d’un vaste programme de réforme du secteur de la sécurité.

La garde présidentielle – GP

Connu sous l’appellation officielle de Bataillon de protection et sécurité des institutions, ce service spécial chargé d’assurer la sécurité présidentielle compte parmi ses membres des officiers de police et des gendarmes, mais il est majoritairement composé de soldats des FACA. Certaines de ces unités opèreraient de manière plus ou moins autonome, indépendamment de la hiérarchie de commandement des FACA.

La garde présidentielle a été montrée du doigt par les organismes de défense des droits humains et M. Alston pour sa violence et son manque de discipline. M. Alston a accusé un lieutenant du nom d’Eugène Ngaïkossé d’avoir « commandé les soldats responsables des cas les plus extrêmes de villages incendiés, [d’exactions] ciblant les civils, et du meurtre de rebelles présumés ». Bien que la garde présidentielle ait par la suite amélioré sa réputation sous les instructions directes du président François Bozizé, des atrocités ont été signalées en 2009, qui ont incité de nombreux civils à fuir.

 Les groupes politico-militaires

 L’Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie – APRD

 L’Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie est apparue à la suite des élections de mai 2005, qui ont légitimé la présidence de François Bozizé, après que celui-ci eut renversé Ange-Félix Patassé à la suite d’un coup d’Etat, deux ans auparavant. Un grand nombre des quelques centaines de membres de l’APRD avaient servi dans la garde présidentielle de M. Patassé et étaient consternés par son exclusion du scrutin.

 Les membres des groupes d’auto-défense villageois formés aux quatre coins du nord de la RCA pour protéger les populations des bandits (cf ci-après) et autres menaces font partie de l’APRD. L’APRD est majoritairement composée de membres de l’ethnie des Sara-Kaba.

L’APRD dispose de peu d’armes, de véhicules et autres équipements. Nombre de ses armes à feu sont des fusils artisanaux.

 Des affrontements entre l’APRD et l’armée ont éclaté en juin 2005. En janvier 2006, l’APRD a attaqué la ville de Paoua (nord-ouest), dans la préfecture d’Ouham-Pendé, dont une bonne partie est aujourd’hui encore sous son autorité ; dans cette zone, les activités du mouvement et les représailles du gouvernement ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers d’habitants. Le groupe est également actif dans les préfectures d’Ouham et de Nana-Grebizi.

 Le dirigeant politique de l’APRD est Jean-Jacques Demafouth, avocat qui a occupé les fonctions de ministre de la Défense sous le régime d’Ange-Félix Patassé et candidat potentiel aux élections de 2010.

 Les dirigeants du groupe affirment que son objectif principal est de protéger les civils des bandits, des forces du gouvernement et des soldats alliés du Tchad voisin, dans les zones sous son autorité, et d’assurer une meilleure représentation de la région au gouvernement, et non de renverser le gouvernement de M. Bozizé.

 Toutefois, M. Alston a cité des cas d’exécutions extrajudiciaires menées par l’APRD, et les organismes de plaidoyer en faveur des droits humains ont accusé le mouvement de se livrer à des violences, et notamment de se rendre coupable d’enlèvements, d’extorsion et de taxation illégale.

L’APRD participe au processus de paix en cours en RCA, et les combattants mineurs qu’elle compte dans ses rangs sont en cours de démobilisation et de réinsertion.

 Si aucun affrontement n’a éclaté récemment entre l’APRD et les forces du gouvernement, des échauffourées ont eu lieu avec des bandits et des éleveurs peulhs, qui ont sapé les efforts déployés en vue de rétablir la sécurité.

 L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement – UFDR

L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement a été formée en septembre 2006. Composée en grande partie de membres des Gula, une ethnie essentiellement musulmane, elle opère dans les préfectures arabophones de Vakaga et Haute Kotto (nord-est). Son commandement opérationnel est assuré par Damane Zacharia, également connu sous le nom de Capitaine Yao, bien que d’autres commandants contestent son autorité.

 On retrouve, dans les rangs de l’Union, des hommes qui ont aidé le président Bozizé à renverser Ange-Félix Patassé en 2003, mais que le manque de récompense a ensuite mécontentés. Les dirigeants du groupe affirment chercher à inverser le sous-développement chronique et la marginalisation politique de la région.

 Peu de progrès ont été accomplis en vue de mettre en œuvre les dispositions de l’accord de paix de 2007, le gouvernement ayant prévu la pleine réintégration des combattants de l’UFDR au sein de l’armée nationale. Ses forces travaillent néanmoins aux côtés de l’armée. Mais des dissensions internes entre ses dirigeants politiques et militaires ont donné lieu à une hostilité ouverte entre factions rivales.

 Les combattants de l’UFDR (au nombre de 1 200 environ, selon les dires du mouvement) sont mieux entraînés et mieux armés que les autres groupes politico-militaires du pays.

 Le Front démocratique du peuple centrafricain – FDPC

 Le Front démocratique du peuple centrafricainest dirigé par Martin Koumtamadji (plus connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine), un proche d’Ange-Félix Patassé. D’abord composé d’un petit nombre de combattants, il ne contrôlait initialement qu’une zone exiguë, située près de la frontière tchadienne.

 Abdoulaye Miskine a signé un cessez-le-feu en décembre 2006, mais il a depuis lors réduit sa participation au processus de paix.

 Le FDPC s’est développé à la fin de l’année 2008, à l’approche du dialogue national, lançant des attaques contre l’armée. En février 2009, le FDPC, soutenu par le MLCJ (cf ci-après), a menacé de déclarer la reprise de la guerre ouverte, accusant François Bozizé de revenir sur les engagements pris dans le cadre du processus de paix et de faire preuve de mauvaise foi. Plus tard, le même mois, le FDPC et le MLCJ ont fomenté deux attaques contre les forces du gouvernement. Au cours de l’attaque menée dans la ville de Batangafo, le groupe a fait main basse sur les armes de l’armée et les vivres stockés dans les entrepôts des organisations humanitaires. De nouveaux affrontements ont eu lieu en avril et en mai.

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP)

 La Convention des patriotes pour la justice et la paix a été formée à la fin de l’année 2008 et opère dans le nord-est du pays. Son aile politique est dirigée par Charles Massi, ministre sous le régime d’Ange-Félix Patassé. Le groupe a fomenté au moins deux attaques au début de l’année 2009. L’attaque menée par les forces du gouvernement contre une base de la CPJP à Akoursoulbak, un village situé à 75 kilomètres au nord de N'délé, dans la province de Bamingui-Bangoran (en représailles, à la suite d’une attaque lancée par les rebelles dans un commissariat de police, le mois précédent), a incité 5 000 civils à fuir, essentiellement au Tchad, et nombre d’organisations humanitaires à évacuer temporairement N’délé.

 Des affrontements entre le groupe et l’armée ont eu lieu en mars 2009 et de nouveau, à N’délé, à la mi-juin. M. Massi a été arrêté au Tchad au début du mois de juin 2009 alors qu’il tentait de franchir la frontière pour se rendre en RCA. Il doit être jugé pour « tentative de déstabilisation d’un pays voisin ».

 Le lien entre les dirigeants politiques de la CPCJ (à l’étranger ou à Bangui) et leurs combattants sur le terrain est minime, et on ignore les effectifs du mouvement.

 Le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ)

 Mené par Abakor Sabone, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice s’est désolidarisé de l’UFDR en août 2008. Il a signé l’accord de paix global en décembre 2008, mais a annoncé, aux côtés du FDPC, en février 2009, qu’il reprenait les armes. M. Sabone a en effet accusé M. Bozizé d’avoir fait preuve de mauvaise foi, et s’est plaint que ses hommes avaient été exclus du processus de DDR.

 L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

 La LRA, mouvement rebelle ougandais formé au milieu des années 1980, dans le but déclaré de renverser le gouvernement du président ougandais Yoweri Museveni, a un long passé de violations sanglantes des droits humains. Depuis quatre ans, le mouvement est principalement basé dans le parc national de la Garamba, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), et sa présence a été signalée pour la première fois en RCA au début de l’année 2008, lorsque le mouvement a lancé des incursions dans l’extrême sud-est du pays, sans doute pour se ravitailler en vivres et autres équipements, et recruter des civils de force.

Ses forces en RDC ont été dispersées au cours de l’opération Lightning Thunder, menée par l’Ouganda, la RDC et le Sud-Soudan.

Les bandits

Connus à la fois sous le nom de coupeurs de route, de Zaraguinas, ou simplement de bandits, ce sont essentiellement des gangs de criminels bien organisés et bien armés qui tuent, enlèvent contre rançon, pillent et incendient les habitations. En l’absence de forces de sécurité nationales efficaces, ils agissent en toute impunité. Les éleveurs peulhs sont leurs principales cibles, en raison de la valeur de leur bétail.

 Leurs attaques ont incité des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs villages pour mener une vie précaire dans la brousse ; l’accès aux champs et aux marchés s’en trouve entravé ; les importations acheminées par les principaux itinéraires commerciaux ont été réduites, en particulier en provenance du Cameroun, et le rapatriement des Centrafricains réfugiés au Tchad est retardé. Les Zaraguinas ne sont représentés dans aucun accord de paix.

 Les braconniers

 Des braconniers soudanais lourdement armés opèrent également en RCA. On estime qu’en 2007 seulement, ces braconniers ont été responsables du massacre de 2 000 éléphants dans l’est. S’ils ciblent rarement les civils, ils sont un symptôme du manque de sécurité général et de l’absence d’Etat de droit.

 Les forces internationales

 La Mission des Nations Unies en RCA et au Tchad (MINURCAT)

La MINURCAT est une force des Nations Unies dont le rôle est d’entraîner la police et d’améliorer les infrastructures judiciaires. Elle est composée de 350 policiers et militaires et a pris le contrôle des opérations de l’EUFOR, une force de l’Union européenne, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies à opérer à la fois dans l’est du Tchad et dans le nord-est de la RCA, où elle a pour mandat de protéger les civils, de faciliter les opérations d’aide humanitaire et d’assurer la sécurité du personnel des Nations Unies.

La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique – MICOPAX

 La Mission de consolidation de la paix en Centrafrique est une force multinationale qui a pour mandat de contribuer à l’instauration durable de la paix et de la sécurité en RCA, et de faciliter le dialogue politique.

Elle est composée de 500 soldats et civils originaires de République du Congo, du Gabon, du Tchad et du Cameroun. Elle opère sous l’égide de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale.

Sources : UNICEF, HCR, IPIS, archives d'IRIN, Groupes armés transnationaux et non-étatiques



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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 02:27





 
 
APA Bangui (Centrafrique) 17-06-2009 Les forces armées centrafricaines (FACA) ont perdu trois éléments, vendredi dernier, dans les violents combats les ayant opposés à la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) au village Akoussoubac, à 80 km de Ndélé, au nord-est de la Centrafrique, a annoncé le ministère centrafricain de la Défense, dans communiqué publié mardi à Bangui.

Démentant le bilan établi par la CPJP faisant état de 24 morts parmi les FACA, dont trois officiers, le ministère de la Défense, a indiqué que les bandits armés ont perdu quinze hommes.

Selon le communiqué, l’attaque a été lancée par la CPJP en représailles à l’arrestation de son leader, le colonel Charles Massi, ancien ministre d’Etat, intercepté au Tchad de la façon la plus rocambolesque pendant qu’il tentait de rejoindre ses hommes, afin de poursuivre ses manœuvres de déstabilisation, sans se soucier des préjudices de tels actes.

Le communiqué souligne que les FACA sont déterminées à faire régner par tous les moyens, la paix et la sécurité dans le pays et à poursuivre leur mission régalienne de protection de l’intégrité du territoire « Depuis le dialogue politique inclusif (DPI), le processus de paix reste ouvert à tous les groupes politico-militaires qui feront preuve d’intégrité morale et intellectuelle », conclut le communiqué.

 

NDLR : S’agissant de ces combats des environs de Ndélé, les autorités de Bangui avaient commencé par nier avoir eu des pertes parmi leurs éléments. A présent, elles reconnaissent la perte de trois soldats. De toute façon, quel que soit le bilan de ces combats, il s’agit de fils du pays qui trouvent la mort on ne sait trop pourquoi. Le bilan des combats et autres attaques qui se déroulent loin de la capitale et dans l’arrière pays, a toujours relevé, pour la hiérarchie militaire et Bozizé et sa clique, du secret d’Etat. Que de familles centrafricaines pourtant, sont endeuillées par cette drôle de guerre silencieuse du Nord qui est un gouffre financier ! Ce n’est pas aujourd’hui hélas que cette situation va changer.  

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