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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 21:39




 

En vue de sa plus que probable candidature à sa propre succession à la prochaine élection présidentielle, François Bozizé a décidé de se doter d’un parti politique. Depuis le jeudi 20 août, une assise réunit les caciques de l’ex KNK triés sur le volet venant de tous horizons géographiques se tient à Boali (90km) de Bangui avec en ligne de mire, l’investiture de Bozizé comme candidat. Il y a quelques semaines courant juillet dernier, le ministre de l’intérieur Elie Ouéfio est venu en France réunir quelques Centrafricains à Lyon leur annoncer la perspective de création de ce parti politique pour les besoins de la victoire électorale de Bozizé.


Ce ministre boziziste a distribué en passant à ces compatriotes quelques enveloppes contenant des milliers d’euros. Puis une seconde délégation composée de deux anciens ministres bozizistes, Abraham Ngoto Bouloum et Bernard Bonda sont arrivés début août avec dans leur escarcelle une enveloppe dit-on de 20.000 euros et des billets prépayés Paris – Bangui aller retour sur vols de la compagnie libyenne Afriquiyah pour qu’une dizaine de personnes, quasiment désignées d’avance et qualifiées de « KNK pur », de l’Ile de France, de Lyon, Toulouse et Bordeaux, puissent se rendre à Bangui prendre part à la fameuse réunion constitutive du parti bozizéen.


On ne peut dénier à Bozizé l’initiative de créer son parti politique pour les besoins légitimes de ses ambitions politiques. Mais on est obligé de constater que pendant que les Centrafricains assistent à cette débauche d’argent dilapidé tant au pays qu’en France, des organismes des Nations Unies comme l’UNICEF, ou l’ONG Action Contre la Faim, tirent la sonnette d’alarme sur le fait que plusieurs centaines de milliers d’enfants centrafricains sont en danger de mort parce que faisant l’objet de malnutrition infantile sévère.


Les résultats  d’une enquête récente menée en juillet dernier par une équipe d’Action Contre la Faim dans le Sud Ouest du pays en Mambéré Kadéi, sont inquiétants et font franchement froid au dos. On y relève qu’« En termes de nutrition, 50% des Centrafricains ne mangent qu'une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc. »


Dans le même rapport, on lit que « L'évaluation rapide de la situation nutritionnelle menée par ACF fin juillet 2009 sur la ville de Berberati a révélé que 7% des enfants évalués souffrait de la forme la plus grave de la malnutrition : la malnutrition aigüe sévère. Les normes OMS définissent le seuil d'urgence nutritionnelle à 2% de malnutrition aigue sévère. La situation de la ville de Berberati est donc critique, mettant en jeu le pronostic vital de plus de 1100 enfants concernés ».


Action Contre la Faim met en outre un doigt accusateur sur les conséquences de la mauvaise politique du régime de Bozizé et Ndoutingai faite de fréquents braquages des collecteurs et autres fermetures intempestives de bureaux d’achat de diamant dans les régions minières, le tout couronné par l’entrée en vigueur d’un code minier complètement dissuasif pour tout investisseur dans cette filière. « Les activités minières et commerciales, qui constituaient le moteur de l'économie locale, ont subi un net ralentissement depuis plusieurs mois, à l'origine d'une forte perte de revenus, entraînant l'affaissement socio-économique de la région et cette crise nutritionnelle. »
 

Avec une telle situation comment peut-on s’étonner de lire qu’en République centrafricaine  « 80% de la population y vit avec moins de 2 dollars par jour. L'espérance de vie diminue en moyenne de 6 mois chaque année depuis 1966 et est passée en dessous des 40 ans. Le taux de prévalence du SIDA y est l'un des plus élevés d'Afrique centrale et le pays est 178ème sur 179 au classement du PNUD sur l'Indice de Développement Humain ».


A la tête du pays et aux commandes depuis mars 2003 date de son coup d’Etat, à qui d’autres doit-on imputer la responsabilité d’un tableau aussi catastrophique si ce n’est à François Bozizé avec sa mauvaise gouvernance.

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 18:21




   
APA-Bangui 2009-08-21 11:40:12 (Centrafrique) Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad, Victor Angélo, en visite de travail à Bangui, a qualifié l’évolution de la situation sécuritaire au nord Est de la Centrafrique de positive dans l’ensemble, jeudi 20 août 2009, au sortir de son audience avec le Président de la République, François Bozizé, à Bangui.


Le diplomate onusien, Victor Angelo, a affirmé que la Mission des Nations-Unies en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) a déployé les forces de sécurité sur les axes routiers les plus importants pour garantir la sécurité des commerçants et les humanitaires pour apporter l’assistance aux personnes en détresse.


L’ambassadeur Victor Angelo a réaffirmé l’adhésion des groupes armés de la région au processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR), en vue de rétablir l’autorité de l’Etat dans cette zone.


NDLR : Si la situation humanitaire dans le Nord Est semble évoluer dans un sens relativement positif comme veut bien le dire M. Victor Angelo, ce n'est nullement le cas dans d'autres parties du pays comme dans le Sud Ouest en Mambéré Kadéi où l'UNICEF et l'ONG Action Contre la Faim qu'on peut difficilement accuser d'anti-bozizisme primaire, viennent de tirer la sonnette d'alarme par rapport à une malnutrion infantile sévère qui y sévit du fait notamment des conséquences de la mauvaise politique du régime de Bozizé dans les zones minières. 
 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 22:35




Le député MLPC de Paoua 1, Joseph Zoukétia Boykota, revient dans cette interview qu'il a accordée à notre confrère du quotidien Le Confident du 20 août, sur l'incroyable imposture et le détournement par le pouvoir KNK de Bozizé, de la fête nationale du 13 août 2009 qui s'est déroulée cette année dans la ville martyre de Paoua. 



« A PAOUA CE N’ETAIT PAS UNE FETE NATIONALE, MAIS C’ETAIT LA FETE DU KNK», DIXIT L’HONORABLE J. BOYKOTA ZOUKETIA


Le Confident : Vous avez participé aux festivités marquant le 49e anniversaire de l’indépendance de la RCA à Paoua, votre région d’origine. Comment avez-vous trouvé cette ville?


Joseph Boykota Zouketia


 Le processus du Désarmement Démobilisation Reconversion (DDR) a été lancé par le président de la République à Paoua. Quel est votre sentiment ?


 Le sentiment que je ressens est celui du parti auquel j’appartiens, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC). Il faut donc cesser avec des effets d’annonce. Donc, ce que la population, c’est la mise en œuvre immédiate du processus du DDR. Toute la région demande également des élections justes et transparentes en 2010. Voilà le sentiment qui habite la population de l’Ouham-Pendé en général et de Paoua en particulier

Croyez vous en l’aboutissement du DDR avant les élections de 2010 ?


Vous conviendrez avec moi que nous avons fini le DPI depuis le 20 décembre 2008. Nous sommes aujourd’hui en août 2009. Il a fallu beaucoup de pressions pour que l’on nous présente un bout de toile à Paoua qui a circulé devant la foule pour nous dire que c’est cela le lancement du DDR.


 Et si cela n’aboutissait pas ?


 Moi, je suis à la limite comme saint Thomas. Pour que les rebelles déposent les armes, il faut mettre en œuvre immédiatement le processus DDR et cela sans à-coups. Au rythme où l’on est en train d’aller, j’ai l’impression que l’on veut traîner les pas pour les raisons que personne ne sait.


 En tant que Député, quelle sera votre contribution au DDR ?


 Nous avons en son temps pris nos responsabilités, les députés de Paoua et également les autres députés des zones qui ont connu des rebellions. Sous l’initiative des députés de Paoua, nous avons écrit, fin avril, au Pnud pour lui demander de faire impliquer absolument les députés des zones de troubles dans ce processus pour que la paix revienne effectivement dans notre pays. Nous étions une trentaine de députés à entreprendre ces démarches.


Nous avons constaté que le KNK est en train de gagner considérablement du terrain dans l’Ouham-Pendé, votre bastion. Êtes-vous inquiété ?


 Pendant le défilé qui a duré pratiquement deux heures, c’était vraiment à rire ou à pleurer. Parce que comment comprendre que des banderoles de 12 mètres soient traînées par des enfants de 8 à 12 ans quand on sait qu’il a plu ce jour là. Et vous avez vu la peine que ces enfants ont eu à traîner lesdites banderoles. Ce qui a écœuré les invités, ce sont nos mamans que je respecte d’ailleurs beaucoup qui ont été transportées dans des camions entiers de Bangui à Paoua pour le besoin de la cause. Pour revenir sur les banderoles, il y avait derrière celles-ci quatre à six personnes et cela a duré des heures. Même les compatriotes de la majorité présidentielle en sont agacés. Celui qui a trouvé le plaisir à applaudir, c’était le président Bozizé lui-même. La population a vite compris. La foule qui était devant les tribunes n’avait pas applaudi, parce que le 13 août est la date de proclamation de l’indépendance de notre pays et non la fête du KNK. La population centrafricaine comprend pourquoi, à chaque occasion, le président Bozizé demandait à la foule d’acclamer comme si celle-ci avait les yeux fermés. A Paoua, ce n’était pas une fête nationale, mais c’était la fête du KNK. La confusion était grande.


 Certaines langues disent que vous vous êtes levé à la tribune pour ovationner le KNK. Est-ce un fair-play politique ?


C’est le griot de la Radio Centrafrique qui animait le défilé, un certain Zama du KNK qui a lancé cette contrevérité. Je profite également de cette occasion pour m’élever contre les images de la cérémonie qui ont été totalement falsifiées et tronquées à la télévision nationale.

Hormis le KNK et le MLPC, d’autres partis politiques, pourtant présents à Paoua, n’ont pas pu défiler ?


J’ai vu la représentante du FPP et les représentants d’autres partis mobiliser leurs militants. Et ils étaient assez nombreux. Des vrais militants qui étaient vénus célébrer l’anniversaire de l’Indépendance aux côtés de leurs compatriotes de Paoua, ville martyre. Ils étaient bien vêtus et voulaient manifester aux côtés de leurs compatriotes. On les en a empêchés. Il n’y a que les organisateurs pour nous donner des explications à ce sujet.


 Le Chef de l’Etat François Bozize a accusé la population de l’Ouham-Pendé d’être l’auteur des destructions des infrastructures de cette région. Votre commentaire.


Mon commentaire reste le même. Nous avons connu des rebellions sur la partie Nord de notre pays d’Octobre 2002 à aujourd’hui. Et nous savons par qui les rebellions sont arrivées chez nous. Celui là nous a amené des zaghawas tchadiens. Ils ont détruit les projets Drop, Acadop, les usines de Pendé, de N’Dim et l’hôpital de Paoua. On a remué le couteau dans la plaie. Et la population a vite compris et personne n’a applaudi. Tout le monde était furieux.

Le président Bozizé vous a reproché de ne pas être aux côtés de la population de Paoua aux moments douloureux.
 

Le président Bozizé n’a jamais été député. Moi qui vous parle, je ne pouvais pas rentrer à Paoua pendant les crises politico-militaires. Nous avons réussi grâce à nos luttes multiformes engagées avec l’UFVN à imposer le DPI. C’est après le dialogue que la tension a baissé quelque peu et immédiatement nous nous sommes rendus dans nos circonscriptions électorales. Ce n’est pas parce qu’on envoie deux ou trois camions des vivres, fruits d’une coopération internationale aux populations d’une région que l’on doit traiter les élus locaux d’irresponsables.

Comment cela ?


 Écoutez, la population de l’Ouham-Pendé avait besoin des vivres en urgence en 2006 lorsque la guerre faisait rage. Mais le gouvernement s’était désengagé. Et pourtant, le président avait un avion Hercule C130. Cette population s’est battue avec l’aide des organisations internationales pour refaire sa vie. Et aujourd’hui, pour besoin de campagne, le président Bozizé envoie du riz, fruit de la coopération internationale et des pagnes à son effigie comme pour narguer la population de l’Ouham-Pendé. D’ailleurs, cette population consomme plus de mil que de riz. Et elle est connue pour être le grenier de la RCA. Paoua n’a pas besoin de poisson mais plutôt de la canne et des filets pour pêcher lui-même.


La population de Paoua et ses environs se plaignent des exactions, vols et rackets qu’elle subit de la part de certains éléments de l’APRD, notamment la bande à Doumro. En tant que député, êtes-vous rapproché de l’APRD pour en discuter ?


 Nous travaillons à cela depuis la fin du dialogue politique inclusif pour la recherche des solutions mais tout dépendra du processus DDR. Dans ce processus, d’aucuns cherchent les intérêts égoïstes et personnels au détriment de la population qui souffre.

Qu’entendez-vous par ses intérêts personnels ?


 Mais d’autres veulent maintenir la région dans les troubles pour dit-on, tirer profit lors des échéances futures.


Votre mot de la fin.


Je suis très heureux de ce que les militants du MLPC n’ont pas raté l’occasion. Ils ont exigé sur plusieurs banderoles la mise en œuvre du DDR, contrairement à la petite toile qu’on a présentée aux gens comme si le processus du DDR avait besoin de ce spectacle nauséabond. La population attend les élections libres, transparentes, justes et équitables en 2010. Un adage de chez nous dit et je cite: « le pire des traitements qu’on peut infliger à un homme, c’est de l’empêcher de se mettre en colère ». La population qui nous suit, qui nous observe et qui souffre aujourd’hui en avisera.

 

Jeudi 20 Août 2009


Propos recueillis par Chantal Bangui

 

Source : http://www.leconfident.net

 

: Les festivités se sont déroulées dans la ville de Paoua. La ville qui a été martyrisée par la plupart des régimes qui se sont succédé et surtout par le régime du président Bozizé. Et donc, j’ai trouvé Paoua martyrisée depuis le 15 mars 2003 et tous ceux qui y ont été ont pu constater avec moi ce que la population a fait comme effort pour le déroulement de ces festivités pendant deux jours.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 20:31






LEMONDE.FR avec AFP | 11.08.09 | 19h56  •  Mis à jour le 11.08.09 | 20h30


Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est inquiété, mardi 11 août, de l'ampleur de la malnutrition sévère dont souffrent les enfants en Centrafrique. Selon les chiffres de l'agence onusienne, près de 700 000 enfants de moins de 5 ans "vivent au-dessous des seuils acceptables, et beaucoup sont maintenant à la limite de la survie".

 

Le taux de malnutrition aiguë atteint ainsi 16 % des enfants de moins de 5 ans dans trois provinces du sud du pays, celui de malnutrition sévère aiguë touche 6,6 % de la même classe d'âge. "C'est loin au-dessus des seuils d'urgence de 15 % pour une malnutrition sévère et de 2 % pour une malnutrition sévère aiguë", s'alarme l'Unicef.


Les causes de cette "malnutrition chronique" sont multiples, selon l'agence onusienne. L'extrême pauvreté de la Centrafrique, où plus de six personnes sur dix vivent avec moins de 1,25 dollar par jour, y contribue grandement. "La crise financière mondiale et le déplacement des populations en raison du conflit en cours pèsent sur l'économie", a ajouté la porte-parole de l'Unicef à Genève, Véronique Taveau. Ainsi, les revenus du secteur minier ont été sévèrement affectés par le ralentissement économique.


A cela il faut ajouter l'instabilité chronique du pays. Depuis 2005, les conflits internes se multiplient, notamment dans le Nord, où plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été déplacées. Affirmant que beaucoup des 700 000 enfants affectés "sont maintenant à la limite de la survie", l'Unicef a lancé un appel de fonds de 1,5 million de dollars pour "l'achat et la distribution d'aliments thérapeutiques" et de médicaments.




Centrafrique: 700.000 enfants souffrent de malnutrition sévère



GENÈVE (AFP) - 11.08.2009 19:07 - Près de 700.000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition sévère, voire aiguë, en Centrafrique, dont beaucoup se trouvent "à la limite de la survie", s'est inquiété mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

"Entre le nord du pays affecté par le conflit et la région du sud plus stable, on compte près de 700.000 enfants de moins de cinq ans vivant au-dessous des seuils acceptables, et beaucoup sont maintenant à la limite de la survie", a expliqué le représentant par intérim de l'Unicef en République Centrafricaine, Jeremy Hopkins, cité dans un communiqué.

 

Le taux de malnutrition "dépasse les seuils d'urgence" à un moment où "la crise financière mondiale et le déplacement des populations en raison du conflit en cours pèsent sur l'économie", a souligné la porte-parole de l'Unicef à Genève, Véronique Taveau.

 

Des évaluations préliminaires, conduites récemment par l'agence onusienne dans trois provinces du sud du pays, révèlent que 16% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et 6,6% de malnutrition sévère aiguë.

 

"C'est loin au-dessus des seuils d'urgence de 15% pour une malnutrition sévère et de 2% pour une malnutrition sévère aiguë", insiste l'organisation qui rappelle que les "enfants sévèrement malnutris ont neuf fois plus de risques de décéder".

 

Selon l'Unicef, cette "malnutrition chronique" découle de l'extrême pauvreté du pays où plus de six personnes sur dix vivent avec moins de 1,25 dollar par jour, de l'insécurité grandissante ainsi que de la baisse des revenus du secteur minier affecté par la crise économique mondiale.

Face à cette situation, l'Unicef a lancé mardi un appel de fonds de 1,5 million de dollars pour "l'achat et la distribution d'aliments thérapeutiques" et de médicaments, a expliqué Mme Taveau.

 

La Centrafrique est le théâtre de conflits internes depuis 2005, qui ont affecté plus d'un millions de personnes dans le nord du pays, dont 125.000 déplacés, selon l'ONU.

 

© 2009 AFP



Centrafrique: L'UNICEF réclame 1,5 million de dollars pour lutter contre la malnutrition


11 Août 2009


Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a lancé mardi un appel aux donateurs de 1,5 million de dollars pour lutter contre la malnutrition chez les enfants dans le sud de la République centrafricaine où les taux de malnutrition dépassent les seuils d'urgence.


« Entre le Nord du pays affecté par le conflit et la région Sud plus stable, on compte près de 700.000 enfants de moins de cinq ans vivant au-dessous des seuils acceptables, et beaucoup sont maintenant à la limite extérieure de la survie, » a déclaré Jeremy Hopkins, représentant par intérim de l'UNICEF en République centrafricaine. « La situation des enfants au sud est particulièrement inquiétante, en raison de leur état nutritionnel qui se dégrade rapidement alors que dans le même temps les perspectives de financement sont de plus en plus rares. »


L'argent demandé est destiné à l'achat et la distribution d'aliments thérapeutiques de survie, de médicaments et autres intrants ; à la conduite d'une enquête nutritive nationale et à la formation d'agents de santé communautaire à la détection précoce des enfants dont l'état nutritionnel est compromis.


Les évaluations préliminaires conduites récemment dans trois provinces - Mambéré Kadéi, Sangha Mbaéré et Lobaye - ont révélé que 16% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et 6,6% de malnutrition sévère aiguë. C'est bien au-dessus des seuils d'urgence de 2% pour une malnutrition sévère aiguë et de 15% pour une malnutrition aiguë. Les enfants souffrant d'une malnutrition sévère aiguë ont de grandes chances de mourir, comparé à des enfants bien nourris.


On estime que 16.710 enfants dans les zones surveillées sont exposés au risque de malnutrition.

Selon l'UNICEF, cette situation préoccupante vient s'ajouter aux taux déjà élevés de la malnutrition aiguë dans le pays ou plus d'un enfant sur dix souffre de la malnutrition aiguë et 2,3%souffrent de malnutrition sévère aiguë.


La malnutrition chronique en République centrafricaine découle de plusieurs causes : l'extrême pauvreté - plus de 6 personnes sur 10 vivent avec moins de 1,25 dollar par jour - ; le conflit en cours et l'insécurité grandissante ; et la perte de revenus dans des provinces comme le Mambéré Kadéi où le secteur minier est affecté par le ralentissement de l'économie mondiale.


Le taux de prévalence du VIH du pays de 6.3% est le plus élevé de l'Afrique centrale et contribue également à la précarité de la situation nutritionnelle des enfants et de leurs familles.


La malnutrition sévère aiguë est l'une des trois causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, liées à la nutrition. Les enfants sévèrement malnutris ont neuf fois plus de risques de décéder. Le nombre de morts est très élevé même parmi les malnutris légers parce beaucoup d'enfants tombent dans cette catégorie. La malnutrition peut aussi empêcher les enfants d'atteindre leur plein potentiel physique et mental.




NDLR : Tous ces chiffres font froid au dos. Cela fera bientôt sept ans que Bozizé est à la tête de ce pays. A qui imputera-t-il un tel bilan ? A qui doit-on imputer si ce n’est à Bozizé et sa clique, la baisse de revenus des artisans miniers si ce n’est aux diverses opérations de racket des collecteurs de diamant et de fermeture arbitraire et désordonnée des bureaux d’achat dans les régions de Carnot, Berbérati, Bria et autres ? Cette malnutrition infantile n’est pas tombée du ciel comme une fatalité. C’est à l’évidence la conséquence d’une mauvaise politique. Il est plus que temps que cette agence du système des Nations s’en émeuve. Et dire que malgré ce bilan catastrophique, Bozizé veut briguer un second mandat, on se demande vraiment pourquoi ! Les Centrafricains vont-ils le laisser faire ? En principe et en toute logique, un bilan aussi mauvais doit le disqualifier à jamais et lui ôter toute prétention à vouloir encore gérer les affaires du pays.

 

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 01:31




Les festivités commémoratives de la proclamation de l’Indépendance de la République centrafricaine du 13 août 1960 revêtiront un caractère particulier cette année par le simple fait que Bozizé a décidé qu’elles se dérouleront dans la ville martyre de Paoua dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. On ignore les véritables raisons et les motivations réelles de ce choix mais on ne peut s’empêcher de penser que cela a tout l’air de l’assassin qui revient toujours sur les lieux de son crime. Est-il besoin de rappeler que les habitants de cette ville et sa région ont été payé un prix très élevé aux soubresauts politico-militaires qui ont précédé depuis 2002 l’arrivée au pouvoir de Bozizé et son coup d’Etat de mars 2003 jusqu’à présent.


Outre les assassinats et massacres gratuits des paysans, cela s’est concrètement traduit par de véritables razzias dans cette région, de vastes destructions et pillages de toutes sortes des biens tant individuels que ceux appartenant à la collectivité comme les usines d’égrenage du coton, les infrastructures économiques, scolaires, les formations sanitaires, les mairies, les bureaux abritant les différents services administratifs.


A l’heure actuelle, plusieurs dizaines de milliers d’habitants du coin qui, pris entre deux feux, ont dû fuir ses troubles et les différents assauts tant des rebelles que des éléments de la garde présidentielle pour trouver refuge soit en brousse loin des villages ou carrément dans les camps de l’UNHCR des pays voisins, essentiellement au Sud du Tchad et au Cameroun, s’y trouvent toujours. En dépit de quelques retours au bercail enregistrés ça et là, le gros de ces personnes déplacées contre leur gré demeure toujours en brousse et dans les camps à l’étranger. Plusieurs ONG humanitaires l’attestent dans leurs rapports et investigations.


Il est évident que le problème de la prise en compte de cette population de déplacés qui devrait partie du corps électoral à recenser pour voter lors des prochains scrutins se pose avec une grande acuité. Bozizé sait que ce corps électoral lui est franchement hostile et ne lui apportera aucun suffrage. Il n’a donc aucun intérêt à ce qu’il revienne au bercail et voter le moment venu pour son éventuel adversaire. Par conséquent sa présence le 13 août prochain à Paoua ne peut se comprendre que dans le cadre d’une tentative pour redorer son blason sérieusement terni aux yeux des habitants de cette ville et sa région.


D’aucuns disent même que c’est une façon pour Bozizé, de se moquer de la population de Paoua, ce qui est une indécente provocation. De toute façon, il n’y passera même pas une nuit, se contentant juste d’un aller retour de quelques heures seulement. On lui prête l’intention d’annoncer dans l’allocution qu’il prononcera à Paoua, la création de son futur parti politique dont la première assise devrait se tenir dit-on, le 20 août prochain à Bangui. C’est fort étonnant de constater que depuis juin 2005 qu’il est constitutionnellement à la tête  du pays, c’est pratiquement à la veille de la fin de son mandat et des élections pour désigner son successeur que Bozizé s’affole pour créer un parti politique. Ce qui reste de la Convergence KNK sur laquelle il s’était appuyé en 2005 ne lui semble plus correspondre aux critères et normes de machine politique dont il a besoin de nos jours pour lui assurer aisément une seconde victoire électorale.

Tout cela est révélateur d’une certaine inquiétude qui semble s’emparer soudainement du bonhomme qui, jour après jour, tricote à sa manière les moyens de sa victoire électorale comme il vient de le faire en promulguant un code électoral dont certaines  dispositions scandaleuses et iniques ont pourtant été décriées par l’opposition. Bozizé lui, s’en fiche éperdument. Il reste donc à l’opposition centrafricaine à prendre ses responsabilités en faisant absolument de la révision de ce code électoral même promulgué, un préalable à tout démarrage du processus électoral car Bozizé a voulu ainsi, tester la réactivité de cette opposition. Faut-il faire un dessin ?

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 11:49




APA Bangui2009-08-07 09:49:00 (Centrafrique) Le Programme de récupération des armes légères et de petit calibre (ALPC) a été relancé jeudi en Centrafrique, a constaté APA.


L’opération se déroule sous la supervision du Coordonnateur de la commission nationale de lutte contre la Prolifération des armes légères et de petit calibre pour le désarmement et la réinsertion (CNPDR), le Général de Brigade Gabriel Ngaïndiro.


«L’objectif global de ce plan d’opération vise à améliorer la sécurité des populations et à consolider la paix à travers la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre et la réduction de la violence armée»,
a indiqué le général Ngaïndiro.


Il a expliqué que pour atteindre cet objectif, une nouvelle orientation stratégique axée sur la sensibilisation de la population civile sur le dangers de APLC et la prévention des risques d’accident liés à la présence des armes, des munitions et des explosifs, la promotion de la culture de la paix, de la non violence et du désarmement et de l’esprit, la préparation de la population à la collecte volontaire des armes et l’incitation des communautés à soutenir le processus de collecte volontaire des armes.


 Selon le général Ngaïndiro, «la prolifération des armes légères et de petit calibre consécutive aux différents conflits que notre pays a traversés depuis 1996 a été identifiée comme l’un des défis majeurs auxquels la République centrafricaine a fait face et continue de faire face.


 Il convient de rappeler qu’en 2005, une étude commise par le gouvernement a estimé qu’au moins une cinquantaine de milliers d’armes et petit calibre étaient entre les mains de la population civile constituant ainsi une menace à l’établissement propice au développement économique et social de notre pays.


NDLR : C'est une douce plaisanterie...!

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 21:01



 

Xinhuanet  le 06-08-2009  Bangui  


Centrafrique, Deux mois seulement après la tenue des travaux du dialogue politique inclusif ayant rassemblé leaders politiques, chefs rebelles et représentants de la société civile à Bangui, capitale centrafricaine, du 8 au 20 décembre 2008, le régime du président François Bozizé est confronté à de nouvelles manœuvres de déstabilisation de l'opposition armée


Dans la nuit du 12 au 13 février, les rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), un groupe armé actif dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), avait mené un raid contre une ville de cette région, Bossembelé, à 160 km de Bangui.


 Le 20 février, c'était au tour du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine de mener une incursion dans la ville de Batangafo, à 500 km au nord de la capitale, contre une position des Forces armées centrafricaines (FACA), une attaque qui a provoqué des déplacements de populations et pillages.


 Cinq jours plus tôt, ce mouvement avait publié avec un autre groupe armé, le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) du capitaine Abakar Sabone, un communiqué conjoint, annonçant leur intention de reprendre les armes contre le pouvoir de Bangui, suite au refus du président Bozizé d'appliquer les accords de paix conclus avec ses adversaires et les recommandations du dialogue politique inclusif.


 "Devant le refus du général Bozizé de respecter les différents accords signés, les résolutions adoptées à Bangui au mois de décembre, le FDPC et le MLCJ, se trouvent désormais devant une situation qui ne laisse d'autres choix que de reprendre la lutte armée", mentionnait le communiqué des deux organisations rebelles.


 "Depuis la signature des accords, poursuivait le texte, le MLCJ n'a jamais bénéficié des Primes générales d'alimentation (PGA) aux soldats, alors que l'APRD et l'UFDR en ont bénéficié. Le MLCJ ne se reconnaît pas dans la nomination de Jean-Jacques Démafouth au poste de vice-président du comité de pilotage de DDR, décidée à Libreville sans notre avis".

L'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) et l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) sont des mouvements rebelles.


 Forum sur la paix et la réconciliation nationale, le dialogue politique inclusif initié par le chef de l'Etat centrafricain, avec le soutien des Nations Unies, visait à panser les plaies des crises à répétition qui minent l'évolution de la RCA, en vue de la reconstruction du pays, l'un des plus pauvres de la planète, dont le gouvernement peine à payer les salaires des fonctionnaires.


 Coordonnée par l'ancien président burundais Pierre Buyoya et parrainée par le chef de l'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, il avait été marqué par le retour en RCA de l'ancien président Ange- Félix Patassé, en exil au Togo, ainsi que des chefs rebelles Abdoulaye Miskine, Jean-Jacques Démafouth et Abakar Sabone, également en exil. Parmi ses recommandations, cette rencontre avait décidé la formation d'un gouvernement d'union nationale. Mais celui communiqué le 20 janvier par François Bozizé a provoqué des grincements de dents au sein de la classe politique centrafricaine, dont certains acteurs comme l'ancien Premier ministre Martin Ziguelé ont accusé le chef de l'Etat d'avoir privilégié sa propre famille politique.


 Pour justifier leur attaque, les rebelles de la CPJP avaient également réclamé "l'application stricte et pleine des recommandations adoptées par tous" au terme du dialogue politique inclusif."Le pouvoir politique centrafricain fait face à des contraintes qui s'exercent sur lui à l'intérieur même de ce qu'on appelle la boîte noire et qui rendent difficile l'adoption automatique des résolutions issues du dialogue politique inclusif", a affirmé à Xinhua le Pr Joseph Vincent Ntuda Ebodé, géostratège et chef du Centre de recherche et d'études politiques et stratégiques de l'Université de Yaoundé II, au Cameroun, pays voisin de la RCA.


 "Lorsqu'il lit les déclarations des rebelles qui viennent d'attaquer à deux reprises certaines localités du pays, il est indiqué que le pouvoir n'aurait pas respecté les engagements pris lors du dialogue. Mais, une autre lecture est aussi possible: c'est de considérer que ces groupes armés veulent faire pression sur le pouvoir à un moment où celui-ci se prépare à prendre des décisions",

a-t-il ajouté. En clair, a-t-il précisé, l'objectif des rebelles centrafricains est de "montrer aux autorités de Bangui que la paix est impossible si ces groupes, dans la nouvelle répartition des compétences politiques, n'étaient pas suffisamment pris en compte. Il s'agit donc d'une sorte d'appel de pied, des interpellations au pouvoir en place".


 Annonçant l'attaque du 20 février des rebelles du FDPC, le ministre de la Défense, Jean Francis Bozizé, avait en effet souligné que "ces agissements qui viennent encore compromettre tout effort de relance économique sont révélateurs d'une volonté affichée de perturber durablement le processus de paix engagé". En février 2007, ce mouvement avait signé avec le gouvernement un accord de paix, mais il avait refusé de signer l'accord global de paix de juin 2008 conclu à Libreville au Gabon par le pouvoir et plusieurs groupes armés. Il n'a pas non plus participé au dialogue politique inclusif. En novembre, il avait mené une attaque contre Kabo, ville voisine de Batangafo, qui avait fait 11 morts.


 A la tête d'un pays aux caisses vides, dont tous les espoirs reposent sur les financements promis par les bailleurs de fonds à l'issue de l'atteinte attendue du point de l'initiative PPTE (pays pauvres très endettés) de la Banque mondiale, François Bozizé, au pouvoir depuis mars 2003 à la faveur d'un coup d'Etat contre Ange- Félix Patassé, a-t-il vraiment les coudées franches?


 Selon Ntuda Ebodé, "la Centrafrique, à la différence des autres pays de la sous-région qui vivent des moments difficiles, présente cette originalité que c'est le seul pays où l'Etat est vraiment dans l'incapacité d'entretenir sa propre fonction publique (...) Et cela pose donc tout naturellement le problème de la capacité de l'Etat centrafricain à honorer les engagements pris vis-à-vis des forces physiques et militaro-politiques".


Source:  Xinhuanet

 

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 03:14





Informations nationales en bref...

La boulimie immobilière, autre préoccupation de Bozizé et sa clique


Course à l'acquisition de vieux immeubles depuis le centre ville jusqu’à la périphérie de la ville de Bangui. Bozizé veut tout et vite acquérir à vil prix, entre autres, le bâtiment de la maison de la Presse, situé sur l’avenue de l’Indépendance en ville dont une partie abrite la Direction Générale de  Total Centrafrique, les 100 logements dits sociaux chinois situés du PK 15 route de Boali. Bozizé en a  "acheté" 06 pour lui et 02 pour sa maman, pourtant aujourd’hui décédée. Un arrêté du ministre du budget pris fin juillet dernier a recensé une liste d’une trentaine de personne qui avaient été retenues pour l’acquisition de ces logements, en principe destinés aux couches modestes, mais qui sont sommées de les quitter sous huitaine faute de paiement ou de respect des conditions d'acquisition. Bozizé et son clan vont encore en profiter.


Un Ministre de l'Administration du Territoire, Maire et candidat aux prochaines législatives


Le ministre de l’administration du territoire Elie Ouéfio, s'autoproclame Maire de Benzambé en remplacement du maire arrêté et déporté à Bangui pour détournements, escroquerie et abus de confiance. Son objectif: barrer la route à Benoît Gonda, frère du ministre d’Etat Cyriaque Gonda. La confiance règne dans la galaxie KNK.


Requiem pour le KNK en voie de disparition


 Le congrès constitutif du nouveau parti politique que Bozizé veut porter sur les fonds baptismaux est imminent. On parle dans son entourage du 20 août prochain à Bangui. Ce parti devrait, aussitôt après sa création, investir Bozizé comme son candidat aux prochaines présidentielles. Tous les partis de la mouvance présidentielle actuelle doivent se fondre dans ce nouveau Parti. Ce que certains (dont Gonda du PNCN) refusent et quittent, officieusement pour l’instant, la mouvance KNK.


Futur gouvernement de campagne


Pour amuser encore la galerie, l’idée d’un prochain et imminent remaniement du Gouvernement Touadéra est dans l’air et circule avec insistance à Bangui depuis un bon moment. Ce futur gouvernement de campagne, devrait être débarrassé des indécis, des incolores et inodores, ainsi que tous ceux sur qui Bozizé et son clan ne peuvent pas compter pour gagner la prochaine bataille électorale.

 

Projet de report des élections en 2011 ou 2012


Bozizé et sa clique, pour des raisons et motivations politiques qui leur sont propres, réfléchissent sérieusement à la perspective d’un report des élections en 2011 ou 2012. Selon certaines indiscrétions qui filtrent de leur entourage, des cas de figure possibles sont esquissés et travaillés afin de faire voter le cas échéant un texte de loi par leur majorité parlementaire afin de repousser les élections d’une ou deux ans. Une situation semblable à celle que veut instaurer Mamadou Tandja au Niger, sauf que pour l’instant, Bozizé lui, ne prévoit pas de référendum bidon comme Tandja. En clair Bozizé aussi veut jouer les prolongations à la tête du pays pour parachever on ne sait quels chantiers, pour reprendre le prétexte de Tandja du Niger. Or on sait qu’en réalité, Tandja veut rester encore trois ans de plus, exploitation des mines d’uranium d’Imouraren et du pétrole nigérien obligent. Bozizé aussi se pourlèchent les babines pour l’uranium de Bakouma dans son pays que va exploiter AREVA.Tous ces projets sont funestes et inadmissibles.

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 02:17


 

BANGUI - AFP / 01 août 2009 22h12) Au moins dix personnes ont été tuées depuis mi-juillet dans le sud-est de la Centrafrique lors d'attaques de la rébellion ougandaise de la LRA venue de la République démocratique du Congo (RDC) voisine, a appris l'AFP samedi de sources humanitaires.


L'attaque la plus violente remonte au 24 juillet, lorsque des éléments de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait irruption au marché de la ville de Mboki, presqu'à la frontière avec la RDC, selon le bureau de coordination des Affaires humanitaire de l'ONU (Ocha) et l'ONG centrafricaine Jupedec menant des activités humanitaires dans la région.


Mboki est à environ 80 km d'Obo, où la LRA avait enlevé en février et mars 2008 plus de 150 personnes qu'elle a conduites dans leurs bases arrière en RDC.

Les rebelles ougandais y ont été confrontés à la résistance de commerçants, qui les ont repoussés et "poursuivis jusqu'en brousse", a indiqué Ocha dans un bulletin d'information.


Deux commerçants et trois rebelles ougandais ont été tués sur le coup, les corps de quatre rebelles ont été retrouvés en brousse, a-t-elle ajouté.

Les combats du 24 juillet ont également fait six blessés parmi les commerçants, et un nombre indéterminé parmi les rebelles ougandais.


Ces informations ont été confirmées par Alexis Mbolinani, coordonnateur de la Jeunesse unie pour la protection de l'environnement et le développement communautaire (Jupedec), selon lequel au moins une autre personne a été tuée et un nombre indéterminé enlevées par des hommes de la LRA depuis le 15 juillet.

Depuis, "il y a eu des attaques à Bassigbiri, Liguea, Dindiri... Jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons pas de bilan précis. Il doit y avoir d'autres morts en brousse", a expliqué M. Mbolinani, dont l'ONG est basée à Obo et dispose de relais dans plusieurs localités de la région.


"En général, les rebelles de la LRA viennent, ils pillent surtout de la nourriture, ils font des violences aux femmes. Ils enlèvent des gens (...) Il y a des morts quand les gens leur résistent",
a-t-il précisé, en qualifiant la situation sur le terrain de "très préoccupante".

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:02



New York - 29/07/2009 - Insécurité en Centrafrique - La situation dans la partie nord-est de la République centrafricaine (RCA) reste précaire après des attaques orchestrées par des rebelles et des bandits contre des civils, a affirmé mercredi un haut fonctionnaire de l'ONU.

Victor da Silva Angelo, chef de la mission de maintien de la paix en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a lancé cet avertissement lors de l'ouverture de la session du conseil de sécurité de l'ONU à New York, aux Etats-Unis.

Il a affirmé que "les opérations d'aide souffraient de l'insécurité".

Il a aussi ajouté que "des hommes armés ont attaqué deux fois au cours du mois précédent la plus grande ville du pays, Birao, qui est proche de la frontière avec le Tchad et la région soudanaise du Darfour".

"Au moins 27 personnes sont décédées alors que près de 4000 autres ont fui vers les forêts et plus de 600 maisons ont été brûlées", a-t-il poursuivi.

L'envoyé de l'ONU a aussi affirmé que "la gravité de la situation dans la région de Vakaga va au-delà de notre capacité à faire face aux besoins en sécurité".

Il a insisté sur le fait que l'insécurité était un obstacle au déploiement des opérations humanitaires, laissant ainsi Vakaga "dans une situation précaire".

Selon lui, "la région a besoin de l'attention soutenue du gouvernement centrafricain et de la communauté internationale".

Angelo a aussi exprimé ses préoccupations sur la lenteur dans le déploiement des forces de la MINURCAT.

Actuellement, elle n'exerce que 46 pour cent de sa capacité de mandat.

Sur les 18 hélicoptères prévus, la mission n'en a reçu que quatre. Cela est "inacceptable", selon l'envoyé de l'ONU.

Catherine Bragg, la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires humanitaires avait déjà exprimé les mêmes inquiétudes lorsqu'elle a visité la République centrafricaine cette semaine.

"J'ai été très touchée par les gens qui ont fui vers les forêts parce qu'ils avaient peur pour leur sécurité. Les conditions sont déplorables avec l'absence d'abri, d'eau, de services médicaux, peu de nourriture et les parents sont inquiets parce que les enfants ont faim et sont malades",
avait- elle affirmé.




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