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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 13:07




 

(Digitalcongo.net 19/11/2009)

 Les forces qui sèment la désolation en territoire congolais se recrutent essentiellement dans le rang de l’armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. Recherché par la Cour pénale internationale, le leader de la LRA poursuit sa cavale dans les profondeurs des forêts congolaises.

Le gouvernement centrafricain fait face à un afflux important de réfugiés congolais fuyant les exactions des forces étrangères. Les opérations conjointes entre les Fardc et l’UPDF ont certes permis de détruire les bases des rebelles ougandaises, mais n’ont réussi de capturer Joseph Kony. Pour la partie centrafricaine, les réfugiés congolais à Zémio, dans le Haut Mbomou, vivent une situation drastique. Il s’agit de plus de 2.300 personnes originaires des localités de Sokodi, Digba en République Démocratique du Congo. « Ce sont des personnes vulnérables, c’est-à-dire des personnes âgées, des femmes enceintes et surtout des enfants non accompagnés », fait-on savoir des sources centrafricaines.

« Il y’a de sérieux problèmes et une situation d’urgence s’impose », a-t­-on déclaré, lançant un appel à la mobilisation de la Communauté internationale en vue de préparer des aides d’urgence en faveur de ces personnes « en quête de la paix ». Les réfugiés sont presque nus et exposés à diverses maladies. « Ils ont des problèmes de nourritures, d’eau, ils parcourent plus de 600 km pour avoir de l’eau qui n’est pas potable en plus », a-t-on fait remarquer.

Le Maire de Zémio, M. Pierre Agnéboti a indiqué que le site de Zémio a été choisi par la Franco-­Centrafricaine de Tabac (FCAT) de manière provisoire pour accueillir ces réfugiés congolais dans l’urgence. « Un comité composé de confessions religieuses, de commerçants de la municipalité, d’agents de santé travaillent nuit et jour pour leur apporter un minimum de secours », a-t-­il précisé. Des convois de produits vivriers et des soins d’urgence fournis par le Programme alimentaire mondial (PAM), sont attendus dans les tout prochains jours à Zémio, a-­t-on appris.

Appels aux réfugiés congolais à Imfondo

Le ministre de l’Intérieur de la République démocratique du Congo (RDC), Célestin Mbuyu, a invité samedi dernier les ressortissants congolais de la province de l’Equateur qui avaient fui les troubles interethniques dans la localité de Dongo et trouvé refuge à Impfondo, au Congo-Brazzaville, de l’autre côté du fleuve Congo, à regagner leur localité.

Le ministre Mbuyu, qui avait conduit samedi au Congo-Brazzaville une délégation gouvernementale de la République démocratique du Congo comprenant également le ministre de l’Action humanitaire, Botswali, a expliqué que leur « mission consistait à voir où sont installés ces compatriotes, surtout à les sensibiliser à retourner au pays, car la situation sécuritaire est calme à Dongo ».



Pour sa part, le ministre de l’Action humanitaire a informé les compatriotes réfugiés à Imfondo que « notre devoir, c’est d’assurer votre sécurité, et c’est ce qui se fait à Dongo et environ ». Selon les autorités locales du pays hôte, le nombre de réfugiés venus de la province de l’Equateur a dépassé le cap de 25.000. Ces derniers ont bénéficié d’une assistance financière, dont le montant n’a pas été déterminé, de la part de la délégation gouvernementale de la RDC pour l’achat sur place des vivres. Les réfugiés de l’Equateur ayant fui au Congo-Brazzaville sont recueillis dans quatre sites.


Le Palmarès

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 04:10


 

Bangui, 18 nov. (ACAP) – Le président de la République Centrafricaine, François Bozizé a lancé « un vibrant appel à l’endroit de la communauté internationale pour accompagner le gouvernement centrafricain dans son programme de lutte contre la faim et la malnutrition », lundi 16 novembre 2009, au cours du sommet de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), à Rome, en Italie, selon une dépêche de la presse présidentielle.

Selon Lord Esaïe Nganamokoy de la presse présidentielle, le Président François Bozizé s’est entretenu avec la Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM) pour discuter des questions relatives à la cantine scolaire, la table ronde sectorielle de l’agriculture et l’appui du PAM au programme de Désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) des ex-combattants.

Le Président François Bozizé a également été reçu par le Secrétaire Général des Nations Unies, M. Ban Ki Moon pour échanger au sujet de la consolidation de la paix, l’évolution du programme DDR en Centrafrique et les prochaines échéances électorales.

Rappelons que les Chefs d’Etat et de gouvernement qui ont pris la parole à la tribune du sommet ont dressé un tableau sombre de l’insécurité alimentaire dans leurs pays respectifs avant d’envisager la mise en place de bonnes stratégies pour lutter contre la faim et la malnutrition.


NDLR : Il a fallu le tintamarre médiatique fait autour du sommet de la FAO à Rome et que les alarmes soient tirées de partout au sujet de la malnutrition infantile sévère qui sévit dans son propre pays pour que Bozizé qui a fait le mort et  jusqu'ici et la sourde oreille, daigne enfin rompre son mutisme. Bozizé doit expliquer aux Centrafricains comment Berbérati et Carnot, deux villes dynamiques de la préfecture de Mambéré-Kadéi qui n'ont jamais entendu parler de la faim dans le passé puissent connaître brutalement le drame de famine qu'elles vivent actuellement. N'est-ce pas les conséquences d'une certaine politique dont il est lui-même responsable ? Une chose est de s'adresser au PAM pour faire face au plus pressé, une autre est de mettre en place une bonne gouvernance pour le développement multi-sectoriel du pays afin d'assurer l'auto-suffisance alimentaire aux Centrafricains, toutes régions confondues. Bozizé et sa clique en sont manifestement incapables.  

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 12:58





 Libération 16/11/2009 à 00h00 Par CHRISTIAN LOSSON envoyé spécial à Carnot et Berberati (République centrafricaine)

 Reportage

Tandis qu’à Rome soixante chefs d’Etat discutent sécurité alimentaire, la République centrafricaine subit depuis six mois une grave famine.

On peut lire ces mots sur le fronton de l’hôpital de Berberati, la deuxième ville de la République centrafricaine : «Je ne veux pas savoir qui tu es, ce que tu fais, ta race, ta religion, tu souffres et cela me suffit.» La souffrance, au-delà des cris et des pleurs, s’écrit ici en silence. Des regards perdus d’enfants hagards. Des tourments de mères résignées. Des chiffres sur des feuilles d’enregistrement. «Adèle, 7 mois, 1,7 kilo, rapport poids-taille inférieur à 70%…» Malnutrition aiguë. Des chiffres, Nadine, n’en livre aucun. Elle ignore jusqu’à son âge. «Pas plus de 17», selon un infirmier de l’unité thérapeutique nutritionnel, créée par Action contre la faim (ACF). De ses trois enfants (1 mois, 3 ans, et 4 ans), elle dit juste qu’elle doit «les laisser à la maison pour aller au champ». En rentrant, elle leur donne leur unique repas de la journée. Un peu de manioc. Et des feuilles pilées. Elle a manqué «quatre jours de travail», 500 francs CFA (80 centimes d’euros), pour les acheminer. Elle dit : «Vous allez les sauver ?»

La vie à Berberati ? Figée. Entre parenthèses du développement. Pour y parvenir, un jour et demi de routes cahoteuses et de pistes en latérite jalonnées de kodros, des cases en briques de terre cuite. Mais derrière les images d’une Afrique d’Epinal, la détresse vient frapper à notre voiture à chaque arrêt. «Aidez-moi, mon fils a la maladie de la famine», implore un vieillard. Voilà six mois que la crise de malnutrition a débuté. Un jeune médecin, Daniel Wea, débarquait à peine à Carnot, la troisième ville du pays, située à trois heures de piste de Berberati. «J’ai vite noté des signes de la maladie, raconte-t-il dans son bureau éclairé par un groupe électrogène. Décoloration de la peau et des cheveux, ballonnement abdominal et gonflement des membres et du visage.» Les enfants tombent par dizaines. Daniel Wea alerte alors les «autorités sanitaires». Rien… Il interpelle le ministre de l’Agriculture sur la crise alimentaire. Rien… Il lance un message à la radio nationale. «Le lendemain, 122 gosses faméliques submergeaient l’hôpital», raconte le médecin. Et le ministère de la Santé ne débourse qu’une aide de 3 000 euros.

Sorcellerie. «Une étude réalisée en juin avec Médecins sans frontièresévaluait le taux de malnutrition des enfants à 21% à Carnot, 7% à Berberati», rappelle Céline, nutritionniste à Action contre la faim. L’Organisation mondiale de la santé fixe le seuil d’urgence à 2%… On a alors beaucoup parlé de sorcellerie. Mais aussi «des petits poissons, les nguengue, ou des cubes Maggi, sourit l’abbé Hubert Tamambéré. Mais les racines du mal sont ailleurs». Le drame vient avant tout de la crise mondiale qui a fait basculer dans le chaos un Etat fantôme, déjà en proie à une pauvreté et à une insécurité alimentaire chroniques. «On paie aussi le prix de dix ans de troubles militaro-politiques, note Joël Parefa, le préfet de la région du Mambéré-Kadéï. Le drame, c’est le diamant et le bois. Les gens ont trop misé dessus et délaissé l’agriculture.» La demande de bois s’est effondrée de plus de 40%. Les sociétés forestières ont viré plus de la moitié de leur personnel. Un coup terrible après que l’Etat a décidé, l’an passé, de faire le ménage dans les bureaux d’achat de diamant. «La plupart ont fermé», raconte Abba, un négociateur. Or, ce business très pyramidal touchait la majorité de la population. «Un collecteur fait vivre 20 chefs de chantier, qui à leur tour font vivre 20 chercheurs de diamants», précise un Libanais. Et comme, en plus, le prix mondial a chuté, beaucoup se sont retrouvés sans rien.

Le plus désespérant est peut-être qu’il «existe une dépendance cruelle au manioc, rappelle Isaac, un nutritionniste d’ACF. Le tubercule, peu riche en vitamines, contient du cyanure qui peut en plus être très nocif quand il est mal lavé et mal préparé». Jean Dimasse le sait bien. Il anime une petite ONG qui tente de pousser les paysans à se regrouper, et à diversifier leur culture. Il rappelle combien la flambée des prix alimentaires de 2007 a laissé des séquelles et comment la crise économique a joué le rôle d’étincelle. «Quand les gens ont été virés du bois ou du diamant, ils ont regagné les champs, dit Jean Dimasse. Mais même si la terre est riche, il y a un manque de formation désarmant, pas un seul tracteur.» Il s’agace aussi de l’impact des subventions à l’exportation des pays riches : «Sur le marché, on trouve des oignons néerlandais moins cher que l’oignon local ou du Cameroun…»

«On souffre jusqu’à l’os». Comme si cela ne suffisait pas, la crise climatique s’est invitée. «Pour la première fois, il n’a quasi pas plu en mai-juin, qui est la période de semence, dit Jean Bosco Maïndo, directeur régional de l’Agence centrafricaine pour l’agriculture. On souffre jusqu’à l’os.»Il en veut à la FAO, l’agence onusienne pour l’alimentation et l’agriculture. Elle a bien reçu 10 millions de dollars en urgence, «mais on n’a toujours pas vu une semence arriver. Ni aucune assistance technique». Alors que le sommet mondial sur la sécurité alimentaire s’ouvre aujourd’hui à Rome, la République centrafricaine tient du cas d’école. La FAO dénonce, à raison, la chute de l’aide publique au développement des pays riches dédiée à l’agriculture (- 50% en vingt ans). Mais que fait-elle concrètement ? «Rien… C’est affligeant, raconte un humanitaire. On est pourtant prêt à les aider à développer de la veille et de la sécurité alimentaire.» La France ne brille guère. Derrière les plaidoyers pro domo sur la souveraineté alimentaire, «elle continue de distribuer de la nourriture plutôt que d’envoyer des formateurs», note un expert.

«à 150 par classe». Engluée dans la bureaucratie et la corruption, les salaires non payés des fonctionnaires et la mal gouvernance, la République centrafricaine compte les zones de non-développement. L’eau potable ? Moins de 30% de la population y a accès. «Il y a bien 4 000 pompes de forage, mais pas de pièces détachées de rechange», dit un ingénieur. L’énergie ? Record planétaire de non-électrification. Sauf groupe électrogène ou lampe à pétrole, le pays vit dans le noir. Les routes ? Pas plus de 450 kilomètres de chemins goudronnés sur un territoire grand comme la France et la Belgique. L’éducation ? «A Bangui, la capitale, les élèves du primaire qui peuvent payer les frais de scolarité se retrouvent à 150 par classe», se désole un instituteur de village. En province, les effectifs montent à 300 par classe. La santé ? Le sida est endémique (6% de la population serait touchée), et l’espérance de vie diminue de cinq mois chaque année depuis dix ans. «Pourtant, on a un potentiel unique, ici on peut tout faire pousser et notre terre est très riche en minerais», s’agace l’abbé, à Carnot.

En attendant un hypothétique essor, les victimes de la faim partent en silence. «Le plus dur, c’est la rechute, dit une aide-soignante. Savoir qu’un enfant remis sur pied reviendra en urgence un mois plus tard. De nouveau famélique.» Armés d’un bâton qui sert de toise, les visiteurs médicaux d’ACF arpentent les faubourgs des villes. Ils mesurent la circonférence des bras ; appuient trois secondes sur les pieds pour détecter des œdèmes, l’un des deux visages de la malnutrition : le kwashiorkhor. Bien sûr, les traitements ont évolué. Notamment grâce au Plumpy Nut, un sachet nutritionnel à base de pâte d’arachide. Les enfants de plus de 6 mois peuvent désormais rester chez eux avec une ration hebdomadaire. Les centres de nutrition sont moins engorgés. Les parents, eux, ne sont plus obligés de rester au chevet de leurs enfants et peuvent retourner travailler dans les champs.

«On sauve des vies», assure Céline d’ACF. Celle, peut-être de Roméo, 15 ans, 18 kilos. «Lorsqu’il est venu, on le transportait pour aller aux toilettes, dit Jean Bruno, animateur de l’hôpital. Il ne pouvait pas bouger.» Roméo trouve encore la force de sourire. Sa mère, elle, en est incapable. «C’est mon dernier enfant vivant, dit Rosalie. Quatre sont morts, les plus jeunes. Depuis que mon mari est au ciel, je n’ai qu’un cimetière dans la tête.» Elle a porté son fils sur 20 km. Après seize jours de soins, il pesait 16 kilos. Aujourd’hui, Roméo est en sursis. «S’il vit jusqu’à 20 ans, ce sera un petit miracle», assure une nutritionniste. Croire, s’accrocher à l’espoir dans cette ville peuplée d’églises de toutes confessions, tient plus que d’une religion : «C’est tout ce qui nous reste», dit une mère.

 

Malnutrition. Repères

16/11/2009 à 00h00

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, créée en 1945 à Québec, regroupe 190 pays membres. Son objectif suprême est «d’aider à construire un monde libéré de la faim».


République centrafricaine. Fiche technique.


5,1%. C’est le taux de fécondité de la République centrafricaine.

Mais qui se double d’un taux de mortalité infantile de près de 20 %. Le nombre d’orphelins, principalement dus au sida, s’établit à 150 000 dans ce pays de 4,3 millions d’habitants.


«Le problème est tellement immense qu’on a l’impression que c’est une calamité contre laquelle on ne peut rien faire.»

 Olivier de Schutter rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, commentant le chiffre historique d’un milliard d’habitants souffrant de la faim en 2009.


En grève de la faim


Le directeur général de la FAO, le Sénégalais Jacques Diouf, a effectué une grève de la faim samedi à Rome afin de «sensibiliser l’opinion publique» avant l’ouverture, aujourd’hui, d’un sommet sur «la sécurité alimentaire» qui doit rassembler une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement dans la capitale italienne.

 

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 22:02






      des enfants centrafricains
       de l'hôpital de Berbérati


En guise d’illustration de la problématique de la faim dans le monde et du milliard de gens qui souffrent de la faim et de carences en calories, objet du présent sommet de la FAO ouvert ce jour à Rome, la chaîne de télévision française FR 3 a consacré environ cinq minutes sur le sort des enfants centrafricains qui souffrent de sévère malnutrition.

Il s’agissait d’un dossier avec des images difficilement soutenables et bouleversantes d’enfants malingres qui n’ont plus que la peau sur les os, tournées à l’hôpital de Berbérati, chef lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéi en République centrafricaine où l’Ong française Action Contre la Faim (ACF) s’emploie à tenter de soigner de nombreux enfants en danger de mort pour malnutrition sévère, reportage diffusé par la chaîne à son édition de 19 h 45.

Ainsi, sans être présents à Rome où se déroule le sommet de la FAO, grâce à ACF et à travers FR 3, l’alarme est tirée une fois de plus sur le sort des pauvres enfants centrafricains qui meurent de faim dans une grande indifférence générale à commencer par les autorités centrafricaines elles-mêmes qui, pour l’heure, n’ont comme unique préoccupation, comment faire pour que le président François Bozizé puisse conserver son fauteuil présidentiel à l’issue des élections présidentielles de 2010.

Or c’est à cause de la mauvaise politique de ce régime actuel, faite de braquage et de racket répétés des collecteurs pour s’emparer de leurs diamants, de fermeture à la pelle de bureaux d’achat de diamant dans des régions minières qui n’ont pas vocation à l’agriculture, que la famine sévit. Plusieurs milliers d’artisans miniers qui vivaient de la recherche du diamant sont brutalement mis au chômage et ne sont plus en mesure de pourvoir à l’alimentation de leur progéniture.

Les Centrafricains devraient sanctionner une telle gouvernance et leurs auteurs dans les urnes lorsque l’occasion leur en sera donnée. Avec un tel bilan, Bozizé ne devrait même pas avoir le toupet de briguer à nouveau le fauteuil présidentiel. Il se targuait il y a quelques jours seulement dans une interview au micro de Radio France Internationale d’avoir épongé tous les arriérés des régimes précédents alors que tous les Centrafricains savent que c’est un pieux mensonge.

Si son régime est parvenu ces derniers temps, au prix d’un lourd endettement auprès des banques de la place, à assurer le paiement des salaires des fonctionnaires, la bonne gestion des affaires d’un pays comme la RCA ne saurait uniquement reposer sur le paiement de 20.000 fonctionnaires. Le paiement régulier des salaires des agents de l’Etat, des bourses des étudiants et des pensions des retraités, est une condition nécessaire mais non suffisante du développement d’un pays.

Bozizé aura beaucoup de mal à trouver les aspects positifs de son bilan qui pourraient séduire les électeurs centrafricains afin de lui porter leurs suffrages lors des prochaines élections. On a beau en chercher, on n’en voit pas ! Il n’y a que du passif : insécurité, braquages, pillages, destructions, exactions diverses, violations massives de droits de l’homme, incendies de villages contraignant les gens à fuir en brousse, nombreux réfugiés dans les pays frontaliers, assassinats gratuits de fils du pays, impunité et protection assurées aux auteurs de crimes pourtant bien connus, enrichissement illicite et sans cause de certains dignitaires, misère généralisée, ravages du VIH Sida, famine…et on en passe et des meilleurs ! Voilà le bilan de Bozizé en résumé.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 00:45



Dossier Jean-Pierre Bemba : brusque coup d’accélérateur à la CPI





Sans y voir nécessairement une quelconque relation de cause à effet, on est tout de même obligé de se rendre compte que les choses semblent bouger et s’accélérer du côté du siège de la Cour Pénale Internationale à La Haye dans le dossier du président du MLC Jean-Pierre Bemba Gombo depuis le retour au bercail de l’ancien président Patassé. Comme par hasard, la CPI vient de fixer la date de démarrage du procès de l’ancien Vice président et Sénateur congolais au 27 avril 2010. Par ailleurs, selon des informations d’une source crédible désirant conserver l’anonymat, le tristement célèbre Procureur de la République auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui Firmin Féindiro serait en route pour La Haye aux Pays-Bas avec en poche, une convocation de la Cour Pénale Internationale pour être entendu comme témoin à charge contre Jean-Pierre Bemba et l’ex président Ange-Félix Patassé. Firmin Féindiro considère qu’Ange-Félix Patassé est l'auteur principal des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine par les troupes du MLC en 2002 et 2003 et imputés à leur chef Jean-Pierre Bemba Gombo qui en est également co-auteur.


Ainsi donc, il apparaît clairement que le marché conclu entre Bozizé et Patassé pour que l’ancien président rentré d’exil apporte son soutien à celui-ci afin de semer la zizanie au sein du MLPC et barrer la route au candidat Martin Ziguélé, s’avère bien être pour l’ancien président Patassé, un véritable marché de dupes. 

 



Bozizé veut prendre exemple sur la désastreuse élection d’Hamid Karzai en Afghanistan

 



Le président François Bozizé clame urbi et orbi qu'il tiendra bien les élections présidentielles et législatives en mars 2010, même sans l’achèvement du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). A l’appui de sa résolution, il évoque l’exemple des désastreuses élections qui viennent d’avoir lieu en Afghanistan où malgré les nombreuses et grotesques fraudes, Hamid Karzai a fini par être élu après le retrait de son adversaire au second tour. C’est scandaleux de vouloir s’inspirer d’un si mauvais exemple en matière d’élections car même les Nations Unies et les différents pays occidentaux impliqués sur place en Afghanistan ont unanimement reconnu avec beaucoup d’embarras le côté calamiteux de ces élections et le fait que Karzai ait été mal élu. C’est ce cas de figure que souhaite Bozizé pour la République centrafricaine. C’est tout simplement honteux. Pour lui, pourvu qu’il soit, peut importe comment !

 

Bozizé et la CEI

 

Bozizé a reçu les membres de la Commission Electorale Indépendante (CEI) le samedi 8 novembre  pendant 8 minutes chrono en main, pour juste les saluer et leur souhaiter bonne chance sans un mot de plus. La CEI, depuis qu’elle a été mise en place,  continue de camper sans bureau et sans le moindre sou. Comment tenir les délais du calendrier électoral dans ces conditions avec une CEI sans siège, ni bureau ni moyens. That's the question !

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 22:35




LA LETTRE DU CONTINENT  05/11/2009 N°575


CENTRAFRIQUE


Jean-Paul Paloméros et le camp Birao en Centrafrique


Devant les députés de la commission de la défense nationale et des forces armées, le général Jean-Paul Paloméros, chef d'état-major de l'armée de l'air, a révélé le 7 octobre "qu'il y a peu, un pilote de chasse, aux commandes d'un Mirage F1, a décollé de la base aérienne de N'Djamena pour appuyer une section de l'armée de terre française en proie au feu rebelle dans le camp de Birao, en République centrafricaine. Cela leur a ainsi permis de reprendre l’initiative et probablement sauvé la vie. Merci qui ?


Bozizé veut aller aux élections en temps et en heure


























Bozizé
a réuni ce mercredi 4 novembre sa majorité parlementaire pour lui faire comprendre qu’il n’approuvait pas pour l'initiative des députés Luc Apollinaire Dondon Konamabaye de Paoua 3 et Paul Abouka d’Alindao 1visant à proroger son mandat ainsi que ceux des députés de l’actuelle Assemblée nationale par la voie parlementaire. Comme sa machine à frauder est au point, il semble maintenant vouloir aller aux élections aux dates prévues. Il ne suivra pas ceux qui sont pour l'initiative de Dondon et Abouka.

Tout autre chose,  le congrès de KNK initialement prévu pour se tenir à Mbaiki le 12 mais se tiendrait finalement plutôt le 13 novembre 2009, date jugée meilleure selon leurs oracles.On suppose que la délégation du KNK dirigée par Mme Solange Pagonendji Ndakala alias "Arôme Maggi" partie se former en Chine à l'école du parti communiste chinois depuis une quinzaine de jours, devrait être rentrée à temps pour prendre part à cette importante assise du "travaillisme" centrafricain à la Bozizé.

 

 

Patassé par-ci, Patassé par là !






L’ex président Patassé se plaint d'être mal logé au PK 10 là où il a échoué et l’aurait fait savoir. Sosthène Guétel a emmené ce jour, une poignée de ses partisans du quartier Sara pour soi-disant « garder » leur vedette mais les soldats de la MICOPAX sur les lieux qui ne l’entendaient pas de cette oreille et les ont pourchassés. C'était la débandade générale dans le quartier du PK 10.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:02




La République Centrafricaine est entourée par le Tchad, le Congo, le Cameroun et le Soudan. Ce petit pays compte environ 4 500 000 habitants, ce qui en fait le 127è pays au monde alors que le pays se classe en 44è position en terme de population. A l'origine, la Centrafrique est colonisée par la France à la fin du 19è siècle, avant de participer à la Seconde Guerre Mondiale avec les alliés.

Le pays obtient son indépendance en 1960 et héritera de nombreuses relations avec la France, en conservant tout d'abord sa langue, qui est conjointement parlée avec le dialecte originaire, le sango. Depuis l'indépendance, la République Centrafricaine, proclamée dès 1958, a connu une succession chaotique de plusieurs chefs d'état, marquée par d'incessants coups d'état. Actuellement, le pays est dirigé par François Bozizé Yougouvonda, chef militaire qui a conquis le pouvoir en 2003. Si la situation de la Centrafrique, enclavée, pourrait être synonyme de difficultés (les exportations sont assez modestes car le pays ne dispose pas de façade maritime), la richesse des sous-sols et des exploitations agricoles contribuent à assurer un relatif développement économique (la croissance annuelle est estimée à 2% mais se concentre surtout sur Bangui, capitale du pays). Il faut savoir que le PIB de la République Centrafricaine est constitué à 55% de l'agriculture, notamment grâce aux cultures de tabac, de café, de maïs, de manioc ou encore de coton, mais l'archaïsme des techniques freine considérablement de meilleures exploitations.

A côté de ses secteurs d'activité on retrouve d'importantes exploitations minières (or ou diamants, ces derniers représentant pas loin de 61% des exportations de la Centrafrique!). La République Centrafricaine est aussi connue pour ses exportations de bois tropicaux, très prisés des amateurs de meubles luxueux, et de l'hévéa dont est tiré le caoutchouc. Mais la Centrafrique connaît de nombreux problèmes naturels. En effet, le pays subit régulièrement de fortes inondations tant les cours d'eau manquent d'entretien et tant la saison des pluies est intense.

En revanche, les troubles liés à la déforestation, induite par l'abattage extensif des arbres en vue des exportations, semblent en mesure de diminuer grâce à l'intervention des pouvoirs publics qui ont lancé, avec succès, un vaste programme de protection des forêts. Comme dans de nombreux pays africains, les températures sont très élevées (la moyenne annuelle s'élève à 26 degrés) la majeure partie de l'année avec des périodes très humides. La Centrafrique se distingue en revanche par la jeunesse de sa population. On estime en effet que la moitié de la population a moins de 18 ans! Dès lors, la Centrafrique apparaît comme étant un pays très dynamique, comme en témoignent les nombreuses fêtes et manifestations culturelles qui animent le pays. Il est regrettable pourtant que le tourisme ne soit pas plus développé dans ce pays. L'absence de côtes maritimes explique peut être ce manque, mais la République Centrafricaine possède d'autres atouts qui mériteraient une visite du pays. Les richesses de la culture locale ou la beauté naturelle de certains panoramas (comme le parc naturel Manovo-Gounda-Saint-Floris, classé au patrimoine mondial de l'Unesco pour sa biodiversité) sont autant de curiosités à découvrir.

De plus, les grandes villes, comme Bangui la capitale, proposent un florilège d'activités pour touristes comme en atteste l'impressionnante offre de restaurants, bars ou boîtes de nuit...Il est toutefois recommandé, avant d'envisager une visite, de se renseigner sur les actualités du pays (météo, situation politique...) afin de voyager en toute quiétude !

Samedi 24 Octobre 2009 à 08:55
Article écrit par
ludovic

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:24




Après la visite officielle qu’il a effectuée en République populaire de Chine du 9 au 15 septembre dernier, une importante délégation chinoise est attendue dans les prochains jours à Bangui.  Emmanuel Touaboy, le nouvel ambassadeur de Centrafrique à Beijing vient de débarquer à Bangui ce jeudi 22 octobre en précurseur de l’arrivée de la délégation chinoise. Selon des informations de sources proches de la présidence à Bangui, Bozizé aurait l’intention d’octroyer à la Chine l’exploitation côté centrafricain, des nappes de pétrole à cheval sur la frontière centrafricano-tchadienne dont les réserves côté Tchad ont été déjà mises en exploitation depuis juillet 2003.

Certaines informations avaient fait état il y a quelques semaines d’un verdict de condamnation de Bozizé et Emmanuel Touaboy, rendu par un tribunal de la Banque Mondiale, à dédommager l’américain Grynberg à qui l’ex président Patassé avait accordé des permis d’exploration dans le centre Nord du pays, et qui avait poursuivi en justice l’Etat centrafricain à travers Bozizé, Touaboy et Ndoutingai.

Si Bangui attend une délégation chinoise, une délégation du nouveau parti KNK de Bozizé est annoncée pour faire escale à Paris ce vendredi 23 octobre en route pour Beijing, dans le cadre de l’accord de coopération signé dernièrement par Bozizé lors de sa visite en Chine entre son KNK et le parti communiste chinois. Le chef de délégation n’est autre que la vice présidente du bureau politique provisoire du KNK qui n’est autre que Mme Solange Pagonendji Ndakala alias « Arôme Maggi », une autre maîtresse officielle de Sylvain Ndoutingai, lequel vient d’achever une grande tournée de plusieurs villes françaises pour adouber les responsables des structures du nouveau KNK tout en distribuant à tour de bras quelques coupures d’euros.

Si Bozizé réussit à faire démarrer l’exploitation du pétrole centrafricain, il est fort à craindre que le peuple centrafricain ne puisse voir la couleur des retombées et qu’en revanche, cela ne n’accroisse davantage son autonomie financière pour acquérir encore plus d’armes de guerre, comme le fait son suzerain, le président tchadien dont le ministère français de la défense vient de révéler que son pays est le meilleur client de la France en matière de vente d’armes.

Tout porte à croire que cela se passera comme pour l’uranium de Bakouma dont les retombées financières n’ont jamais pris le chemin du trésor centrafricain mais atterrissent directement sur des comptes bancaires domiciliés dans des paradis fiscaux des Caraïbes et autres, dans une totale opacité pour les Centrafricains. Dernièrement par exemple, pendant son escale à Paris revenant de Chine, Bozizé a vainement négocié avec Areva par rapport aux mines de Bakouma, qu’elle puisse lui verser la bagatelle de 162 milliards de F CFA au titre d’avance sur ses impôts. Seuls Bozizé, son argentier Ndoutingai et leurs complices et amis mafieux tels que Saifee Durbar, Richard Ondoko et autres Fabien Singaye qui savent à combien de milliards ils en sont !

 

A titre d’exemple, les dépenses militaires tchadiennes en quelques chiffres

 

Mirage F6 : environ 4,5 milliards de FCFA l’unité

Hélicoptère MI24 : 3 milliards de FCFA l’unité

Char de combat (Orgue de Staline) : 150 millions de FCFA l’unité

Véhicules Toyota tout-terrain : 17 millions de FCFA l’unité

Guerre de l’est : 20 milliards de FCFA

Pertes humaines : environ 5 milliards de FCFA

Un militaire qui tombe au front : 1,5 millions de FCFA (sans compter le coût des blessés graves)

N.B. : Ces chiffres ne prennent pas en compte la maintenance du matériel militaire et les armes de petit calibre comme les fusils, les mitraillettes, les munitions…

 

Sources : Rapport 2008 ministère français de la Défense; enquête Arte France, 2007.

 

Source : Journal satirique Le Moustik N°011, nov. 2007

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 03:44




Voici un remarquable billet, tel que seul Me Zarambaud en a le secret, publié dans les colonnes du quotidien Le Citoyen de Bangui n° 3230 du 19 octobre 2009. Nous n’avons pas résisté à la tentation et au plaisir de le partager avec nos internautes tellement il dégouline de saveur et de vérité. En un mot, il est tout simplement excellent ! L’ancien bâtonnier y dépeint magistralement les tares et les vices congénitaux du régime dictatorial du général président et non moins faux pasteur François Bozizé, qui n’en a absolument rien à cirer des indescriptibles conditions de vie de ses concitoyens. Pendant que des centaines de milliers d’enfants meurent de faim dans le Sud-Ouest du pays et que d’autres sont à la limite de la survie, la célébration de son 63ème anniversaire le 14 octobre courant a donné lieu à d’hallucinantes louanges dithyrambiques radiodiffusées concoctées par ses thuriféraires de la presse présidentielle aux connaissances bibliques douteuses et approximatives, ce que Me Zarambaud relève avec une ironie suave. Les indécentes festivités de cet anniversaire présidentiel au sein du Palais présidentiel de Bangui ont fourni le prétexte à une distribution à la volée de nombreux billets de banque tout neufs à quelques enfants de la rue et autres handicapés attirés et réunis par l’insolite événement. Contrairement au bâtonnier, nous souhaitons au niveau de la rédaction de Centrafrique-Presse que pour son prochain anniversaire du 14 octobre 2010, Bozizé ne soit plus à la tête du pays afin qu’il ne puisse plus le célébrer au sein du Palais de la Renaissance.         

Rédaction C.A.P

 

            Le journaliste français François de Closet à publié un livre intitulé «toujours plus» pour railler ceux qui, voulant faire toujours plus, font malheureusement toujours moins.

            C'est le cas du Directeur de la j presse présidentielle; n s'est emparé de sa brosse à reluire pour souhaiter un bon anniversaire au Président de la République, en commençant par rappeler que le Président de la République est né le 14 octobre 1946 à Mouila au Gabon, mais il s’est ensuite égaré dans des digressions sujettes à caution.

            Il n'a évidemment pas manqué de claironner que, sous la clairvoyante direction du Président de la République, la République centrafricaine s'est résolument engagée sur la voie du développement, et qu'elle a, d’ores et déjà, remporté des succès éclatants, laissant déduire qu'en conséquence le Peuple centrafricain baigne dans le bonheur comme un beignet dans l’huile. Les Centrafricains seraient-ils des gens heureux qui s'ignorent? Dieu merci, le Président de la République l'a lui-même sèchement démenti le même jour, en avouant dans son discours de revue du DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) que «les Centrafricains souffrent».

            Le contraste était saisissant et révoltant entre les vieux retraités affamés et malades qui manifestaient, couchés dans la rue, les chemises relevées et frappant leurs ventres flasques, d'un côté, et les hordes du Président de la République sillonnant la ville et jetant à la volée des milliers de billets de banque neufs et craquants à des foules médusées, de l'autre.

            A un fonctionnaire qui a saisi le Conseil d’Etat d'une demande de dommages intérêts contre l'Etat parce qu'il n'a pas reçu ses salaires et n'a donc pas remboursé .un crédit bancaire, le Conseil d'Etat a répondu par arrêt du 18 mai .2009, «que le non paiement des salaires est dû à une situation de déconfiture générale de l'économie du pays; que l'intéressé n'est pas un cas isolé. Ainsi la déconfiture générale de l'économie du pays est une vérité judiciaire passée en force de la chose jugée.

            Le Directeur de la presse présidentielle a bien évidemment passé sous silence les faits suivants:

            - Depuis 2006, les rébellions de Centrafricains ont fleuri comme des champignons sur du fumier après la pluie et certaines parties du pays sont occupées par des rebelles tchadiens (à qui l'on déroule le tapis rouge), soudanais et surtout ougandais dans le Haut-Mbomou.

            - Des filles impubères du Haut-Mbomou ont été enlevées et emportées pour servir d'esclaves sexuelles; des hommes ont été enlevés et emportés pour servir d’esclaves porteurs de leurs propres biens pillés; des' adolescents ont été enlevés et 7 emportés pour servir de rebelles forcés.

            Tout ce monde n'est toujours pas de retour et le Haut-Mbomou demeure toujours sous une criminelle occupation étrangère, mais on ira, néanmoins, s’y empiffrer et festoyer avec orchestre; on sera bien protégé à cette occasion par des centaines de militaires qu'on a concentrés à Bangui ou qui baillent sur les innombrables barrières routières pour rançonner la population et les usagers de route, au lieu de les envoyer au front pour défendre les frontières et libérer le Pays.

            Il est vrai que les militaires soudanais et ougandais font le travail en lieu et place de nos militaires qui ne demandent pourtant pas- mieux qu'à défendre leurs compatriotes et l’honneur de la Nation.

            Bien entendu, on ramènera les militaires à Bangui quand les lampions seront éteints et l'on abandonnera les populations du Haut-Mbomou à la merci des hordes meurtrières et esclavagistes de Joseph Koni. On nous serinera néanmoins qu'on a valeureusement repoussé les hordes de Joseph Koni, comme on la serine depuis des mois.

            - Le Président de la République a fermé militairement les locaux de la Cour Constitutionnelle, en a expulsé les membres pendant 6 mois sans salaires, il a piétiné une décision de cette institution et celle-ci s'est contentée de l'«inviter» frileusement à bien vouloir se conformer à ladite décision si bon lui semble.

            - Enhardi par une décision de la Cour Constitutionnelle qui s'était déclarée incompétente pour le destituer pour avoir cumulé ses fonctions avec celle de Ministre de la Défense nationale et de dirigeant d'un groupement politique, le Président de la République a ouvertement présidé à Boali le Congrès de transformation de ce groupement en parti politique. Il s'est ensuite, rendu en Chine pour demander un jumelage de son Parti avec le Parti Communiste Chinois. Dans la même période, un Chef d'Etat africain s'est aussi rendu en Chine, mais il a traité exclusivement des besoins de son pays et a obtenu une subvention de 40 milliards de francs.

            Pastichant l’ancien Ministre français des Affaires étrangères, l'Inclassable Michel Jobert, qui se demandait si «tenter de remettre les pieds chez soi constitue forcément une agression intolérable», le Président de la République a dû se dire : «Est-ce que saupoudrer la démocratie avec une pincée de «dictamolle» constitue forcément une «dictadoure», comme diraient les Espagnols, ces maîtres de la nuance ?

            - Le Président de la République a posé la première et la dernière pierre d'innombrables projets aussi pharaoniques que chimériques, dont la fameuse et fumeuse Cité lumière.

            - Le Président de la République protège ses sbires qui violent ouvertement, massivement et constamment les droits de l'homme. Pour ne prendre qu’un seul mais édifiant exemple, un valeureux Commissaire de police a été publiquement passé à tabac jusqu'à ce que mort s'ensuive; à ce jour, nul n'a été jugé pour ce crime crapuleux. Bien au contraire, le Chef de la horde qui a ôté la vie à ce valeureux Commissaire de police est libre comme un cheval de prairie; il vient d'agresser des gendarmes qui ont eu l'outrecuidance de tenter de contrôler un de ses nombreux taxis, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes. Dans les locaux de la SRI, ce même individu a copieusement insulté et tenté d'agresser un compatriote venu de France dont il a détourné les deux véhicules, puis il a impunément, copieusement et longuement frappé les parents de ce compatriote, sous les fenêtres du Parquet qui n'a évidemment pas bronché.     

            - Le Président de la République a fait déporter à la prison de Bossembélé les personnes relaxées par le Tribunal Correctionnel de Bangui dans l'affaire Raikina et autres; ces personnes ont subi des traitements inhumains et dégradants proscrits par la Constitution, comme avant leur procès où ils avaient comparu qui avec des brûlures, qui avec un bras cassé en écharpe, sans que cela n'émeuve personne.

            - Le Président de la République n'a pratiquement nommé que des personnes d'une même ethnie aux fonctions de Directeur de Cabinet et de Directeur, notamment au Ministère de Mines et au Ministère du Développement Rural.

            - Le Ministre d'Etat aux Mines n’a toujours rien fait pour que notre pétrole soit enfin exploité, alors que tous les autres pays de la région produisent du pétrole, ce même Ministre d'Etat aux Mines a fait écumer les Préfectures diamantifères par des militaires armés jusqu'aux dents qui ont spolié les collecteurs de diamants et d'or, de sorte qu'une malnutrition officiellement reconnue décime à présent les enfants de ces Préfectures naguère prospères;

            - Le Ministre de l'Intérieur s'est intentionnellement bien gardé de réviser annuellement les listes électorales comme prescrit par le code électoral, , afin que les élections, si élections il y a, se passent dans le désordre.

            - Le Ministre des Postes et télécommunications et des nouvelles Technologies est devenu dans la pratique le Ministre de la Société SOCATEL, a dissous arbitrairement les organes statutaires de gestion de cette entreprise, a forgé un Comité illégal de gestion de ladite entreprise et s'en est autoproclamé Président, en violation du Traité de l'OHADA.

            - Les partis politiques de l’opposition sont interdits d'accès aux médias d'Etat et sont privés de subventions, en violation flagrante de la loi. Ils sont même interdits de voyages et de réunions dans l'arrière-pays, sous prétexte de campagne électorale prématurée. Pendant ce temps, l'é mission «Yé so é ingbi ti inga», l'émission de la diaspora et beaucoup d'autres émissions continuent impunément à faire urne campagne prématurée et calomnieuse au profit du Parti KNK, sans que les Partis politiques de l'opposition ne songent à saisir les Tribunaux pour imposer leurs droits.

            - L'on en passe et des pires, ou plutôt des meilleures, puisque nous sommes aux Merveilleux Pays des paradoxes et des records négatifs où ce qui était considéré comme le Bien est devenu le Mal et réciproquement. Mais comme dirait un compatriote bien avisé confortablement calfeutré en France, il ne faut surtout pas parler de toutes ces dérives; c'est de l'auto-flagellation. «Halte à l'auto-flagellation !

            - La question inscrite à l'ordre de du jour est, non pas -celle des élections présidentielle et législatives, mais plutôt celle de s'incruster au pouvoir «ad vitam aeternam» sans élections,  d'où l'instrumentalisation des Députés Dondon et Abouka, ci­devant opposants, pour tenter de proroger inconstitutionnellement les mandats du Président de la République et des Députés. On ne peut à la fois prétendre soutenir la candidature l’ex-Président Ange-Félix Patassé à l’élection présidentielle de 2010 et demander la prorogation du mandat du Président François Bozizé Yangouvonda. La surprenante initiative du député Luc Dondon Konamamabaye signifierait-elle que l’ex-Président Ange Félix Patassé ne reviendra pas au pays ... ou que le Député Dondon l'a lâché ? Seul l’avenir nous le dira.

            En tout cas, bravo pour le Président Bozizé, pour la finesse de la manoeuvre. Faire initier la proposition de loi constitutionnelle par l'opposition, il fallait une sacrée dose de maîtrise de la stratégie pour y penser. On n'est pas général pour rien.

            A propos des tentatives de prorogation des mandats du Président de la République et des Députés, cette manœuvre est constitutionnellement vouée à l'échec. En effet, la Constitution a été verrouillée, précisément en prévision de telles manoeuvres et la clef a été jetée dans l’Oubangui. Le vote d'une loi constitutionnelle est inopérant pour modifier la durée du mandat du Président de la République, en vertu de l'article 108 de la Constitution qui dispose:

« Sont expressément exclus de la révision:

 - la forme républicaine et laïque de l’Etat

- le nombre et la durée des mandats présidentiels

- les conditions d'éligibilité

- les incompatibilités aux fonctions de Chef de l'Etat

- les droits fondamentaux du citoyen».

 

            En ce qui concerne les mandats des Députés, le vote d'une loi constitutionnelle peut en modifier la durée, mais ce sera très difficile, à moins que l’opposition ne se saborde comme à l'expiration du mandat du Président Kolingba, en vertu des articles 106 et 107 de la Constitution qui disposent:

Article 106: L'initiative de la révision appartient concurremment au Président de ta République et a l'Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers des membres qui la composent».

Article 107: «La révision intervient lorsque le projet présenté en l'état a été voté par l'Assemblée Nationale à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui la composent ou a été adopté par référendum.

            Ces deux articles signifient que la proposition de loi constitutionnelle doit être signée par les deux tiers des Députés soit par 73 Députés, et que ladite proposition doit avoir été votée par les trois quarts (3/4) des députés, soit par 82 Députés.

            Tant qu'à consulter le peuple, autant le faire pour les élections au lieu de le faire pour un référendum, au demeurant inconstitutionnel en ce qui concerne le mandat du Président de la République. Quel Pays, fût-il ami, se permettrait-il d'utiliser les impôts de ses citoyennes et citoyens pour un tel gâchis?

            La Côte d'ivoire n'est qu'à moins d'un mois des élections, mais elle- continue à se battre pour remplir  les conditions nécessaires à cet effet, alors que nous, qui sommes à au r moins trois mois des élections, nous nous battons pour éviter les élections ! Encore un record négatif battu au forceps, et bravo !  

            La seule solution du problème consisterait à supprimer le problème, comme au Niger, en supprimant l'actuelle Constitution et en proposant une nouvelle Constitution. A Dieu ne plaise !

            Sous la Transition où j'avais eu l'insigne honneur de défendre la Constitution et les textes du processus électoral et référendaire devant le Conseil National de Transition et la Communauté Internationale, je m'étais battu pour que les mandats du Président de la République et des Députés soit n'aient pas la même durée, soit ne se terminent pas en· même temps, pour éviter tout risque de vacance simultanée des deux Pouvoirs. Je n'avais pas été, entendu et ce que je craignais risque hélas d'arriver.

            Revenons à notre Directeur de la presse présidentielle.

            Emporté par· son enthousiasme, il a cru devoir ajouter que le Président de la République est né le 14 Octobre 1946, en pleine guerre mondiale, alors que la deuxième guerre mondiale avait pris fin le 8 Mai 1945 par la signature de l'armistice. De même, il a cru devoir se référer à la Bible et parler de la marche du Peuple d'Israël vers Canaan, alors que Moise qui conduisait ce Peuple n'est jamais arrivé à Canaan. Lui seul sait ce qu'il a voulu sous-entendre par là.

            Ce n'est en tout cas pas de bon augure; certains avaient cru devoir comparer l'ex-Président Ange Félix Patassé à Moïse. On sait ce qui arriva à l'infortuné Président Patassé, qui crut devoir n'écouter que les flagorneurs et embastiller tous ceux qui faisaient des critiques objectives. Il n'empêche! Le Président de le République étant le Président de la République et l'auteur de ces lignes ayant été son Ministre, le citoyen Zarambaud lui a souhaité un bon anniversaire.

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 01:31










 Les oubliés de Berberati

 Le Journal du Dimanche 10 Octobre 2009  

 Toute une région au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, se meurt dans l'indifférence générale.

Elle est arrivée il y a dix jours, à pied, avec ses six enfants. Il lui a fallu une journée de piste, de l’aube à la nuit noire, pour rejoindre Berberati. Arlette, 32 ans, vit à Nazembé, à guère plus de 25 kilomètres dans la forêt, mais n’avait jamais vu la ville. "On m’a appris que des Blancs pouvaient soigner mon enfant ici, résume-t-elle. Alors je suis venue." Sa fille Marie-Angèle, 4 ans, souffre de kwashiorkor, une forme de malnutrition caractérisée par des œdèmes à l’abdomen, aux pieds et au visage. Arlette campe, avec des dizaines d’autres mères flanquées de leur progéniture, sous un hangar qui jouxte l’unité nutritionnelle thérapeutique installée par Action contre la faim (ACF) dans l’hôpital régional de Berberati. Veuve depuis six ans, elle dit qu’elle n’a plus rien pour nourrir ses enfants. Elle-même a encore plus de mal à calmer sa faim depuis qu’elle est ici: l’association humanitaire, qui a lancé cette opération d’urgence sur ses fonds propres, n’a pas les moyens d’alimenter tout le monde.

Berberati, 155 000 habitants, est à une grosse journée de piste au sud-ouest de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Comme le reste du pays, la ville semble s’être figée quelques décennies dans le passé: aucune route mais des pistes de terre rouge impraticables dès qu’il pleut, pas d’électricité, pratiquement pas d’eau courante. La région, avec ses ressources minières, or et diamants, et ses exploitations forestières, était pourtant considérée comme relativement prospère dans un pays figurant parmi les plus pauvres de la planète. Jusqu’au printemps dernier. C’est un médecin de Carnot, un peu plus au nord, qui, le premier, a sonné l’alarme après avoir détecté des signes cliniques inquiétants chez les enfants qu’il examinait. ACF et MS, toutes deux déjà présentes dans le pays, ont lancé en juillet une enquête conjointe dans cette zone. Résultat: 7% d’enfants en état de malnutrition sévère aiguë –un taux à comparer au seuil d’urgence fixé à 2% par l’OMS.

"C’est la maladie de la famine qui veut les tuer"

Inès a été parmi les premières prises en charge, il y a six semaines. Cette toute jeune femme, qui ne connaît pas son âge, se tient, tendue, sur un banc du service de pédiatrie. Sa fille Cyntiche, 8 mois, est pendue à son sein. Son aîné, Dieu-Merci, 4 ans mais qui en paraît deux fois moins, est assis à côté. Avant, Dieu-Merci marchait. Ce n’est plus le cas depuis qu’il est malade. Quand on demande à Inès de quoi souffrent ses enfants, elle dit: "C’est la maladie de la famine qui veut les tuer." Elle a tenté de les nourrir du peu de manioc et de gombo qu’elle parvenait à ramasser dans les champs; mais ce n’est pas suffisant.

Modeste, lui, s’est remis à travailler la terre. Il cultive depuis peu un petit lopin, à 3 kilomètres de Berberati. Cet homme de 38 ans a été licencié il y a huit mois par l’entreprise forestière qui l’employait comme technicien de maintenance. Il gagnait de 65 000 à 100 000 francs CFA (100 à 150 euros) selon les mois; il n’a désormais plus aucun revenu. Sa fille de 2 ans a maigri jusqu’à tomber malade. Après dix jours passés à l’hôpital, elle a repris du poids. Modeste, lui, ne voit plus d’horizon, atterré par la puissance de ce monstre – "la crise mondiale"– qu’il nomme sans bien comprendre comment il a pu en devenir la proie.

"Manger trois fois par jour, cela n’existe plus"

Comme l’industrie du bois, les activités minières et commerciales se sont effondrées en mars. Les bureaux d’achat de diamants ont fermé un à un. La moitié des employés a été licencié dans la région de la Mambéré-Kadeï, selon le préfet Joël Parefa. "Il n’y a plus d’argent, résume-t-il. Alors on achète des produits moins riches, et on réduit la fréquence des repas. Chez nos parents, on mangeait trois fois par jour; cela n’existe plus." Sur les marchés, les commerçants n’arrivent plus à écouler leurs maigres étals de légumes et de fruits.

L’agriculture vivrière pourrait être une planche de salut. Mais de nombreux habitants de la région en ont perdu la tradition, pour s’être rués sur l’exploitation diamantifère. Ailleurs dans le pays, beaucoup ont été convertis à marche forcée aux cultures d’exportation, coton ou café. Le tout sans aucune constance, au gré des foucades des régimes qui se sont succédé, en général violemment, depuis un demi-siècle à Bangui. Cette lourde histoire et l’enclavement du pays au cœur d’une région particulièrement instable ont fait de la République centrafricaine un pays sinistré. Les fonctionnaires de cet Etat fantôme n’ont pas été payés depuis quarante mois, les milices armées font leur loi dans tout le Nord et l’Est, et l’espérance de vie, qui diminue en moyenne de six mois chaque année depuis 1966, est passée en dessous de 40 ans.

L’opération d’urgence se poursuit

Malgré cela, la République centrafricaine est un pays orphelin de l’aide humanitaire. Les bailleurs internationaux s’en désintéressent, les yeux braqués sur le tumulte qui règne à ses frontières, au Soudan ou en République démocratique du Congo. Résultat: "Si, fin novembre, on n’a réussi à faire bouger personne, on sera obligé de tout fermer", craint une responsable d’ACF.

En attendant, l’opération d’urgence se poursuit. Les visiteurs à domicile, reconnaissables au "bâton de pèlerin" qui leur permet de mesurer les enfants, sillonnent la ville, s’arrêtent dans chaque maison. Sous les toits de palme sèche, certains habitants les écoutent, d’autres, rétifs, doivent être convaincus. Les enfants présentant les premiers signes cliniques de malnutrition sévère sont envoyés dans l’une des quatre unités de prise en charge ambulatoire installées dans des centres de santé. Là, ils sont de nouveau mesurés, pesés, palpés, puis suivis chaque semaine si le premier diagnostic est confirmé.

Aminatou, 2 ans, se rend depuis un mois au centre de Poto-Poto, dans le quartier musulman de Berberati. Elle a d’abord été hospitalisée quelques jours, car son état était alarmant. Beaucoup, dans le centre, pensaient qu’elle allait mourir. A présent, à chaque visite, Aminatou avale avec une délectation manifeste la dose de pâte d’arachide enrichie qui lui est délivrée. C’est sa grande sœur de 13 ans qui accompagne la fillette: sa mère est morte il y a un an. Aminatou vit aujourd’hui chez sa tante, qui l’a adoptée, et elle va mieux.

 

Pierre-Laurent Mazars, envoyé spécial à Berberati - Le Journal du Dimanche

Samedi 10 Octobre 2009

 

 

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