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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:55

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Jan Grauls, Francis Bozizé et Mme Zewede

Bangui, 8 déc. (ACAP) – Le Premier ministre centrafricain, le Pr. Faustin Archange Touadéra, a ouvert, mardi 2 décembre 2009, à Bangui, les travaux de la revue semestrielle du cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine, en présence du président de la configuration Centrafrique de la Commission des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix, l’Ambassadeur Jan Grauls, l'ONU, Mme Zewede Work.

 

Le président de la configuration, l’Ambassadeur Grauls a déclaré que « cette revue semestrielle que nous allons effectuer tous les 6 mois, nous permettra ainsi d’assumer notre engagement et aussi d’ajuster nos actions communes en faveur consolidation de la paix ».

« Le but de notre mission, cette fois, ci est de poursuivre notre dialogue avec tous les acteurs de la consolidation de la paix en RCA. Nous sommes venus pour vous écouter, et pour entendre votre analyse des progrès accomplis ces derniers mois, les défis rencontrés, et ce que vous considérez être les priorités les plus importantes pour les 6 mois à venir », a déclaré M. Grauls.


« Des priorités sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord tous ensemble, notamment la première priorité concerne la paix, la sécurité en RCA, dans ce domaine notre action se focalise sur la réforme du secteur de la sécurité, y compris le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex combattants. La deuxième priorité concerne la bonne gouvernance et l’Etat de droit et la troisième priorité concerne le développement, domaine très important où nous comptons soutenir les pôles de développement », a-t-il indiqué.

 « Dans ces trois domaines, notre regard se tourne plus particulièrement vers la situation des femmes et les enfants », a jouté Grauls.

 Il a enfin demandé aux décideurs de démontrer au quotidien, à l’instar de leurs compatriotes des zones de conflit, leur volonté unanime de changer leur pays.

La Représentante Spéciale du Secrétaire Générale des Nations Unies, Mme. Zewede, a pour sa part précisé que « les assises qui nous réunissent ici constituent donc une étape importante dans la mise en oeuvre effective du cadre stratégique depuis son adoption au mois de mai dernier ».

« Pour nous, au niveau des Nations Unies, le cadre stratégique constitue un document de base pour trouver les solutions pérennes aux défis auxquels la République Centrafricaine fait face en matière de la consolidation de la paix », a-t-elle souligné.

« La République Centrafricaine se trouve à quelques mois des élections générales, à un tournant décisif de son histoire. Située au cœur d’une zone de conflits, redéployée de tension permanente à ses frontières et après d’une décennie de turbulences, la capacité à réagir à ces menaces a été fragilisée », a relevé le ministre délégué à la Défense nationale, Jean Francis Bozizé.

Il a, à cet effet, spécifié que « la mission de la RCA à la Commission pour la consolidation de la paix devrait offrir l’opportunité à mon pays de relever les défis qui se présentent encore à lui pour atteindre l’objectif de la consolidation de la paix dans une région déjà très pauvre ».

Il faut rappeler que le cadre stratégique pour la consolidation de la paix en République Centrafricaine a pour objectif d’aider à établir et renforcer la confiance entre toutes les parties, à améliorer les conditions de vie de la population et pose les bases d’un meilleur futur et identifie les rôles et responsabilités de toutes les parties dans la consolidation de la paix dans le pays.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 06:29


L’ambassadeur Grauls empêché par l’APRD de se rendre à Paoua




La délégation onusienne conduite par l’Ambassadeur belge Jan Grauls, président de la Commission de consolidation de la Paix en Centrafrique, qui se rendait à Paoua le 3 décembre dernier pour visiter un centre pour réinsertion des enfants soldats a été contrainte à quelques kilomètres de la localité par l’APRD à faire demi-tour. Ce fâcheux incident ainsi que le rétablissement des barrières par les éléments de l'APRD sont la preuve évidente de la persistance sur le terrain d’une certaine tension due à la vaine attente de ces éléments de leur prise ne charge alimentaire promise par le gouvernement depuis le lancement officiel du programme DDR à Paoua le 13 août dernier par Bozizé lui-même.

 

Arrivée à Bangui des premiers observateurs du DDR

Arrivée à Bangui le 4 décembre dernier à Bangui des onze premiers militaires observateurs (Milobs)  pour le DDR (5 Burundais, 5 Equato-guinéens, 1 Camerounais). Ils devraient en principe débuter leur mission d’observation le 15 décembre prochain. Il est fortement à craindre qu’au lieu d’observer le désarmement et la démobilisation, ils ne soient obligés plutôt d’observer la persistance de la tension et une reprise des hostilités sur le terrain.



L'ami mafieux de Bozizé et Ndoutingai extradé par Londres et jeté en prison à Paris



C'est menotté et sous bonne escorte que l'homme d'affaire indo-pakistanais Saifee Durbar que Bozizé a même osé nommer en janvier dernier vice-ministre des affaires étrangères et de la coopération afin de lui conférer des immunités et privilèges pour lui permettre de se soustraire à la justice française qui réclamait son extradition, a été ramené en Paris et jeté à la prison de la Santé le 2 décembre dernier pour purger sa condamnation de trois ans de prison ferme prononcée en appel en 2007. 
Saifee Durbar est un grand complice de Bozizé et son ministre des mines Sylvain Ndoutingai dans les obscurs trafics de diamant, uranium et autres auxquels ils s'adonnaient avec prédilection. Les autorités françaises au plus haut niveau étaient déterminées à faire de la résolution du cas Durbar un exemple de la lutte contre la corruption qui ronge certains régimes africains comme celui de Bozizé.
En chemin pour Copenhague le 15 décembre prochain, Bozizé devrait être reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy apprend-t-on dans l'entourage du président centrafricain. On parie que le cas Durbar et sans doute aussi le dossier AREVA, devraient figurer en bonne place dans leur entretien. 



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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 03:40


30 jours d’arrêt de rigueur pour punir Galloty

 

Selon nos informations, c’est Bozizé lui-même qui l’avait pourtant reçu qui a décidé de sanctionner le lieutenant colonel Guy José Galloty dont nous avions annoncé la mise aux arrêts suite à son refus de prendre le 26 novembre dernier le commandement du détachement de 140 soldats de renfort que le pouvoir a décidé d’envoyer à Ndélé qui venait d’être attaquée et brièvement occupée par la rébellion de la CPJP. Galloty aurait sollicité directement à Bozizé qui l’aurait accepté sa mise à la retraite. Cet officier qui venait de rentrer d’un stage à l’Ecole de guerre à Paris en 2008/2009, fut fortement impliqué dans les mutineries de 1996/1997 contre le régime du président Patassé. Bozizé lui a infligé trente jours d’arrêts de rigueur. Il vient de rentrer de formation et s’en va à la retraite. Quel gâchis !

 

 

Des armes de guerre, toujours des armes de guerre pour Bozizé

 



Est-ce à cause de la perspective des élections de 2010 ou simplement par leur irrépressible volonté de se surarmer ? Toujours est-il que Jean Francis Bozizé et son père continuent d’acheter des armes on ne sait trop pourquoi faire ? Le ministre délégué à la défense Jean Francis Bozizé vient de rentrer à Bangui après une absence du pays de près de deux semaines. Il se serait rendu en France et en Ukraine sans doute pour acheter des armes de guerre. Que veulent-ils en faire ?

 

 

Bozizé dote la police et la gendarmerie et l’armée de milliers de grenades et balles à blanc


 


Selon des informations d’une source proche de l’état major des Faca qui a requis l’anonymat, afin de faire face à d’éventuelles tensions post-électorales dans la ville de Bangui notamment, Bozizé vient de faire livrer environ 2500 grenades pour le maintien de l’ordre à la gendarmerie, 250 grenades et des balles à blanc à la police. Tout cela donne une précieuse indication sur le choix des priorités de ce régime qui préfère engloutir les maigres moyens financiers du pays dans les armes et munitions au lieu de s’occuper du sort des centaines de milliers d’enfants centrafricains en danger de mort pour malnutrition infantile sévère en Mambéré-Kadéi. Les Centrafricains doivent en juger.

 

 

Effectifs des réfugiés centrafricains dans les pays voisins

 


Les derniers chiffres du nombre de réfugiés centrafricains et déplacés internes ainsi que des réfugiés d’autres pays voisins en Centrafrique fournis pour le mois de novembre par les organismes spécialisés du système des Nations Unies se présentent de manière suivante :

 

Réfugiés centrafricains

 

-          au Tchad : 74.000

-          au Cameroun : 64.000

-          au Soudan : 245

 

Déplacés internes : 162.000 dont 73.000 retours précaires non définitifs

 

Réfugiés d’autres pays en RCA

 

RDC : 6000

Soudan : 4350

Tchad : 1380

Rwanda : 310

Autres nationalités : 930

 

Que compte faire la Commission électorale indépendante pour que les citoyens centrafricains réfugiés dans ces pays voisins puissent exercer leurs droits civiques lors des prochaines élections ? La question doit être posée maintenant quand on sait que le pouvoir de Bozizé a toujours fait très peu cas du sort de ces compatriotes.

 

 

 Le retour au bercail de Patassé fait toujours des vagues

 


On ne le dit pas assez mais des manifestations de femmes ont lieu régulièrement à Bangui contre le retour au bercail de l’ancien président Ange Félix Patassé. La semaine dernière encore, c’était le tour des femmes du 7ème arrondissement qui protestaient par rapport aux rumeurs faisant état de l’éventualité de son installation dans leur quartier. Elles reprochent également à Patassé s responsabilité dans les exactions commises par les éléments du MLC de Jean-Pierre Bemba.

 

 

Les milliards continuent de pleuvoir sur le régime de Bozizé 



La Banque africaine de développement (BAD) et la banque Mondiale viennent d'octroyer une enveloppe de dix (10) milliards de F CFA, environ 15 millions d'euros, à la République centrafricaine pour la réalisation d'un projet de développement communautaire et l'appui aux groupes vulnérables (PDAGV). Dix préfectures sur les seize que compte la RCA doivent théoriquement bénéficier de ce projet si les prédateurs du pouvoir ne réussisent pas comme à leur habitude, à détourner purement et simplement ce financement.  

 

 

 

 

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 00:33




Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 03 Dec 2009


L'insécurité générée par la présence des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (Lra) et les combats incessants entre ces derniers et les militaires ougandais spécialement déployés en République Centrafricaine entrave les activités agricoles et comporte des impacts directs sur les conditions d'existence de la population, indiquent des sources du Programme alimentaire mondiale (Pam), qui prend en charge près de 2000 déplacés dans la ville méridionale de Zemio, à un millier de kilomètres à l'est de la capitale Bangui.

Selon plusieurs témoignages, les agriculteurs riverains ne cultiveraient plus leurs champs par crainte de se retrouver pris au piège dans les affrontements ou pris pour cible par les rebelles. Après avoir fui l'Ouganda à l'issue d'un processus de paix inachevé, les rebelles de la Lra se sont divisés en petits groupes qui sèment la terreur dans le Nord de la République Démocratique du Congo, dans le Sud de la République Centrafricaine et au Sud-Soudan. Des rumeurs non confirmées indiquent que le chef de la Lra, Joseph Kony, se trouverait actuellement au Centrafrique.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 02:50




 

Source: Voice of America (VOA)

Date: 02 déc 2009


Après les avoir chassés de l'Ouganda et en les poursuivant à travers la République démocratique du Congo, les troupes gouvernementales ougandaises combattent maintenant le les rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur en République centrafricaine.

Les attaques des rebelles ougandais en République centrafricaine ont entraîne des pénuries alimentaires puisque les agriculteurs locaux sont chassés de leurs terres.

Ces rebelles tendent occasionnellement des embuscades sur la route qui longe la frontière sud avec le Congo. Mais ils passent la plupart du temps dans les villages pour effectuer des raids afin de s’approvisionner en fournitures et denrées alimentaires. Et cela entraîne le déplacement  des populations locales.

«Les gens ne sont plus en mesure de travailler dans les champs. Ils sont dans la brousse pour fuir la LRA, Lord's Resistance Army. Ils ne savent pas d’autre part quand ils seront en mesure de retourner chez eux", a déclaré Sitta Kai-Kai qui dirige les opérations du Programme alimentaire mondial de l'ONU en République centrafricaine.

Elle dit que les provinces du sud du pays sont traditionnellement parmi celles qui connaissent le plus la sécurité alimentaire. Mais avec l'incursion des rebelles, le PAM nourrit actuellement plus de deux mille civils déplacés dans le village de Zémio, 1.000 kilomètres de la capitale Bangui.

"Elle a compliqué la situation, non seulement pour la population locale, mais aussi pour le gouvernement et pour nous tous. Jusqu'à cette année, nous ne pensions pas que nous allions nourrir ces personnes avec de l'aide alimentaire, dit-elle.

Parce que les troupes gouvernementales sont engagés dans une rébellion le long de la frontière nord avec le Tchad, Kai-Kai dit que les convois humanitaires dans le sud-est sont limités par le nombre de soldats disponibles pour les protéger.

Alors que les troupes ougandaises sont actives pour répondre aux embuscades des rebelles, ils sont trop peu nombreux pour empêcher les villages locaux d'être attaqués par des rebelles affamés.

«Ils ont faim. Ils viennent piller, puis retourner dans la brousse. Et la population locale, ne sachant pas où ils sont, ils vivent dans la peur constante", dit-Sitta Kai-Kai.

The Lord's Resistance Army a commencé en 1987 en Ouganda du nord et du sud du Soudan. Il est accusé de violations massives de droits humains, y compris des assassinats, des mutilations, des enlèvements, l'esclavage sexuel et l'enrôlement d'enfants soldats.

Son chef, Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale. Les responsables de l'armée ougandaise pense que Kony se cache actuellement en République centrafricaine.

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 15:06




 

AFP 28/11/2009 | Mise à jour : 11:30

 

Les forces armées centrafricaines (Faca) ont repris hier soir le contrôle de la ville de Ndélé (nord), a annoncé samedi à l'AFP une source proche de l'état-major de l'armée.

"Le détachement des forces armées centrafricaines basé à Ndélé a organisé une riposte vendredi en fin d'après-midi, appuyé par cinq contingents venus en renfort de Bangui, et cela a permis de mettre en déroute les rebelles qui avaient assiégé la ville jeudi matin",
a indiqué la source sous couvert de l'anonymat.

"Les combats n'ont pas duré parce que les rebelles avaient déjà commencé à quitter Ndélé par petits groupes, certainement informés de l'arrivée des renforts acheminés par les autorités de Bangui pour reconquérir Ndélé", a-t-elle ajouté. La source n'a pu préciser si ces brefs combats pour la reprise de Ndélé ont fait de nouvelles victimes.

"Le calme est revenu à Ndélé. La population et les humanitaires sont en sécurité, mais les éléments des Faca ont procédé et continuent à opérer un ratissage dans toute la ville et ses environs", a-t-elle cependant affirmé. Une source militaire avait indiqué qu'une "quinzaine" de personnes, dont deux soldats centrafricains, avaient été tuées jeudi lors de la prise de Ndélé par la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 01:01




 

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 26 Nov 2009


Un groupe de rebelles auraient attaqué et tenté d'occuper la ville de Ndele, dans le Nord du pays, à la frontière du Tchad, indiquent des sources locales, précisant que l'assaut dans le chef-lieu de la région de Bamingui-Bangoran aurait été conduit par la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) sous commandement de l'ex-colonel Charles Massi, qui n'a pas conclu d'accord de paix avec le gouvernement ni n'a été intégrée au processus de paix mis en œuvre avec d'autres formations rebelles.

L'attaque aurait été commise tôt jeudi matin par des hommes armés désireux de s'emparer de la base militaire de la ville, avant de se heurter aux soldats qui y étaient en garnison.

Selon l'agence de presse Acap, les combats auraient duré près de trois heures, causant des victimes dans les rangs des deux parties.

Charles Massi a été ministre à plusieurs reprises sous la présidence de l'ancien chef de l'État Ange Félix Patassé et sous le gouvernement de l'actuel président François Bozizé.

Arrêté en mai en territoire tchadien et accusé de vouloir déstabiliser la République Centrafricaine, il a été libéré un mois plus tard par le Tchad.

Des témoins racontent que les combats de jeudi ont causé la fuite à Ndele de plusieurs centaines d'habitants dans les campagnes voisines.

(ADL/CN)

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 00:52




 

(AFP) 26.11.09 | 19h26

Des témoins fuyant les combats ont confirmé jeudi à l'AFP que la rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) avait pris Ndélé et que de nombreux habitants désertaient cette ville du nord de la Centrafrique.

Les rebelles "ont beaucoup d'armes, ils sont nombreux, ils parlent arabe, anglais et sango. Les tirs étaient intenses, et ont fait fuir la majorité de la population de Ndélé", a affirmé sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire centrafricain de Ndélé, ayant quitté la ville située à environ 100 km de la frontière tchadienne et joint par téléphone par l'AFP.

Un autre habitant ayant fui la ville, Younouss Ahmat, également joint au téléphone, a raconté que les combats ont commencé à l'aube. "Nous avons été tirés du sommeil vers 3h50 (2h50 GMT) par des tirs à l'arme automatique. Les tirs étaient d'abord isolés puis ils se sont rapprochés progressivement de la base du détachement des forces armées centrafricaines (FACA)", a-t-il déclaré.

"J'ai demandé aux membres de ma famille de rester éloignés des portes et des fenêtres et ne pas tenter de sortir avant le lever du jour. Les tirs ont ensuite pris l'allure d'un accrochage, puisqu'il y'avait à un moment donné des échanges de tirs. Nous avions tous eu très peur", a-t-il expliqué.

"Au bout de trois quarts d'heure, les échanges de tirs ont cessé. Au lever du jour nous avons appris que la plupart des militaires du détachement des FACA s'étaient retirés de la ville", a-t-il précisé, estimant que les FACA voulaient ainsi "éviter de nombreuses pertes en vies humaines parmi la population".

Au petit matin, "entre obscurité et premières lueurs du jour, les habitants ont fui pour se réfugier dans la brousse ou encore à plusieurs kilomètres de Ndélé", a ajouté Younouss Ahmat

"En ce moment, a expliqué M. Ahmat, je suis à quelques kilomètres de Ndélé, et je n'ose pas y retourner tant que le calme ne sera pas revenu".

L'attaque de Ndélé a plongé la ville minière de Bria, voisine de Ndélé, dans la peur et l'inquiétude. "Les nouvelles qui nous sont parvenues à Bria nous inquiètent. La population vit dans la peur depuis ce matin", a affirmé à l'AFP un policier basé dans cette ville.

La CPJP a annoncé jeudi avoir pris Ndélé, donnant un bilan de 3 morts côté rebelle et "d'une dizaine de morts dans les rangs" gouvernementaux. Une source militaire centrafricaine a affirmé que "les assaillants" avaient "été repoussés" mais que "les combats se poursuivaient".

La CPJP est dirigée par Charles Massi, plusieurs fois ministre sous le président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003, et l'actuel président François Bozizé.

Il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), d'Abdoulaye Miskine, qui a, depuis, signé des accords - bilatéral puis global - de paix avec Bangui. Massi avait alors quitté l'UFDR pour la CPJP qui n'a pas adhéré au processus de paix.

Il avait été arrêté en mai dernier près de la frontière centrafricaine au Tchad sous l'accusation de tentative de déstabilisation de la RCA, puis libéré un mois plus tard par les autorités de N'Djaména.

La ville de Ndélé a déjà fait l'objet de deux attaques, une fin 2008 et une particulièrement meurtrière en juin 2009. Les combats avaient entraîné d'importants mouvements de population, notamment vers le Tchad.




Le gouvernement condamne l'attaque de la ville de Ndélé par des rebelles
 

ACAP Bangui, 26 novembre 2009 23:30- Le gouvernement centrafricain a condamné, jeudi 26 novembre, l'attaque, dans la matinée, de la ville de Ndélé (675 km au nord de Bangui), près de la frontière avec le Tchad, par un groupe armé.

Dans un communiqué rendu public dans la soirée, le ministère de la Défense a attribué cette attaque à des éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de l'ancien ministre d'Etat Charles Massi ainsi qu'à d'autres groupes non identifiés.

Le communiqué, qui ne fournit aucun élément relatif au bilan de l'attaque, relève que celle-ci intervient quelques jours après l'enlèvement, dans la nuit du 22 novembre dernier à Birao (1087 km au nord-est de Bangui), près de la frontière avec le Soudan, de 2 employés français de l'ONG Triangle Génération Humanitaire.

Le communiqué appelle également les populations de Ndélé au calme et promet que tout sera mis en œuvre par les forces de défense et de sécurité pour garantir la sécurité de cette région et sur le territoire national.

La CPJP, qui semble être à l'origine de cette attaque, s'était signalée dans la région de Ndélé le 7 novembre dernier en investissant la localité de Zoukoutouniala (26 km de Ndélé) où elle a pillé une boutique pour s'approvisionner en produits de première nécessité.

Apparue vers la fin de l'année 2008, la CPJP demeure, à ce jour, en marge de l'accord de paix global entre le gouvernement et les mouvements politico-militaires actifs dans le Nord de la République Centrafricaine.

Signé le 21 juin 2008 à Libreville, au Gabon, cet accord global de paix a ouvert la voie à la mise en place d'un programme de désarmement (DDR) prévu pour entrer dans sa phase active à partir du 15 décembre prochain avec l'arrivée à Bangui d'observateurs militaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale censés contrôler le cantonnement et le désarmement des ex-rebelles.

 

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 03:42



 

Par Paul-Marin Ngoupana

BANGUI, 25 nov (AFP) - Des dizaines de personnes ont été tuées dans un coin reculé de la République centrafricaine, lorsque des rebelles ougandaises ont attaqué les villageois, mais ont ensuite été pris en embuscade par des soldats ougandais, a affirmé un témoin et des médias locaux.

Les meurtres ont eu lieu la semaine dernière autour de Djemah, 850 km (530 miles) à l'extrême Sud-Est de la capitale Bangui, et sont les dernières d'une vague d'attaques perpétrées par l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), un mouvement, une milice qui rôde autour de la République centrafricaine, le Soudan et la République démocratique du Congo pour tuer des civils et faire des enlèvements.

«Il y avait plus de 40 rebelles armés de fusils, de machettes et de gourdins. Ils ont attaqué le village à partir de trois directions», dit Léon Hetanga, un résident de Djemah qui a échappé à l'attaque et s'est rendu à Bangui pour parler de l’incident du 18 novembre.

"Ce qui suivit fut un carnage. Les deux magasins du village ont été pillés, les maisons brûlées. Cachées dans un manguier, j'ai vu cette scène horrible ... trois hommes ont été tués par des machettes et deux femmes étaient ligotées et prises comme prisonnières", a-t-il ajouté.

Hetanga a indiqué qu'au moins 11 personnes avaient été tuées au moment où il s'est échappé du village et a alerté les soldats ougandais, basée à 25 km, qui ont lancé une contre-attaque sur les rebelles.

"C'était un carnage pour les rebelles quand ils ont été pris en embuscade près de la rivière Ngoangoa par les soldats ougandais, a dit Hetanga.

Bangui a permis à Kampala en Ouganda d'envoyer des forces spéciales pour traquer les rebelles en République centrafricaine, l'une des nations les plus faibles et les plus isolées d'Afrique centrale.

La vague d'attaques de la LRA dans les trois pays intervient après près de deux décennies de longue guerre dans le nord de l'Ouganda et un raid de forces multinationales contre des bases rebelles au Congo l'année dernière.

L'Ouganda a mené l'attaque dans la jungle contre les cachettes de rebelles mais pas contre les dirigeants de la LRA qui sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale.

L’armée ougandaise a déclaré aux médias qu'elle n'avait aucune information sur l'incident et des fonctionnaires du gouvernement centrafricain n'ont fait aucun commentaire, mais une source locale a confirmé les rapports de Hetanga sur les d'attaques à Djemah, ainsi que d'autres villages, y compris à proximité de Fouka.

"Des dizaines de personnes ont été tuées", Clément Loutemboli, un opérateur de radio communautaire de santé dans la ville voisine d'Obo, a déclaré à Reuters par téléphone.

«Au cours des derniers jours, le calme est revenu et on entend moins parler des rebelles parce que et des soldats ougandais et centrafricains font les patrouilles, a dit Loutemboli.

Basé à New York Human Rights Watch estime que les combattants de la LRA ont tué au moins 1.200 civils congolais dans des attaques de représailles puisque l'agression ougandaise dirigée l'année dernière.

(Writing par David Lewis Montage: Angus MacSwan) ((Dakar Salle de presse +221 33 8645076)) (Pour plus de couverture en Afrique de Reuters et d'avoir votre mot à dire sur les principales questions, visitez le site: http://af.reuters.com)


NDLR : Pourquoi et jusqu'à quand d'innocentes et paisibles populations civiles doivent et vont-elles payer un si lourd tribut à ces criminels de rebelles ougandais ? Y-a-t-il des autorités dans ce pays appelé République centrafricaine ? Ces pseudos autorités ne se soucient plus il est vrai, que du comment faire pour frauder les prochaines élections afin de conserver leur pouvoir.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:55




 

Bangui, 20 nov. (ACAP)- « Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Union Européenne ont octroyé six milliards (6.000.000.000) F. CFA pour permettre à la République centrafricaine de lutter contre la faim », a annoncé, vendredi 20 novembre 2009 au cours d’un point de presse sur le déplacement du président de la République François Bozizé à Rome sur la sécurité alimentaire le ministre du Développement rurale, M. Fidèle Gouandjika.

Selon M. Gouandjika, le président de la République François Bozizé a, dans son discours, fait savoir que la République centrafricaine, à l’instar des autres pays, connaît la faim à cause de la crise internationale, notamment dans la Mambéré Kadéi, à l’Ouest.

 « Il nous a instruit d’organiser une table ronde sectorielle de l’Agriculture au niveau national et a demandé aux bailleurs de fonds de soutenir financièrement la République centrafricaine pour lutter efficacement contre la faim », a-t-il souligné.

Le chef de l’Etat a estimé que les fonds alloués à la République centrafricaine devraient servir à acheter les produits agricoles centrafricains afin de permettre aux Centrafricains de lutter contre la pauvreté et par conséquent éradiquer la faim, a encore déclaré M. Gouandjika, qui a également indiqué que le Fonds de développement agricole (FIDA) s’engage à effacer ses dettes à partir de l’an 2010 et mettre en chantiers des grands projets dans le domaine agricole. 



NDLR : Selon Bozizé, "la République centrafricaine, à l’instar des autres pays, connaît la faim à cause de la crise internationale..." (cf extrait de son discours prononcé récemment à la tribune de la FAO à Rome). Faux ! Archi-faux ! La crise a bon dos. C'est trop facile ! Avant son avènement, la faim sévissait déjà en Centrafrique. C'est la mauvaise gouvernance de Bozizé et les nombreux rackets opérés par Ndoutingai sur les collecteurs et bureaux d'achat de diamant, qui sont venus accentuer cette famine, notamment dans les zones minières du Sud-Ouest du pays. Bozizé et sa clique ont suffisament fait la démonstration de leur incapacité à gérer et à utiliser à bon escient tous ces milliards que ne cessent de déverser sur le pays la communauté internationale et différents partenaires au développement. Or, plus on déverse les milliards, plus ils en réclament et moins on en voit les retombées sur les conditions de vie des populations.. Il faut que cesse ce manège.    

 



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