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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:52

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      Joseph Kony (LRA)

KAMPALA (AFP) - samedi 02 janvier 2010 - 16h10 - L'un des plus hauts commandants de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), présenté par Kampala comme l'actuel n°2 de la rébellion, a été tué vendredi en Centrafrique par l'armée ougandaise, a affirmé samedi le porte-parole de l'armée à Kampala.

Plusieurs sources sécuritaires ougandaises interrogées par l'AFP ont indiqué qu'elles considéraient la victime, Bok Abudema, comme le numéro 2 de facto de la rébellion ces derniers mois.

"Bok Abudema a été tué au nord de Djema (sud-est de la Centrafrique) vendredi", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Felix Kulayigye.

"C'est le cadeau de nouvel an à l'Ouganda. Il était un commandant notoire (de la LRA) mais sa vie vient de prendre fin", a ajouté le porte-parole.

Selon M. Kulayigye, Bok Abudema a été la seule victime de l'attaque menée vendredi par l'armée ougandaise qui a recueilli deux femmes qui se trouvaient avec lui.

Ces informations n'ont pas été confirmées de source indépendante.

Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda.

Selon l'armée et les services de renseignements ougandais, Abudema avait pris la place du commandant en second de la LRA Okot Odhiambo, blessé fin 2008 ou début 2009 dans des combats avec l'armée ougandaise.

"Après qu'Odhiambo a été sérieusement blessé, Abudema a pris sa place en tant que commandant en chef et adjoint de Kony", a assuré à l'AFP un haut responsable des services secrets ougandais.

Okot Odhiambo, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre, avait négocié sa reddition aux autorités ougandaises début 2009 avec l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) mais ne s'était pas présenté.

"En ce qui nous concerne, et pour le moment, il n'est plus une menace", a ajouté le responsable ougandais.

Depuis 2005, les combattants de la LRA se sont éloignés de leurs bases du nord de l'Ouganda pour s'installer dans l'extrême nord-est de la RDC.

Les armées ougandaise et congolaise ont mené de décembre 2008 à mars 2009, avec le soutien du Sud-Soudan, une vaste offensive qui a échoué à capturer Kony ou à neutraliser son mouvement dans cette partie très isolée de l'ex-Zaïre.

La LRA a multiplié depuis les attaques contre les populations, en RDC, dans l'est de la Centrafrique, et au Sud-Soudan. Mais plusieurs de ses officiers ont été tués ou capturés au cours des derniers mois.

Joseph Kony et ses deux principaux adjoints sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre.

En décembre, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme a publié deux rapports étayant les accusations de "crimes contre l'humanité" à l'encontre des rebelles de la LRA en RDC et au Sud-Soudan.

Dans ces rapports, le Haut commissariat faisait état de près de 1.300 personnes tuées dans les deux pays entre septembre 2008 et juin 2009, et détaillait nombre "de violations systématiques et généralisées des droits de l'Homme menées par la LRA" contre les civils.

Ces actes "pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité imprescriptibles par nature selon le droit international", avaient-ils expliqué.

 

NDLR : C’est désormais sur le sol centrafricain, véritable ventre mou et maillon faible d’Afrique centrale, que tombent les uns après les autres les principaux bras droits et lieutenants du criminel et sanguinaire Joseph Kony, traqués qu'ils sont dans leur dernier retranchement par l’armée ougandaise. Quelle honte pour l’armée centrafricaine et son général en chef François Bozizé dont on finit par se demander s’il n’est pas quelque part de connivence avec Joseph Kony qui doit se trouver sans doute sur le territoire centrafricain depuis des lustres mais que rien ne montre que Bozizé se résout à capturer ! L'Ouganda et la RDC ont bouté les hordes criminelles de la LRA hors de leur territoire pour les coincer dorénavant à l'extrême Sud-Est de la RCA dont la population civile innocente est contrainte de payer un lourd tribut du fait de l'incapacité de l'armée de son pays à la défendre.

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 23:12


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APA Bangui 29-12-2009 (Centrafrique) Le représentant spécial de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), Victor Angelo, a déclaré, lundi à Bangui, que l’exécution du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), dans les prochains jours, va contribuer à une certaine stabilité et à la sécurité de la population dans les zones en proie à l’insécurité du nord-est de la Centrafrique.

« Une bonne combinaison d’un bon programme DDR avec beaucoup de patrouilles mixtes MINURCAT et gouvernement centrafricain permettra d’être beaucoup plus opérationnel, d’avoir plus de résultats afin d’assurer la tranquillité des populations et aussi des réfugiés », a déclaré M. Angelo, à l’issue d’une audience, lundi à Bangui, avec le président centrafricain, François Bozizé.

Le représentant spécial de la MINURCAT a indiqué avoir discuté avec le chef de l’Etat centrafricain de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga et examiné avec lui les mesures à prendre pour l’améliorer.

Il a ajouté avoir aussi abordé la situation des réfugiés à Sam Ouandja et de leur protection par les forces de la MINURCAT et par le gouvernement centrafricain à cause de l’insécurité qui prévaut dans la région.

Mise en place par la résolution 1778 du 25 septembre 2007 du Conseil de sécurité des Nations unies, la MINURCAT doit créer les conditions favorables au retour volontaire, sécurisé et durable des réfugiés, des personnes déplacées.

Elle doit aussi garantir la protection des réfugiés, des personnes déplacées et des populations en danger en République centrafricaine, et créer les conditions en faveur de la reconstruction et du développement économique et social des zones en proie à l’insécurité.

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 21:20


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Source: Agency for Technical Cooperation and Development (ACTED)

Date: 21 Dec 2009


Kouki, village d'environ 2000 habitants, situé dans la Préfecture de l'Ouham au nord-est de la Centrafrique, est traversé par la rivière Viba qui le divise en deux (le village d'un côté et les champs de l'autre). Jusqu'à la dernière saison des pluies, le principal moyen de communication entre les deux rives était un pont semi-permanent.

Les violentes précipitations de la saison des pluies ont sérieusement endommagé le pont de Kouki, fait de bois et de lianes. Ceci a sensiblement compliqué le transport des personnes et des marchandises vers le marché hebdomadaire de Kouki. Aussi, les habitants de Kouki étaient eux-mêmes isolés des communautés environnantes. Afin d'acheminer la production du village sur les marchés voisins, principalement le coton, le mil et le sorgho, les habitants étaient obligés de faire un détour de 22 kilomètres, un trajet de 3 heures.

En l'espace de 2 mois, ACTED a réhabilité le pont, maintenant construit en béton armé, assurant ainsi un accès durable à Kouki. Ce projet a été réalisé grâce au Fonds humanitaire commun administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

La réhabilitation de ce pont va permettre de désenclaver Kouki, favorisant à la fois ses ventes agricoles ainsi que la fréquentation de son marché hebdomadaire par les populations des villages voisins. En outre, ce pont permettra également aux agences et organisations humanitaires d'accéder plus facilement à cette zone et d'y répondre aux besoins des populations.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 01:41


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 New York 21 décembre 2009 – Le Conseil de sécurité a de nouveau demandé lundi au gouvernement de la République centrafricaine d'intensifier et d'accélérer les efforts de réforme des institutions du secteur de la sécurité, élément crucial de la consolidation de la paix dans le pays.


Aux termes d'une déclaration lue par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, l'Ambassadeur Michel Kafando du Burkina Faso, le Conseil demande aussi au Gouvernement centrafricain de mener à bien sans tarder le processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Celui-ci doit se faire « dans la transparence et le respect du principe de responsabilité ». Le Conseil demande aussi que les phases de désarmement et de démobilisation soient effectuées avant les élections de 2010.


Le Conseil de sécurité engage la communauté internationale, y compris le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), à apporter un concours approprié à la mise en œuvre de ce processus. Il souligne que ce concours est « nécessaire et revêt une importance cruciale » à l'action menée pour consolider la paix, améliorer la gouvernance et achever le processus de DDR.

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 01:15


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Source: United Nations Development Programme (UNDP)

Date: 18 Dec 2009

Trente (30) observateurs militaires venus de six pays de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique Centrale) ont porté leur brassard orange qui les identifie clairement dans le programme DDR, Désarmement, Démobilisation et Réintégration.

Les MILOBS jouent un rôle capital dans la mise en œuvre du programme de DDR. Ils sont chargés de la vérification du statut du combattant, la vérification des critères d'éligibilité, la validation des listes et de la communication avec les combattants et les communautés.

La cérémonie officielle de présentation des MILOBS s'est déroulée au camp militaire de Mpoko qui abrite la Force Multinationale d'Afrique centrale (FOMAC), en présence du Premier Faustin Archange Touadera, des Corps constitués de l'Etat, du Corps diplomatique amis aussi des responsables des groupes politico-militaires.

Le Premier Ministre a rappelé l'engagement permanent du Gouvernement à soutenir le processus DDR qui « constitue un maillon important pour la reconstitution du pays avec l'appui des populations.» Il a émis le vœu que la mission des MILOBS connaisse un total succès.

M. Jean-Jacques Demafouth, Président de l'Armée Populaire pour la restauration de la Démocratie (APRD), le plus important groupe politico-militaires a déclaré à la presse que le déploiement des observateurs militaires est une étape essentielle du processus DDR qui sera précédée d'une campagne de sensibilisation auprès des ex-combattants et des communautés locales.

Le programme DDR a pour principaux objectifs :

- Désarmer les groupes politico-militaires, signataires de l'APG, notamment l'APRD, le FDPC, le MLCJ, l'UFDR, et l'UFR;

- Collecter systématiquement les armes détenues par les groupes politico-militaires;

- Transporter et stocker de manière transparente les armes et munitions collectées auprès des groupes politico-militaires;

- Faciliter la cessation des opérations des groupes politico-militaires;

- Apporter une attention particulière sur les groupes ayant des besoins spécifiques;

- Créer une synergie entre besoins individuels et collectifs en contribuant au renforcement de la capacité nationale de la mise en œuvre du programme et la durabilité de la réinsertion de l'ex - combattant au - delà du soutien des bénéfices du projet.

Le PNUD a été désigné comme la structure de Gestion du programme de DDR de par sa neutralité et son expérience antérieure dans le domaine de DDR.

Pour plus d'information : s'adresser à :

Christian NDOTAH, chargé de communication Christian.ndotah@undp.org ou

Webmaster : ousmane.abakar@undp.org

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 02:31


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APA Bangui 17-12-2009 (Centrafrique) Le Premier ministre centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a procédé, jeudi à Bangui, à l’intronisation des trente observateurs militaires (MILOBS) dans le processus du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).

Les trente officiers qui font partie des observateurs militaires en provenance du Gabon, du Cameroun, du Congo Brazzaville, de la Guinée-Equatoriale du Burundi et du Tchad.

Choisis par leur Etat-major respectif via l’Etat-major général basé à Libreville, les trente observateurs militaires seront déployés dans les préfectures de l’Ouham Pendé, l’Ouham, la Nana Gribizi, la Vakaga et la Haute Kotto.

Ils auront pour mission d’authentifier les listes des ex-combattants sur un modèle dicté par le Programme des Nations unies, pendant une période de quatre mois.

Le déploiement des MILOBS s’inscrit dans le cadre de l’accord technique signé le 5 novembre dernier à Bangui par le Comité de pilotage du DDR et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEAAC), ouvrant la voie du désarmement dans le pays.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 00:04


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Source: Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires - Integrated Regional Information Networks (IRIN)


BODA, 16 Décembre 2009 (IRIN) -- Bien qu'elle aidait à mener une campagne de vaccination en Juillet, agent de santé et sage-femme, Victorine Yangakola a pris connaissance d'une grave crise alimentaire à Boda et dans les villages environnants en région de Lobaye occidentale. «Je revenais parmi les enfants aux cheveux roux et au ventre ballonné" se souvient Yankagola. «Il était clair pour moi qu'il s'agissait d'une grave malnutrition."

Alerté par le ministère de la Santé, Médecins Sans Frontières a établi un programme d'urgence à Boda en août. Le Coordinateur de terrain de MSF Luis Tello a déclaré l’intention initiale de MSF de séjourner pendant trois mois mais l'agence cherche à présent à maintenir une présence dans Boda au moins jusqu'en Mai 2010. Une partie du problème est que les champs sont négligés en faveur de la chasse aux diamants.

"On ne pouvait pas parler de Boda sans parler de diamants», explique le sous-préfet Joseph Denam Gueknekini. "Même le bureau de la mairie où je me trouve présentement a été financé par l'argent d’une entreprise de diamant."

Mais Gueknekini, un ancien professeur de Boda, dit que la dépendance excessive au diamant a fait payer un lourd tribut aux communautés locales. «Avant, quand les diamants étaient bons et il y avait beaucoup d’argent en circulation, vous trouverez beaucoup de jeunes abandonner l'école et partir pour chercher le diamant. Comme on dit ici : « La pioche est plus légère que la plume ». Les jeunes hommes pensent qu'ils peuvent devenir millionnaires grâce à l'exploitation du diamant. Cela me semble une option beaucoup plus intéressante que de cultiver un champ de manioc. "

Les agriculteurs de toute la Lobaye se plaignent de la baisse des prix du manioc, un manque d'outils de base, une pénurie de crédit et un manque de structures de coopération. De nombreux agriculteurs ont négligé leurs champs en faveur des chantiers, les zones minières.

Enfants vulnérables

Beaucoup d'enfants pris en charge par MSF dans Boda et les villages environnants, sont extrêmement vulnérables et présentent des signes clairs de kwashiorkor. "Les chiffres ne diminuent pas comme nous nous attendions», reconnaît Tello. " Résoudre entièrement le problème sera difficile."

Les tactiques de MSF pour lutter contre la malnutrition des enfants comprennent l'octroi d'une formule de lait de base pour les nouveaux arrivants à la clinique de Boda, puis l’attribution à ces enfants touchés par la nutrition d'alimentation thérapeutique, avant de leur donner de la nourriture locale. Tello dit qu'il devrait y avoir une période de suivi de six à huit semaines pour que l'enfant se rétablisse progressivement. MSF offre un service de proximité, la conduite, si possible, dans les villages périphériques pour offrir des soins médicaux sur le terrain et le convoyage des enfants malnutris à Boda.

«Les mères doivent amener leurs enfants dans des cliniques pour les vaccins et les traitements anti-parasitoses", avance Yangakola. "Les mères devraient obtenir des enseignements de base sur la façon de s'occuper de leurs bébés. Au lieu de cela, vous les trouvez donnant à leur bébés de trois mois du manioc et de l'eau, qui n’arrange en rien leur état nutritionnel." Mais Yangakola avertit que les préoccupations nutritionnelles ne sont pas réservées aux femmes. «Souvent, on voit des mères arriver en consultations pré-natales qui pèsent moins de 35 kg. En raison des coutumes locales, de nombreuses mères accouchent à la maison. Ils n'ont pas accès aux antibiotiques, au fer et au type de bonne nourriture dont vous avez besoin après l'accouchement ".

Problème d’alimentation

Yangakola est fortement critique sur les habitudes alimentaires dans la Lobaye, en faisant valoir que la dépendance au manioc a contribué de manière significative à la hausse du kwashiorkor dans l'ouest. "Ils ont tout ici, oranges, papayes, arachides, légumes, maïs, mais ils veulent toujours le manioc, souvent cuit avec juste de l'eau, pas d'huile et sans sel», se plaint un agent de santé.

«J'ai travaillé en République centrafricaine depuis 1975 et le taux d'analphabétisme et la malnutrition sont les pires que j'ai vus dans le pays», dit un missionnaire italien Adelino Bruneli. "La nourriture ici a très peu de valeur nutritive.

Sur le marché local, il y a un commerce très prospère ici dans la farine de manioc et le koko, une plante verte récoltée dans la forêt locale. "le koko et le manioc font un repas facile», explique Christine Diango, une mère de sept enfants. «Ce n'est pas ce que les mères devraient préparer, mais la viande, le poisson et les légumes sont tous très chers ici." Une grande partie de la production vient de Bangui, 145 km à l'est, avec les coûts de transport qui font monter les prix.

Tandis que les agents de santé comme Yangakola parlent de la nécessité d'une campagne populaire d'information sur l'alimentation et la nutrition, la lutte contre la malnutrition dans Boda a lieu dans un contexte de dégradation des infrastructures et le déclin marqué de l'économie. Les équipements médicaux en Lobaye sont disséminés, avec un hôpital sous-équipé du chef lieu de la préfecture, Mbaiki, pourtant point focal d'un service de santé délabré. Le réseau routier est médiocre, avec de nombreuses régions inaccessibles pendant la saison des pluies. Tello de MSF soutient qu'une analyse coûts-intérêts du programme de redressement, avec des patients facturés beaucoup plus qu'ils ne peuvent se permettre de traitement et de médicaments de base, crée une dépendance dangereuse aux guérisseurs traditionnels.

Perdre leur éclat

Comme ailleurs en RCA, l'extraction du diamants dans la Lobaye qui a commencé dans les années 1930, est exclusivement artisanale, avec toute la production provenant de produits alluvionnaires de sable, de gravier et d'argile. Mais les recettes du diamant ont été durement touchées par la baisse des prix mondiaux, a déclenché en partie par la crise financière mondiale.

L'industrie fait intervenir un réseau complexe d'acteurs réglementés et informels, y compris les excavateurs, les propriétaires du site et les maisons d'achat ou «bureaux d'achat". Le gouvernement a fermé la plupart de ces bureaux d’achat en 2008 dans le cadre d'une campagne très médiatisée pour nettoyer le secteur, en éliminant les pratiques illicites et établir de meilleurs contrôles réglementaires. L'un des principaux acheteurs de diamants de la RCA, ADR, continue d'opérer à Boda, mais d'autres maisons ont été fermées. Une grande partie des achats sont effectués par des collectionneurs locaux, dont certains sont en même temps les propriétaires du site et "chefs de chantier", supervisant le travail de dizaines de mineurs qui sont obligés de revendre leurs surplus de pierres au propriétaire plutôt que de vendre ailleurs.

A Banagbélé, un site de diamants à 14 km de Boda, au large de la route principale menant à Mbaiki, les hommes creusent et les tamisent. Il y a un village ici avec des baraquements pour les travailleurs. La plupart sont venus de Boda ou les villages avoisinants et beaucoup vont voir leurs familles qu'une fois par semaine. Augustin Teng, 39 ans, dit qu'il peut gagner entre 50.000 et 100.000 francs (100 $ US et 200 $) dans un bon mois, mais d'autres sont sur le taux quotidien de seulement 1.000 ou 1.500 francs (1 $ ou 2 $).

Teng dit qu'il complète ses revenus du chantier en gardant ses champs de manioc, le maïs et l'arachide et dit que d'autres mineurs devraient le suivre compte tenu notamment de la baisse des prix du diamant. "C'est ce que nous avons ici en Centrafrique: du diamant et la terre», dit Teng. "Mais vous n’en obtiendrez pas beaucoup pour le moment."

Une sélection de rapports IRIN sont publiés sur ReliefWeb. Trouver plus de nouvelles IRIN et d'analyse au http://www.irinnews.org

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 00:22


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Source: United Nations News Service

Date: 14 Dec 2009


La Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a déployé lundi un détachement de casques bleus togolais dans le nord-est de la République centrafricaine à la suite d'un incident qui a coûté la vie à trois personnes.

Les casques bleus ont été déployés à Sam Ouandja afin d'assurer la sécurité du camp de refugiés soudanais, en provenance du Darfour, qui s'y trouve et des humanitaires qui y travaillent, a précisé la MINURCAT dans un communiqué.

Une attaque qui a coûté la vie à trois personnes a eu lieu sur la route entre Sam Ouandja et Ouanda-Djale. L'attaque, qui est apparemment due à des coupeurs de route, a créé de vives tensions entre l'UFDR, un groupe armé centrafricain, dont deux membres ont trouvé la mort à cette occasion, et les refugiés soudanais de Sam Ouandja, a ajouté la Mission.

« La MINURCAT suit l'évolution de la situation avec une grande attention et renforcera sa présence militaire dans la ville si nécessaire », souligne le communiqué.

A cette occasion, la Mission des Nations Unies rappelle que « les camps de refugiés doivent conserver leur caractère civil et que toute attaque perpétrée à l'encontre de refugiés ou de travailleurs humanitaires constitue une violation du droit humanitaire international pouvant entrainer des conséquences pénales. »

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 15:25


Grauls, Mme Zewde

 

Bangui, 12 déc. (ACAP) - Le président de la commission de consolidation de la paix, l’Ambassadeur Jan Grauls en fin de mission a annoncé que « la République centrafricaine bénéficiera d’une deuxième tranche du fonds de consolidation de la paix".

" Le montant n’est pas encore fixé, mais ce sera un montant significatif" contrairement à la première tranche qui était de 10 millions de dollars", a indiqué Jan Grauls au de la conférence de presse donné jeudi 10 décembre à Bangui, en présence de la représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique M. Sahle Zewde Work et les membres de la délégation.

« Le but de notre mission est de réitérer l’engagement continu de la communauté internationale en République centrafricaine et de faire un premier bilan des six mois de collaboration après la remise du cadre stratégique », a précisé l’Ambassadeur Grauls.

Cependant, « nous ne pouvons réussir avec notre commission consolidation de la paix qu’à condition que la République centrafricaine s’engage à fond dans cet exercice. Dans ce sens là, la République Centrafricaine doit nous aider à l'aider ", a-t-il relevé.

L'ambassadeur Jan Grauls a rappelé les priorités de la commission de consolidation de la paix que sont la paix, la stabilité. "Il faut sécuriser l’ensemble de votre territoire, il faut désarmer , démobiliser et réinsérer les ex-combattants a-t-il indiqué faisant allusion au programme de DDR et la réforme du secteur de la sécurité (RSS).

 Selon lui les projets de consolidation de la paix en Centrafrique ne peuvent se réaliser que si le contexte favorable propice. "Les Centrafricains doivent travailler à ce contexte", a-t-il souligné.

La deuxième priorité concerne la bonne gouvernance qui englobe l’Etat de droit. Selon lui, "la communauté internationale insiste beaucoup pour que ces élections se tiennent dans le délai fixé par la Constitution et la troisième priorité est la lutte contre la pauvreté à travers les pôles de développement"

. Notons que la visite de travail qui a duré 7 jours, a permis au président de la commission de consolidation de la paix, l’Ambassadeur Jan Grauls et sa suite de s’entretenir avec les autorités centrafricaines tandis qu'une descente sur le terrain a été effectuée à Paoua pour constater l’état d’avancement des projets financés par le Fonds de consolidation de la paix à hauteur de 10 millions de dollars.

Au cours de cette mission, l'ambassadeur Jan Grauls s'est réjoui de l'évolution de la mise en oeuvre du cadre stratégique.

 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 20:18


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 APA - Bangui 13-12-2009 (Centrafrique) – L’équipe nationale de Centrafrique, les « Fauves de Bas Oubangui », a remporté la 6ème édition de la Coupe de la Communauté des Etats d’Afrique centrale (CEMAC), en battant son homologue équato – guinéenne, les « Xalangs », sur le score de 3 à 0, dimanche, au Complexe Sportif de Barthélemy Boganda, à Bangui.

 

Les Centrafricains n’ont pas laissé de répit à leurs adversaires, ouvrant le score dès la 3ème minute par Karoua, sur un coup de tête.

 

Hiler Moni a corsé l’addition à la 14ème minute. Un troisième but inscrit après la pause viendra couronner la domination du pays hôte sur la Guinée Equatoriale, déjà battue en match d’ouverture sur le score de 1 à 0.

 

C’est le premier trophée de la Centrafrique dans cette compétition, dont la finale s’est jouée en présence du président en exercice de la CEMAC, le président centrafricain, François Bozizé.

 

Elle succède au palmarès au Cameroun, victorieux de trois éditions (2004, 2005 et 2008), alors que la Guinée Equatoriale a gagné l’édition 2006.

 

En match de classement pour la troisième place, disputé samedi dans la capitale centrafricaine, le Tchad a dominé le Gabon sur le score de 2 buts à 1.

 

Le tournoi a regroupé six pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République centrafricaine et le Tchad.

 

La poule A était composée de la Guinée Equatoriale, de la République centrafricaine et du Congo, alors que le Cameroun, le Gabon et le Tchad ont partagé la poule B.

 

Palmarès de la Coupe CEMAC :

 

 2009 : Centrafrique
 2008 : Cameroun
 2007 : République du Congo
 2006 : Guinée Equatoriale
 2005 : Cameroun
 2004 : Cameroun

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