Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 02:05

 

 

LRA-soldats.jpg

 

 

Des tueries de l’Ouganda à la République centrafricaine en passant par le Soudan et la RDC   

Bangassou/Kinshasa, 30 mars 2010 (Apic) La sanglante "Armée de Résistance du Seigneur" (LRA), le groupe armé ougandais fondé en 1998 par Joseph Kony et accusé récemment par l’ONG "Human Rights Watch" d’avoir commis de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est également actif au Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai, dans le Sud-Est de la Centrafrique. Mgr Juan José Aguirre Munos, évêque de Bangassou depuis 12 ans, a donné des détails de ce raid sanglant à l’agence vaticane "Fides". La ville de Rafai, à 150 km de Bangassou, en République centrafricaine (RCA), a été attaquée le dimanche 21 mars par les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army).

"Ce ne sont que des barbares criminels"

 

 

RDC: Le "massacre" de la LRA

JDD 29 Mars 2010  

Considérée comme l'une des milices les plus violentes du monde, l'Armée de résistance du seigneur (LRA), qui organise la rébellion contre le pouvoir ougandais, est accusée, par l'ONG Human Right Watch (HRW), d'avoir perpétré un massacre en RDC. Ce qu'elle nie fermement.

LRA, trois lettres qui font trembler en Afrique australe. Emmenée par son sanguinaire chef Joseph Kony - poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) - la milice ougandaise est considérée comme l'un des violentes au monde. Responsable de plusieurs milliers de morts depuis 1983 et le début de son soulèvement, elle est notamment accusée d'enlever des enfants pour en faire de combattants ou des esclaves sexuels. Depuis plus de vingt ans, la LRA cherche à s'emparer du pouvoir afin de soumettre l'Ouganda aux Dix commandements bibliques. Pourchassés par l'armée régulière ougandaise - aidée dans sa tâche par une force multinationale (Monuc) sous mandat de l'ONU – ses combattants sont aujourd'hui éparpillés dans plusieurs pays: au Soudan, en République centrafricaine et surtout en République du Congo, où elle a pris pied en 2005.

Or, c'est précisément dans le nord-est du pays que ces "fous de Dieu" auraient commis un véritable "massacre" entre le 14 et le 17 décembre derniers. Selon l'ONG Human Right Watch, la LRA aurait tué plus de 300 personnes et en aurait enlevé 250 lors de raids menés dans plusieurs villages. "Ces quatre jours d'atrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais", en conclu l'organisation qui réclame, dans un rapport publié dimanche, davantage d'efforts humains et matériels pour venir à bout de la rébellion. Se tournant, notamment, vers les Etats-Unis – qui possèdent eux un commandement militaire dans la région, l'Africom - HRW réclame "une attention de tous les instants et des mesures audacieuses nécessaires au développement et à la mise en place d'une stratégie régionale globale qui dissiperait la menace de la LRA".

La LRA contre-attaque

La veille, l'ONU avait, au contraire de l'armée ougandaise, plus sceptique, confirmé elle-aussi l'existence d'exactions dans la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé, à la mi-décembre. "Nous avons la confirmation d'au moins 290 morts et 150 enlèvements", déclarait la responsable onusienne, Liliane Egounlety. Plus largement, les Nations unies ont fait état de plus de 1.200 civils tués par la LRA depuis 2008. Dernière tuerie en date, le 22 mars dernier, une série de raids dans l'extrémité orientale de la République centrafricaine a provoqué la mort d'au moins dix personnes. Autant dire, à la lumière de ces événements, que la situation est loin d'être sous contrôle dans cette vaste région d'Afrique australe, alors que le retrait progressif des soldats de la Monuc doit débuter au plus tôt à partir de juin 2011.

Un départ évidemment souhaité par une LRA, qui, lundi, rejette en bloc les accusations portées contre elle durant le week-end. "Ces accusations de massacres qui arrivent avec quatre mois de retard sont fabriquées de toutes pièces par les ONG prônant la guerre", a déclaré Justine Labeja, porte-parole de la milice, basée à Nairobi. "Les Nations unies sont en train de se faire chasser du Congo contre leur volonté mais ils cherchent à nous utiliser comme excuse pour rester", enchéri le colonel Michael Anywar, un responsable de la LRA lui aussi basé à Nairobi, qui accuse ici l'ONU de stationner en RDC au seul motif que le pays possède de riches ressources en minerai…

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 17:48

 

 

Joseph-Kony.jpg

 

LeMonde.fr avec AFP

Une série d'attaques de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 26 morts, dont 10 civils, à la fin mars dans le sud-est de la Centrafrique, affirme, mardi une source militaire centrafricaine.

Les hommes de la LRA ont attaqué le village d'Agoumar le 21 mars, celui de Karmadar le 25 puis celui de Dembia le 28, affirme un officier centrafricain. 'L'attaque d'Agoumar a entraîné la mort de onze personnes, dix civils centrafricains dont une femme brûlée vive par les rebelles, et un élément de la LRA a été tué par les villageois qui s'organisent désormais en autodéfense', a affirmé cette source. A Dembia, 'les éléments de la LRA ont été pris en chasse par l'armée ougandaise, qui a abattu au moins quinze rebelles', selon cette source militaire. L'attaque de Karmadar n'a pas fait de victimes, a-t-il assuré.

Les rebelles ont utilisé lors de chaque attaque 'les mêmes procédés de porte-à-porte, faisant des otages au sein de la population, et emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions'. L'organisation Human Rights Watch a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre 'planifié' par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo.

 

 

Centrafrique : 26 morts dont 10 civils lors d’attaques de la LRA

BANGUI — (AFP) 30 mars 2010 –  Des attaques fin mars de la rébellion ougandaise de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) ont fait 26 morts dont 10 civils dans le sud-est de la Centrafrique, a affirmé mardi une source militaire centrafricaine, alors qu'un autre massacre de par la LRA en RDC vient d'être révélé.

La rébellion de la LRA, réputée pour être une des plus brutales au monde, est active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu'en Centrafrique et au Sud-Soudan.

Les hommes de la LRA ont attaqué le village d'Agoumar le 21 mars, celui de Karmadar le 25 puis celui de Dembia le 28, a affirmé sous couvert de l'anonymat un officier centrafricain à Bangassou (principale ville du sud-est), joint au téléphone par l'AFP mardi depuis Bangui.

"L'attaque d'Agoumar a entraîné la mort de onze personnes, dix civils centrafricains dont une femme brûlée vive par les rebelles, et un élément de la LRA tué par les villageois qui s'organisent désormais en autodéfense", a affirmé cette source militaire.

A Dembia, "les éléments de la LRA ont été pris en chasse par l'armée ougandaise, qui a abattu au moins quinze rebelles", a-t-elle affirmé.

Les rebelles ont utilisé lors de chaque attaque "les mêmes procédés de porte-à-porte, faisant des otages au sein de la population, et emportant des biens de valeur, ainsi que des provisions", selon l'officier.

Plus de quarante personnes auraient été prises en otage dans ces trois villages, a indiqué à l'AFP, également sous couvert de l'anonymat, un fonctionnaire de Bangassou, où 400 personnes se sont réfugiées, fuyant les combats.

Les habitants de Bangassou ont manifesté mardi dans les rues de la ville à l'appel des autorités, dont le préfet Rémy Semndouto, pour exiger le départ des forces ougandaises qui opèrent régulièrement en Centrafrique depuis juin 2009.

Selon eux, il existerait une complicité entre l'armée ougandaise et les rebelles de la LRA, parce que ces derniers attaquent les villages aussitôt après le passage des militaires ougandais.

Interrogé mardi par l'AFP sur ces allégations, un haut responsable militaire centrafricain à Bangui a déclaré que "sans la présence de ces frères (ougandais) qui nous aident, les dégâts seraient beaucoup plus graves encore".

Cet officier supérieur a toutefois reconnu: "Le 7 mars dernier, le chef de l'Etat (le président François Bozizé) a demandé qu'un bataillon soit envoyé en renfort dans la région. Mais seulement 15 hommes, sous-équipés ont pu être déployés. Et cela irrite la population".

Les attaques de la LRA se sont multipliées dans la région depuis le mois de février.

L'organisation Human Rights Watch (HWR) a publié dimanche un rapport dénonçant un massacre "planifié" par la LRA d'au moins 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de …

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Les atrocités de la LRA en Centrafrique: le témoignage de …

Bangassou (Agence Fides) fides.org: 10:56 30-03-2010 – L’Armée de résistance du Seigneur (LRA), le groupe ougandais qui a été accusé récemment par le dossier de Human Rights Watch de très graves atrocités dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, est actif aussi dans le Soudan et en République Centrafricaine.

Le 21 mars, un groupe de la LRA a frappé la ville de Rafai dans le Sud-Est de la Centrafrique (cf. Fides 23/3/2010). Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, a envoyé à Fides le témoignage suivant.

« La ville de Rafai se trouve à 150 km de Bangassou (Afrique centrale), le diocèse où je suis évêque depuis 12 ans. Si Raphaël signifie « médicament de Dieu », Rafai est devenue dimanche 21 mars le prélude de la brutalité. Encore une fois les rebelles de la LRA (Lord’s Resistance Army), qui ne sont pas une armée, ne représentent aucune résistance, ne sont pas du Seigneur, mais sont simplement des barbares criminels qui piétinent mon peuple, ont enlevé des enfants, ont violé et tué des personnes sans défense dans l’impunité totale.

Quand le petit groupe de gendarmes locaux a vu arriver une quarantaine d’ougandais exaltés, tatoués, recouverts d’amulettes « anti-projectiles », qui hurlaient à pleins poumons, toute volonté de résister à l’attaque s’est évanouie en eux. La LRA à Rafai a balayé les vies et les biens des personnes comme un rouleau compresseur écrase l’herbe sur la route. Les guérilléros ont saccagé les cultures, brûlé les maisons, achevé les blessés à coups de machette.
La nuit après l’attaque, les survivants étaient en proie à l’hystérie collective et au désespoir.

Le petit nombre qui n’avait pas fui dans la forêt ne savait pas si les disparus s’étaient cachés ou s’ils avaient été enlevés. Le lendemain, le père franciscain qui dirige la mission locale a organisé les funérailles des victimes, catholiques et protestants ensemble, dans la même tombe, car les pasteurs des différentes églises avaient fui dans la jungle. Le père franciscain a enseveli les huit victimes tout seul, en avalant ses larmes et en restant en alerte pour noter les activités suspectes.

J’ai envoyé une voiture pour tirer de cet enfer cinq religieuses congolaises de la mission. C’est la seconde fois en deux semaines que je suis contraint de retirer des sœurs de la région. L’école où elles enseignaient a été fermée temporairement jusqu’à tant que le voudra la LRA ou ceux qui peuvent résoudre cette situation qui depuis trois ans nous met à genoux ». (L.M.)

(Agence Fides 29/4/2010).
fides.org

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 17:34

 

 

RAM

 

 

APA-Bangui 30-03-2010 (Centrafrique) Le vol inaugural de la Royal Air Maroc (RAM) a atterri mardi à Bangui, accueilli par le ministre d’Etat, chargé des Transports et de l’Aviation, le colonel Parfait Anicet Mbay et l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Centrafrique, Moulay El Alaoui

L’appareil de la RAM, un Boeing 748 pouvant transporter 157 passagers, desservira Bangui via le Maroc et la France, deux fois par semaine, à un tarif préférentiel de deux (200) cent milles francs.

Le directeur général de l’Aviation civile, Philippe Kénédy Kétafio, a souligné que l’ouverture d’une ligne aérienne entre le Maroc et la République centrafricaine vient renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les deux peuples avec des effets induits sur le plan économique.

Il convient de noter que ce vol inaugural est l’aboutissement d’une coopération fructueuse entreprise depuis l’année 2005 entre les experts de l’aéronautique civile du Royaume du Maroc et de la République Centrafricaine.

 

NDLR : A signaler que l’ambassadeur de Centrafrique à Rabat Ismaïla Nimaga, a privé ses compatriotes au royaume chérifien des trois places sur les cinq mises à leur disposition par la compagnie Royal Air Maroc pour effectuer ce vol inaugural, au profit de son épouse et sa fille. Pourtant, plusieurs étudiants centrafricains qui ont achevé leurs études parfois depuis plusieurs années, languissent toujours au Maroc à défaut de billet d’avion pour regagner le pays, l’Etat centrafricain étant incapable de les prendre en charge. C’est ce qui met davantage en évidence le manque de scrupule et l’attitude égoïste de l’ambassadeur Nimaga, particulièrement détesté et haï par la communauté centrafricaine vivant au Maroc.  

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:48


urne.jpg


Un fils Bozizé se trouve à Douala pour passer commande d’urnes électorales

Des informations d’une source digne de foi font état de la présence depuis une semaine à Douala de Socrate Bozizé, un des fils du président centrafricain. Raison de ce déplacement dans la capitale économique du Cameroun : passer commande d’urnes électorales. Il serait même en contentieux avec un premier fournisseur de qui il avait préalablement reçu une facture pro-forma, pour s’adresser à un second déclenchant ainsi le mécontentement du premier.

La question se pose de savoir en quelle qualité Socrate Bozizé, qui est pourtant lui-même candidat aux électives à Gambo dans le Mbomou, s’occupe ou est-il chargé de la fourniture des urnes destinées aux élections législatives et présidentielles ? Est-il membre de la Commission électorale ? A quel titre et dans quelles conditions a-t-il obtenu ce marché ? Autant de questions qui demeurent à l’heure actuelle sans réponse mais une chose est déjà sûre. Tout ce désordre est délibérément organisé par le vrai faux pasteur pour qui les différents besoins à satisfaire de la CEI sont traduits en termes de juteux marchés à distribuer à ses proches et à divers individus qui gravitent dans la galaxie bozizéenne. La technique bien connue du bourrage des urnes est enclenchée par un fils de son père. Qui vous a dit que Bozizé accepterait des élections transparentes. Voici la preuve du contraire... 


---------------------------------------------------------------------------------------------------------------

RAM.jpg

Vol inaugural de Royal Air Maroc Casablanca-Bangui : le manque de scrupule de l’ambassadeur Nimaga

La compagnie aérienne Royal Air Maroc qui doit effectuer son vol inaugural Casablanca – Bangui le 30 mars, a offert cinq places aux Centrafricains du Maroc. Malheureusement sans le moindre scrupule, l’ambassadeur de la RCA à Rabat, sieur Ismaïla Nimaga qui veut profiter de ce vol pour faire un tour gratis au pays, a décidé  de se faire accompagner d’office par sa chère épouse ainsi qu’une de leur fille. Il ne reste donc plus que deux maigres places pour le reste de nos compatriotes vivant au Maroc dont certains, ayant fini leurs études depuis des lustres, attendent en vain un titre de rapatriement qui n'arrive pas afin de regagner le bercail.  


--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Joseph Binguimalé


Malgré les gestilations de son président, la CEI est à financièrement à sec

Malgré les rodomontades de son président le vrai faux pasteur Joseph Binguimalé, la commission électorale n’a plus les moyens de sa politique, du moins pour l’instant. A force de claquer à tour de bras les centaines de millions de F CFA dans l’attribution fantaisiste et irrégulière des marchés, il ne reste plus qu’environ 60 millions de F CFA seulement pour non seulement verser des indemnités aux chefs de villages et autres notables qui ont contribué à la mise en place des comités locaux de la CEI mais aussi démarrer l’important travail de recensement du corps électoral. Il faudrait en tout pour cela environ 600 millions de F CFA. La réunion plénière de la CEI au grand complet qui a démarré samedi dernier avec comme objet entre autre d’adopter un projet de chronogramme à soumettre au comité de pilotage, s’est poursuivie dimanche mais en l’absence du vrai faux pasteur Binguimalé de plus en plus dépassé par les événements. Il a en effet prétexté être souffrant pour se défiler. 

On ne comprend pas dès lors l'empressement de Binguimalé et Bozizé à voir les élections se tenir coûte que coûte en juin alors que rien n'est prêt. Sauf à avoir des élections bâclées, non transparentes et non crédibles, on ne voit pas objectivement, même en juin, comment elle peuvent se faire. Même au Tchad voisin où il y a encore davantage de problèmes et de difficultés, l'opposition et le pouvoir en place se sont mis au moins d'accord pour reporter les élections et les préparer dans le consensus. Pourquoi cela ne serait pas possible en Centrafrique ? 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:46


joseph_kony_lra.jpg

 

Radio Vatican 29/03/2010 7.27.32

Les rebelles de la LRA en fuite de l'Ouganda terrorisent les populations des zones situées à la frontière entre la République Démocratique du Congo et la Centrafrique. Des bandes d'hommes armées prennent régulièrement d'assaut des villages, pillent les marchés, prennent des hommes et des femmes en otage. Le 21 mars dernier, les rebelles de la LRA ont attaqué un village près de Dungu au Nord-Est de la RDC, à proximité de la Centrafrique et du Soudan.

Les populations sans défense vivent en permanence dans la peur de nouvelles attaques, sans que les autorités ne soient en mesure de contrer ces assauts inopinés et violents. Fin février, la localité centrafricaine de Zacko a été prise pour cible. L’abbé Michel Chidaine, prêtre fidei donnum originaire de Clermont-Ferrand en France, était sur place au moment des faits. Il témoigne.

La zone frontalière entre la République démocratique du Congo et la République centrafricaine subit régulièrement l’attaque de groupes de rebelles ougandais de la LRA, l’armée de libération du Seigneur. Le 21 mars dernier, ils ont attaqué un village près de Dungu au Nord-Est de la République démocratique du Congo, près de la République centrafricaine et du Soudan. L’évêque de Dorma-Dungu a aussitôt condamné et demandé que les membres de la LRA soient considérés comme des terroristes. Depuis janvier, leur attaques sont fréquentes : au Nord est de la République démocratique du Congo et en Centrafrique.


Dossier réalisé par Marie Duhamel.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:38


Boganda-lors-du-1er-decembre-1958-RCA.jpg

Boganda lors de la proclamation de la RCA le 1er décembre 1958



mausaulee-Boganda-a-Bobangui.jpg

                  Mausolée Boganda à Bobangui


Prêtre, homme politique, député, maire de Bangui, président du Grand Conseil de l'AEF, promoteur des Etats-Unis d'Afrique Barthelemy Boganda fut l'un des leaders les plus entreprenants d'Afrique.


L’Oubangui sous domination coloniale

Au milieu des années 1880-1890 français et allemands s’étaient mis d’accord pour que les terres de l’Oubangui « découvertes » deviennent françaises. En 1899, les terres de l’Oubangui étaient partagées entre 26 sociétés concessionnaires.

 Un an plus tard, un bon nombre d’aventuriers débarquent dans les villages situés près de la Lobaye : jeunes dévoyés ou inadaptés sociaux, fonctionnaires révoqués, repris de justice, agents du Congo léopoldien expulsés pour meurtres.

Des exactions et pillages ne tardèrent pas à être commises par les employés des sociétés minières, ce qui provoqua une révolte des villageois. Trois expéditions militaires (1904, 1906, 1909) « rétablirent l’ordre colonial ». Les villageois subissent un quasi-esclavage. L'Oubangui est sous le contrôle de compagnies concessionnaires exploitant ses ressources naturelles et la force physique de ses habitants.

En 1908, un juge constatait près d’un millier de meurtres commis délibérément par les agents d’une société concessionnaire, une affaire qui fit grand bruit. Le chef de service judiciaire accusait : « l’ordre était de tuer toujours et quand même, si les villageois étaient abandonnés, si les indigènes s’enfuyaient, s’ils ne rapportaient pas la quantité de caoutchouc souhaitée ».

La jeunesse et la formation de Boganda

Le gouverneur général demanda au ministre de trouver une « solution conciliant la justice avec les nécessités de la colonisation », ce qui le conduisit à ordonner la reconquête des pays oubanguiens, qui se refusaient à « leurs nouveaux maîtres ». Il prescrivait de « substituer aux méthodes de colonisation pacifique une occupation active ». L’année 1910 année de naissance marque l’apogée de cette répression aveugle.

C’est à cette époque que naît le petit Boganda, qui a à peine le temps de connaître sa mère qui périt sous les coups d’employés de société concessionnaire car elle est coupable de ne pas avoir rapporté la quantité de caoutchouc exigé. En 1921, le petit Boganda est recueilli par le père Herriau, un missionnaire français qui l’emmène avec lui à Betou où il devient rapidement le meilleur élève de sa classe. Transféré à la mission St-Paul de Bangui, Boganda fut baptisé le 24 décembre 1922 et reçut en même temps le prénom de Barthélémy.

Pour le jeune Boganda, devenir prêtre signifie à l’époque s’émanciper des coutumes ancestrales et devenir frère de l’humanité même s'il n'est pas sur qu'il existe beaucoup de prêtres de sa couleur. Pendant plus de 10 ans, Boganda va effectuer ses études en dehors de l’Oubangui. A Brazzaville auprès de Spiritains français, à Kisantu auprès de jésuites belges. Il rencontre au cours de ses séjours des camarades dont certains deviendront des personnalités dans leurs pays, comme André Marie Mbida, futur premier ministre du Cameroun ou Monseigneur Etoga, futur évêque de Yaoundé. De retour à Bangui, Boganda est ordonné prêtre le 17 mars 1938.

Au cours de ses études à l’étranger, Boganda n’est retourné que très rarement chez lui. La situation s’est d’ailleurs dégradée car la hausse des cours du caoutchouc a entraîné de la part des agents de la société concessionnaire « La Forestiere » des exactions semblables à celles qui avaient eu lieu au début du siècle. (Ce sont notamment ces exactions que dénoncera André Gide dans « Voyage au Congo » distribué en 1928 à tous les membres de la société des Nations et assorti d’une demande de condamnation du travail forcé dans les colonies françaises).

 Boganda perdit certains membres de sa famille lors de ces exactions et lut André Gide, Albert Londres ou Marcel Homet qui dénonçait dans un pamphlet les souffrances des habitants du village de Boganda.

Très à l’écoute des populations, Boganda dira plus tard qu’il « est très instructif de surprendre les causeries des anciens à la veillée du soir. Avec quelle amertume ils dépeignent aux enfants la servitude à laquelle au nom de la civilisation, ils ont été soumis pendant plus d’un siècle et avec quelle force ils inculquent à leur postérité la méfiance et la haine de l’occupant »

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le territoire oubanguien est représenté au parlement par un officier français. Sur insistance de ses amis, l’abbé Barthélemy Boganda décide de se présenter. Il est élu député le 10 novembre 46, une élection qui marque le début de la lutte du peuple oubanguien pour l’émancipation.

Le député crée le MESAN

Boganda se rend donc pour la première fois en France et entreprend de faire connaître les revendications oubanguiennes, notamment l’application d’une loi votée le 11 avril 46 interdisant de façon absolue le travail forcé. Il décrit également la situation de l’Oubangui devant le parlement : arrêt de la réquisition de main d’œuvre, arrestations arbitraires, travail non rémunéré, salaires insuffisants, interdiction aux Noirs de fréquenter certains lieux publics. Ces revendications restent sans effet tant en métropole que localement. Boganda décidé alors de porter la bataille dans les villages afin que les paysans secouent eux-mêmes « le joug qui tombe sur eux ».

En septembre 1949, Boganda fonde le MESAN (Mouvement d’Evolution Sociale de l’Afrique Noire), un parti ne dépendant d’aucun parti politique de métropole, qui a pour ambition de s’adresser à tous les Noirs du monde et de promouvoir le plein développement de la société africaine suivant l’esprit et la physionomie propres à l’Afrique Noire.

Le mouvement de Boganda devient très rapidement populaire, notamment auprès des villageois. Les fonctionnaires semblent moins enthousiastes. Selon Boganda, c’est parce que beaucoup d’entre eux sont trop serviles à l’égard de l’occupant qu’ils cherchent à imiter. Ces fonctionnaires sont selon lui des "Blancs-Noirs" (« Mboundjou-Voko »).

Une popularité qui grandit : Boganda leader politique incontesté

Lors du premier trimestre 1951, une altercation avec des commerçants colons sur un marché vaut à Boganda et son épouse (Michelle Jourdain, une française secrétaire parlementaire du MRP qu'il a épousée en 1950) une condamnation de respectivement 2 mois et 15 jours. Boganda n’effectue pas le séjour en prison, mais l’incident contribue à accroître sa popularité.

En juin 51, il est de nouveau réélu député, et en mars 52, les élections de l’assemblée territoriale donnent la majorité au MESAN. Fin 53, un nouvel incident éclate dans la ville de Berberati lorsqu’un agent européen des travaux publics, récemment sanctionné pour sa brutalité à l’égard des manœuvres déclare la mort de son cuisinier et de l’épouse de ce dernier. Une émeute éclate et le gouverneur général décide d’envoyer des parachutistes tandis que des blindés font mouvement dans la ville. Après avoir hésité à se rendre dans une ville qui ne constitue pas un de ses fiefs, Boganda arrivé à Berberati et déclare aux émeutiers que la justice sera la même pour « les Blancs et les Noirs ». La foule se dispersa dans le calme. Boganda se posait en véritable guide du pays vers l’autonomie, et l’incident avait en outre montré sa capacité à rassembler.

Le gouverneur général reconnut dans ses instructions du 2 mai au chef de territoire que le racisme des Blancs envers les Noirs était « un des problèmes majeurs de l’Oubangui Chari ». En janvier 56, le MESAN recueillait 84, 7 % des suffrages, en novembre il était élu maire de Bangui, et en 1957 devenait président du Grand Conseil de l’AEF. Son audience s’étendait désormais en dehors des frontières de l’Oubangui. 

Les prémices de l'Indépendance

La loi Cadre Deferre votée en 1956 qui devait donner plus d’autonomie aux colonies dans la gestion de leurs affaires s’avérait compliquée à mettre en œuvre dans la pratique car des fonctionnaires obéissaient toujours au gouverneur général représentant la France tout en recevant des instructions d’un conseil de gouvernement (équivalent de ministres) composé presqu’exclusivement de centrafricains. La décolonisation n’en était qu’à ses débuts et personne ne voulait envisager son aboutissement logique : la naissance de nouveaux Etats.

Certains commentaires ironiques nés de la piètre situation économique en Oubangui Chari valurent une réplique de Boganda« on m’a dit également, et devant témoins, que votre pays coûte plus cher à la France qu’il ne lui rapporte ». « Si vous prenant au mot, je décidais demain, pour ne plus être à la charge de la France, de me rattacher à la république de St-Domingue, ou au Kamtchatka, ou moins loin, -regardez donc la carte de l’AEF- vous enverriez l’armée contre nous, comme en Indochine ou en Algérie...»

Fin janvier, Le Figaro qui ne porte semble t-il pas Boganda dans son cœur décrit l’Oubangui de la façon suivante : « Eparpillés entre les bêtes sauvages, un million cent mille êtres humains cherchent à assurer leur existence misérable…Des tribus qui figurent parmi les plus primitives d’Afrique » et ajoutait que le régime de Boganda était « une dictature de facto ». Quel étrange résultat pour la politique de la loi cadre votée à Paris à l’effet de démocratiser les institutions africaines » continuait le journal...

Les Etats-Unis d'Afrique Latine ?

A la suite du coup de force d’Alger en mai 58 qui accéléra l’évolution de toute l’Afrique Noire, les délégués de Boganda se rangèrent parmi les partisans de l’indépendance rapide lors du congrès de Cotonou en juillet 58. Boganda de son côté annonçait devant l’assemblée territoriale que « la loi-cadre étant aujourd’hui dépassée, le MESAN réclame aujourd’hui pour l’Oubangui, et pour l’Afrique Noire le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et l’indépendance totale dans l’interdépendance volontaire et librement consentie, dont nous avons à étudier les modalités. »

Le 13 juillet 58, Boganda revenait à la charge : « l’heure de la révolution a sonné pour l’Afrique Noire. Le MESAN la veut pacifique et constructive. Elle est juste, elle est nécessaire, elle est urgente. Elle est possible. Donc nous devons la faire sinon d’autres la feront. Et alors elle se fera dans le sang, elle se fera sans nous et, partant, contre nous. »

Boganda était d’avis que si l’Oubangui accédait de façon isolée à l’indépendance, ce serait une catastrophe car les ex-colonies étaient trop peu peuplées et trop faibles économiquement. Pour lui, l’AEF devait accéder groupée à l’indépendance, et c’est qu’il appelait « République centrafricaine ». Cette république centrafricaine n’étant dans son esprit que le premier pas vers un projet plus ambitieux. Il entendait en effet rajouter à cette république centrafricaine la rive droite du Congo, puis les deux Congo unifiés, puis créer les Etats-Unis d’Afrique latine (RCA, Congo Belge, Rwanda-Urundi, Angola, Cameroun).

Un projet torpillé par les africains

Boganda a conscience que son projet est ambitieux et urgent : « Puisque ce projet est réalisable, nous devons le réaliser, sinon nous serons jugés et condamnés par la postérité comme traîtres à notre mission. C’est aujourd’hui qu’il faut bâtir la république centrafricaine, demain ce sera trop tard. Les positions se cristalliseront. Des engagements seront pris, le Tchad et l’Oubangui ne manqueront pas d’être sollicités par d’autres voix et d’autres voies ».

Le projet rencontra l’adhésion du président Opangault du Congo, mais le défection d’un de ses partisans entraîna sa chute et l’arrivée au pouvoir de l’abbé Fulbert Youlou. Boganda envoya des émissaires à Fort-Lamy (Tchad), à Libreville (Gabon) et Brazzaville (Congo) pour prendre le pouls concernant son projet d’Union entre ex territoires colonisés. Au Tchad, on trouva le projet d’Union prématurée, au Gabon la délégation fut purement et simplement éconduite. Le 24 novembre, le Gabon, le Tchad et le Moyen Congo condamnent la balkanisation de l’AEF, mais se prononcent dans le même temps pour une dissolution immédiate.

Le 1er décembre 1958, Boganda proclame la constitution d’un Etat limité au seul territoire de l’Oubangui Chari auquel il donne le nom de république centrafricaine. Le rêve d’union a fait long feu. Le 2 décembre, il prend la tête d’un nouveau gouvernement. Deux leaders émergent à ses côtés en l’occurrence David Dacko et Abel Goumba.

Une mort mystérieuse

En avril 59, des élections législatives doivent avoir lieu, mais Barthélemy Boganda trouve la mort dans un bien mystérieux accident d’avion le 23 mars 59. L’avion qu’il a pris s’écrase sur la rive gauche de la Lobaye. Ses obsèques ont lieu le 2 avril et créent une émotion immense dans le pays. Les circonstances de l’accident étaient mystérieuses : ainsi l’hebdomadaire l’Express du 7 mai 59, faisant état d’une explosion était saisi.

 Tous les exemplaires parvenus en Oubangui étaient rachetés par le commissaire. Le rapport technique qui avait retenu l’hypothèse de l’accident sans préciser la défaillance qui l’avait entraîné ne devait jamais être publié dans le journal officiel de la république française. 

Ainsi s’achevait l’histoire et l’ascension de l’un des leaders africains les plus entreprenants à la veille des indépendances.


Source : http://www.grioo.com/pinfo7957.html


NDLR : Le rapport d'enquête sur l'accident du Nord Atlas à bord duquel Boganda a trouvé la mort est désormais accessible et consultable depuis 1989, soit trente après, aux Archives nationales de France à Fontainebleau. Feu le gouverneur de l'Oubangui Sanmarco avait pu y jeter un coup d'oeil avant de prendre part au colloque sur Boganda organisé par le CHEAM en 1989 à la Documentation Française.

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 03:08


rebelles-LRA.jpg

 

KINSHASA - AFP / 28 mars 2010 00h01 - Human Rights Watch (HWR) détaille dans un rapport publié samedi soir le massacre "planifié" par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de plus de 321 civils mi-décembre 2009 dans des villages du nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

"Au cours d'une opération bien planifiée", qui s'est déroulée entre le 14 et la 17 décembre dans une dizaine de villages de la région de Makombo, dans le district du Haut Uélé (nord-est), "la LRA a tué plus de 321 civils et enlevé plus de 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants", révèle le document de 67 pages intitulé "Le chemin de la mort : Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo".

"La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes qui ont d'abord été ligotés, avant que les combattants de la LRA ne les tuent à coups de machettes ou leur écrasent le crâne à coups de hache ou de lourds gourdins", écrit HRW après une mission de recherche menée dans la région en février.

Les rebelles étaient entre 25 et 40. Ils ont parcouru une centaine de km lors de l'opération dont l'objectif était de tuer, enlever et piller, selon Human Rights Watch.

"Au moins 13 femmes et 23 enfants figuraient parmi les victimes, dont la plus jeune, une fillette de 3 ans, a été brûlée vive", selon l'enquête.

Dans chaque village attaqué, ils "se sont fait passer pour des soldats de l'armée congolaise et ougandaise en patrouille, en rassurant les gens en mauvais lingala (langue locale), leur disant de ne pas avoir peur et, une fois que les personnes s'étaient rassemblées, ils ont capturé leurs victimes et les ont attachées".

"Ils ont spécifiquement recherché les endroits dans lesquels les gens auraient tendance à se rassembler" en demandant où se trouvaient les marchés, églises, points d'eau mais aussi les écoles, "ce qui indique que l'un de leurs objectifs était d'enlever des enfants", avance le rapport.

"Les civils enlevés, dont de nombreux enfants âgés de 10 à 15 ans, ont été attachés avec des cordes ou du fil métallique à la taille, formant souvent des chaînes humaines de cinq à 15 personnes. Ils étaient forcés à porter les marchandises que la LRA avait pillées et ensuite à s'en aller avec eux. Toute personne qui refusait, marchait trop lentement ou tentait de s'enfuir était tuée", est-il expliqué.

Des personnes échappées ont témoigné de "l'extrême brutalité du groupe", selon HRW qui évoque "des enfants capturés" qui ont "été forcés à tuer d'autres enfants qui avaient désobéi aux règles de la LRA (...) Les enfants ont reçu l'ordre d'encercler la victime et de la frapper chacun à leur tour sur la tête avec un gros gourdin jusqu'à ce que mort s'ensuive".

Selon des témoins, la région "a été remplie de l'+odeur de la mort+" pendant des jours et des semaines après l'attaque, écrit l'ONG.

"Ces quatre jours d'atrocités démontrent que la LRA reste une menace grave pour les civils et non un groupe affaibli, comme le prétendent les gouvernements ougandais et congolais", explique Human Rights Watch dans un communiqué reçu à Kinshasa.

Elle regrette par ailleurs l'inertie de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) -qui dispose d'un millier de soldats dans cette région- après l'attaque, et plaide pour une "stratégie régionale globale" entre la RDC, la Centrafrique, le Sud-Soudan et l'Ouganda.

Dans une série de recommandations, elle appelle notamment les Etats-Unis à soutenir l'organisation d'une "conférence internationale" pour répondre à la menace de la LRA et "adopter la loi relative au désarmement de la LRA et à la relance du nord de l'Ouganda".

La rébellion de la LRA, active depuis 1988 dans le nord de l'Ouganda, est réputée pour être une des plus brutales au monde. Depuis 2005, ses combattants se sont installés dans l'extrême nord-est de la RDC, mais aussi en Centrafrique et au Sud-Soudan.

(©)


Le chemin de la mort : Atrocités commises par la LRA dans le Nord-est du Congo

Source: Human Rights Watch (HRW)

Date: 28 Mar 2010


Résumé

Nous avons été oubliés. C'est comme si nous n'existions pas. Le gouvernement dit que la LRA n'est plus un problème, mais je sais que ce n'est pas vrai. Je vous en prie, s'il vous plaît parlez à d'autres de ce qui nous est arrivé.

Chef traditionnel de 80 ans, pleurant son fils tué par la LRA, Niangara, le 19 février 2010

Entre le 14 et 17 décembre 2009, l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe rebelle ougandais, a mené une attaque atroce dans la région de Makombo située dans le district du Haut Uélé, dans le Nord-est de la République démocratique du Congo, près de la frontière avec le Soudan. Au cours d'une opération bien planifiée, la LRA a tué plus de 321 civils et enlevé plus de 250 autres personnes, dont au moins 80 enfants. La grande majorité des victimes étaient des hommes adultes qui ont d'abord été ligotés, avant que les combattants de la LRA ne les tuent à coups de machettes ou leur écrasent le crâne à coups de hache ou de lourds gourdins. Les membres de leurs familles et les autorités locales ont trouvé plus tard des corps meurtris attachés aux arbres ; d'autres corps ont été trouvés dans la forêt ou dans les broussailles tout au long du trajet aller-retour effectué par le groupe de la LRA sur une distance de 105 kilomètres lors de l'opération. Des témoins ont déclaré à Human Rights Watch que pendant des jours et des semaines après l'attaque, cette région reculée a été remplie de l' « odeur de la mort ». L'attaque a été l'un des plus importants massacres en 23 ans d'histoire de la LRA.

© Copyright, Human Rights Watch 350 Fifth Avenue, 34th Floor New York, NY 10118-3299 USA

 



NDLR : On peut qu’être horrifié par cette barbarie bestiale des bandits de la LRA telle que rapportée par cette sérieuse organisation qu’est HRW. Ce sont les mêmes atrocités qu’ils font aussi subir jusqu’à présent aux populations du Sud est centrafricain dans l’indifférence totale des pseudos autorités de Bangui qui n’en ont rien à foutre en quelque sorte. Rien n’est épargné sur le passage de ces hordes de criminels de Joseph Kony. Ecoles, dispensaires, églises etc…sont systématiquement pillés et saccagés. Bozizé est davantage soucieux de ce qui va se passer après l’expiration de son mandat constitutionnel le 11 juin 2010 à minuit que par le triste sort fait au quotidien à ses concitoyens de Zémio, Obo, Rafaï, Yalinga, Bakouma et autres. Quand prendra fin le calvaire de ces populations ?


Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 04:33


pauvres-ruraux.jpg

Source: Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)


BANGUI, République centrafricaine, Mars 25 (UNHCR) - Une nouvelle flambée de combats entre groupes armés et les bergers en République centrafricaine a forcé au moins 1.500 personnes à fuir leurs villages à proximité de la ville septentrionale de Batangafo.

L'UNHCR est profondément préoccupé par la sécurité qui reste tragique et la situation humanitaire dans le nord du pays, où les conflits entre les diverses parties au cours des cinq dernières années a laissé plus de 180.000 personnes déplacées.

"La poursuite des violences depuis 2005, menace la vie et le bien-être des dizaines de milliers de civils dans le nord", Aminata Gueye, représentant du HCR en République centrafricaine, a dit. «Plus la violence n'aide pas, car il est l'étirement de nos ressources déjà limitées et rendant plus difficile pour nous de répondre aux besoins des personnes déplacées [personnes déplacées]," at-il ajouté.

Lors de la dernière vague de violence, un groupe d’éleveurs à cheval conduisant des bovins, ont attaqué la semaine dernière des villages près de Batangafo, située à 500 kilomètres au nord de la capitale Bangui. Ils étaient apparemment venus en représailles pour une attaque du 13 Mars sur leurs habitations par des hommes armés, qui a laissé deux villageois morts.

Le week-end, le personnel du HCR et de plusieurs autres organisations humanitaires ont visité Batangafo pour évaluer la situation. Ils ont constaté que 13 villages avaient été brûlés, 17 personnes ont été tuées et cinq blessées par balle. Ils ont également signalé qu'au moins 1500 personnes avaient été déplacées dans et autour de Batangafo. Ce chiffre pourrait être plus élevé car de nombreuses personnes ont fui dans la brousse.

«Les personnes déplacées que nous avons rencontrées étaient terrifiées. La plupart d'entre elles étaient des femmes et des enfants et avaient besoin d'aide urgente", a déclaré Daniel Bangui, un agent de protection du HCR. "La situation doit être pire pour ceux qui sont dans la brousse parce que c'est un domaine où le minimum comme la nourriture, les soins de santé et l'eau, est rare."

Bon nombre des personnes nouvellement déplacées sont hébergées par des familles locales, dont les propres conditions de vie étaient déjà pauvres. Certaines familles de la région isolée ont pris en charge un maximum de huit personnes déplacées. La situation pourrait empirer au cours de la saison des pluies à venir. Le HCR prévoit de fournir une assistance aux personnes déplacées et aux familles d'accueil.

La situation autour de Batangafo reste tendue. Pendant ce temps, les fonctionnaires locaux ont indiqué que l'attaque par des bergers à quelque 300 kilomètres à l'ouest avaient fait six morts et trois blessés. Alors que les deux incidents ne semblent pas être liés, le HCR est préoccupé par l'escalade de la violence qui affecte son travail d’aide aux personnes déplacées ainsi que des milliers de réfugiés.

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a visité la République centrafricaine au début du mois dans le but d'attirer l'attention internationale sur le sort des 30.000 réfugiés et environ 183.000 déplacés internes que le HCR aide à protéger et à aider là-bas. Les réfugiés sont pour la plupart originaires de la République démocratique du Congo, le Tchad, le Rwanda et le Soudan

Le nord du pays a été en proie à une insécurité chronique depuis 2005, en raison de la présence de rebelles et de bandits. Les civils dans la région ont été harcelés par ces groupes armés et environ 150.000 ont fui vers le Cameroun ou le Tchad. Cependant, malgré son instabilité, le Nord a également été un lieu d'asile pour les réfugiés.

António Guterres a affirmé que la communauté internationale a le devoir d'aider la République centrafricaine face à la crise humanitaire. "Il est injuste que toute l'attention est focalisée sur l'Irak, en Afghanistan et au Soudan où des dizaines de milliers de civils vivent dans des conditions épouvantables en République centrafricaine, a-t-il dit au cours de sa visite.

Par Djerassem Mbaiorem à Bangui, Central African Republic

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:41


joseph_kony_lra.jpg


Bangassou, (Agence Fides 23/3/2010) – « Les rebelles ont fait preuve d’une violence inouïe contre les pauvres civils désarmés. Ils ont d’abord blessé les personnes, puis les ont achevées à coups de machettes » dit à l’Agence Fides Son Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños, Evêque de Bangassou, au Sud-est de la République Centrafricaine, qui décrit l’assaut des rebelles ougandais du LRA (Armée de résistance du Seigneur) contre Agoumar, un village qui se trouve à deux kilomètres environ de Rafai, une bourgade attaquée il y a une quinzaine de jours.

« Les rebelles de la LRA sont arrivés à Agoumar dimanche 21 mars vers deux heures de l’après-midi, raconte Mgr Aguirre Muños. Ils étaient une trentaine, dont 5-6 femmes. Plusieurs d’entre eux avaient au maximum 17 ans. Ils ont tués une vingtaine de personnes, dont certaines de façon barbare, les achevant à coups de machette. Ils ont saccagé tout ce qu’ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers ».

« La population est terrorisée » affirme l’Evêque de Bangassou. « J’ai été contraint d’envoyer une voiture pour amener à Bangassou 5 sœurs congolaises terrorisées qui géraient une école dans la région, et c’est grâce au courage du Père Kodian, un franciscain polonais, que les pauvres victimes de l’attaque ont eu une sépulture digne, car la population a fui ».

Mgr Aguirre Muños précise que « les rebelles de la LRA agissent dans cette région dans l’impunité totale. L’armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l’Ouganda depuis deux ans, avec l’accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles ». (L.M.)


RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : VIOLENCES DES REBELLES OUGANDAIS, UN ÉVÊQUE DÉNONCE L'IMPUNITÉ

Source: Missionary International Service News Agency (MISNA)

Date: 24 Mar 2010


Les rebelles de la Lra (Armée de résistance du seigneur) agissent dans "l'impunité totale" dans l'est du Centrafrique, alimentant les craintes de la population locale, dénonce Mgr Juan José Aguirre Muños, évêque de Bangassou (Sud-est), qui, dans un entretien à l'agence Fides, a également revu à la hausse le bilan des victimes de l'incursion des rebelles ougandais à Agoumar.

Selon l'évêque, en effet, de 18 à 20 personnes auraient été tuées avec une "violence inouïe", alors que de précédents témoignages faisaient état d'une dizaine de victimes. "Ils ont saccagé tout ce qu'ils pouvaient arracher et ont ensuite fui en contraignant entre 20 et 25 jeunes à les suivre comme brancardiers", précise Mgr Aguirre Muños, avant d'indiquer : "L'armée centrafricaine ne se fait pas voir, tandis que le contingent militaire envoyé par l'Ouganda depuis deux ans, avec l'accord des autorités locales, est déployé dans une région à la frontière entre la République centrafricaine et le Soudan, et est donc trop loin pour inquiéter les rebelles".

(CC/CN)




RAIDS DE REBELLES OUGANDAIS  10 morts et 50 enlèvements en Centrafrique

 

Reuters 24-03-2010

 

Des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (Lra) ont effectué dimanche une série de raids dans l’extrémité orientale de la République centrafricaine, tuant dix personnes et en enlevant plus de 50, ont rapporté lundi des responsables locaux.

 
Malgré la traque dont ils sont l’objet en territoire centrafricain de la part de l’Armée ougandaise, les éléments de la Lra ont multiplié les attaques ces derniers mois.


Les dirigeants de ce mouvement, en lutte contre le gouvernement ougandais depuis 20 ans, sont recherchés pour crimes de guerre par la Cour pénale internationale (Cpi).
«Notre population a été une nouvelle fois sujette aux atrocités diaboliques des rebelles de Joseph Kony (le chef de la Lra)», a déclaré par téléphone à Reuters, Rémy Semdoutou, haut responsable de la préfecture du Haut Mbomou.


«Hier (dimanche), le village d’Agoumar a été attaqué, dix habitants ont été tués et plus de 50 autres ont été faits prisonniers par les rebelles, qui les ont utilisés pour porter le butin de leurs pillages», a-t-il ajouté.


Selon Clément Loutemboli, un opérateur radio basé à Obo, chef-lieu de la préfecture, 22 personnes ont en outre été blessées. Des villageois tentant de se défendre ont brûlé vif un rebelle qu’ils avaient capturé, a-t-il ajouté.


NDLR : Comme l'évêque de Bangassou en fait hélas le triste constat, "l'armée centrafricaine ne se fait pas voir". A quoi sert vraiment cette armée ? Ces régions lointaines du Sud Est n'intéressent pas Bozizé qui s'en fout royalement. Il ne se passe pas de week-end sans que soient rapportées les exactions des hordes de la LRA sur les populations du Sud Est centrafricain. Il n'en a que faire du sort des pauvres citoyens qui y habitent qui sont devenus des proies pour les bandits de Joseph Kony. Quel seuil d'horreur faut-il atteindre pour que Bozizé réagisse ?

Ce qui lui importe actuellement est de savoir comment devrait-il s'y prendre pour se faire réelire aux prochaines présidentielles. Seules les mines d'uranium du Sud Est l'intéressent pour les bonus et autres pots de vin afin de garnir ses comptes bancaires des Iles Vierges britanniques.
 C'est de la haute trahison, le comportement de Bozizé dans cette affaire des violences sur les populations du Sud Est par les éléments de Joseph Kony. Cela le disqualifie pour prétendre encore diriger ce pays.   
   

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 16:03


centrafrique.jpg

soldats de la garde présidentielle de Bozizé

 

Source : Slate.fr 24/03/2010



«“C'est quoi la Centrafrique? C'est où la Centrafrique?” C'est la question que n'arrête pas de me poser mon fils depuis que je travaille à Bangui», explique un expatrié présent dans ce pays depuis plusieurs années. Son fils n'est pas le seul à se poser des questions. Car c'est un peu comme si ce pays plus vaste que la France avait disparu des radars. Depuis les frasques de l'empereur Jean-Bedel Bokassa (au pouvoir de 1965 à 1979) et l'époque de ses chasses africaines avec Valéry Giscard d'Estaing, tout le monde semble avoir oublié cette ex-colonie française, située en Afrique centrale.

A l'époque de l'empereur Bokassa, Bangui faisait la une des médias français avec des affaires de diamants mais aussi de cannibalisme. Bokassa, l'ex-officier français, a été jugé à Bangui lors d'un procès retentissant: il était entre autres accusé d'avoir mangé certains de ses ennemis. Et d'emprisonner les époux des femmes qu'il trouvait à son goût. Longtemps proche de la France, Bokassa qui tenait à appeler de Gaulle «papa» avait fini par lasser Paris. La France a donné son feu vert aux putschistes qui l'ont renversé en 1979 après que son régime eut commis un terrible massacre d'enfants.

Aujourd'hui la Centrafrique n'est plus sur les radars de la presse internationale. Alors même que l'actualité ne manque pas. L'élection présidentielle doit être organisée le 25 avril 2010. Le pouvoir a annoncé le 13 mars qu'il a déjoué une tentative de coup d'Etat. Le président François Bozizé, candidat à sa propre succession, est lui-même arrivé au pouvoir par les armes. Il a renversé en 2003 le président Ange Félix Patassé avant de se faire élire en 2005. Lors de la prochaine élection, il affrontera Patassé, celui qu'il avait renversé et qui s'était fait élire deux fois. Il s'agit d'une élection à haut risque. En Centrafrique, les processus électoraux contestés donnent très souvent lieu à des pillages. Et le pays est-il prêt à se rendre aux urnes? Beaucoup en doutent.

«Pas pacifié»

Il est beaucoup trop tôt, estime l'opposition qui affirme que le «pays n'est pas pacifié» et que le recensement n'est pas achevé. Il est vrai que les rebellions sévissent dans de vastes parties du territoire. Dans le nord, des mouvements rebelles sèment la terreur. Et dans l'est, la LRA (L'armée de Résistance du Seigneur), venue de l'Ouganda et de la RDC, épouvante les populations. La LRA est l'un des mouvements rebelles les plus dangereux d'Afrique. Dirigée par Joseph Kony, elle capture des jeunes villageois centrafricains pour les transformer en enfants soldats. Selon les Nations unies, 200.000 Centrafricains sont déplacés à l'intérieur de leur pays. Plus de 80.000 sont réfugiés au Cameroun et 60.000 au Tchad. Près du dixième de la population centrafricaine a dû fuir sa région d'origine. Le pays compte 4,5 millions d'habitants.

L'armée centrafricaine mal équipée et peu motivée semble bien en peine de rétablir l'ordre. Les troupes françaises (des centaines d'hommes et plusieurs bases) ne peuvent pas davantage rétablir la paix sur l'ensemble du territoire. Le pouvoir central contrôle mal le pays à l'exception de Bangui. Mais, même dans la capitale, un climat diffus de peur règne. Au passage du convoi présidentiel, tout le monde prend la fuite. «Si vous ne vous écartez pas quand passe un convoi officiel, vous pouvez être battu. Et même abattu. C'est ainsi que nous avons perdu le seul radiologue de la ville. Distrait, il n'a pas vu venir le convoi. Du coup, il a été abattu», explique un habitant de Bangui, qui ajoute que la police a, elle aussi, la gâchette très facile. «Comme un chauffeur de taxi ne s'arrêtait pas assez rapidement, un policier a récemment tiré sur le véhicule. Il visait le chauffeur, mais il a tué un passager.»

La capitale est toujours traumatisée par le passage des troupes de Jean Pierre Bemba en 2003. Le chef rebelle congolais avait été appelé à la rescousse par le président Ange Félix Patassé. Ses hommes avaient multiplié les exactions sur les populations locales, notamment des meurtres, des viols et des pillages. Jean Pierre Bemba devra répondre de ses actes devant le tribunal de la Haye en juillet prochain. La CPI (Cour pénale internationale) l'accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Pékin et Washington

Bangui souffre aussi d'un grand isolement. Seul un vol Air France Paris-Bangui, une fois par semaine, atténue ce sentiment d'enclavement. «Si votre enfant tombe malade, il faut juste prier pour que le vol Air France ne vienne pas de passer», explique une expatriée, qui ne fait aucune confiance aux rares hôpitaux locaux. La Centrafrique est un pays isolé, oublié de tous, et pourtant elle commence à susciter de l'intérêt. A Bangui et ailleurs dans le pays, les Chinois sont de plus en plus nombreux. Ils ont construit un immense stade de plusieurs milliers de place et bâtissent des hôtels gigantesques.

Les Américains ne sont pas en reste. Des représentants de la CIA viennent à Bangui améliorer leur français balbutiant et récolter des informations. Il est vrai que la Centrafrique possède des réserves d'uranium et de diamants. Mais surtout ce pays se trouve dans une zone particulièrement stratégique.

Depuis Bangui, l'on aperçoit les collines verdoyantes de la RDC (République démocratique du Congo), la province de l'équateur dominée par les hommes de Jean Pierre Bemba. La Centrafrique possède deux autres voisins bien turbulents: le Soudan et le Tchad. Il n'est pas étonnant que Pékin et Washington s'intéressent de plus en plus à Bangui. Au moment où la France semble décidée à tourner ailleurs son regard.


Pierre Malet  


 Copyright Slate.fr

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation