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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 16:44

 

 

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Ai- Rca- Jeudi, 31 Mars 2011 10:53 - Pendant plus de 72 heures, la ville de Bambari a été victime d’une pénurie d’eau du fait que la société de Distribution d’Eau en Centrafrique (Sodeca) n’arriverait plus à satisfaire les besoins de sa clientèle.

Cette situation a suscité la dénonciation du Sous-préfet de la localité par ailleurs Préfet par intérim de l’Ouaka. Ernest Guerekopiamon n’a pas caché sa surprise « Je suis moi-même très étonné. Parce que par le passé, la ville de Bambari avait connu une pénurie d’eau potable et je me suis rapproché des techniciens qui m’ont mené  en bateau : fuites par ci, manque de produits par-là, pénurie de carburant, etc.  Moi n’étant pas de la matière,  je ne puis que croire  cela ».

Il a balayé d’un revers de la main toutes les raisons évoquées par la Sodeca, notamment celle relative à la pénurie de carburant. « Si le personnel de  la Sodeca de Bambari évoque comme raison, le manque de carburant, je ne comprends pas. Parce que la Ministre de Tourisme Solange Pagonendji Ndakala a remis à cette société  1000 litres de Gas-oil. Dans ce cas ce problème de pénurie ne devrait pas se poser ».

Pour lui, il s’agit ni plus, ni moins d’une malhonnêteté « C’est de la malhonnêteté pure et simple.  Avec les 1000 lites de carburant,  la Sodeca devrait fonctionner au moins pendant 10 jours.  Mais  que s’est –il passé justement pour que Bambari n’ait plus d’eau potable ? ». Les 1000 litres offerts devaient servir d’appoint pour que l’agence de la Sodeca de Bambari fonctionne normalement ce d’autant plus que les factures payées entre temps devaient servir à faire des provisions de carburant, des produits de traitement de l’eau et à résoudre divers autres problèmes quotidiens.

Parce que garant du bien-être des populations de Bambari et du département de l’Ouaka, M. Guerekopiamon entend convoquer dans les prochains jours les techniciens afin qu’ils s’expliquent sur cette situation, une convocation qui sera suivie d’une descente sur le terrain dans le but de se rendre compte de la réalité sur le terrain.

« Ne dit-on pas que l’eau c’est la vie. Si Sodeca ne fonctionne pas la population va boire de l’eau souillée avec toutes ses conséquences qui sera responsable ? » a-t-il conclu.

Pour Victor Mayevosson, le chef de centre de la Sodeca, celui-ci ne fonctionne qu’avec les recettes collectées et s’il se trouve qu’il n’y a plus d’argent pour acheter du carburant, le centre s’arrête «  Pendant ces dernières 72 heures si la population de Bambari n’a pas eu d’eau potable, c’est parce qu’il n’y a pas de carburant. Mais c’est seulement pendant la journée de  dimanche qu’il n’y avait pas d’eau parce qu’on n’a pas travaillé » a-t-il justifié, poursuivant que « le lundi nous avons fait un peu de recette pour payer du carburant et depuis ce jour jusqu’à 22 heures et même ce matin du mardi 29 mars il y a de l’eau potable dans la ville ».

Parlant du problème des 1000 litres de carburant offerts et évoqués par le Sous-préfet  « qui, selon lui, ont été donnés depuis mars 2010 et gérés par le préfet de la Ouaka Mme Lydie Marthe Yangba. Le préfet me donnait l’autorisation chaque fois que le besoin se fait sentir, de prendre 200 litres»

Jointe au téléphone,  Mme Marie Francine Baninga, Maire de la ville de Bambari a confirmé la pénurie « C’est vrai que pendant trois jours la population de Bambari vivait sans eau potable. J’ai été moi-même vérifié et interrogé le chef de centre de Sodeca».

Elle s’est à son tour insurgée contre les mauvaises pratiques du personnel de la société de distribution d’eau potable «  Ce que fait Sodeca de Bambari dépasse notre entendement.»

Une situation bien grave qui met en péril la vie des populations qui, en période de pénurie se ravitaillent n’importe où et n’importe comment au risque d’attraper des maladies liées à l’eau souillée.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Voilà un secteur, celui de l'eau, où depuis que Bozizé et Ndoutingai sont au pouvoir, ils sont incapables d'apporter le moindre début d'un commencement de solution, préférant surtout s'occuper de faire de la prédation dans le secteur minier tout en sèmant la famine et la désolation dans les zones minères. 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:37

 

 

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Radio Mardi, 29 Mars 2011 13:38

Ce 29 mars est jour férié, chômé et payé en République Centrafricaine. On y commémore l’anniversaire de la disparition tragique en 1959, dans un accident d’avion, de Barthélémy Boganda, fondateur de la République. L’ensemble du gouvernement centrafricain, avec à sa tête le président François Bozizé, a rendu hommage à celui que tout homme politique dans le pays, considère, pouvoir comme opposition, comme la référence.

Haut-lieu de cette commémoration, le mausolée Boganda situé à 75 kilomètres de Bangui, dans le village de Bobangui dans la Lobaye (sud du pays), village natal de l’illustre disparu. Bozizé s’y est rendu, ainsi que les partenaires au développement, pour une cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et défilé funéraire.

Se souvenir de Boganda leader charismatique centrafricain ne se résume pas seulement à Bobangui. Selon certains Banguissois interrogés par Radio Ndeke Luka, les circonstances de la mort de ce dernier devraient être « clarifiées ».

Pour d’autres, notamment les jeunes générations  qui le connaissent par ouïe dire, il a « beaucoup contribué au développement du pays, sa lutte n’avait pas encore atteint son apogée, il reste et demeure le père de la nation centrafricaine. L’exemple de Boganda mérite d’être copié par ses successeurs, car c’était un homme généreux qui aimait son pays ».

Cette année, la commémoration du 29 mars intervient dans un contexte particulier en RCA. Le pays vit une crise politique marquée par un lourd contentieux électoral. L’opposition exige l’annulation du scrutin du 23 janvier 2011 qui a vu la réélection au premier tour rappel du président sortant François Bozizé. Elle justifie son exigence par des fraudes massives et de nombreux incidents qui ont émaillé le scrutin notamment au plan de l’organisation.

Plusieurs tentatives de médiations dont celle du médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo sont restées vaines. Pourtant Boganda, fondateur du Mouvement pour l’Evolution Sociale de l’Afrique Noire (MESAN) avait toujours prôné l’Unité, la Dignité, et le Travail. Ces mots-clé sont d’ailleurs restés la devise du pays.

 

Les PV électoraux des provinces attendus à Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 29 Mars 2011 13:43

Deux jours après le 2nd tour du scrutin législatif du 27 mars 2011 en Centrafrique, les procès-verbaux commencent à parvenir à la Coordination nationale de la CEI (Commission électorale indépendante). Le 29 mars 2011, les procès-verbaux des circonscriptions électorales de Bangui concernées par ce scrutin et ceux de quelques villes de provinces non loin de Bangui sont déjà acheminés à la coordination nationale de la CEI.

Joint par Radio Ndeke Luka, Célestin NANGBEA, président de la sous-commission bureau de vote et dépouillement de la CEI affirme que « c’est depuis 48 heures que la sous- commission dépouillement commence à enregistrer les enveloppes des procès-verbaux ».

En précisant que ces procès-verbaux seront transmis à la Cour Constitutionnelle et au ministère de l’Administration du Territoire, Célestin NANGBEA a aussi expliqué que « le dépouillement démarre le mercredi 30 mars, pour éviter les erreurs du 1er tour et respecter les délais de 8 jours fixés par le code électoral ».

Au sujet des communiqués de victoire publiés par certains candidats dans leurs circonscriptions, le président de la sous-commission bureau de vote et dépouillement de la CEI a indiqué que ces affirmations n’engagent que ces candidats. Seule la CEI est habilitée à donner les résultats provisoires de ces élections, résultats qui seront validés par la Cour Constitutionnelle.

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 01:09

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Le président sénégalais attendu à Bangui ce jeudi

 

Wade et son fils

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 24 Mars 2011 13:53

Le Chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade est attendu à Bangui cet après du jeudi 24 mars 2011dans le cadre d’une visite officielle de 48 heures en Centrafrique. On ignore encore le programme de son séjour. Les services officiels consentent juste à souligner qu’il sera accueilli à sa descente d’avion par son homologue centrafricain François Bozizé. Selon ces mêmes services, Abdoulaye Wade et la délégation qui l’accompagne arrivent à l’Aéroport Bangui M’Poko à 15h30 heures locales (14h30 TU).

Cette visite intervient 9 jours après la prestation de serment de François Bozizé, où le Sénégal a été représenté par le président du Sénat Pape Diop. Elle est aussi la première du genre, en pleine crise postélectorale et en pleine campagne pour le second tour des élections législatives prévu dimanche 27 mars. Certains observateurs pensent que le président sénégalais pourrait mettre à profit cette visite pour relancer le dialogue entre le pouvoir et l’opposition centrafricaine. Celle-ci continue de camper sur sa position de boycott du second tour des élections.

Dans un communiqué publié mercredi 23 mars, elle invite d’ailleurs ses partisans à une assemblée générale vendredi 25 mars prochain. Selon toute vraisemblance, il s’agira de donner une fois de plus des consignes pour le boycott du second tour de ces élections législatives.

 

La CPJP frappe encore à Ndélé : 7 morts

Jeudi, 24 Mars 2011 13:58

Les villages de Gozbeda et  de Lemena dans les environs de Ndélé ont fait l'objet d’une attaque des éléments rebelles de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) le 21 mars 2011. 7 personnes ont été tuées et 149 maisons totalement incendiées dans les deux villages. Les populations lancent un appel au secours aux autorités pour la sécurisation de la région.

Selon des sources informées, les rebelles auraient attaqué les deux villages voisins aux environs des 5heures du matin pendant que les habitants dormaient encore. Des dégâts matériels importants ont été enregistrés.

Au village de Gozbeda, 4 femmes et 1 enfant de moins de 10 ans ont été tués et 123 maisons incendiées d’après les populations du village. Au village de Lemena, un homme et une femme ont été tués et 26 maisons détruites.

C’est la psychose générale dans les deux villages. Les populations lancent un appel au gouvernement centrafricain pour qu’il dépêche les forces de l’ordre afin de sécuriser cette région en proie à l’insécurité depuis longtemps.

 

Un 2e incident de campagne fait 7 blessés à Bambari

Radio Ndéké Jeudi, 24 Mars 2011 13:57

Un incident électoral s’est produire le 23 mars 2011 à Bambari (Centre-est). Des échauffourées ont opposé les partisans des deux candidats en lice, Marie Solange Pagonendji Ndakala du KNK et l’indépendant Alexandre Nguéndé. Il y a eu 7 blessés dont deux graves, placés sous surveillance médicale à l’hôpital préfectoral de la ville.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, l’incident s’est produit au moment où les partisans de Marie Solange Pagonendji Ndakala sont partis en groupe répondre à une invitation pour participer à une manifestation religieuse dans un quartier considéré comme un fief d’Alexandre Nguéndé.

Des jeunes sont sortis du quartier en leur jetant des pierres. Un des véhicules de campagne de Mme Ndakala a eu les vitres brisées.

C’est le 2e incident dans la semaine, dans la circonscription électorale de Bambari en quelques jours. La 1ère date du 22 mars. Elle s’était soldée par des blessures enregistrées dans les deux camps : huit blessés dans le camp de Marie Solange Pagonendji Ndakala et cinq dans celui de Alexandre Nguéndet.

Le président de la République Centrafrique François Bozizé devait inaugurer le siège d’une structure de micro crédit et de micro finances. Dans ce contexte de campagne électorale pour le second tour des élections législatives, les partisans du candidat indépendant Alexandre Nguéndé, y ont vu un parti pris manifeste et ont tenté de s’opposer à la cérémonie.

Du reste sur l’ensemble du territoire, l’ambiance de cette campagne n’est pas tellement ressentie à 24heures de sa clôture. Seules quelques banderoles au nom des candidats en lice affichées dans les coins des rues et devant les Quartiers Généraux tant à Bangui que dans certaines villes de province, témoignent de la campagne en cours.

L’ambiance de cette campagne du 2nd tour à Bangui est très loin de celle du 1er tour. Les partisans et Sympathisants des candidats manquent de motivation. Les QG (Quartiers généraux) travaillent jusque là avec les anciens gadgets du 1er tour. Pas de nouveaux T-shirts, ni de nouvelles banderoles.

A 24heures de la fin de la campagne électorale, une confusion surgit dans la circonscription électorale de Bouar 2. La candidate indépendante Emilie Epaye en ballotage avec celui du parti KNK Serge Mesmin Feïgodozouï, s’est reconvertie et se dit partir aux élections sous l’étiquette KNK et bat désormais campagne avec les équipements du parti KNK.

Autrement il y a désormais 2 candidats KNK pour le 2nd tour dans ladite circonscription. Ce qui provoque un véritable tolet dans la région. Selon le camp Epaye, la décision a été prise par le bureau du parti KNK, alors que le camp Feïgodozouï parle d’un mensonge et d’une diversion tendant à amener de trouble.

Les électeurs et partisans du parti KNK menacent de ne pas se rendre aux urnes si la clarification nécessaire à cette situation n’est pas faite.

Enfin à Boali, les membres de la Commission électorale indépendante demeurent mécontents. Ils revendiquent toujours le paiement de 9 mois d’arriérés de salaire. Une revendication qui intervient alors que les opérations électorales sont terminées dans cette circonscription. A Boali en effet, il n’y a pas de 2nd tour. Un député a été élu dès le 1er tour.

La campagne électorale prend fin le 25 mars à minuit. Le scrutin est prévu pour le 27 mars de 6 heures à 16 heures locales.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 20:11

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Birao étouffe avec 45°C à l’ombre

Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 Mars 2011 14:22

Une grande chaleur sévit à Birao (nord du pays) depuis le début de l’année 2011. La Chaleur est accompagnée de vents poussiéreux et une température de plus de 45°C à l’ombre. L’hôpital de la ville commence déjà à enregistrer des cas de maladie liés à ce changement de température. L’information est rendue publique ce 23 mars 2011 par le correspondant de Radio Ndeke Luka : « aucune pluie ne s’est abattue dans la localité depuis l’arrivée de la saison sèche en novembre 2010. Les eaux des rivières et des marigots sont taries. Il en est de même pour de nombreux puits. Seuls quelques rares forages fonctionnent mais pas normalement.

L’hôpital de Birao qui n’a pas de personnel de santé qualifié depuis les récents évènements douloureux commence à accueillir des patients souffrant de diarrhées, de conjonctivite, d’hypertension ou d’autres maladies liées à la carence en eau potable »

La population s’inquiète également de certaines maladies comme la méningite qui seraient favorables sous un tel climat. Elle lance à cet effet un appel au nouveau ministre qui devrait être nommé dans les prochains jours pour concrétiser une décision prise par le ministre sortant André Nalké Dorogo de dépêcher du personnel dans cette ville afin de « sauver cette population en détresse ».

En Centrafrique dans la zone équatoriale, au sud, le climat est tropical et humide (température moyenne 25 °C). Dans la partie ouest, il pleut pratiquement toute l'année et la saison sèche ne dure souvent que deux mois. Dans la zone intertropicale, au centre, la saison des pluies dure six mois (température moyenne 26 °C dans la partie la plus au sud). Vers le nord, la saison sèche dure cinq à six mois. Dans la zone subsaharienne, au nord, le climat est tropical sec : pluies faibles et importants écarts de température.

 

Centrafrique : L’ambassadeur de Chine arrivé en fin de séjour

Ai- Rca- Mercredi, 23 Mars 2011 16:27  L’ambassadeur de la République populaire de Chine en poste à Bangui  Shi -hu arrivé en fin de mandat après trois années en terre centrafricaine  a été reçu le 21 mars  en audience par le Ministre d’Etat au Plan Sylvain Maliko.

«  Grâce à l’appui des amis, j’ai pu accomplir ma mission en Centrafrique dans de bonnes conditions et j’ai fait ce que je pouvais  durant mon séjour » a confié le diplomate ajoutant qu’il continuera  à apporter sa modeste contribution au renforcement effectif de la coopération sino-centrafricain.

Il a témoigné que  la RCA est un pays riche en ressources naturelles. Mais selon lui,  beaucoup reste à faire entre la RCA et la Chine dans le cadre de  l’exploitation de ces ressources surtout que le peuple attend beaucoup de  la Chine.

« Je viens de dire au Ministre d’Etat que la Chine a la volonté sincère d’aider le pays et dans ce domaine, mon pays dispose des compétences  et de l’expertise », a-t-il dit

Selon M Shi-Hu,  avec la volonté et la capacité, les deux pays peuvent faire quelque chose de grandiose et bénéfique pour le peuple centrafricain.

Et comme exemple des chantiers en cours, il a cité  citer entre autres les travaux exploratoires du pétrole à Birao qui ont  démarré en  janvier dernier.

Il a par ailleurs  rassuré  le gouvernement centrafricain du démarrage très prochain des travaux du projet de la centrale hydraulique Boali 3, lequel projet  va permettre à l’Energie centrafricaine  (Enerca) de produire, transporter et distribuer l’électricité dans tout le pays.

Pour le diplomate chinois, le jaillissement du pétrole permettra à la République Centrafricaine de surmonter certains de ses  difficultés financières qu’elle rencontre depuis plusieurs années.

De même  la production de l’électricité de  l’Usine de Boali3, usine qui sera financée et installée par la Chine va permettre à la  Capitale de  tourner la page sombre des délestages intempestifs.

« La capitale au moins sera éclairée toute la nuit et ceci non seulement pour le bonheur de  la population banguissoise mais aussi et surtout  pour  le développement industriel   et commercial dans tous les domaines »,  a-t-il souligné.

« La politique de la Chine restera inchangée pas seulement  pour la RCA mais pour l’Afrique tout entière et je suis certain que mon successeur  va vous le confirmer et travaillera plus que moi, pour que la diplomatie agissante entre ces deux pays soit bénéfique pour les deux peuples »  a conclu  M Shi-hu,  soulignant que la politique du gouvernement chinois en ce qui concerne les aides au profit de  l’Afrique au lieu de baisser, augmentera sensiblement.

Il convient de préciser que, M Shi-Hu va quitter la République Centrafricaine le 31 mars 2011.

Kabongo, Ai Bangui

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:37

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Les PVVIH de Bossangoa menacent d’observer une grève de faim

Radio Ndéké Luka Lundi, 21 Mars 2011 15:34

Les personnes vivant avec le VIH Sida (PVVIH)  de Bossangoa manquent de médicaments ! Elles se disent prêtes à manifester leur mécontentement par rapport à la rupture des Anti Rétro Viraux dans leur localité depuis un peu plus de deux mois. Ces personnes demandent au gouvernement de vite réagir, sinon ils descendront dans la rue.

C’est depuis le début de l’année que ces médicaments manquent dans le service de prise en charge de ces personnes dans la ville de Bossangoa. Selon le gestionnaire du service de distribution de ces médicaments contacté par Radio Ndeke Luka, plusieurs commandes ont été faites depuis le mois de janvier mais sans suite favorable de la part des autorités de Bangui.

Depuis cette rupture, 2 de ces PVVIH sont décédées selon des sources hospitalières de Bossangoa. Les survivants menacent d’entamer une grève de faim et de descendre dans la rue si les médicaments ne sont pas acheminés dans la ville dans les meilleurs délais.

Le centre de traitement des PVVIH de la ville de Bossangoa est géré par l’UCM (Unité de cession des médicaments) et le Centre national de lutte contre le Sida (CNLS). 471 personnes sont menacées par cette rupture de médicament.

 

 

Le programme de vaccination en RCA fléchit

Radio Ndéké Luka Dimanche, 20 Mars 2011 13:05

Les objectifs contenus dans le plan pluri annuel complet du Programme Élargi de Vaccination (PEV) sont en dessous des indicateurs fixés. C'est la conclusion sur laquelle se sont accordés vendredi 19 mars 2011, les experts en santé publique de Centrafrique. Ils l’ont fait à la clôture de leurs travaux sur l’évaluation à mi-parcours sur le PEV à Boali (95 kilomètres nord de Bangui).

Le but des assises selon docteur Rock Ouambita Mabo, Directeur du PEV, a été « de porter un regard critique sur les activités réalisées ou non, pour identifier les forces et faiblesses dans la lutte contre les maladies infanto-juvéniles ».

« Au cours de notre évaluation à mis parcours du février », déclare Dr Ouambita Mabo, « le programme s’est confronté à de sérieux problèmes de mobilisation, ce qui n’a pas favorisé la mise en œuvre de certaines activités prévues ». Le directeur du PEV affirme que « le gouvernement centrafricain, qui se trouve être le premier bailleur dans ce programme, n’a pas honoré ses engagements ».

Il ajoute que « ces insuffisances qui  ont un impact direct sur le programme, se font encore ressenties lors des évaluations des mois suivants ». Toutefois, les experts « les ont corrigées, intégrées et planifiées pour les prochaines phases », indique-t-il.

Le plan a été élaboré pour une période de 5 ans, conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement. Les fréquentes maladies dont souffrent les enfants centrafricains sont entre autres le paludisme, les fièvres jaunes ou typhoïde, la diarrhée, la rougeole, la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

 

 

Centrafrique : Elections législatives : la campagne pour le second tour démarre sur fond de crise

Ai- Rca- Lundi, 21 Mars 2011 09:57 «  Il  est impérativement demandé à tous les commissaires locaux des huit (08) arrondissements de Bangui et ceux des comités sous préfectoraux dont leurs circonscriptions sont admises au second tour  et aux commissaires qui appuient la coordination nationale pour la photocopie et le colisage des listes électorales de cesser toutes activités allant dans le sens des préparatifs  du scrutin législatif du 27 mars prochain ».

 C’est en tout cas la quintessence d’un communiqué de presse rendu public par le collectif des commissaires locaux de la coordination électorale (CEI) et parvenu le  18 mars au desk central de l’agence Ai.

A cause de  six (06) mois d’arriérés d’indemnités impayés, « le collectif ordonne  aux membres des bureaux desdits comités locaux de suspendre tous contacts avec les coordonnateurs affectés dans leurs circonscriptions jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Selon le communiqué de presse, le collectif a invité  tous les concernés à une assemblée générale qui s’est tenu le  19 mars  au Jardin du Cinquantenaire en face du Lycée Boganda de Bangui.

Ai – Douala

 

Centrafrique : Le Premier ministre démissionne

Ai- Rca- Lundi, 21 Mars 2011 09:44  Le Premier ministre Archange Touadera a remis le 18 mars au Président réélu  sa lettre de démission et  celle de son gouvernement au président réélu et investi.

"Suivant les principes républicains. Il est de mon devoir de rendre  la  démission du gouvernement pour permettre justement au président de la république élu et investi , en fonction  des nouvelles missions, en fonction des engagements pris dans sa profession de foi pour reconstituer   une équipe qui pourrait pour les 5 prochaines années l'accompagner dans sa mission, dans la mission que le peuple centrafricain  lui a confiée", a déclaré M Touadera pour qui l'exploit qu'a fait son gouvernement a été rendu possible grâce aux directives claires et précises du chef de l'Etat qui selon lui,  a su mettre à la disposition du gouvernement les moyens de sa politique.

Quant à  son éventuelle reconduction à la tête du prochain gouvernement,  M Archange Touadera a dit tout  confier au président investi.

Le premier ministre Touadera a été nommé en  janvier 2008 et a été reconduit en  janvier 2009.

 

Kabongo, Ai Bangui

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:50

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Calme précaire à Nzacko 3 jours après l’attaque de la LRA

Radio Ndéké Luka Mercredi, 16 Mars 2011 14:39

Le calme revient peu à peu à Nzacko (est de Centrafrique avec le retour des populations dans la ville. La ville de Nzacko a été le théâtre d’une attaque meurtrière des éléments rebelles de la LRA, dimanche 13 mars 2011. Une attaque qui avait fait 8 personnes tuées.

Certes les populations comment à revenir dans leurs maisons, mais elles craignent encore une nouvelle réapparition de ces éléments rebelles, en raison de l’absence des Forces de l’Ordre.

Un garçon et une fille de 15 et 14 ans ont réussi à s’échapper des mains de leurs ravisseurs. Ils faisaient partie de la centaine d’otages pris par les rebelles. Ils ont regagné la ville deux jours après l’attaque. On annonce par ailleurs la mort de 3 autres personnes enlevées. Leurs dépouilles ont été inhumées dans la ville. Sur les circonstances exactes de leur mort, les familles ont confié au correspondant de. Radio Ndeke Luka à Bria (est), que « ces personnes ont été froidement abattues par les rebelles, car ils n’avaient plus la force de poursuivre la marche avec des butins de la LRA sur plus de 50 kilomètres ».

Les témoins interrogés ont aussi expliqué que « les otages sont nombreux avec des gens enlevés d’autres localités. Les personnes âgées, malades ou fatiguées qui sont dans l’incapacité physique de transporter les bagages de la LRA ou qui sont dans l’incapacité de poursuivre la marche sont systématiquement tuées », ont-ils encore déclaré.

  

Campagne électorale encore timide à Bangui

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 16 Mars 2011 14:34

« L’ambiance générale de la campagne électorale est morose  au niveau de la capitale centrafricaine Bangui ». C’est le sentiment le mieux partagé par la population de la ville centrafricaine, ce 16 mars 2011, interrogée par Radio Ndeke Luka.

Deux jours après le démarrage de la campagne relative au second tour des élections législatives, un calme sévit dans Bangui et plusieurs villes des provinces de Centrafrique. Une campagne qui se déroule, faut-il encore le rappeler,  sans l’opposition. Celle-ci a retiré tous ses candidats en lice.

« C’est parce que l’opposition n’est pas dans la course que la campagne est morne » a indiqué un habitant de Bimbo, chef-lieu de la préfecture de l’Ombella M’poko (sud du pays). « Pour l’instant c’est l’investiture du président de la République qui est d’actualité », renchérit un autre de Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui. Ce dernier ajoute : « nous ne sommes seulement qu’à 3 jours du début et il reste une dizaine de jours encore ».

Alors que le débat bat son plein sur cette campagne électorale, le président reconduit François Bozizé qui a prêté serment séjourne à Mbayki (Sud du pays) au lendemain de sa prestation de serment. Ce jour, il a procédé à l’inauguration du marché central de la ville Mbaïki (sud) réfectionné. Le couple présidentiel a également remis un don à l’Hôpital de la ville et à l’Institut supérieur de développement rural (ISDR).

Il faut rappeler que François Bozizé, dans son discours d’investiture a promis de « mettre un accent particulier sur la bonne gouvernance et la gestion des sociétés d’Etat ». Il s’est engagé également « à instruire le gouvernement à mener des réformes profondes aux niveaux de ces sociétés et à traduire en justice les auteurs de malversations ».

La campagne pour les législatives prend fin le 25 mars et le scrutin est pour le 27 mars 2011.

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 23:10

 

 

 

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L’ex-président quitte l’hôpital « en forme »

Radio Ndéké Luka Jeudi, 10 Mars 2011 13:47

L’ancien Président de Centrafrique, Ange Félix Patassé, classé 2e à la présidentielle du 23 janvier 2011 a quitté le 9 mars 2011 la clinique Chouaib à Bangui où il était interné. Le « Petit frère de Jésus » comme il se fait appeler, a passé quatre jours, sous surveillance médicale.

Ange Félix Patassé souffre  de diabète, selon des sources médicales. Son médecin interrogé, estime « qu’il est en forme présentement ».

Mais à peine sorti de la clinique, l’ex-président doit s’attaquer à un dossier brûlant. Son directeur de sécurité, Armel Ningatoloum Sayo, arrêté le 28 février, est placé sous mandat de dépôt à la Section des Recherches et d’Investigation à Bangui.

La décision a été prise mardi 8 mars par le 1er Substitut du Procureur de la République. Armel Ningatoloum Sayoest inculpé de « tentative de détention d’armes de guerre sans autorisation préalable ».

Une inculpation que le Cabinet de l’ancien Président qualifie de « curieuse et étonnante » dans un communiqué de presse rendu public le même jour.

Selon le communiqué, « le placement sous mandat de dépôt qui est intervenu deux jours de plus, conformément  au délai légal de garde à vue, est contraire aux normes prévues par la loi, et viole de ce fait le respect des droits humains ».

L’ancien Président Patassé dénonce ce qu’il considère comme « des méthodes d’inquisition » dont sont victimes son Directeur de sécurité et le pasteur Fulgence Baka, un de ses proches. Il exige en conséquence leur libération.

 

Une nouvelle fausse alerte crée la panique à Birao

Radio Ndéké Luka Jeudi, 10 Mars 2011 13:46

Le calme est revenu le 9 mars 2011 soir dans la ville de Birao (Nord de Centrafrique) et principalement dans le quartier administratif. C’est suite à une fausse alerte d’une éventuelle attaque de la ville par un groupe armée non identifié, déclenchée à 10h du matin.

L’alerte a fait déplacer la quasi-totalité de la population de la ville. Aussitôt les Forces Armées centrafricaines ont mis le dispositif sécuritaire en marche pour faire face à toute éventualité.

Les populations ont regagné la ville en fin de l’après-midi, mais avec encore la peur au ventre.

Signalons que de telles alertes sont fréquentes à Birao. La dernière avait débouché finalement le 24 novembre dernier à une attaque de la ville par les éléments de la CPJP appuyés par une faction de rebelles tchadiens.

 

Des élèves revendiquent le droit à l’éducation devant RNL

Radio Ndéké Luka Jeudi, 10 Mars 2011 13:43

Les élèves des classes des Cours Moyens 1 de l’Ecole des 36 Villas B de Bangui sont venus manifester pacifiquement  mercredi 9 mars devant les locaux de Radio Ndeke Luka. Ils n’ont plus d’enseignants pour assurer les cours et exigent l’application à leur égard du droit à l’éducation.

Ils entendaient dénoncer particulièrement le fait que les enseignantes contractuelles, chargées de dispenser des cours ont été sommées de quitter les classes par d’autres enseignants en grève. Le gouvernement centrafricain, pour assurer la continuité des classes devant la grève déclenchée il y a quelques jours par les enseignants a fait recours à des contractuels. Ce sont ces derniers, considérés comme des « casseurs de grève », qui viennent d’être délogés des salles de classe.

Ces élèves et manifestants accusent le Directeur de leur école d’avoir été incapable de « contenir les grévistes envahisseurs ».

Ce dont se défend ce dernier. En effet, le directeur de l’école, Gualbert DERANT, soutient au contraire avoir tenté « une négociation vaine » avec ces mécontents qui n’avaient qu’un seul objectif : « retirer deux de leurs collègues qui interviennent dans cette école, comme ils l’ont fait pour les autres établissements ».

La grève des enseignants contractuels, faut-il le rappeler, est suivie sur l’ensemble du territoire centrafricain par plus de 3000 enseignants. Ils exigent du gouvernement leur intégration dans la fonction publique.

Selon eux, le ministère de tutelle n’a pas respecté les clauses du contrat signé avec  la Banque Mondiale. Ce contrat stipule que l’intégration doit intervenir après 2 ans de prestation sur le terrain. Or les contractuels font valoir à présent qu’ils en sont à leur quatrième année.

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 23:17

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 08 Mars 2011 15:55

300 enfants malnutris de Nola (ouest du pays) bénéficient désormais d’une prise charge nutritionnelle appropriée. L’ONG Action Contre la Faim (ACF) vient de réhabiliter lundi 7 mars 2011, un bâtiment qui comporte 2 salles d’hospitalisation dotées de 25 lits et une autre pour des soins. Coût de l’investissement, 6 800 000 francs CFA (environ 10,366 euros).

Il s’agit d’un centre dit Unité nutritionnelle thérapeutique, logé au sein de l’hôpital préfectoral de Nola.

Selon Marion Laporte responsable de l’ACF dans cette région, interrogée par Radio Ndeke Luka, le centre est destiné « à la prise en charge correcte des cas de malnutrition sévère dont sont victimes ces enfants ».

Elle précise que les autorités sanitaires de cet hôpital « auront la charge de relayer la gestion de ce patrimoine mis à leur disposition ». Seulement la population ne cache pas son inquiétude. Elle craint en effet une détérioration rapide du centre et rappelle les cas de « vandalisme antérieur commis par ces responsables ».

Ce centre est l’une des réponses aux préoccupations des enfants malnutris de Nola, qui, entre 2009 et 2010, ont été sévèrement atteint de la malnutrition.

 

NDLR : Où est le gouvernement centrafricain de Bozizé ? Jusqu'à quand ce sont les ONG qui vont continuer à venir au secours des enfants malnutris ? Voilà le vrais problèmes par rapport auxquels Bozizé est incapable d'apporter le moindre début d'un commencement de solution. C'est vraiment un honte nationale.

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:33

 

 

RCA

 

Source: Brookings Institution 28 Fev 2011


Résumé exécutif

Les populations actuellement déplacées à l’intérieur de la République Centrafricaine (RCA), soit un total estimé à 200.000 personnes, font face à de graves problèmes de protection et d’assistance, notamment l’insécurité persistante et des besoins urgents en nourriture, eau et hygiène, santé et abri adéquat. Un grand nombre d’enfants manquent d’accès à l’éducation depuis plusieurs années. Bien que certaines personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) soient retournées chez elles, la vaste majorité des PDI attend une solution durable à leur déplacement, tandis que de nouveaux déplacements ont toujours lieu jusqu'à ce jour.1 Les conditions de vie des PDI restent précaires et préoccupantes; toutefois, le problème est toujours peu connu hors du pays.

L’État Centrafricain a oeuvré au cours des dernières années pour répondre au phénomène du déplacement à travers plusieurs mesures, parmi lesquelles: la signature, suivie de la ratification, du Pacte des Grands Lacs et ses deux Protocoles relatifs aux PDI, la signature de la Convention de l’Union Africaine relative aux PDI (Convention de Kampala), l’établissement d’un Comité National, ainsi que le soutien apporté aux deux visites effectuées dans le pays, en 2007 et 2010, par le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour les Droits de l’Homme des PDI (RSG-PDI). Plus généralement, l’État est bien avancé quant à la ratification des instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de lhomme, ainsi que ladoption de plusieurs lois nationales dans ce domaine.

Pourtant, il reste à assurer l’intégration dans le cadre normatif national certains instruments internationaux et régionaux. Conscient de ce besoin en ce qui concerne les droits des PDI, l’État Centrafricain s’est engagé à entreprendre un audit du cadre juridique et politique national existant en vue d’identifier les lacunes et d’harmoniser ce cadre normatif avec les Protocoles des Grands Lacs relatifs aux PDI et les Principes directeurs des Nations Unies relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur pays. En fait, un tel examen des lois et politiques nationales est conforme aux obligations de l’État selon les Protocoles des Grands Lacs relatifs aux PDI, ainsi que la Convention de Kampala. Il est à noter que l’État Centrafricain est le premier pays en Afrique à prendre une telle initiative.

Suite à une demande du Gouvernement adressée au RSG-PDI, et avec l’accord et l’appui de l’UNHCR, une assistance technique a été fournie par le Projet Brookings-Berne afin d’entreprendre la compilation et l’analyse des lois existantes en RCA, et en particulier d’évaluer leur conformité avec les normes internationales, régionales et sous-régionales pour la protection des PDI. L’étude vise à fournir au Gouvernement et aux agences et ONG humanitaires des informations identifiant les lacunes légales qui empêchent les PDI d’exercer leurs droits, et à proposer des recommandations pour combler ces lacunes.

Afin de mettre le cadre juridique en RCA en conformité avec les normes internationales, régionales et sous-régionales relatives aux PDI, il est recommandé la mise en place d’un plan d’action comprenant deux volets: (1) modifier plusieurs lois nationales existantes afin de combler les lacunes, clarifier les zones d’ombres et/ou assouplir des règles générales créant des exigences faisant obstacle au respect des droits des PDI; et (2) rédiger et adopter une loi-cadre relative aux PDI. Ce rapport identifie les éléments essentiels d’un tel projet de loi relative aux PDI, ainsi que les amendements qu’il est recommandé d’apporter aux textes légaux existants.

L’auteur de cette étude espère que toutes les entités oeuvrant en faveur des PDI en Centrafrique, et en particulier le groupe de travail récemment établie avec la mission d’élaborer une loi cadre relative aux PDI, trouveront dans le présent document les orientations qui pourront guider leurs actions et leur permettre de mieux cerner et donc d’aborder les problèmes auxquels sont confrontés les PDI centrafricains.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:16

 

 

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Manifestation des militaires retraités à Bangui

Radio Ndéké Luka Lundi, 28 Février 2011 14:06

Plus de 300 soldats de l’Armée centrafricaine admis à la retraite ont organisé un sit-in ce 28 février 2011 dans la matinée devant le Camp Beal à Bangui. Ils revendiquent le payement de leurs arriérés de salaire portant sur  plusieurs mois ainsi que la prime de départ à la retraite. La somme totale à leur verser est estimée à 30.000 Euros, soit 19.500.000FCFA. Selon eux, plusieurs démarches ont été déjà menées auprès des instances compétentes mais sans succès.

Ces militaires retraités ont bloqué l’entrée du Camp Beal qui abrite le Ministère centrafricain de la Défense pendant plus de 3 heures. Ils expliquent que « plusieurs démarches ont été faites auprès du médiateur de la République et des correspondances ont été également adressées à l’endroit du ministre de la défense sans réponse ».

Armand Keko, délégué de ces ex-militaires centrafricain indique qu’ils « revendiquent non seulement leur dû, mais aussi qu’une mesure d’amnistie soit prise en faveur de leurs compagnons d’armes exilés pendant les derniers conflits armés qui ont miné le pays ».

Cette situation a entraîné auprès des intéressés des situations sociales difficiles : « enfants renvoyés de l’école, pour non-paiement de frais de scolarité, subsistance difficile à trouver, problèmes pour se soigner, loyers impayés etc.

En voulant s’approcher du Ministère de la Défense, le journaliste de Radio Ndeke Luka s’est vu refuser d’accès  par les militaires déployés sur les lieux de sit-in. Pour l’instant la Radio attend toujours la réaction des responsables du département.

 

Un élément de la garde présidentielle abat sa sœur

Dimanche, 27 Février 2011 13:49

Les populations du 4ième arrondissement de Bangui se sont réveillées dans la clameur ce dimanche 27 février 2011. Le crépitement d’une arme à feu automatique  a provoqué en effet un réveil brutal dans la Cité Jean XXIII. Un élément de la garde présidentielle, appelé également « Béret vert » a abattu sa sœur à bout portant d’une rafale de mitraillette. La victime était âgée de 23 ans.

Jean Didier Gogta, un des témoins, par ailleurs victime il y a quelques jours d’un braquage dont le meurtrier serait l’auteur raconte : « le meurtrier est à la recherche d’une mallette que son père, mort il y a quelques jours, aurait confié à sa sœur. Il a d’abord conduit sa sœur dans la maison familiale,  kalachnikov en mains, pour récupérer la mallette. Il a traîné ensuite la victime de la concession où vit celle-ci avec son mari. Excédé de n’avoir rien trouvé, il a déchargé l’arme sur sa soeur ».

Le meurtrier a même tiré sur le témoin qui a tenté de s’interposer au moment où des tirs. Ce dernier a reçu des projectiles au niveau du tibia gauche mais sa,vie n’est pas en danger et il a pu regagner son domicile après avoir subi des soins intensifs à l’Hôpital de l’Amitié à Bangui.

L’élément de la garde présidentielle a été finalement « neutralisé avec deux chargeurs encore accrochés à son arme ». Une patrouille de gendarmes alertée par les voisins est venue procéder à son arrestation et le libérer des mains d’une foule hystérique qui voulait le lyncher coûte que coûte.

Il faut rappeler que le port d’armes à tout moment et en tous lieux par certains hommes en tenue assurant la sécurité du chef de l’Etat centrafricain, est monnaie courante à Bangui. Ces derniers sèment souvent la terreur et la désolation au sein de la population. L’impunité dont ils semblent bénéficier de la part de leurs chefs a souvent été dénoncée.

 

Un artisan minier tué par des malfrats à Ouadda-Djallé

Radio Ndéké Luka Dimanche, 27 Février 2011 13:48

Un artisan minier âgé de 30 ans, a été tué jeudi 24 février 2011, sur l’axe Ouadda-Djallé Ouandja à environ 150 kilomètres de Birao (nord du pays), par des personnes armées identifiées comme des éleveurs nomades venus du Soudan voisin.

Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité, l’incident est survenu quand « un groupe d’artisans minier en motos, de retour de Sam-Ouandja (zone diamantifère nord-est) est tombé dans une embuscade tendue par ces hommes armés ».

Informés de la situation, précise-t-il, « les éléments de l’ex-rébellion de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) se sont lancés à la poursuite des malfrats, réputés dans ce genre d’attaques », indique encore le correspondant.

Cet incident intervient au moment où le gouvernement centrafricain vient de déployer 300 soldats en renfort pour sécuriser la préfecture de la Vakaga (nord). Cette région frontalière avec le Tchad et le Soudan, a toujours été le théâtre d’attaques à mains armées, surtout en saison sèche.

Ces militaires sont envoyés en renfort suite au retrait, il y a quelques jours, de l’armée tchadienne qui avait appuyé les forces gouvernementales centrafricaines pour chasser de Birao en novembre dernier, les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix et ceux du tchadien Mahamath Nouri.

 

Polémique autour d’une promesse électorale à Berbérati

Radio Ndék Luka Lundi, 28 Février 2011 14:13

Perturbations scolaires à Berbérati. Les 10766 élèves  des 13 écoles de la ville ont été chassés des classes ce lundi 28 février 2011. La raison est le non payement des redevances scolaires par les parents.

Les chefs d’établissement et les associations de parents d’élèves se renvoient la balle. Tout est parti d’une promesse de campagne faite par le ministre des l’Energie et des Mines, alors candidat aux législatives dans une des circonscriptions de la ville. Il avait promis de verser le montant de l’assurance exigée de chaque élève de la ville. Les parents eux, soutiennent, d’après le correspondant de Radio Ndeke Luka, que « pendant la campagne électorale du janvier dernier, le candidat à la députation Sylvain Ndoutingaï, a déjà réglé tous ces frais ».

Finalement le président de l’Association des Parents d’Elèves (APE)  a donné la clarification nécessaire, à savoir que « les frais versés par Ndoutingaï concernaient exclusivement l’assurance, soit un montant de 250 francs CFA, par élève ».

Aux dernières nouvelles, les parents ont « décidé de revenir à de meilleurs sentiments et de s’acquitter des frais de scolarité pour permettre la reprise normale des cours sur l’ensemble des établissements de la ville».

Les écoles de cette préfecture qui a pour activité dominante l’exploitation du diamant et de l’or, enregistrent souvent un taux élevé de déperdition scolaire. Certains élèves affirment  qu’ « une pelle est plus légère qu’un bic », pour justifier leur désintéressement du chemin de l’école.

 

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