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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 17:27

 

 

AFP

 

 

 

cercueil-Patasse.jpg

 

 

Bangui 19 mai (C.A.P) - Arrivé à l’aéroport Bangui Mpoko aux environs de 15 h 30, heures locales, le cercueil du Président Ange Félix Patassé a été accueilli par quasiment l’ensemble de la population de la ville de Bangui, les responsables de la Coordination des comités de soutien à sa candidature aux dernières élections, ses nombreux parents, amis, sa famille du MLPC dans son ensemble, les femmes, les jeunes, bref le peuple centrafricain. Bozizé et son gouvernement étaient également présents en ont entendu des vertes et pas mûrs.

Ils ont été copieusement hués par une foule qui ne pouvait contenir sa colère de voir Bozizé sur les lieux. Il a donc été abondamment conspué, traité de tous les noms d’oiseaux, insulté, maudit même, par des parents tant maternels que paternels de Patassé venus nombreux et  spécialement de sa ville natale Paoua, avec des branches d’arbustes de la savane et des épis de mil, accompagnés de jurons appropriés à la circonstance, conformément aux rites traditionnels bien du Nord …

Bozizé a dû souffrir en silence le martyr d’entendre tout cela prononcé à son endroit et il ne pouvait pas broncher. Il n’en menait vraiment pas large et dans son for intérieur, il a dû prendre la juste mesure des conséquences de sa haine viscérale et sa méchanceté gratuite envers son prédécesseur Ange Félix Patassé qui lui a fait pourtant tant de bien mais à qui il a refusé obstinément pour des raisons farfelues, d’aller se faire soigner hors du pays jusqu’à ce que mort s’en suive.   

Après les honneurs militaires dus à l’ancien Président de la République qu’il fut, le véhicule transportant le cercueil du Président Patassé a quitté l’aéroport Bangui Mpoko à destination de la morgue de l’Hôpital Général de Bangui, précédé par le véhicule transportant ses enfants et suivi par celui de Bozizé. Vu l’affluence des Centrafricains au bord de l’avenue des Martyrs pour rendre hommage à Patassé et la très petite vitesse avec laquelle le cortège avance, il lui faudrait presque quatre d’horloge environ pour relier la zone fret de l’aéroport à la morgue.

C’est ce matin après la mise en bière à la morgue de l’Hôpital Général de Douala où une cérémonie officielle a été organisée par le gouvernement camerounais pour rendre hommage à l’illustre disparu puis après des les honneurs militaires que l’avion emportant le cercueil de Patassé ainsi que ses enfants, quelques-uns de ses proches présents depuis longtemps à Douala, s’est envolé pour la capitale centrafricaine.

L’ex Président Patassé était décédé le 5 avril dernier à l’hôpital général de Douala au Cameroun alors qu’il était en route pour Malabo, capitale de la Guinée Equatoriale où il se rendait pour se faire soigner après toutes les tracasseries et entraves que lui a faites Bozizé. C’est vraisemblablement samedi prochain que son corps sera porté en terre dans l’imposant mausolée qui a été conçu dans son ancienne ferme « La Colombe » située au PK 26 de la capitale sur l’axe Boali.   

 

 

Bangui en rangs serrés pour accueillir la dépouille de Patassé

Radio Ndéké Luka Jeudi, 19 Mai 2011 16:52

 

Devant la mort tout s’efface. Les images de l’aéroport de Bangui Kpoko en cet après-midi du jeudi 19 mai 2011 le démontrent encore. Il était environ 15H 45mn quand le vol spécial, venant de Douala (Cameroun) et transportant la dépouille mortelle de l’ancien Président Ange-Félix Pattassé s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de la capitale centrafricaine.

Toute la République était là, en rangs serrés. Pouvoir comme opposition. Il y a Martin Ziguélé qui fut Premier Ministre du défunt et compagnon au sein du MLPC avant une séparation, puis une réconciliation qui date seulement de ces dernières semaines. Voir aussi Nicolas Tiangaye dans le sillage de Bozizé. Et d’autres encore que tout oppose dans la vie politique.

Plus de polémique donc. L’adversité est mise entre parenthèses. Le défunt doit recevoir l’hommage solennel de l’ensemble du pays auquel il a droit, ce pays qu’il a dirigé pendant 10 ans. En tête pour cet hommage, le président François Bozizé. Jadis il a pourtant renversé le défunt par un coup d’état en 2003. Le Premier Ministre est présent ainsi que l’ensemble des membres du gouvernement, les corps constitués. Tous aux côtés de la famille de l’ancien chef de l’état. Sa famille humaine comme sa famille politique. Un ministre camerounais a accompagné la dépouille.

Les honneurs militaires lui sont rendus. Des officiers, aux uniformes d’un rouge écarlate, portent avec la dignité qui sied, le cercueil. Sabre au clair, la garde rend les honneurs. Le président Bozizé s’incline respectueusement. Silence. Puis, sonnerie aux morts. Les notes du clairon déchirent le silence.

François Bozizé salue la veuve et les enfants du défunt. Loin derrière, la foule des grands jours. Pleurs et lamentations. Cris et chuchotements.  Tout le cortège s’ébranle pour la morgue de l’Hopital général de Bangui. L’itinéraire est bien choisi : Avenue des Martyrs, Place de la  Réconciliation, Avenue Koudoukou, Place des Libérateurs, Avenue de l’Indépendance, Avenue Dejean. Bref un tour de ville presque complet, le dernier, à travers les principales artères, en guise d’adieu.

Vendredi 20 mai, le programme prévoit la levée du corps pour l’exposition au domicile familial dans le quartier Fouh. Le lendemain samedi, ce sera les obsèques officielles.

En guise de rappel, l’ancien président centrafricain est décédé le 5 avril dernier dans un hôpital à Douala. Il se rendait à Malabo (Guinée Equatoriale) pour y recevoir des soins, après une hospitalisation d’une semaine dans une clinique à Bangui. Il souffrait de diabète A deux reprises, il avait été interdit de voyage. C’est à la troisième tentative qu’il a été enfin autorisé à embarquer. Son voyage s’arrêtera à Douala.

 

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 00:08

 

 

 

Areva

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Mai 2011 13:33

La société française AREVA, chargée de l’exploitation de l’Uranium centrafricain de Bakouma (1000 km à l'est de Bangui), rassure l’opinion régionale sur les dangers que pourraient engendrer l’exploitation du minerai. C’est au cours d’une réunion tenue à Bangassou ce 16 mai 2011.

C’est une étude d’impact environnemental et social faite par les experts de la société AREVA qui démontre ceci. La quasi-totalité de la population du Mbomou pense que l’exploitation de cet uranium constituerait un danger pour la santé et la vie des personnes.

Selon l’orateur, « les impacts de l’exploitation du minerai sont faibles en général sur l’environnement physique, biologique, social et radiologique ». Néanmoins malgré cette rassurance, des mesures ont été prises pour que l’exploitation soit faite dans le respect de l’environnement.

Un plan de surveillance de l’impact du projet et de l’aménagement du site de l’exploitation a été envisagé. Il s’agit là d’une première phase d’exploitation qui concerne deux sites sur onze.

L'uranium de Bakouma devait au départ être exploité par la société sud- africaine UraMin. Les travaux ont été lancés en octobre 2006, par le président de la République François Bozizé.

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:07

 

 

 

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Par Kpangbandjé - JDB 16/05/2011

De source concordante, ils auraient été enlevés par des éléments armés qui avaient envahis le village. A ce jour, ils n’ont pas donné signe de vie

 
Depuis plusieurs mois, la partie nord-est de la République Centrafricaine est transformée en Far-West. Dans cette zone, les rébellions s’acharnent sur la pauvre population qui ne peut plus même compter sur ses forces armées. L’insécurité y est grandissante. Du jour au lendemain, on assiste à des braquages, des enlèvements, des tueries, des combats et des conflits, etc. Le jeudi 12 mai 2011, la population du village Tiri, situé sur l’axe Ndélé-Golongosso a été témoin de l’enlèvement de leur chef par sept (7) hommes armés qui ont fait leur irruption dans le village aux environs de 17heures. Selon les faits qui nous sont rapportés par un témoin de l’évènement, le samedi 7 mai 2011, une échauffourée aurait opposé des éléments de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) à quatre (4) villageois, tous des chasseurs, lors d’une partie de chasse où ces chasseurs sont tombés nez à nez avec les rebelles en plein milieu de la forêt.

Il y aurait eu des échanges de tirs entre les deux camps et comme bilan, les chasseurs qui utilisaient des armes artisanales, auraient grièvement blessé trois rebelles. Parmi les chasseurs se trouvent les deux premiers fils du chef Izédine. Ainsi, quelques jours après cette échauffourée, les rebelles ont découvert le village de ceux qui leur donné cette leçon d’où leur irruption du jeudi. Dès qu’ils sont entrés dans le village, ils se sont dirigés chez le chef qui ne voulait pas laisser les rebelles emmener ses garçons. Ces derniers sont finalement partis avec le chef, sa première épouse et les deux garçons du chef. La gendarmerie de Ndélé aurait été informée de cet enlèvement mais aucune suite n’est donnée pour l’instant. Pour certains habitants du village, ces rebelles se vengent de l’affront des chasseurs.

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 23:23

 

 

 

Patass--A-F.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 14 Mai 2011 11:05

Un deuil national d’une semaine est décrété à compter de ce 14 mai 2011 jusqu’au 21 mai prochain en mémoire du regretté président centrafricain Ange Félix PATASSE. C’est un décret signé du président François BOZIZE, et rendu public le 13 mai dernier.

Selon le décret, pendant toute cette période, les drapeaux seront en berne sur l’ensemble du territoire national et dans les représentations diplomatiques de la RCA à l’étranger.

Pendant ce temps à Bangui, les travaux d’aménagement du site des obsèques officielles se poursuivent dans le 4e arrondissement. Les obsèques de l’ex président n’avaient pas vite fait l’objet de l’unanimité entre sa famille biologique, politique et le gouvernement centrafricain. Sa formation politique accuse le président François Bozizé et son parti le KNK d’être responsable de la mort de son prédécesseur pour lui avoir refusé à 2 reprises, l’autorisation de se rendre à l’étranger pour des soins.

Selon des proches du défunt, la dépouille mortelle est attendue à Bangui le jeudi 19 mai par vol spécial. L’enterrement est prévu deux jours plus tard, soit le samedi 21 à minuit, après une cérémonie d’hommage national présidée par le chef de l’état centrafricain François Bozizé.

L’ancien président Ange Félix Patassé désormais appelé « Petit Frère de Jésus de Nazareth »  est décédé le 05 avril dernier à Douala au Cameroun. C’était au moment où il partait pour des soins à sa fièvre typhoïde à Malabo en Guinée.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 01:25

 

 

 

kiosque-a-eau-a-Bangui.jpg

 

 

file-d-attente-devant-un-kiosque.jpg

 

        file d'attente devant des kiosques fontaines de SODECA à Bangui

 

 

 

Par Fleury Koursany - 12/05/2011 JDB

Depuis quelques semaines, les populations éprouvent des difficultés à s'approvisionner en eau potable

 

Cette situation qui va crescendo pose un sérieux problème dans les foyers notamment pour les femmes qui doivent absolument se réveiller dès 4 heures et demie du matin pour se rendre dans les kiosques de distribution d’eau. Dépassé cette première heure de la matinée, c’est la longue queue des bidons et autres ustensiles qui peuvent passer toute une journée comme ça, raconte Diane, une fille du quartier Brazza dans le 5è arrondissement de Bangui. Un peu plus à l’intérieur, au quartier Sara dans le 3èmearrondissement, la situation est pire. Marie, un dame d’environ cinquante ans explique: quand je ne me réveille pas à 4 heures du matin, c’est fini, je ne peux espérer avoir de l’eau. Des fois, je suis obligée de payer des garçons qui se déplacent dans les quartiers avec les pousse-pousse pour qu’ils aillent me procurer de l’eau et ce, à 25 voire 50 Fcfa le bidon de 20 litres en plus de 15 ou 20 francs que coûtent les 20 litres d’eau au niveau du kiosque de distribution. Dites aux responsables de la Sodeca d’avoir pitié de nous en nous envoyant de l’eau dans les robinets.

 

Le Directeur Général de la Sodeca, Monsieur Bénam Beltoungou sur les ondes de Radio Ndeke Luka répond sans détour et pointe un doigt accusateur vers l’Enerca (Energie Centrafricaine), d’être à l’origine de cette situation. La Sodeca depuis quelques jours est en difficulté pour pouvoir approvisionner en eau potable certains quartiers de la ville de Bangui. C’est pratiquement un cycle puisque chaque saison sèche, la Sodeca éprouve d’énormes difficultés qui sont de deux ordres. D’un côté, le problème de l’Energie avec l’Enerca qui éprouve également des difficultés. Il s’en suit des délestages beaucoup plus accentués au niveau de la station de pompage qui capte l’eau sur l’Oubangui. Quand il ya délestage, la capacité des groupes électrogènes ne nous permet pas de faire démarrer les trois pompes pour l’approvisionnement de l’usine en eau et cela perturbe la production. De l’autre côté, il y a la saison sèche avec cet étiage sévère au niveau de l’Oubangui. Pour cette année, on était obligé même de faire le barrage avec des sacs pour augmenter le niveau de l’eau vers la station de pompage. C’est ce qui a fait que certains quartiers de Bangui connaissent les difficultés du genre.

Les responsabilités sont donc établies. L’équivoque a aussi été levée par le Directeur Général de la Sodeca sur la qualité de l’eau qui est fournie à la population. Selon Benam Beltoungou, Directeur de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique les résultats tests de l’eau qui arrive dans les robinets effectués par l’Institut pasteur et l’Université de Bangui attestent de sa potabilité. Entreprise publique d’économie mixte avec des capitaux privés dont une grande part pour l’Etat, la SODECA a pour attribution principale la production, la distribution et la commercialisation de l’eau en Centrafrique.

 

NDLR : Voilà le bilan de huit ans de Bozizé et Ndoutingaï à la tête du pays. Cela se passe de commentaires

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:08

 

 

 

hopital-communautaire.jpg

 

 

                  devanture hôpital communautaire de Bangui

 

Les ONG dénoncent la corruption dans le secteur de la santé

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Mai 2011 13:25

« Inutile de se rendre à l’hôpital, si on ne dispose pas d’argent. Les rackets se multiplient et coûtent la vie à beaucoup de centrafricains ». Ce constat préoccupe les Organisations de la Société civile centrafricaine. A travers le CIONGCA (Conseil Inter ONG en Centrafrique), elles viennent de monter au créneau ce jeudi 11 mai 2011, pour dénoncer  les disfonctionnements constatés au sein des services publics de la santé.

L’élément déclencheur de cette dénonciation remonte au décès week-end dernier d’une femme professeur à l’Université de Bangui suite à un manque de soins lors d’un accouchement.

Modeste Gonda, président du CIONGCA s’est saisi de cette situation pour interpeller le 29 avril dernier, le Médiature de la République. Il a conduit une délégation du CIONGA reçue dans la journée du 10 mai 2011, par Mgr Pomodimo, médiateur.

La société civile demande l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur la défaillance médicale qui est la cause du décès de cette jeune scientifique de l’Université de Bangui. Le CIONGA fait déjà remarquer qu’il y avait ce jour-là absence d’un médecin à l’Hôpital due au fait que les médecins préfèrent travailler dans leurs cliniques privées aux heures où ils devraient être dans les services publics.

La corruption est aussi mentionnée dans la requête présentée au Médiateur. De l’avis du CIONGA, c’est l’un des plus grands maux des hôpitaux en Centrafrique. Le phénomène ne concerne pas seulement les médecins, mais tout le personnel de santé est affecté. Il consiste à conditionner les soins à donner à un patient à des frais parallèles. Sans argent, le patient est appelé à rentrer chez lui quitte à mourir.

Le CIONGA plaide pour des soins de « qualité » en faveur de tous les patients en quête de santé.

Il faut dire qu’il y a une semaine, lors de la première visite du nouveau ministre de la santé à l’hôpital Communautaire, le personnel avait décrié le manque du plateau technique ainsi que le nombre limité des ressources humaines. Des contraintes qui freinent une large couverture sanitaire pour l’ensemble du pays.

 

Désastre écologique en vue à Bossangoa

Mercredi, 11 Mai 2011 13:29

On assiste ces derniers temps à un spectacle désolant à la rivière de l’Ouham à Bossangoa (ouest du pays). Les bêtes aquatiques gisent au soleil à cause de l’étiage sévère. Il s’agit des hippopotames et certaines espèces de poissons.

Cette situation constitue un danger qui pourrait entrainer l’extinction ou la migration de ces bêtes.  L’information a été rapportée mardi 10 mai 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Selon Charly Dodane, inspecteur des eaux et forêt, « l’activité humaine notamment le déboisement est l’un des facteurs favorisant le tarissement de cette rivière qui fait vivre plusieurs familles de Bossangoa ».

Pourtant, a-t-il mentionné, la région bénéficie du climat « Soudano-guinéen. Toutefois, il y a ces dernières décennies un décalage saisonnier dû aux changements climatiques, avec 4 mois de plus au lieu de 6 ».

A titre de rappel, le 31 mars dernier un protocole d’accord a été signé entre la République Centrafricaine et celle du Tchad pour la protection des cours d’eaux dont le « Lac Tchad ».

 

La COOPI va en guerre contre la faim à Nola

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Mai 2011 13:28

L’ONG italienne COOPI procède depuis une semaine à la distribution des semences aux groupements agropastoraux de la ville de Nola (ouest). Au total 30 groupements des localités de Sked, Mbéa, Ngoungourou, Mboussa, Lobo et Nola (sud-ouest), sont concernés par la distribution de ces semences.

Ces semences sont composées sont composées entre autres de Maïs, d’arachides, de sésames, de paddy et de niébés. Selon les représentants résidents de la COOPI à Nola, « ces semences seront restituées à l’ONG par ces groupements à la fin de la campagne agricole, selon les quantités reçues ».

Il affirme aussi que le projet s’inscrit dans le cadre de « lutte contre la famine et de l’augmentation de la production agricole dans la région ». Le 15 mai prochain, ces groupements recevront également des poules pour marquer la fin de la distribution de ces semences et le début des semis.

Signalons que la région de Nola avec une dominance d’activité diamantifère a été frappée en 2009, par une crise alimentaire sans précédent. Des cas de décès ont été enregistrés parmi les enfants malnutris.

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 02:06

 

 

 

centrafrique-carte

 

 

Les transporteurs plaident pour la levée des barrières

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Mai 2011 13:30

Un risque de pénurie des produits de premières nécessités s’annonce en Centrafrique. Les transporteurs centrafricains t observent depuis mardi 3 mai, un arrêt de travail pour exiger le démantèlement des barrières jugées illégales sur l’axe Bangui-Douala. Ils ont présenté leurs doléances au ministre d’Etat aux transports.

Les routiers déclarent « ne plus supporter les tracasseries policières dont ils font l’objet sur les barrières de contrôle ». Pour preuve, plusieurs camions sont stationnés à 26 kilomètres de Bangui sur la route nationale N°1. Une voie qui relie le pays au Cameroun, et « principal axe de ravitaillement de la République Centrafricaine ».

Ces derniers ne sont pas à leur premier mouvement. Ils ont déjà observé plusieurs arrêts de travail infructueux de ce genre pour la même cause. Il est à noter que ces barrières sont souvent constituées de différents corps de services de défense et de sécurité nationale et jalonnent presque le trajet parcouru par ces transporteurs.

Signalons que la rencontre a regroupé les directeurs généraux de la Police centrafricaine, de la Gendarmerie nationale et du BARC, (Bureau d’Affrètements Routiers Centrafricain).

 

Un magistrat centrafricain témoigne au Procès Bemba

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Mai 2011 13:29

 « Les commandants militaires rendaient directement compte à Patassé ». C’est le juge d’instruction centrafricain Pamphile Oradima, interrogé comme témoin, qui s’est exprimé ainsi à la barre du Tribunal Pénal International (CPI).  La déclaration a été faite mardi 3 mai 2011, à la Haye, lors de la reprise du procès de Jean-Pierre Bemba. Le témoin a évoqué à cet effet, l’enquête qu’il avait conduite suite aux affrontements de 2002 et 2003 en Centrafrique.

Au cours de son enquête, le juge Pamphile avait entendu plus d’une centaine de témoins et victimes des affrontements. Il est revenu sur les données de ses enquêtes en rapport avec le commandement des troupes sur terrain, et sur les dépositions des victimes de viols.

Selon l’agence d’information Hirondelle, Oradima Pamphile a ainsi affirmé à la barre de la CPI que « pendant les affrontements d’octobre 2002 à mars 2003, c’est le président Ange-Félix Patassé qui dirigeait les troupes militaires sur le terrain ». Selon les informations recueillies pendant ses enquêtes, il a aussi déclaré à la cour que « tous les commandants des forces qui combattaient la rébellion de François Bozizé rendaient compte au chef de l’Etat de l’époque. Sur le terrain, il y avait plusieurs groupes armés » a-t-il ajouté.

Oradima Pamphile a fourni au procureur les noms des chefs militaires de l’époque. Il a estimé que la Cour « devrait les interroger pour comprendre le déroulement des opérations et le fonctionnement de la cellule de crise mise en place par le président Patassé ».

Il faut rappeler que Jean-Pierre Bemba est accusé de crimes contre l’humanité pour les viols, meurtres et pillages commis par ses hommes en Centrafrique. Sa milice avait été appelée en renfort par le président d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

Le procès de Jean-Pierre Bemba a débuté le 22 novembre 2010.

 

50 accouchements quotidiens en moyenne à l’hopital de Bangui

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Mai 2011 13:26

Qu’aucune femme ne meure après avoir donné une vie, y compris sa progéniture. Ce vœu vient d’être exprimé ce jeudi 5 mai 2011, par les sages de Bangui, lors d’une marche organisée à l’occasion de leur journée célébrée dans le monde et en Centrafrique. Le thème retenu est « Renouvelons notre engagement, à lutter contre le décès maternel et néo-natal ».

Habillées en Tee-shirts blancs,  de larges banderoles avec inscription du thème de la journée en mains, ces sages-femmes ont démarré leur marche, depuis la place de la réconciliation située à Miskine, pour la finir au centre Be oko au centre-ville de Bangui.

Selon Régina Patricia PEPA, secrétaire Générale de l’association des sages-femmes de Centrafrique, « l’activité est réalisée sur la recommandation du Comité International de sages-femmes pour témoigner leur intérêt contre la lutte contre les décès liés aux accouchements ».

Elle ajoute que « la sage-femme reste et demeure au centre de soins de qualité pour la mère et l’enfant. Toutefois, aucune déclaration officielle n’a été enregistrée sur cette journée ».

Pour Honorine Bénam, sage-femme et surveillante à l’hôpital Communautaire de Bangui, les sages-femmes  « manquent de plateaux techniques notamment l’aspirateur des nouveaux-nés, et sont exposées aux maladies, dont le VIH-SIDA ». Elles font souvent l’objet « de menaces voire sévices de la part des parents des parturientes en cas d’erreurs médicales ».

Au sujet du racket dont se plaignent les parturientes, la surveillante évoque « un manque d’assistance en indemnités de risque », ce qui explique-t-elle, expose ses collègues à cette pratique « décriée de tous ».

Elle s’inquiète aussi sur « la prolifération des cliniques avec un personnel parfois non qualifié, autre principale cause du décès maternel ». L’autre souci relevé par Honorine Benam est la « non couverture » du territoire national en sage-femme, qui d’ailleurs, conclut-elle, joue « plusieurs rôles » dans le système sanitaire.

Précisons que ces sages-femmes ont échangé à la fin de leur marche avec leurs partenaires nationaux et internationaux, sur les progrès déjà réalisés en matière de la lutte contre le décès maternel et néo-natal, qui figure parmi les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à atteindre d’ici 2015.

L’hôpital Communautaire de Bangui enregistre en moyenne 50 accouchements par jour.

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 01:05

 

 

 

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La violence post électorale fait un mort

Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Mai 2011 13:26

Prince Guereyekwa, atteint d’une balle à la poitrine  le 28 mars dernier, lors des manifestations  liées au scrutin législatif du 27 mars dernier à Mogoumba (sud) est décédé finalement le 1er mai 2011 à Bangui, des suites de ses blessures. Il avait été admis à l’hôpital communautaire de Bangui depuis le début du mois d’avril où il était placé en soins intensifs.

A l’origine des faits, une marche pacifique de jeunes pour contester les résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante. Ces résultats déclaraient vainqueur le candidat du KNK (parti au pouvoir) alors que pour les manifestants, la victoire revenait largement au challenger.

La victime avait pu, sur son lit d’hôpital, donner sa version des faits à Radio Ndeke Luka : « pendant la manifestation, un élément des forces navales qui était là a d’abord commencé à tirer en l’air avec sa Kalachnikov. Puis subitement il s’est retourné vers moi et m’a visé. J’ai été atteint en pleine poitrine. »

Plusieurs sources indiquent que l’auteur des tirs, un militaire, n’est pas pour l’instant arrêté ni inquiété. Aucune enquête n’est également ouverte pour le moment. Cependant, les candidats malheureux à cette élection ont publié un communiqué dans lequel ils demandent aux jeunes de la ville de Mongoumba, « de garder leur calme et éviter tout débordement afin de permettre à la justice de faire son travail ».

La Cour constitutionnelle n’a cependant pas encore délibéré sur les contentieux électoraux dans cette circonscription électorale de l’extrême sud de la RCA.

 

Les routiers ne supportent plus les tracasseries aux barrières

Radio NdéKé Mercredi, 04 Mai 2011 13:31

Les transporteurs centrafricains présentent ont présenté ce 4 mai 2011, leurs doléances au Ministre d’Etat aux transports, Parfait Anicet Mbaï. En fait ils observent un arrêt de travail depuis deux jours et veulent se faire entendre.

Ils affirment « ne plus supporter les tracasseries policières » dont ils font l’objet aux barrières de contrôle dressées le long des routes.

Plusieurs camions sont stationnés au niveau du PK26. C’est une importante barrière de contrôle sur la route nationale N°1, celle qui relie la capitale centrafricaine Bangui, au Cameroun. C’est le principal axe de ravitaillement du pays.

Les transporteurs centrafricains ont déjà observé plusieurs arrêts de travail en guise de protestation. Et la principale raison a toujours été les tracasseries policières. « A chaque passage, les policiers nous demandent des sommes colossales même si nos papiers sont en règle » a confié un des transporteurs à Radio Ndeke Luka.

Cette rencontre se tient en présence des directeurs généraux de la Police centrafricaine, de la Gendarmerie nationale et du BARC (Bureau d’Affrètements Routiers Centrafricains). On ignore pour l’heure, les conclusions auxquelles elle a abouti.

 

L’eau potable manque à Nola

RadioNdéké Luka Mercredi, 04 Mai 2011 13:30

S’approvisionner en eau potable dans la ville de Nola (ouest du pays) est devenu un parcours du combattant. Les femmes de la localité sont obligées de parcourir plus de 3 kilomètres à la recherche de ce précieux liquide indispensable.

Les principales causes de cette pénurie d’eau sont entre autres l’insuffisance de pompes hydrauliques et le tarissement des puits. Conséquences immédiates, la plus part des habitants de Nola sont atteintes des maladies hydriques.

Ce constat est rapporté ce mercredi 4 mai 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Selon lui, « 40% des consultations journalières effectuées au laboratoire de l’hôpital de Nola révèlent que la population est souffre des maux liés aux vers intestinaux. Les autorités sont entrain de prendre de mesures pour répondre aux besoins de ces habitants en eau potable ».

Signalons que ce manque d’eau à Nola qui intervient surtout en saison sèche, touche presque toutes les préfectures frontalières de cette ville.

 

Laurent Ngon Baba élu 1er vice-président de l’Assemblée nationale

Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Mai 2011 13:28

L’ancien ministre centrafricain de la justice Laurent NGON BABA a été élu 1er Vice-président de l’Assemblée nationale de la 5e législature centrafricaine. C’est à l’issue du second jour des travaux de la 1ère Session extraordinaire de la 5e législature centrafricaine ouvert ce 3 mai 2011. L’élection aux autres postes du bureau du parlement se poursuivait encore à la mi-journée de ce mercredi 4 mai.

La veille, au premier jour de cette session extraordinaire, le président sortant, Célestin Le Roi GAOMBALET, Député de Bambari, avait été reconduit au perchoir. Il avait obtenu 76 voix sur 84. Il était finalement seul candidat après le désistement de Thierry Savonarole MALEYOMBO, député du 7e Arrondissement de Bangui et ministre des télécommunications dans le précédent gouvernement centrafricain.

Au total, 11 postes sont à pourvoir dont 3 Vice-Présidents, 2 Questeurs, 2 Secrétaires parlementaires et 3 Membres. L’élection de ces membres sera suivie de la mise en place des Commissions permanentes ainsi que des Groupes parlementaires.

Pour le Président reconduit, l’objectif principal qui devra guider sa seconde mandature, est « la promotion de la bonne gouvernance comme facteur de lutte contre la pauvreté qui gangrène la RCA ».

La spécificité de cette 5e législature est qu’elle est monocolore, au vu des résultats des élections législatives du 23 janvier et du 27 mars 2011. Au sujet de l’enjeu d’une telle Assemblée Nationale, Maurice SARAGBA, Indépendant, Député de Nanga-Boguila,  estime que « seul l’intérêt du peuple centrafricain devra primer en tout ».

92 députés sur 105 participent aux travaux de cette 1ère session extraordinaire de l’Assemblée Nationale. Les 13 restants devront être élus après une reprise partielle du scrutin, suite à l’invalidation des résultats de leurs circonscriptions par la Cour constitutionnelle.

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 20:36

 

 

président pasteur Bozizé

 

 

Un compatriote tellement écoeuré par le mélange de genre douteux de Bozizé nous a fait parvenir cette réflexion très intéressante sur le sort de notre pays entre les mains du destructeur Bozizé. En effet, tout en prétendant être président de la République centrafricaine, il n'en continue pas moins d'exercer ses prétendues fonctions de pasteur du temple du Chritianisme céleste, une secte qu'il a importée du Bénin où il avait passé quelques années d'exil après son coup d'Etat radiophonique et ses errements politico-militaires de mars 1982. Dimanche dernier, le prétexte de l'inauguration d'un temple de cette secte au quartier Galabadja à Bangui dans le 8ème arrondissement a entraîné la monopolisation des antennes de Radio Centrafrique pour toute la matinée, confondant ainsi l'Etat centrafricain dit laïque avec le religieux.

 

Rédaction C.A.P

 

 

 

Le temps passe, les hommes changent et font changer le milieu dans lequel ils vivent. Nous en avons la preuve du fait que de l'Oubangui Chari, on est arrivé à la République Centrafricaine, et de Boganda, nous en sommes à Bozizé. Et si l'Oubangui Chari et la République Centrafricaine n'ont, étymologiquement parlant, rien en commun, Boganda et Bozize partagent une racine commune, celle de voir leur nom respectif commencer par la même syllabe. Et là s'arrête la similitude.

Et comme il a été mentionné plus haut, le temps passe, les hommes changent. Et parler de changement, c'est ouvrir une alternative : le changement qui suppose une progression permanente positive et celui qui, au contraire, entraîne une dégradation incessante et néfaste.

Un homme d'Etat est celui qui est supposé poser des actes tangibles, matérialisant pendant longtemps sa vision politique à travers des constructions concrètes au bénéfice de l'ensemble de sa population et à travers des idées fortes, pouvant résister à l'épreuve du temps.

Boganda s'en est allé précocement, en n'ayant pas laissé à son compte des réalisations matérielles, mais l'héritage qu'il a laissé à son peuple est incommensurable : un drapeau qui n'a jusqu'à présent, soulevé aucune contestation, un hymne qui fait la fierté des compatriotes et qui retrace leur histoire, un programme politique, dont le contenu, tenu en cinq verbes seulement, suffit, s'il est suivi à la lettre, pour mener à bon port le bateau centrafricain, une langue nationale et une devise que beaucoup de nations nous envient, et enfin une pratique démocratique assise sur l'existence de plusieurs partis politiques.

Et pour faire que toute cette activité politique soit comprise par l'ensemble des populations, Boganda n'avait pas hésité à écrire à sa hiérarchie ecclésiastique pour être libéré de ses charges religieuses, qu'il trouvait incompatibles avec les responsabilités d'un homme d'Etat, laïcité oblige.

Et que voyons-nous aujourd'hui ?

A l'époque où il manquait à Boganda les hommes qu'il fallait pour bâtir une nation prospère, l'on ne peut pas croire qu'aujourd'hui, la République Centrafricaine souffre de ce déficit. Le constat est que les hommes valables, capables de sortir ce pays de l'ornière, ont tourné le dos au pays à cause des mauvaises orientations politiques et des pratiques aberrantes de gestion des ressources tant humaines que naturelles du pays.

L'on ne peut donc guère s'étonner que la nomination d'un premier ministre à la suite des élections présidentielle et législatives ait été conduite comme une affaire biscornue, à la suite de laquelle la reconduction du même personnage était l'unique voie de sortie de l'impasse. Peut-on vraiment croire qu'il n'y ait pas d'autres hommes capables d'exercer la fonction ?

Quel changement peut-on envisager avec une telle répétition ?

En plus, de savoir que des hommes qui avaient déjà fait la preuve de leur incapacité à assumer des fonctions ministérielles reviennent au grand galop autour de la table du conseil des ministres, que penser de l'avenir de ce pays ?

Les liens familiaux, l'apparence vestimentaire, et même le verbiage sont-ils des critères objectifs à retenir dans le choix des hommes ? Là n'est pas l'objet du propos même si cela a son importance.

Ce qui irrite, c'est de voir l'Etat faire des mains et des pieds pour mettre le Temple à sa solde, sabotant ainsi le principe de laïcité dont il devait être le garant. Pire, quelle image que de voir celui qui devait incarner cette laïcité, s'affubler d'un manteau de temple et mobiliser la presse nationale pour livrer au public un nouveau lieu de culte !

Boganda s'était défait de sa soutane pour exercer ses activités politiques. Le ridicule aujourd'hui, c'est qu'après un pasteur président de la CEI, on court le risque de voir un président se mettre à baptiser ses disciples à tour de bras pour que la boucle d'élections contestées soit « bouclée », et que la descente aux enfers du pays se fasse au pas de gymnastique.

Les Centrafricains doivent ouvrir les yeux, car la RCA ne mérite pas ce sort. Nos voisins sont en train d'avancer, pourquoi pas nous. Et pourquoi pas nous ?

 

Un Centrafricain vivant en Picardie (France)

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 15:36

 

 

 

Sud Est RCA

 

 

Les affrontements FACA braconniers font 16 morts

Vendredi, 29 Avril 2011 13:30

Un incident de taille vient d’opposer l’armée centrafricaine à un groupe de braconniers. Deux  affrontements ont eu lieu dans la Sangha-Mbaéré et la Lobaye, deux préfectures situées au Sud-Ouest du pays. Parmi les victimes on dénombre 16 morts dont 2 soldats centrafricains et 14 braconniers. Il y a 2 arrestations dans les rangs des braconniers.

L’information a été rendue publique ce vendredi 29 avril 2011 par le ministère des Eaux et Forêts au cours d’un point de presse à Bangui. Selon les sources du ministère, les braconniers seraient des sujets soudanais, et parlent  uniquement l’anglais.

Théophile MOMOKOAMA, directeur général des services d’appui au ministère des Eaux et Forêts, affirme que « le succès enregistré dans ces opérations lancée depuis le 17 avril dernier est la résultante d’une minutieuse préparation par l’état-major des FACA. Plusieurs armes de guerre, minutions et biens d’autres matériels ont été récupérées lors des deux attaques lancées à cet effet ».

Les mêmes sources précisent que les malfrats sont en débandade et les opérations de harcèlement se poursuivent encore dans les régions concernées.

Il y a 2 semaines, 6 centrafricains partis à la chasse en territoire congolais toujours dans la Sangha-Mbaéré ont été chassés à leur tour par la garde forestière congolaise. L’un d’entre eux a été atteint par balle et reçoit encore des soins intensifs à l’hôpital de Nola (ouest).

 

Plus de 1700 élèves risquent d’être privés de cours à Bouar

Radio Ndéké Luka Vendredi, 29 Avril 2011 13:35

Les bâtiments du lycée Moderne de Bouar (ouest du pays), n’ont plus de toitures. Ces toitures ont été arrachées par une tornade le weekend dernier. Plus de 1670 élèves du risquent d’être privé de cours dans les prochains jours. C’est un constat du correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar ce 29 avril 2011.

Selon le correspondant, il s’agit « des élèves des classes de 6e, 5e et 4e qui seront concernés. Les bâtiments dont les toitures ont été emportées datent de plusieurs décennies, car créé en 1962 ».

Depuis plus de 10 ans déjà, cet établissement scolaire manque cruellement de matériels didactiques notamment, livres et tables bancs. « C’est une situation liée à la vétusté des bâtiments et aux actes de vandalisme perpétrés par des personnes de mauvaise volonté », a affirmé Dieu Donné Wambeti, censeur du 1er du lycéen, avant de lancer un appel à l’aide au gouvernement et organisations humanitaires.

Le lycée Moderne de Bouar regorge plus de 2430 élèves, dont 635 filles. Certains élèves sont venus des périphéries éloignées de la ville de la ville : de Bocaranga, Baoro, Carnot, Baboua et Beloko (nord-ouest).

 

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