Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 01:54

 

 

 

 

urgent

 

 

 

Bangui, 4 juin (C.A.P) - Deux soldats de l'armée tchadienne auraient abattu à bout portant cet après midi de samedi deux civils centrafricains au niveau du PK 12, à 200 mètres de la résidence de Bozizé. 

 

Les jeunes centrafricains en colère, ont érigé plusieurs barrières depuis le camp du RDOT (PK 11) jusqu'à l'entrée de Sassara,  résidence présidentielle de Bozizé et  celle de son fils qui n'est autre que le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé. La tension déjà élevée dans la capitale depuis le début de la semaine au sujet du double homicide d'enfants par un musulman tchadien au Km 5, est encore montée d'un cran.

 

Malgré les nombreux appels au calme et les conclusions des entretiens bilatéraux de haut niveau entre les autorités de Bangui et celles de N'djaména qui a dépêché exprès une délégation à Bangui conduite par le ministre de la défense, les passions ne se sont visiblement pas calmées de part et d'autre.

 

Seuls les jours à venir nous dirons sur quoi va déboucher cette crise de violence qui met rudement à l'épreuve la capacité des autorités de Bangui à gérer les affaires du pays tout en ayant des relations de bon entente avec le puissant voisin du nord.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 01:52

 

 

 

violence KM 5 4

 

 

 

Bangui - 04/06/11 09:49 (AFP) - La nuit a été calme dans le nord-ouest de la capitale centrafricaine sous couvre-feu après des violences contre les musulmans ayant duré deux jours et qui ont fait 7 morts pour la seule journée de mardi, a appris l'AFP de source du haut commandement militaire.

Un précédent bilan du parquet faisait état de 7 morts et 21 blessés pour la seule journée de mardi. Une source diplomatique avait évoqué une "quinzaine de morts et une cinquantaine de blessés" sur les deux jours.

"Suite aux troubles consécutifs à l'assassinat de deux garçons centrafricains survenus  le 31 mai 2011, les deux délégations ont déploré des cas de mort, des blessés et d'importants dégâts matériel dans les deux communautés dont 8 morts et plusieurs blessés du côté tchadien, 3 morts et plusieurs blessés du côté centrafricain", indique le communiqué signé du ministre centrafricain délégué à la Défense Jean-Francis Bozizé et du ministre tchadien de la Défense Bichara Issa Djadala.

Le ministre tchadien conduisait une délégation en Centrafrique -où la communauté tchadienne, notamment musulmane, est importante - qui a rencontré jeudi le président centrafricain François Bozizé.

"Selon des informations qui nous sont parvenues, certaines victimes musulmanes auraient été enterrées très vite et les services compétents font un travail à ce sujet pour un bilan précis", a précisé à l'AFP une source au ministère de la Défense centrafricain, précisant que ce bilan provisoire couvrait les "deux jours" de violence.

Des violences visant les musulmans ont eu lieu dans le troisième arrondissement de Bangui mardi après la découverte du corps de deux garçons (4 et 5 ans) dans le coffre du véhicule d'un musulman. Les deux garçons avaient disparu dimanche. Ces violences s'étaient étendues à d'autres quartiers mercredi et un couvre-feu a été instauré "jusqu'à nouvel ordre" dans trois arrondissements du nord-ouest de la capitale (3e, 5e et 6e) de 19H00 à 06H00 (locales, de 18H00 à 05H00 GMT).

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 01:32

 

 

 

 

RCA

 

 

 

L’évêque de Bambari enlevé puis libéré par la CPJP

Radio Ndéké Luka Samedi, 04 Juin 2011 15:59

Les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et Paix (CPJP) s’en prennent désormais aux religieux. Ils ont enlevé dans la nuit du jeudi 2 juin 2011, Edouard Mathos évêque du diocèse de Bambari (centre-est du pays). L’information est confirmée sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce samedi par le curé de Bria (est).

Selon le curé, « le forfait serait commis au village Mouka-Ouadda (80 kilomètres nord de Bria), sur l’axe Ouadda. Il était de retour d’une mission pastorale à Sam-Ouandja et Ouadda-Djallé (nord-est du pays) et tombé dans une embuscade. Son chauffeur, véhicule, téléphone satellitaire et d’autres biens ont été emportés par ces rebelles ».

« Après l’avoir retenu un moment, les rebelles ont laissé partir le prélat. Il a bénéficié de l’hospitalité des habitants du village en question. Ces derniers l’ont récupéré sain et sauf », a-t-il indiqué.

Les rebelles de la CPJP de Charles Massi ont toujours régné en maitre dans le nord du pays. Les populations civiles, opérateurs économiques en sont leurs principales proies.

 

 *********************************************************************

 

LE COMMANDANT EN CHEF DE LA CONVENTION DES PATRIOTES  POUR  LA  JUSTICE  ET LA PAIX (CPJP), ABDOULAYE ISSENE COMMUNIQUE:

 

Le vendredi, 3/06/11 à 23h30, les proches de Mgr Edouard Mathos, évêque de Bambari (Rép.Centrafricaine) ont joint par téléphone, notre coordonnateur et porte-parole pour lui annoncer l'arrestation et le kidnapping du Mgr Mathos et son équipage (un chauffeur et une gouvernante) par les éléments de la CPJP, de retour d'une tournée à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute Kotto. A mon tour, je viens d'être informé.

Mais je puis dire que, je  suis grandement surpris et stupéfait!!! En ma qualité de commandant en chef de toutes les opérations de la résistance et combat contre la dictature du Général François Bozizé, je déments formellement cette allégation d'acte ignoble et infâme, propre aux bandits de grands chemins, qui ne ressemble pas à la cpjp !

 Ce qu'il faut comprendre est, que depuis que le Président Bozizé a signé un accord de paix avec la rébellion :"Union des Forces Démocratiques (UFDR)de DAMANE ZAKARIA, dans le cadre du désarmement, démobilisation et restructuration (DDR), comme le nom l'indique, ce n'est pas ça. L'UFDR qui devrait disparaître comme les autres signataires des accords, existe en tant que entité rebelle et politique sur l'échiquier national (nomination des membres à la présidence et autres) sous les ordres du Président Bozizé par Damane, son conseiller à la Présidence.

 La CPJP ,n'étant pas signataire de l'accord de paix, le Président Bozizé utilise UFDR et autres contre la CPJP en commettant des exactions et mètre sur son dos ,tel que le cas actuel du banditisme contre le Mgr Mathos à 80 km de Bria; où nous n'avons aucun élément qui opère là-bas!

Cette zone est tenue par Damane de l'UFDR et il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures. Il faut qu'il libère immédiatement le Mgr Mathos !!! On a assez de problème comme ça avec le régime de Bozizé.

 

                       Le coordonnateur de la marche et porte parle

 

 

                                                        Dr Bévarrah Lala

 

NDLR : Selon nos informations, Mgr Mathos et ses compagnons ont été kidnappés par le même groupe de rebelles appartenant à une autre fraction de la CPJP que celle de Abdoulaye Issène. Ce sont des éléments de ce groupe qui avait enlevé en janvier dernier les trois candidats du MLPC aux législatives dont Dieudonné Koudoufara, qui se rendaient dans leurs circonscriptions de la Vakaga et de la Haute-Kotto. On se souvient qu’ils avaient alors détroussé leurs victimes et emporté aussi leur véhicule, non restitué au demeurant jusqu’ici. Il ont procédé avec le même modus operandi avec Mgr Edouard Mathos. Toujours selon nos informations émanant d’une source proche de ces rebelles qui a requis l’anonymat, le chauffeur de Mgr Mathos demeure entre les mains des ravisseurs qui l’ont contraint à les conduire sur l’axe Ndélé. Il serait introuvable à présent.

Une réalité s’impose. Le territoire centrafricain échappe en grande partie au contrôle des autorités de Bangui à commencer par Bozizé qui se prend pourtant pour un général d’armée mais qui éprouve un mal fou à sécuriser un tant soit peu le sol national en dehors de la capitale. Ce rapt d’un évêque nous rappelle brutalement cette réalité que le problème de la paix en Centrafrique demeure entier et que les incessantes fuites en avant ne servent à rien. Voilà une conséquence du hold-up électoral de Bozizé. Il est rattrapé par les problèmes de fond qui n’ont en réalité connu aucun début de règlement comme celui du DDR dont Bozizé a détourné l’argent pour une utilisation à d’autres fins et que sur le terrain la question du désarmement reste entière. La preuve !

Le clergé centrafricain aussi doit prendre ses responsabilités en mettant suffisament la pression sur Bozizé  afin qu'il revienne sur le droit chemin. Ce clergé n'a jamais dénoncé clairement le déni de démocratie et la mascarade électorale grossière que Bozizé a orchestrée et qui lui a permis d'être aujourd'hui président de la République et député à la fois. Dans quel pays on a vu une chose pareille. Les activités pastorales ne sont envisageables que dans un pays pacifié et sécurisé. La Rca présentement n'est ni pacifiée ni sécurisée. Refuser de voir cette réalité, c'est faire de la fuite en avant. Le clergé centrafricain doit arrêter avec son équilibrisme et voir les réalités en face.   

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 00:19

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

Bangui, 3 juin (C.A.P) – Mgr Edouard Mathos, évêque de Bambari chef-lieu de la préfecture de la Ouaka aurait été kidnappé ou "retenu" depuis ce vendredi matin dans un petit village situé à environ 80 km de Bria sur l’axe Ouadda – Bria par des éléments de la CPJP apprend-t-on de sources proches de la famille de l’intéressé.

Le prélat revenait de la localité de Sam-Ouandja vers Bambari après une tournée épiscopale, de son évêché. Il était à bord de son véhicule en compagnie de son chauffeur prénommé Job et de sa cuisinière répondant au prénom de Germaine.

C’est de retour de Bangui où il avait pris part aux obsèques du président Patassé dont il est un proche que Mgr Edouard Mathos a regagné Bambari pour entamer dans la foulée sa tournée épiscopale vers le Nord-Est du pays qui fait également partie de sa juridiction ecclésiastique.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 23:56

 

 

 

080710rebelles-lra

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 03 Juin 2011 14:32

1320 éleveurs peulhs tous des réfugiés sont recensés par le chef de service des Affaires sociales, Sylvain Grèzoungou dans la ville d’Obo la semaine dernière. Apres ce recensement, ils ont bénéficié du statut de victimes des exactions de certains éléments de forces étrangères et ceux de la rébellion de la LRA de Joseph Kony, présentes en Centrafrique. Depuis 2009, les éléments des forces armées ougandaises lancés à la traque des rebelles de la LRA ont posé une base d’opération dans la ville d’Obo.

Ces éleveurs peulhs étaient arrivés par vague en RCA à Mboki depuis un an en provenance de la République Démocratique du Congo. On peut compter à ce jour environ 2000 éleveurs vivant dans la même situation dans le Haut Mbomou. Mais ces derniers, ils sont menacés par les forces de défense et de sécurité qui leurs demandent des papiers et autres pièces administratives.

Toujours dans cette ville,  le Comité International de la Croix Rouge et la Croix Rouge Centrafricaine ont distribué le 02 juin 2011des vivres aux déplacés internes de la ville et aux réfugiés Congolais. C’est dans le but selon le CICR, de lutter contre la rareté des vivres dans la ville.

 

 

 

La Cour Constitutionnelle

La Cour Constitutionnelle a repris son audience ce jour vendredi 3.06.2011 pour examiner les recours déposés par des tiers quant au second tour des législatives 2011. Douze dossiers sont enrôlés pour l’audience de ce jour.

L’élection de Maurice Saragba à Nangha-Boguila vient d’être annulée.

L’élection de Brice Ruffin Molomadon candidat de Bimbo 1 vient d'être invalidée au profit de Ghyslain Samba Mokamanédé.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 16:09

 

 

 

violence au Km 5

 

 

BANGUI, 2 juin (Xinhua) - 7 morts et environ 50 blessés, c'est le bilan provisoire des violences déclenchées mardi dernier entre musulmans et chrétiens, selon des sources hospitalières.

Jeudi matin, le directeur de l'hôpital communautaire de Bangui qui a communiqué ces chiffres a demandé aux familles qui constateraient une absence prolongée d'un des leurs de passer vérifier soit à la morgue soit au service des urgences parce que certaines victimes semblent abandonnées à elles-mêmes.

Mercredi soir, le ministre délégué à la défense, Jean Francis Bozizé, a condamné le actes de violence, de pillage à l'endroit des musulmans d'origine tchadienne détenteurs de petits commerces, qualifiant cette attitude de "réaction de haine" tout en promettant de traquer les bandits qui ont profité de ce moment de soulèvement pour procéder à des règlements de compte.

Pour des raisons de sécurité, a-t-il dit, un effectif important de musulmans tchadiens habitant le quartier KM5, le plus touché par les violences, a été déporté à la gendarmerie nationale, en attendant le retour au calme.

Par ailleurs, les habitants de la ville de Bangui, soumis à un couvre-feu de 19h00 à 05h00, heure locale, ont passé la nuit dans la peur à cause du crépitement des armes légères surtout dans les villes où habitent les communautés musulmanes d'origine tchadienne.

Les activités reprennent timidement jeudi matin. Selon les informations, le ministre tchadien de la Sécurité et de l'Ordre public devrait se rendre dans la journée à Bangui pour s'enquérir de la situation, car c'est la communauté tchadienne qui est a plus concernée par cet événement.

Les affrontements ont démarré mardi matin lorsque les corps de deux mineurs chrétiens ont été retrouvés dans le coffre du véhicule d'un transporteur musulman au quartier KM5 qui a une forte communauté tchadienne. Cette situation a provoqué le soulèvement de la population chrétienne.

Quant aux rumeurs qui courent dans la ville selon lesquels les étudiants centrafricains au Tchad seraient agressés, la radio nationale affirme avoir reçu jeudi matin le démenti de l'ambassadeur de Centrafrique au Tchad.

 

 

 

Calme précaire et timide reprise au KM5 Les chefs religieux invitent au dépassement

Radio Ndéké Luka Jeudi, 02 Juin 2011 14:07

 

marche-Sambo.jpg

L’Avenue Koudoukou dans le 3ème arrondissement de Bangui montre ce jeudi 2 juin 2011, des signes d’un retour à la normale. D la Place Abel Goumba dans le 5ième arrondissement, aux alentours de la pharmacie Sambo, la plupart des commerces sont ouverts. Les boutiques de pièces détachées sont presque toutes ouvertes. Les étals du bord du trottoir ont également retrouvé leurs espaces.

Ces constats faits par les journalistes de Radio Ndeke Luka interviennent à la 3ème journée de la crise relative à la découverte des cadavres de 2 enfants au quartier Kina.

De la pharmacie Sambo au rond-point Koudoukou, beaucoup de monde également. Toutefois, aucun commerce encore fonctionnel malgré la présence des commerçants. Ils semblent encore hésitants et préfèrent jouer à la prudence. Au niveau de la circulation, peu de véhicules personnels circulent. Mais  taxis et bus ont repris du service. Il faut dire que ces activités se déroulent sous la surveillance continue des patrouilles militaires.

Face à cette situation, les appels au calme se multiplient pour un dénouement de la crise en ce jour de fête de l’Ascension. La hiérarchie catholique de Bangui a fait entendre sa voix à travers celle de Monseigneur Dieudonné Nzapa-Laïnga, administrateur apostolique de l’archidiocèse de Bangui : « A tous les centrafricains et particulièrement les chrétiens, nous devons être des artisans de paix. Nous sommes dans un pays de droit et faisons confiance aux autorités pour faire la lumière sur cette affaire ».

Mgr Zapalaïnga a par ailleurs démenti  l’incendie de paroisses et il « supplie les fidèles d’arrêter les attaques contre les mosquées par respect à la foi ».

Le second appel venant de l’Eglise Catholique est celui de l’Abbé Saint Cyr konzélo curé de la paroisse Saint Mathias. Des rumeurs circulant au cours de la journée de mercredi laissaient entendre que cette Eglise avait été saccagée, ce qui avait occasionné, en représailles, l’incendie de la mosquée du quartier de Yapélé. L’abbé Konzélo a indiqué dans son sermon que « les centrafricains devraient  cultiver la tolérance et à bannir l’esprit de haine et de méchanceté, contraire à l’enseignement du Christ ». Pour lui, « il est souhaitable de réfléchir ensemble et de trouver une solution idéale ».

De son côté l’Association des Evangéliques en Centrafrique (AEC), dans un communiqué de presse rendu public ce jeudi à Bangui, affirme « c’est avec peine et consternation qu’elle a appris l’assassinat de ces enfants. Un acte crapuleux qui alimente l’esprit de vengeance. L’AEC, poursuit le communiqué, lance un appel à ses membres à jouer un rôle de lumière et de responsabilité pour procurer la paix autour de nous. Le communiqué invite « à la non-violence, au respect de la loi pour éviter tout vengeance au profit de la paix ».

Du côté du gouvernement, on a enregistré sur les ondes de Radio Ndeke Luka, l’intervention du ministre du développement Rural, porte-parole du gouvernement, Fidèle Gouandjika. Il parle de « manifestation de nationalisme extrémiste dont on profite pour piller et détruire ».

 

 

Les rues de Bangui (République centrafricaine).

Par RFI

 

A part quelques détonations d’armes automatiques mercredi 1er juin et ce jeudi matin, la situation tend à la normalisation dans le nord-ouest de Bangui. Cette partie de la capitale centrafricaine a basculé dans l’horreur mardi 31 mai et mercredi 1er juin. La disparition de deux enfants dont les corps ont été retrouvés mardi 31 mai dans le coffre arrière d’un véhicule est à l'origine de ces troubles.  

Dimanche 29 mai, deux enfants disparaissent à Bangui. Leurs corps sont découverts le  mardi 31 mai dans le coffre d'une voiture appartenant à un individu de confession musulmane.

Des représailles contre la communauté musulmane s'en sont suivies, notamment dans les 3e, 5e et 6e arrondissements de Bangui où le gouvernement a instauré un couvre-feu de 19 heures à 6 heures.

« Un imam a été pris à parti et sérieusement blessé. Il est actuellement à l'hôpital ».

 

Omar Kobina Layama, imam de la grande Mosquée de Bangui

 

01/06/2011 par Christine Muratet

 

Hier, ces violences se sont étendues à d’autres secteurs de la capitale où des crépitements d’armes automatiques ont été entendus, ralentissant quelque peu l’activité dans la ville. Des groupes de jeunes se sont attaqués aux musulmans tentant de piller leur magasin, mais les forces de défense et de sécurité ont quadrillé toute la zone les éloignant par des tirs de sommation.

Les autorités, les dignitaires religieux multiplient les appels au calme. Un bilan provisoire qui pourrait s’alourdir fait état de sept morts, vingt-et-un blessés et quelques mosquées incendiées.

C’est dans ce contexte qu’une délégation gouvernementale tchadienne est arrivée hier soir à Bangui pour s’enquérir de la situation auprès des autorités centrafricaines.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 00:44

 

 

 

Willybiro Sako

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Mai 2011 13:53

Les étudiants de la Faculté des Sciences de l’Université de Bangui sont descendus dans la rue ce 23 mai 2011 dans la matinée. Ils revendiquent du gouvernement, des matériels de laboratoires et des nouvelles salles de classe. Une situation qui selon eux ne  favorise pas un confort d’étude. Ils ont barricadé la route pour prouver ce mécontentement.

Malgré une pluie torrentielle qui s’est abattue sur la ville de Bangui pendant plus de 2 heures, ces étudiants ont bravé cette pluie pour réclamer « de meilleures conditions d’études ».

Ils ont cassé le vieux laboratoire de leur faculté et vidé son contenu dans la rue. « Aujourd’hui on parle de la Faculté des sciences à l’Université de Bangui, mais il n’y a rien de scientifique » a affirmé Flerry Pabandji, le vice-président de l’Association nationale des étudiants de Centrafrique (ANECA).

Il a ajouté que « des étudiants qui commencent à la première jusqu’à la 4e année à la Fac des Sciences n’arrivent pas à faire des cours pratiques. Nous avons marre des théories et nous rompons ce silence. Nous voulons maintenant que des solutions nous soient trouvées ».

Jean Ouilibiro Sako, le nouveau ministre de l’enseignement supérieur a fait une descente sur les lieux. Il a rassuré les grévistes que « le gouvernement a pris bonne note et fera tout pour y remédier ».

Une déclaration qui a calmé seulement à moitié les grévistes qui promet de « revenir à l’action si la promesse ne sera pas tenue ».

Depuis la création de la Faculté des Sciences, le laboratoire n’a vraiment pas été outillé d’équipements qui répondent aux normes des enseignements universitaires. Et depuis quelques décennies déjà, le laboratoire souffre d’un crucial problème de matériels et n’est pas tellement utilisé. Il est dépourvu de tous produits et autres réactifs de test pour les expériences scientifiques.

 

NDLR : C’est le baptême de feu pour le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur qui débarque à la tête de ce département comme un cheveu sur la soupe et sans s’y attendre. Celui-ci doit sans doute regretter son poste douillet d'ambassadeur à Paris ou même son dernier portefeuille de ministre chargé de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation qu'il a dû quitter non sans un certain grincement de dents, selon nos informations.    

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 23:49

 

 

FAUNE DE CENTRAFRIQUE

 

Parcs et réserves :

Bamingui-Bangoran :1 000 000 ha

 Manovo-Gounda-St.Floris : 2 000 000 ha

 

 Animaux :

 

 faune-de-Centrafrique.JPG

Faune-de-Centrafrique-suite.JPG

 

Saisie d’une peau de panthère.  

Bangui, 23/05/2011  (ACAP)-Les forces de maintien de l’ordre et les éléments des Eaux et Forêts ont saisi une peau de panthère sur un trafiquant d’espèces fauniques protégées, lors d’une opération conjointe jeudi 18 mai 2011 à Bangui.

Cette énième opération traduit la recrudescence du trafic d’espèces fauniques intégralement protégées.
Dans sa lutte contre le trafic illégal d’espèces fauniques protégées, le projet Renforcement de l’application de la Loi Faunique (RALF) avec l’appui des éléments de forces du maintien de l’ordre a pu mettre la main sur ce trafiquant, écroué depuis le 18 Mai 2011 dans les locaux du commissariat de police du 4e arrondissement de Bangui pour des procédures judiciaires.

Il faut préciser que, avec cette interpellation, le nombre des trafiquants appréhendés avec des peaux de panthère croit d’où une inquiétude de la pression humaine sur la faune sauvage centrafricaine.
Signalons que, les dispositions du code de la faune prévoient en la matière une peine d’emprisonnement de trois mois à un an selon l’article 113 de l’ordonnance 84/045 du 27 juillet 1984 portant protection de la faune sauvage et règlementant l’exercice de la chasse en République Centrafricaine à l’ encontre du contrevenant.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 02:05

 

 

 

habitat pygmée

 

Communiqué

UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature - Comité Français - 23/05/2011 07:00:00

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) ou Centrafrique a annoncé officiellement sa décision de devenir un État Membre de l'UICN en adhérant à ses Statuts. Le Ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches a été désigné par le gouvernement de la RCA comme point de contact chargé d'assurer la liaison avec le Secrétariat de l'UICN.

L'UICN souhaite la bienvenue à la RCA, dont la capitale est Bangui et qui doit son nom à sa position géographique au coeur de l'Afrique, où elle s'étend sur un vaste territoire de 622 984 km². Traversée par de nombreux cours d'eau et abritant de grandes étendues de forêts denses humides, la RCA est limitée au nord par le Tchad, au sud par la République du Congo et la République Démocratique du Congo, à l'est par le Soudan et à l'ouest par le Cameroun.

Selon les estimations de 2008, la population totale du pays serait de seulement 4,5 millions d'habitants, soit une densité démographique moyenne extrêmement faible de quelques 7 habitants par km². La langue officielle est le français, mais le pays compte plus de quatre-vingt ethnies parlant chacune une langue différente, avec une nette domination du « Sango » qui est la langue la plus parlée à l'échelle nationale.

La RCA est située à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au nord et équatoriale au sud ; de ce fait, ce pays dispose de quatre grands domaines floristiques qui, du nord au sud, forment les steppes soudano-sahéliennes, la savane boisée du Soudan, les régions boisées Soudano-guinéennes, et finalement les forêts équatoriales denses qui occupent une position spéciale. Ces dernières abritent une faune riche, caractéristique des écosystèmes de la forêt du Bassin du Congo. Ainsi, le pays dispose de ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées, à la pêche et à l'élevage. Le sous-sol contient du diamant, de l'or, de l'uranium et divers autres minéraux.

Bien que l'exploitation forestière figure parmi les sous-secteurs de l'économie les plus importants avec l'agriculture, et représente à elle seule 55% du produit intérieur brut (PIB), les autorités centrafricaines ont consenti des efforts considérables en matière d'aménagement et de protection des forêts. .

Le Programme Afrique Centrale et Occidentale (PACO) de l'UICN et la RCA ont signé un accord de siège le 2 juin 2010 portant sur l'appui à la mise en oeuvre de la politique forestière et environnementale de la RCA. Cet accord est le résultat de la capitalisation des interventions de l'UICN-PACO dans l'aire protégée de Dzanga-Sangha à travers le projet « Paysages et Moyens d'Existence » (LLS) dans le Tri-National de la Sangha (TNS) pour lequel l'UICN a ouvert un bureau à Bayanga, ville située dans le sud-ouest de la RCA. Il lie l'UICN-PACO aux deux Ministères en charge de la gestion durable des ressources naturelles, à savoir le Ministère des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches ; et celui de l'Environnement et l'Ecologie.

Par ailleurs, le Programme régional pour l'environnement en Afrique centrale (CARPE), administré par l'UICN, a appuyé l'exécution du Plan de Convergence de la Commission des Forêts d'Afrique Centrale (COMIFAC) à travers le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) dans douze paysages de biodiversité unique repartis dans sept pays d'Afrique centrale dont la RCA.

Se réjouissant de l'adhésion de la RCA en tant qu'Etat Membre de l'UICN, le Professeur Aimé Joseph Nianogo, Directeur régional de l'UICN-PACO a réitéré l'engagement de l'UICN à poursuivre la collaboration avec ce pays qui dispose de plusieurs membres de la Commission de sauvegarde des espèces (CSE) de l'UICN pour la gestion durable des ressources naturelles et le bien-être des populations. Car estime-t-il, « L'UICN a un rôle primordial à jouer dans ce pays qui regorge d'une diversité biologique remarquable et de potentialités en ressources naturelles essentielles pour les générations actuelles et futures ».

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation
23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 01:51

   

 

 

  CICR.jpg

Radio Ndéké Luka Dimanche, 22 Mai 2011 13:53

Encore une attaque à Birao (nord du pays). Cette fois c’est l’antenne du Comité International de la Croix Rouge (CICR) de la localité, qui a été attaquée par des hommes armés dans la nuit de samedi à dimanche 22 mai 2011. Selon le premier constat, il s’agissait apparemment de voleurs. Ils ont pu emporter un véhicule de type Land Cruiser, un fût de gasoil à moitié rempli et une roue de secours.

L’information est rapportée par le correspondant de Radio Ndeke Luka. Il explique : « Les malfrats se sont infiltrés nuitamment dans la concession du CICR.  Ils ont profité  de la fuite des gardiens qui se sont cachés pour accomplir leur forfait ».

Plusieurs sources ont confirmé le passage du véhicule volé vers le village de Bachama (20 kilomètres de la ville) aux alentours de 5 heures du matin. Le convoi se dirigerait vers Amdokon Soudan, précisent ces mêmes sources.

Cette attaque gonfle le nombre des autres perpétrées par les rebelles qui ont toujours terrorisé la population au point de se réfugier en brousse à tout moment.

Le gouvernement centrafricain vient pourtant de renforcer les effectifs de ces troupes dans la région, après le départ de toutes les forces étrangères dont celles du Tchad venues en novembre dernier aider à repousser les rebelles de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP).

 

Partager cet article
Repost0
Published by Centrafrique-Presse.com - dans Nation