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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 00:02

 

 

 

 

eau sodeca

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 13 Juin 2011 13:19

Pas eu une seule goutte d’eau dans les robinets depuis deux jours dans la quasi-totalité des quartiers de la ville de Bangui. La Société de distribution d’eau en Centrafrique (Sodeca), l’unique société de distribution d’eau, n’arrive pas à assurer ce service vital et d’intérêt public.

Le spectacle le plus banal dans la capitale centrafricaine est fait de colonnes de femmes, bidons vides en équilibre sur la tête, parcourant les rues à la recherche du précieux liquide. Elles sont obligées de faire ces « courses à l’approvisionnement d’eau » de concession en concession.  Elles s’intéressent particulièrement aux maisons disposant d’un puits.

La Sodeca a fait diffuser dimanche 12 juin 2011 dans les médias, un communiqué dans lequel elle s’explique sur cette situation. C’est une panne dont les détails ne sont pas connus, qui serait à l’origine de la rupture de l’approvisionnement en eau. Tout ce que la société consent à dire, c’est que les moyens nécessaires sont mis en œuvre pour réparer la panne.

Cette situation n’est pas nouvelle à Bangui. La Sodeca est souvent indexée par les abonnés à cause des nombreuses perturbations dans la distribution de l’eau. Celle-ci va de la baisse de pression à la rupture totale. La dernière crise d’eau potable de la Sodeca à Bangui, remonte au 9 mai dernier où le 4ème, le 8ème, le 6ème arrondissement de Bangui ainsi que le PK12 avaient été durement marqués par la rupture d’eau potable.

Pourtant, le directeur de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique, avait rassuré les consommateurs sur les ondes de Radio Ndeke Luka« Pas de discrimination dans la distribution de l’eau à Bangui. Nous sommes en pleine phase de changement de vannes défectueuses. Toute la population sera bientôt servie ».

La question qui revient dans tout Bangui est « pourquoi un mois plus tard, la promesse de la Sodeca n’est toujours pas tenue ? ».

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 00:34

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 11 Juin 2011 13:45

La mission mixte mise en place pour démanteler les barrières illégales sur les corridors Bangui-Douala a rendu public son premier rapport le 10 juin 2011. C’était en présence du ministre d’Etat en Charge des transports, des responsables du syndicat des transporteurs et les autres autorités concernées au Bureau d’Affrètement Routier de Centrafrique (BARC)  à Bangui.

La mission fait suite aux revendications des conducteurs et à l’arrêt spontané de trafic à la barrière de PK 26 par ces derniers  au début du mois de mai dernier. La mission composée de plusieurs départements ministériels ainsi que des membres de l’Union Syndicales des Conducteurs de Centrafrique a enquêté sur les corridors Bangui - Garoua Boulaï au Cameroun, et Bangui–Kendzou passant par le 4e parallèle et jusqu’à Mongoumba à la frontière du Congo.

Selon le rapport de cette mission, les faits sont avérés. Certains agents véreux verbalisent les conducteurs contrairement aux textes établis. Plusieurs barrières ont été démantelées. Celles des forces de défense et de sécurité ; celles des Mairies, du ministère de commerce en passant par les Eaux et Forêts sans oublier les fonds routiers et l’Agence de régulation des Produits Pétroliers.

Par ailleurs, le rapport a révélé également la mauvaise attitude des conducteurs à l’égard des agents sur le terrain.

Selon le ministre d’Etat aux Transport, Anicet Parfait Mbaye, « le rapport de cette mission contient beaucoup d’éléments riches qui nous ont permis de tenir cette réunion, et nous pensons que nous avançons ».

Du côté des conducteurs, c’est une « satisfaction totale » selon les termes de Bachir NGAÏSSIO, président de l’Union Syndicale des Conducteurs de Centrafrique.

Plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue de cette réunion. C’est par l’exemple la continuité de la mission, le regroupement des agents de tous les départements et services à la frontière, la révision des textes relatifs à la tracasserie routière.

Pour le ministère de la Défense, des mesures correctives sont déjà prises pour sanctionner les militaires et gendarmes qui sortiront en dehors de leurs missions sur ces corridors. Une autre rencontre de ce genre est prévue pour la fin de mois de juin ou le début du mois de juillet prochain à Bangui.

 

NDLR : C'est vraiment trop beau ! Il n’y a pas que sur l’axe Bangui-Douala seul que se trouvent ces barrières illégales de racket. Il y en a sur tous les axes routiers en Centrafrique. On aimerait les noms des éléments des forces et de sécurité qui installent de manière sauvage ces barrières et la nature des sanctions qu’on prétend avoir pris à leur encontre. Combien de temps durera cette situation après le démantèlement desdites barrières ?

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:00

 

 

 

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Bangui, 10 juin (C.A.P) Afin de protester contre l’assassinat gratuit par les bandits criminels de la LRA du médecin-chef de l’hôpital d’Obo et son chauffeur parti en campagne de vaccination contre la poliomyélite et dénoncer l’attitude des autorités centrafricaines qui ne font rien pour assurer la sécurité des médecins dans l’exercice de leurs fonctions, notamment ceux de l’arrière-pays, le Conseil de l’Ordre des médecins et chirurgiens-dentistes centrafricains a lancé un appel qui a réuni ce vendredi  plusieurs membres de cette corporation.

Conduit en personne par le président du Conseil de l’Ordre des médecins centrafricains le Pr gynécologue Abdoulaye Sépou, ils ont marché depuis le Centre de Documentation et d’Information du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui jusqu’au palais de la Renaissance, siège de la Présidence de la République où ils ont remis un mémorandum pour faire comprendre leur mécontentement à François Bozizé et son gouvernement.  

Interrogé par la presse, le Pr Sépou a déclaré sur les antennes de Radio Centrafrique que tous les médecins étaient indignés et révoltés par le sort fait à leur confrère médecin-chef de l’Hôpital d’Obo. Il a jouté que lorsqu’ils ont vu le corps de leur confrère qui a été ramené à Bangui, ils ont été encore davantage écoeurés. Ce malheureux médecin et son chauffeur ont été en effet visiblement carbonisés dans la cabine de leur véhicule par vraisemblablement un tir de lance-roquette RPG 7 de ces bandits de la LRA.

On comprend d’autant plus aisément la révolte des médecins vis-à-vis de la mort dans de  telles conditions de leur confrère que Bozizé qui, au lieu de prendre ses responsabilités pour la sécurisation des citoyens dans ces zones où écument des rébellions étrangère et nationales, préfère vaquer à des choses aussi futiles que l’inauguration d’une station d’essence comme à Bangassou où il se trouvait dernièrement, presqu’au même moment où le médecin-chef d’Obo se faisait trucider par la LRA.    

 

Les médecins centrafricains demandent plus de sécurité

Radio Ndéké Luka Vendredi, 10 Juin 2011 14:46

Les Médecins centrafricains protestent ce vendredi 10 juin 2011, contre l’assassinat par les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), de leur collègue lundi dernier à Obo (extrême-est). Ils ont organisé dans la matinée à cet effet une marche pacifique et ont remis un mémorandum au président de République François Bozizé.

La décision d’organiser cette marche de protestation a été prise jeudi, lors d’une assemblée générale extraordinaire. Elle intervient suite à l’arrivée la veille à Bangui de la dépouille mortelle du médecin-chef de préfecture sanitaire du Haut Mbomou (sud-est).

Plusieurs revendications sont inscrites dans le mémorandum remis aux autorités centrafricaines. Selon docteur Pascal Mbelesso, secrétaire général du Conseil de l’Ordre des Médecins de Centrafrique, « dans ce mémorandum nous demandons aux autorités de nous favoriser un minimum de sécurité sur l’ensemble du territoire dans l’accomplissement de notre mission humanitaire ».

« Nous condamnons avec dernière énergie, l’assassinat de notre collègue », a-t-il ajouté.

La marche intervient 2 jours après la publication d’un communiqué du Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur rendu public mercredi. Dans ce communiqué, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

Le lundi 6 juin, le véhicule du médecin-chef du centre de dépistage volontaire et anonyme de Obo a été attaqué sur l’axe Zémio-Rafaï alors qu’il se rendait à Obo avec un chargement de vaccins contre la poliomyélite pour les besoins de la campagne de vaccination. Les rebelles ont tués le médecin-chef et son chauffeur. Ils ont ensuite mis le feu à sa voiture.

 

Marche en mémoire du Docteur Francis PANDJE victime de la LRA

Bangui, 10 juin (ACAP)- Le personnel soignant de la ville de Bangui et des villes environnantes a organisé une marche de protestation contre l’assassinat du Docteur Francis PANDJE, Médecin Chef de la Préfecture sanitaire du haut Mbomou et de son chauffeur Georges ZOUGABE par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), afin de remettre un mémorandum au chef de l’Etat, François Bozizé, samedi 11 juin 2001 à Bangui.

Cette marche organisée par le conseil national de l’ordre des médecins a mobilisé une centaine de professionnels de la santé, a pour but de briser la loi du silence qui a entouré jusqu’ici la mort de certains médecins enregistrée dans de cas similaire.

Sur les banderoles, on peut lire : « Le personnel de santé travaille dans des conditions difficiles. Ne lui demandez pas de miracle » ; « Non à l’assassinat du personnel de santé dans leur mission humanitaire » ; « Pouvoirs publics : prenez vos responsabilités ».

Le Professeur Abdoulaye SEPOU, Président du conseil national de l’ordre des médecins, a remis ce mémorandum au chef de l’Etat pour qu’il puisse prendre en compte leur revendication.

Le Directeur de laboratoire national, Docteur Wilfred NAMBEÏ, Secrétaire général du conseil national de l’ordre des médecins a demandé à tout le personnel de santé de venir très nombreux le mardi 14 juin 2011, prendre part à une seconde marche qui ira jusqu’au domicile du défunt, lors de ses obsèques.

Il est à noter que le convoi du Docteur Francis PANDJE a quitté Obo le lundi 6 juin 2011 pour le lancement officiel de la campagne de vaccination contre la poliomyélite dans sa zone de juridiction. C’est à 197 kilomètres d’Obo sur l’axe Zemio-Rafaï (extrême-est de la RCA), qu’il a été attaqué par les hommes de Joseph Kony. Le bilan est de deux morts et plusieurs blessés graves. Le véhicule du convoi est incendié avec tous les produits de vaccination.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 04:21

 

 

 

 

Kony

 

 

Le Collectif contre la LRA dénonce le meurtre du médecin de Obo

Jeudi, 09 Juin 2011 13:59

Le Collectif d’Action contre l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), monte au créneau ce 8 juin 2011,  et s’insurge contre l’assassinat du médecin-chef de la préfecture de Haut Mbomou et son chauffeur. Le meurtre a été commis par les rebelles de la LRA lundi dernier à 197 kilomètres de Obo sur l’axe Zémio-Rafaï (extrême-est de la RCA).

Dans un communiqué rendu public mercredi, les membres de cette organisation demandent au gouvernement « de tout mettre en œuvre afin de bouter ces rebelles hors de son territoire ».

« Le même communiqué rappelle la Communauté internationale de voler au secours de pouvoir de Bangui pour une lutte efficace contre les hommes de Joseph Koni et atténuer les souffrances des populations locales déjà meurtries ».

A titre de rappel, le véhicule du médecin-chef a été incendié. Il transportait des vaccins contre la poliomyélite pour la campagne de vaccination en cours sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Les rebelles de la LRA en sont à leur énième forfait du genre sur les habitants du Haut Mbomou et ses environs. Il y a un mois un autre véhicule, appartenant celui-là à l’Armée ougandaise, a été la cible de ces rebelles. Il faut dire qu’en plus des forces de défense centrafricaine sur place, les collecteurs de diamants ont embauché des archers peulhs pour sécuriser la zone.

 

Le HCC demande la libération de Faustin Bambou

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Juin 2011 13:58

 

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Pierre Sammy Macfoy, président du Haut Conseil de la Communication (HCC), exige ce jeudi 9 juin 2011, la libération de Faustin Bambou, Directeur de publication du journal « Les Collines de l’Oubangui », placé en mandat de dépôt à la Maison carcérale de Ngaragba. C’est sur les ondes de Radio Ndeke Luka que le président du HCC a plaidé pour la mise en liberté du journaliste.

Selon le responsable de l’instance de régulation des médias, dès que « son équipe a été informée de l’article incriminant Faustin Bambou, elle  l’a convoqué pour un entretien à ce sujet. Toutefois, précise Macfoy, « c’était le ministre Sylvain Ndoutingaye qui avait saisi le HCC pour un droit de réponse sur cette affaire. Un droit de réponse que le quotidien a d’ailleurs publié ».

« L’élément nouveau qui est venu s’ajouter à ce dossier a été l’annonce par le journal « Médias Plus » d’une éventuelle arrestation à Paris du ministre délégué à la Défense Francis Bozizé pour le détournement des fonds des retraités militaires alloués par l’Union Européenne. Face à cette information le même journal avait affiché son refus de diffuser un droit de réponse du ministère concerné, et exigeait une somme de 120 000 francs CFA (Environ 200 Euros) avant toute publication », poursuit-t-il.

Le président du HCC se dit « confondu et ne sait plus qui est qui, qui est l’accusé, l’accusateur et qui devait informer la population sur ce genres de faits ».

Au sujet de l’article en question, Pierre Sammy Macfoy déclare que « c’est presque une incitation à la haine et dénonce une diffamation. De telles nouvelles publiées sans sources pourraient dégénérer en tension sociale.

Il n’a pas manqué de relever « qu’une fois qu’un journaliste commet un délit de presse en Centrafrique, c’est tout de suite un rappel à l’ordre voire une sanction de la part du gouvernement ».

Par ailleurs, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dénonce et condamne comme de « l’arbitraire »,  l’arrestation de Bambou.

Il l’a signifié dans une déclaration rendue publique ce 7 juin 2011. « Le MLPC exige la libération de ce directeur de publication, appelle le gouvernement au respect des lois votées au nom du peuple centrafricain, à la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire, appelle les leaders d’opinion, les organisations de défense des droits de l’Homme, les partis politiques à barrer la route à la violation des libertés individuelles et collectives ».

La déclaration rappelle les autorités du pays à la stricte application des textes en vigueur en faveur des journalistes notamment l’ordonnance du février 2005 relative à la liberté de la communication en Centrafrique.

Le procureur de la République lui avait reproché une incitation à la haine, la division dans l’une de ses livraisons. L’article en question mettait en cause le ministre délégué à la Défense Francis Bozizé dans la gestion des fonds alloués par l’Union Européenne pour l’indemnisation des retraités militaires. Faustin Bambou est à sa quatrième journée de détention.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 01:22

 

 

 

LRA

 

 

Par Kpangbandjé - 07/06/2011 JDB

Un véhicule de marque Toyota 4*4 est tombée dans une embuscade des rebelles qui appartiendraient à la CPJP entre les villages Balaketé et Koukourou

 

De source fiable, les rebelles de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) auraient attaqué un véhicule qu’ils ont confondu avec le véhicule de la gendarmerie de Kaga-Bandoro, entre les villages Balaketé et Koukourou dans la préfecture de la Nana-Gribizi. Selon les explications, un véhicule de la gendarmerie de Kaga-Bandoro devrait quitter cette ville pour prendre l’axe Ndélé. Ces rebelles qui voulaient s’en prendre audit convoi, se sont planqués dans les environs. A l’heure indiquée, ironie du sort, c’est plutôt un véhicule de trafic qui a emprunté malheureusement la même route. A la vue dudit véhicule, les rebelles n’ont pas tardé à ouvrir le feu. Dès qu’ils se sont rendus compte que ce n’est pas leur cible et qu’ils venaient de s’en prendre à des pauvres voyageurs, ils auraient brûlé le véhicule avec les bagages des passagers.

Au finish, le chauffeur et quatre passagers sont morts sur le coup. Parmi les nombreux blessés, trois autres succomberont quelques heures après. Il y a quelques mois, un véhicule de la gendarmerie de Ndele avait été attaqué dans une embuscade tendue par les mêmes rebelles de la CPJP et ils avaient grièvement blessé un gendarme. En voulant reprendre le même scénario, ils sont tombés sur des civils. De plus en plus, la CPJP inquiète les populations centrafricaines avec ces atrocités qui ont repris de plus belle. Seulement, il faut noter que ces rebelles enlèveraient des jeunes villageois pour en faire des soldats pour grossir leurs rangs. Aujourd’hui sept personnes sont mortes et plusieurs autres dans une situation désastreuse. Et pourtant!

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 16:46

 

 

 

La nouvelle patronne du BINUCA prend fonctions

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Juin 2011 09:55

Mme Vogt

 

Mme Margaret Vogt, Représentante Spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine (BINUCA), est arrivée ce mercredi 8 juin 2011 à Bangui pour prendre ses fonctions.

Pour rappel, c’est le 19 mai dernier que l’annonce de sa nomination par le Secrétaire générale de l’ONU avait été faite. Avant cette nomination, Madame Vogt a occupé d’importantes fonctions au sein du système des Nations Unies. Mme Vogt était jusqu’à sa nomination  Directrice adjointe de la Division Afrique I au Département des affaires politiques du Secrétariat des Nations Unies.  Avant cela, elle était au Bureau politique des Nations Unies en Somalie, où elle a occupé  les fonctions de Représentante spéciale adjointe par  intérim du Secrétaire général.

Elle a été  Directrice Adjointe au Département des Affaires Politiques du Secrétariat Général des Nations Unies, Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire Général des Nations Unies en Somalie (UNPOS) et Assistante Spéciale du Sous-Secrétaire Général aux Affaires politiques. Elle fut également détachée auprès de l’Union Africaine comme Directrice de Cabinet du Président de la Commission.

Avant de rejoindre les Nations Unies, Madame Vogt a successivement été Directrice du Programme Afrique de l’Académie Internationale de la Paix à New York et Directrice des  Etudes à l’Ecole des Officiers du Nigéria. Son expérience professionnelle s’étend aussi à la  prévention et de la résolution des conflits et aux questions du genre. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles dans ces domaines.

 

Le journaliste Faustin Bambou déféré en prison

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Mardi, 07 Juin 2011 12:33

Faustin BAMBOU, journaliste et directeur de publication du quotidien « Les Collines de l’Oubangui » a été placé lundi 6 juin 2011, dans l’après-midi sous mandat de dépôt par le parquet  de Bangui. Il a été aussitôt transféré à la Maison d’arrêt de Ngaragba. Il y attendra son procès.

La décision a été prise par le procureur de la République, après 10 jours de détention du journaliste à la Brigade de Recherche et d’Investigation (SRI).

Le procureur de la République  reproche à ce professionnel des médias, d’être l’auteur d’écrits visant à « l’incitation à la révolte et à la haine », des délits sanctionnés par le code pénal. Il avait publié dans son journal, un article signé de lui-même, et mettant en cause le ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé. Il affirmait que ce dernier était l’auteur de malversations et de détournements des fonds versés par l’Union Européenne pour indemniser les militaires admis à la retraite, cela même, alors que le représentant de l’Union Européenne à Bangui, dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, a blanchi le ministre.

Arrêté le 27 mai dernier à son poste au ministère des travaux publics, Faustin BAMBOU a été auditionné une 1ere fois, par les services des recherches et d’investigation de la gendarmerie nationale le jour même de son interpellation.

Séance tenante un document intitulé « Mise au point » en provenance du ministère délégué à la défense nationale lui a été remis pour qu’il en prenne connaissance. Ce qu’il lui aurait été envoyé, selon l’enquête, devait être publié en guise de droit de réponse du ministre délégué à la défense, suite à l’article incriminé.

Toutefois, le directeur de publication du journal « les Collines de l’Oubangui » soutient ne l’avoir jamais reçu.

Signalons que la mise au point ne concernait pas que le journal de Faustin BAMBOU, mais également les journaux « Medias Plus » et « On dit Quoi ».

A titre de rappel, Faustin Bambou a été conduit pour la deuxième fois ainsi en prison. Le dernier cas en date remonte en 2008, alors qu’il avait publié un article sur le détournement de fonds mettant en cause l’ancien ministre des mines et actuel chef du département des finances.

Cette affaire d’emprisonnement d’un journaliste intervient alors que la République Centrafricaine a dépénalisé les délits de presse.

 

NDLR : Une fois encore, le pouvoir de Bozizé montre qu’il n’a  rien à foutre de la loi. A quoi a servi de faire voter une loi sur la dépénalisation des délits de presse ?

 

Procès Bemba, un témoin sur les évènements à Damara

Mercredi, 08 Juin 2011 12:16

Jean Pierre Bemba Gombo

Le procès de Jean-Pierre Bemba se poursuit devant la Cour pénale internationale. Depuis une semaine, l’essentiel du procès du sénateur congolais se déroule en réalité à huis clos. Le témoin 209 dépose sous pseudonyme. Mais il y a de rares passages en séance publique.

Le témoin, cité par l’agence Hirondelle, a expliqué au cours d’une des rares séances publiques, que les rebelles du général Bozize se sont d'abord emparés de plusieurs villages, dont celui de Damara (75km au nord-ouest de Bangui), fin octobre 2002. Pour le témoin, les rebelles ont saccagé et pillé les biens du gouvernement, mais « ils n’ont pas touché les femmes des autres hommes ».

Le témoin a expliqué que « les soldats de Bozizé, à Damara, courtisaient les femmes. Il y a une différence entre une femme qui est violée et une femme qui a un rapport consenti, a-t-il ajouté. Personnellement, je n’ai pas entendu dire que les soldats de Bozizé ont violé des femmes. »

Les rebelles du général centrafricain auraient aussi pillé la sous-préfecture, la mairie, et un bureau de la gendarmerie, avant d’être chassés par les miliciens du Mouvement pour la Libération du Congo, le 7 décembre 2002. Ce jour- là, le témoin a fui chez sa belle-famille. « Pendant ces événements, c’était le sauve-qui-peut. Je ne savais même pas où étaient mes enfants » a-t-il raconté.

Il a aussi expliqué que lors de l’attaque du MLC, le 7 décembre, plusieurs habitants de Damara sont restés sur place. « Il y avait des personnes qui profitaient de la situation » a-t-il déclaré. « Quelques personnes étaient restées, voulant profiter de la présence des banyamulenge pour piller. Mais ce sont ces personnes qui ensuite ont été tuées ou violées par les banyamulenge. Ils étaient les maîtres du terrain du 7 décembre jusqu’au mois de février. Ils ont investi les maisons, ils ont pillé. Ils ont entreposé toutes ces choses pillées dans leur base. Ils volaient les biens de valeur. »

Jean-Pierre Bemba, il faut le rappeler, est accusé de crimes contre l’humanité pour viols, meurtres et pillages commis par ses hommes en Centrafrique, en 2002 et 2003. A l’époque, le chef de l’Etat centrafricain, Ange-Félix Patassé, avait demandé le soutien du MLC, dirigé par Jean-Pierre Bemba, pour combattre la rébellion du général François Bozize. Ce dernier s’était finalement emparé du pouvoir le 15 mars 2003.

 

Pénurie de manioc à Bouar

 Mercredi, 08 Juin 2011 12:00

manioc

Le manioc, aliment de base des Centrafricains est devenu de plus en plus rare dans la ville de Bouar (Ouest du pays) depuis plus d’un mois. C’est un constat fait ce 8 juin par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.

Ce dernier explique que la cuvette de manioc qui était vendue à 1000FCFA (environ 1,3 euros) est passée en un record de temps à 2000 FCFA (2,3 Euros), soit le double. Selon les commerçantes du manioc, les localités qui ravitaillent la ville de Bouar en manioc, s’adonnent pour le moment aux travaux champêtres.

Les agriculteurs interrogés, affirment cependant que cette carence s’expliquerait par la rareté de la pluie dans la région. Ils prédisent déjà que le prolongement de la saison sèche cette année ne permettra pas une bonne production pendant cette année agricole.

Conséquence, le panier de la ménagère de Bouar est très menacé. Les ménages appellent les autorités locales à s’investir pour un approvisionnement correct du marché et mettre fin à la pénurie. Le manioc est l’aliment de base des centrafricains. Il est consommé par plus de 95% des Centrafricains. On consomme non seulement les tubercules rendus en poudre mais aussi les feuilles.

L’inhumation des deux enfants reportée à samedi

Mercredi, 08 Juin 2011 11:47

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Les obsèques des deux mineurs tués le 31 mai dernier au quartier Kina à Bangui  sont reportées au samedi 11 juin prochain. Elles étaient prévues initialement ce mercredi 8 juin 2011. C’est à la demande du gouvernement centrafricain que les familles ont décidé de ce report. La raison est que l’autopsie exigée par le procureur de la République n’est pas encore effectuée par les médecins légistes.

Une rencontre entre le gouvernement et les parents de ces deux enfants a eu lieu le 7 juin à Bangui. Selon  Kassaï Djims, le père d’un des enfants décédés, « les familles avaient initialement refusé tout report, mais si nous avons finalement accepté, c’est à cause de la dimension nationale qu’a pris cette affaire ».

De son côté, le directeur de l’Hôpital Communautaire de Bangui, Romain Guitizia, explique : « l’autopsie devait être effectuée depuis l’arrivée des corps à l’hôpital mais malheureusement,  les médecins du centre hospitalier  étaient débordés par l’afflux massif des blessés des violences liées à la découverte des corps de ces deux enfants. Nous allons nous y atteler à présent ».

Du côté des autorités, il y a une réelle volonté de calmer les esprits et éviter que les cérémonies d’inhumation des deux enfants dégénèrent. Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Josué Binoua, demande de « respecter la volonté  des parents qui ont déclaré n’avoir  mandaté personne pour venger la mort de leurs enfants, car ils s’en remettent à Dieu ». Le ministre Binouaa de ce fait invité la population,  à faire montre de Dignité et de respecter la mémoire des deux disparus.

D’autres appels au calme et à l’apaisement ont aussi été enregistrés.

Le Parti de l’Unité National (PUN) a publié un communiqué en date du 07 juin 2011 allant dans ce sens. L’Organisation démocratique syndical des Travailleurs de Centrafrique appelle les travailleurs centrafricains de ne pas se laisser manipuler également dans un communiqué publié en date du 6 juin dernier à Bangui. Dans ce communiqué, l’organisation appelle les centrafricains à laisser le temps à la justice pour faire son travail. « Pendant les évènements, nous avons constaté de part et d’autre un amalgame inacceptable entre les coupable de l’assassinat et le monde religieux » a affirmé Louis Marie KOGRENGBO, le secrétaire général du syndicat interrogé à Radio Ndeke Luka.

Les religieux pour leur part ne sont pas en reste. Ils ont renouvelé les appels au calme qu’ils avaient déjà lancés aux premiers jours des troubles. Et c’est le prélat Dieudonné NZAPALAINGA, administrateur apostolique de l’archidiocèse de Bangui qui demande « à la population en général mais surtout au chrétiens et musulmans de respecter leur foi dans ce moment difficile ».

La découverte des cadavres de ces enfants a plongé momentanément certaines localités de la ville de Bangui dans une série de violence. Violence qui a fait officiellement 11 morts et plus de 25 blessés, selon des sources médicales.  3 arrondissements de Bangui sont toujours sous couvre-feu.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 16:58

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 07 Juin 2011 12:32

Les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni viennent encore de se manifester en Centrafrique. Lundi 6 juin 2011, le véhicule du médecin-chef du centre de dépistage volontaire et anonyme de Obo (sud-est) a été attaqué sur l’axe Zémio-Rafaï alors qu’il se rendait à Obo avec un chargement de vaccins contre la poliomyélite pour les besoins de la campagne de vaccination en cours en ce moment dans toute la RCA.

C’est en pleine forêt, à près de 200 kms de Obo, que le véhicule a été intercepté par un groupe d’hommes armés appartenant à la LRA. Ces derniers ont mitraillé, entraînant la mort sur le coup du médecin-chef et du chauffeur. Ils ont ensuite mis le feu à la voiture qui s’est consumée ainsi que tout son contenu.

Ce sont les militaires de l’armée centrafricaine, qui, alertés, se sont rendus sur les lieux pour constater les dégâts. Le ratissage de la zone n’a pour l’instant pas permis de retrouver les auteurs de ce braquage.

A Obo, c’est la consternation. Plus de médecin. Et la campagne de vaccination n’aura plus lieu.

Les attaques de la LRA sont devenues récurrentes dans cette partie de la RCA, malgré l’envoi de renforts de militaires et le recours à des archers peulhs à qui les sociétés d’exploitation minière ont fait appel pour sécuriser les populations et les activités. Il faut rappeler qu’il y a un mois, un véhicule de l’armée ougandaise venu exercer un droit de poursuite, avait été attaqué.

 

NDLR : Et dire que Bozizé se touvait ce même  lundi à Bangassou à quelques encablures d'Obo, en train bêtement d'inaugurer une station essence pendant que ce commettait ce double meurtre odieux. De même on apprend que la meillure approche trouvée par le gouvernement par rapport au problème de la CPJP et des rebelles qui écument la zone est d'envoyer le ministre de l'Administration du territoire s'entretenir avec le Sultan de Ndélé. Ces solutions ont déjà fait leur preuve par la négative puisque Bozizé y a recouru dans la passé sans succès mais on s'étonne qu'il s'entête quand même à les remettre au goût du jour.  

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 23:56

 

 

 

 

soldats tchadiens

 

 

Bangui 7 juin (C.A.P) - Selon des informations dignes de foi, les autorités de N’djaména avaient pré-positionné  pas moins de 300 soldats de l’armée tchadienne à Bozoum (300 km environs de Bangui), chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé afin d’intervenir promptement sur le théâtre des opérations de Bangui afin dit-on de sécuriser les musulmans tchadiens dans le cas où la « chasse aux commerçants et musulmans tchadiens » prendrait une ampleur plus grande lors de la crise de violence qui avait ciblé les avait ciblés au quartier Km 5 à Bangui suite à la découverte des corps de deux garçons dans l’arrière d’une Toyota RAV 4 appartenant à un individu musulman d’origine tchadienne habitant au quartier KINA.

Toujours d’après nos sources, c’est le bon déroulement des entretiens qui ont eu lieu à Bangui avec la délégation tchadienne conduite par le ministre de la défense de N’djaména qui aurait permis d’éviter l’intervention militaire des soldats tchadiens mais jusqu’à quand ? Pour l’instant nous ne sommes pas en mesure d’affirmer si ce détachement tchadien a rebroussé chemin pour regagner son bercail ou campe encore à Bozoum. Certaines sources font état de l’arrivée à Bangui à bord d’un Transall de soldats tchadiens qui se seraient fondus dans la population  dans les quartiers en attendant un nouvel ordre de leur chef.

C’est un secret de polichinelle que depuis le 15 mars 2003 date du coup d’Etat de Bozizé, ce sont les soldats de la garde présidentielle tchadienne sous le commandement du colonel Daoud Soumaïne promu ensuite général et chef d’état-major des FAT avant d’être tué lors de l’offensive des rebelles de février 2008, qui avaient installé Bozizé au pouvoir. Depuis lors, c’est aussi une compagnie entière de soldats tchadiens sous les ordres d’un colonel zakawa, qui assure vingt et quatre heures sur vingt et quatre, la sécurité de Bozizé. Ils dorment et se réveillent avec lui tous les jours.

Même si on sait que la protection rapprochée de plusieurs chefs d’Etat africains est assurée en général par des soldats d’autres pays étrangers, la situation de Bozizé est assez singulière car elle s’accompagne d’un assujettissement total à son homologue tchadien qui de fait, est devenu président de deux pays voisins en quelque sorte.

Le comble était atteint ce jour de 2006 où François Bozizé avait été contraint d’annuler à la dernière minute une visite qu'il devait effectuer au Soudan alors que l'avion présidentiel soudanais venu exprès le prendre était déjà sur le tarmac de l'aéroport Bangui M'Poko. Idriss Déby lui avait fait discrètement et clairement savoir que s’il effectuait ce déplacement de Khartoum, il ne retrouverait plus son fauteuil. Cela donne une idée sur la nature des rapports entre Bozizé et son homologue et voisin du Nord.

 

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 00:48

 

 

 

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Bangui, 5 juin (C.A.P) - Mgr Edouard Mathos que la rédaction de Centrafrique-Presse a réussi à joindre au téléphone a déclaré avoir pu rejoindre Bria chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto aux premières heures de la matinée ce dimanche. L’évêque de Bambari et aussi et surtout le président de la Conférence épiscopale de Centrafrique avait l’air tout à fait serein et nous a confié souffrir néanmoins de quelques douleurs aux chevilles et aux genoux. Il semblait aussi ravi de prendre quelque repos à la mission catholique de la ville de Bria après la mésaventure qui lui est arrivée.

D’après le prélat, son véhicule et celui des prêtres jésuites de l’ONG Caritas qui l’accompagnaient et qui revenaient de Sam-Ouandja, ont été arrêtés aux alentours de 17 heures (heure locale) vendredi dernier dans la petite localité de Mouka, à environ 80 km de Bria. On se souviendra que c’est aussi dans ce village qu’en janvier dernier, les candidats du MLPC aux élections législatives dans la Vakaga et Dieudonné Koudoufara de Ouadda Djallé, avaient été arrêtés par vraisemblablement les mêmes ravisseurs de Mgr Mathos et ses compagnons.

Ceux-ci ont procédé à une fouille minutieuse des véhicules et des personnes et étaient particulièrement intéressés par l’appareil de téléphone satellitaire Thuraya de l’évêque qu’ils n’ont pas pu en fin de compte récupérer. Lors de notre entretien téléphonique, ce dernier n’était pas encore en mesure de nous dire avec précision tout ce qu’on leur a pris de force en définitive. « Nous faisons encore l’inventaire » s’est-t-il contenté de nous dire.

Leurs ravisseurs finissent par sommer les chauffeurs des deux véhicules de partir avec eux vers leur base qui serait située à une trentaine de km dans la brousse. Ces véhicules seront sans doute acheminés au Soudan pour y être revendus. Celui de Mgr Mathos, une 4 x 4 Patrol Nissan assez recherchée dans la région des trois frontières par les bandes armées qui écument le coin, devrait sans doute rapporter assez d’argent aux nouveaux propriétaires.

Dans la journée de ce dimanche, le chauffeur du véhicule des prêtres jésuites a réussi à se sauver et a pu regagner Bria par ses propres moyens. Seul le chauffeur de Mgr Mathos n’avait pas encore été libéré par les ravisseurs et n’avait pas encore rejoint ses compagnons d’infortune. Compte tenu de ses ennuis de santé, Mgr Mathos nous a confié son souhait que les autorités de Bangui puissent envoyer un aéronef pour le ramener à Bangui pour des soins médicaux que son état nécessite.

Ce que Mgr Edouard Mathos vient de vivre donne la preuve s’il en est encore besoin que plus que jamais, il faut concrètement et effectivement réaliser le désarmement de la République centrafricaine, en particulier de toutes ces régions depuis longtemps en proie à des rébellions armées qui sont un cancer pour les populations et le pays. Les roublardises destinées à détourner les fonds du DDR à travers des comités de pilotage sans grande efficacité et qui sont que des vaches à lait pour certains, doivent cesser. Il faut prendre le taureau par les cornes. Le clergé doit aussi s’impliquer et constituer une source de pression sur les politiques afin de le remettre sur le droit chemin.

A cet égard, il n’est pas normal qu’on n’ait pas enregistré la moindre réaction d’indignation du clergé centrafricain face au hold-up électoral de Bozizé et de son KNK alors qu’on était en face d’un grave déni de démocratie en raison des fraudes électorales à vaste échelle. L’Eglise catholique de Centrafrique ne doit pas demeurer indifférente aux privations de libertés, aux violations des droits de l’homme et à toutes ces dérives autoritaires du régime en place. Elle doit les dénoncer car elles sont sources de troubles dans la cité.

Aujourd’hui, même les hommes de Dieu ne sont pas épargnés et deviennent aussi victimes des troubles politico-militaires. Cela doit interroger tout le monde. Mgr Edouard Mathos est évêque de Bambari certes mais aussi président de la Conférence épiscopale de Centrafrique et vice-président de l’Association des Conférences Episcopales d’Afrique centrale. Le Médiateur de la République est actuellement l'ancien archevêque de Bangui, Mgr Paulin Pomodimo. Toutes ces instances doivent réfléchir autour de ces questions afin de trouver les meilleurs moyens de pacifier la RCA.

 

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 15:13

 

 

 

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Bangui 5 juin (C.A.P) - C’est aux environs de 20 h samedi que des éléments de la garde présidentielle du PK 12 arrêtent un taxi moto vraisemblablement pour le racketter mais les choses dégénèrent et le taxi moto est copieusement passé à tabac. Une fois relâché par ses agresseurs, le taxi moto qui est comme par hasard un musulman tchadien, se débrouille pour informer les soldats tchadiens de la compagnie qui assure la protection de Bozizé depuis le 15 mars 2003. Ceux-ci qui sont cantonnés à la résidence du président centrafricain de Sassara se rendent immédiatement sur la voie principale du PK 12 et ouvrent le feu et tuent deux taxi moto qui passaient par là.

La nouvelle de ce double meurtre se répand comme une traînée de poudre dans la ville et surtout dans les quartiers environnant le PK 12. C’est ainsi que sur le champ, la population prise de colère décide de sortir des armes blanches et d’ériger des barricades sur l’axe qui mène vers le PK 12. Il s’ensuit aussi des échanges de tirs de kalachnikov entre les soldats tchadiens de la protection de Bozizé et ceux Centrafricains de la garde présidentielle. Cela durera pratiquement toute la nuit de ce samedi.

Ce dimanche, les barricades ont été enlevées sur l'axe de la sortie Nord et les armes se sont quelque peu tues mais pour combien de temps.    

 

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