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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 15:21

 

 

 

chutes-de-Boali.jpg

 

                                               Chutes de Boali

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 06 Juillet 2011 13:08

Deux vieux projets remis sur le tapis. La République Centrafricaine espère obtenir rapidement des fonds pour remettre à flots un secteur électrique parmi les plus vétustes du continent.

Le Plan d’actions prioritaires pour la période 2011-2015, présenté le 17 juin par le gouvernement centrafricain à la table-ronde des bailleurs de fonds du pays, réunis à Bruxelles, prévoit un total de 220 milliards F CFA dans le secteur de l’électricité. C’est la revue spécialisée Africa Intelligence qui fait cette révélation dans son dernier numéro.

Selon la revue, la plus grande partie de ce montant porte sur l’aménagement de barrages sur la rivière Kotto (est), qui a déjà fait l’objet d’études 1986. Il est prévu l’installation d’un barrage de 45 Mégawatts près de la ville de Kembé (sud-est), proche frontière congolaise.

Le Plan d’Actions Prioritaires souligne également l’aménagement du site de Mongoumba (sud)  (24 Megawatts) sur la rivière Lobaye. Tout ceci représente un investissement de 40 milliards F CFA. Et ce n’est que la première étape d’un projet du Pool énergétique d’Afrique Centrale qui a déjà fait l’objet d’une étude de faisabilité économique. Il vise à la construction de trois barrages (Mongoumba et Lotemo), de 24 Megawatts chacun.

En outre, un montant de 500 millions F CFA est prévu pour financer les études du barrage de Dimboli (100 Mégawatts) sur la rivière Kadeï (ouest) estimé à 200 milliards F CFA. Enfin, 37 millions F CFA sont prévus par le Plan d’Actions Prioritaires pour étudier l’interconnexion de Zongo, de l’autre côté du fleuve en RDC, à partir de Bangui. Pour cela le concours de la BAD a été sollicité. Celle-ci a promis de doubler le montant de ses engagements durant la période considérée. L’un des espoirs du gouvernement centrafricain est que de nouveaux bailleurs de fonds apparaissent, attirés par le profil minier du pays : à savoir l’Australie, la Russie et le Brésil.

 

NDLR : Tous ces plans de prétendues actions prioritaires ne sont que des chimères et des mirages. Les prédateurs au pouvoir à Bangui ne sont intéressés que par du cash et lors des négociations avec les investisseurs, tout projet de développement est d'office écarté au profit d'empocher des espèces sonnantes et trébuchantes. Depuis plus de huit ans que Bozizé et sa fine équipe sont aux commandes du pays, l'énergie, pourtant un préalable à toutes perspectives de développement, n'a jamais été leur préoccupation. Il n'y a donc rien d'étonnant qu'ils se retrouvent dans la situation de devoir à présent éteindre à Bangui l'incendie des révoltes populaires pour le courant électrique et l'eau potable.   

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 18:29

 

 

 

 

Bozize171108275-copie-1.jpg

 

Jeudi, 30 Juin 2011 11:46

En bon voisin et partenaire au sein de l’espace CEMAC, le président François Bozizé ne pouvait être absent du sommet de l’Union Africaine qui s’ouvre ce jeudi 30 juin 2011 à Malabo en Guinée Equatoriale. Mais au contraire du sport, l’essentiel à Malabo, n’est pas seulement de participer. Il faut faire entendre sa voix et participer aux prises de décisions engageant le continent.

De quel poids pèse la RCA au sein de l’Union africaine ? Rarement, on a entendu la voix de la Centrafrique sur les grandes questions en débat sur le continent. Quelle est la position des autorités de  Bangui sur la Lybie ? Khadafi doit-il partir ? Les bombardements des avions de l’OTAN sont-ils justifiés ? Que pense Bangui du mandat d’arrêt lancé par la CPI contre le guide libyen ? Précédemment, on n’a jamais enregistré une prise de position centrafricaine sur les événements de Côte d’Ivoire, de Tunisie, d’Egypte.

Tiédeur de la diplomatie centrafricaine ? Manque d’intérêt ? Absence de leadership ? Ou tout cela à la fois ?

Pourtant et à contrario, l’Union Africaine manifeste de l’intérêt pour la Centrafrique. On a vu récemment Jean Ping, le président de la Commission de l’Union défendre avec énergie la position selon laquelle, la communauté internationale doit aider ce pays et soutenir les efforts de développement entrepris par les autorités. Le plaidoyer a porté ses fruits, ce dont s’est félicité publiquement le premier centrafricain à l’occasion d’une récente conférence de presse.

En outre un bureau de liaison de l’Union africaine existe à Bangui depuis bientôt 4 ans. On a vu récemment (le 25 mai dernier) Madame Youssouf AWA, la cheffe du bureau, remettre « la flamme de la paix au Premier Ministre Faustin Archange Touadéra, à l’occasion de la Journée de l’Afrique. Ce geste était posé « pour rappeler aux Chefs des Etats africains le respect des textes et engagements pris dans le cadre de la résolution des conflits et la consolidation de la paix ».

N’oublions pas le dossier LRA. L’initiative de coopération régionale contre la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony se concrétise grâce à l’action vigoureuse de l’Union africaine dans ce domaine. La 2e Réunion ministérielle régionale sur l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony tenue à Addis Abeba en Ethiopie du 06 au 08 juin au siège de l’Union a défini la stratégie à mettre en œuvre pour immuniser les activités de cette rébellion en RD Congo, au Sud Soudan et en République Centrafricaine.

Au cours de cette réunion, les Ministres de défense nationale de ces trois pays ainsi que les partenaires bilatéraux ont examiné les modalités de la mise en place d’une Force Régionale d’Intervention (FRI), notamment le processus politique et de mandatement de la mission, ses objectifs stratégiques et la mise en place d’un Mécanisme Conjoint de Coordination (MCC). Ils ont débattu aussi de la répartition des postes clés au sein de l’Etat-major de la FRI, le soutien de la mission et le calendrier de mise en œuvre.

La réunion a affirmé que la FRI constitue l’élément sécuritaire d’une stratégie d’ensemble formulée par les Etats affectés par les atrocités de la LRA, en collaboration avec l’Union Africaine (UA), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et d’autres partenaires. Elle devra être une « Mission autorisée par l’UA » avec le soutien de la communauté internationale.

S’agissant du soutien de la Mission, la réunion a décidé que l’Union africaine s’emploiera à mobiliser des ressources financières, logistiques et toute forme de soutien nécessaire au profit des autres composantes de la FRI, y compris les Etat-major tactiques de secteurs. Tous les autres besoins de la mission seront à la charge des pays contributeurs. Le soutien des partenaires devrait être coordonné par la Commission de l’UA.

La réunion a vu la participation du Ministre de défense de l’Ouganda, du Ministre de la défense nationale de la RD Congo, du Ministre de l’intérieur du Gouvernement du Sud Soudan et, du Ministre délégué à la défense nationale de la République Centrafricaine Jean-Francis Bozizé ainsi que de nombreux autres partenaires multilatéraux et bilatéraux tels les Nations-Unies, l’Union-Européenne, les Etats-Unis d’Amérique.

Enfin un autre élément qui montre l’attention portée à l’Union africaine à la RCA. Quarante députés centrafricains ont pris part le 21 juin 2011 à un atelier de formation organisé par l’Union Africaine (UA) à Bangui. Selon le bureau de l’UA en Centrafrique, cette formation s’inscrit dans le cadre de la promotion d’une Démocratie durable dans le pays.

Les enseignements de cette formation ont porté sur la charte Africaine de la Démocratie, des élections et la Gouvernance. Il s’agissait notamment de les informer sur les dispositions de cette charte que la RCA a ratifiée.

 

NDLR : A rappeler que Bozizé, son épouse Monique et sa maîtresse favorite Renée Madeleine Bafatoro, étaient des habitués de la tente du colonel libyen et de Mme Kadhafi pour mendier. Peu avant l’entrée en vigueur de la « no fly zone », zone d’exclusion aérienne instaurée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies, une des femmes de Bozizé était même encore coincée à Tripoli et qu’il a fallu aux autorités libyennes beaucoup d’initiative pour lui permettre de regagner Bangui via Niamey par les moyens du bord. Depuis lors, Bozizé reste totalement muet sur ce qui se passe en Libye comme s’il avait perdu la langue alors qu’il figure bien parmi les chefs d’Etat africains financièrement arrosés par Mouammar Kadhafi. Quelle reconnaissance témoigne-t-il à présent à Kadhafi ?

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 02:02

 

 

 

Billets-verts.jpg 

 

 

Une enquête exclusive de la rédaction de C.A.P

 

 

TABLEAU SYNOPTIQUE DE L'UTILISATION DES FONDS DE CONSOLIDATION DE LA PAIX EN RCA

 

 

AXE PRIORITAIRE 1 : Réforme du Secteur de Sécurité DDR

TITRES DES PROJETS

Allocation 2008

Allocation 2009

TOTAL 2008 + 2009

Renforcement et déploiement sur le territoire national des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) formées et biens équipées (Construction des camps militaires, l’école de police, l’école de gendarmerie, les équipements militaires,  tenues, véhicules tout terrain  etc)

0 $US

7 000 000 $US

7000 000 $US

DDR

5 955 710 $US

1 500 000 $US

7 455 710 $US

AXE PRIORITAIRE II : Bonne Gouvernance et Etat de Droit

Les élections groupées sur l’ensemble du territoire

0

2 000 000 $US

2 000 000 $US

Renforcement de la sécurité judiciaire (construction des prisons, réhabilitation des habitations des Présidents de tribunaux, Véhicule de fonction, fourniture des tauges pour les magistrats, décentralisation des services judiciaires)

0

3 000 000 $US

3 000 000 $US

Création d’un cadre juridique équitable et lutte contre l’impunité (renforcer le système de protection juridique du citoyen, protéger le droit de la femme par des séminaires et formation)

758 000 $US

2 500 000 $US

3 258 000 $US

Promotion d’une culture de la paix, de la démocratie et de la réconciliation nationale (créer un environnement favorable à la paix, appuyer la formation sur la culture de la paix et la citoyenneté)

686 200 $US

2 500 000 $US

3 186 000 $US

AXE PRIORITAIRE III : Pôles de Développement et Revitalisation des communautés affectées par les conflits

Sédentarisation de toutes les jeunes filles et garçons dans leurs zones d’origine (réinstaller les PDI ou personnes déplacées internes, construction des infrastructures de base)

0

2 000 000 $US

L’octroi  de cette allocation est refusé et reversé au DDR

Réduction tendant vers l’éradication du chômage dans les zones post conflits (c’était le projet que je pilotais avec trois autres sous projets dont les femmes leaders, la formation et l’insertion professionnelle des jeunes)

1 921 000 $US

3 000 000 $US

La tranche de 2009 est refusée et reversée aux élections et le renforcement de l’état de droit

La responsabilisation des jeunes dans le maintien de la paix, protection de leur emploi et de leurs communautés d’origine (appui à la structuration des communautés et à la dynamisation des organes communautaires de base  c'est-à-dire construire les centres de formation professionnelle, les plates-formes de production et de transformation des produits agricoles, le revalorisation des petits métiers pour sédentariser le maximum des jeunes)

679 000 $US (juste la réhabilitation des centres de formation de Bozoum, Bossangoa et Bria, formation et kits d’insertion pour environ 60 jeunes seulement)

2 000 000 $US

La tranche de 2009 est refusée pour la suite du programme et reversée aux FDS, renforcement de l’état de droit et le DDR

TOTAL ALLOCATION SUR LES DEUX DERNIERES ANNEES EN DEUX TRANCHES : NB : une troisième allocation est en vue dont la  répartition doit être bientôt débattue.

 

 

40 499 710 $US

 

Les Fonds sont logés au PNUD puisque celui-ci joue le rôle de l’Agence d’exécution. Les allocations de 2008 ont été versées en 2009 en celles de 2009 en 2010. Les projets importants ici mis en rouge qui concernent le relèvement des communautés n’ont pas revêtu un caractère prioritaire ni une nécessité pour le régime de Bozizé.

Les projets n’ont pu bénéficier de la deuxième allocation. Le PNUD ayant toujours privilégié privilégie les priorités définies par les Gouvernements,  il était quasiment impossible de contourner les choix du pouvoir en place. Le premier mode de gestion est une gestion directe où le PNUD lui-même ordonnait les décaissements et faisait exécuter les dépenses par son propre personnel.

Mais à ce niveau des détournements ont eu lieu et ont porté notamment sur du matériel et des objets en nature voire de l’argent. C’est ainsi que Mme Bernadette SAYO à l’époque ministre des affaires sociales, s’était accaparée de 10 broyeuses de manioc, de 10 charrues, de 4 charrettes et d’une somme de 15 millions de FCFA. Elle a prétexté une attaque rebelle qui aurait eu lieu entre Kaga – Bandoro et Kabo sur le véhicule du projet qui se rendait à Kabo pour acheter des bœufs. Ces équipements étaient destinés aux femmes leaders des préfectures affectées par les conflits notamment l’Ouham, l’Ouham – Pendé et la Nana – Gribizi. Cette situation est restée sans suite judiciaire à ce jour.

Aucun compte n’a été demandé au Coordonnateur du PNUD ni à cette brave dame de Mme Sayo qui a même fait dernièrement partie de la délégation centrafricaine qui avait participé à la table ronde de Bruxelles. Certaines femmes exaspérées par le comportement de Mme SAYO ont vendu les bœufs de labour pour survivre. Elles se sont retrouvées quelques semaines en geôle. Il s’agit des femmes leaders de Paoua, Bouca et Batangafo.

Le second mode de gestion passe par une Unité de Gestion de Projet composée des ministères concernés et pilotée pat un point focal désigné par le Gouvernement. C’est le cas des projets DDR, RSS, Elections, Cadre Intégré Renforcé (Ministère de Commerce). Cette unité élabore un plan de dépense sur un trimestre et le PNUD met à sa disposition les fonds pour être utilisés et justifiés trois mois après leur épuisement. C’est à ce niveau que se posent les problèmes de justifications parce que les partages des jetons de présence, les frais de missions et d’autres dépenses qui ne sont pas inscrites à l’ordre du jour ne sont pas souvent justifiés. Aussi au niveau du PNUD existent les Chargés de Programme, censés veiller à la régulation des dépenses mais qui en réalité sont eux aussi complices avec l’unité de gestion et font débloquer les fonds sans justifications. C’est ainsi que les justifications des dépenses électorales  et du DDR poseront inévitablement problème.

Il était prévu la construction d’un camp militaire à Paoua, Kaga – Bandoro, Bossangoa et Birao mais dans la réalité cela reste encore au niveau des projets. Aussi la CNS a été délocalisée pour laisser sa place à la construction du siège de la BEAC, et du coup, il fallait construire un local pour abriter la CNS et aussi déplacer le camp OBROU. Tout cela reste théorique alors que les fonds sont disponibles dans le cadre du RSS.

Voilà comment on prétend consolider la paix et lutter contre la pauvreté et le chômage en Centrafrique. Les trois axes pourtant prioritaires comme le montre le tableau synoptique ci-dessus pour aider réellement les populations des zones impactées par les conflits ont été purement et simplement délaissés par le gouvernement. Pourquoi ?

 Rédaction C.A.P

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 16:10

 

 

 

 

centrafrique

 

 

Bouar panse la plaie de son drame

Radio Ndéké Luka Vendredi, 24 Juin 2011 13:48

La population de Bouar (Nord-ouest) accepte de tourner la page du drame qu’elle a connu en début de cette semaine. « Le pardon et la paix », tel est le message apporté le 23 juin 2011, aux autorités locales ainsi qu’à la jeunesse de la ville de Bouar par le Chef d’Etat-Major des Forces armées centrafricaines (FACA), André Mazi.

André Mazi, porteur du message des autorités centrafricaines, intervenait au cours d’une réunion organisée à la Mairie de Bouar. « L’Armée existe dans le souci de sécuriser le peuple et de défendre le pays, et ne doit pas devenir son bourreau » a affirmé le Chef d’Etat Major de l’Armée centrafricaine. André Mazi a conclu en promettant que « les auteurs de ces actes odieux doivent répondre devant la justice ».

Les responsables de la jeunesse déplorent le mauvais comportement de certains éléments du 4e Bataillon d’Infanterie du Territoire (BIT4) de la ville de Bouar, « qui ne sont pas au 1er forfait ». Cependant, ils plaident pour la paix et redonne confiance aux FACA de « ne faire que leurs travails ».

Quant aux autorités locales de la ville de Bouar, elles demandent au Chef d’Etat-Major des FACA « d’installer un service de police militaire dans la ville afin de barrer la route aux bavures de certains de ces soldats véreux »

Toutes les entités de la société civile qui ont assisté à cette rencontre ont accepté de tournée la page des évènements et de tourner vers une paix durable, mais ont demandé aux militaires par contre de changer de comportement.

Le dimanche 19 juin, une simple bagarre avait dégénéré et entrainé le meurtre d’un jeune homme de 24 ans, tué par un militaire. Ce dernier avait assommé la victime avec une barre de fer. La population s’était alors soulevée. Pour disperser la manifestation spontanée qui avait suivi l’incident, des militaires avait tiré à balles réelles sur la foule. Bilan 3 morts et 2 blessés graves.

 

Un jeune blessé par balle à Bangui

Radio Ndéké Luka Vendredi, 24 Juin 2011 13:50

Incident en plein centre-ville à Bangui dans la journée du 23 juin. Un jeune commerçant a été atteint en pleine poitrine par une balle perdue tirée par un soldat.  La scène s’est déroulée devant le Tribunal de Grande Instance au moment où des prisonniers de la prison centrale de Ngaragba étaient conduits pour nettoyer les locaux. Un des prisonniers avait tenté de s’enfuir.

Selon des témoignages recueillis ce 24 juin par Radio Ndeke Luka, la balle n’a pas atteint directement la victime. « Le militaire, un élément de la garde républicaine, a cherché seulement à empêcher le fuyard de s’évader en tirant à balle réelle. La balle a atteint un vieux bâtiment et a fait un ricochet pour toucher le jeune homme en pleine poitrine », a affirmé un témoin de l’évènement.

La victime a été aussitôt transférée à l’hôpital communautaire de Bangui, pour y recevoir des soins. Le prisonnier qui tentait de s’évader, a été finalement arrêté par les passants puis reconduit à la prison. Le militaire a quant à lui été mis sous les verrous et transféré dans les locaux de la gendarmerie pour audition.

 

NDLR : Pendant que le chef d’Etat-major des FACA tente d’éteindre le feu à Bouar, un autre incendie se déclare après lui à Bangui où il faut aussi une Police militaire pour s’occuper de tous ces soldats délinquants qui font n’importe quoi avec leur Kalachnikov en bandoulière dans la ville parmi la population.

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:17

Baba Laddé 

 

 

 
(Le Confident 22/06/2011)

 

 Le Lundi de Pentecôte 13 juin 2011, le Médiateur de la République du Tchad, M. Aberaman Moussa et le président du Front Populaire pour le Redressement (FPR), le général Adelkader Baba Ladé, signaient à Bangui un accord de paix en vue du retour des combattants du FPR au Tchad.

Dans le communiqué conjoint qui a sanctionné les négociations, les engagements du FPR à travers son chef historique, Baba Ladé, ont été sans équivoque : - Le Front Populaire pour le Redressement (FPR) accepte sans réserve la main tendue du Président de la République du Tchad– Le FPR renonce à tout acte de belligérance ainsi qu’à toute déclaration fussent-ils par voie de presse ou autre - Le FPR s’engage à adopter un comportement compatible avec les lois et règlements qui régissent le comportement des étrangers sur le territoire centrafricain- Les deux délégations reconnaissent et conviennent de la nécessité d’un délai n’excédant pas un mois pour permettre au FPR de faire adhérer l’ensemble du mouvement au processus de paix engagé à Bangui. A l’issue de ce délai, les deux délégations détermineront d’un commun accord un lieu de rencontre pour parachever l’accord.

Des combattants habitués aux trafics juteux

L’espoir était là et tout le monde croyait enfin à la sincérité du Front Patriotique pour le Rassemblement (FPR) du général Adel Kader Baba Laddé. Mais ces engagements du leader du FPR étaient pris sans compter avec les humeurs de la base du mouvement. Dès l’annonce de la signature de l’accord avec les autorités tchadiennes, les combattants du FPR, habitués aux trafics juteux en tous genres en République Centrafricaine, n’ont pas fait mystère autour de leur mauvaise humeur. Les hommes du FPR, installés dans leur base de Takara et Gondavo depuis 2008, ont construit des maisons, épousé des femmes et ont transformé leur zone d’influence en une sorte de bunker infranchissable aux étrangers. De leur base, ils opéraient par des expéditions punitives jusqu’à Mbrés et s’aventuraient jusque dans le Bamingui-Bangoran pour des rapts de bétail ou pour rançonner les éleveurs de cette localité. En un mot, « ils se la coulaient douce ». Mais cette présence des hommes du général Baba Laddé dans la Nana-Gribizi n’a jamais été du goût des dirigeants de l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) dans la zone. Le président de l’APRD, M. Jean Jacques Démafouth, avait qualifié cette présence d’ombrageuse, car il s’agissait des troupes rebelles contre le gouvernement d’un pays ami, sur notre territoire. Le colonel Maradas Lakoué, le commandant de zone (Comzone) de l’APRD, avait exigé le départ des éléments du Front Patriotique pour le Redressement de Baba Laddé. Les relations entre l’APRD et le FPR ont toujours été tendues.

Des affrontements particulièrement violents

Pointant du doigt l’APRD qui serait à la base de la décision de leur départ du territoire centrafricain, les combattants du FPR ont déclenché des hostilités contre les bases de l’APRD dans la Nana-Gribizi. Ils se sont d’abord rendus à l’Etat-major de l’APRD à Kaga-Déré. Au cours de cette attaque surprise à laquelle personne ne s’attendait, les ex-rebelles de l’APRD ont été mis en débandade et le FPR a pris quelques-uns en otage. Ceux qui ont réussi à se dégager ont trouvé refuge à Kaga-Bandoro. Poursuivant leur expédition punitive, les combattants du FPR ont abattu un officier de l’APRD au village Croisement, à 24 Km de Batangafo. Par ailleurs, au cours d’affrontements particulièrement violents, deux morts ont été enregistrés à Bolto et un autre à Boubou dans la commune de Grévaye. Cette situation a beaucoup terrorisé la population de la région. Informé de la gravité de la situation, l’Etat-major des Forces Armées Centrafricaines n’a pas tardé à réagir. Le vendredi 17 juin, le Chef d’Etat-major général des armées, André Mazi, s’est personnellement rendu à Kaga-Bandoro pour ramener l’ordre. Ces hostilités ont cessé. Le général André Mazi, sur un ton ferme, a donné un mois aux éléments de Baba Laddé de quitter la Nana-Gribizi, conformément aux dispositions de l’accord que le FPR a signé à Bangui le 13 juin 2011 avec les autorités tchadiennes. L’ordre et le calme sont certes revenus dans la Nana-Gribizi, notamment dans la sous-préfecture de Kaga-Bandoro, mais la psychose des affrontements de ces derniers jours demeure. Cette situation augure déjà des difficultés qui risquent de compliquer le parcours du retour des combattants du FPR au Tchad, car demain ne sera pas comme hier sur un territoire qu’on croyait conquis.


Sereze

© Copyright Le Confident

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 15:04

 

 

 

GP Boz

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 22 Juin 2011 13:10

Le calme est revenu à  Bouar (ouest). Mais un calme précaire. Les populations vaquent progressivement ce mercredi 22 juin 2011, à leurs  activités quotidiennes, trois jours après les incidents qui ont fait 3 morts et 2 blessés graves.

Pour mémoire, dimanche 19 juin, une simple bagarre avait dégénéré et entrainé le meurtre d’un jeune homme par un militaire. Ce dernier avait assommé la victime avec une barre de fer. La population s’était alors soulevée.

Pour disperser la manifestation spontanée qui avait suivi l’incident, des militaires en faction devant la succursale d’une banque de la ville, avait tiré à balles réelles sur la foule. Bilan 3 morts et 2 blessés.

Les    autorités politiques et les leaders religieux ont lancé des appels au calme. Ce mercredi, le Chef d’Etat-Major le général André Mazi est sur place.

De tels évènements rappellent ceux survenus il y a quelques jours, dans le 3ème arrondissement de la capitale qui ont fait 11 morts. La découverte macabre de 2 enfants âgés respectivement de 4 et 5 ans avait été l’élément déclencheur des hostilités.

En relation avec ces situations, une semaine de lutte contre la violence armée vient d’être lancée à Bangui par l’ONG Mur Africa Universel. La campagne à cet effet, ce mercredi une campagne sur le thème « Tous contre la violence ». L’activité concerne la société civile et les militaires. Objectif, outiller les participants sur le concept de la non violence afin d’être des relais auprès de la population.

« La paix est une denrée rare pour un développement économique et social. Elle mérite d’être préservée », indique Henri Christophe Bango, facilitateur de cette ONG.

Signalons que la branche de la même ONG a organisé mardi à Mbaïki (Sud), une conférence débat sur la lutte contre la prolifération et mauvaise utilisation des armes légères et armes de petits calibres à l’endroit de la population locale.

 

NDLR : Il faut se rendre à l’évidence que les Centrafricains sont excédés par les dérives des gens en uniformes, que ce soit les mercenaires tchadiens ou ceux de Bozizé qui, au lieu de protéger le peuple, se transforme en son bourreau. Si l’incident de Bouar a fait se déplacer le chef d’Etat-major des Faca en personne, c’est que ce n’était pas une petite histoire. La révolte va aller grandissant, gagnera l’ensemble du pays et finira par balayer le régime de Bozizé.

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 17:39

 

 

 

 

RCA-carte.jpg

 

BANGUI Mardi 21 juin 2011 | 16:19 (Xinhua) - Les 4855 réfugiés du site du Haut Mbomou (Extrême-Est) vivent dans des conditions préoccupantes à cause de la présence de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), a déclaré mardi la représentante du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Centrafrique, Aminata Gaye, à l' occasion de la Journée mondiale des réfugiés à Bangui.

« Ceux qui sont dans le Haut Mbomou, c'est un peu plus difficile, beaucoup plus difficile parce que dans le Haut Mbomou, nous avons la LRA qui  sévit, la LRA dont personne n'a le contrôle et qui mène des actions atroces », a déploré Aminata Gaye.

« Bien que les gens soient accueillis dans la ville, ils ne peuvent pas travailler, ils ne peuvent rien faire, ils ne peuvent pas sortir de la ville, comment ils vont vivre ? Ils dépendent entièrement de la générosité. Donc, je souhaite que la LRA soit enlevée de cette zone, qu'elle quitte cette localité pour qu'enfin les réfugiés soufflent », a-t-elle souhaité.    Pour la situation générale des réfugiés vivant sur les trois sites de la  République centrafricaine, la représentante du HCR estime qu'elle est  pratiquement comme celle de tout Centrafricain qui vit dans un contexte socioéconomique difficile.   « Les Centrafricains vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Le réfugié qui a choisi d'être dans ce pays subit aussi la même chose avec le petit plus de souffrance, parce qu'ils sont étrangers », a-t-elle indiqué.

Mais, elle s'est réjouie de la progressive intégration des réfugiés soudanais du site de Pladama Ouaka (Centre-Est) qui s’efforcent à pratiquer l'agriculture. « Ceux qui sont dans la Pladama Ouaka sont très engagés à faire l'agriculture. Merci encore pour les autorités qui leur ont attribué des terres. Je suis sûre que d'ici l'année prochaine, cette zone va se développer davantage », a indiqué Aminata Gaye.

S'agissant des réfugiés congolais basés sur le site de Batalimo dans la Lobaye (Sud), elle affirme qu'ils sont prêts pour le rapatriement si les conditions sécuritaires sont réunies dans leurs villages.

D'après les statistiques du Haut-commissariat des Nations Unies à Bangui, 16.832 réfugiés, surtout Congolais (RDC) et Soudanais répartis sur trois sites vivent en République centrafricaine.  

 

Centrafrique : 16.790 candidats aux épreuves écrites du baccalauréat

BANGUI (Xinhua) - 16.790 candidats au baccalauréat d’enseignement technique et général, session de juin 2011, ont démarré mardi les épreuves écrites dudit examen, dans 41 centres sur toute l'étendue du territoire national, a constaté Xinhua

« L'année académique s'est déroulée sans incident. Donc, je demanderais aux parents d'élèves et aux candidats de se calmer et de mesurer dans la transparence leurs compétences par rapport à ce qu'ils ont appris pendant 9 mois de scolarité », a déclaré le ministre de l'Enseignement technique et de la Formation qualifiante, Djibrine Sall.

Quatre jours durant, les candidats des différentes séries vont affronter les diverses épreuves de cet examen qui ouvrent les portes des études supérieures. Au même moment, à l'université de Bangui, 95 candidats prennent part aux épreuves de l'examen spécial qui donne la possibilité aux personnes n'ayant pas eu la chance d'être reçues au baccalauréat et d'accéder à l'université, de se rattraper

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:39

 

 

 

 

centrafrique

 

 

Centrafrique : pagaille au marché Combattant de Bangui

Par Kpangbandjé - 20/06/2011 JDB

Des éléments de la garde présidentielle ivres seraient en cause

 

Le marché Combattant, situé à proximité de l'aéroport International Bangui-M'Poko dans le 8ème Arrondissement de Bangui, était sur le qui-vive dans l'après-midi du vendredi 17 juin 2011. Pour cause, deux éléments ivres et armés se sont disputés dans une gargote lorsqu'ils prenaient de la bière. Leur dispute n’a pas tardé à se transformer en une vive bagarre. Celui qui tenait encore sur ses pieds, a pu tant bien que mal, à récupérer l'arme du de son second et l'a sauvagement battu par la suite, devant une foule peu nombreuse et incapable de séparer deux hommes tous en armes. Tout en sang, le second a disparu sans demander son compte. On croyait tous que l'affaire était finie. Subitement, ce dernier surgit, kalachnikov sur l'épaule et pointe son assaillant qui a déjà grimpé sur sa moto. Il tire deux balles dans la roue arrière de la moto et fait disperser la foule paniquée.

Furieux, le propriétaire de la moto saute sur son agresseur pour tenter de récupérer une fois de plus on arme. Ainsi, dans la lutte, puisque la kalachnikov était d'ores et déjà armée et donc prête à cracher le feu, ils ont tiré à plusieurs reprises. Le marché Combattant et tout le secteur s'était vidé. Toutes les personnes présentes craignaient de se faire tuer. Ce serait finalement un autre gradé de la garde présidentielle à bord d'un Land Cruiser 4x4 (BJ 75) qui passait par là, qui a usé de son autorité pour mettre fin à cette rixe de ses deux subordonnés. Le calme s'est rétabli plusieurs heures après dans le secteur.

De jour en jour, la population centrafricaine s'étonne du fait que les hommes en tenue puissent se conduire de la sorte, violant à leur gré le fonctionnement de leur corps de métier qui est celui de protéger la population au lieu de faire d'eux des chaires à canon. Malheureusement, cette population civile centrafricaine continuera toujours et encore d'assister à ces genres d'agissement.

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:35

 

 

 

sidaction

 

 

Ai- Rca- Lundi, 20 Juin 2011 14:47 - Le Ministre de la Santé publique, de la Population et de la lutte contre le Sida Jean Michel Mandaba a présidé le 17 juin dans  la salle polyvalente du Parc du Cinquantenaire à Bangui la cérémonie de lancement officiel du projet ESTHERAID.

 Ce programme,  présent dans cinq pays et qui va durer trois ans, a pour objectif principal d'améliorer l'accès aux traitements antirétroviraux à travers un plan d'actions ciblées et adaptées dans le souci d’accroître le nombre d’enfants pris en charge.

"Ce programme est particulièrement destiné aux nouveau-nés  et aux enfants, oubliés dans  la prise en charge du VIH partout dans le monde" a fait savoir M Reguin, Directeur du GIP ESTHER.

« Qu’il s'agisse du diagnostic précoce de l'infection à VIH par PCR avant l'âge de 6 mois ou du traitement antirétroviral précoce avant l'âge de 12 mois", a-t-il poursuivi.

A en l’en croire,  ce programme qui  vise à augmenter l'accès des enfants au traitement en Centrafrique  comprend trois volets : Le  renforcement  de la gestion de l'approvisionnement et du stockage des médicaments, des bons médicaments au bon endroit au bon moment, une amélioration de la qualité du diagnostic de la prescription  de bons médicaments aux  patients, une amélioration de la programmation des besoins en médicaments afin de prévenir les ruptures des stocks.

Pour le Ministre de la santé Jean Michel Mandaba, le lancement de ce projet est une bouffée d'oxygène pour le gouvernement dans la lutte contre le VIH/Sida, fléau déclaré urgence sanitaire nationale.

"Malgré le manque de  ressources, le gouvernement centrafricain, avec l'appui de ses partenaires, s'est engagé avec détermination à combattre cette pandémie", a-t-il indiqué.

Selon le membre du gouvernement, le GIP ESTHER, à travers le lancement de son projet, propose une réflexion commune sur les différents champs d'intervention de la lutte contre le VIH Sida afin de bien identifier le problème auquel la Centrafrique est confrontée et les réponses attendues.

De sources dignes de foi, ce programme est financé dans sa totalité  par l'UNITAID qui est à son deuxième investissement en Centrafrique.

Kabongo, Ai Bangui

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:08

 

 

 

 

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Touadéra Faustin

 

Fidèle Gouandjika

 

 

Toute la RCA à l’écoute de la table ronde de Bruxelles

Radio Ndéké Luka Jeudi, 16 Juin 2011 13:10

Les travaux de la table ronde sur la République Centrafricaine ont démarré ce 16 juin 2011 à Bruxelles en Belgique. Ces travaux qui vont durer deux jours, se déroulent en présence d’une forte délégation conduite par le Président de François Bozizé, accompagnés du Premier ministre Faustin Archange Touadéra et plusieurs autres personnalités de haut niveau. Il s’agit de la rencontre entre les autorités centrafricaines et les partenaires au développement.

Il s’agit entre autres de poursuivre avec la communauté des bailleurs de fonds, le dialogue déjà engagé lors de la session spéciale sur la République Centrafricaine en septembre 2010, sur les voies et moyens de consolider la paix et jeter les bases d’un développement durable, élargir la communauté des partenaires au développement qui interviennent en Centrafrique, en incluant les donateurs traditionnels et non traditionnels, mobiliser auprès des bailleurs de fonds les ressources supplémentaires nécessaires au financement des actions prioritaires du DSRP (document stratégique pour la réduction de la pauvreté) de la seconde génération, notamment dans les domaines du développement  rural, de la croissance accélérée, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD 2011-2015), et du genre.

Le DSRP nouvelle génération est orienté vers la stratégie sectorielle Egalité de Genre et Réduction de la Pauvreté et les programmes proposés dans le cadre de ladite stratégie, dégageront des perspectives étendues, en vue des solutions adéquates au relèvement du pouvoir économique des Femmes.

Concernant le programme DDR (désarmement, démobilisation et réinsertion) des ex-rebelles, les partenaires seront appelés à soutenir le gouvernement dans les activités à court terme telles que le cantonnement, le désarmement et la démobilisation des ex-rebelles, ainsi que leur réintégration à long terme.

Rappelons que le DSRP II intervient quelques années après la première table ronde consacrée au DSRP I, qui s’était déroulée le 26 octobre 2007 à Bruxelles en Belgique.

La première table ronde avait rassemblé les représentants de 17 pays, 25 organisations internationales et d’institutions financières et deux ONG internationales qui ont participé en qualité d’observateurs.

Le Gouvernement Centrafricain a mis en place un plan de développement économique du pays contenu dans son Document de stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ayant déjà fait l’objet d’engagements fermes des Partenaires Techniques et Financiers (PTF) de la RCA  à la Table Ronde de Bruxelles du 26 octobre 2007. Lors de cette table ronde, la Centrafrique avait reçu 300 milliards de francs CFA des mains des bailleurs.

 

NDLR : Contrairement à ce que laisse entendre ce papier, les Centrafricains ont été déjà informés que les plus hauts responsables de l'Union Européenne avait écrit aux autorités de Bangui que cette table ronde de Bruxelles était inopportune et inutile. Par conséquent, ils n'attendent rien de cette réunion qui a dû servir encore de prétexte à Bozizé, son PM Touadéra, et certains de leurs ministres comme Sylvain Maliko, Fidèle Ngouandjika, Mme Dorothée Malénzapa et autre Marguérite Pétrokoni et Marylin Rosalem Mouliom, de vider une fois de plus les caisses du trésor national pour aller vadrouiller à Paris et à Bruxelles pendant que les populations de la capitale sont descendues dans la rue pour exiger d'avoir de l'eau potable pour boire et du courant électrique.  

 

 

L'ONU salue la tenue d'une table ronde sur la République centrafricaine à Bruxelles


NEW YORK 16/06/2011 (Xinhuanet) - Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué mercredi la tenue d'une table ronde des partenaires de la République centrafricaine les 16 et 17 juin 2011 à Bruxelles et félicite la Commission de consolidation de la paix, la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque africaine de développement pour leur appui au gouvernement centrafricain dans l'organisation de cet événement important.

"Le secrétaire général appelle les partenaires à continuer de soutenir la République centrafricaine dans la mise en oeuvre de sa Stratégie de réduction de la pauvreté exhaustive visant à relever les défis de la consolidation de la paix et du développement socio- économique", a dit son porte-parole dans une déclaration.

"Le secrétaire général appelle également le gouvernement centrafricain à continuer de bâtir un partenariat fort, durable et significatif avec la communauté internationale. Il réaffirme le soutien des Nations Unies alors que le pays est engagé dans des réformes dans les domaines de la sécurité et de la gouvernance visant à améliorer la qualité de vie du peuple centrafricain", a-t- il ajouté.

© Copyright Xinhuanet

 

NDLR : Les Nations Unies ne peuvent pas dire autre chose puisse que c'est l'ambassadeur belge accrédité à New York qui est à l'origine de cette table ronde de Bruxelles qui pour l'UE est très prématurée et inopportune puisqu'elle considère que Bozizé a volé les dernières élections et ni son actuel gouvernement, ni la chambre parlementaire ne sont légitimes et crédibles. Faut-il rappeler que l'UE a boycotté l'investitur de Bozizé le 15 mars dernier. Faut-il rappeler qu'un rapport d'experts électoraux commandité et financé par l'UE a conclu à des élections centrafricaines "sujettes à caution". Dès lors, toutes ces gesticulations de Bangui avec la complicité fâcheuse de l'ambassadeur Jan Grauls ne sont que brassage d'air. En attendant, sur le terrain, la situation se dégrade de plus en plus et les Centrafricains de plus en plus à bout, n'hésitent plus à descendre dans la rue pour exprimer leur mécontentement et leur frustration. Il n'y a que ça de vrai.  

 

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