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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 01:40

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Litige à l’ASECNA RCA et grève continentale en vue

Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:52

A Bangui, la tension gagne du terrain à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation aérienne en Afrique et en Madagascar (ASECNA) de Centrafrique ! Le personnel menace d’observer  d’ici peu une journée noire dans tous les pays membres de l’Agence. Il proteste contre la décision du gouvernement centrafricain de récupérer le titre foncier de la Cité Asecna à Bangui et de vendre les villas qui composent la cité. La Journée noire en vue pourrait être étendue  à toutes autres représentations nationales de l’Asecna sur le continent. Aucun vol ne sera possible ce jour-là dans l’ensemble des pays membres de l’ASECNA.

Cette décision fait suite à l’Assemblée Générale du syndicat des travailleurs de l’ASECNA tenue le 16 juillet 2011 au siège de l’agence à Bangui. Selon Vincent Nokou, Secrétaire Général du Syndicat des travailleurs de l’ASECNA, « notre mécontentement fait suite aux argumentations non satisfaisantes du ministre délégué en charge de l’Aviation concernant la décision du gouvernement centrafricain par rapport à la désaffectation du titre foncier de la cité ASECNA sur l’avenue de l’Indépendance ». Une rencontre a eu lieu en milieu de la semaine à Bangui entre les autorités centrafricaines et le syndicat du personnel de l’agence.

Le syndicat prévoit une autre Assemblée Générale mardi 19 juillet en attendant le résultat des échanges en cours entre le Gouvernement et la Direction de l’ASECNA.

 

A Nola, les Droits de l’homme menacés par le parquet

Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:51

Dans la ville de Nola (centre), il semble que le procureur n’en fait qu’à sa tête. Les organisations de défense des droits humains, la société civile et les autorités administratives de la ville ont dénoncé ce vendredi 15 juillet 2011 au cours d’une réunion, les arrestations arbitraires orchestrées par le parquet du tribunal de la ville de Nola.

Selon le constat fait par les différentes structures de défense des Droits de l’Homme, « la prison de la ville regorge présentement de détenus qui souvent pour certains, sont arrêtés sans chef d’accusation, et pour d’autres sont restés croupis sans procès équitables ».

Les organisations de défense des droits de l’homme citent même un cas spécifique « une femme transférée à la maison d’arrêt de Nola,  mercredi 13 juillet, avec ses deux enfants, une fillette de deux ans et une autre de 81 jours, à la suite d’une banale histoire de bagarre avec l’épouse d’un gendarme de la ville ».

Les responsables de ces structures de défense des Droits de l’Homme appellent le parquet à respecter les Droits, car « nul n’est au-dessus de la loi », affirment-t-ils. La rencontre a été initiée par le préfet de la Sangha Mbaéré, Lazare Morlès Ngaya.

 

Toujours des braconniers en action au sud de la RCA

Radio Ndéké Luka Samedi, 16 Juillet 2011 12:50

La commune de Ngotto au sud-ouest de la Centrafrique est plus que jamais sous la menace des braconniers. Leur présence a été signalée depuis quelques temps dans cette région, ce qui constitue non seulement un danger pour le parc de Bodengué mais aussi pour la population et ses biens.

Ces braconniers ont quitté l’Est de la République Centrafricaine pour s’installer dans l’Ouest. Ils seraient à la quête des défenses d’éléphants voire de certains animaux protégés.

Le Ministre des Eaux, forêts, Chasses et Pêches Emmanuel Bizot a confirmé ce 15 juillet leur présence dans la localité cette semaine. Il n’a pas voulu en dire davantage sur les stratégies militaires pour arrêter la progression des ces malfrats. Néanmoins il s’est appesanti sur  les dispositions prises pour protéger non seulement le parc de Bodéngué, mais l’ensemble de la population.

Il ya deux semaines, 4 personnes dont 2 gendarmes ont été tuées dans cette commune par les braconniers.

Il faut rappeler qu’un incident avait opposé l’armée centrafricaine à un groupe de braconniers en avril dernier. Deux  affrontements avaient eu lieu dans la Sangha-Mbaéré et la Lobaye, deux. Parmi les victimes, on dénombre 16 morts dont 2 soldats centrafricains et 14 braconniers. Il y avait 2 arrestations dans les rangs des braconniers.

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 19:11

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA

 

 

Une ancienne ministre se donne en spectacle à l’hôpital

Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Juillet 2011 15:10

L’ancienne ministre des Affaires Sociales et actuelle députée dans la nouvelle législature s’est donnée en spectacle à l’hôpital Communautaire de Bangui le mercredi 13 juillet 2011. Madame Marie-Solange Pagonéndji Ndakala, députée de Bambari II (centre-est) était venue rendre visite à un malade. Elle n’a pas apprécié que le gardien demande à son chauffeur de respecter le sens giratoire que doit prendre tout véhicule à l’entrée de l’établissement.

Madame la députée s’est sentie vexée et a simplement demandé à des policiers de corriger le gardien. Et les agents d’obéir. Plusieurs quotidiens de la presse centrafricaine rendent compte dans leur livraison de ce jour de l’incident.

Un témoin explique que dans les faits : « la députée Ndakala s’est rendue au chevet de son fils hospitalisé. Dès son entrée, le gardien a remarqué qu’elle a violé ce sens giratoire pourtant exigé à tous. Furieuse, elle est descendue de son véhicule et brandi sa médaille de député. Mme Ndakala a déclaré : est-ce que tu me connais, je suis députée de Bambari II et fais gaffe. D’un clin d’œil, elle a aperçu les éléments de la police en patrouille et leur a aussitôt ordonné d’embarquer le gardien. Ceux-ci ont obtempéré et ont commencé à tabasser le pauvre gardien. Ce dernier  s’en est tiré par un nez fracassé. La foule a copieusement hué la députée».

La victime elle-même est venue se plaindre ce jeudi à Radio Ndeke Luka. Suite à la correction reçue des policiers, elle a été admise en soins intensifs, selon sa version. A présent, il indique qu’il va ester en justice, car il fait confiance en la justice.

 

NDLR : Selon nos informations, Mme Pagonendji venait dans cet hôpital pour voir son fils né d'une première union avec Cyriaque Gonda qui avait été poignardé par un "libérateur" zakhawa il y a quelques jours et qui est dans le coma. C'est ce qui pourrait expliquer son pétage de plomb.

 

Des familles éclatées se reconstituent grâce au CICR

Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Juillet 2011 15:45

6 centrafricains dont un otage de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), appartenant à 3 familles distinctes ont regagné  mercredi 13 juillet 2011, leur foyer respectif à Mboki (extrême-est). Ces derniers avaient  perdu tout  contact avec leurs parents biologiques. L’opération a été rendue possible grâce au concours du Comité International de la Croix Rouge (CIRCR) de Centrafrique.

Les victimes ont été regroupées par le CICR de la République Démocratique du Congo dans une ville appelée Niangara, située sur la rive sud de Centrafrique. Un avion spécial a été affrété par l’antenne du CICR à Bangui pour les ramener à Mboki.

Certaines de ces personnes  avaient été  victimes  des rapts de la LRA. D’autres avaient fui les affrontements intercommunautaires entre autochtones et peulhs.

Selon Ewan Watson,  responsable de la Communication du CICR, « le regroupement organisé s’inscrit dans les attributions réelles du CICR, qui effectue ces genres d’opérations au lendemain  des conflits armés  ou d’autres catastrophes ».

Boubacar Abakar, père de la fillette retrouvée,  « cela fait plus de 5 mois que je n’ai pas vu mon enfant. Je la croyais déjà morte. Elle se trouvait à l’hôpital au moment de la crise intercommunautaire. C’est de là qu’elle a fui. Je remercie simplement le CICR ».

Une brève cérémonie de réunification organisée a eu lieu mercredi 13 juillet à Obo. Marie Claire Djadda, présidente de la délégation spéciale de la ville a, à cette occasion « remercié le CICR, d’avoir procédé à ce geste humanitaire, symbole d’une paix en faveur de ses administrés. Elle a en même temps dénoncé les exactions commises par la LRA dans le Haut Mbomou ».

Signalons que le CICR a facilité en juin dernier,  le transfert et la libération de 18 personnes détenues par le Front populaire pour le redressement, FPR, la faction rebelle dirigée par le Général tchadien Baba Ladé. Elles avaient été arrêtées à la suite de récents accrochages dans la zone de Kaga-Bandoro, dans le centre-nord de la République centrafricaine (RCA). Tous les prisonniers étaient membres de l'Armée populaire pour la restauration de la république et la démocratie (APRD).

 

Les braconniers tuent 4 personnes à Ngotto

Radio Ndéké Luka Jeudi, 14 Juillet 2011 15:10

4 personnes dont 2 gendarmes ont été tuées il y a 2 semaines, par des braconniers  à Ngotto (sud de la RCA). L’information est rapportée seulement ce jeudi 14 juillet 2011. Elle est confirmée sur les ondes de Radio Ndeke Luka ce jeudi 14 juillet 2011, par le maire de la localité.

« Cette situation a traumatisé la population de Ngotto qui ne peut plus vaquer normalement à ses occupations quotidiennes », a expliqué Bienvenue Lossé, président de la délégation spéciale de cette commune. Il se désole et déplore le fait que « plusieurs correspondances vaines sur ces violences à mains armées ont été envoyées au gouvernement ».

Il y a quelques 5 mois, des braconniers avaient envahi le sud-ouest du pays. Ils s’intéressaient particulièrement aux défenses d’éléphants et au bois précieux Une autre colonne de braconniers vient d’être signalée dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï,  une zone diamantifère, aurifère et de bois de commerce.

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 15:48

 

 

 

 

centrafrique

 

 

Un jeune tué par un « béret vert » au KM5

Radio Ndéké Luka Mercredi, 13 Juillet 2011 14:02

Encore une victime au sein de la population civile, tuée par un élément de la garde présidentielle encore appelée « béret vert ». Un jeune homme de 25 ans, commerçant au marché Kilomètre 5, a été inhumé ce mercredi 13 juillet 2011, au cimetière Ndress à Bangui.  Il est décédé suite à un coup de poignard que son bourreau lui a planté à la poitrine. Le crime a eu lieu dans la soirée du mardi 12 juillet 2011.

Dans les faits, il s’est agi d’une simple dispute entre ce militaire en état d’ébriété avancé selon plusieurs témoins, et un groupe de jeunes commerçants.

Un témoin, interrogé par Radio Ndeke Luka, raconte : « le militaire en question a traité les jeunes de bandits. Ces derniers ont répliqué et le soldat a aussitôt sorti son poignard pour les pourchasser. Il en a rattrapé un et l’a poignardé. On a bien réussi à évacuer le blessé à l’hôpital, mais il a succombé à ses blessures »

La famille de la victime réclame « une justice équitable dans cette affaire. Elle s’est même temps interrogée sur les critères préalables de recrutement des hommes en tenues en Centrafrique ».

Ce crime vient compléter la longue liste des actes de violences perpétrés par les militaires « proches » du Chef de l’Etat souvent considérés comme impunis et décriés par la population civile.

Il y a plus d’une semaine, un autre élément en poste aux abords de l’aéroport Bangui M’poko, avait braqué un jeune conducteur de taxi-moto dans le quartier de Boeing. La victime s’en était tirée avec plusieurs blessures. Cette agression avait provoqué un soulèvement des populations dans ce quartier du sud de Bangui.

 

NDLR : Y en a marre des crimes impunis de ces bérets verts de Bozizé...!!!

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 15:35

Joseph-Kony.jpg 

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 13 Juillet 2011 13:57

Trois filles dont trois centrafricaines et une Congolaise enlevées, ont été libérées le dimanche 10 juillet 2011 par l’armée Ougandaise. Cette libération est intervenue après une offensive contre les positions de l’armée de la résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni dans le Haut Mbomou (Sud-est).

Selon des informations relayées par le correspondant de Radio Ndeke Luka à Obo, les combats se sont déroulés entre les localités de la rivière de Vovodo et de Chinko. Un officier de l’armée ougandaise de la LRA a trouvé la mort dans les combats. Aucun bilan du coté de la LRA n’a cependant été signalé. L’une des otages a été libérée avec son enfant âgé de 2 ans.

Toujours selon le correspondant, l’armée ougandaise évalue les éléments de la LRA à plus de 800 hommes divisés en 5 groupes. Ces éléments sillonnent actuellement les régions de Mbomou et de la Haute Kotto.

« Il sera difficile de déloger ces hommes en République centrafricaine, voir l’ampleur des actions contre eux actuellement », a affirmé l’une des victimes. Pour l’instant, les otages libérés sont à Obo à la base des éléments de l’armée ougandaise pour de suivi sanitaire avant rapatriement dans leur région respective.

 

NDLR : C'est franchement très honteux que ce soit l'armée ougandaise qui vienne combattre les bandits ougandais de la LRA sur le sol centrafricain. Cela consacre la démission totale de celui là-même qui se prend pour un général d'armée et qui se dit chef suprême des FACA en qui il n'a pas réellement confiance et qui par conséquent, sont réduites à leur plus simple expression et ne font plus que de la figuration.  

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 00:45

 

 

 

obus.jpg

 

 

Par Kpangbandjé - 12/07/2011 JDB

Une terrible explosion a fait un important dégât à Sibut située à 187 km de Bangui dans la préfecture de la Kémo.

 

Ladite explosion aurait été déclenchée par le passage d’un feu de brousse sur un lance-roquette qui aurait duré à cet endroit. On se rend ainsi compte de ce que les conflits armés laissent planer comme danger sur la population surtout civile. Les villes ciblées en paient les frais diversement. Le dernier cas en date s’est produit à Sibut dans la préfecture de la Kémo. Une explosion à couper le souffle s’est produite non loin du village Kolopa, situé à environ 7 kms de Sibut. Selon les faits, Arthur N. un homme âgé d’une quarantaine d’années était en train de défricher son petit champ. Il était d’ailleurs accompagné par sa femme et trois de ses enfants. Après avoir regroupé les friches sèches il y met le feu.

Quelques heures après, une explosion retentit. Rien ne restait d’Arthur qui se trouvait non loin des flammes. Deux de ses enfants ont aussi péri. La femme et un bébé de 10 mois sont grièvement blessés. En les conduisant à l’hôpital, le bébé aurait rendu l’âme. En ce moment, la femme suit des soins intensifs. D’après la version des parents le lendemain du drame, le médecin traitant de la femme aurait demandé à ce qu’elle soit transférée dans un centre hospitalier compétent à Bangui, notamment à l’hôpital de l’Amitié. Le transfert devrait avoir lieu le lundi 11 juillet 2011.Sur les lieux du drame, l’on fait état de ce qu’il s’agirait d’une lance-roquette qui a duré là. En contact avec la chaleur, cela aurait déclenché l’explosion. Des enquêtes seraient en cours pour déterminer la véracité ou non de cette version. La ville de Sibut, lorsque l’actuel Chef de l’Etat centrafricain était en rébellion, était le bastion de ses rebelles jusqu’à ce que les milices de Jean Pierre Bemba les aient chassés.

 

NDLR : C'est vraiment malheureux de voir que plusieurs années après l'arrivée de Bozizé au pouvoir dans les conditions que l'on sait, d'innocents fils du pays continuent de payer un prix aussi élevé à la prétendue "libération" destinée en réalité à ce que Bozizé, sa famille et quelques-uns s'en mettent plein les poches et qu'une grande majorité de Centrafricains meurent de faim et croupissent dans une misère sans nom comme c'est actuellement le cas.

 

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 00:35

 

 

 

Zongo-en-RDC-vue-de-Bangui.JPG

 

                        Ville de Zongo en RDC face à Bangui

 

 

Mardi, 12 Juillet 2011 14:16

Ce que l’on redoutait est arrivé. L’épidémie de choléra qui sévit actuellement en République Démocratique du Congo (RDC) menace désormais la Centrafrique. Des cas sont signalés à Zongo, la ville congolaise qui fait face à Bangui, de l’autre côté du Fleuve.

L’alerte est ainsi donnée ; Le ministère centrafricain de la santé ne cache pas son inquiétude. Des dispositions sont prises pour faire face. Mais sont-elles suffisantes pour empêcher l’épidémie de traverser le fleuve en même temps que les centaines de personnes qui chaque jour, vont d’une rive à l’autre ?

« L’épidémie du cholera n’est pas encore déclarée dans la ville de Bangui, bien qu’elle ait été signalée à Zongo, ville voisine du pays située sur la côte sud de la rivière Oubangui, en République Démocratique du Congo. Toutefois, la population devrait doubler de vigilance et renforcer ses mesures d’hygiène afin de l’éviter».

Ces propos sont tenus sur Radio Ndeke Luka ce mardi 12 juillet 2011, par docteur Modeste Hoza, Directeur de Communication en matière de santé au ministère de la santé publique et de la population. Il réagit suite à une éventuelle menace de propagation de cette maladie à Bangui.

Selon Docteur Hoza, « le pays dispose d’un centre de surveillance épidémiologique prêt pour la riposte en cas d’épidémie. Pour lui, éviter le cholera passe nécessairement par des mesures élémentaires d’hygiène : consommer de l’eau potable, se laver les mains avec du savon, prendre soins des aliments, maintenir propre les latrines ».

Au sujet de la proximité entre ces deux villes liée au trafic fluvial, le médecin indique « des mesures contraignantes pourraient être prises par les autorités sanitaires, notamment le contrôle systématique de carnets de vaccination des passagers ».

Toutefois certains usagers de cette rivière en provenance de Zongo, interrogés par Radio Ndeke Luka, soutiennent que « le contrôle de ces carnets de vaccination ne se fait pas de manière stricte. Les gardes côtes ne les réclament qu’à ceux qu’ils ne connaissent pas ».

Dans ce contexte, le risque d’une épidémie guette la ville de Bangui, lorsqu’on sait que plusieurs échanges commerciaux se font entre Bangui et Zongo, aux divers points de traversées fluviales.

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 00:11

 

 

 

Un lot de 97000 moustiquaires disparus à Berberati

Radio Ndéké Luka Dimanche, 10 Juillet 2011 13:29

La lutte contre le paludisme devra attendre dans la préfecture de la Mambéré Kadéï (Ouest du pays).  97000 moustiquaires imprégnées d’insecticide destinées à la campagne nationale de lutte contre le paludisme ont disparu des locaux de la préfecture de Berbérati. Si l’on en croit la version officielle, il s’agit de vol. Sauf que les voleurs ont opéré à plusieurs reprises en trois mois, au point de faire disparaitre le stock destiné à la distribution gratuite.

Pour en avoir le cœur net, le ministre de la santé publique a dépêché une mission sur place pour se faire une religion. Le Dr Anicet Anzité Mbanga qui la conduit ne décolère pas. « Le constat est amer, il va falloir que la police et la population mènent des investigations pour que justice soit faite », a-t-il confié au correspondant dans la ville de Radio Ndeke Luka. Mais diantre, comment un lot aussi énorme peut-il disparaître ?

Ce vol, ou cette série de vol, intervient au moment où plusieurs organisations humanitaires et le gouvernement centrafricain s’investissent pour la lutte contre le paludisme. Cette endémie reste la principale cause de la mortalité infantile en Centrafrique.

En septembre 2011déjà, une disparition de ce genre avait été signalée à Bangui. 35 ballons contenant chacun 50 moustiquaires imprégnées d’insecticide, destinés à la distribution gratuite dans les quartiers avaient été saisis par les éléments de la Gendarmerie Nationale au quartier Yalowa dans le 3ème arrondissement.

Ce lot avait été acheté par un commerçant du marché « kilomètre 5 ». Trois personnes soupçonnées dans cette affaire avaient été arrêtées et placées en garde à vue à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI). Quant au cerveau présumé de ce trafic, il est toujours en cavale aux dernières nouvelles.

 

 

Des armes de guerre saisies à Yembi 1

 

armes-sasies.jpg 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 10 Juillet 2011 13:30

Curieuse coïncidence. Les éléments d’autodéfense  du quartier Yémbi1 à Bégoua (12km au nord de Bangui),  ont mis la main, dans la nuit du 10 juillet 2011,  Journée de lutte contre la prolifération des armes légères, sur trois armes  de guerre. Il s’agit de trois AK 47, plus connues sous le nom de kalachnikovs. Ces armes ont été trouvées entre les mains d’un habitant du quartier Yémbi1, âgé d’une trentaine d’années.

Le constat fait par Radio Ndeke Luka qui était sur le lieu fait état d’une peur grandiose au sein de la population. En résumant la situation, un habitant de la localité a raconté : « C’était hier aux environs de 11heures que ce jeune homme a quitté le PK13 sur la route de Boali pour aller vers Yémbi 1. Ses mouvements incessants ont attiré l’attention des éléments d’autodéfense net ceux-ci ont eu des soupçons. Puis vers 20 heures, il a pris un Taxi-moto pour aller vers le village de PK22. Il a été pris en filature. Au niveau du pont de Sô’o, il a été interpellé par les éléments avec ces armes, et il a tenté de les poignarder mais sans grande réussite ».

Selon les éléments d’autodéfense du quartier Yémbi1, c’est la quatrième fois qu’ils mettent la main sur des armes et des munitions de guerre. Ils affirment avoir remis personnellement, une fois au Chef de l’Etat François Bozizé, des armes saisies.

A Yémbi 1, la population vit dans la terreur. Elle se sait envahie et entourée de détenteurs d’armes de guerre. Les éléments d’autodéfense sont en perpétuel alerte. Malheureusement, ils regrettent de ne pas bénéficier de l’appui des autorités.

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 01:27

 

 

 

 

Mme-Margret-Vogt.JPG

 

    Mme Margret Vogt, Représentante spéciale du SG de l'ONU en RCA

 

Deux mois après sa nomination en qualité de Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Mme Margaret Vogt a présenté, jeudi 6 juillet 2011, devant le Conseil de sécurité, le rapport du Secrétaire général sur les activités menées par le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) au cours d’une période marquée par des élections législatives et présidentielle, ainsi que par le lancement du processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR). Un résumé de son rapport a été publié sous forme de communiqué par le BINUCA. Radio Ndeke Luka a reçu copie.

« Beaucoup a été accompli depuis la création du BINUCA en janvier 2010 », a noté Mme Vogt« Plusieurs institutions de gouvernance ont été créées, des lois importantes ont été adoptées et la liberté de la presse a été élargie. »  Si la situation reste calme dans l’ensemble, elle est cependant encore marquée par une certaine instabilité, en particulier aux alentours de la capitale, Bangui, a-t-elle indiqué.

Intervenant au cours de la séance, le Représentant permanent de la République centrafricaine (RCA) auprès des Nations Unies, M. Charles Armel Doubane, a estimé qu’« une série d’évènements encourageants a eu lieu depuis la tenue des élections de janvier dernier ».  Il a cité notamment l’annulation partielle des résultats concernant un quart des sièges de l’Assemblée nationale par la Cour constitutionnelle; la tenue de la table ronde des bailleurs de fonds à Bruxelles; la formation du nouveau Gouvernement de la République centrafricaine (RCA); le sommet tripartite Soudan-Tchad-Centrafrique, ainsi que la signature d’un accord de cessez-le-feu avec le dernier groupe rebelle, connu sous l’appellation: Convention des patriotes pour la justice et le progrès (CPJP).

En dépit de ces progrès, la République centrafricaine se heurte encore à des défis majeurs, a fait remarquer Mme Vogt, mentionnant l’extrême pauvreté, la faiblesse des institutions nationales, un fort taux de violence et de criminalité, et la corruption.  Les principaux défis à relever sont l’instabilité politique, la mise en œuvre des accords de paix conclus avec les groupes rebelles, ainsi que le processus de désarmement et de réintégration des anciens combattants, a-t-elle indiqué.

Si elle a souligné le succès des élections législatives et présidentielle, qui se sont déroulées dans un climat pacifique, Mme Vogt a rappelé les irrégularités qui ont été constatées et l’annulation de certains scrutins dans 13 districts électoraux.  Elle a salué la décision du Gouvernement de créer un organe indépendant qui sera chargé des futures élections et de la révision du Code électoral.

La Commission de consolidation de la paix (CCP) a joué un rôle important dans ces élections, a quant à lui indiqué M. Jan Grauls, Président de la formation République centrafricaine de la CCP, qui a précisé que les bailleurs de fonds avaient été mobilisés pour combler le fossé financier de 7,5 millions de dollars qui existait dans le budget électoral.  Par ailleurs, la CCP a transmis, par le biais du BINUCA, des conseils à certains acteurs impliqués dans les préparatifs des élections.  M. Grauls a cependant regretté le boycott du second tour du scrutin parlementaire par des partis de l’opposition.

En ce qui concerne les accords de paix signés avec les mouvements et groupes armés rebelles, le Gouvernement a annoncé son intention de désarmer, démobiliser et réintégrer tous les combattants d’ici à la fin de l’année.  Outre l’accord de cessez-le-feu signé par la CPJP le 12 juin, Mme Vogt s’est aussi félicitée que le dirigeant rebelle du Front populaire pour le redressement (FPR) ait exprimé sa volonté de s’engager dans des négociations afin de permettre qu’un accord de paix soit signé d’ici à un mois, ce qui pourrait conduire au rapatriement de 400 à 500 personnes.

Le processus de DDR a été lancé le 25 juin, par le Président de la République centrafricaine, M. François Bozizé, et les dirigeants des groupes politico-militaires, avec 340 combattants de l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) désarmés à cette occasion.  Mme Margaret Vogt a souligné l’importance du soutien de la communauté internationale dans ce domaine, ainsi que dans celui de la réforme du secteur de la sécurité.  De son côté, le Président de la formation République centrafricaine de la CCP a invité le Gouvernement centrafricain à hiérarchiser la liste des projets de la réforme du secteur de la sécurité.  La CCP se concentrera dans les mois à venir sur le lancement effectif de cette réforme, a-t-il ajouté.

Évoquant les problèmes d’insécurité, Mme Vogt a rappelé que la RCA, située à un carrefour de zones de conflit, est affectée par l’insécurité en République démocratique du Congo (RDC) et au Soudan.  Elle a aussi averti que ce pays pâtit du passage d’éléments criminels sur son territoire et dans toute la région du Sahel, avant d’assurer qu’elle travaillerait avec ses collègues de la région pour faire face à ces problèmes.  Dans le nord-est du pays, Mme Vogt s’est félicitée que le Gouvernement ait pris des mesures pour sécuriser la province de Vakaga. Dans le sud, il faut encore renforcer la sécurité pour faire face à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui continue à pratiquer des enlèvements, a-t-elle préconisé.

Qualifiant la LRA de « cruelle et barbare », le représentant de la République centrafricaine a exprimé le grand espoir que suscite « la naissance, dans 48 heures, d’un nouvel État limitrophe de la RCA, qui bouleverse certains principes et la géographie de la zone ». La RCA est convaincue « que ce nouveau pays la rejoindra dans la lutte sans relâche contre un ennemi transfrontalier aux ambitions floues et nuisibles », a-t-il ajouté.

La Représentante spéciale du Secrétaire général a également souligné la nécessité de progresser dans la lutte contre l’exploitation sexuelle et dans la promotion des droits des femmes et des enfants.  À cet égard, M. Grauls a indiqué qu’il avait invité les Représentantes spéciales du Secrétaire général chargées respectivement des enfants et les conflits armés et des violences sexuelles dans les conflits armés à se rendre sur le terrain afin de mesurer l’ampleur de cette question.

Il faut aussi promouvoir une culture des droits de l’homme dans tout le pays, a dit Mme Vogt, appelant à lutter activement contre la corruption et à renforcer le système judiciaire de la RCA.  Elle s’est d’ailleurs réjouie que le BINUCA ait récemment obtenu l’autorisation d’accéder aux établissements pénitenciers, et qu’une commission des droits de l’homme soit en voie de création.

Enfin, Mme Vogt et M. Grauls ont fait état du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté « de la deuxième génération » (DSRPII) présenté par le Gouvernement centrafricain lors de la table ronde des partenaires, qui s’est tenue à Bruxelles en juin et qui a réuni 160 personnes.  Ces participants ont invité les autorités centrafricaines à définir les champs d’action prioritaires au sein du DSRP II, et à se concentrer sur les mesures visant au rétablissement de la stabilité et ciblant les populations fragilisées.

 

NDLR : C'est un tableau d'Etat défaillant que l'ONU a dressé. Comment peut-on décemment citer la tenue de la table ronde de Bruxelles ou même la signature de l’accord entre le pouvoir de Bangui et la CPJP d’Abdoulaye Issène parmi les événements encourageants à signaler ? La table ronde de Bruxelles a été un échec et ne méritait pas que plus d’une cinquantaine de personnes, président de la République, premier ministre, des ministres d’Etat et autres dignitaires du régime compris, puissent quitter à la fois le pays en prélevant au passage plus de 135 millions de F CFA au trésor pour cette bredouille virée bruxelloise.

Quant à l’accord avec cette fraction de la CPJP, attendons de voir. Parmi les événements malheureux que le BINUCA et le représentant permanent de la RCA aux Nations Unies ont omis de signaler, il y a le cas des deux journalistes Faustin Bambou et Cyrus Emmanuel Sandy qui croupissent arbitrairement en prison et contre qui on vient de requérir  3 ANS DE PRISON FERME par la seule volonté du prince Jean Francis Bozizé fils de son présidentiel de père malgré les dispositions de l'ordonnance portant dépénalisation des délits de presse en RCA. 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 23:51

 

 

 

Ban Ki moon

 

Conseil-de-Securite.jpg

 

NEW YORK 7 juil (Nations unies) (AFP) — Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est inquiété jeudi de "la quasi absence" d'opposition en République centrafricaine, qui risque de poser "un défi considérable" après les élections présidentielle et législatives dans ce pays.

Le président centrafricain François Bozizé a été réélu pour un second mandat lors des élections le 23 janvier 2011. Deux mois plus tard, son parti a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée au deuxième tour des législatives en remportant 61 des 105 sièges.

L'opposition, rassemblée au sein du Front pour l'annulation et la reprise des élections (Fare-2011), avait appelé au boycott du second tour des législatives. Elle accuse le pouvoir de "fraudes massives" lors du premier tour du 23 janvier, couplé à la présidentielle qui a réélu le président Bozizé.

Dans une déclaration, les membres du Conseil de sécurité "notent que la quasi absence d'opposition politique dans les institutions démocratiques de la République centrafricaine depuis les élections peut constituer un défi considérable dans le processus de réconciliation nationale et la construction du pays".

"Les membres du Conseil soulignent le besoin pour toutes les parties de prendre des engagements fermes afin de mettre en oeuvre les recommandations en faveur d'un dialogue participatif et travailler à la réconciliation nationale", ajoute la déclaration.

Le Conseil de sécurité "demeure préoccupé par la situation humanitaire terrible et demande à toutes les parties de respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire".

Le 12 juin, la dernière grande rébellion encore active en Centrafrique, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a signé un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement devant déboucher sur un accord de paix.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

 

Conseil de sécurité  7/07/2011

SC/10313
AFR/2206

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

 

DÉCLARATION À LA PRESSE DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, M. Peter Wittig (Allemagne), sur la République centrafricaine:

Les membres du Conseil de sécurité prennent note du rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et sur les activités du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix dans ce pays, en date du 16 mai 2011 (S/2011/311).

Les membres du Conseil reconnaissent les efforts accomplis par la Commission électorale indépendante et les autorités centrafricaines pour organiser des élections présidentielle et législatives qui se déroulent de manière pacifique.  Ils notent que la quasi-absence d’opposition politique au niveau des institutions démocratiques de la République centrafricaine depuis les élections peut constituer un défi considérable au processus de réconciliation nationale et d’édification de la nation.  À ce propos, les membres du Conseil encouragent le Gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour s’attacher à remédier aux irrégularités enregistrées dans le cadre du processus électoral en vue de faire en sorte que la conduite des élections municipales et des élections suivantes sera améliorée.

Les membres du Conseil soulignent qu’il est nécessaire que toutes les parties s’engagent fermement à appliquer les recommandations du dialogue politique sans exclusive et travaillent en faveur de la réconciliation nationale.  À ce propos, les membres du Conseil se félicitent de l’engagement pris par le nouveau Gouvernement, tel qu’énoncé par le Premier Ministre dans son allocution inaugurale le 19 mai 2011 et durant la table ronde des partenaires de la République centrafricaine qui s’est tenue à Bruxelles le 17 juin 2011, de lutter contre la corruption, d’améliorer la gouvernance et l’état de droit, de réformer le Code électoral et de mettre en place un secrétariat technique permanent en vue de consolider et de développer la capacité technique aux fins de la tenue des élections futures.

Les membres du Conseil se félicitent de l’annonce faite par le Président Bozizé le 25 juin 2011 selon laquelle il ferait aller de l’avant le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration en vue de contribuer à la stabilité du pays. Ils engagent toutes les parties à s’engager à assurer la bonne mise en œuvre de ce processus et à faire en sorte que celui-ci se déroule en pleine transparence et en coordination avec la communauté internationale, en particulier dans le cadre du Comité directeur du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

Les membres du Conseil se félicitent de l’accord de cessez-le-feu signé entre le Gouvernement et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) le 12 juin 2011 et les progrès continuels enregistrés sur la voie de la pleine réconciliation.  Les membres invitent aussi les États concernés à apporter leur aide pour que le Front populaire pour le redressement et les autres combattants étrangers quittent sans tarder le territoire centrafricain.

Les membres du Conseil restent préoccupés par les problèmes de sécurité dans le nord et l’est de la République centrafricaine, où la situation demeure précaire.  Ils soulignent l’importance capitale du travail effectué par les partenaires internationaux pour renforcer les Forces armées centrafricaines (FACA) dans le cadre du processus global de réforme de la sécurité.  Ils se félicitent de la signature de l’Accord tripartite par la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan le 23 mai 2011, à Khartoum.

Les membres du Conseil prennent acte des initiatives prises respectivement par l’ONU et l’Union africaine pour faciliter une action régionale contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et protéger les civils, et en particulier les femmes et les enfants, et réitèrent la nécessité d’une meilleure coopération entre toutes les parties aux fins, notamment, du partage de l’information et de la coordination des opérations militaires face aux menaces que représente la LRA pour les civils.

Les membres du Conseil demeurent préoccupés par la situation humanitaire et engagent toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.  Ils soulignent qu’il importe de continuer à assurer la sécurité des réfugiés, des personnes déplacées à l’intérieur du pays et du personnel humanitaire en attendant qu’une solution politique soit trouvée en ce qui concerne la sécurité dans la région et permette leur retour à titre volontaire.  Ils encouragent les autorités centrafricaines et les groupes politico-militaires à jouer un rôle actif dans la prévention des violations des droits de l’homme, notamment en mettant en œuvre les recommandations du Groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflit armé du Conseil de sécurité.

Les membres du Conseil rendent hommage à Mme Sahle-Work Zewde, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général pour son travail en faveur de la consolidation de la paix et du dialogue politique en République centrafricaine et se félicite de la nomination de Mme Margaret Vogt comme nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général en République centrafricaine et Directrice du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA).  Ils encouragent également la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix à continuer à coordonner les efforts de la communauté internationale en faveur des priorités pour le maintien de la paix et à mobiliser des ressources pour faire face à ces priorités et notent que la récente table ronde des partenaires de la République centrafricaine tenue à Bruxelles le 17 juin a constitué un pas important à cet égard.

 

NDLR : Où étaient les Nations Unies lorsque Bozizé, le KNK et le vrai faux pasteur Binguimalé déroulaient leur plan de hold-up électoral en Centrafrique ? L’inquiétude actuelle du Conseil de sécurité des Nations Unies est la preuve du mauvais travail fait par l’Ethiopienne Mme Zewde Work qui a pourtant exercé les fonctions de Représentante spéciale du Secrétaire Général de L’ONU et patronne du BONUCA devenu BINUCA. Cette dame avait piloté la structure chargée d’encadrer le processus électoral en Centrafrique dont Bozizé a tout fait pour en rester maître de bout en bout, terrorisant ses adversaires, manipulant comme bon lui semble le code électoral alors qu’il n’était qu’un simple candidat comme d’autres citoyens. Mme Zewde et les Nations l’ont hélas laissé faire. On ne doit donc pas s'étonner maintenant de trouver parmi les députés, Bozizé, son épouse, sa maîtresse, ses enfants, ses cousins, neveux et autres parents, bref sa famille.   

Aujourd’hui, les inquiétudes des Nations Unies sont bien tardives même s’il n’est jamais trop tard pour bien faire. Comment rattraper les nombreux dysfonctionnements et diverses irrégularités et fraudes massives ayant émaillé le double scrutin du 232 janvier 2011 et qui ont gravement entaché et discrédité ces consultations électorales ? Voilà le vrai problème qui se pose devant la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit prendre ses responsabilités quant à ces élections frauduleuses qui ont ôté toute légitimité au pouvoir de Bozizé. Le problème de l’annulation de ce double scrutin doit être clairement posé à Bozizé. Il ne peut y avoir de demi-mesure. Il est vraiment très regrettable d’entendre certains responsables de pays amis de la RCA ayant contribué au financement de ces élections dire qu’il ne sert à rien de poser le problème de l’annulation des élections à Bozizé  car il ne sera jamais d’accord pour les annuler.  

   

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:27

 

 

 

Mi-24_Helicopter.jpg

 

Bangui, 7 juil (C.A.P) - Comme l’avait annoncé dans une de nos récentes parutions, François Bozizé vient de prendre livraison de deux hélicoptères ukrainiens MI-24. Selon des informations recoupées d’une source ayant requis l’anonymat, huit conteneurs d’armes de guerre en provenance de divers pays fournisseurs dont l’Ukraine, la Chine notamment, sont arrivés à Bangui il y a une quinzaine de jours et contenaient entre autres ces hélicoptères en pièces détachées.

Ces livraisons sont à relier au long séjour (d’avril à mai dernier) en France de Jean Francis Bozizé, ministre centrafricain délégué à la défense qui n’est autre que le fils de son présidentiel de père. Celui-ci avait effectué des allées et venues entre la France et l’Ukraine sans doute pour les formalités destinées à l’acquisition de ces fameux MI-24. Centrafrique-Presse s’était également fait l’écho d’informations crédibles faisant état de certaines difficultés  rencontrées en France  pour la transaction de la somme de deux millions d’euros que Francis Bozizé devait  virer au fournisseur ukrainien.

L’acquisition de ces MI-24 qui sont des hélicoptères de combat, si elle est confirmée, devrait modifier quelque peu la donne sur le terrain et peut laisser présager d’affrontements certains entre l’armée de Bozizé et certaines rébellions qui écument l’arrière-pays de Centrafrique dont celle de la LRA du criminel Joseph Kony.

Il faut noter que ces nombreux achats d’armes de guerre qu’effectue Bozizé se font évidemment au détriment de certaines dépenses de souveraineté de l’Etat centrafricain dont le paiement des salaires à la vingtaine de milliers de fonctionnaires ainsi que des pensions aux retraités et bourses des étudiants. En 2006 déjà, Bozizé avait acheté aux USA l’épave d’un Hercules C 130 à plus de 3 milliards de F CFA. On ne voit pas très bien l’utilité de cette acquisition mais l’entretien, la maintenance de l’appareil qui ne vole pas vraiment, ainsi que la prise en charge de l’équipage tchadien,  continuent de coûter les yeux de la tête et de ruiner le trésor centrafricain.

 

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