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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 20:20

 

 

 

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Centrafrique : Le ministère de la justice réceptionne un lot d’équipements de la communauté internationale

Afrique Hebdo sam, 07/30/2011 - 12:46 par toma

Ce lot d’équipements est composé de 4 véhicules 4x4, 10 motos cross 125, des mallettes dactyloscopiques, 9 photocopieuses  multifonctions et de 3500 exemplaires du code pénal et de procédure pénale, destinés aux Tribunaux de Première Instance et des Commissariats de police de Kaga-Bandoro, Sibut, Bozoum, Bossangoa, et les  Tribunaux de Grande Instance de Paoua, de Batangafo et de  Bocaranga, ainsi qu’au ministère de la Justice, à la Direction Générale de la Gendarmerie et la Direction Générale de la Police Judiciaire.

« Ces équipements permettront la mise en application concrète des connaissances acquises en matière de police scientifique et technique, des importantes innovations contenues dans le Code pénal et de Code de Procédure Pénale, faciliteront le travail des institutions bénéficiaires afin de garantir un meilleur accès à la justice, à la protection et à la sécurité des citoyens et des personnes vulnérables, les femmes et les enfants », a indiqué Anne Marie Cluckers, Représentant du PNUD.

La représentante résidente par intérim du PNUD a réitéré la disponibilité et l’engagement de son institution à appuyer la promotion de la bonne gouvernance et l’Etat de droit, en partenariat avec l’ensemble du Système des Nations Unies et les autres partenaires techniques et financiers de la République Centrafricaine.

La Représentante Spéciale du Secrétaire Général  de l’ONU en Centrafrique, Margueritte Vogt a pour sa part relevé que les Nations Unies croient fermement qu’il n’est possible de consolider la paix dans la période  qui suit la fin d’un conflit et de la préserver durablement, que si la population est assurée d’avoir accès à la justice à travers une administration de la justice efficace.

Le ministre de la Justice Firmin Féïndiro a loué l’engagement de la Communauté Internationale aux côtés  du gouvernement centrafricain durant tout le processus qui permet aujourd’hui aux populations de « jouir des dividendes  liées au retour à la normale ».

Il a promis de faire une répartition équitable  du matériel ainsi que des exemplaires de Code Pénal et des Codes de Procédure Pénale dans tous les services impliqués dans le système judicaire afin de leur permettre de bien travailler.

Il convient de noter que la remise de ce don s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à l’Etat de Droit en République Centrafricaine (PRED) piloté par le PNUD.

 

NDLR : L’appui à l’Etat de droit c’est bien mais aider les populations, surtout les femmes et les jeunes des régions longtemps affectées et sinistrées par les rébellions serait encore mieux. Très rapidement ces motos et véhicules seront cassés et on ne sera même pas fichu de les maintenir en état de fonctionner s’ils ne sont pas purement et simplement détournés de leur usage dédié.

 

Reconduction de la grève à l’Université de Bangui

Radio Ndéké Luka Samedi, 30 Juillet 2011 12:59

Les Enseignants du Supérieur reconduisent leur grève pour 8 jours à l’Université de Bangui. La décision est tombée ce 30 juillet à l’issue de leur Assemblée Générale tenue à l’Université de Bangui.

L’Assemblée générale devait évaluer la 1ère partie de la grève d’avertissement observée trois jours durant par ces Enseignants, mais qui n’ont eu gain de cause. Les grévistes revendiquent la mise en application de leur Statut particulier qui devrait améliorer leur grille salariale, signée par le président de la République depuis 2006.

Au cours de leurs différentes interventions, ces enseignants du supérieur ont décrié le manque d’une suite favorable aux 3 jours de grève qu’ils ont observé. Cette rencontre était également pour le bureau du Syndicat des enseignants du supérieur (SYNAES) de faire le compte rendu de la rencontre avec le ministre de la fonction publique à la base.

Selon Docteur Zéphyrin Mogba sociologue environnementaliste et l’un des enseignants, « la grève a été suivie à 100% dans toute l’Université et les établissements annexes de l’Université de Bangui ».

Zéphyrin Mogba ajoute que « cette grève pourrait arriver à une grève illimitée, voir une année blanche à l’Université de Bangui, si le gouvernement ne réagit pas à notre faveur. Nous prenons le gouvernement responsable de tout ce qui doit découler de cette grève ».

La grève commence le lundi 1er pour s’achever au mercredi 10 août. Un autre rendez-vous est fixé pour le 10 Aout prochain, pour l’évaluation de la présente grève et la décision des prochaines actions à mener. Les grèves à l’Université de Bangui ont démarré le 23 juillet dernier après un préavis de 8 jours lancé par les enseignants.

 

Déroulement normal du DDR, selon le ministre en charge du programme

Radio Ndéké Luka Samedi, 30 Juillet 2011 13:04

Dans une interview exclusive accordée ce 29 juillet 2011 à Radio Ndeke Luka, le Ministre en charge du programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-Combattants, le Général Xavier Sylvestre Yangongo affirme que « le programme dans les zones touchées par les crises militaro-politiques fait son bonhomme de chemin ».

Lancées il y a trois semaines dans la Sous-préfecture de  Bocaranga dans  l’Ouham-Péndé, les opérations de ramassage des armes entre les mains des ex-combattants se poursuivent dans le rang des éléments de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) de Jean Jacques Démafouth.

Le Général Xavier Sylvestre Yangongo a par ailleurs déclaré qu’après la région de l’Ouham Péndé au nord-ouest du pays, la mission mettra le cap du Désarmement dans le  Nord- Est.  Il demande de ce fait au patron de la rébellion de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement  (UFDR), Baba Ladé, de revenir à de meilleurs sentiments pour la réussite de la mission dans cette région, une allusion à la récente prise de la ville de Sam Ouandja par ces éléments pourtant signataire de l’accord de paix avec le régime de Bangui.

Pendant une mission d’évaluation du DDR, de l’Organisation des Nations Unies effectuée le 17 juillet dernier en Centrafrique, les membres de cette mission, à l’issue d’un tête-à-tête avec le ministre Yangongo a noté des performances dans le programme mais est d’avis que des efforts restent encore à fournir. Ainsi, le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique (BINUCA), a alors promis de « répondre de façon onusienne au souci que rencontre la Centrafrique dans son approche du processus de DDR ».

NDLR : Toujours des annonces et des effets d’annonces.

 

Bientôt un code de santé publique en Centrafrique

Radio Ndéké Luka Samedi, 30 Juillet 2011 13:02

Les journées de réflexion sur les problèmes du  secteur santé en République Centrafricaine ont pris fin le 29 juillet 2011 à l’hémicycle  de  l’Assemblée Nationale à Bangui. Les acteurs venus de différentes organisations de la société civile ont été identifiés sur les facteurs qui affaiblissent le bon fonctionnement des services de santé en RCA.

Pendant trois jours de réflexion  les professionnels de santé, la société civile, sous l’égide du conseil national de la médiation ont identifiés plusieurs facteurs qui affaiblissent la bonne marche des services de santé de la République centrafricaine.

Les problèmes évoqués concernent entre autre : la bonne gouvernance et le leadership, les ressources humaines, la gestion de l’information, le financement du secteur sanitaire, les médicaments, vaccins et technologies, les prestations de service.

A la fin des travaux, les participants ont proposé quelques solutions d’urgence  à savoir : l’élaboration et l’adoption d’un code de santé publique, la définition claire d’un profil de carrière par rapport à chaque corps  de santé, l’application des sanctions exemplaires à l’endroit des cadres indélicats de santé qui vont en l’encontre des règles du bon fonctionnement du service.

Aussi, un comité conjoint de dix membres constitués de : la société civile, la collectivité, le département  de la santé, la finance, l’Université de Bangui, le syndicat des personnels  de la santé, le conseil de l’ordre des médecins, l’association des sages-femmes, l’association des infirmiers et infirmières  et la fonction publique, a été mis en place et placé sous l’égide du conseil national de la médiation.

L’assise est ouverte le 27 juillet dernier. Elle a réuni un vingtaine de cadres du ministère du ministère de la santé publique et de la société civile.

 

NDLR : A quoi bon tenir des état-généraux et faire des codes dont tout le monde sait pertinemment qu’ils ne seront jamais appliqués ?

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 01:42

 

 

 

Bangassou vit dans le noir

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 29 Juillet 2011 15:55

La ville de Bangassou chef-lieu de  la préfecture du Haut Mbomou (Centre –est) vit dans l’obscurité totale depuis plus de trois mois. L’Energie Centrafricaine (ENERCA) qui est une société  publique chargée de la distribution de l’électricité, n’arrive plus à fournir de l’énergie à la population.

Selon les informations recueillies auprès du personnel de l’ENERCA de Bangassou, il s’agit d’une rupture du stock de carburant dans les groupes électrogènes  de la ville.

Conséquences de ces délestages, les activités économiques sont sensiblement touchées. La nuit, la circulation devient de plus en plus difficile.

Une situation qui inquiète la population qui lance un appel au gouvernement centrafricain, de voler à son secours.

En République Centrafricaine, les activités de l’électricité sont régies par les dispositions du décret n° 68/048 du 12 janvier 1968 qui concède le monopole de la distribution, sur toute l’étendue du territoire national, à la société ENERCA.

Malheureusement, force a été de constater que depuis l’indépendance jusqu'à ce jour soit après quarante ans, le taux d’accès à l’électricité en RCA considéré comme l’un des plus faibles en Afrique, n’est que de 3 % seulement sur le plan national.

Les populations rurales, sur qui repose le poids des efforts nationaux pour le développement économique vivent dans une situation de vulnérabilité préoccupante et sont privées des moyens qui pouvaient faciliter leurs conditions de vie.

Et pourtant, la RCA dispose d’une bonne base énergétique particulièrement en combustible ligneux, en hydroélectricité, en solaire, pour ne citer que cela.

Face à ce triste constat, une nouvelle politique de libéralisation de toutes les activités du secteur a été décidée par le Gouvernement. Cette réforme offre aux nouveaux opérateurs la possibilité d’investir dans ce secteur afin de relayer l’Etat dans le financement des infrastructures électriques du pays.

Elle permet également de promouvoir l’efficacité, la qualité du service offert aux usagers par le jeu de la concurrence et surtout l’accès des populations rurales à l’électricité, en vue de réduire la pauvreté.

Mais cela n’est possible que s’il existe un cadre Juridique et Institutionnel pouvant d’une part, garantir les droits de l’Etat et, d’autre part, sécuriser les différents investissements.

 

 

La République centrafricaine espère approfondir la coopération avec la Chine dans le domaine de l’environnement

2011-07-29 11:57:01  cri

Le ministre de l'Environnement et l'Ecologie de la République centrafricaine François NAOUEYAMA a exprimé ses souhaits que la coopération Chine-Centrafrique serait approfondie, et en particulier, dans le domaine environnemental.

François NAOUEYAMA l'a dit dans la rencontre avec Sun Haichao, ambassadeur de Chine en Centrafrique. Il a apprécié hautement les résultats en matière de la protection de l'environnement acquis par la coopération entre les deux pays depuis ces dernière années, et remercié la Chine pour donner la formation professionnelle à une dizaine de fonctionnaires du ministère centrafricain de l'Environnement, cela est d'une grande importance pour le développement durable de l'économie de ce pays.

Pour sa part, l'ambassadeur chinois a précisé que la Chine est disposée à partager avec la Centrafrique les expériences et les techniques en matière de la protection de l'environnement et le développement durable afin d'exploiter et mettre en valeur rationnellement les ressources naturelles et pousser le développement scientifique de l'économie. Il espère qu'avec les efforts communs, les deux parties feront avancer la coopération de l'environnement dans l'intérêt des deux peuples.

 

Centrafrique : Les journalistes se forment sur grand reportage radiotélévision sur la consolidation de la paix

Afrique Hebdo ven, 07/29/2011 - 13:13 par toma

Durant les deux jours de formation, les participants ont abordé des thèmes tels que la communication citoyenne; les médias et la culture à la citoyenneté; la gestion des conflits dans les pays dits fragiles ; la fragilité et l’agilité, enfin les instances de régulation des médias.
 
Le Directeur de cabinet du Ministère de la Communication, Philémon Dérant Lakoué en ouvrant la formation, a fait remarquer que l’objectif recherché était de mettre à la disposition des professionnels des médias des connaissances devant leur permettre de participer à la consolidation de la paix « au respect des droits humains et à la cohésion sociale ».

Les journalistes se sont appropriés du contenu des communications avant et ont formulé des recommandations  à l’endroit du gouvernement et de l’UNESCO allant dans le sens de formation continue et d’appui technique et matériel aux structures médiatiques.

A la clôture des travaux, le chargé de mission Guy Tampon, a déclaré que « la consolidation de la paix et le renforcement de l’Etat de droit découlent  d’une compréhension commune de la construction de la paix par le gouvernement, les partenaires et la population ainsi que du dialogue social qui constituent un cadre dynamique pour le développement durable de la République Centrafricaine ».

Organisée par le ministère de la communication en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et la culture (Unesco), cette formation visait à renforcer les capacités des communicateurs en matière de reportage et de production d’émission susceptibles de contribuer à la consolidation de la paix en Centrafrique.

 

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 21:06

 

 

RCA

 

Amdagaza en passe d’être coupée du monde !

Mercredi, 27 Juillet 2011 14:15

La sous-préfecture d’Amadagaza risque d’être coupée du reste de la région de la préfecture de Mamberé Kadeï (Ouest). La piste qui conduit à Amadagaza en passant par Gamboula est devenue presque inpraticable. Plus de 100 km qui séparent Amadagaza de Gamboula est un véritable calvaire pour les usagers. Dans la ville c’est la galère totale.

La route qui mène à Amadagaza est en état de dégradation avancée. Pour atteindre la ville, les quelques rares véhicules qui s’y rendent sont obligés de rouler à la vitesse moyenne de 20Km/h.

La sous-préfecture d’Amadagaza fait partie des 7 sous-préfectures que compte la préfecture de Mamberé Kadeï. Les habitants cultivent le champ, pratiquent l’élevage et exploitent les mines de diamant et de l’or.

Cet état de fait, fait que les commerçants et autres opérateurs économiques se rendent difficilement dans la ville pour acheter les produits agricoles et pour d’autres affaires. Depuis 72 mois, le personnel de la mairie de la ville n’a pas perçu son salaire.

La construction des structures sanitaires et scolaires reste le souci majeur des populations. Le député de la localité, Ousmane Balassoundou, appelle les autorités centrafricaines à l’aide à l’endroit de cette « population en détresse ».

 

Encore une agression sur laxe Birao  Amdafok

Mercredi, 27 Juillet 2011 14:16

Une femme vient d’être abattue ce mardi 26 juillet 2011, par 2 hommes armés non identifiés sur l’axe Birao-Amdafok (nord). Cette énième agression à mains armées relance une fois de plus la question de l’insécurité grandissante dont souffre la population du nord et nord-est de Centrafrique.

Le correspondant de Radio  Ndeke Luka dans la région confirmant l’information ce mercredi, expliqu’il s’agit d’une attaque contre une famille d’un chasseur à dos d’un cheval trainant un chariot.

Dans les faits raconte-t-il, « un homme et sa sœur ainsi que 2 enfants avaient quitté le village Matala (15 kilomètres de Birao) pour se rendre à Amkourmaye (33 kilomètres). Ils ont essuyé des tirs au village Kafre-Gada (22). La sœur du chasseur était morte sur le champ et les autres membres de l’équipage s’étaient dispersés dans la nature. Les 2 enfants ont réussi à regagner leur village d’origine pour informer la population. Quant à leur père, après sa sortie de la cachette s’occupait du corps de sa sœur. Toutefois, les malfrats avaient emporté le cheval de leurs victimes ».

Le correspondant a ajouté que « les éléments du Mouvement des Libérateurs Centrafricains (MLCJ) d’Abakar Sabone, une faction rebelle signant un accord de paix avec Bangui s’étaient lancés à la poursuite de ces hommes armés ».

Par ailleurs les habitants de la ville de Sam-Ouandja (nord-est) sont toujours coupés de tout contact téléphonique, aérien et terrestre. La localité reste à ce jour occupée par les hommes de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Rassemblement (UFDR) de Damane Zakaria.

Ces hommes armés signataires en 2008 d’un accord de paix Global avec le pouvoir de Bangui, exigent une fois de plus une négociation de haut niveau avec les autorités centrafricaines. La prise de position intervient après qu’ils aient occupé la région le 16 juillet dernier et dénoncé un éventuel complot du gouvernement avec la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) de Charles Massi pour les déstabiliser.

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 19:22

 

  

 

Pénurie d’eau potable à Bangassou

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Juillet 2011 13:17

 

eau sodeca

La population de Bangassou peine depuis plusieurs mois à s’approvisionner en eau potable. Les pompes hydrauliques des 2 points d’eau ont été défectueuses depuis plus de 2 mois. Les habitants lancent ce lundi 25 juillet 2011, un cri de détresse à l’endroit du gouvernement pour remédier à cette situation.

Les femmes sont parfois obligées de parcourir plusieurs kilomètres de distance à la recherche de cette denrée devenue rare. Des scènes de dispute, bidons et marmites sur la tête, c’est ainsi que les femmes parcourent aussi des concessions pour avoir quelques gouttes d’eau, raconte le correspondant de Radio Ndeke Luka.

La région de Bangassou a toujours été en proie à l’insécurité grandissante provoquée par les éléments de l’Armée de résistance du Seigneur de Joseph Kony. La population court des risques si elle dépasse par exemple un rayon de 5 kilomètres.

 

NDLR : Encore des raisons de profond mécontentement et de révolte qui se perdent. Qu'attendent les populaions de Bangassou pour se soulever afin de crier leur ras'l bol ?

 

Les résultats du bac font des mécontents

Radio Ndéké Luka Lundi, 25 Juillet 2011 13:20

Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs du 1er tour des épreuves écrites du baccalauréat session de Juin 2011, des plaintes fusent de part et autre. Il s’agit pour certains de cas d’omission et pour d’autres la non correction de certaines copies de quelques candidats liée au disfonctionnement dans l’affectation des codes-barres.

Pour preuve, les copies des matières littéraires des candidats de la localité des Mbrés (ouest) n’ont pas été corrigées jusqu’au jour de la délibération samedi 23 juillet 2011.

Un autre désagrément concerne les élèves qui ont composé à l’école des 36 Villas à Bangui. Ils sont tout simplement tombés dans l’oubliette. Un de leurs parents est venu se plaindre ce lundi 25 juillet à Radio Ndeke Luka. Il explique que « non seulement son enfant reconnu travailleur n’a pas été admis, mais l’ensemble de ses camarades issus de l’école Turque non plus ne le sont ».

Radio Ndeke Luka reste en contact avec les autorités académiques pour leur version des faits sur ce dossier.

Au total plus 18 000 candidats étaient en lice en juin dernier pour ce parchemin ouvrant la voie vers l’université. Ces cas de disfonctionnements rappellent d’autres incidents du même genre décriés il y a 2 ans.

 

NDLR : Si déjà pour l'organisation du simple baccalauréat avec 18.000 candidats seulement il y a tant de dysfonctionnements un tel désordre, on peut comprendre que l’organisation et la bonne tenue d’un double scrutin, législatives et présidentielle, ne soient pas à la portée d’une commission électorale dont la présidence a été confiée de surcroît à un nullissime escroc de vrai faux pasteur  Joseph Binguimalé.   

 

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 01:29

 

 

 

Bozizé dégage

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

 

Selon un proverbe chinois  « il vaut mieux apprendre à pécher à son fils que de lui donner du poisson ». Le 17 juillet dernier, le président BOZIZE à la tête d’une  délégation pléthorique était à Bruxelles pour une table ronde des Bailleurs de Fonds sur la RCA. Il était venu solliciter une aide de 448 milliards de FCFA pour financer le développement économique et sociale du pays.  Mais il est rentré bredouille à Bangui, incapable de convaincre les bailleurs. Par contre son déplacement a coûté plusieurs millions de francs CFA aux contribuables centrafricains.  La somme qu’il a demandée a beaucoup changé par rapport à 2007 où, lors de la rencontre du même genre, il avait exprimé un besoin de 330 milliards contre des engagements de l’ordre de 300 milliards de la part des bailleurs.

BOZIZE continue d’argumenter devant les bailleurs de fonds que la RCA est  un pays encore fragile avec un environnement régional  conflictuel qu’il convient  de continuer d’aider massivement pour la stabiliser. 

Or depuis 2003, la coopération de la France (Agence Française de Développement (AFD) et coopération militaire), de la Chine et de la Commission européenne a été constamment active. De plus, les Bailleurs de Fonds multilatéraux (Banque Mondiale, Fonds Monétaire international, la Banque Africaine de développement…) depuis 2006, se sont réengagés à ses côtés.  Il y a en plus, l’inscription de la RCA en 2008 sur l’agenda de la Commission de Consolidation de la paix (CCP) des Nations Unies. Dans ce cadre, la RCA bénéficie des dons du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies, affecté à des projets communautaires et à la réforme du secteur de la sécurité chapeauté personnellement par BOZIZE et ses rejetons. 

A ce jour, on peut estimer que la totalité de l’aide reçue par la RCA depuis 2003 s’élève à plus de 650 milliards de franc CFA.

Mais force est de constater que les résultats sont décevants. A quoi a bien pu servir cette manne ? Malgré les interventions massives de la communauté internationale, la RCA apparaît toujours plus fragile, comme un pays en perpétuelle sortie de conflit, sur lequel pèse la menace d’une résurgence de la crise.

La richesse est de moins en moins créée, le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté. Le pouvoir d’achat du Centrafricain s’est dégradé, il ne peut manger qu’une seule fois par jour, et encore ! La majorité de la population vit en dessous du seuil d’extrême pauvreté (avec moins de 1 dollar américain par jour). Le Centrafricain meurt jeune (l’espérance de vie à la naissance n’est plus que  de 44 ans contre la moyenne africaine de 69 ans) et 6,2% de la population est contaminée par le virus du VIH/SIDA. Un taux de séroprévalence très élevé, un record comparativement aux autres pays de l’Afrique Centrale et qui place le pays au 10ème rang mondial.  Le taux d’alphabétisation est en progression partout en Afrique sub-saharienne mais la RCA tient le dernier rang, surtout en matière de qualité d’enseignement.  L’Etat ne parvient pas à contrôler l’intégralité de son territoire de sorte que les populations rurales et les agents de l’état affectés en province deviennent une proie facile pour les bandits armés.  A ce jour, pour fuir l’insécurité, le nombre de déplacés internes est de 192 0000 et environ 162 000 Centrafricains se sont refugiés à l’étranger.  La RCA est classé 178ème sur 179 pays en 2009 selon l’indicateur de développement humain du PNUD.

Qu’a fait le régime BOZIZE avec toute cette manne financière ?

Il utilise l’aide internationale pour se procurer des armes, s’enrichir personnellement et corrompre les opposants en quête d’opportunité. BOZIZE a une conception propre à lui de la politique. « C’est tout le monde à ma botte », le gouvernement se doit d’être au garde-à-vous, la majorité a l’ordre de voter les réformes comme un seul homme. Et il peut compter sur le soutien aveugle de la communauté internationale. 

Le bilan actuel du régime se résume en deux mots : « échec et régression ».

L’échec de BOZIZE à Bruxelles n’est donc pas une surprise pour les gens avertis. Les pays donateurs eux-mêmes traversent des crises budgétaires sans précédents et consentent des sacrifices énormes sans pour autant retrouver leur équilibre économique.  Pourquoi diable donner de l’argent à un incompétent et prédateur qui n’arrête pas de demander toujours plus ?  La RCA n’est pas un pays en guerre, alors pourquoi ne pas appliquer la procédure administrative normale qui veut que les donateurs exigent des résultats avant de passer a une tranche d’aide supplémentaire, au risque de suspendre l’aide ? 

Ce régime semble peu soucieux d’améliorer le sort désastreux de sa population miséreuse. Aujourd’hui, les institutions de contre pouvoir sont inexistants et les institutions de contrôle sont à la solde du pouvoir. L’Assemblée nationale est monocolore, la Cour des Comptes est muette, l’Inspection des Finances est vidée de sa substance et une coquille vide.

Mais la communauté internationale a sa part de responsabilité dans cette situation de déliquescence  auto entretenue. Quand on  compulse l’aide mémoire du FMI ou les rapports de la Banque Mondiale (BM) ou des organismes du système des Nations-Unies et avec un œil différent, on se demande d’où sortent-ils leurs chiffres ? Les chiffres délivrés par les ordinateurs de ces fonctionnaires internationaux n’ont aucun rapport avec la réalité. En règle générale, ses rapports ou aide mémoire sont confectionnés à partir des chiffres du Ministère de l’Economie et des Finances et de la Banque Centrale qui leurs sont remis à leur descente d’avion. Sans plus.

 

Comment expliquer que le 26 mai 2011, le Représentant du Fonds Monétaire International (FMI) en RCA estimait  dans un discours officiel tranquillisant et sirupeux que la RCA est entrain de sortir progressivement de la crise. Tout en ajoutant que la riposte à la crise impliquait entre autres, une réduction de la dette intérieure et des arriérés grâce à des concours plus élevés des bailleurs de fonds et des politiques ciblées en faveur du secteur forestier. Il a enfin fait savoir que le gouvernement centrafricain avec le soutien des Bailleurs de Fonds, surtout le FMI et la BM, est entrain de mener des réformes dans les Finances publiques afin d’avoir des recettes importantes pour prévoir les dépenses essentielles de l’Etat, mais aussi pour répondre aux préoccupations de la population.

 

Pourquoi, le Représentant n’a-t-il pas dit la vérité ? Il y’a un proverbe qui dit : « qui aime bien châtie bien ». Avec un tel langage, on peut taxer le FMI, voire la communauté internationale, d’institution politique dont les intentions inavouées, ont été dictées par le souci de maintenir BOZIZE au pouvoir bien que le pays profond lui soit massivement hostile. Ils ont accepté sans broncher, sinon soutenu ouvertement la corruption, même quand les preuves d’une possible corruption sont étalées publiquement dans les journaux locaux ; les atteintes aux droits de l’homme, l’exclusion arbitraire, le hold-up électoral avec pour conséquence une assemblée nationale monocolore et un régime sans contre pouvoir.  Ils ferment les yeux sur le musellement de la presse alors que c’est grâce à une presse libre et active que l’on peut contrôler les abus et défendre la liberté des citoyens.

 

Aujourd’hui, les efforts, au lieu de viser la création de richesses, se réorientent vers l’appropriation des revenus (ce que les économistes appellent des « rentes ») liées aux ressources naturelles. Des concessions minières (uranium, fer, or diamant, pétrole…) ont été cédées dans une opacité totale et dans un silence complice de la communauté internationale. Des concessions pétrolifères viennent d’être attribuées aux Chinois dans des conditions très obscures.  Alors que BOZIZE, le 1er avril 2008, lors de l’atelier de lancement de l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) en RCA stipulait : « j’engage solennellement le gouvernement de la République à entretenir un dialogue franc avec la société civile et les sociétés minières en vue d’assurer la transparence des paiements et des revenus générés par les ressources de notre pays, c’est-à-dire de s’impliquer pleinement dans le processus ITIE ». La communauté internationale n’a pas réagi.

Cette même communauté qualifie de « frémissement de l’activité économique », les embouteillages à Bangui aux heures de pointe occasionnés par les derniers modèles de véhicules tout terrain, le boom immobilier (immeubles, villas,  jardins publics et monuments). Quel contraste avec les régimes précédents ? Mais des villas ou des immeubles construits par des particuliers (soldats appelés « libérateurs », dignitaires du régime) dans un pays post conflit où le revenu par tête s’établit à 200$ US, est un symptôme de maladie non un signe de santé économique. Il révèle que la richesse est concentrée aux mains d’une petite élite au lieu d’être répartie équitablement.

Pourquoi la communauté internationale, en l’occurrence la commission de consolidation de  la paix (CCP) a-t-elle encouragé BOZIZE à se rendre à Bruxelles à une table ronde « mort-née » alors que la clé du problème de financement du document de réduction de la pauvreté se trouve à Bangui  à la Banque Centrale qui domicilie le compte « Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) » ? Pourquoi entretenir la confusion et la cacophonie en RCA au sujet du financement du DSRP alors que les autres pays comme le Cameroun, le Congo ou le Tchad ont eu à profiter des retombées significatives de l’allègement de leurs dettes dans le cadre de l’initiative PPTE ?

L’allègement de la dette dans le cadre de l’initiative PPTE a été conçu et mis en place par les bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux en réponse au problème de l’endettement de certains pays pauvres dont la RCA, qui consacraient une part substantielle de leurs ressources budgétaires au règlement du service de la dette et ce, au détriment du financement de leur développement et surtout des secteurs sociaux à savoir l’Education et la Santé. Le pays ouvre donc un compte libellé «  compte PPTE » à la Banque Centrale qui sera alimenté par les produits provenant de la réduction de la dette et en fonction du principe d’allègement accordé par chaque bailleur de fonds (par exemple la Banque mondiale 50% et la BAD 80%...). Une partie du paiement de la dette est virée au créancier et l’autre partie qui représente la réduction de la dette est placée sur le compte PPTE. Le non paiement de la dette extérieure suite à la mauvaise volonté du régime BOZIZE signifie une non alimentation du compte PPTE. Pas d’argent sur le compte PPTE veut tout simplement dire, pas de financement du DSRP.

Pourquoi le FMI tolère-t-il l’endettement excessif de l’Etat vis-à-vis du secteur bancaire ? Ces experts ne savent-ils pas que cette situation préoccupante handicape le financement du reste de l’économie ? L’Etat centrafricain doit actuellement plus de 15 milliards de FCFA aux banques primaires et plus de 100 milliards de F CFA à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale. De Mars 2003 à ce jour, le régime a reçu plus de 118 milliards de F CFA qui sont directement virés sur le compte du Trésor pour honorer ses dépenses de fonctionnement (salaires, pensions, hôpitaux, prisons, autres organismes publics…). Pour pouvoir apprécier l’importance de cette manne financière, il faut la rapporter à la masse salariale mensuelle qui est de l’ordre de 3 milliards, soit 40 mois de salaires. 

En clair, les appuis budgétaires seuls suffisent pour couvrir les salaires pendant près de la moitié des deux mandats de BOZIZE.  Ce montant ne tient pas compte des mallettes bourrées de liasses de billets acheminées par vols spéciaux, en provenance de certaines capitales de pays voisins et directement déchargées à BOZIZE en personne. Comme contribution et soutien à sa campagne électorale pour les élections du 23 janvier 2011, chacun de ses pairs chefs d’Etat des cinq autres pays de la CEMAC lui ont remis un (1) milliard de F CFA (1,5 million d’euros environs) selon des informations fiables émanant d’un de ses proches ayant requis l’anonymat. Alors, pourquoi, les pensions ne sont-elles pas payées ? Pourquoi certaines chancelleries (Bonn, Le Caire, Bruxelles…) accusent-elles des arriérés de paiement ? Pourquoi les hôpitaux manquent-ils d’oxygène et de médicaments de première urgence ? Pourquoi les vacations et les bourses ne sont-elles pas payées régulièrement ? Pourquoi les fournisseurs de l’Etat ne sont-ils pas payés ? Les arriérés de dette intérieure s’élèvent à près de 120 milliards de F CFA !

La crise énergétique s’illustre par des délestages sauvages plongeant chaque soir la capitale dans l’obscurité sans espoir d’une quelconque amélioration. Depuis l’effondrement du système électrique en Juillet 2008, l’AFD, la Chine et  la Banque Mondiale ont soutenu l’ENERCA à hauteur de 9 milliards de F CFA pour sauvegarder l’existant en attendant de trouver une solution durable. Mais les neveux à BOZIZE, respectivement Ministre des mines et Directeur général de l’ENERCA ont utilisé ces fonds pour équiper le département des Mines en matériels roulants (motos et pick-up tout terrain…) et bâtir un immeuble. Cet immeuble a été bâti par une société écran du Ministre Sylvain NDOUTINGAI. Le reliquat a pris une destination inconnue. Aujourd’hui, les partenaires sont réticents à remettre la main à la poche. Cette situation est dramatique pour l’économie centrafricaine. Elle hypothèque le développement du pays. Les petits commerces (boulangers, vendeuses de viande et de poisson, les restaurants, les buvettes…), les établissements privés, l’administration, les activités industrielles sont paralysées.   

Le Centrafricain crève de faim et les enfants sont malnutris du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Cependant, l’extravagant et corrompu porte-parole et ministre de l’Agriculture Fidèle NGOUADJIKA ne cesse de ressasser à chaque occasion que la situation alimentaire des Centrafricains est bien meilleure qu’avant l’arrivée de BOZIZE au pouvoir.  Que le Centrafricain mange trois fois par jour, ce qui est faux et c’est scandaleux. Le Centrafricain ne mange à peine qu’une seule fois par jour et seulement vers 16 heures. Même les produits de cueillette comme les chenilles ou les champignons, sans oublier la viande, ne sont plus à la portée de sa bourse. On constate une hausse fulgurante des  produits agricoles et ceux de première nécessité. Les prix de la plus part de ces produits ont augmenté de 50% voire 100% en RCA sans que le revenu ne suive. Le sachet de lait de 100 F CFA est passé à 250 F CFA. La boîte de lait en poudre (1 kg) est passée de 2 250 F CFA à 4 500 F CFA. Le sac d’arachide est passé de 12 500 F CFA à 20 000 F CFA. La cuvette de manioc de 1 500 F CFA passe à 4 000 F CFA. Le Centrafricain a donc faim.

Où sont donc passés les 13 milliards de FCFA octroyés par la FAO, l’UE et la Chine pour lutter contre la faim ?  Qu’en ont-ils fait ?

Depuis le coup d’Etat du 15 mars 2003, les secteurs de l’éducation et de la santé sont les parents pauvres de la politique prédatrice de BOZIZE. Ces deux secteurs sont donc gravement touchés par une sévère pénurie de personnel et d’infrastructures adéquates. Conséquence, la RCA, avec un taux de mortalité mensuel d’environ 5 pour mille se situe à un niveau bien plus élevé que le 1,3 pour mille évalué pour l’ensemble de l’Afrique. De même pour l’Education, elle est le seul pays en Afrique à avoir régressé. Courant Avril 2008, la Banque Mondiale a fait un don de 17,8 milliards de F CFA pour relever l’offre du secteur éducatif avec pour cible l’enseignement primaire. Malgré la situation sinistrée de notre système éducatif, BOZIZE vient de mettre en place un système de captation de ces ressources.

Pour la 1ère fois de l’histoire de la RCA, le Département de l’Education Nationale est divisé en trois entités : l’Enseignement supérieur, l’Enseignement technique et l’Enseignement primaire et secondaire. Ce 3ème département a été crée sur mesure pour Mme Gisèle Annie NAM sa propre cousine, sœur aînée du  Ministre de la Justice, Firmin FEINDIRO. Cette nomination permet une gestion opaque et clanique de ces fonds. Elle est davantage Chef de projet que Chef d’un département ministériel.

Depuis 2008, environ 15 milliards de F CFA ont été mobilisés par les partenaires au développement  non seulement pour asseoir les bases d’un entreprenariat privé national mais aussi  pour améliorer le climat des affaires. Mais la RCA n’attire pas les investisseurs privés sérieux et même ceux qui viennent prospecter le marché, repartent sur la pointe des pieds et ne reviennent plus (De Beers, Diamonds Fields, Gem Diamond, Lobaye Gold…). La RCA est classée 180ème et à l’avant dernier rang, selon le classement « Doing Business » 2009 de la Banque Mondiale. Pour cause, de nombreuses défaillances sont à relever : une mauvaise gestion des services publics (les transports inefficients, le manque d’eau et d’électricité), un niveau de corruption élevé, un manque d’intervention efficace de l’Etat et de volonté politique et l’existence des barrières illégales qui constituent une entrave au commerce, l’impunité, une justice à deux vitesses et enfin l’absence de l’autorité de l’Etat dans l’arrière pays…

La situation sécuritaire reste préoccupante malgré les signatures des accords de paix, dorénavant avec presque tous les groupes rebelles. Les accords sont signés mais pas appliqués. Il s’agit en fait d’un abandon de souveraineté du gouvernement tant dans  le Nord que dans l’Est. Jusqu’à ce jour, c’est l’APRD qui lève les impôts et la douane dans l’Ouham-Pendé et s’est installée dans les anciens bureaux de douanes de Bémal par exemple. Elle contrôle également les activités de l’important  marché hebdomadaire de Bétoko tandis que l’axe Gordil-Tiringoulou est tenu par l’UFDR de DAMANE  ZAKARIA. Ce dernier exploite les ressources minières de la région depuis Birao jusqu’à Bria. C’est le volet qui a reçu le plus de financement directement géré par BOZIZE et ses rejetons, environ 120 milliards de FCFA.  

 Il est vrai que les institutions internationales ne sont pas neutres mais on est obligé de leur faire néanmoins appel et à leur sens d’humanité pour redresser la situation avant qu’il ne soit trop tard. La RCA reste un grand malade chronique et BOZIZE est tout seul, la cause et les symptômes de cette maladie. Accidentellement entré par la petite porte dans l’histoire de la RCA, il doit en sortir dans la mesure du possible, également de la même façon. A cause de lui, presque tout le monde désespère aujourd’hui de la République centrafricaine, surtout depuis la dernière mascarade électorale qu’a connue le pays en janvier 2011.

Par quelque bout qu’on prenne le problème de la République centrafricaine, on ne voit pas comment sortir du tunnel. Faut-il refaire les élections puisque celles du 23 janvier 2011ont été évidemment entachées de de graves irrégularités et de fraudes ? C’est la voie choisie par le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE 2011) qui regroupe certains candidats et partis politiques de l’opposition. Faut-il encore un coup d’Etat pour chasser Bozizé et sa clique du pouvoir ? Qui peut en prendre la responsabilité ? L’armée centrafricaine telle qu’elle est réduite aujourd’hui, comporte-t-elle encore de braves et valables officiers courageux, à même de prendre leurs responsabilités en faisant œuvre utile de salubrité publique à l’instar de leurs frères d’armes du Niger qui n’ont pas hésité à débarrasser leur pays d’un Mamadou Tanja devenu autiste, nuisible et exaspérant pour tout le monde ? La problématique François Bozizé se pose aussi actuellement pour les Centrafricains dans les mêmes termes que ceux de l’ex-président nigérien. Nombreux sont à présent ceux qui sont persuadés, pour de multiples raisons, que Bozizé ne terminera pas son mandat de cinq ans encore à la tête de la République centrafricaine.  Croisons les doigts…. !

 

Rédaction C.A.P

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 20:16

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

BANGUI, 23 juillet (Xinhua) - Les préfets doivent être des agents de développement capables de promouvoir le développement socio-économique dans leur circonscription respective, a déclaré le président  centrafricain François Bozizé, en s'adressant vendredi soir aux préfets  des 16 préfectures, réunis à Bangui pour leur forum national.

Bozizé demande aux préfets de faire preuve de beaucoup de volonté, d'imagination et d'initiatives en vue d'aider leurs administrés à s'engager dans des activités susceptibles d'améliorer leurs conditions  de vie, telle que l'agriculture.

"Un pays comme la République Centrafricaine doit vivre de son  agriculture, c'est-à-dire qu'il doit savoir ce qu'il consomme et  consommer ce qu'il produit au lieu de continuer à importer ce dont il a  besoin pour vivre", a-t-il indiqué.

Bozizé a également échangé avec les préfets sur la question  sécuritaire et leur a demandé de s'impliquer réellement dans la mise en oeuvre du programme de Désarmement, démobilisation et réinsertion des  ex-combattants (DDR), pour les zones concernées, et aussi de créer des comités de sécurité regroupant la gendarmerie, les détachements des forces armées centrafricaines locales, en mettant à contribution les  chefs de quartiers.

Il a enfin demandé aux préfets d'observer "la neutralité politique",  et de se préparer à l'organisation, dans les prochains jours, des élections législatives partielles dans les 13 circonscriptions ou ces consultations et leur a demander de restaurer l'autorité de l'Etat.


NDLR : Ces mêmes préfets ont été nommés par le même Bozizé qui voulaient non pas qu'ils soient des commis de l'Etat mais plutôt des supplétifs du KNK. Maintenant que le hold-up électoral de Bozizé et de son KNK a eu lieu, il a beau jeu de demander aux préfets dont certains ont passé le plus clair de leur temps à arborer les T-shirts avec son effigie et à la couleur orange du KNK, d’observer « la neutralité politique ». C’est vouloir prendre les Centrafricains pour des pigeons.

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 03:02

 

 

 

 

inondations-a-Bangui.jpg

 

 

Par Kpangbandjé – JdB 21/07/2011

L’idée est de pouvoir contenir les eaux de pluie et limiter les risques

De sources proches du Département de la Reconstruction des édifices publics et de l’Urbanisme, le gouvernement serait sur le point d’entreprendre des travaux d’endiguement avant la reconstruction du pont en voie d’effondrement. Au demeurant, les dernières pluies diluviennes ont provoqué l’inondation dans le quartier Sapéké 1 et 2 et que l’effondrement du pont pourra être effectif si la saison des pluies ne prend pas fin bientôt. Après avoir accusé le gouvernement de passivité devant le processus d’effondrement du pont Langbassi et les inondations à répétition, la population est descendue dans la rue pour crier son ras-le-bol. Les sinistrés ayant perdu maisons et biens matériels n’ont voulu rien savoir du prêche du ministre de l’Administration du territoire, le pasteur Josué Binoua, intervenu pour calmer la tension.

La clameur de l’évènement n’a pas permis aux autorités publiques de rappeler aux sinistrés que dans un passé récent, les ministres Koyamene et Wodobode ont mené une campagne de sensibilisation, invitant les fabricants de briques cuites à cesser de creuser les trous de manière anarchique et surtout non loin des maisons d’habitation et des grands ouvrages. A l’époque, les deux membres du gouvernement avaient indiqué que le gouvernement n’a pas prévu dans l’actuel budget un volet pour les imprévus. Le fait de creuser les trous pour fabriquer les briques cuites ou pour récupérer les fers à béton est à l’origine de la dégradation de la nature et de l’environnement. A quelque chose malheur est bon parce qu’il faudrait arriver à cette situation pour que la population comprenne le danger encouru. Seulement, personne ne souhaite la mort d’un enfant de sept ans emporté par eaux de pluie.

 C’est pour parer au plus pressé, que le gouvernement envisage de mettre des digues tout autour du pont en effondrement. Le coût des travaux reste à déterminer mais c’est un sacrifice, qui s’impose au gouvernement en attendant de convaincre les partenaires à financer les travaux de construction des grands ouvrages et du canal d’évacuation des eaux de pluie dans le fleuve Oubangui. Les responsabilités devraient être partagées mais en pareille circonstance, c’est le gouvernement seul, qui endosse toute la responsabilité. A ce niveau l’assainissement de la ville de Bangui et ses environs tend à devenir une exigence pour le gouvernement. En maintenant la pression, la population exposée à l’inondation souhaite que des mesures et des actions soient préconisées pour réduire au maximum les risques dans la ville de Bangui et ses environs. Etant donné que le service d’hygiène et d’assainissement est devenu inexistant, les digues pourront contenir l’avancée des eaux mais ne jamais empêcher le déferlement dans les quartiers à forte concentration en densité humaine.

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 23:50

 

 

 

enfants-centros.JPG

 

 

Ai- Rca- Mercredi, 20 Juillet 2011 17:06  « L’enregistrement des naissances : un droit pour les enfants, un devoir pour tous ».C’est autour de ce thème qu’a  démarré le  19 juillet dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à Bangui les travaux du premier forum national sur l’enregistrement des naissances en république Centrafricaine.

C’était sous le patronage du Premier ministre, Chef du gouvernement   Archange Faustin Touadera, représentant personnel du chef de l’Etat, en présence des membres du gouvernement, des représentants des agences du système des Nations Unies et des ambassadeurs et chefs des missions  diplomatiques.

Selon l’un des organisateurs interrogé par l’agence Ai, ce premier forum a pour objectif  d’établir un diagnostic sur la situation de l’enregistrement des naissances en Centrafrique et d’élaborer un plan d’actions nationales en vue de la promotion de l’enregistrement des naissances.

La représentante de l’Unicef Tanya Chapuisat, a, dans son allocution, rappelé le taux d’enregistrement des naissances des années 2000 et 2006  est passé de 72,5% à 49%. Selon la diplomate onusienne, ce faible taux est dû non seulement aux différentes crises militaro-politiques,  mais aussi au coût d’enregistrement, l’absence des services d’état-civil dans certaines régions et l’accessibilité géographique et l’analphabétisme.

Elle s’est longuement appesantie sur l’importance de l’enregistrement de naissance, synonyme de délivrance d’acte de naissance, sans lequel  l’enfant n’a ni droit à l’école, ni au service de santé, ni  à la citoyenneté.

« Un enfant sans  acte de naissance est un enfant  privé de droits et de protection. Conformément à l’article 6 de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, les Etats doivent reconnaitre à tout enfant un droit inhérent à la vie » a-t-elle fait remarquer.

Selon Mme Chapuisat, l’enregistrement des naissances va permettre à l’enfant d’avoir droit à un nom  et d’acquérir une nationalité.

« L’Unicef dans le cadre de son mandat, entend assurer la protection aux enfants qui sont privés de ce droit », a-t-elle rappelé.

A en croire le Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation  Josué Binoua, la question de l’état civil en général et celle de l’enregistrement des naissances en particulier constitue  une préoccupation particulière de son département par ce que « enregistrer une naissance c'est donner à un être humain la base de son existence légale. Ensuite, enregistrer une naissance c’est de se doter d’outils de planification économique et social ».

Toutefois selon lui, il est important de renforcer les capacités opérationnelles des services de l’état civil et les hommes et femmes qui en ont la responsabilité afin que les actes  délivrés soient une mesure de sécurité.

Le chef du département a souhaité que  ce premier  forum  soit un tremplin non seulement dans la résolution  des problèmes que rencontrent les services d’état civil  mais aussi pour les reformes que ces assises vont induire.

En déclarant ouverts les travaux de ce premier forum sur l’enregistrement des naissances, le chef du gouvernement, Prof Archange Touadera, a d’abord remercié les partenaires particulièrement le Binuca, le Pnud et l’Unicef grâce à qui la tenue de ces assises  a été rendue possible.

Ensuite, il a relevé l’importance du thème dudit forum : « Aujourd’hui, nous nous réunissons autour d’un thème de dimension pratique certaine, à savoir l’enregistrement des naissances dans notre pays. Le dénombrement, l’identification des populations est un exercice classique pratiqué déjà par des Etat Antiques. »

Il  s’est enfin  beaucoup appesanti sur la place qu’occupe de l’enregistrement des naissances dans un pays.  « En notre temps, cet exercice revêt une importance particulière, car les actes d’état civil délivrés, constituent non seulement certains des attributs existentiels de l’homme, mais par ailleurs leur délivrance, synonyme de l’enregistrement des naissances, est une source de données nécessaires au politique pour ses prévisions  dans tous les domaines de la vie de l’Etat. »

Pour le  chef du gouvernement,  ce forum,  le premier de son genre   jettera les bases d’une nouvelle politique dans le domaine  de l’état civil, laquelle politique le gouvernement, avec l’appui des partenaires, s’engage à la rendre effective.

De sources proches de l’organisation,  ces assises prendront fin le 22 juillet prochain.

Kabongo, Ai Bangui

 

Seuls 49% des enfants sont déclarés à la naissance

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juillet 2011 13:34

49% des enfants seulement en République Centrafricaine possèdent leurs actes de naissance. Pourtant, ce document fait partie de ceux qu’un enfant doit avoir dés sa naissance. C’est une disposition de la convention relative aux Droits de l’enfant. Les autorités centrafricaines tiennent à inverser la tendance. C’est dans cette optique que le ministère de l’administration du territoire organise depuis le 19 juillet 2011, un forum à Bangui pour mettre fin à ce manquement.

Pourtant en 2003, 73% des enfants centrafricains avaient leurs actes de naissances. Fosca Giulidori, cheffe de la section protection de l’Unicef en Centrafrique explique que la donne a changé : « l’insécurité et les conflits ont eu un rôle important dans cette chute du taux d’enregistrement de naissance », a estimé

Le forum va faire un diagnostic sur la délivrance des actes de naissances en RCA, en vue d’élaborer un plan d’action pour corriger les imperfections constatées dans les déclarations de naissance à travers le pays. 150 participants, issus de l’administration locale, de la société civile et des communautés religieuses venus de tout le territoire centrafricain prennent part aux travaux.

Il est question d’un plan d’action pour aider les services à élaborer une stratégie nationale pour renforcer le taux d’enregistrement de naissance dans le pays. « C’est un peu prématuré de définir quelle sera la stratégie, parce que c’est cette assemblée qui doit la définir », a affirmé Fosca Giulidori. « Nous (l’Unicef) sommes là pour appuyer l’Etat, mais c’est surtout le gouvernement, le pays, qui a le devoir d’assurer pour chaque enfant, un acte de naissance ». 

Ce forum réfléchira également sur la révision des coûts des actes de naissance. Il est de 500 FCFA (environ 1euro), dans les provinces, vu que la majorité de la population vit seulement des activités agricoles. La question des minorités (Pygmées et peuhls) sera également prise en compte.

Rappelons que le samedi 16 juillet dernier, 15 000 peuhls de la ville de Bouar (Ouest), ont obtenu leurs pièces d’Etat civil notamment les cartes d’identité nationale et actes de naissance.

L’opération a été rendue possible grâce au Haut-Commissariat des Nations Unies en charge des Réfugiés (HCR). Elle s’inscrit dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de la Convention 1961 relative à la prévention de l’apatridie.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 16:37

 

 

 

 

RCA

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 19 Juillet 2011 13:54

La ville de Sam-Ouandja (nord-est de la RCA) est coupée du reste du pays depuis lundi 18 juillet 2011. Des hommes armés ont saccagé le réseau de la téléphonie mobile Télécel. Ils ont ensuite pris le contrôle de l’aérodrome de la ville et ont rendu impossible décollage et atterrissage d’un aéronef.

L’information est confirmée par le Correspondant de Radio Ndeke Luka à Bria (est) et diffusée dans le journal de 13 heures de ce mardi 19 juillet.

Selon le correspondant de la radio qui a recueilli plusieurs témoignages «ces hommes en armes ont procédé à des perquisitions et au ramassage des téléphones cellulaires et satellitaires détenus notamment par des commerçants et des  particuliers ». On ne peut désormais joindre aucun abonné au téléphone à Bria, ce qui rend précaire la situation sécuritaire dans cette zone diamantifère en proie à une insécurité sans précédent.

En l’absence de tout moyen de communication, à Bangui, on ignore pour le moment à quel mouvement appartiennent les hommes qui ont pris le contrôle de la ville. On ignore également tout de leurs revendications éventuelles. S’agit-il d’éléments de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) ? Ou alors d’éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) contre la région de Sam-Ouandja ?

Il faut rappeler à ce sujet qu’il y a plus d’une semaine, un accord de cessation des hostilités entre UFDR et CPJP a échoué. Un échec  dont les responsables de la CPJP présents actuellement à Bangui sont rendus responsables pour des raisons qu’on ignore pour le moment.

En revanche, la CPJP, branche de Zacko (est) dirigée par Mahamath Sallé a accepté dimanche 17 juillet de déposer les armes. Une cérémonie symbolique s’est déroulée à cet effet en présence du Médiateur de la République Monseigneur Paulin Pomodimo.

Cette faction rebelle s’est aussitôt engagée à appuyer le gouvernement dans la lutte contre les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni.

Selon le Médiateur interrogé par Radio Ndeke Luka, « il s’agit d’une initiative salutaire. La CPJP au regard de ses expériences de terrain,  pourrait constituer une des pièces maitresses dans les rapts contre la LRA, afin d’atténuer les souffrances des populations locales dépourvues de tout ».

A titre de rappel, la CPJP avait signé en juin dernier, un accord de cessez-le-feu avec le pouvoir de Bangui.

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 16:30

 

 

 

 

Université de Bangui

 

 

Alors que l’Université de Bangui manque cruellement d’équipements sommaires dont  des tables-bancs et qu’à intervalle régulier les étudiants séquestrent le personnel administratif et académique pour faire aboutir ses revendications,  c’est à son orchestre que Bozizé a choisi d’offrir gracieusement 5 millions de  FCFA pour lui permettre de s’acheter des instruments musicaux.
C’est à cet appât que sieur Zama Javon Papa, Directeur général de la presse  présidentielle, un des griots attitré du pouvoir, a mordu pour se faire prendre, les mains dans le sac, comme un  vulgaire bleu.

Or depuis quelques mois, les travaux de construction du nouvel amphithéâtre de  la faculté de droit, qu’envers et contre tous, le recteur de l’université Gustave  Bobossi a conduits sont achevés. Il reste à équiper cette nouvelle construction pour une vingtaine de million que tout Président du Comité de trésorerie qu’il est, Bozizé ne met pas un enthousiasme particulier à faire payer cette somme. Il n’y a rien d’étonnant à cette attitude dans la mesure où à plusieurs reprises Bozizé a déclaré que « ce sont les intellectuels qui ont gâté ce pays » et que  lui « n’a aucun enfant qui fréquente cet établissement et si les étudiants  veulent se mettre en grève, il n’en a rien à cirer ».

Ces propos qui en disent long sur l’aigreur d’un homme qui n’a pour tout souci que son maintien au pouvoir, peu importe le lourd hypothèque qu’il fait peser sur l’avenir du pays dont il compromet la jeunesse.

A l’opposé de son époux, Monique Bozizé, prise de pitié d’apprendre que des  étudiants sont en grève pour exiger des tables-bancs, va faire don de quatre vingt tables-bancs à l’Université de Bangui à travers sa fondation Femme Enfants Solidarité, tout en exhortant d’autres donateurs à suivre son exemple. Et voici l’Université de Bangui réduite à la mendicité publique. Il n’y a pas meilleure  illustration de la démission de l’Etat.

Si Bozizé n’est pas prêt à appuyer l’Université de Bangui pour la résolution de  ses problèmes administratifs, académiques et matériels, la musique qui y est  produite et qui l’encense l’a rendu particulièrement généreux – pour le malheur  de Zama Javon Papa - à l’endroit de son orchestre à l’occasion de la semaine culturelle de celle-ci.

Qu’à cela ne tienne, il peut faire développer le pays avec la musique universitaire. Mais l’histoire ne dit pas si un de ses fils est musicien dans  cet orchestre.

 Rédaction C.A.P

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