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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:45

 

 

 

manioc

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 14 Septembre 2011 14:26

Depuis presqu’un mois, la ville d’Obo (extrême sud-est de la RCA) traverse une pénurie sans précédent de manioc qui reste l’aliment de base, consommé par plus 99% de la population de la ville.

Une cuvette de manioc qui coutait 1500 FCFA (environ 2,6 euros) est passée ce 14 septembre 2011 à plus de 5000 FCFA (7,7 euro). Aussi, « il faut un véritable parcours du combattant pour retrouver cet aliment devenu désormais rare », a mentionné le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Selon quelques spécialistes de l’agriculture de la ville, « la crise n’est qu’au début, et il faut au moins 2 ans pour retrouver de manioc à Obo ». La liberté de circulation est totalement restreinte dans la ville à cause de l’insécurité imposée par les éléments rebelles de la LRA de Joseph Koni, qui commettent des exactions sur les populations.

Une ceinture sécuritaire de 5km carré a été mise en place par les éléments de l’armée ougandaise et ceux des armées centrafricaines afin de permettre à la population de faire seulement ses besoins élémentaires. Les localités périphériques de la ville d’Obo qui la ravitaillent en manioc sont dévastées et les populations se concentrent elles aussi dans cette zone sécurisée.

Le 19 août dernier, le Comité Internationale de la  Croix Rouge (CICR) avait décidé d’arrêter la distribution des vivres aux populations vulnérables dans le Haut Mbomou, arguant que la population doit désormais se prendre en charge.

Guilaine Carty, sous-déléguée du CICR pour la zone Est, avait affirmé que « la Croix Rouge ne peut pas toujours continuer avec la gratuité, donc les populations doivent se prendre en charge, c’est pourquoi nous avons apporté ces semences pour la relance du secteur agricole ».

La population concernée n’avait pas approuvé la décision de la CICR. Elle pense que l’insécurité qui persiste dans la région rend difficile la libre circulation des personnes et les activités champêtres.

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:03

 

 

logo cpjp

BANGUI AFP / 14 septembre 2011 20h13- Des combats d'une rare intensité à l'arme lourde ont repris mercredi dans le centre de la Centrafrique entre la rébellion de la CPJP et l'ex-rébellion centrafricaine de l'UFDR, a appris l'AFP d'une source militaire sur place.

Les combats d'une rare intensité à l'arme lourde ont repris mercredi dans le quartier Bornou (à Bria, centre). Les renforts de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix) venus de Sam Ouandja (nord), ont lancé une offensive contre les positions de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), obligée de se retirer du quartier désormais occupé par la CPJP, selon la même source militaire.

D'après cette source, de nouvelles victimes ne sont pas à exclure, mais on ne sait pas combien pour le moment.

Plusieurs hommes de l'UFDR munis de kalachnikov ont opéré un repli promettant de riposter jeudi matin. D'autres, fuyant la zone de combats, ont gagné les quartiers environnants, a encore affirmé la source.

Toujours de même source, les éléments du détachement de l'armée qui ont reçu des renforts de Bangui et Bambari (centre) ont quadrillé les quartiers qui ne sont pas visés par les affrontements ainsi que les principales artères pour protéger la population civile.

Des combats dimanche et lundi avaient déjà fait douze morts à Bria, principalement des rebelles ou ex-rebelles, mais aussi des civils.

Selon la même source militaire, interrogée mardi, plusieurs blessés se trouvent à l'hôpital préfectoral de Bria, dont certains dans un état grave. Ce qui pourrait bien alourdir le bilan.

Par ailleurs, de nombreuses maisons et véhicules ont été incendiés, avait-elle rapporté, alertant sur la possibilité de reprise des combats parce que la tension est perceptible dans la ville. La CPJP qui aurait perdu plus d'hommes, a fait venir des renforts.

Une source proche du haut commandement militaire avait fait état lundi de deux morts, quelques blessés et plusieurs maisons incendiées, précisant que les deux morts étaient des civils dont une femme enceinte atteinte d'une balle perdue.

La CPJP, par la voix de son chef Abdoulaye Hissène, a signé un cessez-le-feu officiel avec les autorités de Bangui en juin, sans pour autant intégrer jusque-là l'accord global de paix de Libreville de 2008, signé par de nombreuses rébellions.

Une dissidence de la CPJP dirigée par Mahamat Sallé s'est en revanche ralliée au processus de paix en août.

L'UFDR, basée dans la région de Birao (nord), a conclu un accord de paix au mois d'avril 2008 avec Bangui et intégré quelques mois après le processus de paix en signant à au Gabon l'accord global de paix avec le gouvernement.

Les deux rébellions centrafricaines sont constituées de membres d'ethnies rivales: Ronga (pour la CPJP) et Goula (pour l'UFDR) et sont en conflit depuis plusieurs années notamment pour le contrôle du commerce du diamant.


(©)

 

 

 

  NDLR : Avec la reprise de ces combats, on a la preuve patente que les prétendus accords successifs, dont la signature est souvent annoncée avec tambours et trompettes, sont toujours sans lendemain. Certains chefs rebelles en mal d'argent ne sont attirés que par l'appât du gain de l'enveloppe du DDR tout en sachant bien que jusqu'ici, Bozizé n'a nullement respecté ni appliqué les termes de ces multiples accords dont il a toujours  pris l'initiative de la signature. 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:46

 

 

chutes-de-Boali.jpg

 

ENERCA

 

(Journal de Bangui 12/09/2011)

Le ministre de l’Energie et l’Hydraulique parle avec détachement de ses attributions et des contraintes de son département

Est-ce M. Le ministre veut bien nous décrire son parcours?

Je suis Statisticien Economiste de formation marié père de cinq enfants. Précédemment, j’occupais les fonctions de Conseiller économique et financier auprès du Premier Ministre. Ce poste d’homme de l’ombre m’a permis d’avoir un regard plus détaché des passions politiques et de traiter les dossiers avec plus d’objectivité. Je me qualifierai plus comme un commis de l’Etat au service du développement de la République Centrafricaine. Aux côtés du Premier Ministre, j’ai eu l’occasion de traiter plusieurs dossiers économiques, financiers et sectoriels dont ceux du secteur dont je m’en occupe actuellement. Par exemple, j’ai participé à plusieurs reprises à des négociations sur la réhabilitation de la Centrale de Boali.

Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, quelles sont les missions assignées par le gouvernement à votre Département?

Aujourd’hui au poste de Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique la mission est, en mots simples, apporter la lumière et l’eau à toute la population centrafricaine. Dans notre document de stratégie il est prévu de passer d’un taux d’accès à l’électricité de 4% actuellement à 7% en 2015. N’oublions pas qu’en parlant d’Energie j’ai aussi en charge d’assurer la régularité de l’approvisionnement et la distribution des produits pétroliers sur toute l’étendue du territoire de la République centrafricaine. De même, en parlant de l’hydraulique, il m’incombe aussi la tâche non seulement d’apporter de l’eau potable à nos populations partout où elles se trouvent sur le territoire mais, aussi de veiller à l’assainissement de nos villes et villages.

Quand on entend énergie et hydraulique, on ne peut s’empêcher de penser à l’enerca et à la Sodeca, quel est l’état des lieux de ses deux sociétés?

Vous avez raison de dire qu’en parlant de l’énergie et de l’hydraulique on ne peut s’empêcher de penser à ces deux sociétés dont j’assure la tutelle. L’Enerca et la Sodeca sont deux sociétés qui ont le monopole de la Production, du Transport et de la Distribution respectivement de l’électricité et de l’eau en République Centrafricaine, même si les codes de l’électricité et de l’eau adoptés il y a quelques années déjà consacrent la libéralisation du secteur. Ces deux sociétés traversent aujourd’hui de moments difficiles dus à plusieurs raisons.

La première raison est celle d’une mauvaise gouvernance managériale et financière installée depuis plusieurs années qui fait que ces entreprises traînent des dettes colossales qui ont avalé leur capital, s’il faut raisonner en termes de gestion financière pure. Ce qui veut dire qu’en réalité ce sont des entreprises non-viables. La deuxième raison est la vétusté des équipements dont certains datent de la période coloniale comme ceux de Boali 1. La troisième raison est liée à l’environnement national: certains ménages se croient affranchis de l’obligation de payer leurs factures d’électricité et d’eau. Que dire de l’Administration Publique, grosse consommatrice, qui cumule des arriérés de paiement des factures d’électricité et d’eau mettant en difficultés la trésorerie de ces entreprises. La dernière raison est le phénomène de la fraude généralisée de l’électricité et de l’eau par les ménages avec la complicité, la plupart du temps, des agents de ces entreprises. Une étude a révélé un manque à gagner de plusieurs millions de FCFA par an. Pour me résumer, je peux dire que l’Enerca et la Sodeca vivent sous perfusion grâce aux avances de trésorerie des banques commerciales. Juste pour couvrir les charges de fonctionnement quotidien: salaires, fournitures de bureau, etc.

Parlant de l’Enerca, où en sommes-nous avec les négociations concernant le projet Boali III?

Les négociations pour Boali 3 sont bouclées puisque nous venons de signer en date du 22 Juillet 2011 la convention de l’exécution des travaux avec l’entreprise Chinoise Shengli Engineering Consctrucion Co, Ltd. Le démarrage des travaux est prévu cinq mois après la signature de cette convention et les travaux s’achèveront dans 24 mois.

La mise en route de cette usine peut-elle circonscrire le phénomène de délestage dans la Capitale centrafricaine?

En réalité la mise en route de Boali 3 ne va pas circonscrire totalement le problème de délestage. La capacité supplémentaire qu’apportera la pose des turbines à Boali 3 ne sera que de 10MGW. Il nous faudra nécessairement augmenter les capacités de Boali 2 et Boali 1. En somme, il s’agira de dédoubler Boali 2 pour l’emmener à 20 MGW et construire au pied de Boali 1 une usine de 20 MGW pour espérer à l’horizon 2015 atteindre 50 MGW.

Qu’en est-il des autres projets de production hydroélectrique en Centrafrique?

En effet, lorsque nous parlons de l’énergie hydroélectrique, nous nous focalisons sur Boali comme si la RCA ne se limitait qu’à Bangui. La République Centrafricaine a cette chance inouïe de posséder plusieurs potentiels sites hydroélectriques à l’intérieur du pays. Je vous apprends que le Gouvernement est en train de travailler sur les dossiers de plusieurs sites hydroélectriques potentiels, notamment les sites de Kembé, de Dimoli, de La lobaye, de la Lancreno, de Totobou, etc. En ce moment, nous sommes en pleine négociation avec des partenaires pour une mise en valeur des sites de Kembé dans la Basse Kotto, de Dimoli dans le Kadei, de Totobou à Carnot. Par exemple, nous venons d’être saisi par la BDEAC qui a manifesté sa disponibilité à rechercher le financement de la construction Dimoli qui peut nous apporter plus de 180 MGW. Cependant, pour tenir compte de l’évolution actuelle, notre politique est de développer un partenariat Public /Privé sous la forme de BOT pour la mise en valeur de ces sites au lieu de compter sur les seuls investissements publics. Le marché de l’électricité est aujourd’hui ouvert à l’intérieur des pays de la CCEAC. Nous devrions donc nous y préparer pour ne pas rester à la traîne.

De manière assez concrète, quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme en ce qui concerne la Sodeca et l’Enerca?

L’Enerca et la Sodeca doivent être recapitalisées et restructurées. Si nous voulons que ces entreprises soient encore viables, il est indispensable qu’elles subissent de profondes réformes pour s’adapter au nouveau contexte de marché qui s’annonce. L’Etat peut par exemple ouvrir à 40 pour cent le capital social de l’Enerca au privé.

Quel message lancez-vous aux populations centrafricaines?

Le message est de garder espoir; les perspectives sont bonnes en matière de production hydroélectrique. Je leur demande de la patience. Comme vous savez, lorsque vous lancez la première pioche de construction d’un barrage hydroélectrique, c’est au bout de deux, trois, quatre, cinq ans que les travaux finissent. Nous allons vivre encore avec les délestages mais, nous nous efforçons de trouver des solutions palliatives. Il y a certainement quelque chose à combler très rapidement si nous voulons avoir une vision cohérente du développement du secteur. Nous ne disposons pas aujourd’hui au niveau du département d’un Plan Directeur d’électrification de la République Centrafricaine. Nous nous fixons comme priorité la réalisation de cette étude qui va nous servir d’aiguillon pour une satisfaction maximale de nos besoins en fourniture d’électricité sur toute l’étendue du territoire. Parallèlement, le département travaille en ce moment à la valorisation d’autres sources d’énergie telles que la biomasse, le solaire, etc. Pour finir, je voudrais souligner l’importance du secteur que je dirige qui n’est plus à démontrer. Les facteurs de production que sont l’électricité et l’eau conditionnent le développement du secteur privé, gage d’une croissance économique durable. C’est pourquoi, je souhaiterai inscrire mes actions dans la durée.


Par Fleury Koursany - 12/09/2011

© Copyright Journal de Bangui

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:46

 

 

 

logement-Bimbo.jpg

RCA : 36 milliards pour un projet de 1000 logements sociaux à Bimbo

Radio Ndéké Luka Vendredi, 09 Septembre 2011 14:17

Les habitants de Bimbo (sud de Bangui) et ses environs disposeront bientôt de 1000 logements sociaux à moindre coût. La direction de la société Prodia-Centrafrique a rencontré ce vendredi 9 septembre 2011, les opérateurs économiques et promoteurs immobiliers à la chambre de Commerce pour discuter des modalités pratiques de la mise en œuvre de ce projet. Un montant de 36 milliards (environ 55384615 euros) sera alloué pour les travaux.

Selon Narcisse Kamagnaodé, maire de la ville de Begles en France et initiateur de ce projet, il a été question non seulement « de donner du travail de sous-traitance à ces opérateurs économiques, mais aussi d’avoir une idée sur le coût des matériaux locaux pour lancer ledit projet. Une manière de faire accéder les centrafricains, même moins nantis à ces logements ».

Pour Ghislain Samba Mokamonédé de l’entreprise BAMELEC, « ce projet est un rêve qui se réalise. Toutefois, il devrait profiter à toutes les couches sociales et non seulement aux autorités ou encore les « gros bonnets ».

Ce projet vient de renforcer les autres initiatives déjà entamées cette année par le gouvernement dans le cadre de politique en matière du logement.

Il faut dire que le pays dispose déjà d’un autre avec 100 maisons situées à 15 kilomètres sur la route de Boali (sortie nord de Bangui). Le constat révèle toujours que ces celles-ci sont pour la plupart occupées par les autorités du pays. Pourtant, le ministère de tutelle du gouvernement Touadéra II avait opté pour le déguerpissement des occupants illégaux de ces logements dits sociaux.

 

 NDLR : Les 100 logements du PK 15 route de Boali sont devenus un camp retranché des dignitaires du régime Bozizé qui s'en sont accaparés. Chacun en a pris en effet deux ou trois à la fois.

 

 

Bouar : les infrastructures routières en dégradation avancée

Vendredi, 09 Septembre 2011 14:24

La population de Bouar (Ouest) peine pour vaquer librement à ses occupations ses dernier temps. La dégradation avancée des infrastructures routières de la ville en est la cause.

Durant ces deux derniers mois, l’accès au centre de Bouar, via le quartier Haoussa, est devenue quasiment impossible pour les commerçants et autres usagers de la route.

Les collecteurs du pont Gouna qui relie ces deux quartiers sont déjà bouchés et l’érosion détruit progressivement l’édifice. Après chaque intempérie, le marigot Gouna augmente de volume et crée un véritable problème de circulation pour les habitants de Bouar.

Pour l’instant, l’accès à plusieurs quartiers de Bouar est devenu difficile. La faussée a presqu’englouti le pont du quartier Gogo, situé dans le 5e arrondissement de Bangui.

Même situation pour celui du quartier la Vallée, situé dans le 6ème arrdt de Bouar. A cela s’ajoute l’impraticabilité de certaines rues de la ville par les véhicules. Les populations qui se plaignent de la circulation, appellent la municipalité à tout mettre en œuvre, afin de réparer ces ponts.

Même dans la ville de Bangui, plusieurs ponts se sont déjà affaissés ; d’autres sont encore en voie d’affaissement et « si ne rien ne sera fait, la capitale centrafricaine connaitra un véritable problème de circulation très prochainement », notent plusieurs observateurs.

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:32

 

 

RADIO ND K LUKA

 

Bangui touché par un tremblement de terre de faible magnitude

Radio Ndéké Luka Jeudi, 08 Septembre 2011 13:57

Bangui, la capitale centrafricaine a été secouée par un tremblement de terre ce 7 septembre 2011. La terre qui a tremblé pendant près de 5 secondes n’a fait aucune victime, ni dégât matériel. La scène s’est déroulée aux environs de 15h07mn (14h07mn TU).

Certains quartiers situés au nord et au sud–est de Bangui ont ressenti les secousses de ce tremblement de terre. Une faible vibration, accompagnée par les bruits des tôles des maisons ont été entendus à Guitangola, au Plateau, en Centre ville, à Boy Rabe et dans d’autres quartiers. L'épicentre se trouverait au Congo Démocratique.

La RCA ne dispose d’aucun système de contrôle ni de prévision de ces mouvements sismiques.

 

Bossangoa, la production de l’huile de karité n’existe plus

Radio Ndéké Luka Jeudi, 08 Septembre 2011 13:52

L’huile de karité très produite dans le Nord de la République Centrafricaine connaît une perte de production ces dernières années dans l’Ouham. Les équipements de production tombés en désuétude depuis les évènements politico-militaires survenus dans la région. Les femmes productrices de cette huile lancent un SOS aux personnes de bonne volonté pour leur venir en aide.

Il y a une ONG des producteurs de l’huile de karité appelée Balawa, du nom de la noix en langue nationale « sango ». Le problème de financement pèse énormément sur cette ONG depuis 2002, date du début des douloureux évènements qui ont touché principalement la région.

L’ONG Balawa qui avait une grande installation avait perdu un moulin et un générateur de tension électrique. L’ONG dispose encore d’une réserve de 5 hectares de plantation de karité. « Nous pensons que si des ONG internationales nous aident, nous pouvons vite redémarrer nos activités car, à l’époque, nous produisons jusqu’à 1200 litres l’année », a affirmé Martine Semayati, responsable des machines de l’ONG Balawa.

Il faut noter que la FAO assiste déjà cette ONG en organisant une formation de 4 jours sur les grandes lignes de développement des marchés.

 

RCA : les états généraux des finances après les assises de 2001

Radio Ndéké Luka Jeudi, 08 Septembre 2011 14:08

Le gouvernement centrafricain opte désormais pour l’assainissement de ses finances publiques. Il débute ce jeudi 8 septembre 2011, les travaux des états généraux de ce secteur stratégique pour la relance de l’économie centrafricaine. C’est le Chef de l’Etat François Bozizé lui-même qui a présidé l’ouverture des travaux à l’Assemblée Nationale à Bangui. Ceci en présence des représentants de différents départements ministériels, des secteurs public et privé ainsi que des  différents secteurs des finances.

Pendant 3 jours, les participants vont passer au peigne fin les problèmes liés aux finances de l’Etat et de proposer des solutions y afférentes. Il sera aussi question de diagnostiquer les lacunes persistantes en matière de gestion budgétaire, de dépenses publiques et de préconiser des mesures tendant à rendre la gestion performante.

Selon le Ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Sylvain Ndoutingaï, « les finances publiques de la République Centrafricaine sont malades. Les défis doivent être relevés notamment sur le plan de la fraude, de la corruption, d’un manque de calendrier budgétaire fixe et d’un personnel qualifié ».

Pour François Bozizé, « en dépit des efforts d’assainissement menés par le Gouvernement, le pays ne parvient toujours pas encore à maîtriser la gestion de ses finances publiques. La gestion de nos finances est gangrénée des maux de tous ordres. Il nous faut une prise de conscience collective pour pouvoir réussir le pari. Des mesures qui s’imposent pour réprimer les auteurs de crime économique seront prises sans hésitation ».

Le budget de Centrafrique pour l’exercice 2011 est de 209 milliards de francs CFA. Celui de 2010 était de 184,6 milliards.

L’ancien ministre des finances, Albert Besse avait souligné que le pays  « a fait des progressions de plusieurs dizaines de milliards pour le budget 2011 par rapport à celui de l’année 2010. La RCA est un pays post conflit, mais elle est en phase de croissance économique sur plusieurs plans ».

Les Premières Assises Nationales de l'Economie et des Finances (PANEF) de la République Centrafricaine ont eu lieu du 10 au 12 Septembre 2001 à Bangui sous le gouvernement Martin Ziguélé.

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 15:23

 

 

 

université de Bangui rectorat

 

 

NDLR : Contrairement à ce que nous annoncions hier reprenant l'information de la même Radio Ndéké Luka, ce n'est pas Mme Damienne NANARE qui a été nommée RecteurUniversité mais Mme Georgette KOYT née DEBALET

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 01 Septembre 2011 13:20

Georgette KOYIT DEBALET est nommée ce mercredi 31 août 2011, recteur de l’Université de Bangui par François BOZIZE. Elle remplace Gustave Bobossi Séréngbé, limogé il y a une semaine. Universitaire, Docteur en Lettres Modernes, cette quinquagénaire est actuellement membre du bureau politique du KNK, parti au pouvoir.

Cette nomination intervient au moment où les activités pédagogiques  de l’Université de Bangui sont paralysées par la grève des enseignants du supérieur. Les universitaires revendiquent la mise en application du décret, relatif à leur statut particulier.

Plusieurs sources affirment que le limogeage de l’ex recteur est lié à la gestion de cette crise, mais aucune source officielle ne confirme cette information. Mais, les relations entre l’ancien recteur de l’Université de Bangui et les enseignants du supérieur se sont sensiblement détériorées ces derniers temps.

L’ancien recteur de l’Université de Bangui Gustave Bobossi Serengbe, Professeur en médecine, avait été nommé le 02 avril 2008, en lieu et place de Faustin Archange Touadéra, nommé Premier Ministre, chef du gouvernement.

L’Université de Bangui a été créée par Ordonnance n° 69/063 du 12 Novembre 1969, après la dissolution de la Fondation de l’Enseignement Supérieur en Afrique Centrale (F.E.S.A.C.) pour répondre aux besoins urgents de formation de cadres nationaux. Depuis 1971, l’université de Bangui est une Institution d’enseignement supérieur à vocation nationale et internationale.

 

 

Le spectre d’une année blanche plane sur l’Université Bangui

Radio Ndéké Luka Vendredi, 02 Septembre 2011 14:06

Les activités académiques sont toujours suspendues à l’Université de Bangui. Les enseignants du supérieur affiliés au Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNAES) ont décidé de la poursuite de leur mouvement de grève jusqu’au 07 septembre prochain. Une décision qui fait suite à leur assemblée générale extraordinaire tenue ce 1er septembre 2011 à l’Université de Bangui.

Plus d’une vingtaine d’enseignants du supérieur ont pris part à cette assemblée générale. Selon le bureau exécutif du SYNAES, « l’objectif de cette rencontre est de restituer à la base des informations reçues lors des différentes démarches menées auprès du 1er ministre et du médiateur de la République ».

La proposition faite par le 1er ministre a soulevé des débats au sein de SYNAES. Le 1er ministre a proposé la prise en compte des indemnités de recherches qui  dans le budget 2012 « Nous avons soumis à l’approbation de la base les résultats des démarches engagées et l’Assemblée l’a rejeté, parce que c’est une solution qui ne convient pas à nos attentes », a affirmé Marcel Kémbé, premier rapporteur du SYAES.

Un autre point débattu au cours de cette Assemblée générale, l’ouverture d’une négociation que le vice-président du parti au pouvoir le KNK aimerait entamer avec le SYNAES. Marcel Kembe a ajouté que « cette demande est la bienvenue, car nous n’avons pas fermé notre porte à toutes négociations, mais nous attendons seulement leurs issues ».

Le SYNAES prévoit une prochaine assemblée générale le 07 septembre prochain, en attendant l’aboutissement des échanges en cours entre le gouvernement et le Bureau exécutif. C’est depuis plus d’un mois que les cours ont été suspendus à l’Université de Bangui, à cause de ce mouvement de grève.

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 16:59

 

 

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

SANCTIFICATION NATIONALE REQUISE !

*   *   *

Le psalmiste un jour a posé cette question anodine, mais combien vitale pour ceux qui auront la sagesse de vouloir en creuser davantage les termes afin d’en tirer la « substanfique moëlle » (dixit Rabelais) tant pour eux-mêmes que pour leur nation :

« 3 Quand les lois qui soutiennent la société sont détruites, que peut faire celui qui t’obéit ? » (Psaume 11 : 3).

Chrétien(ne) centrafricain(ne) : quelle que soit ta position sociale au sein de notre nation et quelles que soient tes occupations présentes, arrête-toi un instant et médite ces paroles du Seigneur, qui sont vie, paix et prospérité effective pour quiconque les prend au sérieux et, surtout, les met en pratique, et au quotidien :

q ÉSAÏE 59 : 1 - 19

« 1  La main du SEIGNEUR n’est pas trop faible pour vous sauver, c’est sûr. Il n’est pas trop sourd pour vous entendre. 2 Mais ce sont vos fautes qui mettent une barrière entre vous et votre Dieu. S’il s’est détourné de vous pour ne plus vous voir ni vous entendre, c’est à cause de vos péchés.

3 Vous avez du sang sur les mains, vos fautes salissent vos doigts. Votre bouche dit des mensonges, vos lèvres laissent passer des méchancetés.

4  Au tribunal, vous portez plainte injustement. Vous ne défendez pas les gens selon la vérité. Vous vous appuyez sur le vide, vous dites des choses fausses, vous portez le mal en vous et vous accouchez du malheur.

5 (59:5–6) Vos actions sont comme des œufs de vipère : si quelqu’un en mange, il meurt. Dès qu’on écrase un œuf, il en sort une vipère. Les toiles que vous tissez ressemblent aux toiles d’araignée. Elles ne permettent pas de coudre des vêtements, ni de se couvrir. Elles ne servent qu’à créer le malheur.

 6  (59:5–6) Vos mains ne produisent que de la violence. 7  Vos pieds courent faire du mal, vous êtes pressés de tuer des innocents. Vous ne pensez qu’à faire le mal. Partout où vous passez, c’est la violence et la destruction. 8  Vous ne connaissez pas le chemin de la paix, on ne trouve pas le droit là où vous marchez. Vos chemins, vous les rendez tordus, et celui qui les suit ne connaîtra jamais la paix.

9  C’est pourquoi Dieu n’agit pas en notre faveur et ne nous rend pas justice. Nous espérions la lumière, et nous sommes dans le noir. Nous attendions le lever du jour, et nous marchons dans la nuit. 10  Nous avançons comme des aveugles le long d’un mur. Nous cherchons notre chemin, comme des gens qui ne voient pas clair. En pleine journée, nous perdons l’équilibre comme à la tombée de la nuit. Nous sommes en bonne santé, mais nous ressemblons à des morts. 11  Nous grognons tous comme des animaux sauvages, nous gémissons sans cesse comme des colombes. Nous espérions que Dieu agirait, mais il ne se passe rien. Nous attendions qu’il nous sauve, mais il reste loin de nous.

12 Oui, SEIGNEUR, nous t’avons souvent désobéi. Nos péchés nous accusent. Nous pensons sans cesse à nos révoltes, nous connaissons bien nos fautes.

13  SEIGNEUR, nous t’avons désobéi, nous t’avons trahi, nous avons fui loin de toi, notre Dieu. Nous parlons seulement d’écraser les autres et de nous révolter. Notre cœur et notre tête sont pleins de mensonges. 14 C’est pourquoi le respect du droit recule, la justice est loin de nous. Sur la place du marché, la sincérité est près de tomber, l’honnêteté n’y entre plus.

15 Oui, la sincérité a disparu, et celui qui veut rester honnête se fait tout arracher. Le SEIGNEUR a vu tout cela. Il a trouvé que l’absence de droit était une mauvaise chose.

16  Il a vu que personne ne réagissait, il a été surpris que personne ne fasse quelque chose. Alors il a décidé d’agir lui–même, et c’est sa justice qui lui en a donné la force. 17  Il a mis la justice comme vêtement de combat, il a posé sur sa tête le casque du salut. Il s’est couvert de l’habit de la vengeance. Le vêtement qui l’enveloppe, c’est son ardeur à combattre.

18  Il rendra aux gens ce qu’ils ont mérité. Sa colère est pour ses adversaires, la punition est pour ses ennemis, même pour les pays lointains.

19  Alors, de l’est à l’ouest, tout le monde respectera le nom du SEIGNEUR, tous respecteront sa gloire. Oui, le SEIGNEUR arrivera comme un torrent au creux d’une vallée, poussé par la tempête ».

Cher(e) Compatriote : dans notre propre pays, nous ne mangeons plus à notre faim, ne pouvons nous soigner comme il le faudrait, mourons désormais de la moindre maladie et, en plus, notre pays est en train de mourir, lui aussi, à petits feux, dans l’indifférence générale de nos gouvernants, qui ne savent plus se révolter face à la pauvreté extrême du plus grand nombre, et face à innombrables injustices à l’égard des pauvres.

 

Que faire, dans cette tragédie révoltante, pour obtenir un peu de répit de la part du Dieu vivant, dont notre nation constitue aussi l’héritage autant que les autres nations de la terre (cf. Psaume 2), avant que ne vienne la fin de l’Histoire humaine, si certaine, désormais ?

 

Voici encore quelques passages de la Parole, à méditer et à mettre en pratique, au quotidien, chacun pour ce qui le concerne (car chacun rendra compte pour lui-même), passages susceptibles d’aider chacun d’entre nous à s’examiner personnellement devant le Seigneur des cieux, et à changer radicalement de conduite à l’égard de son prochain, qu’il soit un proche, un ennemi ou un étranger. Alors seulement, la colère du Dieu vivant contre notre pays s’apaisera et chacun, grand ou petit, expérimentera dans sa propre vie ce qu’est la bénédiction divine consécutive à un acte de repentance sincère et définitif, autant que d’amour de Dieu et du prochain :

 

q PSAUME 11 : 4 - 7

 

« 4 Le SEIGNEUR est dans son temple saint, le SEIGNEUR a son siège de roi dans le ciel. De là, il regarde les habitants de la terre, il les observe avec attention. 5  Il apprécie ceux qui lui obéissent, mais il déteste les gens mauvais, ceux qui aiment la violence. 6  Sur eux, le SEIGNEUR va faire tomber une pluie de feu et de poussière brûlante. Un vent de tempête soufflera sur les gens mauvais. Voilà tout ce qu’ils vont recevoir ! 7  Oui, le SEIGNEUR est juste, il aime tout ce qui est juste, et ceux qui ont le cœur pur pourront voir son visage ».

 

q ÉSAÏE 1 : 16 - 20

 

« 16 Lavez–vous, rendez–vous purs. Éloignez de mes yeux vos actions mauvaises, arrêtez de faire le mal. 17 Apprenez à faire le bien. Cherchez à respecter le droit. Ramenez dans le bon chemin celui qui écrase les autres par l’injustice. Défendez les droits des orphelins, prenez en main la cause des veuves. »

18 Le SEIGNEUR dit : « Venez, nous allons discuter. Même si vos péchés ont la couleur du sang, ils prendront la couleur du lait. S’ils sont rouges comme le feu, ils deviendront aussi blancs que la neige. 19  Si vous acceptez d’obéir, vous pourrez manger les bonnes choses du pays. 20  Mais si vous refusez, si vous continuez à vous révolter contre moi, l’épée vous dévorera. »

Voilà ce que le SEIGNEUR affirme ».

 

q JEAN 9 : 31

« 31 Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais, si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce ».

q JOSUÉ 3 : 5

« 5 Josué dit au peuple : ‘Sanctifiez–vous, car demain l’Eternel fera des prodiges au milieu de vous’ ».

Bonne méditation, fils ou fille bien-aimée de mon très pays.

C. MABADA-MABAYE – Pasteur  Jeudi 1er Septembre 2011

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:32

 

 

 

képi

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 26 Août 2011 14:13

26 élèves de la Gendarmerie nationale ont été radiés le 25 août 2011, après avoir passé 10 jours à l’Ecole  de la Gendarmerie Nationale de Kolongo. Ils ont été déclarés inaptes malgré, selon eux, un test réussi en bonne et due forme.

Abattus, déprimés, ces jeunes voient leur avenir hypothéqué. Ils crient à l’injustice. Ils ont investi les locaux de Radio Ndeke Luka, pour se faire entendre. « Nous avons été admis au concours, on nous a rasé la tête, on a subi les 1ères brimades. Puis on nous a humiliés pour nous mettre dehors à la fin. C’est anormal ! » explique l’une d’entre eux qui a souhaité garder l’anonymat.

Elle en appelle aux autorités et les supplie de trouver une solution à leur situation. « Nous demandons au président de la République qui est également le ministre de la défense nationale de trouver une solution à notre cas, car c’est lui notre dernier espoir», dit-elle, désespérément.

Radio Ndeke Luka s’est rapprochée du Chef de corps de l’école  de la gendarmerie Nationale de Kolongo, lequel a redirigé la demande d’interview vers le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale.  Ce dernier ne s’est pas encore prononcé sur la situation.

 

NDLR : La proclamation des résultats du concours national d'entrée à l'école de gendarmerie ayant anormalement traîné, le temps que les autorités puissent procéder aux tripatouillages habituels, ce genre de déconvenue est inévitable.

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 19:05

 

 

RADIO ND K LUKA

 

La Centrafrique était la base arrière du MLC, selon un témoin

Radio Ndéké Luka Mercredi, 24 Août 2011 11:05

Le procès de Jean-Pierre Bemba a repris, mardi 23 août 2011, devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) avec l’audition du 26ème témoin du procureur appelé depuis l’ouverture du procès, le 22 novembre 2010.

L’Agence Hirondelle qui assure une large couverture du procès rapporte que la voix du témoin a été déformée et son visage brouillé sur les écrans de la Cour. Le témoin bénéficie ainsi de mesures de protection demandées par le procureur et acceptées par les juges.

Selon l’agence, le témoin est visiblement au fait des questions militaires, et qu’il avait des liens avec des responsables du Mouvement pour la libération du Congo lors des événements, « vers la fin 2002 »

Il a raconté à la barre que « deux bataillons ont traversé la rivière Oubangui et sont entrés en Centrafrique. Ils étaient venus à la rescousse du président Patassé quand son régime était menacé . Le MLC se ravitaillait en République Centrafricaine, donc ils ne voulaient pas voir la chute de Patassé, cela ne les aurait pas arrangés ». Pour le témoin, « la République Centrafricaine était leur base arrière».

Interrogé par le substitut du procureur, Jean-Jacques Badibanga, le témoin a précisé que « du carburant, des munitions venaient de la République Centrafricaine » et que « Jean-Pierre Bemba ne voulait pas voir la chute de Patassé. Cela aurait eu des répercussions sur son mouvement, de l’autre côté », en République démocratique du Congo.

« Comment saviez-vous cela ? » a demandé le substitut, M. Badibanga. « J’avais des amis au sein du Mouvement pour la libération du Congo, ce sont eux qui m’informaient. » A la tête du commandement, le témoin identifie « Moustapha Mukiza », qu’il a rencontré à plusieurs reprises. « De temps en temps, j’étais avec Moustapha Mukiza, lorsqu’il était à Bangui et une fois, il a envoyé quelqu’un me chercher à la maison pour que j’aille lui rendre visite à Damara », a expliqué le témoin, visiblement à l’aise face aux juges.

Le témoin a ensuite identifié les représentants du MLC, présents à Bangui durant la guerre. « Il y avait un représentant qui s’appelait Atandele Soge, il est actuellement déput . Ce dernier s’occupait de la logistique du MLC.  Il s’occupait du carburant, il y avait aussi des Antonov qui venaient à Bangui, ils venaient prendre des histoires à Bangu .  Des histoires ? » interroge le procureur. « Je n’étais pas à l’aéroport, alors je ne sais pas. Mais cela partait aussi par voie d’eau. Il y avait du carburant, des rations militaires, des rations privées pour les chefs du MLC ».

La suite de l’audience a été une succession de bribes de phrases, entrecoupées de passage à huis clos. Depuis son ouverture, le 22 novembre 2010, le procès de Jean-Pierre Bemba n’est, pour l’essentiel, pas public.

Jean-Pierre Bemba a été arrêté le 24 mai 2008 dans une banlieue de Bruxelles, en Belgique, puis transféré à la prison de Scheveningen le 3 juillet 2008. Le sénateur congolais est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. Il avait envoyé ses troupes du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) soutenir le président centrafricain d’alors, Ange-Félix Patassé, menacé par une rébellion.

 

Surproduction de plantin à Berberati et reprise de l’agriculture à Birao

Radio Ndéké Luka Mercredi, 24 Août 2011 13:54

Les habitants des villes de Berberati (ouest) et Birao (nord) viennent d’entamer, chacune de son côté,  une vaste campagne de lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle consiste surtout à lutter contre la hausse récurrente des prix des denrées alimentaires.

A Berbérati le préfet poursuit lui-même ce mercredi 24 aout 2011, une phase de sensibilisation à l’endroit des éleveurs et agriculteurs pour relever le niveau de leur rendement dans leur secteur respectif à travers de travaux en groupement.

Pour preuve, remarque le correspondant de Radio Ndeke Luka,  « les habitants de la commune de la Basse-Mambéré abandonnent désormais les activités diamantifères au profit de l’agriculture. Toutefois, ces derniers se plaignent   de l’absence des techniciens en la matière. L’autre plainte évoquée par ces agriculteurs concerne aussi la mévente de la banane plantain produite en quantité suffisante. Ils lancent à cet effet un appel au gouvernement pour une aide appropriée dans ce sens ».

De leur côté les agriculteurs de Birao profitent ces derniers temps de l’importante pluviométrie pour s’adonner activement à leurs activités quotidiennes. D’importantes surfaces cultivables regorgent entre autres : mil, maïs, arachide, haricot, sorgho, indique le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Objectifs poursuivis, améliorer les rendements, réduire la hausse du prix des denrées alimentaires et enrayer la famine dans cette localité en proie à l’insécurité.

Le correspondant affirme que pour mener à bout leur mission, « 32 groupements ont  déjà bénéficié d’un encadrement technique de la part des services agricoles présents à Birao ».

Il y a plus de 4 ans, la ville de Birao a été secouée par de troubles militaro-politiques fragilisant ainsi le secteur agropastoral.

 

Appel sans succès du gouvernement pour la reprise de cours à l’université

Mercredi, 24 Août 2011 11:10

Après l’échec des négociations dés la première rencontre avec le syndicat des enseignants de l’Université, le gouvernement centrafricain est revenu à la charge. Par la voix de son ministre d’Etat à l’enseignement supérieur Jean wilibiro Sacko, il a engagé un plaidoyer auprès des enseignants en grève. Ces derniers sont invité à reprendre le chemin du campus universitaire. Un communiqué du ministère rendu public lundi 22 août et diffusé dans les médias à Bangui se fait l’écho de cette tentative pour éviter le spectre d’une année blanche qui plane sur l’Université de Bangui.

Pour le moment, la démarche est loin de porter des fruits. Aucun signe de reprise sur le campus n’a été observé en ce mardi, au lendemain de la diffusion du communiqué du gouvernement. Les grévistes ont au contraire fait savoir qu’ils campent toujours sur leur position initiale, à savoir la prise d’un arrêté d’application revalorisant leurs fonctions et leur statut.

Dans une interview accordée à Radio Ndeke Luka, le Ministre Sacko a encore tenté de convaincre les grévistes : « il ne faut pas perdre de vue que dans le décret de 2006, la grille salariale n’a pas été intégrée, mais elle est encore en négociations. Il est difficile pour le gouvernement d’agir favorablement maintenant bien qu’il ait reconnu la légitimité de ce mouvement. Toutefois les mesures nécessaires sont en cours pour non seulement satisfaire ces enseignants, mais l’ensemble des autres fonctionnaires et agents de l’Etat. Ce faisant le gouvernement se voit dans l’obligation de différer cette prise en charge comme il l’a fait pour certains secteurs afin de ne pas retomber dans les arriérés de salaire ».

Au sujet d’une éventuelle année blanche, le ministre d’Etat affirme que celle-ci relève « de la compétence du conseil de l’université : il rendra une décision en fonction du volume horaire des cours déjà dispensés ».

De son côté le bureau exécutif de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANAECA) vient d’interpeller ce mardi le Médiateur de la République pour arbitrer la crise entre le gouvernement et leurs encadreurs.

Gildas Bénam, président de l’ANECA met en avant  « le droit à l’éducation au cours de cette rencontre. Il est question de prendre notre responsabilité pour mener des démarches afin d’éviter le pire car, depuis le début de la crise, toutes les négociations entamées entre les 2 parties sont restées vaines ».

Quant  Maitre Paul Yakola, conseiller national juridique de la Médiation « le dossier de ces étudiants sera examiné et une 1ère réunion est prévue mercredi 24 août pour jeter les bases des négociations ».

Il y a une semaine, le Premier ministre avait tenté une négociation pour une reprise. Celle-ci s’est malheureusement soldée par un échec.

La grève des enseignants du supérieur a duré plus d’un mois. Elle est couplée avec celle des étudiants. Ceux-ci exigent le départ sans condition du directeur des bourses et stages. Ils lui reprochent « une gestion opaque ».

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 23:00

 

 

 

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Par Fleury Koursany JdB - 17/08/2011

Un an après, les résultats du concours d’entrée dans la gendarmerie nationale sont rendus publics

 

C’est au cours de l’émission hebdomadaire ‘‘Le Magazine des armées’’ que cette bien surprenante nouvelle a été servie aux auditeurs de Radio Centrafrique. Surprenante en ce sens que ce concours exceptionnel d’entrée dans le corps de la gendarmerie nationale aura été celle qui a battu tous les records de longévité dans les tiroirs de l’état-major des armées sans que cela ne puisse gêner outre mesure. A telle enseigne que nombreux d’entre les candidats qui avaient passés ce concours et au seuil du désespoir étaient obligés de sortir dans la rue «banguissoise», manifestés non seulement leur mécontentement aux autorités mais aussi, les rappeler à l’ordre pour qu’une solution leur soit trouvée

Plus d’un mois après avoir investi les rues de la Capitale centrafricaine, les résultats du concours d’entrée dans la gendarmerie nationale sont enfin rendus publics et ce, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Comme les vérités les plus enfouies finissent toujours par se révéler lors des places mortuaires, le malheur de certains candidats les a poussé à sortir enfin les jeux qu’ils avaient faits, les ‘‘sacrifice’’ pour ne pas dire les ‘‘alliances’’ contre nature qu’ils ont tissée pour le besoin de la cause.

Ainsi, le tout Bangui sait maintenant que la mafia comme à l’accoutumée a encore fait école lors de ce concours d’entrée dans la gendarmerie centrafricaine. Ça se raconte que des centaines de mille ont quittée les mains des pauvres candidats ou de leurs parents et tuteurs pour les mains des hauts gradés de la gendarmerie centrafricaine d’abord et de certains corps paramilitaires ensuite dont certaines têtes hauts gradés entendent utiliser leurs noms, leurs influences pour faire admettre leurs enfants ou leurs protégés. Et les enfants ces pauvres, que vont-ils devenir? Question à suspense donc. En Centrafrique, il est plus qu’établi que nombre de ceux qui réussissent actuellement ou qui accèdent au poste de responsabilité le doivent avant tout à leur nom. Des patronymes ou des matronymes des hommes et femmes nés sous la bonne étoile si cela peut se dire.

 

Le test physique pour les FACA fait un tué à Berberati

Mercredi, 17 Août 2011 13:07

Un jeune âgé de 21 ans s’est écroulé mort mardi 16 aout 2011, à Berberati (ouest) au cours des épreuves physiques pour l’entrée dans l’armée centrafricaine. Un arrêt cardiaque a été la principale cause de ce décès.

L’information est confirmée ce mercredi par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la localité.

Le correspondant raconte qu’ « hors mis ce cas de décès, le recrutement s’est bien déroulé. Sur 360 dossiers pour 54 places, 80 ont été éliminés pour falsification ou pour non maturité à l’engagement au service militaire. Les natifs ont moins répondu à l’appel pour faire partie de la grande muette ».

Par contre à Bossangoa (nord-ouest), les résultats de ce même recrutement a fait des mécontents. Certains candidats ont déclaré que « nombreux sont ceux qui n’ont pas déposé leurs dossiers et moins encore passé le test qui ont été retenus. D’autres ont précisé que la plupart des admis ne sont pas les natifs de Bossangoa ». Seulement, un des organisateurs qui a requis l’anonymat, a indiqué « les admis ont bien mérité leurs places. Ceux qui s’agitent viennent de Bangui ».

 

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