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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 00:09

 

 

Bonne année 2012

 

RCA carte-2

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

L’Union africaine et l’ONU luttent contre la LRA


Bangui, 02012012 - Francisco CAETANO Caetano José Madeira, Envoyé spécial du président de la commission de l’Union africaine chargé de la coopération et d’antiterrorisme est arrivé ce lundi à Bangui dans le cadre des activités de lutte contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA) en Centrafrique.

 

Interrogé à l’aéroport Bangui M’Poko à sa descente du représentant de l’UA, a expliqué que sa mission en Centrafrique visait à se rassurer de la coordination des différentes actions de lutte contre ce mouvement terroriste, en partenariat avec l’ONU.

 

«Avec l’arrivée des forces américaines pour la lutte contre la LRA, il a été observé que la coordination des opérations n’est pas clairement défini. C’est pourquoi cette mission de l’Union africaine vient chercher à coordonner tous les efforts pour unifier les opérations en impliquant les forces armées de tous les pays concernés, à savoir : le Sud-Soudan, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et la République Centrafricaine», a expliqué Jean Francis Bozizé, ministre délégué à la défense.

 

Le ministre délégué à la défense, Francis Bozizé, qui a accueilli cette délégation en présence de la Représentante spéciale de l’union africaine en RCA, Hawa Ahmed Youssouf, a expliqué que cette mission vient chercher à harmoniser le chronogramme d’intervention des différents acteurs sur le terrain en vue d’une lutte contre la LRA.

 

Au cours de cette mission le représentant de l’union africaine et des Nations Unies attendus à Bangui demain, vont rencontrer les hautes autorités centrafricaines, les représentations diplomatiques impliqués dans la question de lutte contre la LRA de Joseph Kony, l’ambassade des Etats unies d’Amérique, la France, l’Union européenne et le BINUCA, en vue d’avoir une idée claire sur la coordination des actions.

 

Il est à noter que les atrocités de la RLA de Joseph Kony, dont l’Union africaine avait qualifié de groupe terroriste en novembre dernier, a occasionné plus de 2400 morts, 3400 enlevés et plus de 440 000 déplacés.

 

 

 

Obo : Une joie tourne à la tragédie


Deux personnes ont trouvé la mort le dimanche 1er janvier à Zémio dans à l’issue d’un match amical de football opposant le détachement des forces armées centrafricaines au jeunes de la ville.

 

Après la rencontre, un soldat de 2ème classe qui manifestait sa joie a par inattention appuyé sur le déclencheur de son arme et deux jeunes dont l’un âgé de 25 ans et une jeune femme âgée de 23 ans sont morts sur-le-champ.


Trois personnes ont reçu des blessures graves et ont été conduits à l’hôpital de Zemio pour des soins, a rapporté radio Zéréda.

 

La population de Zémio s’est soulevée contre ce soldat, mais la gendarmerie de Zémio est intervenue pour ramener le calme.

 

 


Berberati : Une croyance religieuse qui tue

 

Une fille âgée de 2 ans habitant au quartier Sédé à Berberati a trouvé la mort samedi dernier à l’hôpital de Berberati à cause de la résistance de ses parents à la transfusion sanguine, a rapporté ce matin radio Zoupkana.


Selon les informations recueillies auprès du Major en poste ce jour-là, Mr Mbombo, les parents de la fillette qui pratiquent la religion des Témoins de Jéhovah ont refusé la proposition du médecin de faire une perfusion sanguine à l’enfant, alors que le besoin était pressant, expliquant que leur religion n’acceptait pas cette pratique.

 

« Notre religion ne nous permet pas une telle pratique », a déclaré le père de l’enfant au major de la pédiatrie, or selon ce dernier « pour sauver l’enfant qui souffrait d’anémie, il faudrait lui faire la transfusion d’une pochette de sang ».

 

Les interventions du directeur régional Joachim Kembéti et du médecin chef de Berberati, docteur Michel Yangakola qui se sont rendus chez les parents de l’enfant pour les convaincre à changer d’avis ont été vaines et le malade a trouvé la mort.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 00:37

 

 

 

Bonne année 2012

 

Bozize.JPG

 

 


Radio Ndéké Luka 31 décembre 2011

 

Voici la suite de notre rétrospective de 2011. Elle va de A comme « abus de pouvoir » à Z comme Zémio, ville de déplacés où l’on vit dans l’angoisse des attaques des Tongo Tongo de la LRA. 2011, une année à oublier ? A la condition que 2012 soit bien meilleure.


N comme Ngaïkosset


Le capitaine Eugène Ngaïkoisset Bari du Bataillon Amphibie a été mis aux arrêts début juillet et rétrogradé au rang du sous-lieutenant, par décret présidentiel. Motif évoqué : comportement en privé susceptible de porter atteinte au renom de l’armée centrafricaine.


Le désormais sous-lieutenant Ngaikosset considéré comme un membre la garde rapprochée du Chef de l’Etat est arrêté et gardé à vue au Camp de Roux àBangui sur ordre de François Bozizé lui-même selon des informations recueillies par Radio Ndeke Luka.


A l’origine des faits, un récent incident avec un élément de l’armée française. Le capitaine Ngaikoisset aurait administré une gifle et pointé son arme sur un militaire français après un banal accident de voiture sur l’Avenue des Martyrs à hauteur de la Primature.


Eugène NGAIKOISSET est un des ex-libérateurs. Il a accompagné et aidé le Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé à prendre le pouvoir par un coup d’Etat le 15 mars 2003.

 

O comme Opposition


Après le boycott des élections et un meeting raté parce que perturbé, l’opposition s’est encore à l’occasion du 1er décembre, fête marquant la proclamation de la République centrafricaine Les festivités devant marquer cet évènement national se sont déroulées sans elle. Le Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011, (FARE-2011) qui est la plate-forme des Partis politiques d’opposition en Centrafrique, avait publié une déclaration en date du 15 novembre pour « appeler le militants à rester chez eux le jour de la fête et, à méditer sur le sort peu enviable de la République Centrafricaine ».

Dans cette Déclaration, les membres du FARE-2011, tout en affirmant reconnaitre la valeur historique de cette fête, déclarent cependant que les autorités actuelles du pays n’ont ni légitimité ni légalité d’organiser les festivités.


Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, le Porte-parole du FARE-2011 a expliqué à Radio Ndeke Luka que « depuis les dernières élections, nous avons décidé après observation que le FARE ne reconnais pas ces résultats, y compris les institutions qui y résultent, donc nous n’autorisons pas nos militants d’aller défiler devant les institutions que nous ne reconnaissons pas ».


Selon toujours Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, il s’agit d’un appel au boycott lancé à l’endroit de tous ceux qui ploient sous le poids de la misère. « Comment peut-on admettre qu’on va défiler devant des gens qui n’ont aucun souci de vous, sous un soleil ardent et qu’à la fin on rentre le ventre creux à la maison ? », s’est-il interrogé.


P comme Patassé


Catafalque recouvert du drapeau national. Une marée humaine sous un soleil de plomb. Honneurs militaires et dépôt de gerbes de fleurs. Des pleurs, des témoignages. Toute la République debout et s’inclinant respectueusement devant le cercueil de son ancien président.


C’est sous ce décor que la République Centrafricaine a rendu samedi 21 mai, hommage à son ancien président Ange Félix Patassé, décédé le 6 avril dernier à Douala au Cameroun. Les obsèques officielles se sont déroulées sur l’Avenue des Martyrs à Bangui, sous la présidence du Chef de l’Etat François Bozizé. Tous les corps constitués étaient présents ainsi que les membres du corps diplomatique.


Le président Bozizé a rendu hommage à son défunt prédécesseur, saluant en lui l’une des grandes figures de la vie politique centrafricaine. Il a salué en lui l’une des plus grandes figures politiques de la Centrafrique. Toutefois, François Bozizé a dénoncé « l‘esprit de manipulation et de division dont font montre certains hommes politiques qui ont servi Patassé».


Passant du français au Sango la langue nationale, il a demandé « pardon à la famille du défunt pour ne pas s’être présenté à la place mortuaire, évitant toutes querelles ». Il a aussi reconnu avoir empêché l’ancien Chef d’Etat de sortir du pays. Mais contrairement aux accusations portées contre lui et le rendant responsable de la mort de Patassé, le président centrafricain accuse plutôt « les alliés de Patassé qui constituent le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE-2011) ».


Après la sonnerie aux morts et les honneurs militaires rendus une dernière fois, le cortège funèbre s’est ébranlé pour le PK 26 sur la route de Boali (nord de Bangui). C’est là dans sa propriété que l’ancien président a été inhumé.


Q comme Quatar

 

Le président centrafricain a séjournée pendant 2 jours dans le cadre d’une visite d’Etat à Doha au Qatar en novembre.

 

Il a rencontré Son Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani. Selon le communiqué officiel, les deux parties ont discuté des moyens de promouvoir les relations bilatérales et examiné une série d'autres questions d'intérêt mutuel. Par la suite le président centrafricain a présidé une série de pourparlers officiels. Les entretiens ont eu lieu entre autres avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre d'État aux Affaires énergétiques et de l'Industrie.


Le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Qatar a déclaré qu'il a discuté des opportunités d'investissement disponibles en République centrafricaine et les perspectives de promotion d'une telle coopération à renforcer les relations entre les deux pays. Un ensemble de garanties d'investissement et les lois applicables en Centrafrique a été reprise par le président de la Chambre de commerce et de l’industrie qui a dit aussi que les discussions ont également porté sur les investissements dans les mines, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture. Nous avons manifesté notre intention d'investir dans le secteur agricole en particulier dans les produits alimentaires stratégiques, a déclaré Cheikh Khalifa ajoutant : Nous avons également discuté de la possibilité d'envoyer une délégation d'affaires en Centrafrique pour discuter de la question avec les responsables là-bas. Les hommes d'affaires qataris sont en train d'étudier les opportunités d'investissement disponibles dans certains pays africains notamment dans les domaines agricole et immobilier» 


R comme retraités

 

Le siège de l’Union Européenne à Bangui (UE) a été bloqué le 24 mai par le collectif des gendarmes et militaires retraités centrafricains. C’est finalement tard dans l’après midi que les manifestants se sont dispersés. Les ex-porteurs de tenue réclament aujourd’hui encore le versement de leurs arriérés de salaires qui s’élève à 30.000 Euros, soit 19.650.000 de Franc CFA. C’est l’UE qui doit verser cette somme au gouvernement centrafricain.


La situation qui a déclenché le mécontentement de ces militaires est la dernière déclaration de l’ambassadeur de l’UE sur Radio Ndeke Luka. Dans interview accordée à la Radio, le diplomate européen a affirmé que ces militaires avaient déjà été payés et que l’argent avait été versé sur leur compte bancaire. Mais dans les faits, selon les manifestants, « personne n’a perçu ne fut qu’un centime ».


7 d’entre eux qui avaient séquestré le Médiateur de la République pour l’obliger à se pencher sur cette affaire ont été condamnés le 31 août à 5 ans d’emprisonnement ferme et 500 000 francs CFA (environ 769 euros) d’amende chacun.


S comme Sport

 

Des éliminatoires de la Can 2012, à l’Afrobasket à Madagascar, puis le tournoi de de l’UNAFAC à Ndjaména, le sport centrafricain est passé par tous les états d’âme. Tantôt les Fauves-qui-rient, tantôt les Fauves-qui-pleurent.


L’année 2011a été pour de nombreux observateurs de la vie sportive une année de changement pour le football centrafricain. Avec une nouvelle génération de jeunes joueurs « félins » et « efficaces » à tous les niveaux, le visage du ballon rond du pays a connu un essor remarquable.


Les « Bamaras » se sont positivement illustrés et ont fait parler de leur pays en bien à l’échelle internationale : par exemple la victoire par 2 buts à zéro à Bangui sur les Fennecs d’Algérie, deux matches nuls face au Maroc, lors des éliminatoires de la CAN Guinée-Gabon en sont des avancées tangibles.


A cette prouesse, il faut ajouter une nette amélioration dans le tableau du transfert et de signature de contrat de certains fauves dans les grands clubs européens et africains. Hilaire Momi aux Mans en France, Salif Kéïta et Vianney Mabidé au DH El Jadida au Maroc, Eudes Dagoulou alias "Déco au Mouloudia Club d'Oran en Algérie et David Manga du Club Le Partizan Belgrade de la Serbie pour ne citer que ceux-là.


Toutefois, le maillon faible du sport centrafricain demeure la préparation des équipes. Faute de moyens financiers, elle est souvent bâclée. A cela s’ajoutent des regroupements tardifs lors des matches internationaux, contrairement à  l’adversaire.

 

T comme Tortures


La liste des cas enregistrés au cours de ces 12 derniers mois est longue. Et encore, il n’est question que des cas connus et mentionnés par les médias. Nous en citons deux à titre d’illustration de ce phénomène encouragé par l’impunité dont bénéficie leurs auteurs, souvent des éléments des forces de sécurité :


Un policier et quatre éléments de la garde présidentielle ont cruellement torturé un jeune vendeur à la sauvette au bord du cours d’eau Ngola à Bégoua au PK 10 sur la route de Damara dimanche 18 décembre 2011, en début de la soirée. Le malheureux a été admis aux soins d’urgence. De source proche de la famille de la victime, tout a commencé par une histoire de vol "montée de toutes pièces" par les militaires. Le jeune Rodrigue qui vend des cigarettes et chewing-gums au PK 12, a été accusé par une jeune dame d’avoir tenté de voler son téléphone portable. Or, la jeune dame se trouverait être la petite-amie du caporal Balekpi, qui prenait un pot en compagnie de ses collègues militaires non loin de là. Le caporal est donc intervenu avec ses collègues, qui vont prendre manu-militari Rodrigue pour l’embarquer à bord d’une voiture de marque Nissan Primera de couleur grise, au bord d’un cours d’eau non loin du PK 12, et le soumettre à des sévices corporelles.


Serge R., un jeune habitant dans le 4ème arrondissement de Bangui a lui, été victime d’une affreuse scène de torture publique au quartier Gobongo au niveau de la «base marine» instaurée par des éléments de la garde présidentielle brillant. Le tortionnaire du jeune Serge serait un sergent-chef de la Garde Présidentielle surnommé «Grand machin».


Tout a commencé par une affaire de vente des sacs de ciment par un pasteur dont Serge R. en est le démarcheur. Ce dernier, ayant trouvé le sergent-chef Grand-machin sur son chantier de construction, lui propose 3 sacs de ciment pour une valeur de 27.000 Fcfa à 9.000 Fcfa l’unité. Serge qui garde chez lui plusieurs sacs de ciment, rentre prendre les sacs pour livrer au sergent-chef. Il charge son maçon de décharger les sacs mais le maçon, dès réception de ces sacs, déclare clairement que les sacs ne sont pas des originaux. Serge lui propose du coup de reprendre ses sacs. Après avoir téléphoné au sergent-chef, celui-ci donne l’ordre que les ciments restent sur son chantier pour ses travaux. Toujours selon une version des faits, 10 sacs lui seront encore livrés par la suite. Deux jours après, «Grand-machin» débarque, sur sa moto de couleur noire accompagnée d’un autre élément, au domicile de Serge pour lui demander de les suivre, après lui avoir signalé que les ciments sont masqués.

 

U comme UFDR


Les populations du Nord de la RCA tremblent encore à l’évocation des rebelles de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement. Cette faction était impliquée dans les affrontements de Bria qui ont 45 morts. Elle est présente partout, de Ndélé à Birao.


On comprend mieux dès lors la liesse des  jeunes de la ville de Birao issus de toutes les communautés confondues de la Vakaga, qui ont organisé en novembre, une cérémonie pour saluer la réconciliation entre les factions rebelles de l’UFDR et celle de la Convention des Patriotes pour la justice et la paix (CPJP). L’objectif de cette cérémonie, est de lancer un message de satisfaction de retour à la paix dans la région. Le message s’adressait aux autorités politiques, aux notables et aux chefs religieux.


« C’était une journée de liesse au bord de la rivière Yata dans un verger situé à 3km de la ville de Birao », a rapporté le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région. Les jeunes qui se sont réunis, se sont sensibilisés et ont pris une ferme volonté de bannir l’esprit de la division, de la haine et du clanisme qui les a longtemps divisés.


Les chefs de ces deux groupes rebelles ennemis avaient « mangé » dans un même plat le 10 novembre  à Ndélé, pour « enterrer définitivement la hache de guerre après plusieurs années de conflits armés ».

V comme Victimes et Violences


Les Civils sont les principales victimes des violences et des atteintes aux droits humains. Le rapport d’Amnesty International sur la Centrafrique publié le 20 octobre est sévère. «Les groupes armés locaux et étrangers continuent de tuer, d’enlever, de torturer et de violer des civils, d'incendier leurs maisons et de se livrer à des pillages », écrit Amnesty International dans ce rapport.


Ce document, intitulé République centrafricaine. Après des décennies de violence, il est temps d’agir, montre que la population de la République centrafricaine est terrorisée depuis des décennies par les groupes armés qui agissent dans une impunité quasi-totale.

En dépit des accords de paix et d’un récent processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR), le conflit armé continue de ravager le pays, causant des morts parmi la population civile et provoquant des déplacements massifs de population à l’intérieur du pays.

« Pas moins de 14 groupes armés sont actuellement en opération dans le pays. Pourtant, le gouvernement a systématiquement fait preuve de son incapacité ou de son manque de volonté pour prendre des mesures afin de protéger ses citoyens », a indiqué à Radio Ndeke Luka, Godfrey Byaruhanga, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

 

W comme Work Sahle Zéwdé


Madame Sahlé Work Zewde, représentante spéciale du Bureau Intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA), a quitté ses fonctions à Bangui pour occuper désormais le poste de Directrice générale de l’office de l’ONU à Nairobi au Kenya. La décision a été prise le 11 mars 2011 par le Secrétaire général des Nations Unies, BAN KI MOON.


Ce mouvement est intervenu au moment où la République Centrafricaine préparait activement le second tour des législatives sans l’opposition politique qui avait déjà retiré tous ses candidats de la course à la législature du pays.

 

Dans ses œuvres pour le développement du pays, le BINUCA est l’un des acteurs potentiels dans le processus électoral en cours, avec une des missions de chef de file des organisations Onusiennes voire internationales.

 

De nationalité éthiopienne, Mme Zewde a occupé plusieurs postes de responsabilités dans son pays et au sein de l’ONU. Née le 21 février 1950, Mme Sahle-Work Zewde est mère de deux enfants, tous garçons. Elle a été remplacée à la tête du Binuca par une autre femme de nationalité ghanéenne, Mme Margaret Vogt

 

X comme Xavier Sylvestre Yangongo

 

En sa qualité de ministre en charge du Programme DDR, il se retrouve par la force des choses au-devant de l’actualité. Dans une interview exclusive accordée en juillet  à Radio Ndeke Luka, le Ministre Yangongo affirmait que « le programme dans les zones touchées par les crises militaro-politiques fait son bonhomme de chemin ». On sait depuis qu’il a été rattrapé par la realpolitik. En décembre, le président Bozizé reconnaissait que « les caisses du DDR sont vides »


Seules les Sous-préfecture de Bocaranga dans l’Ouham-Péndé ont enregistré des opérations de ramassage des armes entre les mains des ex-combattants de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) de Jean Jacques Démafouth.


Elles doivent se poursuivre dans le Nord-Est. Pendant une mission d’évaluation du DDR, de l’Organisation des Nations Unies effectuée le 17 juillet dernier en Centrafrique, les membres de cette mission, à l’issue d’un tête-à-tête avec le ministre Yangongo a noté des performances dans le programme mais est d’avis que des efforts restent encore à fournir. Ainsi, le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en Centrafrique (BINUCA), a alors promis de « répondre de façon onusienne au souci que rencontre la Centrafrique dans son approche du processus de DDR ».

 

Y comme Yoka Souka

 

Début décembre, tout Bangui a tremblé pour ces musiciens hors pair. De retour de Kaga-Bandoro, le bus à bord duquel le groupe voyageait, a été attaqué. 3 personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été admis en soins intensifs à l’hôpital de Sibut, après cette attaque commise par des hommes de la rébellion tchadienne des Forces Populaires pour le Redressement (FPR), du Général Baba Ladé. C’est un convoi de le Société nationale des transports urbains (SONATU) qui rentrait de Kaga-Bandoro après le lancement des activités de cette société de transport dans ladite ville. L’attaque a eu lieu non loin du village de Libi à 115 kms de la ville de Bangui sur l’axe Sibut.


Selon les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka « les malfrats étaient au nombre de trois, tous armés de Kalachnikov. Ils ont ouvert le feu sur le convoi. L’un des chauffeurs a été atteint de deux balles et deux autres personnes ont été également touchées ».


Pris de panique, de nombreux passagers ont réussi à s’enfuir, chacun de son côté dans la brousse, pour trouver refuge. C’est d’ailleurs dans la débandade générale que beaucoup se sont blessés. Il y a eu 3 morts, une dame et deux garçons. Les assaillants, identifiés comme des éléments du chef rebelle tchadien Baba Ladé, ont pillé les bagages des passagers et empoté tout ce qu’ils ont pu.


Ils seront d’ailleurs contraints à suivre les malfrats avant d’être libérés plus tard par leurs ravisseurs au bout de quelques heures, mais après de longs kilomètres dans la brousse.


Le chef d’orchestre du groupe Yoka Souka, à son arrivée à Bangui après avoir été libéré par ses ravisseurs, s’est présenté à Radio Ndeke Luka dans la matinée de mardi 6 décembre. Il témoigne : « il s’agit des éléments du rebelle Baba Ladé, parmi lesquels de jeunes centrafricains qui sont désormais dans ce mouvement, car ils parlent le Sango (Langue nationale centrafricaine) ».

 

Il faut rappeler à ce sujet que le président François Bozizé, dans son allocution radiodiffusée du 30 novembre dernier, veille de la fête nationale, avait qualifié Baba Ladé, de « voleur de bétail ».


Z comme Zemio

 

Zemio, Bakouma, Obo, des localités de la préfecture du Haut-Mbomou orphelines de Areva.  « Nous avons pris la décision d’interrompre temporairement le développement du projet minier de Bakouma pour une durée allant de 1 à 2 ans. Suite à l’accident de Fukushima, on a enregistré une baisse du cours de l’uranium dans le monde. Des projets de centrale nucléaire ont été abandonnés et entraîné une baisse de nos activité ».Jean-François Millian, directeur général de Areva en Centrafrique était l’invité de la matinale de Radio Ndeke Luka lundi. Il a tenu à fournir les éclaircissements nécessaires et à faire taire les rumeurs selon lesquelles, Areva avait décidé de quitter la RCA et de ne revenir qu’en 2033.


Le suspense est ainsi levé ! Areva ne plie finalement pas bagages. Elle demande seulement un délai. Il s’agit d’une interruption circonstancielle, pas d’un départ. C’est promis elle reviendra en République Centrafricaine quand la situation mondiale de l’uranium sera meilleure.


La décision de cette suspension momentanée des travaux de mise en exploitation du gisement d’uranium de Bakouma fait suite à l’accident nucléaire de Fukushima au Japon qui a impacté le cours de l’uranium au niveau mondial.


Toutefois, Areva Centrafrique promet de reprendre l’exploitation une fois que les conditions de marché se seront améliorées. 2033 est juste la date de l’expiration du permis d’exploitation de Bakouma.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 16:14

 

 

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Ces événements qui ont marqué la RCA en 2011, de A à Z


Radio Ndéké Luka Samedi, 31 Décembre 2011 09:43

 

Une année qui s’achève est toujours l’occasion d’un bilan. Que retiendront les centrafricains de 2011 qui s’achève ? Les élections ? Les émeutes du KM5 ? Les affrontements de Bria ? La hausse des prix des denrées, les grèves, les pénuries ? Radio Ndeke Luka revient sur quelques faits saillants des mois écoulés.

 

A comme Arbitraire et Abus de pouvoir


La liste pourrait être longue. Rappelons simplement le dernier incident survenu en début de semaine. L’acte dépasse l’entendement de plus d’un. Les curieux et passants devant la kermesse Bonga-Bonga ont vécu dans la soirée du 27 décembre, un spectacle digne d’un film de Western. Teddy Bozizé, très remonté par la jalousie aurait décidé d’enterrer vivant 2 jeunes au cimetière Ndrès à Bangui. Il les suspecterait de courtiser sa fiancée depuis la France.


Cet acte jugé de barbare par les témoins de l’événement, vient gonfler la liste des autres cas de violences commis le plus souvent sur la population de Bangui par les éléments de la garde du président de la République Centrafricaine François Bozizé.


Dans les faits, explique Justin Dédé Sombo ce 28 décembre sur les ondes de Radio Ndeke Luka, « tout est parti au moment où nous prenions un pot dans cette kermesse. Quelques heures plus tard, le fils du président de la République François Bozizé a débarqué avec ses éléments. Il m’a appelé au téléphone m’invitant à un entretien à la sortie. Tout à coup il m’a intimé l’ordre de lui appeler mon cadet qu’il suspecte de courtiser sa femme en France. Face à mon refus à son ordre, il m’a donné un coup de poing et j’ai répliqué. 8 éléments se sont rués sur moi, et m’ont conduit manu-militari à la base Eclair. Là encore, 15 éléments m’ont tabassé pendant plus d’une heure. Entre temps, ils ont pris mon téléphone et ont aussi appelé mon cadet qui nous a rejoints. Nos bourreaux ont jugé mieux de nous déporter au cimetière, pour, selon le Teddy Bozizé, nous enterrer vivant à cause de notre acte d’adultère. Arrivée effectivement au lieu indiqué, ils nous ont encore rossés avant de nous jeter dans une fosse commune.. Un de ses éléments a refusé de passer à cet acte insensé. Découragés, ils nous ont dépouillés de tous nos biens et ont ramené avec eux mon cadet présumé coupable. Ils m’ont donc abandonné seul dans le cimetière vers 22 heures du soir. Je m’étais débrouillé pour renter à la maison. Nous comptons pour l’instant saisir la Justice de notre pays pour un procès équitable ».


De son côté, Ali Mamadou, cadet de Justin Dédé Sombo, a démenti toutes ces accusations portées contre lui. « Il m’a accusé de sortir sa femme ce qui n’est pas vrai. Tout ce que je sais, j’étais avec sa fiancée en question dans le même avion pour Bangui. C’était un choc, ils nous ont torturé, et m’ont mis dans le coffre de leur véhicule ».


Teddy Bozizé qui a lui-même fait le déplacement à Radio Ndeke Luka, dit regretter les faits, car « c’est eux même qui ont cherché », dit-il. « Ça ne sert à rien d’extrapoler les choses », a dit Teddy Bozizé.

« Ils ont couché avec ma femme, la mère de mes enfants, et comme tout autre citoyen, aimerait qu’on respecte son foyer, donc il a cherché et il a trouvé ! », a ajouté Teddy.


Le fils du président centrafricain tente aussi de se dédouaner « je l’ai juste corrigé un peu, car c’est une histoire de cœur, et on ne peut vraiment pas s’en passer, car c’est une insulte à ma famille ».

 

B comme Baba Ladé


C’est depuis 2008 qu’Abdel Kader Baba Ladé s’est installé avec plus de 1000 hommes au centre-nord du pays, principalement dans la région de Kaga Bandoro. Depuis plus de 6 mois, ses hommes (plus de 1000 dit-on) se sont éparpillés dans toutes les régions allant du centre, au nord et à l’est de la RCA. C’est la préfecture de la Ouaka (Bambari, Grimari…) qui souffre le plus des exactions du Général et chef rebelle tchadien du FPR (Forces populaires républicaines) : braquages, attaques de villages, de voyageurs, vol de bétail…


Le 15 septembre 2011, Le Médiateur de la République, Mgr Pomodimo annonçait un retour imminent de Baba Ladé et ses hommes au Tchad, suite à des négociations tenues à Kaba Bandoro. Que nenni ! Baba Ladé continue de défier la République et dit oeuvrer pour la défense des peulhs (son ethnie). Le ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé interpelé par les députés, avait promis de sévir. On attend encore de voir.


C comme Corruption


Selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, la République centrafricaine est classée 3e dans la région de l’Afrique centrale en matière de la corruption, derrière le Burundi et le Cameroun. Le mal est tellement profond que le Premier Ministre a annoncé  le 9 décembre, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption que le gouvernement entend tenir des Assises Nationales pour valider le document de politique nationale de lutte contre la Corruption.


S’il y a dans ce domaine, une affaire qui a défrayé la chronique, c’est bien celle dite TELSOFT GATEWAY. Elle porte sur un mic-mac ayant fait perdre au Trésor Public la somme de 50 millions de francs CFA (environ 76000 euros). L’enquête a abouti dans un premier temps à la confiscation des passeports de certaines personnalités et leur placement sous surveillance judiciaire, à savoir le Ministre de l’Agriculture, Fidèle Ngouandjika, Thierry Savonarole Maléyombo, ministre sortant des Télécommunications et Abdallah Kadr, ministre délégué sortant des Finances impliqués. Très peu d’informations pour le moment depuis lors. On sait seulement que Fidèle Ngouandjika s’est vu remettre son passeport.


Sur ce même registre de la corruption, il faut rappeler, que le 7 juillet, en inaugurant le bâtiment de confection des passeports biométriques à Bangui le président François BOZIZE, a indexé les policiers, les présentant comme « des éléments essentiels pour la fraude et la corruption. Ils ne jouent pas leur rôle malgré toutes les conditions de travail réunies : statuts, département ministériel, équipements de travail, rajeunissement de la police, construction de nouveaux commissariats».

 

D comme DDR


Le président Bozizé a révélé le 1er décembre au cours d’une conférence donnée en marge des festivités commémorant la proclamation de la république que les caisses du processus DDR sont vides. "Cette situation nécessite des nouvelles négociations avec les partenaires financiers du pays".


C’est son Premier Ministre qui s’est présenté devant le Conseil de Sécurité de l’Onu le 15 décembre pour réitéré la nécessité « du passage à la seconde phase du programme de DDR et lancé un appel à la générosité de la communauté internationale ».


Plus de 2 millions de dollars sont requis pour le désarmement des ex combattants et 19 millions pour la réinsertion et la réintégration. Le démarrage effectif des opérations du DDR était pourtant considéré comme une avancée dans le domaine de la sécurité. La première phase a concerné plus de 4000 ex-combattants. Le Comité de Pilotage du Programme envisageait même une phase d’accélération et avait entamé en novembre une tournée dans plusieurs localités affectées par les conflits armées en Centrafrique. Bozoum, Bossangoa, Betoko, Beboura, Bocaranga, Paoua, Markounda, Ngaoundaye, et Kowone, avaient été visitées.


E comme Elections

 

La Cour Constitutionnelle centrafricaine a rendu public le 26 octobre son arrêt sur les résultats des élections législatives partielles du 4 septembre dernier. Sur les 14 sièges à pourvoir au législatif, le parti travailliste KNK a sans grande surprise, raflé 8 sièges. Ainsi, on disposait de la configuration définitive de la nouvelle assemblée. Le parti au pouvoir du Président François Bozizé a réussi désormais à avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale. Sur les 105 sièges, le KNK en occupe 76. Les 29 autres sièges sont occupés, soit par d’autre partis de la majorité présidentielle, soit par des indépendants.


L’opposition, après le boycott des élections, avait mis en place à cet effet, le Collectif des Forces du Changement(CFC). Le Candidat indépendant à l’élection présidentielle, le défunt Ange-Félix Patassé avait créé de son côté une plate-forme politique postélectorale dénommée « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE-2011). L’objectif visé par le front « est de lutter pour défendre la Constitution de la République, obtenir l’annulation et la reprise des élections groupées du 23 janvier 2011 dans le respect du code électoral et, obtenir la dissolution de la CEI et sa recomposition », selon les documents de base du FARE-2011. Toutefois, samedi 27 août, le FARE sera réduit au silence après les ratés du meeting dit de « vérité », à la place Marabéna à Bangui. Les forces de l’ordre avaient investi les lieux et avaient empêché le mouvement de tenir sa rencontre.


F comme Fini Kodé


C’est deux mots en sango, la langue nationale de la RCA : FINI KODE. Ce qui veut dire « la nouvelle manière de faire ou la nouvelle manière de pratiquer ». Fini Kode est un nouveau mouvement de la société civile centrafricaine. Il a publié au mois de Mai, un manifeste demandant l’adhésion de tous les centrafricains à ses idées. L’objectif est bien souligné. C’est la renaissance d’une République Centrafricaine animée de l’esprit Fini Kode.


Le manifeste dresse un sévère état des lieux. On y lit que plus de 50 ans après l’accession de la RCA à l’indépendance, le peuple n’a connu que déception et désillusion ; que le bilan dans tous les domaines est catastrophique ; que les promesses répétées d’une société juste, moderne, prospère et harmonieuse ne se sont pas réalisées.


Le manifeste souligne que la République Centrafricaine, malgré ses nombreuses potentialités en ressources naturelles nettement supérieures à beaucoup d’autres pays africains, demeure en queue de peloton au niveau de l’indice de développement humain du PNUD. Autrement dit, ni la souveraineté politique encore moins l’indépendance économique et sociale de notre pays ne sont assurées.

Aucun des régimes n’a pu prendre un véritable tournant décisif pour impulser le pays sur la voie du développement social durable. La corruption, le détournement des fonds et des biens publics, les abus de confiance, en sont les désastreuses conséquences.


Le Manifeste propose des solutions qui se veulent innovantes et pragmatiques. Fini Kode invite à une rupture avec la mentalité de soumission. Le Centrafricain, explique le manifeste, a intégré dans son comportement le réflexe de la soumission au point de ne pas revendiquer son propre droit.


Le mouvement Fini Kode proclame son refus du clanisme, de la pauvreté, de la misère sous toutes ses formes et érige le pragmatisme, la citoyenneté, l’équité en méthode de fonctionnement. Elle veut promouvoir les valeurs morales, le mérite, la compétence, l’équité, la laïcité et le droit.


Bref, Fini Kode invite à un nouveau départ : gérer mieux et autrement la Centrafrique.


G comme garde présidentielle

On en aura beaucoup entendu parler au cours de cette année. Les incidents auxquels les éléments de la garde présidentielle ont été mêlé » sont légion en effet. Le plus récent et sans doute le plus spectaculaire demeure celui qui a opposé le 29 novembre, les populations de Ouango dans le sixième arrondissement de Bangui, à la garde. Ce jour-là, un élément de la garde présidentielle avait tué un « pousseur » en le touchant mortellement à la tête alors qu’il voulait mettre fin à une banale bagarre de rue. Les témoins de la scène s’étaient fait justice en lapidant à mort le militaire.


Il s’en était suivi des échauffourées. Les baraquements de la garde avaient été incendiés. Depuis lors, les éléments de la sécurité présidentielle et les groupes de porteurs, pousseurs et pêcheurs de Sao s’observent en chien de faïence.


Presque un mois auparavant, les chauffeurs de taxi de la capitale centrafricaine avaient déclenché une grève pour protester contre les exactions dont ils sont victimes de la part de la garde présidentielle. Un énième incident, l’attaque d’un chauffeur, mort des suites de ses blessures par arme à feu, avait provoqué cette exaspération.


H comme Human Right Watch ou Hold-up électoral


« Depuis septembre 2008, la LRA a tué près de 2 400 civils et en a enlevé quelque 3 400 autres, dont beaucoup d’enfants, et a été à l’origine du déplacement de plus de 400 000 personnes de leur domicile », estime Human Rights Watch.


« Il y aurait à nouveau eu une grande série de meurtres et d'enlèvements dans les derniers mois, et plus de cent attaques rapportées depuis le début de 2011 », déclare Pascal Turlan, conseiller en coopération internationale au bureau du procureur de la CPI. Cette situation n’est pas due selon lui à un manque de volonté des Etats d’arrêter les membres de la LRA, mais à «un problème de capacité » face à une guérilla « organisée et dangereuse ».


En Centrafrique, la LRA a jusqu’ici surtout été inquiétée par l’armée ougandaise, qui y exerce un « droit de poursuite » depuis la fin de l’année 2008. Une force à laquelle pourrait se joindre prochainement des « brigades conjointes » coordonnées par l’Union africaine, dont la création a été entérinée lors d’une réunion organisée à Bangui en octobre dernier, indique Pascal Turlan.


Selon lui, il y a actuellement de la part de la communauté internationale « une reconnaissance tangible que l'arrestation des trois personnes poursuivies par la CPI est la clé pour la fin de la LRA et la fin des souffrances des populations dans cette région. La réunion de Bangui d'octobre dernier, celles de l'Union africaine qui vont avoir lieu prochainement sont des signes encourageants. Mais il faudra voir ensuite si les actes suivent ces démarches politiques.»


I comme indices de développement


Encore beaucoup d’efforts à faire. La République centrafricaine classée avant-dernier pays, selon l’édition 2012 du rapport Doing Business de la banque mondiale intitulée. La RCA est classée 182ième sur 183. Ce dernier rang est occupé par son voisin le Tchad.


Le rapport de cette étude de la Banque Mondiale a été rendu public jeudi 20 octobre 2011. Il évalue les réglementations affectant les entreprises locales dans 183 pays et classe les pays selon 10 domaines de la réglementation des affaires telles que la création d’entreprise, la protection des investisseurs, le solutionnement de l’insolvabilité, le commerce transfrontalier.

Cette année le classement de la facilité de faire des affaires s’est étendu. Il inclut désormais des indications sur le raccordement à l’électricité. Le rythme d’amélioration des réglementations s’est accéléré en Afrique Subsaharienne. Il y a 6 ans un tiers des économies Subsahariennes avait amélioré leur environnement réglementaire pour les entreprises locales. Entre juin 2010 et mai 2011, 36 des 46 gouvernements de la région ont mené à bien des réformes dans au moins un des 10 domaines étudiés par le rapport.


J comme jeunesse


« Le Dialogue, la Paix, la Compréhension mutuelle et le Développement durable », tels sont les slogans qui font l’objet en novembre, d’une réflexion approfondie du forum organisé par le Conseil National de la Médiation, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui.


Cinq jours durant, les membres du CNJ, les centrafricains de la diaspora, les pygmées Aka et certains compatriotes venus des seize préfectures de la République Centrafricaine, vont mettre en place des mécanismes, en vue d’inciter les autorités politiques, à améliorer les conditions d’existence des populations centrafricaines.

Les travaux de ces assises regroupent aussi les jeunes Goula et Rounga, deux ethnies en conflits armés depuis plusieurs années dans le nord du pays et, qui viennent de se réconcilier, à la faveur de la caravane de la Paix.

K comme KM5

Cette crise a éclaté au matin du 31 mai avec la découverte des corps assassinés de 2 garçons âgés de 4 et 5 ans. 3 arrondissements de Bangui s’embrasent aussitôt. Le quartier du KM 5 où vit la communauté tchadienne est le plus secoué. D’après le bilan officiel, on a dénombré 11 morts. Un couvre-feu sera même instauré pour ramener le calme.


Lors d’une visite éclair de François Bozizé le 18 juillet  à Ndjamena, 2 points ont été à l’ordre du jour de ses discussions avec son homologue Idriss Déby Itno. Il s’agit notamment de « l’évaluation de la mise en œuvre des mesures prises lors des premières rencontres de Bangui du 2 au 3 juin 2011, d’autre part les mesures à prendre en vue d’assurer la concorde entre les deux pays et les peuples », a mentionné le communiqué final de la rencontre.


Six points ont été relevés par les deux parties entre autres la poursuite de « l’enquête judicaire en vue d’identifier le ou les auteurs de l’odieux assassinat des deux enfants » ; l’indemnisation des victimes ; la mise en place d’un comité de concertation intercommunautaire ; la question de libre circulation des personnes et des biens dans les deux pays.


L comme LRA

 

C’est dans une liesse populaire que la population de la ville de Obo (extrême sud-est de la Centrafrique) a accueilli, le 15 octobre, la nouvelle du déploiement prochain d’un commando américain, antiguérilla en vue d’intensifier la lutte contre la rébellion de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. La population de Obo est la principale victime des exactions de la LRA en Centrafrique, depuis son arrivée en 2008.

Malgré la ferme conviction des autorités militaire centrafricaine et ougandaise d’éradiquer cette rébellion considérée de mouvement terroriste par Washington, celle-ci continue toujours d’être active. La population voit avec l’arrivée de ces militaires américains, une lueur d’espoir malgré que ceux-ci ne vont pas intervenir directement sur le terrain.


Une zone « verte », et de « sécurité », créée dans un rayon de 5 kilomètres carrés autour de la ville, par les forces ougandaises et centrafricaines, permet à population de vaquer à ses occupations. L’activité économique est devenu presqu’inexistante dans cette partie de la Centrafrique.


La LRA, réputée l'une des guérillas les plus brutales du monde, a sévi à partir de 1988 dans le nord de l'Ouganda, mais ses combattants se sont installés depuis dans les pays voisins. Elle est accusée de massacres de civils, de mutilations et d'enrôlements forcés d'enfants. En vingt ans, les combats entre la guérilla et les forces ougandaises ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et 1,8 million de déplacés.

 

M comme Media +


C’est finalement un verdict d’apaisement qui a été rendu : une amende de 300 000 francs CFA (environ 461 euros) chacun à titre de dommages et intérêts. C’est le verdict du procès Ministère Public contre Faustin Bambou et Emmanuel Cyrus Sandy, respectivement Directeur de publication des journaux « Les collines de Bas-Oubangui » et « Médias + » poursuivis pour « incitation à la haine et atteinte à la sureté de l’Etat ». Dans son verdict le président du tribunal de grande instance de Bangui, Juge Jules GAVO, reconnait que « l’affaire relève d’une diffamation plutôt que d’une incitation à la révolte, thèse avancée et soutenue par le procureur de la République ».


Faustin Bambou et Emmanuel Sandy étaient poursuivis pour « incitation à la haine et à la violence » suite à des articles publiés et accusant le Ministre délégué à la défense de détournement des pensions des retraités militaires et gendarmes. Les fonds en question ont été alloués par l’Union Européenne.


Il faut dire que le procès de ces journalistes a mobilisé une solidarité sans relâche du monde médiatique national et international ainsi que celui des défenseurs des Droits de l’Homme. A titre de d’exemple, 4 quotidiens de la place avaient initié une journée sans journaux. Reporters Sans Frontières est aussi monté au créneau pour dénoncer « l'arrestation arbitraire et la manière dont le procès s'est déroulé entachant sérieusement la crédibilité de la justice centrafricaine ». Pas moins d’une dizaine d’avocats s’étaient portés volontaires pour défendre Bambou et Sandy.

…à suivre

 


NDLR : A ces événements marquant de 2011 en RCA admirablement résumés par Ndéké Luka CAP se permet de réparer quelques  omissions :


D comme Détournement de deniers publics


Véritable sport national, l’exemple du détournement de deniers publics est donné par les dirigeants au plus haut sommet de l’Etat par  Bozizé en personne. Il a nommé son ami et complice le général Guillaume Lapo comme DG du Trésor pour piller systématique et méthodiquement l’argent du trésor national avec l’entremise de son chef de cabinet particulier Joël Sinfei Moidamsé d’après les tableaux et les preuves apportés plusieurs semaines durant par Centrafrique-Presse. Deux jours avant que 2011 n’expire, on apprend qu’un  galonné de l’Intendance des Faca est mis aux arrêts pour détournement d’une somme momentanément estimée à 100 millions de F CFA. Comme par hasard, avant d’être nommé DG du Trésor, Guillaume Lapo était aussi DG de l’Intendance des Faca.


F comme fraude électorale.

 

Les fraudes massives auxquelles les élections du 23 janvier 2011 ont donné lieu dans le camp de Bozizé et son parti KNK ont été d’un ampleur sans précédent en République centrafricaine. Tout a été fait pour que Bozizé et sa clique non seulement puisse conserver coûte que coûte le pouvoir mais aussi que l’opposition soit humiliée et ne puisse entrer à l’assemblée nationale. La conséquence de ce hold-up est le blocage et l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays depuis lors. Tous les bailleurs de fonds et autres partenaires au développement sans lesquels le pays n’a point de salut ont tourné le dos au régime de Bangui et Bozizé ne sait plus où donner la tête.


I comme Impunité :

 

C’est la caractéristique essentielle du régime de Bozizé.  Il avait pourtant osé déclarer au moment de son investiture le 15 mars 2011 que la récréation était terminée mais on se rend compte dans les faits que la récréation continue toujours. Tous les auteurs d’importants détournements de deniers publics dont certains ont été ou sont des ministres de son gouvernement ou des dignitaires de son régime ne sont nullement inquiétés. Sa propre progéniture qui vit au crochet de l’Etat se rend régulièrement coupable de graves actes de délinquance mais continue tranquillement de narguer ses victimes et la justice. Le dernier exemple de Teddy est très éloquent. Il n’est nullement inquiété.

 

M comme Médecins Sans Frontières :

 

(MSF) dont le tout récent et explosif rapport sur la République centrafricaine a dressé le véritable et terrible bilan catastrophique de la gouvernance Bozizé depuis bientôt dix ans de pouvoir. C’est dix ans de souffrance, de mortalité record, de maladies de toutes sortes, de mal et sous-nutrition chronique, d’insécurité endémique, de misère, de déplacement à vaste échelle des populations, bref de tous les tristes et mauvais records pour le pays et ses habitants….


M comme mensonge et maladie :

 

Bozizé rattrapé par ses mensonges. Les centrafricains attendent toujours les centaines de milliards annoncés par Fidèle Gouandjika depuis Bruxelles en juin dernier à l’issue de la table-ronde qu’ils ont absolument tenu à réunir. En dépit de ses dénégations et mensonges, Bozizé est donc réellement malade. Selon nos informations d’une source crédible et digne de foi de Cotonou, récemment à Cotonou où il s’est rendu comme chaque année à cette période dans le cadre des activités de sa secte du Christianisme céleste, il a demandé à toute sa secte de beaucoup prier pour lui car il a de sérieux problèmes de santé. C'est la preuve que pour lui, sa secte passe avant ses concitoyens centrafricains à qui il n'ose pas avouer et annoncer sa maladie. 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 01:25

 

 

 

RCA carte-2

 

 DEPECHE RJDH-RADIOS COMMUNAUTAIRES


Bangui, 30 Décembre 2011


Bangui : La RCA en 2011, « un pays plus que la jungle », selon la presse


La République Centrafricaine est devenue « un pays où on se trouve plus que dans la jungle », a déclaré Ambroise Yalima, directeur de publication du journal Le Patriote.


Pour lui, à ce jour, « les citoyens n’ont plus de droits parce que n’importe qui peut les menacer, porter atteinte à leur vie ; des hommes en uniforme comme des hautes autorités portent des abus sur la vie des citoyens en toute impunité », a relevé Ambroise Yalima.


Selon le directeur de publication du journal Le Patriote, les dialogues organisés dans le pays n’ont rien changé. Or ces assises étaient censées « exorciser le mal », pour faire observer les règles de droit où chaque citoyen doit se sentir à l’aise, en sécurité et avoir la sureté de sa vie et de ses activités.


« La presse relève constamment ces questions, mais elle est constamment remise en cause », a-t-il relevé citant l’arrestation des deux journalistes en 2011 (Faustin Bambou du Journal Les collines de l’Oubangui et Emmanuel Sirius Sandy du Journal Médias+), pour avoir dénoncé le mystère de la gestion des dus des retraités militaires.

 

« Vous parlez de quelque chose que tout le monde vit et on vous arrête on vous dit des ne pas en parler c’est bizarre. Sandy venait encore d’être menacé pour avoir fait une caricature sur le cas Baba-Laddé », a relevé Yalima.

 

Pour Mathurin Momet, directeur de publication du quotidien Le Confident, il existe un semblant de liberté de la presse, « mais cette liberté est contrôlée ». Pour lui les plus hautes autorités du pays et tous ceux qui sont proches pouvoir ne respectent pas les textes qui régissent la communication en Centrafrique.

« Quand un journaliste est poursuivi, c’est un délit de presse bien-sûr, donc il y a des démarches. Mais je constate avec regret que le plus souvent les professionnels des médias qui se trouvent dans cette situation sont traités comme des criminelles, des bandits de grand chemin, on n’a pas de considération pour eux et on accélère la procédure », a-t-il déploré.


En dehors de ses pressions politiques, il a évoqué le dysfonctionnement des associations professionnelles : le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC), l’Union des journalistes de Centrafrique (UJCA) et l’Observatoire des médias centrafricains (OMCA).

 

« Si on ne peut pas renouveler les structures telles que l’OMCA, l’UJCA et le GEPPIC, notre mal va toujours s’empirer », a-t-il souligné. Par ailleurs, le gouvernement n’a pas décaissé à la presse privée, comme promis, la subvention des 30 millions alors que nous sommes au mois de décembre.

 

Pour Mathurin Momet, les organes de régulation, le Conseil de la communication en particulier, ne fait pas le travail de conseil ou d’accompagnement des structures des médias, mais se contente la plupart du temps de sanctionner au lieu de protéger les journalistes.

 

Il par ailleurs indiqué que l’une des solutions pour permettre aux journalistes de reconquérir leur dignité est la relance effective des activités de la commission de délivrance de la carte de presse.

 

 

Mbaïki : Justice populaire sur une présumée sorcière

 

Une femme accusée de sorcellerie a été battue à mort le 28 décembre dernier par les jeunes du village Ndolobo (axe Mbaïki-Boda), a rapporté radio Songo.

 

Cette femme est accusée d’être à l’origine de la mort de son propre fils. Selon les informations, les habitants du village pensent que la présumée sorcière aurait livré son garçon au club des sorciers du village à travers les pratiques mystiques.

 

Cette vieille femme est accusée de provoquer la mort de plusieurs personnes, surtout les jeunes du village.

Elle a été sauvée grâce à l’intervention des éléments de la gendarmerie de Ndolobo. Depuis ce jour, la victime est maintenue à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

 

 

Berberati : Bavure des forces de défense et de sécurité

 

Deux jeunes qui rentraient du chantier diamantifère de Bamba à moto pour Berberati, ont été agressés par les gendarmes et les éléments des Eaux et forêts en poste dans la localité, le 28 décembre dernier, selon un reportage de radio Zoukpana.

 

Un des deux passants, Sébastien Kora, 16 ans, a reçu une balle tirés par les gendarmes au bas-ventre et à la clavicule et a été transféré par son ami de voyage à l’hôpital de Berberati pour des soins.

 

« Nous de retour de Bamba, les éléments de la gendarmerie et ceux des Eaux et forêts en service dans la localité situé à 18 km nous ont interpellés aux environs de 20 heures nous demandant de verser la somme de 5000 FCFA avant de continuer. Nous leur avons dit que nous n’avions pas d’argent, ils ont commencé à nous brutaliser et nous ont finalement tiré dessus », a expliqué Sébastien Kora interrogé à l’hôpital par radio Zoukpana.

 

Les informations qui nous parviennent de l’intérieur du pays évoquent souvent les cas de tracasserie routière dans presque toutes les régions de la République Centrafricaine, malgré le récent démantèlement des barrières illégales par les autorités militaires.

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 20:49

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 25 Décembre 2011 13:20

 

Il devient de plus en plus pénible  pour les habitants de la ville de Bozoum (nord-ouest) de vaquer normalement à leurs occupations quotidiennes. La dégradation d’ouvrages d’arts notamment plusieurs ponts affaissés, routes impraticables, en sont les principales causes.

 

Cette situation vient de porter un coup dur dans le panier de la ménagère : hausse du prix des denrées alimentaires et produits de premières nécessités. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits ce dimanche 25 décembre 2011, la population crie au secours et lance un vibrant appel à l’endroit du gouvernement centrafricain pour une assistance d’urgence.

 

A travers des moyens rudimentaires a-t-il expliqué, « les usagers de ces ouvrages d’arts se sont vus obligés de procéder eux-mêmes à leur réparation ».

 

Pour preuve, a remarqué le correspondant, « le tarif d’une distance de 120 kilomètres oscille entre 10 à 12 000 francs CFA. Cette tracasserie ralenti du coup l’entrée et la sortie des produits champêtres à Bozoum ».

 

Il est à noter que les préfectures de l’Ouham et Ouham-Péndé ont fait dans les années 1990, la fierté nationale en termes de production agricole. D’ailleurs, ce sont ces zones qui ravitaillaient en denrées alimentaires les villes de Bangui et celles de certaines provinces du pays.

 

Malheureusement, ces régions ont été, à partir de 2003, le théâtre d’affrontements meurtriers entre plusieurs groupes rebelles fragilisant ainsi leur essor.

 

 

 

NDLR : C’est la fâcheuse conséquence directe de la disparition de l’agence DROP de la coopération allemande à Bozoum suite aux pillages et destructions des hordes de zakawa tchadiens que Bozizé a recrutés et introduits dans le pays avant sa prise du pouvoir. Cela n’en souligne que davantage la responsabilité première de Bozizé dans la dramatique situation que vivent certaines régions du pays gravement impactées par les événements ayant précédé ou accompagné l’arrivée au pouvoir de Yangouvonda.

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 14:59

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 24 Décembre 2011 13:18

 

L’ONG Action pour la promotion de la langue française et du développement de Centrafrique, lance une guerre sans merci contre l’analphabétisme dans la préfecture de la Nana Mambéré. Selon une enquête menée par l’ONG, 80% de la population de la Nana Mambéré sont des analphabètes dont les femmes représentent 60%.

 

Comme action, les membres de cette ONG organisent des séries de rencontre avec les enseignants des établissements scolaires des localités de Bouar, pour leur faire l’Etat de la situation scolaire de la préfecture de la Nana Mambéré, qui

selon eux, est le plus élevé de la Centrafrique.

 

Selon Patrick Sokambi, président de cette ONG, « cette initiative consiste à promouvoir la langue française, la technologie numérique et lutter contre l’analphabétisme ».

 

Il précise que ce constat est très aberrant dans la préfecture de la Nana Mambéré du moment où dans les établissements scolaires, les élèves ont de la peine à s’exprimer correctement et à écrire en langue française.

Les élèves et enseignants de la ville de Bouar apprécient la vision de cette ONG, qui selon eux, « peut prêter main forte à l’éducation nationale en Centrafrique ».

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 14:39

 

 

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Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine

Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui, 21 Décembre 2011

 

Obo : Présence signalée de congolais fuyant la crise postélectorale


En 80 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) fuyant les la crise postélectorale dans leur pays, sont arrivés mardi au village Ligoua à 25 Km d’Obo sur l’axe Bambouti, a appris RJDH.

 

L’information a été confirmée par radio Zéréda qui a ajouté que les délégués des réfugiés congolais du site d’Obo seraient déjà sur le terrain pour constater les faits et de vérifier s’il s’agit effectivement de Congolais. (A suivre).

 

 Obo : Les victimes de la LRA sollicitent une assistance pour leur réinsertion


 Les 234 victimes des exactions des éléments de la LRA dans le Haut-Mbomou, ont besoin d’une assistance pour leur réinsertion, a déclaré ce matin le secrétaire général de l’association des victimes de la LRA, Emmanuel Gaba, joint par téléphone ce matin par la RJDH.

 

« L’association demande une aide aux partenaires nationaux et internationaux en vue d’une bonne réintégration des victimes de la LRA dans la société », a-t-il souligné.

Interrogé sur la situation sur le sort du jeune garçon de 12 ans qui a pu s’échapper des rangs des hommes de Kony la semaine dernière à Mboki, Emmanuel Gaba a fait remarquer que comme toutes les victimes, il est question de lui apporter une assistance psychosociale.

 

« Souvent lorsque la victime est un mineur, nous lui apportons un appui pour qu’elle reprenne le chemin de l’école ; s’il s’agit d’un adulte nous l’appuyons pour sa réintégration dans la société et la vie active », a précisé Emmanuel Gaba.

 

Selon lui, toutes les victimes qui sortent doivent bénéficier d’une prise en charge sanitaire et orienter vers un centre psychosocial. « Une fois dans le centre on leur pose une série de questions pour leur permettre de se défouler et oublier tout ce qu’ils ont subi et vécu pendant leur séjour dans la brousse », a expliqué le secrétaire général de l’association des victimes de la LRA.

 

Il a par ailleurs déploré l’insuffisance de médicaments au centre de santé d’Obo pour une prise en charge appropriée de la population en général et des victimes en particulier.

 

Créée le 6 mars 2008 à Obo, l’association des victimes de la LRA compte à ce jour 234 personnes. Pour l’instant le seul partenaire de cette association est l’ONG italienne Coopi.

 

Berberati : Pas d’eau potable dans la ville


Selon un reportage de radio Zoukpana, l’accès à l’eau potable est difficile depuis plus de trois mois dans la ville de Berberati.


Cette situation est due aux difficultés de l’agence de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Berberati de satisfaire les besoins de la population en cette saison sèche.

 

« Les machines de distribution d’eau sont toutes en panne. Pour cela nous avons pris des dispositions pour approvisionner la population par zone, selon un planning que nous avons établi, en attendant la réponse de la direction centrale », a expliqué le chef d’agence de la SODECA de Berberati, Aubin Moutin.

 

Devant cette difficulté, les femmes et les enfants doivent se réveiller à 3 heures du matin pour espérer avoir la moindre goutte d’eau. Le premier vice-président de la délégation spéciale de la ville de Berberati Albert Nakombo a pour sa part appelé la population au calme, « les machines ont leurs caprices », a-t-il souligné pour calmer la population qui commence à s’interroger sur son sort en ce début de saison sèche.

 

Signalons que la ville de Berberati compte environ 100 000 habitants.


 

Berberati : Vers une amélioration de la prise en charge médicale des femmes et des enfants


L’hôpital préfectoral de Berberati a reçu mardi un don de médicament de la part de l’UNICEF, a rapporté ce mercredi radio Zoukpana.

 

Membendazol, Fansidar, seringues, gants, les coartem, sont les médicaments qui constituent l’essentiel de ce don qui se situe dans le cadre de la stratégie africaine pour la survie et le développement de l’enfant.

 

Dans son intervention, le médecin Chef de l’hôpital régional universitaire de Berberati, Docteur Michel Yangakola a fait savoir qu’il s’agit de la première phase du projet et qu’une deuxième dotation interviendrait en Janvier 2012.

 

Les principaux bénéficiaires du projet sont les femmes enceintes et les enfants. Ces produits leur seront distribués gratuitement dans tous les centres de santé de la sous-préfecture de Berberati.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:17

 

 

 

Les accidents de circulation causent plusieurs décès en RCA

 

 

transport en Afrique


Radio Ndéké Luka jeudi, 15 Décembre 2011 13:33

 

Les routes centrafricaines tuent plus que d’autres maladies à Bangui. C’est le constat fait par Radio Ndeke Luka ce 15 décembre 2011 à Bangui. Selon des sources hospitalières, 7 décès sur 10 sont liés aux accidents de circulation. Un constat fait suite à la publication du rapport de l’organisation internationale Médecin Sans Frontière.

 

D’après les principaux centres hospitaliers de la capitale centrafricaine, le taux élevé de mortalité ces dernier temps à Bangui et dans certaines régions du pays, est dû à plusieurs facteurs, mais le principal reste des cas d’accidents.


Plusieurs responsables des différents services de l’Hôpital Communautaire et de l’Hôpital de l’Amitié, deux principaux hôpitaux du pays, évoquent pour leur part, la multiplication des cas d’accidents de circulation routière, les retards pris par certains malades avant de se présenter à la consultation et le manque des médicaments disponibles aux services des urgences pour les 1ers soins.

 

Quelques victimes d’accidents de circulation rencontrées aux services de la traumatologie de l’Hôpital communautaire dénoncent le laxisme du personnel soignant.

 

Un médecin du service des urgences a déclaré sous couvert de l’anonymat à Radio Ndeke Luka que la plus part des malades, arrivent déjà à moitié mort à l’hôpital. « Les malades préfèrent maintenant pratiquer de l’automédication et ils attendent que le cas arrive à un stade termino-terminal pour se rendre à l’hôpital », a-t-il ajouté.


A l’hôpital de l’Amitié, les patients rencontrés par Radio Ndeke Luka ont affirmé quant à eux que « quel que soit l’état du malade, il faut avoir suffisamment de l’argent pour prétendre à un soin ; sinon, c’est le chacun pour soi, Dieu pour tous ».

 

Dans tous les cas, ce rapport du MSF vient remettre sur table, la question du  statut réel de la République centrafricaine en matière de soin de santé. Est-elle un Etat dont l’urgence humanitaire est définitivement close ? Ou a-t-elle encore de l’assistance humanitaire ?

 

 

 

Les prisons de Bossangoa doivent respecter les droits des détenus

 

cellule

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 15 Décembre 2011 13:45 

 

« Les prévenus ont aussi droit à un traitement digne et humain ». C’est la principale leçon que le Projet de renforcement de l’Etat de droit (PRED) veut le personnel pénitentiaire des Maisons carcérales de Bossangoa retienne par-dessus tout. Ces gardiens de prison viennent de finir le 13 décembre 2011,  une formation sur le droit des détenus et la gestion de leurs dossiers judiciaires. Il s’agit de protéger ces derniers contre les traitements inhumains dont ils font souvent l’objet. Il s’agit aussi de mettre les prisons de Bossangoa aux normes internationales.

 

Cette formation fait suite à celle qui s’est déroulée à Bangui au début de ce mois de décembre 2011. Le constat établi révèle que l’administration pénitentiaire de Bossangoa est confrontée à d’énormes difficultés, et ce sont les détenus qui en subissent les conséquences. « Les détenus sont privés de sortie toute la journée, certains sont devenus des domestiques chez certaines autorités de la localité. A cela s’ajoute le vol de certains matériels de la maison d’arrêt, offert par des ONG de défense des Droits de l’Homme», a déploré le PRED.

 

Cette situation est la résultante d’un manque de formation des agents. La majorité d’entre eux est issue des rangs des Forces armées : d’autres de la police nationale. Aucun n’est à proprement parler qualifié dans le domaine de la protection des détenus.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:41

 

 

 

logo MSF

 

 

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LEMONDE.FR avec AFP | 13.12.11 | 19h07

 

Quatre enquêtes réalisées en Centrafrique par Médecins sans frontières (MSF) révèlent des taux de mortalité "trois fois plus élevés que le seuil d'urgence qui définit une crise humanitaire", annonce, mardi 13 décembre, un communiqué de l'ONG. Le texte, rédigé après une série d'enquêtes réalisées "au cours des dix-huit derniers mois", dénonce une "crise silencieuse" dans un pays qui "détient la deuxième espérance de vie la plus faible du monde, soit 48 ans" et où "l'aide médicale actuelle ne suffit pas à répondre à l'ampleur des besoins sanitaires des populations".

 

Ces taux de mortalité, selon MSF, "reflètent une situation hors de contrôle, et ce alors que les taux les plus élevés ont été observés dans des zones épargnées par le conflit ou les déplacements de populations". Ils sont "dans plusieurs régions de la RCA [République centrafricaine] la conséquence d'épidémies saisonnières, d'une économie en panne, ainsi que des conflits, déplacements de populations et d'un système de santé très faible" ajoute le document.

 

La Centrafrique, pays de 4 millions d'habitants environ, est traversée depuis de nombreuses années par des crises politico-militaires, avec au moins quatorze groupes armés sévissant sur son territoire, selon un récent rapport d'Amnesty international. Selon MSF, cette situation engendre "un état sanitaire catastrophique et un accès aux soins de base extrêmement limité pour la grande majorité de la population [qui] expliquent en grande partie des taux de mortalité aussi élevés".

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 04:20

 

 

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Le lycée de Mbaïki manque de tables-bancs et de professeurs

 

Radio Ndéké Luka vendredi 09 Décembre 2011 15:32

 

Les conditions d’études au Lycée de la ville de Mbaïki dans la Lobaye (Sud), sont loin d’être réunies. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette ville, les enseignants font défaut. Ceux qui sont affectés dans cet établissement préfèrent rester à Bangui et négocier avec les responsables du ministère de l’éducation nationale, afin d’être affectés ailleurs.

 

Pour pallier le manque de professeurs, les autorités académiques de la préfecture sont obligés de faire appel à des professeurs vacataires, recrutés souvent la formation et les compétences nécessaires. A cela s’ajoute l’insuffisance en tables-bancs.

 

Toujours selon le correspondant de la radio actuellement, il n’y  a que deux enseignants titulaires pour tout l’établissement. Un pour dispenser les cours d’Anglais, un autre pour les cours d’Education physique et sportive. A eux deux, ils assurent les cours la 6e à la Terminale.

 

Jules Blaise Feïmong, proviseur du Lycée, a confié au journaliste avoir mené toutes les démarches possibles auprès des autorités en charge de l’Education nationale à Bangui pour l’envoi d’autres professeurs, mais « les démarches sont restées sans suite. Je suis obligé de  faire appel à des vacataires pour venir nous donner un coup de main ».

 

Pour tout argument, les enseignants refusant de servir à Mbaïki avancent comme argument que « la ville de Mbaïki n’est pas une ville à circuit économique fort ».

 

Il faut rappeler à cet égard, que le ministère de l’Education nationale avait pourtant prévu et annoncé des sanctions pour tout enseignant « qui ne rejoint pas son poste à temps, ou qui refuse de s’y rendre ».


Au manque de professeurs, s’ajoute celui des table-bancs. Pour y remédier, les deux grandes sociétés d’exploitation de bois de la forêt équatoriale de la Lobaye, la SCAD et l’IFB, ont mis à la disposition du lycée, des planches pour la fabrication de plus de 250 table-bancs.

 

Toutefois, l’acheminement des planches jusqu’à Mbaïki pose problème. C’est ainsi que, saisissant l’occasion de sa rencontre avec le correspondant de Radio Ndeke Luka à Mbaïki, Jules Blaise Feïmong le proviseur, a lancé « un vibrant appel à toutes les personnes de bonne volonté de nous aider à acheminer ces planches jusqu’à Mbaïki ».

 

 

 

NDLR : C'est vraiment le comble que le lycée du chef lieu de la préfecture où se trouvent les plus grandes sociétés d'exploitation du bois et de déroulage de contreplaqué manque de tables-bancs. D'autres solutions existent pour l'acheminement des planches offertes jusqu'à Mbaiki et qui ne fassent pas appel aux personnes de bonne volonté. Encore une fois, où sont les autorités de ce pays ?

 

 

 

« Pas de corruption dans mon école » en Centrafrique

 

Radio Ndéké Luka vendredi 09 Décembre 2011 13:21

 

« Corruption tous contre le Non », c’est la  thématique principale de la journée internationale de lutte contre la Corruption,  célébrée ce 9 décembre 2011 par les pays membres de l’Organisation des Nations Unies. En Centrafrique, une conférence débat, et des prestations artistiques et  culturelles, sont les principales manifestations, notamment à l’Université de Bangui, cette journée internationale. Le slogan retenu : « Pas de corruption dans mon école ».

 

Un slogan d’actualité. En effet la corruption dans le monde scolaire et universitaire défraie régulièrement la chronique en Centrafrique. Surtout quand il s’agit d’examens et de concours. L’idée la plus généralement répandue est que pour passer en classe supérieure, ou être admis à un examen quelconque (certificat, brevet, baccalauréat…), il faut généralement « passer à la caisse ». Il est symptomatique d’ailleurs, qu’à sa prise de fonctions au ministère de l’Education Nationale, l’actuelle responsable de ce département, Mme a déclaré vouloir « mettre fin à la corruption dans le milieu scolaire ».

 

Sur le campus universitaire de Bangui, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Faut-il en rire ou en pleurer ? Quand on parle de MST au sein de l’Université, on fait allusion aux « moyennes sexuellement transmissibles ». C’est tout dire.

 

« Ce n’est pas possible d’éradiquer totalement la corruption en ce moment à l’Université de Bangui, mais on peut seulement diminuer de quelques crans son envergure », a affirmé Fanti Matou Mbolo, étudiante en année de maitrise en Sociologie.

 

Pour Florian Lazare Ndikoloum Kianzi, étudiant en année de licence en Economie, « le maigre salaire et le mauvais traitement des enseignants du Supérieur restent des facteurs favorisant la corruption à l’Université de Bangui ».

 

A l’occasion de cette journée, le Secrétaire général des Nations Unies  Ban Ki Moon, a rendu publique une déclaration présentée en Centrafrique par le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Bo Shack.

 

Dans son message, Ban Ki Moon invite « à prendre  les mesures qui s’imposent, pour endiguer la Corruption, laquelle handicape le progrès social, et engendre ainsi des inégalités »

 

 

 

NDLR : Pourquoi attendre faut-il le message de lutte contre la crruption de Ban-Ki moon pour réagir ? Où sont le gouvernement et les autorités de ce pays ?

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