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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:43

 

 

 

jeunes filles centros-copie-1

Bangui :  deux jours d’enseignement sur six à l’école de Gobongo

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme 18 janvier 2012

Alors que le gouvernement affirme engager la réforme du  système éducatif centrafricain, l’on constate encore des faits indésirables  dans certains établissements primaires de Bangui.

« Je viens à l’école tous les lundis et samedis de 6h à 12h », a confié Stéphane, 11 ans,  élève en classe de CM1 B de l’école Gobongo, interrogé par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), et ce, depuis la rentrée scolaire 2011-2012.

Deux jours d’enseignement par semaine ! Voilà le constat fait dans cet établissement situé dans le 4èmearrondissement de Bangui. Dans cette école où l’on peut compter environ 1494 élèves pour la section garçon B, les heures de cours sont extraordinairement réduites, hypothéquant ainsi la formation des enfants. Même si le directeur de cette section, André Ngaté, affirme que l’établissement dispose de « tous les documents adaptés pour les différents niveaux pour permettre aux élèves de bénéficier d’un enseignement efficace ».

En dehors de cette réduction d’heures d’enseignement, il y a également le phénomène de « jumelage » de classe, faute de d’infrastructures d’accueil, selon André Ngaté. Mais au sein de l’établissement, l’on constat la construction de nouveau bâtiment financés par la Banque mondiale.

« Avec ces nouveau bâtiment nous pourront obtenir les salles supplémentaires afin de plus jumeler les classes »,estime le directeur.

Claude Binguinimi, un  parent d’élèves de ladite école se dit préoccupé par cette situation et affirme ne pas comprendre le phénomène. « Ce n’est pas normal que les enfants ne bénéficient  que de 2 jours d’enseignement par semaine. Avec  ça le programme pédagogique ne peut être respecté et la formation au rabais va toujours continuer », a-t-il souligné.

Selon le chef de la circonscription scolaire de Bangui1, cette réduction d’horaire de cours n’est que temporaire et que les choses redeviendraient normales dès que les travaux de construction des nouveaux bâtiments scolaires s’achèveront.

« Au lieu que les enfants restent à la maison pendant toute la durée des travaux, la circonscription scolaire de Bangui1 a trouvé un palliatif en reversant les enfants  à l’école des filles. C’est une réalité que nous essayons de gère parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives »,a-t-il expliqué. 

Mais cette justification ne convainc pas certains parents. « On ne peut pas attendre que les cours démarrent avant d’entamer des travaux de construction des bâtiments. Ce sont des choses qui doivent se faire pendant les vacances. Les enfants ne rattraperont jamais le temps qu’ils sont en train de perdre », a relevé un parent d’élève qui a requis l’anonymat.

André Ngaté, directeur de l’école Bobongo garçon B reconnais que cette situation a une répercussion sur l’éducation des enfants. « C’est un handicap pour les élèves. Nous avons un programmé élaboré sur (9) neuf mois, mais avec tous ce que nous connaissons, les enfants sont très en retard », a-t-il souligné.

Pour lui, si les parents d’élèves d’avis il faudrait, une fois les travaux finis organiser des séances de rattrapage pour permettre aux enfants de combler ces vides, annonçant que les travaux  devraient terminer à la fin du mois de février. Mais en attendant, la formation des enfants est compromise.

 

Bangui : La consommation d’eau souillée donne des maladies

18 janvier 2012

En cette saison sèche, les ménages de Bangui commencent à connaitre des difficultés d’accès à l’eau potable (reportage RJDH).

Comme toujours, la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) ne parvient pas à satisfaire la population des différents arrondissements de la ville de Bangui en eau courante. Dans les quartiers, nombreux sont les ménages qui se tournent vers l’eau de puits, souvent non traitée. D’ailleurs dans certains quartiers, les propriétaires des puits les ferment pour éviter la pénurie d’eau dans leur propre maison. Mais ces puits sont également le plus souvent souillés et à l’origine de plusieurs maladies.

« La question de l’eau pose problème dans les différents quartiers de Bangui. De même ce problème est à l’origine de plusieurs maladies : la parasitose, la diarrhée, la poliomyélite, la fièvre typhoïde et l’hépatite E », a expliqué Marandé Yabouka, Chef de Section de contrôle de qualité de l’eau à la direction de la Santé Communautaire à Bangui dans un entretien avec le RJDH.

« Quand l’eau du puits taris, dit-il, il y’a des maladies diarrhéiques qui peuvent surgir, c’est ce qu’on appelle le perihydrique», a ajouté Aristide Marandé Yabouka.

Conscientes peut-être de cette situation, en dépit des difficultés à avoir de l’eau courante, certaines familles évitent tout de même de consommer l’eau du puits. « Nous avons un puits dans notre concession, mais nos parents nous ont interdit d’en consommer parce que le puits n’est pas et qu’il y a risque d’attraper des microbes », a témoigné Stella, une jeune femme habitant le quartier Benz-vi dans le 5ème arrondissement den Bangui.

Selon Aristide Marandé Yabouka, à défaut d’avoir l’eau courante fournie par la SODECA, les communautés doivent faire bouillir l’eau et y verser des gouttes d’eau de javel avant de la consommer afin d’éviter les différentes infections dues à la consommation d’eau souillée.

Par ailleurs le chef de la section de contrôle de la qualité de l’eau à la direction de la Santé Communautaire déplore le manque de matériel qui ne permet pas à son service de bien faire son travail.

« Nous travaillons en étroite collaboration avec la SODECA et le laboratoire de l’Institut Pasteur pour le contrôle du chlore résiduel. De même, nos techniciens vont sur le terrain pour prodiguer des conseils à la population dans le but de conserver la qualité de l’eau, son utilisation et la propreté des récipients qui servent à contenir l’eau », a-t-il fait remarquer.

« Nos besoins sont très étroit. En cette période de sécheresse où l’eau taris, nous avons besoins des trousses de contrôle de qualité de l’eau et des kits qui nous permettrons de descendre sur terrain, car il y’a un réel problème », a conclu Aristide Marandé Yabouka.

Tout comme l’électricité, l’accès à l’eau potable reste un problème en République Centrafricaine, tant à Bangui la capitale qu’en province.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 23:41

 

 

 

081010paoua

Bangui, 18 janvier 2012 (C.A.P) - Selon des informations crédibles émanant des sources proches des familles des victimes, une bande armée non identifiée en provenance du Tchad aurait attaqué le village de Bembo dans la commune rurale de Mia-Pendé  situé à 50 km de Paoua le 17 janvier 2011.

Composé d'éleveurs Mbororo appelés communément « Sangara » qui ont utilisé des armes blanches, les assaillants ont fait deux morts dont Odin Djibao, technicien hydraulicien qui réparait les pompes des points d'eau aménagés dans la région et une autre femme du nom de Dékouma.

Deux autres blessés, une femme et un homme, ont été transportés au centre hospitalier de Paoua pour des soins. Ce mercredi matin cette même bande d’assassins est revenue à l'attaque avec des fusils Kalachnikovs pour tirer à nouveau sur la population qui a vidé le village pour trouver refuge en brousse. Quelques jeunes courageux du village sont restés pour enterrer les victimes avant de se réfugier à leur tour en brousse.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:44

 

 

 

RCA carte-2

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Janvier 2012 14:36

Comment établir l’adéquation richesse et développement dans la région de Berberati ? Cette interrogation a été au centre d’une conférence débat animée par la succursale de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), basée dans la Mambéré Kadéï (ouest), dimanche 15 janvier 2012. La réunion a regroupé  opérateurs économiques,  leaders religieux et  autorités locales.

En effet, cette conférence débat part du constat selon lequel, la région de Berberati, une zone dont les pricipales activités tournent au tour de l’exploitation du diamant et or, peine à se développer. En outre, malgré le fort potentiel économique, les populations vivent dans la pauvreté. La proximité avec le Cameroun devrait aussi être un atout. Mais rien de tout cela.

Les débats ont donc porté sur les notions de gestion et de leadership à développer par les différents acteurs en vue de favoriser l’essor socioéconomique souhaité par tous.

Le constat effectué par Jacob Mbaïtadim, facilitateur interrogé par Radio Ndeke Luka, est édifiant. Il a même cité des exemples en guise d’illustration : « Les élèves d’une école située dans une zone de coupe de grumes sont obligés de s’asseoir sur des fourches en guise de tables-bancs. Les participants devraient mettre à profit cette rencontre pour améliorer le vécu quotidien : une manière de lutter contre la pauvreté».

Signalons que la région de la Mambéré Kadéï s’étend sur 30203 km2 pour une population estimée à 364795 habitants. Elle fait souvent face à de graves crises alimentaires.

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 01:14

 

 

 

rebelles centros

Radio Ndéké Luka Dimanche, 15 Janvier 2012 10:26

Encore une attaque de bus transportant des voyageurs. Il s’agit également d’un bus de la SONATU (société nationale des transports urbains). Vendredi 13 janvier 2012, 4 hommes armés de kalachnikovs et d’armes de chasse, ont intercepté en pleine brousse un bus en provenance de Bangassou. L’attaque a eu lieu à 12 kms de Bambari non loin du village de Dimby.

Il n’y a pas de victimes. Mais les malfaiteurs ont dépossédé l’équipage et les passagers d’une forte somme d’argent, évaluée à 12.500.000 frs CFA (environ 19.000 euros) avant de se fondre dans la nature.

Le bus a pu poursuivre le voyage et l’alerte a été donnée lors de l’escale de Bambari. Interrogés par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville, ils ont expliqué que l’attaque a été menée par des gens de type « peuhl ». La gendarmerie de la ville a ouvert une enquête.

Cette attaque est le second dont est victime un bus de la SONATU en quelques semaines. 3 personnes ont été tuées début décembre dernier lors de l’attaque non loin du village de Libi à 115 kms de la ville de Bangui sur l’axe Sibut, d’un autre  bus de la SONATU qui rentrait de Kaga-Bandoro après le lancement des activités de cette Société de transport dans ladite ville. Cette attaque avait été attribuée aux éléments de la rébellion tchadienne des Forces Populaires pour le Redressement (FPR), du Général Baba Ladé. Ce dernier, dans une déclaration publiée sur son site web, avait démenti l’implication de ses hommes dans cette attaque.

Il faut rappeler à ce sujet que le président François Bozizé, dans son allocution radiodiffusée du 30 novembre dernier, veille de la fête nationale, avait qualifié Baba Ladé, de « voleur de bétail ».

 

Ecole buissonnière à Boda la faute au diamant

Radio Ndéké Luka Dimanche, 15 Janvier 2012 10:30

Il n’y a presque plus d’élèves dans les classes du Lycée de Boda (préfecture de la Lobaye). La saison sèche est une période de forte prospection à la recherche de diamant ; autant dire une période traite. Et les élèves n’entendent pas être en reste. Ils désertent donc les classes pour tenter leur chance dans cette ruée vers le diamant.

Le phénomène dure depuis plusieurs années. Il concerne, selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Mbayki, la quasi-totalité des élèves de l’établissement. L’un d’entre eux interrogé explique que « c’est la seule voie à la cherté de la vie dans leur localité, c’est pour aider les parents ».

Quant aux responsables de l’établissement, ils assistent impuissants à cette situation. Le proviseur a tout de même demandé à l’association des parents d’élèves, de « mener une sensibilisation des parents pour mettre fin à ce phénomène ».

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 01:52

 

 

fric en CFA

Radio Ndéké Luka Vendredi, 13 Janvier 2012 16:45

 « Trop c’est trop ! Nous en avons assez marre. Plusieurs de nos collègues sont déjà décédés sans percevoir leur dû et nous autres sommes que des rescapés ». C’est en ces termes que les retraités centrafricains ont réagi ce 13 janvier 2012. Ils ont pris d’assaut les locaux du Trésor Public pour revendiquer leurs 5 trimestres de pension  impayés par le gouvernement.

Le mécontentement de ces fonctionnaires admis à faire valoir leur droit à la retraite a même perturbé les services du trésor, situé à moins de 15 mètres du Palais de la Renaissance.

Selon Max Ndaraba, un des manifestants interrogé par Radio Ndeke Luka, dans ses récentes orientations budgétaires, « le gouvernement avait proposé qu’une fois le salaire des fonctionnaires versé, la pension de ceux admis à la retraite devrait suivre systématiquement. Une décision qui n’a jamais été respectée ».

Pour preuve, a indiqué Max Ndaraba, « le dernier trimestre de 2010 n’avait pas été versé ainsi que ceux de 2011, bien que des salaires aient été payés aux fonctionnaires et agents de l’Etat ».

Il faut dire que la question des arriérés de pension a toujours fait couler de l’encre et de la salive en Centrafrique. En 2011, la manifestation des retraités militaires avait été soldée par l’arrestation de 5 mécontents. Ils ont été libérés après un procès au Tribunal de Grande Instance de Bangui.

 

NDLR : Les retraités doivent exiger le paiement de leur pension à Bozizé et son fils Papy qui brassent des centaines de millions et s’enrichissent sur le dos de TELECEL CENTRAFRIQUE en tirant des chèques sans provision.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 20:35

 

 

 

 

rebelle-au-Nord-RCA.jpg

Acteurs non étatiques : les régions du nord de la RCA doivent depuis longtemps composer avec la présence des groupes rebelles

BANGUI, 12 janvier 2012 (IRIN) - Parmi les menaces sécuritaires les plus pressantes en République centrafricaine (RCA), on peut citer les activités d’un groupe armé tchadien dans le nord du pays. Selon certaines informations, celui-ci continuerait de recruter et d’acquérir des armes alors qu’il s’est engagé à retourner au Tchad.

D’après un bulletin publié par l’Équipe de partenariat pour le développement humanitaire (HDPT) de la RCA, des affrontements ont eu lieu le 26 décembre entre des membres de ce groupe, le Front populaire pour le redressement (FPR), et des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) à Vafio, un village situé sur la route entre Kabo et Batafongo, dans le nord du pays. Deux combattants du FPR auraient par ailleurs été tués.

La perspective de représailles de la part des deux camps a poussé les Nations Unies à suspendre les déplacements le long de cette route.

Selon des informations non confirmées recueillies par la presse, quatre civils auraient trouvé la mort et plusieurs maisons auraient été incendiées quelques jours plus tard lors d’une attaque menée contre la ville de Kabo par 300 combattants du FPR.

« La panique s’est installée dans la ville après que ces criminels ont brûlé vive l’une de leurs victimes », aurait dit, selon l’un des articles, Philippe Gonzay, le maire adjoint de Kabo.

« La population ne peut plus vaquer à ses occupations quotidiennes. Nous déplorons que les forces de sécurité présentes dans la région n’aient pas réagi aux attaques menées par les rebelles contre la population civile », a-t-il dit.

Les rebelles du FPR, qui sont arrivés du Tchad en 2008, ont également été impliqués dans des incidents sécuritaires dans la province de Ouaka, dans le centre du pays. Selon un rapport rédigé en novembre 2011 par des responsables locaux, le groupe aurait « occupé plusieurs villes et villages et extorqué aux habitants plus de 900 têtes de bétail, plusieurs motocyclettes et une somme d’argent considérable ».

 Des sources locales ont par ailleurs indiqué que le FPR avait également recruté des membres de la communauté peule (ou Fulani), un groupe ethnique présent dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’en RCA, au Tchad et au Niger. Le FPR prétend en effet protéger l’ensemble de la communauté peule.

Réponse des Nations Unies

Dans une résolution adoptée le 21 décembre, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est dit « vivement préoccupé par les recrutements massifs et les achats d’armes par le FPR, qui menacent la paix et la sécurité en République centrafricaine et dans la région et violent les engagements pris par le FPR, dans le communiqué final signé le 13 juin 2011 par son chef, Baba Laddé, et les médiateurs nationaux du Tchad et de la République centrafricaine, de déposer les armes et d’entamer des pourparlers de paix ».

 La résolution condamne par ailleurs « les violations des droits de l’homme commises par le FPR et engage le gouvernement centrafricain à rester en contact avec le gouvernement tchadien pour parvenir à une solution ».

Le communiqué du 13 juin prévoyait la conclusion, dans le mois suivant, d’un accord de paix garantissant le rapatriement de 400 à 500 combattants du FPR au Tchad.

Un rapport du Secrétaire général présenté le 28 novembre au Conseil de sécurité indique toutefois que les pourparlers qui devaient mener à la conclusion de l’accord sont au point mort, et qu’ils achoppent « surtout sur la question des garanties de sécurité pour le retour au Tchad de Baba Laddé ».

Selon le même rapport, une faction d’un autre groupe armé, l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), a fait du rapatriement des combattants du FPR au Tchad une condition préalable à sa participation à un programme national de désarmement et de démobilisation.

 Deux jours après la publication du rapport, le président de la RCA François Bozizé a dit, en parlant [de Baba Laddé et] du FPR : « Nous allons relancer les négociations entamées pour que lui et ses hommes retournent au Tchad. Mais si le dialogue n’aboutit pas, nous allons prendre nos responsabilités ».

 Or, comme le souligne le rapport présenté au Conseil de sécurité, « l’absence d’autorité de l’État en dehors de la capitale a entraîné un grave vide sécuritaire dans de nombreuses parties du pays. Les forces nationales de sécurité et de défense, qui devraient agir comme les principaux garants de la sécurité dans les régions reculées, manquent de ressources et sont en grande partie incapables d’assumer leurs responsabilités ».

 Si le rapport du Secrétaire général fait état de « progrès importants » dans le processus de désarmement des anciens combattants en RCA, la chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA), Margaret Vogt, insiste cependant sur les risques associés au sous-financement de ce processus.

 « L’échec de la consolidation de la sécurité en RCA pourrait se traduire par une augmentation de son attrait en tant que refuge pour les bandits du coin et les groupes rebelles qui opèrent dans la région », a-t-elle dit le 14 décembre.

 Pour sa part, M. Laddé nie les accusations d’exactions contre les civils. Il a récemment dit sur une chaîne de radio locale que son groupe cherchait à protéger la population contre les bandes criminelles – ou zaraguinas – qui ont longtemps pris les civils pour cible dans plusieurs régions du pays.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 02:19

 

 

 

RCA carte-2

Radio Ndéké Luka Jeudi, 12 Janvier 2012 13:36

La ville de Yaloké (environ 200 kilomètres de Bangui) a failli être le théâtre des affrontements intercommunautaires dans la nuit du 10 au 11 janvier 2012. Le déguerpissement des commerçants et des conducteurs des taxis motos par un sujet musulman sur leur ancien site en a été la principale cause. Un déguerpissement pour la construction d’une mosquée.

Dans les faits, a raconté mercredi un témoin de l’évènement, Yaloké a failli sombrer dans le chaos : le musulman en question a profité nuitamment pour recruter une main d’œuvre pour le prolongement de la fondation de cette mosquée. Celle-ci a débordé sur le site habituel de ces opérateurs économiques.

Le lendemain, les occupants traditionnels de ce site qui sont les commerçants et conducteurs des taxis motos, se sont soulevés contre le chantier de leur bourreau. Ce dernier a sorti son arme et a tiré 2 coups de feu en l’air pour les disperser.

Le geste a fait déborder le vase et provoqué la colère de la population locale. Armés des machettes, bâtons, couteaux voire armes de fabrication artisanale, les habitants se sont lancés à la recherche du fauteur de trouble déjà en fuite.

Du coup, un autre camp, composé de peulhs favorables au musulman, s’est opposé à l’action des nervis. Des échanges de tirs ont été enregistrés entre les 2 parties.

Alertée, la gendarmerie de Yaloké est vainement intervenue pour calmer les parties en conflits. Il a fallu l’intervention d’un renfort venu de Bossembele (100 kilomètres de cette localité) pour que le calme revienne dans la ville. 4 personnes ont été d’ailleurs arrêtées au cours des hostilités.

Des enquêtes ont été ouvertes pour démasquer les fauteurs de trouble et les traduire en Justice.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:18

 

 

Bonne année 2012

 

RCA carte-2


Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

 Bangui, 05 Janvier 2012

 

Bangui : Le Sud-Soudan va faire diligence dans la lutte contre la LRA


« Les autorités prendront les dispositions diligentes pour fournir les installations nécessaires au démarrage effectif des activités des structures opérationnelles prévues dans le plan de lutte de l’Union africaine » contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a déclaré mercredi, le vice-président du Sud Soudan, Riek Machar Teny Dhurgon.


L’information a été donnée dans un communiqué de presse du bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), à la fin de la visite de la mission conjointe Union africaine (UA) et Nations Unies (ONU) dans ce pays pour échanger sue le phénomène de la LRA.


« Nous devons conjuguer nos moyens pour arrêter Joseph Kony et mettre fin aux atrocités de la LRA dont il est le leader », a relevé le vice-président sud-soudanais. Il a expliqué qu’un site devant abriter le quartier général de la Force régionale d’intervention et le centre d’opération conjointe a été identifié dans la zone de Yambio, dans le sud-ouest du pays, où sévit le plus cette rébellion.

Dans le cadre de cette lutte collective, le Sud-soudanais a promis de participer « de manière substantielle » à la constitution des 5000 hommes souhaités par l’UA pour former la Force régionale d’intervention qui regroupera des soldats centrafricains, congolais et ougandais.


Riek Machar Teny Dhurgon a attiré l’attention sur l’importance des renseignements et de la coopération, qui sont selon lui des « facteurs essentiels pour repérer Joseph Kony ». Il a salué le déploiement de 100 conseillers militaires américains pour soutenir les efforts régionaux.


Selon les chiffres disponibles aux Nations Unies, les quelques 240 attaques de la LRA enregistrées en 2011 au Sud-Soudan ont occasionné 130 morts et 327 enlèvements, dont 113 enfants. Une réflexion a été faite avec le PNUD pour mettre l’accent sur l’urgence d’un renforcement de l’assistance humanitaire et des programmes de Démobilisation, Désarmement et Réinsertion (DDR) à travers, entre autres, le développement des stratégies pour encourager les défections.


Au cours des échanges avec les délégations de l’UA te de l’ONU, le gouvernement sud-soudanais a souligné l’importance de la construction des infrastructures, y compris les routes. Car l’absence d’infrastructures routières peut avoir une répercussion sur le plan général de lutte contre la LRA.  

 

Conduite par l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, et le chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, la mission conjointe a souligné avec satisfaction l’engagement gouvernement sud-soudanais d’accompagner la mise en place de l’Initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA.


Débutée à Bangui le 3 janvier dernier, la mission conjointe UA/ONU dans les zones affectées par la LRA arrive ce jeudi en Ouganda, avant de boucler la tournée en République démocratique du Congo.

Le but de la mission est d’inciter les gouvernement des pays concernés par les atrocité de la LRA à adhérer totalement à l’initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA et, en particulier, leur accord concernant les facilités dont auront besoin les forces armées des quatre pays pour mener à bien les opérations transfrontalières « anti-LRA ».

 

 

Bambari : Un enfant de 9 ans a été violenté par son tuteur

 

Un enfant de 9 ans a été battu à mort par son oncle le mercredi 04 janvier 2012 aux environ de 16 heures, au quartier Sétéro à Bambari, a rapporté ce radio Linga.


Selon les témoignages recueillis par radio Linga, l’enfant était allé jouer avec ses camarades non loin de la maison et son tuteur qui a constaté son absence à son retour du champ, est allé le cherché parmi ses camarades et l’a p assé à tabac.


L’enfant se trouve depuis hier à l’hôpital pour des soins car il a eu une fracture au bras gauche.

Le tuteur de l’enfant a été interpellé par la gendarmerie territoriale de Bambari et s’y trouve encoure encore, en attendant une l’engagement d’une éventuelle poursuite judiciaire.


Selon les informations, ces genres de cas de violence envers les enfants sont légions dans la préfecture, même si la République centrafricaine a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant.

 


 

Bambari : Promotion des droits humains en milieu scolaire


Les élèves des différents établissements scolaires de Bambari ont été sensibilisés mercredi 4 janvier sur les droits de l’homme et la lutte contre la corruption en milieu scolaire, a rapporté radio Linga.


Cette activité a été organisée par le club des droits de l’homme des établissements secondaires en partenariat avec l’Observatoire Centrafricain des droits de l’homme (OCDH) et l’ONG Mercy Corps et visait à faire prendre conscience aux élèves de leurs divers droits et de les revendiquer en cas de violation.


Pour les organisateurs, il s’agit d’informer et d’enseigner les jeunes sur les droits de l’homme en vue de lutter contre la corruption, les violations des droits humains et la propagation du virus du VIH/Sida en milieux scolaires.


« Cette journée vient à point nommé nous sensibiliser afin de freiner le phénomène de la corruption en donnant l’occasion à chaque élève de se faire valoir. Il nous faut l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », a indiqué Oliveira, élève en classe de 5ème au collège de Bambari


A cette occasion, des débats autour des thèmes tels que la corruption, la lutte contre le sida et les violations des droits de l’homme, ont été eu lieu ainsi que des représentations théâtrales sur ces sujets.

 


 

Nola : Un nouveau comité de gestion pour l’hôpital

 

Un bureau ad-oc du comité de gestion de l’hôpital de Nola vient d’être mis en place pour assurer la transparence dans la gestion des biens de l’hôpital, en vue de répondre aux besoins de la population.


Le comité a été présenté ce jeudi 05 Janvier 2012 à la population, ainsi qu’au personnel soignant par le Sous-préfet de Nola, M. Zoungalani, a rapporté radio Kouli Ndounga.


Il s’agit d’un bureau de 6 personnes qui aura pour tâche de veiller à la gestion des recettes de l’hôpital et de redynamiser le comité de gestion qui semble ne plus fonctionner dans la transparence.


La cérémonie a eu lieu en présence de Docteur Alain Syriaque Ndamon, chef de la préfecture sanitaire de la Sangha-Mbaéré.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:10

 

 

RCA carte-2

 

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Bangui, 04 Janvier 2012

 

 Bangui : L’ONU et l’UA pensent qu’il faut passer à l’action contre la LRA


La mission conjointe des Nations Unies et de l’Union africaine à Bangui sur la question de l’armée de résistance du seigneur (LRA) a déclaré hier qu’ « il est temps de passer à l’action », pour neutraliser cette rébellion.

 

« Il faudrait immédiatement mettre en place toutes les structures prévues par l’Initiative de coopération régionale de l’UA contre la LRA (ICR-LRA) de l’UA », a fait remarquer l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira, souhaitant que toutes ces composantes soient opérationnelles d’ici deux mois.

 

Selon lui, il faut rendre opérationnelle l’Initiative de coopération régionale de l’Union Africain contre la LRA (ICR-LRA) qui prévoyait l’installation de la force régionale d’intervention intégrant les trois Etats major de secteur ayant un seul centre d’opération avec un mécanisme conjoint de coordination.

 

Au cours de leur séjour à Bangui, le chef du Bureau régional l’Afrique centrale des Nations (UNOCA), Abou Moussa et de l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Francisco Madeira ont réaffirmé leur engagement à oeuvrer de manière concertée pour trouver une solution définitive au phénomène de ce mouvement terroriste. Ils se sont félicités de de la désignation par les autorités centrafricaines autorités centrafricaines, des officiers qui doivent intégrer les différentes composantes de l’ICR-LRA.

Pour le ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, Antoine Gambi a souligné que la présence de la LRA sur le territoire national a déjà fait 30 000 déplacés à cause des multiples attaques, la déportation d’hommes, de femmes et d’enfants, d’où l’urgence de mettre fin à cette rébellion.

 

Quant au ministre délégué à la Défense, Jean Francis Bozizé, il a plaidé pour un renforcement des capacités des FACA pour une meilleure intervention sur le terrain. Il a également souligné la nécessité de reconstruire les zones affectées par la LRA, compte tenu des conséquences humanitaires constatées.

 

Les deux personnalités ont promis de relayer ces doléances auprès des représentants de la communauté internationale, notamment auprès de l’ambassade des Etats Unis, de l’Union  européenne, de l’ambassade de France qui ont réaffirmé leur disponibilité à soutenir les initiatives africaines.

 

En quittant Bangui ce matin, la mission conjointe poursuit sa tournée dans les pays concernés par ce groupe terroriste, à savoir le Sud Soudan, l’Ouganda et la République démocratique du Congo.

 

 

Bangui : Vers de nouveaux tarifs des transports urbains ?


La rencontre du syndicat des conducteurs des taxis et bus avec le ministre d’Etat en charge du développement des transports, Anicet Parfait Mbay a débouché sur l’idée de la proposition de nouveaux tarifs des transports urbains.

« Le ministre d’Etat a tenu compte de toutes nos revendications et nous a demandé de faire des propositions de nouveaux tarifs des transports urbains », a confié au RJDH le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis et bus, Jean-Brice Pordiam.


« Nous déposerons demain le préavis de grève conformément à la décision de l’assemblée générale. Les négociations vont se poursuivre, mais s’il n y a pas de propositions claire, nous allons entrer en grève huit jours après », a-t-il annoncé.

 

Mais en attendant, les transports en commun ont été perturbés ce marin à cause de l’arrêt de travail décidé hier par le syndicat des conducteurs de taxis et bus, pour exprimer leur mécontentement à cause de la hausse du prix de carburant.

 

« Nous sommes obligés de suspendre nos activités pour que le gouvernement nous trouve une solution », a déclaré le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis et bus, Jean-Brice Pordiam qui s’est dit satisfait de l’observance de l’arrêt de travail par ses collègues, même s’ « y a des brebis galeux qui ont transgressé ».


Il a expliqué que la principale revendication du syndicat est la révision du tarif des transports urbains. Car, il y a eu augmentation en 2007, 2010 et 2012 sans que le tarif des transports urbains ne soit en hausse.

 

« L’augmentation de prix du carburant à la pompe qui s’est effectuée trois fois en cinq ans pose de sérieux problèmes entre nous te les usagers, mais aussi les autorités parce que nous avons des difficultés à payer nos taxes, les impôts et les assurances. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement d’augmenter les tarifs de transport en commun », a confié Jean-Brice Pordiam.


Les travailleurs ont pris un coup ce matin à cause de cet arrête de travail. « Je suis à pied faute de transport. Cette augmentation ne rend pas service à la population et aux travailleurs », a déploré un travailleur interrogé par le RJDH ce matin.

 

Un autre travailleur craint quant à lui l’augmentation du tarif des transports parce que les moyens de Centrafricains sont trop limités. « Le salaire des fonctionnaires n’est pas augmenté mais les prix augmentent, ça pèse sur les travailleurs et les autres usagers des transports urbains, je demande au gouvernement de répondre aux besoins de la population en augmentant le salaire », a déclaré un fonctionnaire de l’état qui va au bureau à pieds.

 

Selon Jean-Brice Pordiam, les activités reprendront demain jeudi, en attendant la suite du dialogue ouvert avec le gouvernement.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 23:02

 

 

 

Bonne année 2012

 

 

 

RCA carte-2

 

 

 

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com  

 

Bangui, 03 Janvier 2012


Bangui : Arrêt de travail des conducteurs de taxis et bus demain


Le syndicat des conducteurs de taxis et bus a décidé d’un arrêt de travail d’une journée, le mercredi 04 janvier 2012 pour protester contre l’augmentation du prix du carburant, a annoncé radio Néhémie.


La décision a été prise au cours d’une assemblée générale tenue ce jour 03 janvier 2012 taxis. Selon le secrétaire général du syndicat, Brice Pordiam, cette augmentation a été faite par le gouvernement sans que les transporteurs ne soient informés.


« Nous n’avons pas été informés ni associés à la décision d’augmentation de prix du carburant de 30 FCFA par litre à la pompe. Nous allons observer un arrêt de travail d’une journée pour alerter le gouvernement. Ensuite l’assemblée générale va lancer un préavis de grève au niveau du département des transports pour les prochaines négociations», a expliqué Brice Pordiam.


Il a expliqué c’est la 3ème fois en cinq ans que le prix de carburant à la pompe a été revu en hausse : 2007, 2010 et 2012. Selon lui ces augmentations successives portent préjudice à la prestation des conducteurs de taxis et bus qui n’arrivent pas à répondre aux exigences des contrats vis-à-vis de leurs patrons.


Il faut rappeler que depuis le 1er janvier, le prix des produits pétroliers a augmenté de 30 FCFA à la pompe qu’il s’agisse du gas-oil, de l’essence ou du pétrole. Le prix du litre d’essence passe de 810 à 840 FCFA, le gas-oil de 800 à 830 FCFA et le pétrole lampant de 600 à 630 FCFA.

 


 

Mboki : Un mort dans une attaque d’hommes armés


Un chasseur a été tué lundi 2 janvier 2012 par des hommes armés non-identifiés dans un village situé à 15 Km de la ville de Mboki, a rapporté radio Zoukpana.

La victime qui était dans une partie de chasse a été surprise par un groupe de personnes armées et a été abattu.

Dans la même zone, les éleveurs bororo ont eux-aussi été attaqués le même jour et leurs boeufs ont été emportés par les assaillants. On peut compter parmi les victimes deux blessés transférés à l’hôpital de Mboki.

Les habitants du village et ceux de Mboki pensent que ce sont les éléments de l’armée de résistance du seigneur de Joseph Kony qui seraient à l’origine de ces coups.

 


 

Batalimo : Soulèvement des jeunes contre la gendarmerie


Le jeunes de la commune de Batalimo se sont soulevés lundi contre les forces de l’ordre et ont brûlé la maison d’un auxiliaire de gendarmerie, a rapporté ce soir radio Songo.

 

Pendant le soulèvement le commandant de brigade a été également violenté et a reçu des coups et blessures et a été transféré à Mbata pour des raisons de sécurité.

 

Selon les informations, le commandant de brigade a surpris le même jour un groupe de jeunes fumant en plein village le chanvre indien. En l’apercevant, les jeunes ont pris fuite. Le commandant voulant détruire le reste du chanvre et les déchets a imprudemment fait flamme la maison d’un des jeunes chez qui les autres s’étaient regroupés.

 

Pris de colère, le groupe de jeunes s’est déporté chez un auxiliaire de la gendarmerie et brûlé sa maison. Radio Songo a rapporté qu’ils ont également tenté de détruire le logement du commandant de brigade ainsi que la radio de la gendarmerie.

 

Le préfet de la Lobaye, Abakar Piko informé de la situation, s’est rendu ce matin sur les lieux pour constater les faits et chercher à ramener la paix entre la population et les autorités administratives.

 

D’après les dernières informations données par le reporter de Radio Songo qui a suivi le préfet sur les lieux, des éléments des Forces armées centrafricaines, de la gendarmerie et de la police ont été mobilisés pour assurer le maintien de la sécurité dans la commune.

 

 

 

Kouango 1: Une insécurité porte atteinte au droit au développement


Le député de Kouango 1, Marcel Djimassé, s’est dit « préoccupé » par la situation sécuritaire qui selon lui, porte atteinte au droit au développement de la population de sa circonscription.

 

C’était au cours d’un entretien avec le RJDH sur la situation sécuritaire dans le centre-est du pays affectée ces derniers temps par les hommes du rebelles tchadien, Baba-Laddé qui persécutaient les éleveurs peulhs, créant un sentiment de peur dans la région.

 

Pour lui, l’effectif des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) déployés à Ngakobo pour sécuriser la Société de gestion sucrière en Centrafrique (SOGESCA), et la sous-préfecture de Kouango ne suffit pas pour assurer la sécurité de la population.

 

Pour lui, la situation d’insécurité ces derniers temps dans la sous-préfecture de Kouango a porté préjudice à des initiatives de développement de la ville.

 

« Nous étions prêt à signer un protocole de partenariat avec le Vietnam pour l’installation d’une usine agro-industrielle de transformation des produits tels que le café et le caoutchouc et une industrie de montage des bateaux à base de bois, quand les éléments de Baba Laddé ont occupé la zone et cet accord n’a pu être signé », a-t-il regretté.

 

Il a par ailleurs annoncé un autre accord de partenariat avec l’ONG ICDI pour la réparation et la maintenance de 16 forages d’eau recensés dans la sous-préfecture de Kouango et la construction de 5 nouveaux forages par la coopération chinoise.

 

Mais pour réaliser toutes ces initiatives, il faut que la paix et la sécurité reviennent dans la préfecture de la Ouaka en général et la sous-préfecture de Kouango en particulier, car « les Centrafricains de tous bords ont droit au développement », a souligné Marcel Djimassé.


« Les autorités publiques ont bien fait de positionner des hommes à Ngakobo, cela crée un minimum de sécurité dans la zone. Mais à Kouango-centre il n’y a que 10 éléments. Il faut renforcer l’équipe parce qu’il y a aussi la frontière avec la République démocratique du Congo qui doit être sécurisée», a souligné Marcel Djimassé.

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