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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 13:10

 

Deux nouveaux pays, le Ghana et le Mali, vont bientôt rejoindre le club des pays africains producteurs de pétrole. La manne financière attendue leur ouvre de nouveaux horizons pour transformer leurs économies et sortir leurs populations de la pauvreté. Toutefois, il convient d’être prudent à cet égard. En effet, si l’on en croit le rapport 2008 sur les performances des compagnies pétrolières et gazières, publié par Transparency International, 60% des personnes les plus pauvres vivent dans des pays riches en ressources, particulièrement ceux de l’Afrique. Ce paradoxe est qualifié de « malédiction pétrolière ». Comment l’expliquer ? Et comment y remédier ?

 

Aux origines du paradoxe de la malédiction pétrolière en Afrique

 

Si de nombreux pays africains producteurs d’hydrocarbures ont adopté des régimes en apparence démocratiques, le principe de contrepouvoirs garant de la responsabilité des dirigeants n’est pas toujours respecté car ils sont dépourvus d’institutions capables de faire contrepoids, et de lutter contre la tendance autocratique des régimes politiques. Les dirigeants échappent donc souvent au contrôle des institutions démocratiques les obligeant à inscrire leurs actions dans le long terme d’une part, et à rendre compte à leurs citoyens d’autre part. La gestion de la manne pétrolière ne fait pas exception. L’opacité dans la gestion des ressources pétrolières traduit elle aussi une faiblesse du contrôle institutionnel, c’est à dire en l’espèce, l’ensemble des règles (budgétisation des revenus pétroliers par exemple) et d’institutions (cours des comptes et justice indépendantes) qui surveillent, évaluent et sanctionnent la gestion des revenus pétroliers. Dans la majorité des pays africains producteurs de pétrole, la déclaration et la gestion démocratique des revenus pétroliers sont donc quasiment absentes.

 

Or, dans ce contexte, la prépondérance de ces revenus pétroliers pose problème car elle est une incitation forte à la connivence entre les hommes politiques et les hommes d’affaires dans les pays africains producteurs d’hydrocarbures. Cette connivence entretient ainsi l’opacité et la banalisation de la corruption. Au Nigéria, au Congo Brazzaville et en Guinée-Equatoriale, pour ne citer que ceux-ci, la gestion des revenus pétroliers est une affaire privée entre les compagnies pétrolières et le Président. Celui-ci supervise personnellement toutes les transactions financières se rapportant à l’exploitation des hydrocarbures. Au Cameroun les recettes pétrolières n’ont jamais été budgétisées et en Algérie le Fonds de Régulation des Recettes, dont les ressources sont estimées à plus de 32 milliards de dollars à la fin 2007, n’est pas intégré au budget. Par ailleurs, il n’est pas rare en Afrique que les ressources pétrolières soient détournées afin de financer les régimes autoritaires (Nigeria, Tchad), et d’approfondir des tensions ou des conflits armés (Soudan, Angola, Congo Brazzaville).

Le pétrole se transforme donc en « carburant » alimentant la corruption et les conflits armés avec pour conséquence une pauvreté endémique, d’où la malédiction pétrolière.

 

Comment prévenir la malédiction du pétrole ?

 

Pour échapper à la malédiction des ressources pétrolières, les pays africains producteurs et leurs partenaires doivent promouvoir la transparence au niveau de la déclaration et de la gestion des revenus pétroliers. Cela passe par la réhabilitation d’un contrôle institutionnel efficace incitant les dirigeants à une gestion responsable et performante de la manne pétrolière. L’amélioration de la transparence, et donc de la responsabilité des acteurs, implique que le gouvernement soit soumis au contrôle effectif du parlement et de la société civile. La transparence passe inéluctablement par la séparation des pouvoirs et par la neutralisation des mécanismes de connivence entre le monde de la politique et celui des affaires. Ceci permet de réduire les opportunités de corruption et d’abus offertes aux dirigeants et aux bureaucrates.

 

Si les gouvernements africains demeurent les premiers responsables, il n’en reste pas moins que les compagnies pétrolières sont souvent complices des détournements à l’image des scandales « Elf » et « Angolagate » respectivement au Congo et en Angola. Elles doivent être incitées à déclarer les paiements effectués en faveur des gouvernements hôtes (royalties, impôts et commissions). Cela implique non seulement la suppression de la clause de confidentialité dans les contrats pétroliers, mais aussi l’établissement de règles imposées par les gouvernements des pays d’origine et les autorités boursières, des règles obligeant les firmes pétrolières à publier ce qu’elles payent aux pays hôtes.

 

Lorsque l’on observe le classement des deux nouveaux pays producteurs de pétrole (le Ghana et le Mali) selon l’indice de perception de corruption 2007, il existe un grand risque qu’ils deviennent aussi victimes de la malédiction pétrolière : le Mali occupe en effet la 118ème place et le Ghana la 69ème. En conséquence, il est incontournable que ces deux pays entreprennent de manière urgente des réformes institutionnelles allant dans le sens de la transparence, condition sinon qua non pour conjurer la malédiction pétrolière dans la mesure où elles renforcent l’esprit de responsabilité nécessaire à toute bonne gouvernance et par conséquent, favorisent le développement.

 

© unmondelibre : Hicham El Moussaoui

 

Paru le 30-05-2008 08:40:01

 

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Economie
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 03:40



 

LE MONDE | 22.05.08 | 15h34  •  Mis à jour le 22.05.08 | 15h46

 

LIBONGO (Cameroun) ENVOYÉE SPÉCIALE

 

Pour atteindre Libongo, l'avion a survolé longtemps la forêt avant de se poser sur la piste de terre rouge, dessinant une longue traînée dans cet océan végétal. Ici, aux confins orientaux du Cameroun, à la frontière de la République centrafricaine, commence le fief de la Société d'exploitations forestières et agricoles du Cameroun (Sefac). Douala est à deux journées de pistes cabossées. La concession de 400 000 hectares appartient aux Dajelli, une famille italienne dont le fils, Roberto, raconte que son père a découvert l'endroit lors d'un voyage en pirogue. C'était à la fin des années 1960. Depuis, l'histoire des Dajelli et de Libongo sont indissociables et le village vit au gré de la demande mondiale pour les essences tropicales.

 

La Sefac fait partie des rares concessions à avoir choisi de faire certifier son bois par le label FSC (Forest Stewardship Council). Caution pour les acheteurs européens que la forêt est exploitée de façon durable et que l'entreprise traite ses salariés avec un minimum d'égards. Au total, moins de 1 % des surfaces sont certifiées au Cameroun. Un confetti parmi les 6,5 millions d'hectares confiés à des entreprises, pour la plupart européennes et depuis peu chinoises. "Dans des pays où le trafic de bois est monnaie courante, la certification garantit que la forêt n'est pas pillée", explique Jean Bakouma de l'organisation de protection de la nature WWF (World Wild Foundation) qui encourage cette démarche dans le bassin du Congo. Sur le terrain, l'ONG a dépêché une équipe pour aider l'entreprise à atteindre les standards du FSC. Le travail a duré quatre ans.

 

Les forêts d'Afrique centrale forment le deuxième massif tropical au monde. Leur préservation est un enjeu majeur pour l'avenir de la biodiversité. Jusqu'à présent, la déforestation y a été mieux contenue qu'en Amérique du Sud mais les besoins de la Chine exercent une pression croissante.

 

La Sefac n'a pas toujours été la concession modèle qu'elle veut incarner aujourd'hui. Au début de la décennie, Greenpeace a dénoncé à plusieurs reprises des opérations de coupes illégales. Pourquoi cette conversion ? "A l'avenir, seuls ceux qui fourniront du bois propre pourront continuer d'exploiter", pronostique Roberto Dajelli. A ce jour, le marché n'est pas au rendez-vous. Seuls les Pays-Bas exigent du bois certifié pour la réalisation de leurs chantiers publics. Mais ce n'est pas la seule raison. La luxuriance des jungles tropicales gravées dans les mémoires semble ici déjà un lointain souvenir. "On repasse depuis trente ans sur les mêmes parcelles", raconte un vieil ouvrier. Les troncs de très grand diamètre se font rares et le ciel ne disparaît jamais très longtemps lorsqu'on s'aventure sous les cimes

 

Au début de l'exploitation, seul était coupé le sapeli, un bois rouge et cher, capable d'amortir les 1 200 kilomètres à parcourir pour atteindre les bateaux qui emportent la marchandise vers l'Europe. Puis s'est ajouté l'ayous, un bois blanc de moindre valeur mais abondant. Il est désormais question de piocher dans d'autres essences comme le fraké ou le tali. Mesure de précaution.

 

"Nous devons préserver les ressources", insiste Oumar Abakar, l'ingénieur chargé de l'aménagement. Il montre une pile de rapports : protocole de Kyoto sur le climat, convention sur la biodiversité, conférence de Rio sur le développement durable... "Je lis tout", raconte-t-il fièrement. Avec le processus de certification, il a été formé pendant six mois à la gestion durable. Inventaire des parcelles, suivi des essences, mise en défense des zones sensibles comme l'abord des rivières guident la nouvelle politique d'exploitation. Le nombre d'arbres coupés est passé de 8 000 par an à environ 6 000. Le label contraint à un suivi écologique plus exigeant que la loi camerounaise. Même si, déplore Jean Bakouma, "c'est la forêt entière qu'il faut protéger et pas seulement le bois commercialisable".

 

La certification a ses limites. Séraphin Ngoumbé en sait quelque chose. Le sociologue est chargé d'améliorer la politique sociale de l'entreprise. Le résultat reste relatif. Les 6 000 habitants de Libongo et de ses alentours ont gagné d'avoir enfin un médecin à demeure. Ce ne sera pas trop pour traiter la quarantaine de malades que reçoit chaque jour l'infirmerie du village. Paludisme, fièvre typhoïde, sida... Libongo connaît tous les maux de l'Afrique. Auxquels s'ajoute ici la pneumoconiose, la maladie des coupeurs de bois, dont les poumons sont emplis de sciure.

 

"L'entreprise nous a demandé des efforts pour obtenir son label, nous n'avons rien reçu en retour et nous avons peur que l'arrivée de nouvelles machines fasse partir des hommes", se plaint Roger, un mécanicien. Du lundi au samedi, les ouvriers chargés de la coupe continuent de dormir en forêt sous des tentes de fortune, au milieu des moustiques et de l'humidité. Pour des salaires misérables, même si, dit-on, ici on paie un peu mieux qu'ailleurs.

 

Mais le véritable crève-coeur de Séraphin Ngoumbé, ce sont les Pygmées de la tribu baka, échoués à la périphérie de Libongo. Expulsés de la forêt qui est toute leur histoire. Dans tout le bassin du Congo, le sort des peuples autochtones est la face la plus douloureuse de l'exploitation forestière. Sur le papier, la loi camerounaise leur accorde un droit d'usage de la forêt. Sur le terrain, celui-ci est rarement respecté. "Nous avons établi avec les Bakas les cartes des espaces auxquels ils doivent garder accès pour se nourrir", se défend le sociologue sans contester qu'il faudrait beaucoup plus pour sauver ces populations en péril.

 

Laurence Caramel

 

Chiffres

 

CRÉÉ EN 1993, le Forest Stewardship Council (FSC) ou Conseil de bonne gestion forestière est un organisme indépendant composé d'ONG et de forestiers. Son objectif est de promouvoir une exploitation "environnementalement responsable, socialement bénéfique et économiquement viable".

 

10 PRINCIPES environnementaux et sociaux doivent être respectés pour obtenir le label FSC, qui est considéré comme le label le plus exigeant.

 

7 % DES SUPERFICIES forestières dédiées à la production sont certifiés FSC dans le monde. Cela représente 103 millions d'hectares. La moitié sont des forêts boréales et 12 % sont tropicales. Les surfaces certifiées, encore très minoritaires, sont néanmoins en forte progression.

 

 

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Economie
23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 02:54




 

APA Bangui2008-05-22 (Centrafrique) Un projet de loi portant réglementation des biocarburants en Centrafrique a été voté mercredi à Bangui par l’Assemblée nationale centrafricaine, a constaté APA sur place.

 

Le projet de loi se propose de créer un cadre attractif pour les investisseurs de manière à drainer dans le pays les capitaux susceptibles de permette au gouvernement de résoudre dans une certaine mesure la grave crise socio-économique que traverse le pays.

 

De source proche du ministère centrafricain du commerce, on justifie le vote de ce projet de loi par la flambée du prix du pétrole sur le marché international qui a un impact d’autant plus dur sur la Centrafrique que ce pays est enclavé. D’où la nécessité de rechercher des solutions pour atténuer le choc, indique-t-on.

 

Par ailleurs, un important marché de biocarburants se profile à l’échelle mondiale, eu égard à l’épuisement des réserves de pétrole disponibles d’ici une cinquantaine d’années. C’est pourquoi le monde entier est à la recherche des énergies alternatives et renouvelables que sont le nucléaire, le solaire et l’agrocarburant, ont expliqué des experts du ministère du développement rural.

 

Au ministère centrafricain des mines et de l’énergie, l’effet attendu, par la création de la production des biocarburants, est la fabrication du biodiesel, matière première nécessaire au fonctionnement des industries, et le développement, d’une manière générale.

 

La production des biocarburants aura pour conséquence la réduction des prix des produits pétroliers et du chômage par la création d’emplois, explique-t-on de même source.

 

Selon le ministre d’Etat aux mines et à l’énergie, Sylvain Ndoutingaï, les grandes compagnies de renom présentes en Centrafrique attendent depuis un an que le gouvernement définisse le cadre institutionnel et juridique en matière de production des biocarburants, pour sécuriser leurs investissements.

Il a indiqué que le Mali, le Sénégal et le Burkina Faso étaient les premiers pays africains ayant déjà légiféré en la matière.

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 15:02




 

APA Bangui 2008-05-21 (Centrafrique) Le gouvernement centrafricain a décidé d’arrêter ses subventions sur le carburant en raison de la forte augmentation des cours du pétrole qui a atteint la barre des 130 dollars Us sur le marché international, a appris APA mercredi à Bangui.

 

«La trésorerie du gouvernement centrafricain ne lui permet plus de continuer à subventionner l’écart du secteur des produits pétroliers», a indiqué, au cours d’une conférence de presse, le Directeur technique des opérations à l’agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers, Honoré Tchetcharé.

 

L’Etat a déboursé 921.488.343 de FCFA pour subventionner la consommation du carburant, a indiqué M. Tchetcharé qualifiant de «préoccupante» la hausse du prix du brut sur le marché international.

 

D’ordinaire l’Etat centrafricain subventionne les produits pétroliers jusqu’à concurrence de 970.006.026 FCFA, dont 115.090.430 FCFA pour le super, 312.549.208 pour le pétrole, 532.979.248 FCFA pour le gasoil et 9.367.140 FCFA pour le fuel.

 

Sur une consommation nationale de super estimé à 1.644.149 litres, l’Etat prend en charge la différence de 70 FCFA entre le prix réel de 750 FCFA le litre et le prix à la pompe de 680 FCFA.

 

En outre, M. Tchetcharé a déploré la chute des recettes de l’Etat en raison de la fermeture de nombreuses entreprises en raison de la situation d’insécurité, entretenue par les mutineries à répétition dans le pays.

 

«Dans les années 90, la République centrafricaine comptait 300 entreprises, nous nous retrouvons aujourd’hui avec 80 entreprises. Vous devez comprendre que l’assiette fiscale de l’Etat a rétréci», a expliqué M. Tchetcharé

 

Le 12 avril, le gouvernement centrafricain avait déjà annoncé une révision à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe au mois de juin. Le cours du baril du pétrole culminait à cette époque à 112 dollars Us.

 

«La Banque mondiale et le FMI ont exigé qu’avant la fin de l’année 2008, nous augmentions deux fois le prix à la pompe et que l’année suivante, nous ajustions pour atteindre le prix réel à la pompe», a indiqué le Directeur technique des opérations à l’agence de stabilisation et de régulation des prix des produits pétroliers.

 

Il a mis la hausse du cours du brut sur le compte de la faiblesse du dollar, de la forte demande de la Chine et de l’Inde, des tensions géopolitiques(Venezuela, Nigeria, Moyen Orient, l’Iran, et l’Irak) ainsi que de l’insuffisance des investissement dans la production.

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 14:24



 

APA-Yaoundé 2008-05-12 (Cameroun) Les responsables des Cimenteries du Cameroun (CIMENCAM) viennent de fixer à 20 le nombre de sacs de ciment à vendre par jour aux consommateurs «pour satisfaire un maximum de personnes», selon les termes d’un communiqué publié lundi.

 

La même entreprise, filiale du groupe français Lafarge dont l’Etat camerounais détient 43 pour cent du capital, a conclu la semaine dernière «à titre exceptionnel», un accord spécial avec les 5 plus grands distributeurs agréés de ce matériau de construction dans le pays.

 

Ainsi, apprend-on, depuis mercredi dernier et ce pour une période de 3 mois, chacun de ces grossistes mettra ses dépôts de Yaoundé, la capitale du pays, à la disposition de l’opérateur qui détient le monopole de la fabrication du ciment au Cameroun et dans la sous-région.

 

CIMENCAM, en retour, s’engage à livrer dans chacun des 10 dépôts recensés entre 28 et 32 tonnes de ciment. Le marché du ciment au Cameroun, dont la demande locale est estimée à 5 millions de tonnes par an est, depuis plus de 3 mois, régulièrement perturbé par des pénuries intempestives qui s’accompagnent de la spéculation de la part de commerçants véreux.

 

 

Ndlr : Les difficultés d’approvisionnement en ciment du Cameroun ont inévitablement des répercussions sur la RCA qui, n’ayant pas sa propre cimenterie, dépend étroitement de celles de  Cameroun (CIMENCAM) ou de la RDC. Prenant prétexte sur les problèmes que traverse actuellement le fournisseur du Cameroun, les commerçants centrafricains (essentiellement d’origine libanaise) se livrent à une spéculation scandaleuse qui fait avoisiner le prix du sac de ciment à Bangui à presque 20.000 f CFA. Devant cette situation, l’indifférence des autorités de Bangui est tout aussi scandaleuse.

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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:30




 

APA Bangui 23-04-2008 (Centrafrique) Face à la flambée des prix de produits de première nécessité, le gouvernement centrafricain envisage d’adopter une politique structurelle d’autosuffisance alimentaire afin de juguler cette crise latente, selon le directeur général du commerce au ministère centrafricain du commerce, Dieudonné Ouéfi.

 

Les autorités centrafricaines préconisent également une rencontre avec les partenaires au développement, afin d’envisager avec eux la possibilité de réduire certaines taxes et des mesures de compensation en tenant compte de la tension sociale.

L’objectif est d’éviter les manifestations de rue.

 

M. Ouéféï a indiqué que trois principales causes exogènes sont à l’origine de la hausse vertigineuse des prix sur les produits de première nécessité, entre janvier et mars 2008, notamment l’insuffisance de la production de blé qui a entraîné celle de la farine et la hausse du prix du carburant.

 

Au nombre des causes endogènes, il a cité la hausse du prix du carburant qui s’est répercutée sur les prix des marchandises et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) introduite par le gouvernement sur les produits de première nécessité. Cette taxe autorise le ministère des finances à faire payer l’impôt sur les marchandises par les consommateurs, a expliqué le directeur général du commerce.

 

Le journaliste Guillaume Wangale du quotidien Le Citoyen a expliqué, pour sa part, que la flambée des prix des produits de première nécessité résultait de la dépendance de la Centrafrique vis-à-vis de l’Occident et des pays limitrophes.

«Les produits manufacturés ainsi que des produits de première nécessité nous viennent de l’extérieur», a noté M. Wangale.

 

Il a déploré notamment la hausse du prix du kg de sucre qui est passé de 550 à 800 FCFA alors que la Centrafrique dispose d’une fabrique de sucre.

Cependant, la capacité de production de la SUCAF ne permet plus de couvrir la consommation nationale, a-t-il dit, ajoutant que pendant la période de soudure comprise entre juin et décembre, c’est généralement le Gabon qui ravitaille la Centrafrique.

 

Et le sucre en provenance de ce pays est nettement plus cher que celui fabriqué localement.

Le journaliste a également dénoncé la hausse vertigineuse du prix du sac de ciment de 50 kg qui, en l’espace de deux ans, est passé de 7 500 à 17.000 FCFA.

Le contraste est que lorsque le prix des produits manufacturés augmente, celui des denrées alimentaires stagne, a noté M. Wangale.

 

Il a fait observer, par ailleurs, les difficiles conditions de la population depuis la dévaluation du FCFA en 1994, pour laquelle la Centrafrique n’a bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement.

A cette dépréciation monétaire s’est ajoutée le blocage, depuis 1985, des effets financiers des avancements des fonctionnaires centrafricains par le régime l’ancien président André kolingba.

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:03

 


 


(Tunis) 16 Avril 2008

 

Une mission conjointe BAD - Banque mondiale (BM) séjourne en RCA en vue d’effectuer avec le gouvernement une Revue de programme pays (RPP). L’objectif global de la RPP est de faire le point sur la mise en œuvre des projets et d’élaborer un plan d’amélioration de la qualité du portefeuille; d’évaluer les résultats réalisés dans le cadre du Document de Stratégie Intérimaire Conjointe (DSIC) BAD-BM 2007-2008 en vue d’en tirer les leçons ; et d’entamer les discussions sur les priorités du Gouvernement pour la nouvelle Stratégie de Partenariat Pays Conjointe (SPP) BAD-BM prévue pour l’exercice fiscal 2009.

 

La journée du 1er avril a été consacrée à la visite des sites des projets. La journée du 2 avril a été consacrée à des discussions stratégiques entre le gouvernement, la BM, la BAD, et les autres partenaires sur des sujets importants tels que la mise en œuvre du DSRP 2008-2010, l’état des finances publiques en 2008 et la gouvernance, la mise en œuvre de la FRPC et de l’IPPTE, les priorités du Gouvernement à tenir en compte dans la nouvelle SPP, et les ressources allouées à la RCA dans le cadre d’IDA-15 et du FAD-11.

 

La journée du 3 avril est quant à elle consacrée aux ateliers techniques qui portent sur les différents aspects de la mise en œuvre des projets, en particulier la passation de marché (BAD), les politiques de sauvegarde (BM).

 

Les travaux de cette mission conjointe ont commencé le 31 mars 2008 avec l’organisation d’une session sur la revue de la performance du portefeuille des deux organisations en présence du Premier ministre, M. Faustin Archange Touadera, du ministre d’Etat à l’économie, au plan et à la coopération internationale, M. Sylvain Maliko, d’une vingtaine de ministres, de la directrice des Opérations Pays, Afrique centrale, BM, Mme Mary Barton-Dock, de l’économiste en chef, Afrique centrale, BAD, M. Issa Koussoubé, d’une quinzaine de représentants et experts de la BM et la BAD, ainsi que des autres partenaires au développement de la RCA.

 

Copyright © 2008 African Development Bank. Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 22:26



 

APA Bangui 15-04-2008 (Centrafrique) La hausse des prix des produits de première nécessité en Centrafrique a provoqué «un déséquilibre au sein des ménages à faible revenu qui s’interrogent dès lors sur le respect des décisions gouvernementales règlementant les prix», selon un économiste de l’Université de Bangui.

 

Les commerçants, grossistes et semi grossistes, continuent de pratiquer des prix prohibitifs, en dépit de l’appel lancé mercredi dernier par la ministre centrafricaine du Commerce, Emilie Béatrice Epaye, les exhortant à se conformer aux dispositions de la loi du 26 mai 1992 portant libéralisation des prix en Centrafrique.

 

Pour certains produits, la hausse a frôlé en moyenne les 25%. Mais «la folie» a surtout touché l’huile dont le prix a doublé en quelques mois seulement, passant de 900 FCFA à 1.800 FCFA le litre, a indiqué à APA M. Mbétid-Bassane, chef du Département des sciences économiques à l’Université de Bangui.

 

Au même moment, le prix de la boîte de lait en poudre de 400 g a été propulsé à 3.000 FCFA «alors qu’il ne dépassait guère les 2.000 FCFA», le prix d’une boîte de beurre de 900kg est passé de 1.750 à 2.500 F CFA alors que celui du kg de sucre est passé de 750 à 900 FCFA.

 

Le prix du morceau de savon ordinaire est passé de 250 à 350 FCFA, celui du paquet de 10 boîtes d’allumettes de 250 à 350 FCFA. La hausse n’a épargné les matériaux de construction. Le prix d’un sac de ciment CIMENCAM de 50 kg est passé de 9000 à 18.000 FCFA, celui de la tôle aluminium de 2 m est passé de 1.800 à 4.000 FCFA.

 

Selon Dr. Mbétid-Bassane, la hausse des prix des produits importés, en particulier ceux de première nécessité, s’explique par des facteurs exogènes et endogènes.

 

S’agissant des facteurs exogènes, il a indiqué que deux éléments importants jouent un rôle essentiel dans la hausse des prix: l’émergence économique fulgurante de la Chine et de l’Inde qui se traduit par une forte demande d’affrètement sur le marché mondial et l’augmentation régulière du prix du baril de pétrole qui frise aujourd’hui les 112 dollars.

 

La hausse du prix du brut suite aux tensions au Moyen Orient se répercute sur le niveau général des prix des produits importés par la Centrafrique alors que la forte demande d’affrètement sur le marché mondial a pour effet direct une augmentation importante du coût du transport maritime, toutes destinations confondues, a précisé le chef du Département des sciences économiques à l’Université de Bangui.

 

«A côté de ces facteurs exogènes sur lesquels le gouvernement n’a aucune influence, il y a des facteurs endogènes sur lesquels il peut agir», a-t-il ajouté, citant dans cette série les coûts très élevés de transport des produits à cause du surcoût pour notre pays dû au fait que les camions repartent vides parce qu’il n’y a pas de marchandises à exporter et les tracasseries routières qui gonflent le coût du transport.

 

A cet ensemble de facteurs, le Dr. Mbétid-Bassane a ajouté un autre de nature institutionnelle qui est déterminant dans la hausse des prix: la manière anti-concurrentielle dont fonctionne le marché de distribution des produits de première nécessité en Centrafrique.

 

Pour stabiliser les prix, le gouvernement peut prendre des mesures «à effet immédiat» sur la baisse des coûts et de portée plus durable. Il s’agit de favoriser la concurrence entre acteurs, a-t-il dit, soulignant que pour ce faire, une politique moderne de régulation est à penser et à mettre en œuvre, notamment la prévention et la répression des antennes illicites, les abus de position dominante et toutes formes d’artifices entravant le libre jeu de l’offre et de la demande.

 

L’Etat devrait donner les moyens appropriés au service de la concurrence du ministère du commerce pour faire respecter la loi du marché et lutter contre les phénomènes comme l’antenne illicite, le monopole de distribution.

Le gouvernement peut aussi supprimer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur un certain nombre de produits sensibles pendant une période de trois mois par exemple, a-t-il conclu.

 

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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 14:30



 

APA Bangui 2008-04-12 (Centrafrique) Le gouvernement centrafricain envisage de revoir à la hausse les prix des produits pétroliers à la pompe dès juin 2008, a annoncé, samedi à Bangui, le ministre d’Etat centrafricain des mines, le Lt. Colonel Sylvain Ndoutingaï, au cours d’une conférence de presse.

 

Cette augmentation envisagée doit faire l’objet d’une mûre réflexion afin d’éviter les conséquences sur le plan social, a indiqué M. Ndoutingaï.

«De nos jours, le cours mondial du baril de pétrole reste très élevé et le gouvernement, qui avait supporté entre temps le GAP, ne peut plus prendre en charge la différence préalablement établie», a-t-il ajouté.

 

L’augmentation du cours du baril du pétrole avoisine 112 dollars américains et compte tenu de la tension de trésorerie de l’Etat centrafricain, de la masse salariale et des autres dépenses de souveraineté, la hausse des produits pétroliers sera effective au mois de juin, a-t-il expliqué.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 00:40


Mme Béatrice Epaye

 

APA Bangui 09-04-2008 (Centrafrique) La ministre centrafricaine du Commerce, Emilie Béatrice Epaye, a exhorté, mercredi à Bangui, les commerçants, grossistes et semi grossistes à se conformer aux dispositions de la loi du 26 mai 1992 portant libéralisation des prix en Centrafrique.

 

Dans un communiqué, Mme Epaye a exigé aux commerçants d’afficher les prix sur leurs marchandises pour l’information du consommateur.

 

«Tout contrevenant aux dispositions légales en vigueur sera passible d’une amende transactionnelle allant de un million à 100 millions de FCFA, avertit le communiqué.

Par ailleurs la ministre du Commerce a porté à la connaissance du public que le Comité homologation des prix des produits de première nécessité soumis à surveillance à la date du 07 avril 2008 avait fixé le prix de vente du ciment «NC CEMI 32.53» à 16.347 FCFA au lieu de 19.000FCFA.

 

Le ciment a fait l’objet ces derniers temps à Bangui d’une forte spéculation tout comme d’autres produits de première nécessité et les denrées alimentaires.

 

Le prix d’une boîte d’allumettes a ainsi augmenté de 100%, passant de 50 à 100 FCFA, tandis que celui du sac de farine est passé de 16.000 à 28.000 FCFA, soit une hausse de plus de 60%.

Le prix d’un morceau de savon est passé de 125 à 200 FCFA tandis que celui d’un litre d’huile de cuisine a augmenté de 1000 à 2000 FCFA.

 

La ministre du commerce a fait l’objet d’une interpellation à l’Assemblée nationale en raison de la hausse des prix, devenue insupportable pour les populations.

Dénonçant «l’augmentation délibérée et intentionnelle» des prix par certains commerçants, les députés centrafricains ont demandé la mise en place d’une structure de contrôle des prix et préconisé la suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité.

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Published by Centrafrique-Presse.com - dans Economie