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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 14:29

 

 

18/07/2008 19:41 par Yves Laurent Goma   (Gabonpage)

 

Le Directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), Yvon Psimhis a été limogé le 14 juillet dernier par le conseil d’administration de cette bourse régionale qui regroupe cinq des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

 
M. Psimhis a été viré pour insuffisance de résultats, selon une source bien informée. Willy Ontsia a été désigné pour assurer son intérim en attendant le recrutement d’un nouveau directeur.

Recruté en avril 2007, M. Psimhis de nationalité centrafricaine a pris ses fonctions à la BVMAC en juin de la même année.


Très discret, ce haut cadre recruté sur la place de Paris n’a pas réussi à faire démarrer la bourse très attendue par les opérateurs économiques de la sous région ainsi que le grand public.

Il est le deuxième directeur de la bourse viré par le Conseil d’administration. Sa compatriote Rooselyne Moulium, première directrice de cette bourse, avait également été remerciée pour les mêmes raisons. Son intérim avait été assuré par Christian Bongo.


La BVMAC dont le siège est à Libreville regroupe la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad. Le Cameroun, autre membre de la CEMAC n’est pas membre de cette bourse. Il a monté sa propre bourse à Douala.



Martin Safou/ Gabonpage

 Ndlr. Centrafrique-Presse : N'y a-t-il pas un problème ailleurs et autre que celui de la provenance et de la nationalité des DG de cette institution ?  Yvon Psimhis est un cadre compétent qui a fait ses preuves à Paris où il s'est spécialisé dans ce domaine professionnel qu'il aime et qu'il maîtrise parfaitement. La BVMAC va -elle continuer indéfiniment à virer à tour de bras les DG sans se poser des questions sur les véritables causes de cette prétendue induffisance de résultats. Est-ce forcément la faute des DG ? Les Centrafricains ne sont pas plus cancres que d'autres. 

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 18:39

 

APA-Douala 2008-07-10 (Cameroun) Un bateau battant pavillon chinois, « Le Hot Star », a accosté mercredi au Port de Douala avec une cargaison de 25 000 tonnes de ciment sur les 35 000 tonnes commandées pour l’approvisionnement du marché local, a appris APA auprès des affréteurs.

 

Les 10 000 tonnes de ciment ont été laissées à Pointe-Noire au Congo, ont expliqué les promoteurs parce que « cette escale a occasionné des dépenses imprévues », raison pour laquelle il faudra vendre ce contenu pour subvenir aux charges. L’arrivée des 25 000 tonnes de ciment est considérée comme « une bouffée d’oxygène » par des consommateurs, à cause de la pénurie persistante du ciment et l’inflation que cette situation a engendrée.

 

« C’est sans doute une bonne nouvelle, car cela fait deux mois que j’ai arrêté mes chantiers, faute de ciment », a déclaré un chef d’entreprise basé à Douala.

La rareté du ciment sur le marché local où le sac de 50 kg coûte habituellement 4 500 francs CFA a entraîné la surenchère, certains spéculateurs vendant au noir un sac à 6000 francs CFA voire, plus.

 

La capacité de production de l’unique cimenterie du pays, les Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale du groupe français, Lafarge, où l’Etat du Cameroun est actionnaire à hauteur de 45 pour cent qui est de 4000 tonnes de ciment par jour est en deçà de la demande nationale estimée à 5000 tonnes de ciment journalier.

 

Des difficultés internes sont apparues et renforcées par l’exportation du ciment en direction des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), notamment en Centrafrique, en Guinée équatoriale et au Tchad, où le sac de ciment de 50 kg coûte parfois 13 000 francs CFA.

 

En attendant à la fois la fin des travaux d’extension de l’usine de Cimencam de Douala qui permettra de porter la capacité de production journalière à 6 000 tonnes de ciment et la construction des deux nouvelles cimenteries dès 2009 par la Chine et la Corée du Sud, le gouvernement a autorisé depuis mars 2008, l’importation de 50 000 tonnes de ciment pour assurer l’approvisionnement du marché interne.

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 03:46



 

Bangui, 05 juil (ACAP) - Le directeur général de la brasserie Mocaf, M. Brémaud, a annoncé vendredi 04 juillet 2008 à Bangui, la décision de sa société de « reconsidérer » les prix de ses produits pour faire face à la « déficience » de l'Energie Centrafricaine (Enerca), en difficulté d'alimentation depuis deux semaines.

 

Selon M. Brémaud, ces mesures permettent de « dégager des prix qui répondent partiellement à nos besoins d'augmentation en fonction de l'évolution du coût des matières premières, mais également en fonction des charges exceptionnelles que nous avons à supporter aujourd'hui pour compenser les déficits d'alimentation en énergie de la brasserie ».

« Je ne vous cache pas qu'aujourd'hui, les besoins en énergie représentent un financement journalier de plus d'un million et demi en gaz oïl pour suppléer aux déficiences de l'Enerca. Ce coût devient insupportable et nous avons été obligés de reconsidérer nos prix de vente », a-t-il déclaré.


« Nous avons fait pour notre part un certain nombre d'efforts de manière à ce que ce prix de vente n'ait pas un impact trop important au niveau du consommateur et cette concertation, cette séance de travail qui nous ont permis d'aboutir sur un accord général », a-t-il ajouté.

 
Il a expliqué que cette décision intervient à l'issue des « séances de travail approfondies » entre l'association des grossistes avec l'assistance du ministère du commerce et des personnels de la brasserie.

 
Notons que depuis deux semaines, l'Enerca ne produit plus que 8 mégawatts de courant contre 18 auparavant, en raison d'une panne sur ses équipements, avec pour conséquences de graves perturbations dans le fonctionnement des administrations, des entreprises et des infrastructures sociales.

 

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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 23:37



 

KHARTOUM (AFP) - mardi 01 juillet 2008 - 18h26 - Le géant pétrolier français Total a repris pied au Soudan en s'apprêtant à engager après 20 ans de gel l'exploration d'une zone au sud du pays aussi vaste que la moitié du Royaume-Uni.

 

"Ils ont maintenant monté une base et y déploient des équipements", a déclaré le ministre de l'Energie du sud-Soudan, John Luk, tablant sur un lancement des opérations en novembre.

Le directeur des relations extérieures exploration-production de Total, Jean-François Lassalle, a confirmé qu'une "base était installée" à Bor, à 100 km au sud de Khartoum. Mais pour le responsable de Total, "la sécurité et le bouclage du nouveau consortium doivent être encore réglés"

 

Le meilleur scénario est celui d'un lancement des opérations avant la fin 2008, et de grandes découvertes dans les années à venir. "Nous allons chasser l'éléphant au Soudan, pas les moustiques", a-t-il dit. Total, quatrième compagnie pétrolière mondiale, est la seule "major" occidentale à s'impliquer dans ce pays frappé de sanctions internationales.

 

La multinationale française avait obtenu en 1980 un contrat d'exploration d'un bloc de 118.000 km2, dans la région de Jongleï. L'activité, qui s'était bornée à des travaux sismiques, avait été suspendue en 1984 en raison de la guerre civile de 20 ans entre le Nord et le Sud qui s'acheva par un accord de paix (CPA) de janvier 2005.

 

Une commission nationale pétrolière formée par le régime de Khartoum et les ex-rebelles du sud a confirmé il y un an Total dans ses droits, recadrés dans un contrat de 25 ans assorti d'obligations de développement durable. Si la situation s'est apaisée, non sans tensions, entre le Nord, surtout musulman, et le Sud, chrétien et animiste, la guerre civile au Darfour, à l'ouest, depuis 2003, complique désormais la donne pour Total.

 

Placé par Washington dans sa liste de pays soutenant le terrorisme, le Soudan, qui hébergea Oussama Ben Laden, est aussi sanctionné par la communauté internationale et fustigé par les opinions occidentales. Les pionniers occidentaux, comme Exxon ou Shell, ont déserté en 1990 le Soudan où la compagnie chinoise publique CNPC s'est taillé la part du lion, suivie par la malaisienne Petronas ou l'indienne ONGC.

 

Quatrième producteur africain, le Soudan produit aujourd'hui 500.000 barils par jour, dont 400.000 sont exportés, à 80% vers la Chine. Aux côtés de Total figurait une société américaine, Marathon. Elle a du se retirer en application du boycottage décrété par Washington. Dans la configuration prévue, Total conservera 32,5%, la société koweïtienne Kulpec aura 27,5% (+ 2,5%), la compagnie nationale soudanaise Sudapet 10%, une entité sud-soudanaise à créer, Nilepet, devant avoir 10%.

 

Restent 20% pour un partenaire qui devrait être la compagnie Mubadala Development, société d'investissement du gouvernement d'Abou Dhabi, selon des sources proches du dossier. Pour M. Luk, la saison des pluies entrave toute opération dans le sud. "Une fois l'argent réuni, cela prendra encore quelque mois. Après octobre, ils (Total) commenceront à bouger", a-t-il pronostiqué.
 

Débutera alors une autre épreuve, celles des fonds de pensions américain qui, en vertu du "Sudan Divestment act" adopté par le Congrès fin 2007, pourraient vendre leurs intérêts dans Total, avec un effet négatif sur le cours de l'action. "C'est un souci et nous le traitons dans la transparence" a assuré M. Lassalle.


Pour désamorcer les critiques, Total, déjà sur la sellette pour ses opérations en Birmanie, a ouvert un dialogue avec les ONG internationales, en particulier l'active Sudan Desinvest Task Force (SDTF).

"Notre présence doit clairement bénéficier aux populations du Sud Soudan en contribuant à la pacification, au développement, aux droits de l'homme et à la démocratie", a affirmé M. Lassalle.

Selon lui des engagements ont été pris, ce qu'admet SDTF qui n'a pas classé le groupe français dans sa liste des compagnies "hautement coupables" à boycotter, y compris par les fonds de pension.

 

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 00:44

 

Le conseil d'administration de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC), tenu le 27 juin dernier à Brazzaville, a alerté les pays membres sur l’incidence négative de la flambée des cours du pétrole. Selon le vice-président de la BDEAC, Samuel Obam Mbom, l’alourdissement des charges de la banque créait un écart avec les budgets de financement prévisionnels.

 

La Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) a réajusté ses prévisions budgétaires en tenant compte de la flambée du prix du baril de pétrole, à l’occasion d’un conseil d’administration tenu le 27 juin dernier dans la capitale congolaise.


Le vice président de la BDEAC, Samuel Obam Mbom, a rapporté les bilans établis lors de la séance et les réajustements effectués sur les budgets.


«Nous avons examiné quelques dossiers de financement. Nous avons également proposé aux administrateurs un collectif budgétaire qui permet de réajuster nos prévisions budgétaires par rapport à la réalité de la conjoncture d'aujourd'hui qui a beaucoup évolué avec le choc extérieur résultant de l'augmentation des cours du pétrole. Cela a eu une incidence dans nos comptes, il fallait réajuster à la fois nos produits et nos dépenses, ramener le budget au niveau correspondant à la réalité actuelle. L'incidence est négative puisque la conjoncture actuelle des hausses des cours entraîne évidemment la hausse de nos charges ; cela a créé un écart par rapport à la prévision de nos produits», a expliqué monsieur Obam Mbom.


Selon le vice président de la banque, pour les cinq prochaines années, la BDEAC prévoyait un volume d'engagements de 220 milliards de francs CFA, dont 154 milliards réservés aux projets du secteur privé, soit 70%. En 2007, 60% des concours de la banque avaient été attribués au secteur privé, contre 40% au secteur public de la sous-région.


Le secteur des télécommunications représente à lui seul 41% des engagements de la BDEAC. Depuis la relance des opérations de financement en 2003, le montant cumulé des concours à la fin de l’exercice 2007 s'est établi à 78,537 milliards de francs CFA, dont 35% au titre de l'exercice 2007.


Les membres du conseil d'administration ont également planché sur la proposition de création d'un comité d'audit ; l'examen des propositions de financement, notamment le refinancement de la Commerciale banque du Cameroun ; le projet d'extension du complexe scolaire et universitaire New tech institut en RCA ; l'avant-projet des termes de référence relatifs aux études de la mise en œuvre du schéma institutionnel du système électrique interconnecté Wali-Bangui ou encore l'ouverture d'un bureau de représentation de la banque à Douala, au Cameroun.

Le premier conseil d'administration de la banque s’est tenu au mois de mars dernier à Douala. Son capital social a connu une augmentation passant de 81,450 milliards de francs CFA à 94 milliards de francs CFA. Cette hausse serait due à l'accroissement des parts de la Guinée équatoriale et du Tchad, indique le rapport annuel des activités de la banque en 2007.


L'augmentation des parts de la Guinée équatoriale et du Tchad aura permis de rendre effectif le principe d'égalité entre les Etats membres, actionnaires de la catégorie A, dans la détention du capital social de la banque. La Libye a également été admise dans l'actionnariat de la BDEAC à hauteur de 8%.


La BDEAC est une institution chargée du financement des projets de développement des pays membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) qui regroupe six pays à savoir le Congo, le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la Guinée équatoriale et la République centrafricaine (RCA).

 

28-06-2008    Source : Congo- Site Actualités

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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 18:27



L’Union européenne et la RCA signent une convention de 93 milliards F. CFA pour le 10ème Fed

 

Bangui, 27 juin (ACAP) – Le ministre d'Etat à l'Economie, au Plan et à la Coopération internationale, M. Sylvain Maliko, et le chef de la délégation de la Commission européenne, M. Jean Claude Esmieu, ont signé jeudi 26 juin 2008 à Bangui, une convention de financement d'un montant de 92 milliards 820 millions Fcfa dans le cadre du 10ème FED.

 

Les partenaires au développement de la RCA prenant part à la revue à mi-parcours de la table ronde de Bruxelles. Destinée au financement de projets prévus par le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) entre 2008 et 2013, cette convention a été signé à l'occasion de la revue à mi-parcours de la table ronde de Bruxelles (27 octobre 2007), présidée par le premier ministre Faustin Archange Touadéra.


M. Sylvain Maliko a déclaré que la signature de ce 10ème Fed, placée dans le cadre de la revue à mi-parcours des engagements des bailleurs de fonds d'octobre 2007, vient à point nommé pour rehausser et confirmer l'engagement réel de l'Union européenne auprès de la République Centrafricaine dans ses efforts de mobilisation et de reconstruction du pays.

Organisée par le gouvernement avec l'appui financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cette grande rencontre a mobilisé les partenaires représentés à Bangui et ceux de l'étranger ainsi que des experts centrafricains, pour échanger et examiner les modalités de réalisation des engagements des bailleurs de Fonds, au cours de la table ronde de Bruxelles.

 
L'intérêt de cette revue à mi-parcours est d'évaluer le chemin que le gouvernement a parcouru ensemble avec les partenaires, et de fixer la communauté nationale qui attend beaucoup de cette table ronde de Bruxelles depuis octobre 2007 sur les éventuels écarts que le gouvernement a constaté entre les attentes, les engagements et les réalisations effectives.

« Mon vœu le plus cher est celui de pouvoir, dans un climat social et politique apaisé, poursuivre la relance vigoureuse de l'économie dans tous les secteurs d'activités, en vue d'inverser durablement les tendances négatives des indicateurs économiques et sociaux», a déclaré le premier ministre.


« Il reste encore beaucoup à faire pour enrayer le mal développement et la mauvaise gouvernance, les deux maux qui constituent les causes fondamentales de la pauvreté endémique où la Centrafrique s'est engluée malgré les atouts dont elle dispose en termes de richesses naturelles et de potentialités agricoles, » a-t-il conclu.


Notons qu'au terme des travaux de cette revue, dans la soirée, M. Sylvain Maliko, le représentant du Pnud, M. Toby Lanzer, le chef de la Délégation de l'Union européenne, M. Jean Claude Esmieu, ainsi que le représentant de la Banque Mondiale, M. Aguida Kossi, ont unanimement réaffirmé leur engagement d'appuyer les efforts du gouvernement centrafricain en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du Dsrp.

 

 

 

 

 

28 juin 2008 - La Centrafrique va recevoir 93 milliards de FCFA (142,8 millions d'euros) sur six ans dans le cadre du Programme Indicatif National (PIN) du 10e Fonds Européen de développement de l'Union européenne, a-t-on appris samedi auprès du ministère de la Coopération centrafricain.

 

L'Union Européenne (UE) avait suspendu momentanément sa coopération avec la Centrafrique, à la suite du Coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté au pouvoir à Bangui le Général François Bozizé, confirmé à son poste lors des élections de 2005.


La plus grande partie de cette enveloppe, soit 137 millions d'euros, est destinée aux "opérations programmables de développement", notamment le financement des "pôles de développement", un projet de l'UE visant à aider la Centrafrique par régions ciblées.

Le reste couvrira les besoins imprévus, telles que les aides d'urgence.


Selon Sylvain Maliko, ministre d'Etat centrafricain à la Coopération Internationale, "cette convention rehausse et confirme l'engagement de l'Union Européenne en République centrafricaine".

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 17:19

 

Le Messager (Douala) 25 Juin 2008



Selon le gouverneur de la Béac, les banques commerciales sont davantage enclines à traiter les petites transactions. Une activité qui représenterait 80% des actifs financiers.

En marge de la conférence sur le développement du secteur financier dans la sous-région Cémac tenue tout récemment à Yaoundé, le gouverneur de la Béac a dénoncé la sous financiarisation de cette zone. Selon Philibert Andzembé, une économie basée sur les exportations et centralisée dans les capitales serait à l'origine des faiblesses du secteur financier dans la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cémac). Le gouverneur de la Béac a expliqué que le secteur financier de la Cémac serait actuellement dominé par les banques commerciales, davantage enclines à traiter les petites transactions, et dont l'activité représenterait 80% des actifs financiers. Philibert Andzémbe a regretté que le poids du secteur financier, mesuré par le total des actifs par rapport au produit intérieur brut (Pib), n'en représente que 18,6%, contre 40% pour les autres pays de l'Afrique subsaharienne et 244% dans les pays émergents. "Dans notre zone, le système bancaire est extrêmement inégal entre les pays et au sein d'un même pays.

 

Les activités financières sont concentrées dans les villes au détriment du monde rural qui connaît pourtant de réels besoins de financement des activités agricoles ", a expliqué le gouverneur de la Béac. Pourtant, nombre de porteurs de projets recherchent en vain des financements bancaires. Les économistes dans la communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale n'ont de cesse de dénoncer la surliquidité bancaire dans cette région. Une dénonciation qui laisse de marbre les banques commerciales.

 

Performance

 

Il a par ailleurs expliqué que les économies de la Cémac sont à la charnière entre une croissance extravertie par le jeu des importations, et une croissance autocentrée par le jeu de la demande intérieure. La situation macroéconomique de la sous-région a été caractérisée en 2007 par une croissance du Pib réel de 4,2%, contre 3,1% en 2006, un allègement des tensions inflationnistes à 1,7% en moyenne annuelle, contre 5,3% en 2006 ainsi qu'un excédent budgétaire de 9,5%. Sur la même période, la Cémac aurait également enregistré un solde extérieur courant de moins de 0,6% du Pib. Pour l'exercice 2008, la Banque centrale prévoit une croissance du Pib réel de 5,6%, mais également un retour des tensions inflationnistes qui devraient s'élever autour de 4%. L'excédent budgétaire devrait augmenter de 12,1% du Pib et le solde extérieur courant positif de 4,5% du Pib pour un taux de couverture de la monnaie à 97,8% et une masse monétaire en progression de quelque 10,4%.

 

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 04:45

 Ndlr : Voici l'interview de celui à qui le gouvernement de Elie Doté a enrichi en confiant la gestion du fameux guichet unique de douane à Douala auquel Bangui vient de mettre un terme.



Vous êtes le créateur du Groupe UNITEC, acteur majeur dans le domaine des services associés aux télécoms et des nouvelles technologies dans toute l'Afrique de l'Ouest. Pouvez vous retracer la démarche professionnelle ayant conduit à vos succès actuels ?
Quelles ont été les étapes successives de l'évolution d'UNITEC pour parvenir à sa position dominante sur le marché ?

 

Je suis dans la profession depuis bientôt 25 ans et j'ai commencé mes activités dans l'informatique pour la première fois le 2 juillet 1982. Je suis arrivé dans le métier en étant d'abord diplômé d'Ecole Supérieure de Commerce ; ensuite, j'ai été recruté pour entrer dans l'Industrie Informatique en commençant par l'Italie où j'ai bénéficié de formation dédiée aux Ingénieurs de Projets informatiques. Cette expérience qui a commencé chez OLIVETTI à Florence puis à Ivry en France, fut le début d'une grande aventure car elle m'a permis d'entrer directement en activités en prenant la responsabilité de grands projets en Afrique de l'Ouest et Centrale, dès 1984. L'importance de notre formation de Sup de Co (Ecole de Commerce) qui donne un poids important à la maîtrise de l'Anglais avec une formation résidente " Brighton Polythechnic Institute ", a été aussi un grand atout.

 

En décembre 1986, j'ai rejoint le Groupe Français SMT GOUPIL, premier fabricant de micro-ordinateurs de l'époque, en relation avec le Groupe SCOA, comme Directeur Commercial Régional pour les opérations en Afrique de l'Ouest avec une base à Abidjan. Ce passage a ouvert également la voie à la conduite d'importants projets institutionnels qui restent des expériences de références sur lesquelles nous nous appuyons toujours pour la maîtrise des grands projets (démarrage du système SYDONIA dans les Douanes de la région, Informatisation des Impôts, Réseau Informatique des PTT,…etc).

 

LA touche finale est venue avec mon arrivée chez UNISYS en avril 1990, 2ème Constructeur Américain, 2ème de rang mondial à l'époque, chez qui j'ai pris la charge de la Direction Commerciale pour les solutions bancaires à Abidjan associés à d'importants projets et un portefeuille de clients sous-régionaux. La base régionale est toujours la Côte d'Ivoire. Cette position a permis de conduire d'importants projets informatiques bancaires à Abidjan comme ceux la Société Générale, la BNP, PARIBAS, la BCEAO, etc.

Puis, de nombreux changements sociopolitiques commencent à surgir en Afrique, dès les années 90, avec son cortège de troubles et de dysfonctionnements qui ne rassurent pas les Constructeurs présents sur le marché.

 

Alors qu'Internet venait à peine de faire son apparition, tous les constructeurs ont été contraints de se replier vers l'Europe, notamment, IBM, NCR, UNISYS…etc.

En même temps, l'évolution de l'Industrie annonçait dès l'époque que l'on allait bientôt changer de modèle de distribution en privilégiant la vente indirecte par les Revendeurs aux réseaux directs des Constructeurs.

 

A partir de 1995, après trois années de réflexion en vue de préparer un self-business, j'ai démissionné de chez UNISYS pour créer ma propre entreprise. UNITEC-BENIN est ainsi née avec un plan d'extension sur la sous région, à commencer par le Togo.

Le business plan d'UNITEC était basé dès le départ sur les métiers de services, sachant que le hardware apporte de moins en moins de valeur ajoutée.

 

Cela veut-il dire que dans le business service, vous ne priorisez pas la machine ?


Sans les Services, l'Industrie Informatique ne peut pas vivre ; ce sera de plus en plus vrai même en Afrique, au cours des dix prochaines années. C'est simple : lorsqu'on achète des machines, on doit pouvoir les utiliser pour des tâches précises et apprendre à les utiliser ; il faut donc des compétences, ingénieurs et des spécialistes pour mettre en place les applications, assurer et faire la maintenance : c'est le contenu de l'ensemble des services sans lesquels il ne peut y avoir d'informatique. Voilà le fond des changements dans la nature de la consommation des produits informatiques tels que aujourd'hui partout, même en Afrique où de nombreux projets n'ont pas abouti parce que n'il a y a pas eu du tout ou pas assez plus de prestations pour les services pour faire marcher les nombreuses machines achetées pour finalement ne rien faire avec.

 

Chez UNITEC, nous avons donc pris résolument l'orientation dans laquelle nous voulons être un pôle d'excellence. A titre d'exemple : il n'existe aucun projet informatique au niveau de l'Etat qui puisse démarrer en moins de six mois au minimum. UNITEC est parvenue à réduire ce délai de 50%, avec des résultats tout aussi meilleurs, grâce à une nouvelle ingénierie des projets qui est adaptée au contexte local.

 

Vu l'étroitesse de notre marché, le développement des services n'est viable que sur des projets à grande échelle ; à ce niveau, nous faisons appel à notre Business Network régional pour nous positionner sur les grands projets.

 

C'est le cas des solutions technologiques entièrement orientées Web, que nous dédions :

- au projet d'intégration régionale de la CEDEAO avec le système de l'Assurance Véhicule Communautaire

- au système d'appui à l'Etat pour le contrôle et l'amélioration des recettes publiques

- les systèmes d'informations communautaires

- ..etc

 

Cette approche nous a permis de développer notre Business dans la filière des services portuaires avec des points de présente ouverts depuis 2004 dans les ports de Cotonou, Lomé, Tema, Douala, ..etc et des bases d'activités régionales au BENIN et au NIGER, à travers des missions couvertes par des mandats et/ou contrats d'Etat. Aujourd'hui, avec le développement du Port de Cotonou récemment rendu possible grâce au Millenium Challenge Account, vous avez un rôle essentiel à jouer au niveau de la sous région…

 

Avec notre solutions de facilitation en matière de suivi des opérations Portuaires pour la sécurisation du trafic et des recettes de l'Etat, nous apportons un plus au développement des activités des ports du golf de guinée qui ont une forte dépendance des flux générés par l'hinterland ou les pays voisins. A titre d'exemple, beaucoup de marchandises du Nigeria passent encore par les pays voisins en raison essentiellement de la taille de la plateforme portuaire de Lagos comparée aux volumes d'opérations à traiter. Par conséquent, si on veut donner un bon service aux opérateurs nigérians, il faut bien gérer l'information en s'organisant de manière convenable pour assurer une bonne collecte des données.

 

Notre compréhension de cette problématique nous a permis d'être retenu pour plusieurs projets de " Cargo Managing System " dont celui du NIGERIA, mis en service à Cotonou et dans les ports voisins du BENIN. Il faut rappeler que UNITEC se démarque de la concurrence pour ce genre de projet, à une Ingénierie Globale de la solution qui est proposée en " TURN KEY " avec un contrat de service comprenant la solution technique, le financement et le pilotage.

 

C'est cette démarche qui a permis à UNITEC de faire fonctionner les seuls modèles de guichet unique informatisé et opérationnel, dans les ports comme celui de Cotonou, Lomé et Douala, dans des projets d'Etat que nous exécutons de puis juin 2004.

 

Des efforts sont-ils en mis afin de faire du Bénin un pays producteur de services ?

 

Depuis bientôt, le Bénin commence développe un environnement propice au développement des métiers de services ; en effet, le Benin est l'un des pays de l'UEMOA qui a reçu des appuis significatifs au cours des quinze dernières années, avec la mise en œuvre de plus de cinq projets de développement entraînant une mobilisation importante de financements extérieurs.

Ce contexte doit être associé à des choix déterminants qui ont été faits en termes de technologie avancée, notamment la mise en service, depuis 2002, de la Fibre Optique marine pour l'accès à haut débit au réseau Internet Mondial.

 

A partir de ce moment, le développement des services en matière de technologie devient possible. C'est l'orientation prise par UNITEC avec sa plateforme WEBMAIL dédiée au Portail Internet www.africapro.com qui est opérationnel depuis le 1er septembre 2004.

Autour de cette plateforme, nous conçu des solutions à diffuser sous forme de services SVA (Services à Valeur Ajoutée) de type grand public (messagerie intégrée, Web/Mail/GSM…etc), des applications professionnelles dédiées aux Projets de Développement, des Administrations Publiques et en général aux Opérateurs Economiques.

Dans le développement de ces solutions, nous opérons toujours sous forme de projets " selfsubstainable "(autofinancés).

 

En votre qualité d'acteur majeur au Bénin et dans la sous région, quelle est votre stratégie pour développer vos activités ?

 

Notre stratégie est simple ; elle tourne autour :

- promotion de notre plateforme de services intégrés : Internet, Télécoms et applications on-line

- localisation et réalisation de contrats de services à grand volume (projets communautaires) ;

- renforcement des capacités (capacity building) avec la valorisation de l'expertise africaine et le développement de la filière de formations au profit des solutions technologiques

Cette stratégie donne de bons résultats pour le moment, à partir du BENIN qui héberge nos bases régionales.

 

Quel message principal adresserez-vous aux éventuels partenaires s'intéressant à UNITEC ?

 

La liaison avec des Partenaires Etrangers est importante. Nous le faisons déjà beaucoup en matière de Technologies ; il nous en faut autant sinon plus en matière de mobilisation des ressources financières.

 

En effet, nous avons déjà créé l'environnement requis pour ce type de partenariat. UNITEC a fait le choix des métiers de services dans l'Industrie des Technologies Nouvelles. Nous avons changé également l'approche de l'Ingénierie des projets en passant du système de contrat traditionnel au concept de contrat de services comprenant l'apport du financement qui accroît la responsabilité de l'Opérateur, rassure et sécurise les grands projets d'Etat.

Cette approche est acceptée dans notre marché sous-régional comme une démarche professionnelle sans précédent; elle est aussi bien accueillie par l'Administration Publique et nous avons d'importantes références à notre catalogue.

 

Pour aller plus loin, il nous faut optimiser la solution de financement pour laquelle nous avons reçu l'appui des institutions bancaires locales mais les conditions de financement local sont drastiques. Nous pensons que tout Partenaire Investisseur qui recherche des projets performants et à forte valeur ajoutée, peut trouver une opportunité dans les opérations de UNITEC. Les éventuels promoteurs sont les bienvenus chez UNITEC.

 

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 15:16

 

Bangui - 14/06/2008 (PANA) - Le gouvernement centrafricain a dénoncé, le 2 juin dernier, la convention qui le lie à la société UNITEC Bénin, qui a mis en service en janvier 2006 à Douala, au Cameroun, un système de guichet unique destiné à sécuriser les recettes des douanes, a-t-on appris vendredi à Bangui, de source officielle.


Dans un entretien vendredi à la radio nationale, le ministre des Finances et du Budget, M. Emmanuel Bizot a justifié cette décision du gouvernement par les engagements non tenus d'UNITEC, par le refus de son directeur général, M. Philippe Bocco, de répondre à ses nombreuses injonctions et par une utilisation non transparente des fonds alloués pour la mise en oeuvre du projet.


M. Bizot a également pointé la baisse continue des recettes douanières depuis le début de l'année, autour de 600 millions de francs CFA, au même titre que les autres recettes de l'Etat, notamment les recettes fiscales.


Signée le 12 septembre 2005, cette convention de partenariat a permis à UNITEC de mettre en place un système de contrôle informatique des opérations de dédouanement des importations avant leur entrée en territoire centrafricain.


L'objectif visé était de doubler les recettes douanières qui plafonnaient alors à 1,6 milliard FCFA par mois, grâce à la mise en place de système initialement prévu pour être installé aux frontières avec le Tchad et le Congo Brazzaville.


Lors d'un séminaire sur le guichet unique à Bangui, en juin 2007, M. Bocco avait déploré la paralysie du comité de suivi du guichet unique, les nombreuses exonérations de taxes non prévues par la convention ainsi que l'obligation, également imprévue, pour UNITEC de verser des subsides aux agents du guichet de Douala confrontés à des fins de mois difficiles.

Bangui avait opté pour le système de guichet unique pour tenter de remédier à la faiblesse chronique des régies financières, régulièrement pointée par les institutions financières internationales comme source des difficultés du trésor centrafricain.


 
Ndlr. Centrafrique-Presse : C’est un honteux aveu d’échec du gouvernement qui enterre ainsi définitivement une des lubies du gouvernement Elie Doté, présentée pourtant naguère comme la meilleure solution au problème du manque de performance des douanes nationales. Dans la foulée de cette privatisation sauvage et irresponsable de cet important service de l’Etat, on avait aussi arbitrairement  dissout la douane, occasionnant un invraisemblable désordre dans ce secteur et mettant au chômage plusieurs centaines d’agents. Ce qu'on ne nous dit pas est le montant du manque à gagner que ces errements ont entraîné au budget de l'Etat. Si cela n’est pas de la mauvaise gouvernance, de quoi parle-t-on ?

 

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 21:53


(Les Afriques 10/06/2008)

 

Areva, leader mondial de l’énergie nucléaire, compte doubler sa production d’uranium d’ici à 5 ans avec des investissements de € 3 milliards. L’Afrique en sera largement bénéficiaire. Les cours élevés de l’uranium et la réduction des CO2 portent le groupe.


       Poudre d'uranium ou "yellow cake"

Le groupe français Areva compte doubler sa production annuelle d’uranium dans les cinq ans pour la porter à plus de 12 000 tonnes. Des investissements de € 3 milliards seront engagés, particulièrement en Afrique. Areva est présent sur le continent depuis plus de 40 ans à travers la Somair et la Cominak au Niger. Avec le rachat de la canadienne Uramin en juillet 2007, Areva a diversifié ses sources d’approvisionnement en Afrique avec des projets, plus ou moins avancés en Namibie, en Afrique du Sud et en République centrafricaine (RCA).

Le gisement d’Imouraren


Le gain de production proviendra essentiellement du Niger, troisième producteur mondial, avec la mise en exploitation du gisement d’Imouraren au Niger. Gisement à faible teneur (0,8 kg d’uranium pour 1000 kg de roches minéralisées), Imouraren « sera le plus grand projet d’exploitation d’uranium au Niger, la plus grande mine à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest » affirme Yves Dufour, porte-parole de la mine d’Areva et directeur des activités sociétales. La première étape est l’obtention du permis d’exploitation en cours : l’étude de faisabilité a été déposée en avril, et celle environnementale et sociétale en mai. Si la réponse est positive, « le projet pourrait être au plut tôt obtenu au cours de l’été » précise Yves Dufour.

 
Les investissements, environ € 1 milliard, pourront alors être lancés. « Mais ce qui est le plus délicat, et qui touche tout le monde minier à travers la planète, c’est la disponibilité en engins miniers car la demande en ressources minérales est très importante et les fabricants ne suffisent plus à la tâche. Il y a donc des attentes énormes. Mais on espère, et compte tenu de notre connaissance du marché d’approvisionnement, une mise en production en 2012/13 ». Une mise en production qui sera progressive avec au départ 1 000 à 1 500 tonnes par an, puis rapidement 3 000 t avec des phases supérieures ensuite pour monter jusqu’à 4 000-5 000 t. La durée d’exploitation est prévue sur 40 ans.


Climat apaisé


Le climat s’est apaisé entre le Niger et Areva, qui a perdu son monopole de fait, le pays ayant accordé plusieurs permis d’exploration à des sociétés étrangères. Mais, souligne Yves Dufour, « nous sommes aujourd’hui les seuls à travailler au Niger. Les Chinois sont partis, les Canadiens ne sont pas là, il n’y a pas d’Australiens, il y a plus d’une centaine de sociétés qui ont déposé au Niger mais aucune ne travaille ». Des tensions très fortes étaient apparues début 2007 avec la relance de la rébellion armée des Touaregs du Mouvement des nigériens pour la justice (MNJ), allant jusqu’à l’expulsion du représentant d’Areva. Quelques mois plus tard, le gouvernement nigérien a négocié et obtenu d’Areva, le relèvement à FCFA 40 000 le prix du kilo d’uranium. Parallèlement, plusieurs associations, Sherpa, MDM et le CRIIRAD, ont dénoncé les conditions d’exploitation de l’uranium au Niger en accusant Areva de mettre en danger les salariés et les riverains de ses mines. En réponse, Areva a décidé de créer un observatoire de la santé et une veille sanitaire autour des sites miniers, non seulement au Niger en cours de finalisation, mais aussi sur tous ses sites miniers à travers le monde.

La diversification par l’acquisition d’Uranim


Outre le Niger, Areva détient plusieurs projets à différents stades d’avancement en Afrique obtenus grâce au rachat de la canadienne Uramin, en juillet 2007. Le projet le plus immédiat est la mine de Thekkopije en Namibie, dont la production devrait démarrer en 2009 pour atteindre environ 2 000 t par an.


Un autre gisement minier, connu lui aussi depuis longtemps, comme celui d’Imouraren, mais resté dans les cartons faute d’un prix de l’uranium attractif, le gisement de Bakouma en République centrafricaine (RCA). Toutefois, l’opération est plus délicate. D’une part, le gouvernement centrafricain a contesté les droits acquis par Areva à la suite du rachat d’Uramin et, d’autre part, le gisement est complexe car, dans la roche, se trouve aussi du phosphate, donc le traitement du minerai est plus compliqué. Sur le premier point, les négociations ont toujours lieu entre le gouvernement et Areva. « Ce que nous proposons au gouvernement centrafricain, c’est de développer encore davantage la connaissance du gisement et de trouver si possible des ressources supplémentaires. On a actuellement environ 9 000 tonnes en ressources. Ce gisement est éloigné de tout avec des infrastructures à construire. Si on tombe d’accord, ce sera une grande aventure industrielle et minière », souligne Yves Dufour. Sur les associations uranium-phosphates, Areva a d’ailleurs conclu un accord en 2007 avec l’Office chérifien des phosphates (OCP, Maroc) afin de mettre en place une recherche-développement pour valoriser l’uranium, présent avec une basse teneur dans les gisements marocains de phosphates.


« Les Chinois sont partis, les Canadiens ne sont pas là, il n’y a pas d’Australiens, il y a plus d’une centaine de sociétés qui ont déposé au Niger mais aucune ne travaille ».


Enfin, toujours en Afrique, Uranim avait identifié des ressources dans le site de Ryst Kuil au Nord du Cap. Areva est dans l’attente des résultats des sondages.


Dans les années à venir, l’Afrique sera le cœur de l’activité d’Areva, avec un rééquilibrage sur le long terme. Aujourd’hui, la production d’uranium d’Areva est de 6 046 tonnes (2007), dont 41% provient de l’Afrique. Avec les développements envisagés, la part de l’Afrique devrait monter à environ 50% dans un premier temps. Dans un premier temps car, affirme Yves Dufour, « parallèlement nous développons une exploration très intense au Canada, qui ne donnera pas des résultats immédiats, mais dans les 15-20 ans, le Canada rééquilibrera donc la production, voir le Kazakhstan et l’Asie ».

 
Les juniors prennent pied en Afrique


A la question de savoir si avec l’intense mouvement de fusions&acquisitions dans les mines, la concurrence s’était exacerbée aussi dans l’uranium, Yves Dufour répond : « Sur les permis d’exploration, dans la fin des années 70 et du début 80, il y avait une concurrence énorme sur la planète sur l’uranium. Ce qui est nouveau aujourd’hui en Afrique, c’est que l’on voit les juniors, -on dénombre entre 700 et 800 juniors, principalement nord-américaines, au niveau mondial-, investir l’Afrique. La finalité d’une junior n’est pas obligatoirement l’exploitation, c’est surtout de faire des leviers financiers en bourse, cela paraît toujours délicat, pour de pas dire autre chose, de les voir s’investir en Afrique parce que la bonne finalité d’une exploration en Afrique, c‘est de mettre en exploitation. C’est vrai qu’il y a énormément de juniors internationales qui viennent s’investir en Afrique. Certaines ont plus d’éthique et vise l’exploitation. Ce n’est pas facile de passer du stade junior au stade major. Les grandes juniors qui se lancent dans l’exploitation, ont pas mal de déboires car c’est un métier, on n’exploite pas l’uranium comme de l’or ou du nickel ».


Par Anne-Guillaume Gentil, Paris. 10-06-2008

 

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