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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 23:52

 

 

 

seleka véhicule

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 04 Mars 2013 14:06


« A partir d’aujourd’hui, nous allons faire notre premier retrait sur Sibut  et quelques jours après, c’est le retrait définitif ». Une déclaration faite  le 3 mars 2013 à Damara (75 kilomètres de Bangui),  lors de l’opération du cantonnement des éléments de Séléka par le Colonel Bordas, chargé des missions de ce mouvement. Il l’a dit en présence du Premier ministre, Maître Nicolas Tiangaye, accompagné de ses collègues de l’Administration du Territoire, Léon Diberet et de celui de la Sécurité publique, Josué Binoua.


Bien avant de lancer cette opération, selon le reporter de Radio Ndeke Luka, Nicolas Tiangaye et les chefs  de Séléka  ont entamé une longue discussion qui a duré à peu près 3 heures de temps. A l’issu de ces échanges, les éléments de Séléka ont exprimé quelques revendications dont, « leretrait de la troupe sud africaine sur le territoire centrafricain, la libération de certains de leurs éléments faits prisonniers par le pouvoir de Bangui et, le choix de 3 sites pour leur cantonnement au lieu de 4 retenus par la FOMAC ».


Après les interventions des membres du gouvernement et celles du Général Jean Félix Akaga de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC), les chefs  de Séléka ont finalement décidé de faire un pas en arrière avec leurs 1.800 éléments, c’est-à-dire se replier sur Sibut (186 kilomètres Nord de Bangui), en attendant la suite de leurs revendications.


«  Nous sommes d’accord avec ce qui est dit par le Premier Ministre et toutes les interventions ont été bien enregistrées, nous aussi nous avons des hommes sur le terrain, c’est nous qui les commandons, nous allons faire le mieux pour que le cantonnement soit fait » confirme le Colonel Bordas, chargé de mission de la Séléka.


Pour le chef du gouvernement, Maître  Nicolas TIANGAYE,  le fait que les éléments de la Séléka aient accepté de quitter la ville de Damara pour se positionner dans la ville de Sibut est à saluer et, il considère ce fait comme « un processus qui est évolutif ».


Cependant à Bangui, le retrait de la troupe Sud-africaine exigé par les chefs  de Séléka  n’est pas accepté par tous. Lévy Yakété, coordonnateur de la  Coalition Citoyenne d’Opposition aux Rebellions Armées (COCORA),  a exprimé lors d’une conférence de presse, animée le 2 mars dernier à Bangui, le souhait  du maintien voir de l’augmentation de l’effectif des troupes sud africaines en République Centrafricaine.


Selon lui, « n’eut été la présence de cette troupe Sud-africaine, Bangui serait depuis attaquée par ces rebelles».

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 23:34

 

 

 

des-éléments de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-févr

 

 

Centrafrique : lancement du cantonnement des rebelles par le PM à Kaga-Bandoro (source officielle)

 

04.03.2013 à 08h50 (Xinhua )

 

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, issu des accords de paix signés le 11 janvier à Libreville au Gabon, s'est rendu dimanche à Baga-Bandoro (Centre) pour le lancement de l' opération de cantonnement des rebelles en vue de leur désarmement, a annoncé à Xinhua le ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty.



"La gestion de la prise en charge des combattants ayant été réglée, nous estimons que d'ici la fin de la journée la caravane va atteindre Kaga-Bandoro pour s' installer", a indiqué le ministre Gazam Betty, qui ne fait pas partie de la mission gouvernementale, car, resté à Bangui, la capitale centrafricaine, pour s' occuper d' autres importantes.



Cette opération donnera lieu dans un premier temps à l' identification des rebelles à désarmer, que sont non seulement les éléments de l' alliance Séléka qui a pris les armes en décembre pour pouvoir renverser le régime du président François Bozizé, mais également d' autres groupes armés actifs sur le territoire de la République centrafricaine (RCA).



Aucun chiffre exact n'est avancé pour déterminer le nombre de ces combattants, pas même ceux de Séléka, signataire des accords de paix de Libreville avec le pouvoir central et avec la participation de l'opposition démocratique représentée par Nicolas Tiangaye et la société civile.

 

Un millier d' hommes est concerné par la cérémonie présidée par le Premier ministre dimanche à Kaga-Bandoro, qui représente l' un des trois sites choisis pour le regroupement des combattants, les deux autres étant Bria et Ndélé, informent cependant des sources officielles.

 

Le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad qui constituent avec la RCA le six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ont fourni une aide de 4 milliards de francs CFA (8 millions USD) pour cette opération. Entre 2 et 3 millions d'euros sont également annoncés de l' Union européenne (UE).

 

Ce processus de désarmement devra permettre de pacifier la RCA, un pays sans cesse en proie à des rébellions et des putschs militaires. 

 


 

Centrafrique : Sept localités encore sous contrôle des rebelles de Séléka

 

seleka véhicule

 


YAOUNDE Lundi 4 mars 2013 | 15:44 UTC (Xinhua) - Après leur retrait de Damara (90 km au Nord de Bangui) dimanche, sept localités restent sous contrôle de la coalition rebelle centrafricaine Séléka, qui a pris les armes en décembre pour pouvoir renverser le régime du président François Bozizé avant de signer avec lui des accords de paix le 11 janvier à Libreville au Gabon, sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale.


Répartis entre le Nord, le Centre et l'Est de la République centrafricaine (RCA), ces localités sont : Kaga-Bandoro, Sibut, Alindao, Ndélé, Bria, Bambari et Samoandja, a confié lundi à Xinhua, le colonel Michel Narkoyo, l'un de porte-parole militaires de l'alliance rebelle qui a révélé des divisions en son sein depuis la formation du gouvernement d'union nationale du 3 février dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.


Ces divisions sont, pour l'essentiel, dues à l'opposition manifestée par une partie de Séléka au cantonnement des rebelles en vue de leur désarmement, qui pose comme conditions préalables le départ des troupes sud-africaines et ougandaises alliées du pouvoir de François Bozizé, puis la libération des prisonniers politiques en marge de la crise.


La rébellion a occupé une partie du territoire centrafricain lors de son avancée vers Bangui, qui a été épargnée grâce au déploiement d'une force d'interposition de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient) qui a instauré une ligne rouge à Damara, à quelque 90 km de la capitale.


"On s'est retiré de Damara. Maintenant, on occupe les sept villes que j'ai énumérées", a souligné le colonel Narkoyo, au lendemain du lancement de l'opération de cantonnement des rebelles lors d'une cérémonie présidée par le Premier ministre Nicolas Tiangaye dimanche à Kaga-Bandoro.


Selon lui, 1.800 hommes qui font partie des troupes de Séléka retirées de Damara, se sont regroupés à Sibut, où ils attendent l'identification qui permettra de déterminer le nombre exact de combattants rebelles qui devront être désarmés, à en croire des sources officielles à Bangui.


Le désarmement, qui vise à pacifier la RCA, un pays sans cesse en proie aux rébellions et aux coups d'Etat, devra s'étendre à tous les mouvements rebelles actifs dans ce pays d'Afrique centrale, fait savoir le ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 01:05

 

 

 

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YAOUNDE Dimanche 3 mars 2013 18:57 UTC (Xinhua) - Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, issu des accords de paix signés le 11 janvier à Libreville au Gabon, s' est rendu dimanche à Kaga-Bandoro (Centre) pour le lancement de l' opération de cantonnement des rebelles en vue de leur désarmement, a annoncé à Xinhua le ministre de la Communication, Christophe Gazam Betty.

 

"La gestion de la prise en charge des combattants ayant été réglée, nous estimons que d'ici la fin de la journée la caravane va atteindre Kaga-Bandoro pour s'installer", a indiqué le ministre Gazam Betty, qui ne fait pas partie de la mission gouvernementale, car, resté à Bangui, la capitale centrafricaine, pour s’occuper d’autres importantes.

 

Cette opération donnera lieu dans un premier temps à l' identification des rebelles à désarmer, que sont non seulement les éléments de l' alliance Séléka qui a pris les armes en décembre pour pouvoir renverser le régime du président François Bozizé, mais également d' autres groupes armés actifs sur le territoire de la République centrafricaine (RCA).

 

Aucun chiffre exact n'est avancé pour déterminer le nombre de ces combattants, pas même ceux de Séléka, signataire des accords de paix de Libreville avec le pouvoir central et avec la participation de l'Opposition démocratique représentée par Nicolas Tiangaye et la société civile.

 

Un millier d' hommes est concerné par la cérémonie présidée par le Premier ministre dimanche à Kaga-Bandoro, qui représente l' un des trois sites choisis pour le regroupement des combattants, les deux autres étant Bria et Ndélé, informent cependant des sources officielles.

 

Le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad qui constituent avec la RCA le six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), ont fourni une aide de 4 milliards de francs CFA (8 millions USD) pour cette opération. Entre 2 et 3 millions d'euros sont également annoncés de l'Union européenne (UE). Ce processus de désarmement devra permettre de pacifier la RCA, un pays sans cesse en proie à des rébellions et des putschs militaires.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 01:01

 

 

 

 

éléments-de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-fc3a9vrie

 

 

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 03 Mars 2013 13:23

 

Les opérations du cantonnement des rebelles de la coalition Séléka viennent d’être lancées ce 3 mars 2013 à Damara (75 kilomètres nord de Bangui). Plus de 1600 éléments de cette faction rebelle en sont concernés. Pour traduire dans les faits la 2ème phase de  l’accord de Libreville signé en janvier dernier, une importante délégation partie de Bangui a fait le déplacement de Damara, dite ligne de démarcation.

 

C’est le Premier ministre d’union nationale l’Opposant maitre Nicolas Tiangaye qui a conduit cette mission en collaboration avec les partenaires au développement.

 

Les grands absents au rendez-vous de Damara ont été le Vice Premier ministre en charge de la Défense nationale Michel Am-Nondroko Ndjotodia et Christophe Gazam-Betty ministre de la Communication, tous 2 issus des rangs de la Séléka, a remarqué l’envoyé spécial de Radio Ndeke Luka.

 

Ce cantonnement est intervenu quelques jours après qu’une frange des rebelles l’ait contesté. Elle a exigé le respect par Bangui des clauses de l’accord de Libreville. Toutefois, le gouvernement a, de son côté indiqué que les opérations ont été avortées faute de moyens logistiques liés à l’intendance.

 

Les populations de Damara et ses environs ont d’ores et déjà accueilli avec joie la nouvelle du regroupement et cantonnement de ces rebelles. Une manière pour elle de s’échapper enfin, des griffes de ces bourreaux qui les ont terrorisés  depuis quelques temps, a remarqué l’envoyé spécial.

 

Il faut aussi dire que ce cantonnement de la Séléka fait suite à l’attaque en début de cette semaine de la ville de Sido (nord) par les éléments de la Convention des Patriotes pour la Justice (CPJP) Fondamentale dirigée par Nouredine Adam. Ces derniers sont à ce jour des dissidents de la Séléka.

 

Au sujet justement de cette attaque, le gouvernement, par la voix de son porte-parole maitre Crépin Mboli Goumba, ministre des travaux publics, n’est pas passé par 4 chemins pour la condamner fermement.

 

« Les représentants légitimes de la Séléka ont même réaffirmé leur attachement à l’accord de Libreville et ont aussi condamné l’attaque. D’ailleurs, des solutions rapides aux réclamations des leaders légitimes de la Séléka seront trouvées. Car, la République centrafricaine ne peut plus continuer d’être une terre où sévissent toujours les criminels », a regretté le porte-parole.

 

Il est à noter que samedi dernier, la  Coalition Citoyenne d’Opposition aux Rebellions Armées (COCORA) a donné un ultimatum au gouvernement Tiangaye de réussir sa mission au sujet du soulagement des souffrances de la population des zones occupées par Séléka.

 

Lévy Yakité

 

« Si d’ici la fin du mois de mars, rien n’est fait pour délivrer nos parents qui souffrent à ce jour des exactions de tout genre de la part des éléments de la Séléka, nous allons demander la démission pure et simple de ce gouvernement », a martelé Lévi Yakété, coordonnateur de la COCORA.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 02:46

 

 

 

cantonemt Séléka-copie-1

 

 

Par RFI vendredi 01 mars 2013

 

En Centrafrique, la coalition «Séléka» s’est divisée, vendredi 1er mars, avec la reprise des hostilités et l’attaque de la ville de Sido, frontalière avec le Tchad. Une situation qui met à mal le processus de paix enclenché dans le pays. Cette coalition de rébellions qui avait voulu renverser le président François Bozizé en décembre dernier a connu des difficultés tout au long des dernières semaines.

 

Désormais, nous pouvons parler de deux Séléka : celle de Michel Djotodia et celle du général Nouredine Adam. Ce dernier serait soutenu par Neris Massi et le colonel Florian Ndjadder. Ceux-ci affirment que le combat de la Séléka ne se résume pas aux portefeuilles ministériels mais à l’implantation de la paix dans le pays. En clair, leur objectif est de faire changer les régions en place, comme cela avait été mentionné dans le document de base de la Séléka dont RFI a eu copie.

 

Joint au téléphone par RFI, Christophe Ghazam Betty – un des porte-parole de la Séléka de Michel Djotodia et actuel ministre de la Communication, a confirmé la scission. « Ces hommes nous ont quitté et ont mis en place une autre coalition » a-t-il affirmé avant d’ajouter que « les chefs d’Etat de l’Afrique centrale ont été clairs, à Libreville, ces dissidents vont prendre l’entière responsabilité de leurs actes mais d’un autre côté, nous n’avons pas quitté le processus en cours ».

 

L’attaque menée par une faction de la coalition rebelle

 

La prise de la localité de Sido – ville située dans le nord de la Centrafrique – par cette faction dissidente de la Séléka est stratégique. Elle permet au groupe de se doter en combattants et en armes du côté du Tchad voisin.

On annonce des actes de pillage et la destruction de nombreux bâtiments administratifs. Pour l’instant, il est difficile d’établir un bilan humain mais on signale des déplacements des habitants fuyant vers le Tchad.


En décembre dernier, les rebelles de la Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant de prendre la capitale, Bangui. Après avoir signé un accord de paix, le 11 janvier à Libreville, au Gabon, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.


Aujourd’hui, l’accord semble rompu par cet « acte » que Christophe Ghazam Betty qualifie de « folie », à travers lequel « Nourredine Adam vient de se mettre à dos les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et de la communauté internationale », a ajouté le ministre de la Communication et un des responsables de la Séléka.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:25

 

 

 

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Centrafrique : une faction de la coalition rebelle attaque une localité du Nord

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.03.2013 à 15h33

 

Une faction de la coalition rebelle centrafricaine Séléka a attaqué jeudi 29 février une localité du nord de la Centrafrique, faisant fuir des militaires et des habitants vers le Tchad voisin, a indiqué vendredi à l'AFP une source militaire centrafricaine.


"Des éléments de la CPJP [Convention des patriotes pour la justice et la paix] fondamentale du général Nouredine Adam, venus du Tchad, ont attaqué jeudi la localité de Sido, qui fait frontière avec le Tchad. L'attaque a visé la sous-préfecture, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes, le commissariat", a affirmé à l'AFP cette source requérant l'anonymat.


"Toutes les autorités locales, les éléments des forces armées centrafricaines [Faca] basés sur place ont été surpris par l'attaque et ont fui vers le Tchad, de même que la population civile. La localité est présentement occupée par les rebelles", a ajouté la même source.



LES ACCORDS DE LIBREVILLE EN QUESTION


"On ignore pour le moment le bilan de cette attaque menée par les rebelles qui sont entrés à bord de quatre véhicules 4 × 4 dont deux équipés de mitrailleuses lourdes", a-t-elle souligné. Mi-décembre, les rebelles de la Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.


Ce gouvernement, conduit par le premier ministre issu de l'opposition, Nicolas Tiangaye, est notamment chargé de mettre en œuvre le programme de démobilisation, désarmement et réinsertion pour les anciens rebelles.


Sur une radio locale, le ministre de la communication et l'un des responsables de la Séléka, Christophe Ghazam Betty, a confirmé qu'il y avait eu une attaque et l'a aussitôt condamnée : "Je vais vous le dire de la manière la plus claire et sans ambiguïté : M. Nourredine Adam prend sur lui la responsabilité d'aller à l'encontre des accords de Libreville."


"Il vient par cet acte que je qualifie de folie de se mettre à dos les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale, et la communauté internationale", a ajouté le ministre. En tant que responsable de la coalition rebelle, le ministre a insisté : "Rien ne permet ce genre de dérapage. [Nourredine Adam]est seul à répondre de ces hommes qu'il a fait venir du Tchad pour attaquer Sido[...]. Il appartient à M. Nouredine de s'assumer."

 

 

 

Les rebelles repassent à l'offensive en Centrafrique

 

Libération 1 mars 2013 à 14:05

 

Une faction du Séléka, qui avait menacé le régime de François Bozizé entre la mi-décembre et la mi-janvier, a lancé jeudi une attaque contre une localité du nord du pays.


Par AFP


Une faction de la coalition rebelle centrafricaine Séléka a attaqué jeudi une localité du nord de la Centrafrique, faisant fuir des militaires et des habitants vers le Tchad voisin, a indiqué vendredi à l’AFP une source militaire centrafricaine.

 

«Des éléments de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix, ndlr) fondamentale du général Nouredine Adam, venus du Tchad, ont attaqué jeudi la localité de Sido qui fait frontière avec le Tchad. L’attaque a visé la sous-préfecture, la base des forces armées centrafricaines, la gendarmerie, le poste des douanes, le commissariat», a affirmé à l’AFP cette source, requérant l’anonymat.

 

«Toutes les autorités locales, les éléments des Forces armées centrafricaines (Faca) basés sur place ont été surpris par l’attaque et ont fui vers le Tchad, de même que la population civile. La localité est présentement occupée par les rebelles», a ajouté la même source. «On ignore pour le moment le bilan de cette attaque menés par les rebelles qui sont entrés à bord de quatre véhicules 4X4 dont deux équipés de mitrailleuses lourdes», a-t-elle souligné.

 

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d’union nationale.

 

Ce gouvernement, conduit par le Premier ministre issu de l’opposition Nicolas Tiangaye, est notamment chargé de mettre en œuvre le programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) pour les anciens rebelles.


Sur une radio locale, le ministre de la Communication et l’un des responsables du Séléka, Christophe Ghazam Betty, a confirmé qu’il y avait eu une attaque et l’a aussitôt condamnée. «Je vais vous le dire de la manière la plus claire et sans ambiguïté: M. Nourredine Adam prend sur lui la responsabilité d’aller à l’encontre des accords de Libreville.»

 

«Il vient par cet acte que je qualifie de folie de se mettre à dos les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), et la communauté internationale», a ajouté le ministre. En tant que responsable de la coalition rebelle, le ministre a insisté : «Rien ne permet ce genre de dérapage. Il (M. Nourredine Adam) est seul à répondre de ces hommes qu’il a fait venir du Tchad pour attaquer Sido(...) Il appartient à M. Nouredine de s’assumer.»

 

 

 

 

 

Attaque de la localité de Sido par une nouvelle rébellion

 

Bangui 1er mars (ACAP) - La localité de Sido dans la préfecture de l’Ouham, quasiment à la frontière entre la République Centrafricaine et le Tchad, a été attaquée par un nouveau groupe rebelle dirigée cette fois-ci par Eric Neris et Adam Noureldine Mahamat, en violation flagrante des accords de paix de Libreville, d’après une source autorisée ayant requis l’anonymat, vendredi 1er mars 2013.


Ces nouvelles hostilités auraient pour objectifs d’obliger le Président de la République François Bozizé à abandonner le pouvoir ou à entamer une discussion avec Eric Neris. 



Après le déclenchement des hostilités par les Séléka le 10 décembre dernier, les chefs d’Etat des pays de la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) avaient convenu de mettre les belligérants autour d’une même table. Les pourparlers ont abouti à un accord politique dit de Libreville. 



Grâce à ces accords, un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) a été formé, dirigé par Maître Nicolas Tiangaye, issu de l’opposition. 



Dans ce même gouvernement figurent les personnalités provenant de la majorité présidentielle, des groupes armés, des groupes armés non combattants, l’opposition et la société civile.

 

Avec le concours des forces de la CEEAC (la FOMAC), les ex-combattants étaient pourtant sur le point d’être cantonnés sur quatre sites, à savoir : Kaga Bandoro, Bria, Ndélé et peut-être Sam Ouandja. 


Malgré ce processus, tout se passe comme si certains leaders ne sont pas d’accord avec la formation du gouvernement. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre les nouvelles hostilités, réclamées par Eric Neris, qui serait de mèche avec le colonel Ramadane. 



En tout cas, dans l’esprit même de l’accord de Libreville, les commanditaires de ces nouvelles hostilités prendront leurs responsabilités devant le peuple centrafricain qui aspire à la paix, les chefs des dix Etats de la CEEAC et l’ensemble de la communauté internationale, qui appuient sérieusement le processus de paix en République Centrafricaine. 

 

 

 

 

Centrafrique : nouvelles inquiétudes sur la menace Séléka

 

http://www.afrik.com    VENDREDI 1ER MARS 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le cantonnement avorté des ex-combattants du Séléka fait monter la tension au sein de la rébellion et crée des inquiétudes à Bangui.

 

(De notre correspondant)

 

Alors que l’application des accords de Libreville était en train d’entrer dans sa deuxième phase, c’est-à-dire le cantonnement des combattants sur le terrain, une nouvelle situation de crise se présente.


En une semaine seulement, les rebelles du Séléka ont failli investir la capitale Bangui à deux reprises. Ils ont évoqué comme raisons que le président Bozizé manifeste ostensiblement la volonté de ne pas appliquer les accords signés le 11 janvier 2013 à Libreville.


C’est dans un communiqué signé par le Conseil suprême du Séléka qu’ils ont exprimé leur mécontentement. Selon ce texte, la rébellion « constate avec regret de manière successive que : la composition du gouvernement d’union nationale est contraire à la lettre et l’esprit de Libreville, en ce qui concerne la répartition des postes ministériels par entité. Le réaménagement technique du gouvernement visant la représentativité équitable annoncée par le Premier ministre maître Tiangaye est un vain mot ; les prisonniers politiques qui devraient être libérés croupissent encore dans les prisons privées du général Bozizé ; le général François Bozizé continue de s’approvisionner en armes ; une mission secrète dirigée par son fils Francis Bozizé séjourne en Roumanie en quête de pilotes et des mécaniciens d’hélicoptères de combat ; le ministre de la communication, Monsieur Christophe Gazam-Betty est interdit d’accès aux locaux de la radio nationale sur instruction personnelle du général François Bozizé ; les troupes non communautaires et les mercenaires qu’il a fait massivement fait venir sont déployés à des points stratégiques du pays afin de prendre, soi-disant, nos vaillants combattants de dos … ».


Le communiqué a, en outre, indiqué que fort de tout ce qui précède, un projet de marche sur Bangui a été élaboré et mis en chantier. Chose dite chose faite. Des tentatives de prise de la capitale ont été étouffées par les responsables de la coalition Séléka déjà au sein du gouvernement, notamment le général Dhaffane ministre des Eaux et Forts et le ministre de la Défense, M. Michel Djotodjia. Tout est parti de l’avortement de la mission du lancement des opérations de cantonnement des ex-combattants du Séléka, annoncé par le général Jean Félix Akaga. Cette situation vient se greffer à la panoplie des points inscrites dans le communiqué susmentionné pour enclencher des mouvements des combattants sur le terrain.


Lundi dernier, dans la matinée, les rebelles du Séléka ont failli investir la capitale Bangui. Il aura fallu l’intervention du général Dhaffane à Damara, sur la ligne d’interposition de la FOMAC pour convaincre les éléments à regagner leur position initiale au village Vangué (Pk 92 après Damara). Pas plus-tard que le mercredi 27 février dernier, ces éléments se sont agités jusqu’à ce que leurs responsables de Bangui aient pu les convaincre une énième fois de plus.


Ces agitations des éléments du Séléka font planer des inquiétudes à Bangui sur une population suffisamment traumatisée par les spectres de cette longue crise.

 

 

 

 

Centrafrique : La Séléka critique le gouvernement d’union nationale

 

01/03/2013 à 11h:49 | AFP

 

La coalition rebelle centrafricaine du Séléka a affirmé vendredi ne pas se "retrouver" dans le nouveau gouvernement d'union nationale auquel elle participe, qualifiant de "faible" le nouveau Premier ministre d'opposition Nicolas Tiangaye.

 

Le "Séléka (. . . ) ne se retrouve pas dans ce nouveau gouvernement national de transition", déclare ce communiqué, qui réclame le respect des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier.

 

Le Séléka accuse notamment le président François Bozizé d'avoir mis en place un "shadow cabinet" (cabinet de l'ombre), dans lequel les ministres issus de l'opposition et de la rébellion sont flanqués de ministres délégués proches du pouvoir.

 

La Premier ministre n'est pas non plus épargné par le communiqué qui le qualifie de "chef de gouvernement faible et malléable".

 

"Le Président Bozizé a imposé (le gouvernement) au Premier Ministre Tiangaye, pourtant assuré du fort soutien de Séléka, qui n?a pas pu lui résister ou s'imposer", affirme le Séléka, pour qui "le peuple a besoin d'un leadership fort".

 

Par ailleurs, les rebelles continuent d'exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines.

 

Mi-décembre, le Séléka avait pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, il a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

 

Le premier ministre Tiangaye, dont la nomination a été soutenue par le Séléka, est chargé de conduire la transition vers la paix et la tenue d'élections législatives d'ici un an.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 16:19

 

 

 

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Sarrebourg : 200 Picards en Centrafrique

 

http://www.republicain-lorrain.fr   01/03/2013

 

La situation politique n’est toujours pas stabilisée en Centrafrique, malgré un accord entre la guérilla Séléka, implantée dans le nord du pays, et le gouvernement de François Bozizé.

 

La mission de protection des ressortissants français, entamée en décembre, se prolonge. Hier matin, 120 soldats du 1er  régiment d’infanterie de Sarrebourg (1er RI) se sont envolés de Metz pour la capitale centrafricaine, Bangui. Ils seront rejoints, lundi, par 92 soldats supplémentaires. Les militaires mosellans ont pour mission de protéger les ressortissants français sur les quatre prochains mois. La fragile unité du gouvernement, composé en janvier avec les rebelles, peut laisser resurgir le conflit à tout instant. La Séléka (« alliance » en Sango) avait conquis sept villes par la force en décembre, avançant des motifs d’insurrection peu lisibles, hormis la demande de démission du Président Bozizé, jugé incompétent.

 

Le lieutenant-colonel Demay, numéro 2 du régiment sarrebourgeois, prend la tête de l’opération baptisée « Boali ». Un soutien à la Force de paix africaine est également envisagé. « Mais en aucun cas une ingérence dans la vie politique du pays », a souligné l’État-major.

 

H. G.

 

 

Boali.jpg

QG contingent BOALI

 


Les paras du "8" reviennent à Castres

 

Source: La Dépêche du midi



Dans le même temps 180 parachutistes du Huit rentrent de Centrafrique après un séjour qui fut riche en évènement puisque le pays a connu de fortes tensions. Après quatre mois de mission dans la capitale centrafricaine Bangui, les éléments du 8e RPIMa aux ordres du lieutenant-colonel Benoît Fine, commandant en second du régiment, vont retrouver Castres. Le détachement avait pris pour nom «Boali 31». Son action s'inscrivait dans le cadre de la Mission de consolidation de la paix (Micopax).



Le mandat des Castrais aura été riche en évènement. Le 26 décembre 2012, l'ambassade France avait été l'objet de caillassage et d'agression nécessitant le déploiement des éléments de la 1re compagnie du capitaine Ageron sur l'emprise française ainsi que sur de regroupement «17villa». «L'arrivée de renfort à compter du 27 décembre entraînait une multiplication par 2,5 des effectifs du détachement, rappelle le colonel Fine. Il importait d'être prêts à défendre les intérêts français et, surtout, à pouvoir évacuer les ressortissants si nécessaire.»

 

Il précise: «Depuis la situation s'est améliorée et a permis aux sections de la compagnie de reprendre leurs tournées de présence en province.» À la veille du retour «au pays» et plus particulièrement au sein des foyers castrais, le colonel Benoît souligne: «Le personnel du 8e RPIMa aura le sentiment du devoir accompli mais aussi d'avoir vécu un moment fort de l'histoire de la République Centrafricaine. Il y aura un avant et un après «décembre 2012». Chacun repart avec en mémoires des images fortes et variées, violentes et amicales, avec l'espoir que ce pays attachant sorte d'une crise profonde.»

 

Missions: sécurisation et formation


Dans un contexte qui allait s'avérer difficile pour le détachement Boali 31 du 8e Rpima, la mission dévolue au dispositif Micopax est de contribuer à la paix et à la stabilité en Centre Afrique : protéger la population, sécuriser le territoire, contribuer au processus de réconciliation nationale, faciliter le dialogue politique. Par ailleurs, le détachement d'instruction opérationnel du capitaine Gueguen a quant à lui parfait la formation des unités camerounaises, gabonaises, congolaise et tchadiennes avant leur déploiement dans le pays pour ramener définitivement le calme et la sécurité.

 

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 04:07

 

 

 

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arrivée de BOZIZE en Guinée Equatoriale la semaine dernière à 3 heures du matin 

 

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François Bozizé sur le qui-vive

 

N'ayant aucune confiance en la rébellion avec laquelle il doit composer depuis le 11 janvier, le président François Bozizé continue de s'armer. Précaution d'usage…



Peu enclin à partager son bœuf aux gombos avec la rébellion du Séléka, François Bozizé s'emploie discrètement à remettre en état deux hélicoptères MI 24. Histoire de mieux bomber le torse… Depuis leur achat par la présidence centrafricaine en 2011, ces appareils d'attaque de fabrication russe n'ont jamais pu voler faute d'entretien. Ils croupissaient dans les hangars de l'escadrille à Bangui, à proximité de l'aéroport international de Bangui M'Poko. 

 

Fin janvier, un pilote français accompagné d'un mécanicien se sont rendus à Bangui pour remettre l'un des deux engins en état. Un équipage ukrainien les a rejoints quelques jours plus tard afin de réhabiliter le second. Des vols d'essai concluants ont été effectués le 1er février. Mais les deux appareils ont peu de chances d'être utilisés pour déloger la rébellion des positions qu'elle continue de tenir à travers le pays, en dépit de l'accord de Libreville. L'armée de l'air centrafricaine est quasi-inopérante et ne dispose pas des munitions nécessaires pour armer ces appareils. Reste que le chef de l'Etat cherche toujours à libérer définitivement plusieurs zones minières et pétrolières dans lesquelles essaiment plusieurs mouvements armés. Il s'agit en particulier des mines d'or et de fer situées dans la région de Ndassima près de Bambari (centre), ainsi que de la zone pétrolifère de Boromata (nord-est).



La LC n°653 du 20/02/2013

 

 


Séléka, une coalition en perdition ?

 

Les tensions internes pourraient avoir raison de la coalition de groupes armés ayant menacé le président François Bozizé fin décembre.



On ne peut pas dire que l'entrée de cinq de ses ministres - Michel Djotodia, Moussa Mohamed Dhaffane, Herbert Djono Ahaba, Amalas Amias Aroune et Christophe Gazambeti - dans le gouvernement de Nicolas Tiangaye ait follement satisfait la coalition de mouvements armés ayant menacé de renverser François Bozizé, en janvier dernier. En témoigne la multiplication des exactions attribuées par les populations civiles à la Séléka, ces dernières semaines, contre les bâtiments religieux et publics de plusieurs villes de province (sous-préfectures, mairies, brigades de gendarmerie…). Devant cette situation, l'embarras de Michel Djotodia, vice-premier ministre chargé de la défense, patron de l'UFDR ainsi que de la rébellion, n'en est que plus visible. 



Ce sentiment est renforcé par la décision d'un de ses anciens alliés, Noureddine Adam, président de la CPJP et présent aux pourparlers de Libreville, de poursuivre la lutte armée. Cette décision s'expliquerait par le refus du premier ministre d'intégrer l'un de ses frères cadets au sein du gouvernement d'union nationale. Ses hommes, notamment recrutés au Tchad, seraient à l'origine des exactions à Bambari dans la préfecture de l'Ouaka (centre), ainsi qu'à Alindao, Mobaye, Kembé, Dimbi et le long du fleuve Oubangui. Plusieurs convois de la Fomac, partis de Bangui, et de la Séléka, provenant de Ndélé dans la préfecture du Bamingui-Bangoran (Centre-Nord), devaient se retrouver à Bambari pour mettre de l'ordre dans la ville. 

 

La LC n°653 du 20/02/2013

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 03:45

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 28 Février 2013 12:03

 

Les exactions commises sur les populations de certaines zones occupées par les rebelles de la coalition Séléka sont loin de prendre fin. 3 agents de la « Fox Sécurité », travaillant pour le compte du Programme Alimentaire Mondial (PAM) de Kaga Bandoro, ont été arrêtés, torturés et ligotés le 25 février 2013 par ces rebelles. Les agents ont été désignés par leurs pairs pour se rendre à Bangui, afin de régler des questions liées à leur salaire.


Le motif de cette arrestation suivi du traitement cruel, inhumain et dégradant, serait lié, d’après les sources dignes de foi, à la publication par ces agents d’un rapport sur le pillage des vivres perpétré par les rebelles à la base logistique du PAM-Kaga Bandoro.


C’est finalement ce jeudi que la nouvelle a été diffusée sur les ondes de Radio Ndeke Luka.


« Dans les faits, 2 des 3 agents ont été appréhendés par ces éléments de la Séléka à Damara (75 kilomètres nord de Bangui, ligne de démarcation à ne pas franchir par les rebelles et les forces loyales) », ont indiqué ces sources.


« Le 3ème a, quant lui, été arrêté dans la ville de Kaga Bandoro pour avoir signé le document en question. Tous ont été malmenés et conduits dans les locaux apprêtés par les rebelles à cet effet. Ces derniers exigent de leurs désormais otages une rançon de 30 000 francs CFA avant leur libération. Les familles des victimes ne savent à quel saint se vouer », ont rajouté ces sources.


Dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février derniers, les rebelles de la Séléka de cette même localité ont de plus attaqué l’Eglise catholique et les domiciles privés. Bilan : des roues de véhicules, 2 motos et d’autres biens de valeur ont été emportés.


Le correspondant de Radio Ndeke Luka a expliqué qu’en une seule nuit, 4 agressions à mains armées ont été commises par ces rebelles. La dernière a été perpétrée sur le gestionnaire de l’hôpital préfectoral de Kaga Bandoro à 23 kilomètres de la ville sur l’axe Ouandago. La moto de la victime a été confisquée.


Signalons que ces actes sont intervenus au moment où la Force de la Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) a annoncé les opérations de cantonnement des rebelles. Des opérations officiellement repoussées  pour des détails techniques.


Toutefois, à en croire les rebelles, rien n’est à ce jour prêt pour démarrer une telle activité. Ils ont d’ailleurs pointé un doigt accusateur vers le président centrafricain François Bozizé qui, selon eux, ne respecte pas  l’accord de Libreville signé en janvier dernier.

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:14

 

 

 

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Madame Gertrude Adèle OUADDOS

Politicienne  démocrate centrafricaine

OUMBA ! Ti DAMARA

Paris, le 28 février 2013

 

 

 

Monsieur le  Président de la République François BOZIZE,

Et  le Gouvernement d’union nationale

 

 

Objet : Demande de libération des prisonniers politiques

Et de guerre suite à l’accord du 11/01/2013 de Libreville

           

Mesdames, Messieurs,

 

            Pour ce mariage de raison qui est l’accord de Libreville, nous exigions le respect du contrat, la situation est lamentable.


Décideurs de vie ou de morts du peuple centrafricain, homme de sans loi et de sans valeur, ne préparez pas la guerre, nous voulons la paix et l’autosuffisance alimentaire des Centrafricains.


 L’Urgence et la priorité absolue est la libération inconditionnelle des prisonniers politiques et de guerre.


L’accord politique du 11 janvier 2013 signé à Libreville entre le gouvernement de la République Centrafricaine et la Coalition SELEKA dispose dans l’article 14 et au titre III  des garanties sur la bonne foi des acteurs. Il stipule ce qui suit : « Le gouvernement s’engage à libérer les personnes arrêtées en relation avec la crise sécuritaire »


Et à la signature de l’accord de cessez le feu, ils ont convenu ce qui suit :


Dans l’article 2 :


« Dès l’entrée en vigueur du présent accord, les parties faciliteront l’acheminement de l’aide humanitaire grâce à l’ouverture de couloirs d’aide humanitaire et la création de conditions favorables à la fourniture de secours d’urgence aux personnes déplacées et de toutes autres personnes concernées.


Les parties s’engagent à libérer les prisonniers politiques et de guerre, à garantir la présence effective du comité international de la croix rouge (CICR) et du croissant rouge(CR) lors de leurs remises en liberté et lui permettre d’évacuer les blessés ou d’inhumer les morts ».


Depuis le mois de janvier, la Coalition SELEKA, a libéré les soldats centrafricains qu’elle avait fait prisonniers, mais nous attendons la libération des prisonniers politiques par le gouvernement centrafricain, ou un procès  digne de ce nom s’il existe des preuves de culpabilité contre ces compatriotes arrêtés et toujours détenus.


Nous sommes indignés par la mise en garde de Monsieur Christophe GAZAMBETTI,  en ce qui concerne la demande de libération des prisonniers politiques faite par des compatriotes, il peut se désolidariser de la ligne politique, il était le 13 Août 2012 à l’hôtel Hilton comme ancien ambassadeur de Chine pour demander le rétablissement de son salaire, et non en tant que rebelle. Le 12 décembre 2012 il redevient porte parole des rebelles de la SELEKA, afin de rentrer dans le gouvernement, le 03 février 2013. Une fois dans le gouvernement,  il n’a plus d’étiquette, il est ministre de la République, en moins de six mois il joue le passe d’un turfiste gagnant. Ouf ! Une sortie positive du PLIE (Plan local pour l’insertion et l’emploi, ce dispositif accompagne vers l’emploi des personnes en grande difficulté d’insertion). Dans ce cas, quelle moralité ?


Irresponsabilité.


La responsabilité et l’honnêteté sont des valeurs des personnes intègres. Pour notre pays, nous avons besoin de nous unir sincèrement, comme le dit notre devise ; nous unir dans la dignité et retrousser nos manches pour nous mettre au travail. Nous avons des hommes et des femmes  intègres et compétents. Aujourd’hui, les Centrafricains meurent de faim, ils sont asphyxiés, les petites gens sont continuellement déplacées, elles vivent dans l’angoisse.


Nous endurons les souffrances des viols et les cœurs de nos femmes et nos mamans sont lourds de douleur, elles vivent dans la terreur.


Il nous faut  l’application des accords  du 11 Janvier 2013 de Libreville, dans son intégralité.


 Dans l’immédiat la libération des prisonniers politiques est impérative.


Monsieur le Président François BOZIZE, vous qui  le 04 mars 1982, aviez connu la fuite  après  votre coup d’état manqué, aviez dirigé la première rébellion en  Centrafricain, aviez connu la prison suite à vos exactions sur la population centrafricaine, Dieu à toujours été avec vous, vous aviez survécu par miracle, et aviez connu la joie la libération.

Nous vous demandons de faire ce même miracle de libération des prisonniers politiques, puisque c’est acté à Libreville, à l’occasion, remettez les morts à leurs famille afin de leurs permettre de faire leur deuil.

Dans l’attente de cette libération, Nous voulons un véritable gouvernement d’union nationale au service du peuple centrafricain, juste, solidaire et responsable pour la sortie de crise politique et la reconstruction de notre pays.

 

Une citation de MONTESQUIEU

« Pour faire des grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux »

 

Madame Gertrude Adèle OUADDOS

Politicienne, démocrate centrafricaine

OUMBA Ti DAMARA

 

 

Ampliations à titre d’information :


Docteur NKOSAZANA Dlamini ZUMA  la Présidente de la commission de l’Union africaine

Monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la république du TCHAD, Président  de la CEEAC

Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la république  du CONGO

Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la république GABONAISE

BINUCA

CEEAC

Comité de suivi de l’accord de Libreville

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