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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 14:50

 

 

Bemba Gombo

 

 

 

Par Marianne Meunier, envoyée spéciale Jeune Afrique à La Haye  06/12/2010 à 11h:29

 

Son procès devant la Cour pénale internationale s’est ouvert le 22 novembre. Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, l’ancien vice-président de la RDC joue son avenir politique. Et compte se défendre pied à pied.


La foule se presse dans les escaliers de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye (Pays-Bas). Du haut de ses 2 m, un gaillard en costume de tergal joue des coudes pour dévaler les marches. Malgré un accoutrement qui en impose – béret militaire bordeaux, pantalon et veste de camouflage –, son camarade n’arrive pas à le suivre. En chemin, il échange quelques mots en lingala avec une femme en tailleur blanc. Le ton est vif. Dans la cohue, les cris fusent. « Il est innocent ! » « Vous avez vu cette mascarade ? »

 

Nous sommes le 22 novembre, il est 19 heures. La première audience de Jean-Pierre Bemba devant la CPI vient de s’achever. Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, il a déjà passé trente mois en détention. De RDC, de Belgique, de France, des Pays-Bas, une centaine de personnes sont venues le soutenir face à son accusateur, le procureur argentin Luis Moreno-Ocampo. Bien plus nombreuses que la poignée de journalistes et de représentants d’ONG, elles ont insufflé un peu de l’ambiance noceuse de Kinshasa dans les couloirs sans âme de la CPI.

 

Mais la Cour a vite retrouvé sa gravité. Après avoir lancé un dernier encouragement à « Jean-Pierre » à travers la vitre qui le sépare du public, la plupart de ses supporteurs ont déserté la salle d’audience dès le deuxième jour. La lourde machine judiciaire s’est alors enclenchée. Elle a adopté le rythme lent de l’interrogatoire des témoins, parfois à huis clos. Les récits sordides se succèdent. Des soldats qui violent une fillette devant son père ligoté ; d’autres qui tirent à bout portant sur un vieillard parce qu’il a refusé de leur donner son canard ; d’autres encore dépouillant des familles de leurs biens – matelas en mousse, postes de radio.

 

Ancien vice-président de la RD Congo et leader de l’opposition, Jean-Pierre Bemba, 48 ans, joue son avenir politique. À deux ans de la fin d’un mandat non renouvelable, Moreno-Ocampo tient là l’occasion de faire d’une CPI encore jeune (8 ans) une arme de dissuasion dirigée contre des chefs de guerre en puissance. Jusque-là absents des juridictions internationales, les représentants des victimes comptent, eux, faire entendre leur voix – dans les tribunaux pour l’ex-Yougoslavie ou le Rwanda, les procès se limitent à des face-à-face entre défense et accusation. Les juges – trois femmes (la présidente est brésilienne, ses adjointes sont kényane et japonaise) – savent qu’on attend d’elles un verdict impartial, qui ne devra en aucun cas être perçu comme une charge de la communauté internationale contre l’Afrique. À La Haye, chacun risque gros.

 

Les accusations

 

Cinq chefs d’accusation pèsent sur Bemba : deux crimes contre l’humanité et trois crimes de guerre. En clair, des viols, des meurtres et des pillages. Ses troupes les auraient commis en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003. À l’époque, Ange-Félix Patassé, le président centrafricain, sous la menace d’un coup d’État, appelle Bemba à la rescousse. Près de 1 500 hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC), la rébellion qu’il dirige, établissent leur quartier général au « PK12 », à 12 km du centre de Bangui. Maisons dévastées, hommes, femmes et enfants violés ou tués : à leur départ, en mars 2003, ils laissent un spectacle de désolation. « Ils battaient une personne quinze fois, vingt fois », explique le témoin 38. La veille, il sanglotait en racontant : « La petite n’avait que 8 ou 9 ans, mais elle était déjà potelée. […] Ils l’ont violée devant sa maison. »

 

D’après le procureur, « il ne s’agissait pas d’incidents isolés », mais de « tactiques ». Moreno-Ocampo le dit néanmoins clairement : s’étant rarement déplacé jusqu’à Bangui, le leader du MLC n’a ni tué, ni pillé, ni violé de ses propres mains. C’est en tant que « supérieur hiérarchique » qu’il comparaît, accusé d’avoir laissé ses hommes agir alors qu’il savait. « Il a décidé de ne pas réprimer, de ne pas punir », insiste le procureur.

 

Nul besoin pour l’accusation de démontrer que Bemba a ordonné ces crimes. Il lui suffit de prouver qu’il en était informé et qu’il contrôlait ses hommes. Ainsi, quand le témoin 38 évoque l’une des rares visites de Bemba à Bangui, vêtu « en dignitaire […], à peu près comme maintenant », Fatou Bensouda, la procureure-adjointe – une Gambienne – lui demande : « A-t-il eu alors connaissance des plaintes à l’encontre de ses troupes ? » Réponse : « M. Bemba devait être au courant de tout ce qui se passait dans notre capitale. Beaucoup de voix s’étaient élevées. Même Radio France Internationale avait médiatisé [les faits]. »

 

L’accusation présentera quarante témoins, dont « treize personnes bien informées au MLC » et une partie qui s’exprimera à découvert. Visage flouté et voix modifiée, le témoin 38 a ouvert le bal le 23 novembre. « Notable » du PK12, il s’exprime dans un français châtié.

 

Stratégie de défense

 

Trois avocats défendent Bemba. À la tête de l’équipe, Nkwebe Liriss. Volontiers cabotin, cet avocat à la Cour d’appel de Kinshasa connaissait bien le père de Bemba, Jeannot (décédé en juillet 2009), qui, dit-il, lui a demandé de défendre son fils. Aimé Kilolo, du barreau de Bruxelles, est d’origine congolaise (son père a été ministre sous Mobutu, de 1980 à 1986). Le procès se déroulant pour moitié en anglais, tous deux travaillent avec le Britannique Peter Haynes.

 

Leur stratégie tient en trois points. D’abord, si des hommes du MLC ont pu commettre des crimes en Centrafrique, ces forfaits sont loin d’avoir l’ampleur qu’on leur prête. « Il s’agissait d’actes isolés », explique Liriss à J.A. Rien qui, selon lui, justifie une comparution devant la CPI.

Deuxième argument : ces troupes n’étaient pas sous la responsabilité de Bemba, mais du gouvernement centrafricain, qui les avait appelées. Dès lors, chaque détail compte : leur uniforme, leur nourriture, leur armement. La défense entend prouver que Bangui les prenait en charge et donc les contrôlait. Inversement, l’accusation marque un point lorsque le témoin 38 les décrit comme une horde hétéroclite  : « Ces soldats étaient tous chaussés de bottes de maraîchage. Ils n’avaient pas de rangers comme dans les armées conventionnelles. Ils étaient coiffés qui avec des bérets noirs, qui avec des bérets rouges, qui avec des bérets violets. »

 

Troisième point : « Bemba a agi dans un cadre régional », assène Liriss. Il fait référence à plusieurs sommets africains, qui se sont tenus en 2001 et 2002 à Libreville, Khartoum et Tripoli, et ont entériné l’envoi d’une force africaine à Bangui. Le MLC aurait été associé à l’application des décisions aux côtés de contingents soudanais, djiboutien et libyen.

Les avocats de Bemba disent aujourd’hui n’avoir pas pu faire appel à des témoins sur place, et invoquent le

gel des avoirs de leur client, qui le contraint à recourir à une avance mensuelle du greffe de 30 000 euros pour payer sa défense. Liriss prétend même travailler gratuitement : « Pour mon pays, et parce que je suis convaincu de l’innocence de mon client. En son absence, il n’y a pas de répondant face à Joseph Kabila au Congo. »

 

L’équipe se livre, en revanche, à un contre-interrogatoire serré des témoins de l’accusation. Le 25 novembre, Haynes a commencé avec le témoin 38, cherchant à lui faire préciser des lieux et des dates. Les explications étaient parfois laborieuses.

 

Le moral de l’accusé

 

Chemise blanche ou bleu ciel, cravate avec ou sans rayures, lunettes sur le bout du nez ou dans la poche de sa veste : les changements dans la mise de Bemba tiennent à des détails. Encadré de deux vigiles, il reste enfoncé dans son fauteuil, bras souvent croisés autour de son buste imposant. Le plus souvent impassible, il lui arrive d’esquisser un sourire. Narquois ? « Il est très sensible à ce qui se dit, confie un proche. Derrière sa masse, c’est un timide. »

 

Selon Liriss, Bemba « apprend vite » et participe activement à l’élaboration de sa défense. « Elle occupe 80 % de son quotidien. » Il s’informe « sur ce qui va se dire », rappelle des faits. Mais il ne dicte pas les plaidoiries. « C’est un client sage », poursuit son avocat.

Dans le public, l’ex-patron du MLC peut reconnaître des visages. Adam Bombole, le président du MLC Kinshasa, tiré à quatre épingles. Sa fille aînée, Cynthia, 20 ans, présente le premier jour tandis que les « quatre autres enfants suivent ça sur internet », explique son épouse, Liliane, également dans le public. Son discours n’a pas varié depuis l’arrestation de « Jean-Pierre », en mai 2008 : « Il est confiant, serein. »

 

Et les autres ?

 

Ce reproche incessant a le don d’irriter le bureau du procureur : ayant appelé les troupes de Bemba à la rescousse, Patassé devrait se tenir à ses côtés dans le prétoire. Réponse de Moreno-Ocampo : « Nous n’avons pas de preuves pour poursuivre Patassé. » Il ne dissipe pourtant pas le doute. Avant d’inculper Bemba au motif qu’il était le « supérieur hiérarchique » des troupes du MLC à Bangui, le procureur l’a poursuivi en tant que « coauteur » des crimes en Centrafrique. C’est à la demande de la Cour qu’il a changé de mode de responsabilité. Comment peut-il soutenir aujourd’hui que Bemba était le principal commandant des troupes du MLC quand il évoquait, hier, un « plan commun » entre ce dernier et Patassé ? Emeric Rogier, analyste au bureau du procureur, botte en touche : « Sa responsabilité est de ne pas avoir empêché les crimes ni puni leurs auteurs. Nous détenons les éléments qui prouvent qu’il exerçait une autorité et un contrôle effectifs sur ses troupes en Centrafrique. »

 

Autre point d’interrogation : Bemba avait dépêché des chefs du MLC à Bangui. Notamment Mustapha Mukiza, dont le prénom revient souvent dans la bouche du témoin 38. Général des Forces armées de RD Congo, il commande aujourd’hui la base de Kitona, dans le Bas-Congo. Selon nos sources, il a été interrogé par le bureau du procureur, mais son témoignage a été retiré du dossier. Les membres de la hiérarchie militaire en Centrafrique étaient également censés avoir un droit de regard sur les opérations. Le général Mazi notamment, chef d’état-major adjoint puis conseiller à la présidence à l’époque, aujourd’hui chef d’état-major. Ou le général Yangongo, ministre délégué à la Défense, puis conseiller à la présidence (chargé de la restructuration de l’armée) au moment des faits. Il y avait aussi un gouvernement à Bangui, dirigé par Martin Ziguélé, aujourd’hui dans l’opposition. Pourquoi ne sont-ils pas inquiétés ? « La politique pénale du procureur est de se focaliser sur les plus hauts responsables, répond Rogier. Aucun ordre n’était exécuté sans le consentement de Bemba. »

 

La suite

 

Avec l’audition prévue de quarante témoins – sans compter ceux que pourrait convoquer la défense –, le procès doit durer plusieurs mois. Dans le meilleur des cas, les interrogatoires prendront fin en mai 2011. La Chambre rendra ensuite une décision « dans un délai raisonnable ». Quel que soit le verdict, l’une des deux parties fera appel.

 

En huit ans d’exercice, la CPI n’a encore jamais prononcé de condamnation. Pour présager de l’avenir de Bemba, il faut donc s’en remettre au Statut de Rome, son texte fondateur. Il ne prévoit pas la peine de mort, mais des peines de réclusion pouvant aller jusqu’à trente ans, voire la perpétuité dans les cas les plus graves. Le quartier pénitentiaire de la CPI, dans la banlieue de La Haye, n’ayant pas vocation à héberger les condamnés, Bemba ne pourrait y être détenu s’il était reconnu coupable. Il serait transféré dans un État ayant passé un accord avec la Cour.

 

Outre la prison, Bemba pourrait être condamné à payer des réparations aux victimes avant même d’avoir fait appel. Elles sont environ 1 500 à être représentées au procès, par trois avocats : les Centrafricains Marie-Edith Douzima Lawson et Julien Zarambaud, rémunérés par la CPI, et l’Italienne Paolina Massida, fonctionnaire à la Cour. Pour participer, les victimes ont dû remplir un formulaire de sept pages, en français ou en anglais, pour certaines avec l’assistance d’un conseil. Seules 6 % d’entre elles ont déjà déposé une demande de réparation. « Le plus souvent, celles qui ont subi des viols ou des meurtres dans leurs familles n’en veulent pas », explique Massida. Compte tenu du nombre élevé des victimes, un dédommagement individuel est peu probable. Des réparations collectives – construction d’une école, d’un hôpital – sont en revanche envisageables.

 

Sur le papier, l’avenir politique de Bemba est intact. « Rien, dans la loi électorale, ne l’empêche d’être candidat à la présidentielle à Kinshasa », estime Robert Kabamba, chercheur en sciences politiques à l’université de Liège. Seule une condamnation définitive pourrait l’en empêcher. Les chances sont infimes qu’elle intervienne avant le premier tour, prévu pour novembre 2011. Bemba peut même mandater un tiers pour déposer sa candidature, entre mai et juillet prochains. Le fera-t-il ? « Il élabore des projets politiques pour le Congo », assure un proche.

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 22:51

 

 

 

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Le 03/12/2010 - La plainte contre X déposée en août dernier, en France, par les avocats François Gibault et Jean-Charles Tchikaya afin de faire la lumière sur la disparition, il y a tout juste un an, de l'opposant centrafricain Charles Massi, a été jugée recevable suite aux premières investigations de la police judiciaire française. Saisi dans un premier temps, le parquet de Paris a transféré le dossier, le 23 novembre, au procureur de la République de Versailles, déclaré compétent territorialement.

 

Les autorités judiciaires françaises sont donc habilitées à instruire cette plainte pour "torture, traitements inhumains et meurtre" dans le cadre de laquelle des proches du président François Bozizé, voire le chef de l'Etat lui-même, pourraient être entendus. Ancien ministre de Bozizé passé du côté de l'opposition, Charles Massi a disparu en décembre 2009 après avoir été arrêté au Tchad puis remis au régime en place à Bangui. Il serait décédé dans la prison de Bossembélé des suites des traitements infligés par des membres de la Garde présidentielle (GP) centrafricaine.

 

Pour appuyer leur démarche, les deux avocats, défenseurs de la famille Massi représentée par le beau-fils de l'opposant disparu, Eric Neris-Massi, se fondent sur des éléments de preuve "accablants" émanant d'autorités ministérielles centrafricaines et de militaires proches de Francis Bozizé, fils du chef de l'Etat et actuel ministre délégué à la présidence chargé de la défense. A suivre…

 

Copyright 2010 - La Lettre du Continent - tous droits réservés

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 22:07

 

 

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BANGUI  (AFP) Au total, 71 personnes - dont 65 rebelles mais aucun civil - ont été tuées lors des combats entre la rébellion centrafricaine de la CPJP et l'armée lors des combats à Birao (nord-est) la semaine dernière, a annoncé jeudi soir le porte-parole du gouvernement centrafricain.

Jointe par l'AFP depuis Libreville, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), a démenti ce bilan en affirmant ne pas disposer de décompte précis dans l'immédiat.

"Après les violents combats qui se sont déroulés entre les deux camps, l'armée centrafricaine a repris le contrôle de la ville de Birao. L'on déplore six morts dans les rangs de l'armée, 65 tués du côté des rebelles et d'importants dégâts matériels", a affirmé le porte-parole du gouvernement, le ministre Fidèle Ngouandjika, dans une déclaration diffusée par la radio d'Etat à Bangui.

"Le gouvernement tient à préciser qu'aucun civil n'a trouvé la mort dans les affrontements qui ont eu lieu à Birao", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de la CPJP, le Dr Bevarrah Lala, a rejeté ces déclarations.

"Ce bilan n'est pas exact. Mais ce qu'il faut retenir, c'est que l'armée tchadienne, accompagnée par les Faca (forces armées centrafricaines, NDLR), en ce moment, est en train de pourchasser les éléments de la CPJP. Donc, on n'a pas de bilan" des combats, a dit le Dr Lala.

La CPJP a attaqué le 24 novembre Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga. Les autorités ont affirmé avoir repris la ville le 26 novembre, mais les rebelles ont assuré avoir quitté la localité le 30 novembre, après des combats impliquant l'armée tchadienne.

L'intervention de l'armée tchadienne en Centrafrique avait aussi été évoquée à l'AFP par un responsable militaire centrafricain, et confirmé par le chef d'état-major de l'armée tchadienne qui a expliqué toutefois avoir usé d'un droit de poursuite sur le sol centrafricain contre des rebelles tchadiens.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

 

Centrafrique : Combats meurtriers dans une localité prise en otage par la rébellion

Ai- Rca - Jeudi, 02 Décembre 2010 16:20 "Votre gouvernement par ma voix tient à vous annoncer la libération et la reprise totale de la ville de Birao des mains armées, des démons et ennemis de la démocratie par les vaillants éléments des forces  armées centrafricaines (FACA) après un rude combat qui les opposait aux terroristes de la Convention des Patriotes pour la Paix et la Justice (CPJP)  greffés des bandits armés et mercenaires d'origines étrangères".

 C’est en substance la teneur du communiqué  gouvernemental rendu public le 1er décembre sur les ondes de Radio Centrafrique par le  porte-parole du gouvernement, le Ministre de l'agriculture Fidèle Gouandjika.

Selon le communiqué, au cours des combats et  multiples contre-attaques perpétrés exclusivement par les FACA, le bilan enregistré est de  6 morts dans les rangs des Forces régulières et 65 tués dans les rangs des assaillants de la CPJP.

« Il est utile de rappeler qu'au cours de la riposte des Faca lors de multiples contre-attaques, aucun civil parmi la population de Birao n'a trouvé la mort, contrairement aux allégations mensongères des chefs politico terroristes relayées par des célèbres radios et agences de presses étrangères manipulant ainsi l'opinion internationale sur l'éventualité de la participation d'une troupes étrangère aux cotés des Faca", a indiqué le communiqué.

"Quant aux responsables politico terroristes de la CPJP qui semblent se cacher à Bangui sous le manteau de la démocratie et ceux qui circulent encore librement en France, il seront tôt ou tard rattrapés, arrêtés  et ils répondront de leurs actes criminels devant la justice des hommes ou de Dieu" a conclu  le porte-parole du gouvernement.

De sources concordantes, l'attaque de Birao est intervenue deux semaines après le retrait des éléments de la Minurcat de la localité.

Kabongo, Ai Bangui

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:01

 

 

El Bashir

 

 

 

1 décembre 2010 – La Cour pénale internationale (CPI) a demandé mercredi à la République centrafricaine d'adopter toutes les mesures nécessaires afin que le Président soudanais Omar Al Bachir soit arrêté et remis à la Cour, au cas et dès le moment où il arrive sur son territoire.

Réagissant aux informations relatives à une possible visite du suspect en République centrafricaine aujourd'hui, la Chambre préliminaire I de la CPI a rappelé que, en tant qu'État Partie au Statut de Rome depuis le 3 octobre 2001, la République Centrafricaine est tenue d'exécuter les mandats d'arrêts délivrés à l'encontre de M. Al Bachir. Elle a également demandé à ce que les autorités centrafricaines, le cas échéant, informent immédiatement la Chambre de toutes difficultés qui pourraient gêner ou empêcher l'arrestation et la remise d'Omar Al Bachir lors de sa visite en République centrafricaine.

Le 4 mars 2009, la Chambre préliminaire I avait délivré un premier mandat d'arrêt à l'encontre de M. Al Bachir, considérant qu'il y a des motifs raisonnables de croire que le suspect a engagé sa responsabilité pénale pour cinq chefs de crimes contre l'humanité et de deux chefs de crime de guerre. Un second mandat d'arrêt a été délivré à son encontre le 12 juillet 2010, pour trois chefs de crime de génocide.

Le 27 août, la Chambre préliminaire I avait rendu deux décisions informant le Conseil de sécurité de l'ONU et l'Assemblée des Etats parties au Statut de Rome des visites d'Omar Al Bachir en République du Kenya et en République du Tchad, « afin qu'ils puissent prendre toute mesure qu'ils jugeront appropriée ». La Chambre avait également demandé, le 25 octobre 2010, des observations du Kenya à propos de l'exécution des mandats d'arrêt à l'encontre d'Omar Al Bachir si ce dernier visitait le Kenya.


NDLR : Finalement Omar El Bachir ne s’est pas rendu à Bangui donc la fièvre doit retomber.

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 21:57

 

 

Yves Michel FOTSO

 

 

YAOUNDE - AFP / 01 décembre 2010 20h52 - Un homme d'affaires et ex-patron de la compagnie aérienne publique camerounaise Cameroon Airlines (Camair), Yves-Michel Fotso, a été arrêté mercredi à Douala (sud), la capitale économique, puis conduit dans les locaux de la police à Yaoundé, a appris l'AFP de sources concordantes.

Vers 16H30 (15H30 GMT), M. Fotso, patron de la Camair de 2000 à 2003, est arrivé à la direction de la police judiciaire (PJ) à Yaoundé dans un convoi de quatre véhicules de police, a constaté un journaliste de l'AFP. Il avait été arrêté un peu plus tôt dans la journée à Douala, selon une source proche des services de sécurité.

"Nous allons lui signifier ce qui lui est reproché avant de l'orienter vers qui de droit (procureur de la République)", a indiqué sous anonymat un responsable de la PJ, sans plus de précisions. Après avoir été auditionné à la PJ, il y a regagné une cellule en fin d'après-midi, a-t-on indiqué.

M. Fotso pourrait être inculpé de "complicité de détournement de fonds publics dans le cadre de l'affaire Albatros", du nom d'avion présidentiel acquis bien qu'il ait été en mauvais état, selon la source proche des services de sécurité.

Deux journalistes - un du quotidien d'Etat Cameroon Tribune et un de l'AFP - ont été brutalisés par des policiers en civil alors qu'ils discutaient, pendant l'audition de M. Fotso, dans un petit restaurant situé en face des locaux de la police. Les notes du journaliste de l'AFP lui ont été arrachées par un officier de police. Peu après, ce dernier a ordonné la restitution aux journalistes de leurs pièces d'identité.

Selon un policier, un cameraman qui tentait de faire des images a été interpellé et se trouvait à la PJ vers 18H00 (17H00 GMT).

Fils d'un des hommes les plus riches du Cameroun, Victor Fotso, Yves Michel Fotso est notamment le promoteur d'une banque, la Commercial Bank-Cameroon (CBC), qui a été placée sous administration provisoire pour des problèmes de gestion, selon les autorités camerounaises.

Dans une lettre au ministre de la Justice datée du 22 novembre largement reprise par les médias camerounais, M. Fotso dénonçait le retrait de son passeport, le 8 novembre, sans que lui soit "signifié un quelconque motif", à la demande du patron de la police.

Il y faisait aussi état de menaces émanant de personnes non identifiées et de l'imminence de son arrestation sans en évoquer les raisons.

Le dernier dirigeant de la Camair avant la cessation d'activités de la compagnie en 2008, Paul Ngamo Hamani, est écroué depuis 2009. Il est poursuivi pour le détournement présumé de plus de 180 millions d'euros.

(©)

 

NDLR : Fotso sous les verrous, certaines personnes à Bangui qui sont ses complices doivent trembler quelque peucar une chose paraît sûre : Y.M. Fotso aurait dit qu'il ne sombrera pas tout seul.

 

Yves-Michel Fotso en état d'arrestation

01/12/2010 à 18h:44 Par Georges Dougueli Jeune Afrique

 

L’ancien directeur général de la Cameroon Airlines, Yves-Michel Fotso, a été interpellé par la police camerounaise le 1er décembre. Aucune procédure judiciaire à son encontre n’est pour l’heure rendue publique.

Plusieurs fois entendu par la police, il n’avait jamais été mis en garde à vue. Ce 1er décembre, selon des sources policières, le Camerounais Yves-Michel Fotso, le fils de l’industriel camerounais Victor Fotso, aurait été interpellé à Douala et conduit sous bonne escorte vers le siège de la police judiciaire à Yaoundé.

 

L’ancien directeur général de la compagnie aérienne nationale Cameroon airlines (de juin 2000 à novembre 2003), avait déjà été auditionné par la police dans le cadre de l’affaire « Albatros », relative à des soupçons de détournement portant sur l’achat d’un avion présidentiel. Ce scandale a déjà conduit en prison des personnalités telles que l’ex-secrétaire général de la présidence, Jean-Marie Atangana Mebara, et l’ex-ambassadeur du Cameroun à Washington (États-Unis), Jérôme Mendouga, notamment.

 

« Abus de pouvoir »

 

Fotso, par ailleurs président du conseil d’administration du groupe Commercial Bank, a dû rendre ses passeports à la police des frontières le 8 novembre dernier, alors qu’il s’apprêtait à s’envoler pour Bangui, où il avait rendez-vous avec des investisseurs venus du Golfe. Il a alors écrit au président de la République pour se plaindre de « ce nouvel abus de pouvoir à [son] égard et à cette cabale qui s’apparente à de l’acharnement gratuit et sans fin contre [sa] personne ».

 

En même temps, il a adressé une lettre ouverte au vice-Premier ministre chargé de la Justice Amadou Ali, pour lui « demander de bien vouloir solennellement informer le public de toute action judiciaire qui existerait à ce jour contre [lui] devant les juridictions camerounaises et qui justifierait les torts qu’ [il] subi[t] avec toutes les conséquences incalculables et inimaginables que cela entraîne tant sur [sa] santé que dans les affaires du Groupe dont [il] a la charge».

 

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 23:41

 

 

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LIBREVILLE - AFP / 30 novembre 2010 18h48 - La rébellion centrafricaine de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) a évacué Birao, la principale ville du nord-est de la Centrafrique occupée le 24 novembre, a annoncé mardi à l'AFP son porte-parole, Bévarrah Lala.

"On a évacué" Birao, a déclaré Dr Lala, joint depuis Libreville, en précisant que ce n'était l'armée centrafricaine mais tchadienne qui l'avait reprise.

Depuis le 26 novembre, les autorités centrafricaines affirment avoir repris cette ville après des bombardements aériens et des combats terrestres contre les rebelles. Cette affirmation avait été démentie par la rébellion qui a soutenu toutefois avoir été visée par des bombardements de l'aviation tchadienne à la demande de Bangui.

Selon le porte-parole de la CPJP, "il y a eu des combats au sol depuis lundi soir" et la ville "vient d'être reprise par l'armée tchadienne". Il n'était cependant pas en mesure de donner un bilan.

Les Tchadiens "ont des chars", a-t-il affirmé et sont "entrés (à Birao) à partir de leur base d'Abéché" (est du Tchad, à environ 600 km au nord-ouest de Birao), expliquant que les militaires centrafricains n'avaient pu relier Bangui à Birao (distantes de 800 km) à cause de routes rendues impraticables par les pluies.

"Le détachement des Forces armées centrafricaines basé à Birao se trouve dans la ville", a affirmé mardi une source militaire centrafricaine, précisant qu'il était appuyé par une unité tchadienne.

Jusqu'à mardi, aucun responsable tchadien sollicité par l'AFP n'a souhaité s'exprimer sur cette intervention annoncée de l'armée tchadienne en Centrafrique.

"La situation est sous contrôle et l'on déplore, en attendant un bilan précis, la perte de cinq hommes" des Faca, ainsi que "des dégâts matériels", indique le ministre délégué à la Défense, Jean-Francis Bozizé, dans un communiqué reçu mardi par l'AFP.

Le 25 novembre, une source militaire avait fait état à l'AFP de quatre militaire tués à Birao.

La CPJP avait de son côté mentionné un mort et deux blessés dans ses rangs, "une dizaine" de militaires tués et onze faits prisonniers.

(©)

 

NDLR : Jusqu'à quand durera ce manège de "un coup j'occupe, un coup j'évacue...". Une chose est sûre: tant que ces rébellions se limiteront aux confins du Tchad et du Soudan, la zone dite des trois frontières, Bozizé qui sait ce que c'est qu'une rébellion pour en avoir levé aussi une,  peut dormir tranquille.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 23:31

 

 

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LA HAYE 3à nov (AFP) - Une femme centrafricaine a raconté mardi aux juges de la Cour pénale internationale (CPI) avoir été violée par trois "rebelles" de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, jugé à La Haye.

"Sur les six qui sont entrés dans ma chambre, trois ont couché avec moi, les autres ont fouillé toute la maison", a raconté le témoin cité par l'accusation, dont l'identité n'a pas été révélée au public par mesure de protection.

Les juges entendaient mardi la première victime dans le procès de Jean-Pierre Bemba, 48 ans, accusé de crimes de guerre et contre l'humanité, qui s'était ouvert le 22 novembre.

L'opposant congolais doit répondre de viols mais aussi de pillages et de meurtres commis par sa milice du Mouvement de libération du Congo (MLC) entre octobre 2002 et mars 2003 en Centrafrique où elle était venue soutenir les troupes du président Ange-Félix Patassé, en butte à une rébellion menée par le général François Bozizé.

"Aux environ de 4 ou 5 heures du matin (..) ils sont entrés chez nous, on était encore en plein sommeil", a raconté le témoin : "un m'a dit ++donne-moi de l'argent++, je lui ai dit que je n'en avais pas".

"Il m'a jetée sur le lit et a pointé l'arme sur mon cou, il a sorti un petit couteau et a arraché mon slip, il a écarté mes jambes de force et il a couché avec moi", a-t-elle poursuivi. "Lorsque celui qui couchait avec moi avait fini, il s'est relevé, un autre a couché avec moi, puis quand il avait fini, un autre".

Le bureau du procureur doit présenter une quarantaine de témoins au procès, prévu pour durer plusieurs mois, de Jean-Pierre Bemba, qui plaide non coupable et encourt la réclusion à perpétuité.

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 14:13

 

 

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Blog de Makaila Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /2010 09:55

 

Ils étaient arrêtés ensemble avec Charles Massi le même jour à  Doba par le gouverneur sur instruction de l'ex ministre de l'intérieur Ahamat Bachir et après cela Charles Massi a été  transféré à  Bangui et eux aux Renseignements Généraux (RG) de Ndjamena puis depuis plus d'un an à la Maison d'arrêt de Ndjamena sans jugement. Ils sont en tout 10 éléments dont deux colonels. Voici leurs noms :

  1. Djibrine Dagachene
  2. Haroun Oumar   
  3. Hassan Mahamat Zene
  4. Ngaba Djahtalo
  5. Sama Damuel
  6. Ahmad Abderaman
  7. Adoum Bolla
  8. Mahamat Youssouf
  9. Hissein Moumine
  10. Koutou Ngata

Source: confidentielle

 

NDLR : Ahmat Bachir est l’actuel ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement tchadien. Il a eu à gérer le cas Charles Massi sur instructions on suppose du président Idriss Déby avec la suite que l'on sait quand à ce qui est advenu de l'ancien ministre d'Etat de Bozizé.

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:36

 

 

bemba

 

 

Source : Le Soir 27 nov 2010

 

Elle abonde dans le sens de la défense, selon laquelle c’est le président centrafricain Patassé qui commandait le MLC, non Bemba.

Alors que la Cour pénale internationale, qui a ouvert lundi le procès de Jean-Pierre Bemba – opposant congolais poursuivi pour crimes de guerre et contre l’humanité commis par ses hommes en Centrafrique en 2002-03, époque où il était chef de la rébellion du MLC – devait entendre, mardi, le premier témoin de l’accusation, un chef de quartier de Bangui, la défense de l’accusé a reçu un appui indirect de la presse centrafricaine. 

Dans sa déclaration liminaire, lundi, la défense avait fustigé l’enquête « partiale » et « bâclée » qui « en définitive n’apporte absolument pas aux juges ce qu’ils sont en droit d’attendre, c’est-à-dire des preuves au-delà de tout doute raisonnable » de la responsabilité de leur client dans les viols commis contre des Centrafricaines. Les avocats, pour qui le contingent MLC envoyé à Bangui à la demande du président Patassé pour faire face à une tentative de coup d’Etat militaire du général Bozizé était placé sous l’autorité du chef d’Etat centrafricain et non celle de Jean-Pierre Bemba, avaient regretté que « la chaîne de commandement centrafricaine » de l’époque ne soit pas appelée à témoigner au procès. Finalement, le général Bozizé était arrivé à renverser le président Patassé. Il est toujours au pouvoir aujourd’hui.

Mardi, la presse centrafricaine abondait dans le sens des avocats du Congolais. Bemba « n’acceptera pas de mourir seul », estimait ainsi un journal privé, « Le Citoyen ». Il « va accuser l’ex-président Patassé », écrivait ce quotidien. Celui-ci, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, « à son tour, se retournera contre son ministre de la Défense nationale » de l’époque, Pierre Angoa, « et son chef d’état-major » d’alors, François Bozizé, affirme-t-il. « Mais que pouvaient faire ces deux-là quand l’ordre venait directement du président de la République, chef suprême des armées ? (…) Au lieu de faire appel à un Etat, Patassé s’est fait offrir les services d’un groupe rebelle, se passant (ainsi) d’une armée régulière en tout état de cause« , ajoute « Le Citoyen ».

Le quotidien n’exclut pas des bouleversements de la scène politique centrafricaine avec la mise en cause de personnalités nationales, à quelques mois de l’élection présidentielle du 23 janvier 2011, à laquelle Ange Patassé se présente grâce à l’amnistie du gouvernement centrafricain.

« Le peuple centrafricain attend l’issue de ce procès avec beaucoup d’espoir« , commente de son côté le quotidien « Le Confident ». « L’enjeu est de taille pour le bien de la Centrafrique et l’heure de débusquer les taupes qui se sont tapies dans les profondeurs des terres a sonné. Le peuple centrafricain espère que ce procès mettra à nu les turpitudes des complices de Bemba », poursuit-il. « Que le droit soit dit et que la justice s’exerce en toute équité pour que l’esprit des victimes disparues repose désormais en paix », ajoute le journal.

A La Haye, le premier témoin de l’accusation a raconté l’arrivée des hommes du MLC au point kilométrique 12, près de Bangui. « Quand la rébellion de Bozizé s’est retirée du PK12, immédiatement la rébellion de M. Bemba est rentrée. » « Le lendemain autour de 05H00, on s’est réveillé avec des coups de feu, c’était le trouble général », a-t-il poursuivi : « Ils sont entrés dans chaque maison, ils ont pris tout ce qu’ils avaient sous la main, les radios, les portables… » (AFP)

Radio LAVDC

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:31

 

 

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Centrafrique : Bangui et rebelles disent contrôler Birao, aide du Tchad évoquée

BANGUI - AFP / 28 novembre 2010 01h33 - Les autorités centrafricaines et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, rébellion) revendiquaient samedi le contrôle de Birao (nord-est), des sources dans les deux camps évoquant l'intervention de l'armée du Tchad voisin pour bombarder la ville.

Vendredi, "les positions rebelles ont d'abord été bombardées avant que les éléments (des Forces armées centrafricaines, Faca) au sol n'engagent la riposte pour le contrôle" de Birao, tombée le 24 novembre aux mains de la CPJP, a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement, le ministre Fidèle Ngouandjika.

"Les rebelles ont fui, abandonnant des corps et des véhicules calcinés, ainsi que de l'armement lourd hérité des rebelles tchadiens chassés du Darfour", région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre où de nombreux mouvements rebelles tchadiens avaient jusqu'à récemment leurs bases arrière.

"En ce moment, l'armée contrôle la ville et la reprise de Birao a fait plusieurs morts dans les rangs des rebelles. (...) L'armée centrafricaine continue de poursuivre les éléments de la CPJP en débandade", a-t-il poursuivi, sans préciser de bilan.

Interrogé par l'AFP, un responsable militaire centrafricain à Bangui a confirmé les bombardements, évoquant un soutien apporté à l'armée centrafricaine par l'armée du Tchad voisin.

Au Tchad, aucun responsable sollicité par l'AFP n'a souhaité s'exprimer sur ce soutien supposé de l'armée tchadienne aux Faca, soutien aussi évoqué samedi à l'AFP par un responsable militaire centrafricain sans plus de détails.

"Un avion a d'abord survolé la ville pour localiser les positions rebelles. Puis il les a bombardées. Ensuite, les militaires centrafricains et tchadiens sont entrés en action pour nettoyer les poches de résistance", avait indiqué ce responsable.

Joint depuis Libreville par l'AFP, le porte-parole de la CPJP, Dr Bevarrah Lala a réagi samedi soir: "Nous tenons toujours Birao. (...) Le gouvernement (centrafricain) s'est arrangé avec le gouvernement tchadien pour envoyer en renfort l'aviation pour pouvoir nous pilonner".

"L'armée tchadienne nous a pilonnés ce (samedi) matin, il y a eu huit obus qui sont tombés sur la ville. (...) Il y a des pertes au niveau de la population civile mais nous n'avons pas encore de bilan", a affirmé Dr Lala, précisant qu'il n'y avait pas eu de combats au sol avec l'armée tchadienne.

"Le pilonnage, c'est vraiment l'aviation tchadienne, parce que l'armée centrafricaine n'a pas d'avion pour nous bombarder", a-t-il insisté, précisant ignorer le lieu exact de provenance des forces tchadiennes.

Pour le Dr Lala, les autorités centrafricaines ont dû demander l'aide de l'aviation tchadienne faute de route praticable - du fait de la saison des pluies en cours - permettant aux Faca de relier dans de brefs délais Bangui à Birao, distantes de quelque 800 km.

Jusqu'à la nuit de samedi à dimanche, l'AFP n'avait pu joindre aucun habitant ou aucune source indépendante à Birao. Depuis l'annonce, le 24 novembre, de l'attaque sur cette ville les communications téléphoniques sont devenues difficiles.

"L'attaque a provoqué des dégâts sur les installations des sociétés de téléphonie mobile", a dit à l'AFP sans plus de détails un employé d'une société de télécommunications.

(©)

 

Centrafrique: l'armée tchadienne a bombardé Birao pour Bangui

LIBREVILLE (AFP) - 27.11.2010 23:28

La rébellion centrafricaine de la CPJP a affirmé samedi que l'armée tchadienne a pilonné Birao (nord-est de la Centrafrique) à la demande de Bangui, tuant plusieurs civils, pour tenter de reprendre cette ville qui est, selon sous contrôle depuis le 24 novembre.

Au Tchad, aucune autorité sollicitée par l'AFP n'a souhaité s'exprimer sur ce soutien supposé de l'armée tchadienne aux Forces armées centrafricaines (Faca), soutien auparavant évoqué samedi à l'AFP par un responsable militaire centrafricain sans plus de détails.

"Nous tenons toujours Birao. (...) Le gouvernement (centrafricain) s'est arrangé avec le gouvernement tchadien pour envoyer en renfort l'aviation pour pouvoir nous pilonner", a déclaré samedi soir à l'AFP Dr Bevarrah Lala, porte-parole de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), joint depuis Libreville.

"L'armée tchadienne nous a pilonnés ce (samedi) matin, il y a eu huit obus qui sont tombés sur la ville. (...) Il y a des pertes au niveau de la population civile mais nous n'avons pas encore de bilan", a affirmé Dr Lala, précisant qu'il n'y avait pas eu de combats au sol avec l'armée tchadienne.

© 2010 AFP

 

Centrafrique : Bangui assure avoir repris Birao

BANGUI (AFP) - 27.11.2010 15:24

Les autorités centrafricaines ont affirmé samedi avoir repris la veille Birao, la principale ville du nord-est de la Centrafrique, après des bombardements aériens et des combats terrestres avec la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, Rébellion), une affirmation niée par les rebelles.

Vendredi, "les positions rebelles ont d'abord été bombardées avant que les éléments (de l'armée centrafricaine) au sol n'engagent la riposte pour le contrôle de la ville" de Birao, qui était tombée mercredi aux mains de la CPJP, a déclaré à l'AFP le ministre Fidèle Ngouandjika, porte-parole du gouvernement.

"Les rebelles ont fui, abandonnant des corps et des véhicules calcinés, ainsi que de l'armement lourd hérité des rebelles tchadiens chassés du Darfour", région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre où de nombreux mouvements rebelles tchadiens avaient jusqu'à récemment leurs bases arrière.

"En ce moment, l'armée contrôle la ville et la reprise de Birao a fait plusieurs morts dans les rangs des rebelles. (...) L'armée centrafricaine continue de poursuivre les éléments de la CPJP en débandade", a poursuivi le ministre, sans plus de détails.

Interrogé par l'AFP, un responsable militaire centrafricain à Bangui a confirmé les bombardements, évoquant un soutien apporté à l'armée centrafricaine par l'armée du Tchad voisin.

"Un avion a d'abord survolé la ville pour localiser les positions rebelles. Puis il les a bombardée. Ensuite, les militaires centrafricains et tchadiens sont entrés en action pour nettoyer les poches de résistance", a affirmé ce responsable militaire, sans plus de détails.

Jusqu'à samedi après-midi, l'intervention de l'armée tchadienne n'avait pu être confirmée de source tchadienne alors que la CPJP en a évoqué la possibilité, en démentant les affirmations du ministre Ngouandjika.

"Ce sont des mensonges. (...) Nous sommes toujours à Birao, la situation n'a pas changé" depuis mercredi, a assuré le porte-parole de la CPJP, Dr Bevarrah Lala, joint depuis Libreville.

"Nos gars sont là-bas, ils se reposent", le gouvernement "veut jeter de la poudre aux yeux de l'opinion, pour rassurer", avant la fête de l'indépendance du pays du 1er décembre, a poursuivi le Dr Lala.

© 2010 AFP

 

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