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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 00:41

 

 

Gbagbo-et-ADO.jpg

 

 

Jean de la Fontaine

A la suite d’ une manipulation des résultats des récentes élections en Côte d’ Ivoire, toute la communauté internationale est en train de faire fausse route, les prix Nobel, le Conseil de Sécurité de l'ONU qui s'est définitivement compromis en déclarant bizarrement son soutien, donc forcément un parti pris, les sages de l' UA, bref tous, sauf la quantité négligeable que constituent la Chine, la Russie, membres permanents du Conseil de Sécurité et d' autres grands pays comme l' Inde, le Brésil, le Mexique et tous ceux qu' on n' a pas encore beaucoup entendu dans cette affaire.

En effet, rares sont les sommités qu'on n'a pas entendu condamner Gbagbo. Parmi elles citons tout de même sauf erreur de ma part, Sa Sainteté le Pape .Mais ça viendra peut-être.

Peut-être aussi que bientôt on entendra Gbagbo murmurer au fond d'une geôle du TPI après un repentir:

"Et pourtant j'ai raison ! " à l'instar du fameux " Et pourtant elle tourne !" de Galilée.

Quels sont donc les faits ?

Durant la campagne du second tour l’ une des inconnues jugées les plus décisives pour l’issue du scrutin par les observateurs les plus avertis était quelle serait l’affluence dans les bureaux de vote le jour de l’ élection. Et la question se posait déjà de savoir à qui allait bénéficier une éventuelle diminution du taux de participation. C’est ainsi que Kesy B .Jacob faisait remarquer dans le quotidien Nord Sud :

« Les leaders d’opinion du camp Bédié ont été sollicités pour traduire en résultat le soutien du Pdci. L’annonce de la désignation d’un Premier ministre de l’ancien parti unique participe de cette offensive. Cette stratégie repose, à l’évidence, sur un quasi-maintien du taux de participation. Ce qui permettrait au désormais candidat du Rhdp de séduire 60% de la cible-Pdci. Une éventuelle baisse importante du taux de participation pourrait donc réduire les chances du candidat Ouattara. Dans cette hypothèse, l’on pourrait conclure que les électeurs de Bédié n’ont pas pu surmonter leur déception ou ne se sont pas sentis liés par l’appel de leur leader à voter Ouattara. Pour Gbagbo, il était important de briser le lien entre Bédié et ses électeurs. »

Or, le premier enseignement que les observateurs ont tiré du scrutin du 28 novembre c’ était que le taux de participation était nettement inférieur à celui du premier tour qui était d’ environ 83%. Certains ont même essayé de justifier cet état de fait par le couvre-feu qui aurait dissuadé des électeurs.

Puis dès le lendemain, lundi 29 novembre, la Commission électorale indépendante a annoncé que le taux était de 70%, ce qui confirmait les observations de la veille. Et l’ information a été relayée par toutes les agences d’ informations du monde :

La baisse du taux de participation du second tour par rapport au premier (13% d'écart) donne mathématiquement un avantage au candidat arrivé en tête au premier tour, en l’occurrence Gbagbo.

C’est la seule explication au fait avéré qu’on ait été amené, pour déclarer Ouattara vainqueur, a annoncer, 3 jours après, des résultats faisant état d’un taux de participation de 81.12%. Une variation de 1% ou 2% et à la rigueur, à l’extrême limite, de 5%, pourrait encore être mise sur le compte de la marge d’erreur, comme il en existe dans toute donnée statistique. Mais de 70% à 81,12%, soit 11,12% qui,, rapportés à 5 784 490 inscrits, correspond à 643 235 votants supplémentaires qui ne sont sûrement pas allés au profit de Gbagbo le mauvais garnement, l’ homme à abattre, l’ empêcheur de tourner en rond mais au candidat de la Communauté internationale, un libéral pur et dur ayant dans le passé, quand il était Premier Ministres donné suffisamment de gages de meilleur garant des intérêts non négligeables de la France . Ce « Right man in the right place » avait en effet besoin de compenser par ce gonflement artificiel traduit en voix en sa faveur le manque à gagner résultant de l’abstention des partisans de Bédié qui n’ ont pas obéi a la consigne de vote de ce dernier et pour cause. Qui était le père de l’ivoirité dont a tant souffert Ouattara ? Ce dernier a-t-il d’ ailleurs honoré sa promesse de nommer Premier Ministre un membre du PDCI ? Comme quoi Balzac avait raison de dire que « la moitié des ingratitudes sont des vengeances ».

Outre cet indice du gonflement du taux de participation qui, en lui seul constitue un élément d’appréciation suffisant pour déterminer le vrai vainqueur, il y a également le déroulement des faits, eu égard aux procédures et à la loi qui révèle les manquements qui ont contribué à la prétendue victoire de Ouattara.

Le Code électoral prévoit que la CEI doit donner les résultats dans un délai de 3 jours francs. Elle n’a pas pu le faire pour des raisons de fond, à savoir, le désaccord en son sein. On a crié au scandale quand le rapporteur de la Commission a été empêché physiquement de proclamer les résultats, et les images ont été passées en boucle sur toutes les chaînes de télévision du monde comme une énorme forfaiture. A tort, car quoi de plus normal que d’empêcher, par tous les moyens possibles, y compris physiquement, la violation de la loi ? On exécute bien des gens pour violation de la loi, dans les pays où la peine de mort existe encore et cela se passe même dans des pays dits civilisés. Dans le cas d’ espèce le rapporteur de la CEI a simplement été empêché physiquement de violer la loi comme quelqu’un aurait été empêché physiquement de perpétrer un coup d’ état. Il n’ y avait pas d’ accord sur les résultats qu’ il voulait donner et la règle c’ est que la Commission prend ses décisions uniquement par consensus.

A propos du délai de proclamation des résultats qui était expiré on a entendu la plus grande bêtise qui soit, à savoir qu’un délai légal puisse être indicatif.

Passons sur les conditions dans lesquelles la proclamation des résultats a été faite, en cati mini, au QG de la campagne électorale de Ouattara, en l’absence des autres membres de la Commission.

On trouve anormale l’annulation par le Conseil Constitutionnel de certains résultats qui ont porté, au total sur un nombre de suffrages, comme par hasard a peu près égal à celui ajouté par les 11,12% de participation supplémentaire déclarés par la CEI lors de la proclamation des résultats. Cela se fait toujours dans toutes les démocraties. Cela s’est même fait avec l’élection en cause avec l’annulation des scrutins, pour le vote de la Diaspora en France et au Sénégal.

Le Représentant du Secrétaire Général de l’ONU, M. Choi, se substitue au Conseil Constitutionnel pour approuver les résultats sous prétexte que c’ est ce que prévoient les accords . Si les accords prévoient un tel excès de pouvoir, ils sont nuls au regard des principes généraux de droit relatifs à la non validité des accords, lorsqu’ ils sont léonins ou violent les lois existantes. Ces accords auraient donc violé la Constitution et ne pouvaient être ratifiés sans la modification de celle-ci.

Certains partisans de Ouattara ont même dit que le conseil devait en vertu de l'article 64 du code annuler les élections dans leur entièreté, ce qui n'est pas faisable vu leur coût exorbitant. Du reste se rappelle que le vote de la diaspora ivoirienne au Sénégal et en France a été annulé et n' a pas été repris. La certification de l'élection en contradiction avec la décision du Conseil constitutionnel est une violation grave de la procédure de certification elle-même. Dans une conférence de presse tenue le jeudi 28 mai 2009 au siège de l’ ONUCI, Choi avait déclaré :

« En cas de dysfonctionnement porté à ma connaissance, je dispose de quatre niveaux d’actions : 1) j’encourage les parties concernées à prendre les mesures correctives nécessaires. 2) si cela n’aboutit pas, je recherche des solutions au niveau national avec les protagonistes ivoiriens. 3) Si cela ne marche pas, je peux faire appel à l’arbitrage du Facilitateur. 4) En dernier recours, je peux faire rapport au Conseil de Sécurité. Ce n’est pas ce qu’ il a fait comme tout le monde peut le constater.

Pour ce qui est de la situation du pays et du bilan de Gbagbo sur lesquels beaucoup de gens sont si critiques, on semble ignorer que des 10 ans de pouvoir de Gbagbo, 5 ont été des années de guerre civile, le pays ayant été entraîné dans une spirale de violence depuis la tentative avortée du coup d’état du 19 septembre 2002 par les partisans de Ouattara.. Bien qu’ ayant échoué , les putschistes qui s’ étaient enfuis au Burkina Fasso d’ où ils sont revenus avec des renforts, fortement armés, entraînés et équipés pour envahir tout le Nord et l’ Ouest, ont mis le pays en état de partition et de guerre jusqu’ en 2007 avec la complicité de la France.

Les gouvernements Chirac et Sarkozy, poursuivant une politique néocolonialiste de maintien de ses anciennes colonies dans le giron de la France, ont toujours soutenu Ouattara et ses partisans, les Rebelles qui sont, de leur point de vue, les meilleurs garants des intérêts français en Côte d’ Ivoire.

 

La France a aussi obtenu, en faveur de cette politique, le soutien des Etats Unis qui avaient besoin de la ramener à de meilleurs sentiments dans sa fronde contre la guerre en Irak sous Bush et qui a besoin de consolider son alliance avec l’Europe dans sa guerre actuelle en Afghanistan. C’est ce soutien des Etats Unis qui lui avait valu l’appui des Nations Unies pour l’envoi des casques bleus et des soldats de la CEDEAO en 2003 et qui lui vaut encore maintenant ce soutien pour valider l’élection ratée de Ouattara.

Quid alors des autres soutiens, notamment celui de la CEDEAO ?

S’agissant de celle-ci, en réalité seuls 6 Chefs d’ Etat sur les 15 ont fait le déplacement à Abuja où la question a été examinée. Le Président gambien a même fait connaître tout récemment son opposition à cette cabale.

3- Et le reste de la Communauté internationale ?

Tous les autres ont suivi par effet d’entraînement, chacun se fondant sur celui qui est logiquement le plus concerné :

- la CEI dit se fonder sur le choix des Ivoiriens

- la CEDEAO sur la CEI

- l’UA sur la CEDEAO

- le Conseil de Sécurité de l’ONU sur l’UA

La position du Conseil de Sécurité est du reste assez éloquente car c’est bien la première fois de son histoire que cet organe « SOUTIENT ‘», c’est à dire, acculé par la Russie, avoue une position partisane et obtient non pas son accord mais la levée de son veto.

Donc tout s’ est joué au niveau de la CEI qui a manipulé les résultats du vote et couvert sa forfaiture par un gonflement artificiel du taux de participation qu’ elle avait annoncé comme étant de 70% ,en parfaite concordance avec ce que tous les observateurs avaient note et rapporte et qu’elle a finalement donné comme étant de 81,12%, sans aucune explication, soit une augmentation de 643 235 voix.

On dit que Gbagbo est resté 10 ans au pouvoir illégalement, en repoussant plusieurs fois les élections. On oublie qu’ à peine 2 ans après son élection, le 19 septembre 2002, les partisans de Ouattara ont fomenté un coup d’ état qui a échoué mais qui a ouvert une période (jusqu’en 2007 avec les Accords de Ouagadougou) de 5 ans de rébellion et de partition , créant des conditions peu propices à l’ organisation d’ élections et pendant laquelle l’ Etat ivoirien a été traité comme un belligérant vaincu et mis sous tutelle internationale avec pour résultats :

- le chef de l’Etat régulièrement élu se voit commander de modifier la Constitution par ordonnances et non par référendum, pour aller vite, sous prétexte d’ appliquer les accords d’ Accra et d’ extirper de la Constitution les dispositions inspirées de l’ivoirité qui y avaient été introduites par Bédié en 1995.

 

- le chef de l’Etat se voit imposer la composition de son gouvernement et doit confier à la rébellion les postes de

Premier Ministre, de Ministre de l’Intérieur et de Ministre de la Défense

- le Gouvernement légal est totalement écarté de l’ organisation des élections confiée à une Commission électorale au sein de laquelle l’ opposition est majoritaire à 70% même s’ il est vrai qu’ elle ne peut prendre de décision que par consensus et c’ est ce qui explique le fait inédit d’ un gouvernement qui conteste les élections.  

- Aucun organe de l’Etat n’est compétent pour confirmer la validité des élections. Seul le Représentant des Nations Unies est compétent pour désigner le vainqueur.

Malgré cet immense complot contre la Côte d’ Ivoire et son gouvernement légalement élu, la situation du pays au plan social et économique est globalement bonne, comparée aux autres pays de la sous-région. La Côte d’ Ivoire n’est pas en situation de faillite et bien au contraire se trouve toujours dans le peloton de tête en Afrique de l’Ouest. Pour s’en convaincre il n’ est que de se referez à l’ Indice de Développement Humain (IDH) publié chaque année par le PNUD depuis 1990.

Pour rappel, l’ IDH (indicateur composite ou synthétique) intègre trois séries de données :, à savoir :  l'espérance de vie à la naissance (qui donne une idée de l'état sanitaire de la population du pays),  le niveau d'instruction mesuré par deux indicateurs : le taux brut de scolarisation (nombre d'élèves dans le primaire, le secondaire et le supérieur / effectifs des classes d'âge concernées) et le taux d'alphabétisation des adultes, le PIB réel (c'est à -dire réajusté compte tenu de l'inflation) par habitant, calculé en parité de pouvoir d'achat (c'est à -dire en montant assurant le même pouvoir d'achat dans tous les pays) ; le PIB par habitant donne une indication sur le niveau de vie moyen du pays.

Si l’on se réfère au chemin parcouru depuis 2000, année d’accession de Gbagbo au pouvoir jusqu’ à ce jour, en comparant l’IDH de la Côte d’ Ivoire à celui du Sénégal par exemple, on voit qu’en 2000 ce dernier était classé 154ème avec un indice de 0,431, devant la Côte d’ Ivoire classée 156ème avec un indice de 0,428.

En 2010 par contre c’est la Côte d’ Ivoire qui devance le Sénégal et se classe 163ème avec un indice de 0,484 devant le Sénégal 166ème avec un indice de 0,464.

C’est bien la preuve que malgré la situation défavorable créée par la guerre civile et la partition du pays, le bilan de M. Gbagbo n’est pas, globalement pris, aussi négatif que ses détracteurs le présentent.

Quant aux atteintes aux droits de l’homme et notamment les atrocités commises et dont attestent des charniers comme celui trouvé à Yopougon, elles l’ont été de part et d’autre

sans qu’on ait pu en déterminer de façon irréfutable les vrais responsables.

Il est donc temps de rétablir la vérité sur cette élection au sujet de laquelle le monde entier a été induit en erreur sur la base des résultats inexacts proclamés par la Commission électorale indépendante, sans qu’ il ne vienne à l’esprit de personne de les mettre en doute, alors que le seul fait qu’ un taux de participation officiellement déclaré de 70% à la face du monde le lendemain du vote soit passé à la proclamation des résultats à 81,12% aurait dû susciter de sérieuses interrogations, aucune explication n’ ayant été fournie à ce jour.

 

Souleymane Racine WANE

oneracine@gmail.com

 

 

Marine Le Pen condamne la « précipitation » de Sarkozy à soutenir Ouattara

dimanche 19 décembre 2010  AFP

 

La vice-présidente du FN, Marine Le Pen, a condamné dimanche la "précipitation avec laquelle" Nicolas Sarkozy "a pris position" pour Alassane Ouattara lors de la présidentielle ivoirienne, en disant ne pas prendre position entre ce dernier ou Laurent Gbagbo.
 

"Je juge avec assez de sévérité la précipitation avec laquelle le président de la République a pris position", a déclaré Marine Le Pen, invitée du Grand Jury RTL-LCI Le Figaro, en ajoutant que "des vies de Français sont en jeu" en Côte d'Ivoire.

Alors que l'ensemble de la communauté internationale, dont les Nations Unies, a reconnu Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle face au sortant Laurent Gbagbo, qui refuse de céder la place, la dirigeante du parti d'extrême droite a ajouté qu'elle ne prenait pas position.
 

"Il y a eu des contestations. Ces contestations n'ont pas fait l'objet d'une instruction de la part des instances internationales qui ont décidé quelques heures après la fin de l'élection que l'élection devait être entérinée. Je pense que ça aurait mérité à tout le moins un examen", a déclaré Marine Le Pen.

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 00:35

 

 

Tandja.jpg

 

AFP  19/12/2010 | Mise à jour : 21:38

La Cour d'Etat du Niger a levé cette semaine l'immunité du président déchu Mamadou Tandja, ouvrant la voie à des poursuites judiciaires contre lui pour de présumées malversations financières, a affirmé aujourd'hui le porte-parole du gouvernement, Laouali Dan Dah.

"Cette levée de l'immunité de l'ancien président fait suite à des contrôles dans divers sociétés et organismes qui ont décelé des irrégularités que les responsables de ces sociétés lui ont imputées directement ou indirectement", a-t-il déclaré à la presse.

La levée de son immunité permettra à l'ancien chef d'Etat de "s'expliquer", a-t-il fait valoir. Cette décision permet au procureur de la République d'"engager une action publique" contre Mamadou Tandja s'il est établi qu'il a commis "des infractions au Code pénal", a ajouté le porte-parole.

Selon l'hebdomadaire privé "La roue de l'Histoire", les résultats d'enquêtes de la Commission de lutte contre la délinquance financière, créée par la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat contre Mamadou Tandja en février, sont "accablants" pour ce dernier. Ces enquêtes ont débuté en mai et ont déjà conduit à l'incarcération de plusieurs hauts responsables, notamment l'ex-patron du Trésor, tous accusés d'avoir dilapidé des fonds publics.

Vendredi, le chef de la junte, le général Salou Djibo, a indiqué à la télévision que plus de 4,7 milliards CFA (plus de 7 millions d'euros) ont été récupérés sur 21 milliards de FCFA (plus de 32 millions d'euros) réclamés par la commission. Mamadou Tandja est depuis février détenu dans une villa dans l'enceinte de la présidence. Mais en novembre, la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a jugé "arbitraires" son arrestation et sa détention et "ordonné sa libération". Le Niger avait alors fait savoir qu'il comptait demander la révision du procès.

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 00:01

 

 

Joseph-Kony.jpg

 

 


(Le Monde 18/12/2010)

C'est l'un des groupes armés les plus mystérieux et les plus violents de la planète. Qui viendra à bout de l'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA), venue d'Ouganda, et qui évolue à présent entre le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), la Centrafrique (RCA) et, sans doute, le Sud-Soudan ? Le mouvement, ancré à l'origine au sein de la population acholie, dans le nord de l'Ouganda, et opposé au pouvoir du président Museveni lors de sa création à la fin des années 1980, s'est mué en groupe armé aux objectifs flous, luttant pour sa survie en massacrant les villageois des régions qu'ils traversent, ou en les transformant en esclaves.

Entre millénarisme, mysticisme et utilisation de manière calculée de la violence, la LRA se déplace sans cesse, dispersée en petits groupes. Une opération régionale, "RudiaII", la combat avec l'appui des Etats-Unis, notamment dans le domaine du renseignement. La lutte contre la LRA intéresse au plus haut point les diplomates américains, qui rédigent depuis Kampala des télégrammes tous les quinze jours pour rendre compte des progrès sur le terrain congolais des troupes ougandaises. Pourtant, la discrétion est de mise sur le déroulement exact de cette opération.

"Nous notons que le gouvernement ougandais a délibérément (et avec le plus grand succès) gardé le silence sur la taille de son corps expéditionnaire et le fait que ses hommes se battent régulièrement avec la LRA, tout ceci étant destiné à plaquer un visage congolais sur l'opération [Rudia II]", précise un télégramme en 2009.

CHEF INSAISISSABLE

L'ambassade de Kampala relate régulièrement les actions de l'armée ougandaise contre la LRA dans le nord-est du Congo. Exemple en juin 2009 : "Les opérations militaires ougandaises sur le terrain continuent d'enregistrer des progrès. Les forces de défense populaires d'Ouganda (UPDF, armée régulière) poursuivent avec ténacité les groupes de la LRA et ont monté des embuscades réussies, qui se sont conclues par la mort de commandants supérieurs de la LRA. Entre le 18 et le 29 mai, les UPDF ont tué 41 combattants de la LRA, dont le brigadier général César Achellam et le lieutenant-colonel Okello Okuti."

Les télégrammes suivants poursuivent le décompte des pertes infligées par les forces ougandaises à la rébellion de Joseph Kony, son chef insaisissable, dans le nord-est de la RDC.

Mais bientôt, il leur faut attribuer leurs actions à une autre armée, celle de RDC, en dépit de la passivité de cette dernière. "Depuis mars, les UPDF ne pouvaient plus rendre compte publiquement de leur action car l'Ouganda s'est retiré ostensiblement de la région et voulait mettre un masque congolais sur Rudia II", résume pour ses interlocuteurs américains le porte-parole de l'armée ougandaise, Felix Kulayigye.

Le responsable militaire ougandais se plaint du fait que ses homologues congolais ne rendent pas publics les succès de l'opération, "bien qu'il leur fournisse des mises à jour permanentes" sur les victoires qu'ils sont censés remporter lors d'accrochages menés, en réalité, par des soldats ougandais. En conséquence, il a fallu publier certaines de ces informations dans les journaux ougandais, "attribuant la mort de commandants importants à des actions de l'armée congolaise, même s'ils avaient été tués par l'armée ougandaise". "L'Ouganda continuera d'attribuer les succès à venir à l'armée congolaise", assure le responsable militaire ougandais.

Pendant ce temps, l'opération continue et marque des points, selon Kampala, qui a toujours considéré la période de négociations entamées avec la LRA comme une manœuvre des hommes de Kony pour se réarmer et a poussé à une guerre régionale pour détruire les chefs de la LRA.

Le ministre de la défense ougandais, Crispus Kiyonga, cité dans un télégramme d'avril 2009, estime que "50 % des responsables de haut niveau de la LRA et 25 % de ses combattants ont été tués pendant les opérations. Kiyonga estime à présent le nombre de combattants [restant] à trois cents. La Mission des Nations unies au Congo (Monuc) fournit des chiffres comparables, estimant le nombre de combattants de la LRA à trois cents ou quatre cents, et le nombre de personnes enlevées entre six cents et mille."

PRÉSENT À KHARTOUM ?

Dans l'intervalle, cependant, la LRA n'a pas été mise hors d'état de nuire. Bénéficie-t-elle de l'appui du Soudan, comme cela s'est déjà produit dans le passé ? L'hypothèse est à nouveau envisagée en février 2010, lorsqu'un haut diplomate français, chargé des affaires africaines, confie au sous-secrétaire d'Etat américain en charge de l'Afrique, Johnnie Carson, que "les services de renseignement français ont recueilli auprès de leurs sources des informations sensibles sur la présence à Khartoum, il y a six mois, du chef de la LRA, Joseph Kony".

La réaction américaine est prudente, mais intéressée : "Si cela devait se vérifier, cela constituerait un acte de mauvaise foi considérable de la part du gouvernement soudanais (…). Cela montrerait que le Nord ne peut être considéré comme un partenaire fiable auquel il serait possible d'accorder sa confiance." Déjà, se fait jour une hypothèse : que Joseph Kony soit "réactivé" par ses contacts soudanais pour mener des actions de déstabilisation du Sud-Soudan. L'organisation d'un référendum d'autodétermination, en janvier 2011, devrait se conclure par la sécession du sud (où se trouve l'essentiel des réserves pétrolières du pays) avec le nord.


Jean-Philippe Rémy

Article paru dans l'édition du 19.12.10

© Copyright Le Monde

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:43

 

 

Bokassa 1er

 

 

 

Par TF1 News, mis à jour le 16 décembre 2010 à 14:15

Le château que l'empereur déchu de Centrafrique possédait à Hardricourt, en banlieue parisienne, va être vendu dans moins d'un mois. Mise à prix : 735.000 euros

S'il vous reste quelques euros à dépenser après les fêtes, pourquoi ne pas vous faire un petit plaisir en achetant un petit château... par exemple, celui de Jean-Bedel Bokassa, dans les Yvelines ? Il s'agit de l'ancien château de Hardricourt, propriété de l'empereur déchu de Centrafrique, un manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine. Il sera vendu aux enchères le 12 janvier à Versailles. Mise à prix : 735.000 euros, selon une annonce légale parue sur des sites spécialisés.

Si vous êtes tenté, méfiez-vous toutefois : l'avis mentionne incidemment que les "lieux semblent occupés". Et si vous espérez une bonne affaire, sachez encore que, selon des spécialistes de l'immobilier, les enchères ne devraient pas dépasser 1,2 million d'euros. Mais c'est surtout en raison du mauvais entretien de ce manoir et de l'état du parc, laissé à l'abandon...

Le fils Bokassa en appelle à Sarkozy

L'annonce précise que la vente comprend un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". Cette vente aux enchères sur licitation est organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles.

L'ex-empereur Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français, précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui. L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père, a supplié mardi le président Nicolas Sarkozy d'intervenir pour éviter ce qu'il estime être une spoliation de l'héritage de la famille Bokassa.

Par TF1 News le 16 décembre 2010 à 14:12

 

Bokassa-a-Hardricourt.jpg

Un château de Bokassa en France vendu aux enchères

PARIS 16 déc 2010 (AFP)  Un château de la banlieue parisienne qui appartenait à l'empereur déchu de Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa décédé en 1996, sera vendu aux enchères le 12 janvier avec une mise à prix de 735.000 euros, selon une annonce légale parue sur des sites spécialisés.

Bokassa s'était installé en décembre 1983 au château de Hardricourt, l'une de ses propriétés en France.

L'annonce précise que la vente qui aura lieu à Versailles, près de Paris, comprend un "château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage". Cette vente aux enchères est organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles. L'avis ajoute que les "lieux semblent occupés".

Selon des spécialistes de l'immobilier interrogés par l'AFP, les enchères ne devraient pas dépasser 1,2 million d'euros, en raison du mauvais entretien de ce manoir d'une vingtaine de pièces aux toits d'ardoise qui domine la vallée de la Seine et du parc laissé à l'abandon.

Bokassa s'était installé à Hardricourt après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français, précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

L'un des fils de Jean-Bedel Bokassa, Georges, ancien ministre de la Défense de son père (1975-1976), a "supplié" mardi le président français Nicolas Sarkozy d'intervenir pour éviter ce qu'il estime être une spoliation de l'héritage de la famille Bokassa.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

 

NDLR : Georges Bokassa soutient fermement que c'est lui qui est le légataire universel (il en détient les preuves) de son père et qu'il se bat seul depuis quinze pour les biens laissés par son père contrairement à ce que prétend Jean Charles Bokassa depuis Abidjan.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 03:42

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

 

Le samedi 11 décembre dernier, le tristement célèbre argentier de Bozizé et non moins ministre d’Etat chargé des mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, l’indéboulonnable Sylvain Ndoutingaï,  a eu le culot de tenir un point de presse à Bangui pour annoncer fièrement urbi et orbi que « la bataille judiciaire engagée entre le gouvernement centrafricain et la société américaine RSM Production Corporation de jack Grynberg venait de connaître un dénouement heureux suite au verdict rendu le 7 décembre 2010 par le CIRDI et que désormais la République Centrafricaine venait de recouvrer sa pleine souveraineté et la libre disposition sur la zone pétrolière dans le Nord du pays ».

Dans nos commentaires suite à cette audacieuse annonce de l’imprudent Ndoutingaï et sans même présager de la réaction du patron de RSM Production Corporation Jack Grynberg, nous avions fait part du doute qui était le nôtre quant à la véracité des allégations du ministre d’Etat et directeur de campagne de Bozizé quant à l’interprétation du jugement qui venait d’être rendu par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) dans cet arbitrage relativement délicat.

Eh bien, cela n’a pas loupé. La réaction de Jack Grynberg n’a pas tardé à tomber à son tour mais contrairement aux allégations fantaisistes de Ndoutingaï,  non seulement c’est RSM RSM Production Corporation qui a gagné devant le CIRDI dans le jugement prononcé le 7 décembre dernier mais ayant obtenu ainsi gain de cause, Jack Grynberg et sa société ont un délai de 45 jours pour chiffrer sa réclamation.

Le litige qui opposait le pétrolier américain à la clique de Bozizé et Ndoutingaï portait sur l'exécution du contrat de recherche et d'exploitation du permis A situé dans le nord de la RCA. C’est en effet du temps de l’ex-président Patassé que celui-ci avait été signé mais avait été suspendu et dénoncé par le « libérateur en chef » Bozizé dès son arrivée au pouvoir pour des raisons purement arbitraires qui en réalité, ne tiennent pas vraiment la route.

A bien lire le texte du jugement rendu le 7 décembre dernier par les juges Philippe Merle et Brigitte Stern, il est clairement dit que non seulement « la demande du pétrolier texan était fondée » mais aussi que le Cirdi n'avait relevé "aucune faute à la charge de RSM, ni aucun préjudice qu'elle aurait causé à l'Etat centrafricain". Par contre, les juges du CIRDI ont estimé que « le régime en place à Bangui n'avait pas rempli ses obligations durant la période de suspension du contrat (article 28.8 du contrat) ». C’est franchement à se demander si Ndoutingaï sait lire et comprendre des documents écrits non pas dans la langue de Shakespeare mais pourtant bien dans celle de Molière !

Il y a lieu de rappeler que lors de l’audience du 7 décembre en question, Bozizé et Ndoutingaï pour ne pas dire l’Etat centrafricain, étaient défendus par les avocats Me Emile Bizon et Me Jacques Vergès. Grynberg lui, était représenté parle directeur juridique de RSM, Roger A. Jakto, et a été défendu par Philippe Auzas (cabinet Grand, Auzas & Associés).

Ce verdict tombe d’autant plus mal pour Bozizé et Ndoutingaï que le jeudi 16 décembre 2010, doit s’ouvrir à Bangui suite à une plainte de Bozizé et du même Ndoutingaï contre le même Jack Grynberg pour  "diffamation, chantage et escroquerie". Dans la citation à comparaître adressée à l’homme d’affaires de Denver au Colorado (Etats-Unis), il est reproché d’avoir "user de ses relations personnelles avec les autorités de son pays et les hauts responsables des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale…) pour faire bloquer tous les financements de ces institutions au profit de la Centrafrique au cas où les autorités de ce pays lui refuseraient la prolongation de son contrat d’exploitation des hydrocarbures".

Selon nos informations, l’américain Jack Grynberg a confié sa défense à Me Assingambi Zarambaud    du Barreau de Bangui.

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 20:14

 

 

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Dik 7 Décembre 2010 Le Phare

Me Zarambaud a, dans sa déclaration préliminaire, souligné que la nuit des Centrafricains s'est prolongée jusqu'au 22 novembre, en référence à l'ouverture de l'audience du procès avant de présenter l'accusé comme le « général autoproclamé à la tête d'une rébellion ». A l'en croire, Bemba avait crée un Etat au sud de la partie congolaise, frontalière avec la RCA et envoyé ses hommes pour « piller » et « violer très facilement » à Bangui.

« Comment ces pauvres femmes ont été violées en présence de leurs maris et de leurs enfants », a questionné l'avocat centrafricain. Il a, en outre, trouvé un lien historique entre le Congo et le Centrafrique pour trouver « incorrect » que les crimes soient commis par le ressortissant de l'un de ces Etats « frères ». « Comment les mercenaires pouvaient provenir du pays de Lumumba pour aller au pays de Barthélemy Boganda? C'est une insulte à la fraternité africaine ». Ce représentant légal des victimes a voulu connaître les raisons de l'intervention de Bemba « lui, dont le pays faisait face à d'autres mercenaires contre lesquels ses propres mercenaires auraient dû être utilisés ».

Pourquoi, n'étant pas un dirigeant d'un pays constitutionnellement constitué, Bemba a-t-il envoyé ses mercenaires en Centrafrique ? Est-ce que Patassé avait reçu le quitus du parlement ? « Je ne pense pas », a répondu l'avocat des victimes en posant les deux questions aux juges. « Bemba n'a pas nié s'être rendu à Bangui pour discuter avec Patassé », a-t-il, en outre, affirmé en ironisant qu « ils ne discutaient pas de la pluie et du beau temps mais de l'appui de l'un à l'autre ».

Dans sa déclaration, il a souligné être d'avis que « l'heure de la vérité a sonné », et affirmé, à la même occasion, que « les troupes de Bemba étaient intervenues en RCA un an plus tôt et sont revenues pour commettre des crimes abominables ». Au nombre des crimes commis, selon lui, « des civils centrafricains ont été égorgés, d'autres ont eu des proches enlevés pour toujours, les pillages étaient automatiques, ils emportaient tout, même les animaux domestiques ». Si à ses yeux, le viol constituait le principal crime, « la violence se faisait à main armée, (...), la plupart des personnes traumatisées étaient des personnes vulnérables, beaucoup sont infectées et sont mortes ».

La deuxième représentante des victimes, une avocate d'origine centrafricaine a estimé, pour sa part, que les hommes de Bemba ont « volé à la population en vue de la rendre pauvre » et qu' « il est temps de mettre fin à l'impunité ». Elle a insisté sur le fait qu'un commandant des troupes sur place à Bangui, s'adressant à ses subordonnés, avait déclaré : « Vous n'avez pas de femmes, Jean-Pierre Bemba vous a envoyé pour tuer (...) ».

L'autre intervention, c'était celle d'une autre avocate. Elle a pensé qu'on devait « briser le silence ». Des maisons ont été saccagées, tout a été pillé, lits, motocyclettes, sommes d'argent ; et les victimes ont été contraintes des porter leurs propres biens sur le dos au profit des Banyamulenge », a accusé l'avocate européenne qui a insisté sur le fait que « les pillages étaient accompagnés de blessures sur les civils ». D'autres, selon elle, ont même été sodomisés, d'autres rendues enceintes, a en en bouclant ainsi les déclarations préliminaires des représentants légaux des victimes.

 

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 19:55

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Décembre 2010 13:21

Les habitants de la préfecture d’Obo (est de la Centrafrique) vivent dans la crainte qu’une attaque des éléments de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA) peut intervenir à tout moment. Tous sont à l’affut des signes annonciateurs d’une éventuelle irruption des rebelles ougandais dans la ville. Régulièrement des scènes de débandade sont enregistrées en raison de fausses alertes ou de rumeurs qui se répandent. C’est dés lors le sauve-qui-peut, avant de qu’on se rende compte qu’il n’y a aucune menace avérée.

Cette psychose est aggravée par une crise alimentaire et une insécurité sans précédent. Le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville a été témoin de nombreuses fausses alertes.

Il explique que l’insécurité alimentaire découle du fait que la population vaque difficilement aux activités champêtres d’une part, une situation rendue plus difficile par le départ en vacances en cette fin d’année des humanitaires en poste dans ville, tant la présence de ces derniers rassure les populations..

Depuis plusieurs mois, une importante colonne de  rebelles de la LRA sème le désordre dans la préfecture. Elle aurait été chassée de la région du Darfour (sud du Soudan) et a trouvé refuge dans cette préfecture centrafricaine du Haut Mbomou. Plusieurs villages, notamment ceux de Ngoyo et Bana ont été déjà attaqués et pillés. Des enlèvements ont été également opérés par la LRA.

Des dispositions sécuritaires ont pourtant été prises par les forces nationales qui manquent cependant cruellement de moyens logistiques et humains pour une riposte appropriée. Seuls des éléments de l’armée ougandaise, forts du droit de poursuite, sécurisent les zones de Djéma, Zemio et ses périphéries.

La LRA sévit dans ces régions depuis 3 ans et a provoqué un mouvement de personnes déplacées. Récemment le département d’Etat Américain, a annoncé un appui aux pays concernés pour chasser ces rebelles.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:19

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Décembre 2010 13:25

La famille Charles Massi veut savoir la vérité sur la disparition de ce dernier en décembre 2009 et a saisi les tribunaux français. Un tribunal parisien vient de juger recevable une plainte contre X déposée en août 2010, par les avocats du chef de file de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), suite aux premières investigations de la police judiciaire française.

Il s’agit d’une plainte pour « torture, traitements inhumains et meurtre » à laquelle des proches du président centrafricain, François Bozizé, dont ce dernier pourraient être mêlés.

Charles Massi n’a donné aucun signe de vie depuis le mois de décembre 2009 après son arrestation et sa remise par les autorités de Ndjamena à celles de Bangui.

Selon la famille Massi, le leader de la CPJP serait décédé dans la prison de Bossembélé à la suite de tortures infligées par les éléments de la garde présidentielle centrafricaine. Son beau-fils Eric Neris Massi et ses deux avocats François Gibault et Jean Charles Tchikaya affirment se baser sur des éléments accablants émanant d’autorités ministérielles centrafricaines et des proches du Chef de l’Etat et de son fils, Francis Bozizé, ministre délégué à la défense nationale centrafricaine.

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:16

 

 

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SPOLIATION DE LA FAMILLE BOKASSA

 

             L’ex empereur de Centrafrique, Jean-Bedel Bokassa, accusé des pires turpitudes, vient d’être réhabilité par une décision d’amnistie prise voici quelques jours par le Président de Centrafrique François Bozizé.

Georges Bokassa, qui représente les 37  héritiers du défunt empereur, s’est fait spolier de toutes les propriétés de son père, tant en Sologne qu’autour de Paris à la suite des  décisions absolument arbitraire d’un syndic Maître Pepin Le Haller Gondre mandaté pour vendre  ’’ légalement’’ les biens immobiliers de  Bokassa. Avec l’assistance intéressée d’un avocat, Maître Roussel, aujourd’hui disparu. Par suite de leurs manoeuvres dilatoires, aussi abusives qu’illégales, la succession a fondu comme neige au soleil. Plusieurs  ventes des châteaux de Sologne eurent lieu depuis 14 ans, après toutes sortes de procédures, sans qu’un seul centime ne soit versé aux  héritiers.

Se voyant dépouillé, Georges Bokassa a plaidé contre le duo, syndic/avocat, qui s’enrichissait sur son dos, bénéficiant de la complicité de son propre avocat Maître Sylvain-Maier qui l’avait trahi en retournant sa veste, ayant partie liée avec leurs adversaires.

Georges Bokassa a porté plainte à leurs propos pour usage de faux et escroquerie, au parquet de  Versailles et Blois en mai et juin 2005

Désespéré, Georges Bokassa qui connaît le dossier sur le bout des doigts, a voici plusieurs mois, fait parvenir son dossier au magistrat suprême, Nicolas Sarkozy, Président de la République, afin d’obtenir son arbitrage. Celui-ci, probablement éberlué, l’a transmis au Ministre de la Justice qui a reçu l’héritier spolié (qui représentait aussi, bien sûr ses frères et sœurs aussi démunis que lui.)

Le fils aîné de Bokassa, qui se trouve injustement châtié par cette ‘’loi du talion’’, n’a pas les moyens de se lancer dans une interminable procédure pour tenter de récupérer les fonds qui leur ont été volés.

Bokassa ayant été réhabilité, sa famille et lui sont reconnus désormais comme les seuls légitimes propriétaires de toutes les propriétés acquises par leur père et vendues aux enchères sans qu’ils  voient la couleur du moindre fifrelin…

Dernier épisode : la château d’Hardricourt, près de Meulan, où résidait Bokassa devrait être vendu aux enchères le 12 janvier 2011 sans qu’il puissent intervenir sur ce vol supplémentaire. Enfin, il devrait ensuite, au retour des beaux jours, être expulsé avec sa femme et leurs trois enfants en bas âge, du château de Mézy où il réside.,.

Légataire universel de son père, Georges Bokassa a pu résister à ce marathon judiciaire  et refuse de subir un nouveau vol couvert  par la Justice française. Il supplie le  Président de la République de bien vouloir faire respecter les conventions internationales signées par le Général de Gaulle le 27 avril 1967.

 

 

Georges Bokassa

Mail : georgesbokassa@live.fr

T/ 00 3 36 85 36 17 47

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:01

 

 

CPI

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 07 Décembre 2010 19:43

Suspension dans le procès de Jean Pierre Bemba à compter du mercredi 8 décembre, en raison de vacances judiciaires de la CPI (Cour pénale internationale). Les audiences reprendront le 11 janvier 2011, après les fêtes de fin d’année.

Selon les sources proches de la CPI, ce jour-là, c’est le témoin numéro 87 qui passera devant les juges. A ce jour, trois personnes ont déjà été auditionnées lors des précédentes audiences.

La première, un homme, le témoin numéro 38, a expliqué le contexte de ce qui s’est  passé en République centrafricaine. La deuxième, une experte en traumatologie, a quant à elle expliqué les conséquences physiques, morales et psychologiques des violences sur les victimes, notamment le viol. La troisième personne, une femme, présentée dans ce procès comme l’une des victimes du viol, a raconté son martyre.

Il faut noter que toutes ces personnes ont été interrogées aussi bien par la défense que par l’accusation.

Selon les observateurs, ce temps de trêve va permettre aux différentes parties au procès de mieux affûter leurs moyens de défense.

Après les premières audiences, les avocats des deux parties ont profité de deux journées libres pour livrer leurs impressions sur le déroulement du procès de l’ancien vice-président de la RDC. Du côté des victimes, leur représentante se dit satisfaite des travaux et revient sur la responsabilité de Jean Pierre Bemba sur ses troupes.

Me Marie Edith Douzima, du barreau de Bangui (Centrafrique) estime que les victimes qui ont témoigné sont revenues sur l’identification de leurs bourreaux et du chef à qui ils obéissaient, allusion faite à Jean-Pierre Bemba. Ce qui implique, selon elle, le pouvoir qu’exerçait Jean-Pierre Bemba sur ses hommes.

La représentante des victimes admet que c’est bien le gouvernement centrafricain qui a fourni les armes. Elle précise toutefois que Jean-Pierre Bemba aurait pu éviter les exactions commises par ses troupes, mais il ne l’a pas fait.

Du côté de la défense, Me Aimé Kilolo revient sur les faiblesses de l’accusation et sur la partialité du procureur. Pour lui, le procureur a écarté les témoins qui peuvent déculpabiliser son client : « On est dans une affaire de commandement militaire. Nous avons des officiers  centrafricains qui étaient sur terrain, qui disent que,  c’est l’état-major-général centrafricain lui-même qui s’occupait de toutes ces questions-là. Nous regrettons que le procureur qui a pourtant l’obligation de mener des enquêtes à charge et à décharge, donc une obligation  d’impartialité, se refuse de retenir ces personnes-là qu’il a lui-même interrogées, tout simplement c’est parce que ces personnes finalement déchargent. »

 

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