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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 21:18

 

 

 

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Les forces de l'ONU et de la France ont frappé lundi soir à Abidjan les derniers bastions du président sortant Laurent Gbagbo, dont son palais et sa résidence. Les combattants d'Alassane Ouattara ont lancé un peu plus tôt une offensive pour le contrôle de la ville. Les premières évacuations d'étrangers ont par ailleurs débuté.

Plus de quatre mois après le début d'une crise post-électorale qui a dégénéré en quasi-guerre civile, les Nations unies et l'ex-puissance coloniale française ont ciblé quatre sites qu'avaient échoué à prendre ces derniers jours les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale.

Quatre hélicoptères de Licorne (des forces françaises) ont tiré sur le camp de gendarmerie d'Agban, a constaté un journaliste de l'AFP. Des témoins ont aussi rapporté des tirs sur le camp d'Akouédo (nord-est) par des hélicoptères de l'ONU.

Pour protéger les civils

La présidence française a confirmé que les troupes de l'Onuci ont engagé lundi des actions auxquelles participent les forces françaises, en application de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU, pour "neutraliser les armes lourdes utilisées contre les populations civiles".

Toussaint Alain, conseiller de M. Gbagbo en Europe, a condamné à Paris des "actes illégaux", "des actes de guerre". "La finalité de cette action, c'est l'assassinat du président Gbagbo", a-t-il déclaré à l'AFP.

Ces frappes sont intervenues le jour où les forces pro-Ouattara ont dit être passées à l'offensive dans Abidjan. "C'est l'offensive qui est lancée", a déclaré le porte-parole de Guillaume Soro, premier ministre de M. Ouattara.

Après avoir conquis en quatre jours la semaine dernière le reste du pays, les forces pro-Ouattara avaient investi Abidjan mais échoué à prendre leurs deux objectifs majeurs: le palais présidentiel dans le quartier du Plateau (centre) et la résidence officielle du président sortant Laurent Gbagbo (Cocody, nord).

Les premières évacuations d'étrangers fuyant le chaos ivoirien ont démarré dimanche à Abidjan. 167 étrangers sont partis dimanche pour Lomé ou Dakar, et 250 lundi.

(ats / 04 avril 2011 22:22)

 

Côte d'Ivoire: l'ONU et les soldats français ne visent pas Gbagbo

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 04 avril 2011 22h17- Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a assuré lundi que les frappes lancées en Côte d'Ivoire par les troupes françaises et celles de l'ONU visaient à protéger les civils et non à s'attaquer au président sortant Laurent Gbagbo.

M. Ban annonce dans un communiqué avoir donné pour ordre à la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), de lancer "une opération militaire destinée à empêcher l'usage d'armes lourdes qui menacent la population civile d'Abidjan", la capitale économique ivoirienne, théâtre d'intenses combats.

"Laissez-moi souligner que l'Onuci n'est pas partie prenante dans ce conflit", a encore expliqué le chef de l'ONU. "Conformément au mandat délivré par le Conseil de sécurité, (l'Onuci) a entrepris cette action pour se protéger elle-même et les civils".

Ces actions ont été engagées après que le président Nicolas Sarkozy a autorisé les soldats français de la force Licorne présents sur le sol ivoirien, à "exécuter ces opérations conjointement avec l'Onuci", comme l'a expliqué le président français à M. Ban dans une lettre.

Ce dernier lui a en avait fait la demande "de façon urgente".

M. Sarkozy dit s'appuyer sur la résolution 1975 du Conseil de sécurité qui autorise la France à aider l'Onuci à protéger les civils.

(©)

 

Le FN opposé à une "intervention militaire aux côtés des rebelles"

PARIS, 4 avr 2011 (AFP) - Le Front National "s'interroge" lundi dans un communiqué "sur la nature des relations" que le président Sarkozy entretient avec le président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara, et dit "non, à une intervention militaire aux côtés des rebelles".

Le Front national "demande au Président de la République de s'expliquer sur le soutien sans réserve qu'il apporte à M. Ouattara dans ce conflit, y compris contre les intérêts de la France, et s'interroge sur la nature des relations qu'il entretient avec celui-ci".

Il "enjoint l'ONU à prendre ses responsabilités et à privilégier la voie diplomatique dans la crise ivoirienne, seule à même de sortir ce pays du chaos".

Il "soutient sans réserve les décisions visant à protéger la communauté des Français vivant en Côte d'Ivoire" mais dit "non, à une intervention militaire aux côtés des rebelles".
Le président d'honneur du Front National, Jean-Marie Le Pen, avait affirmé vendredi que la "victoire de Ouattara sera le basculement de l'ensemble de la Côte d'Ivoire sous influence musulmane", dans son "Journal de bord" diffusé sur le site du parti d'extrême droite.

 

Frappes à Abidjan: "des actes illégaux", une "tentative d'assassinat"

PARIS - AFP / 04 avril 2011 21h01 - Les frappes menées lundi par l'Onuci et la force française Licorne contre des camps militaires, le palais présidentiel et la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan sont "des actes illégaux" et une "tentative d'assassinat", a dénoncé un conseiller du président sortant à Paris.

"Je condamne ces actes illégaux. Ce sont des actes de guerre. La finalité de cette action, c'est l'assassinat du président Gbagbo", a déclaré à l'AFP Toussaint Alain, conseiller du président ivoirien sortant en Europe, basé à Paris.

"La coalition internationale menée par la France et les Etats-Unis, sous l'égide de l'ONU, plonge le pays dans le chaos", a-t-il poursuivi, accusant l'ancienne puissance coloniale française d'avoir "équipé, renseigné et armé la rébellion d'Alassane Ouattara", président reconnu par la communauté internationale.

"Ils ont lancé cette attaque parce qu'ils ont compris que la rébellion seule n'était pas capable de vaincre l'armée de Côte d'Ivoire", a-t-il ajouté.

"Le sang va encore couler", a déploré M. Alain. "Les camps militaires d'Agban et d'Akouédo qui ont été touchés abritent aussi des familles des soldats. A l'heure où nous parlons, on peut dire que la coalition, la France, a fait couler le sang."

Des hélicoptères de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) et de la force française Licorne, qui agit sous bannière onusienne, ont tiré à Abidjan sur le palais et la résidence de Laurent Gbagbo, ainsi que sur deux camps de son armée, a annoncé l'Onuci.

Ces frappes interviennent alors que les forces pro-Ouattara, qui ont repris lors qu'une offensive éclair la semaine en dernière le contrôle du pays et peinaient depuis à s'emparer des derniers bastions de Laurent Gbagbo à Abidjan, ont donné dans la journée le coup d'envoi d'un nouvel assaut.

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Malgré ses réticences, la France aspirée par le conflit intérieur ivoirien

PARIS - lundi 4 avril 2011 (AFP) - Renforçant considérablement son dispositif militaire en Côte d`Ivoire, la France est contrainte à une implication majeure dans le conflit inter-ivoirien, avec l`assentiment du camp Ouattara mais sous les critiques du camp Gbagbo qui l`accuse d`être une force d`occupation.

"Les forces françaises n`agissent qu`en soutien de la Mission de l`ONU en Côte d`Ivoire", répètent à l`envi à Paris les autorités françaises.

En quelques jours, le déploiement militaire français a toutefois presque doublé: de 900 hommes, il est passé en début de semaine à environ 1.650 hommes.


La force française Licorne a pris dimanche le contrôle de l`aéroport d`Abidjan, suppléant la Mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (Onuci) que Paris appelle depuis plusieurs semaines à jouer un rôle plus efficace. Cette dernière est composée de quelque 10.000 membres, policiers et militaires.


Des Casques bleus de l`Onuci avaient pris dès jeudi la direction de cette plateforme stratégique, alors que les combats redoublaient entre les combattants d`Alassane Ouattara, reconnu internationalement comme le nouveau président de Côte d`Ivoire, et ceux de Laurent Gbagbo, chef d`Etat sortant refusant de quitter ses fonctions.


Interrogé lundi par l`AFP pour savoir si les accords de défense franco-ivoiriens permettaient une plus grande implication encore de la France, le ministère français des Affaires étrangères a rétorqué que "les forces françaises en Côte d`Ivoire n`intervenaient pas sur la base d`un accord bilatéral".


"Les forces françaises en Côte d`Ivoire ont une mission de soutien à l`Onuci, conformément à plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et encore récemment réaffirmée dans la résolution 1975 adoptée le 30 mars", a martelé le porte-parole du ministère, Bernard Valero.


Confronté à une résistance inattendue des troupes fidèles à Laurent Gbagbo, le camp d`Alassane Ouattara a réclamé ce week-end une "forte implication de la France" et de l`ONU. "Il y a des accords de défense entre la Côte d`Ivoire et la France, nous pouvons invoquer ces accords. Alassane Ouattara pourrait demander que la France intervienne plus massivement", a déclaré Ally Coulibaly, son ambassadeur à Paris.


Dans le même temps, toujours à Paris, Toussaint Alain, un conseiller de Laurent Gbagbo, accusait Licorne d`agir en Côte d`Ivoire "comme une armée d`occupation en dehors de tout mandat" de l`ONU. Et la télévision d`Etat RTI, contrôlée par Laurent Gbagbo, a affirmé que les forces armées fidèles au président sortant "assuraient la sécurité des Français vivant en Côte d`Ivoire".


L`ancienne puissance coloniale, qui a réduit ces dernières années sa présence militaire en Côte d`Ivoire tout en y assurant la continuité de ses importants intérêts économiques, cherche à rester à l`écart des combats sur le terrain.


L`évocation de possibles exactions du camp Ouattara ne devrait pas l`inciter à changer de posture. Paris réclame "une transition la plus pacifique possible" et justifie son action militaire par la protection des ressortissants français et étrangers.


Les relations entre la France et la Côte d`Ivoire s`étaient nettement dégradées depuis l`arrivée au pouvoir de Laurent Gbagbo en 2000.

La tension avait atteint son paroxysme en novembre 2004, avec un bombardement de l`aviation ivoirienne causant la mort de 9 soldats français à Bouaké (centre), des affrontements entre armée française et manifestants ivoiriens à Abidjan faisant 57 victimes ivoiriennes, et le départ précipité de près de 8.000 ressortissants français.


A Abidjan lundi, les militaires de la force Licorne regroupaient les Français "sur une base volontaire" en trois lieux de la ville. Pour leur sécurité et sans envisager pour l`instant d`évacuation générale.

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 02:40

 

 

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Source AFP 03/04/2011 à 09:20

 

La bataille d'Abidjan s'enlisait dimanche, le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo résistant et mobilisant autour de ses bastions, alors que son rival Alassane Ouattara doit faire face à des accusations de massacres de centaines de civils dans l'Ouest. Pendant ce temps, la force française Licorne a pris le contrôle de l'aéroport de la capitale économique et Paris a envoyé 300 soldats en renfort dans le pays, a annoncé l'état-major des armées.

 Plus de 1.500 étrangers, dont 700 Français, sont regroupés dans le camp de Licorne, cherchant à se mettre à l'abri des violences et des pillages. L'assaut final contre le palais et la résidence présidentielle n'a toujours pas eu lieu. Seuls quelques tirs sporadiques d'armes lourdes ont été entendus depuis samedi soir, notamment au Plateau, coeur du pouvoir, abritant le palais. On ne savait toujours pas avec certitude où se trouvait Laurent Gbagbo.

 Propagande

L'offensive éclair du président reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, lui avait pourtant permis depuis lundi de prendre sans grande résistance tout le pays avant de rentrer jeudi soir dans la capitale économique. Isolé diplomatiquement, asphyxié économiquement, plus faible que jamais militairement, Laurent Gbagbo, au pouvoir depuis 2000, a plié, mais il n'a pas rompu. Replié sur les symboles du pouvoir - palais, résidence, télévision d'Etat RTI -, il a très vite démontré qu'il n'entendait pas abdiquer ni prendre le chemin de l'exil.

Samedi soir, la RTI a diffusé des images le montrant souriant et discutant avec des proches. Toute la journée, la chaîne avait diffusé des appels à la mobilisation, les militaires devant regagner des points de ralliement, les civils former un "bouclier humain" autour de la résidence du président sortant. En soirée, la RTI a montré plusieurs centaines de personnes, dont des femmes et des jeunes, rassemblées apparemment vers la résidence présidentielle, qui scandaient : "respectez le pouvoir de Gbagbo". "Nous sommes en train de faire à cette agression barbare, nous sommes en train de les repousser", assurait devant les caméras Alain Dogou, son ministre de la Défense. "La bataille est difficile mais nous sommes convaincus que nous allons vaincre".

Tueries
La marche sur Abidjan des troupes d'Alassane Ouattara est toutefois ternie par de graves accusations sur des massacres de civils. Selon l'ONU et plusieurs organisations internationales, la prise mardi par les combattants pro-Ouattara de Duékoué, important carrefour de l'Ouest ivoirien, s'est accompagnée de massacres à grande échelle, les bilans allant de 330 tués à un millier de "morts ou disparus". Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) évoque "au moins 800 morts" pour la seule journée du 29 mars, parlant de "violences intercommunautaires", et l'ONG catholique Caritas fait état d'"un millier de morts ou disparus" entre les 27 et 29 mars.

Si le bilan provisoire de la Mission de l'Onu en Côte d'Ivoire (Onuci) est pour l'instant le plus bas (330 morts entre les 28 et 30 mars), c'est la seule organisation à désigner des coupables. Selon l'Onuci, "la plupart" des 330 morts de Duékoué ont été tués par des combattants pro-Ouattara, les autres l'ayant été essentiellement par des miliciens et mercenaires libériens de Laurent Gbagbo. Le camp Ouattara a vivement contesté ces "allégations", affirmant que tous les tués étaient des "miliciens", donc des combattants armés, et non des "civils".
 

Ces graves accusations sur de possibles "crimes de guerre" sont d'autant plus embarrassantes pour Alassane Ouattara qu'elles proviennent de l'Onuci, qui assure sa protection au Golf Hôtel et a validé sa victoire à la présidentielle du 28 novembre. L'image internationale d'Alassane Ouattara pourrait s'en trouver gravement abîmée. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a ainsi demandé à ses combattants de "respecter les lois de la guerre et de cesser les attaques contre les populations civiles". Pour elle, "les forces du président Ouattara doivent se montrer à la hauteur des idéaux et de la vision exprimés par leur chef élu".

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 02:56

 

 

Patassé

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Avril 2011 13:59

 

L’ancien président Ange Félix Patassé à enfin quitté Bangui ce samedi 2 avril 2011, pour se rendre à Malabo en Guinée Equatoriale. L’ex chef d’état centrafricain a pu embarquer à destination de Douala à bord d’un vol régulier de Kenya Airways. De là il prendra un autre vol pour Malabo. Un journaliste de Radio Ndeke Luka a été témoin de l’embarquement de Monsieur Patassé à l’aéroport international de Bangui Kpoko.

Ainsi s’achève un feuilleton de plusieurs jours. En effet, à deux reprises, l’ex-chef d’Etat qui a dirigé la République centrafricaine pendant 10 ans, de 1993 à 2003, a été empêché de quitter le pays pour aller recevoir les soins que nécessaire son état de santé. Une première fois, l’avion spécial que devait envoyer le président équato-guinéen pour son transfert n’a pas obtenu l’autorisation de survol du territoire centrafricain et d’atterrissage à Bangui.

La seconde  fois date du mercredi 30 mars dernier. Ce jour-là, Monsieur Patassé avait été interdit de prendre le vol de Kenya Airways après s’être pourtant présenté à l’aéroport et obtenu les assurances qu’il pouvait voyager. Ces assurances lui avaient été données par  l’ancien président burundais Pierre Buyoya, médiateur dans la crise centrafricaine, lequel avançait un engagement obtenu du président François Bozizé lui-même. Or les autorités sécuritaires de l’aéroport disaient s’appuyer sur des instructions émanant de la « haute hiérarchie de l’Etat ».

Pour se justifier, le gouvernement centrafricain avait alors indiqué que « les documents relatifs au voyage de Patassé n’étaient pas conformes et qu’il fallait une évacuation digne de ce nom, avec une prise en charge du trésor public. La destination finale proposée est l’hôpital Val-de-Grace de Paris et non Malabo ».

Les restrictions de sortie du pays s’étaient élargies à l’ensemble des opposants. Ces derniers ont toujours campé sur leur exigence que les élections du 23 janvier dernier soient annulées.

 

 

NDLR : Selon nos informations, Michel Gbézéra-Bria, Directeur de Cabinet de Bozizé avait en effet téléphoné la veille au porte-parole de Patassé, Guy-Simplice Kodégué, pour lui apprendre que Bozizé ne voyait plus d'inconvénient pour que l'ex-président Patassé  puisse se rendre à Malabo. C'est donc bien la preuve que c'était bel et bien Bozizé qui faisait le malin depuis lors et non le seul commissaire de l'aéroport Bangui-Mpoko qui empêchait les gens de l'opposition de prendre leurs vols. Un "président" voleur d'élections qui n'a rien d'autre à faire que de contrôler les allées et venues de ses concitoyens, il n'y a que Bozizé seul dans le monde à faire ainsi honte aux Centrafricains en continuant à salir l'image de la RCA comme il le fait depuis qu'il s'est arrivé à la tête de ce pays.    

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:48

 

 

Deby-et-Khadafi.jpg

 

Un porte-parole des insurgés a affirmé que le retrait ce mercredi des rebelles de certaines villes de la côte Est s'expliquait par le fait qu'ils étaient confrontés à une force formée de milliers de membres de la garde républicaine tchadienne. «Nous avons trouvé que la meilleure réponse était d'opérer un repli tactique afin que nous puissions établir une meilleure stratégie de riposte», a-t-il poursuivi.  Selon lui, cette force comprend entre 3 200 et 3 600 hommes lourdement armés.

Source : www.leparisien.fr 31.03.2011, 00h16

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 23:39

 

 

Moussa-Koussa.jpg

 

La défection d'un ministre libyen "très importante"

WASHINGTON - AFP / 30 mars 2011 23h59 - La défection du ministre libyen des Affaires étrangères Moussa Koussa est "très importante", a affirmé mercredi un haut responsable américain, estimant qu'elle montrait que l'entourage du dirigeant Mouammar Kadhafi n'avait plus confiance dans la solidité du régime.

"Il s'agit d'une défection très importante, et un indice sur le fait que les gens entourant Kadhafi pensent que la fin est proche", a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Plus tôt mercredi, le Foreign Office avait révélé que M. Koussa avait annoncé sa démission à son arrivée à Londres, où il était venu "de son plein gré".

"Moussa Koussa est l'une des principales figures du gouvernement de Kadhafi et son rôle était de représenter le régime à l'étranger, ce qu'il ne désire plus faire", avait précisé la diplomatie britannique dans un communiqué.

Le ministre libyen des Affaires étrangères a démissionné. Le Foreign Office a annoncé la  démission de Moussa Koussa, mercredi soir à Londres, où il espère trouver refuge. Le ministre libyen des Affaires étrangères n'aurait pas approuvé les attaques menées contre son peuple, a expliqué un de ses proches à l'agence Reuters. Il s'était rendu lundi en Tunisie par la route dans des voitures officielles libyennes. De Djerba, il a pris ce mercredi un vol pour Londres. Sa présence en Tunisie a suscité bien des interrogations.

Chef des services de renseignements de 1994 à 2009, Moussa Koussa, 59 ans, très proche de Kadhafi était un homme fort des comités révolutionnaires, épine dorsale du régime libyen. Mais après avoir, deux décennies durant, incarné la face sombre du régime libyen, ce Tripolitain symbolisait ces dernières années l'ouverture en jouant un rôle majeur dans l’indemnisation des familles des victimes des attentats de Lockerbie.

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Le chef de la diplomatie libyenne annonce sa démission à son arrivée à Londres

LONDRES - AFP / 30 mars 2011 23h32 - Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a annoncé sa démission à son arrivée mercredi soir à Londres, a annoncé le Foreign Office.

"Nous pouvons confirmer que Moussa Koussa est arrivé à l'aéroport de Farnborough le 30 mars en provenance de Tunisie", a indiqué le Foreign Office dans un communiqué.

"Il est venu ici de son plein gré. Il nous a déclaré qu'il démissionnait de ses fonctions", ajoute le communiqué.

Le responsable libyen est arrivé en Grande-Bretagne après un séjour de deux jours en Tunisie, qui a été présenté officiellement comme une "visite privée".

"Moussa Koussa est l'une des principales figures du gouvernement de Kadhafi et son rôle était de représenter le régime à l'étranger, ce qu'il ne désire plus faire", poursuit le communiqué du Foreign Office.

"Nous encourageons ceux de l'entourage de Kadhafi à le quitter et à opter pour un meilleur avenir pour la Libye qui permette une transition politique et une véritable réforme qui répondent aux aspirations du peuple libyen", conclut le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Les insurgés libyens subissaient de nouveaux revers mercredi, les forces du dirigeant Mouammar Kadhafi ayant repris le site pétrolier de Ras Lanouf et progressé vers Brega.

(©)

Arrivé à Londres, Moussa Koussa annonce sa démission

Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a annoncé sa démission mercredi soir à son arrivé à Londres, a indiqué le Foreign Office. Il était parti de l'aéroport tunisien de Jerba, avait rapporté l'agence tunisienne de presse tap plus tôt en soirée.

Cette agence avait signalé lundi que Moussa Koussa était arrivé en Tunisie en provenance de Libye. Le ministre était l'un des cadres du régime de Mouammar Kadhafi, confronté à une insurrection soutenue militairement par une coalition de pays, dont la Grande-Bretagne.

Moussa Koussa est à l'origine du revirement spectaculaire de la diplomatie libyenne au début des années 2000, lorsque Mouammar Kadhafi a négocié sa renonciation aux armes de destruction massive contre sa réintégration au sein de la communauté internationale.

(ats / 30 mars 2011 23:23)

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 23:19

 

 

Bokassa-1er.jpg

 

samedi 26 et dimanche 27 mars 2011 sur RFI

 

Par Valérie Nivelon

Nous sommes le 4 décembre 1977, le président à vie Jean-Bedel Bokassa se couronne « Empereur de Centrafrique » sous le soleil de Bangui. La cérémonie est fastueuse ; le sacre, un grand spectacle dont Jean-Bedel Bokassa est la vedette.

Valéry Giscard d’Estaing offrira le film de la cérémonie à « son cher parent », Jean-Bedel Bokassa. Un film réalisé par le service cinéma des armées de l’époque. Aujourd’hui déclassifié par l’ECPAD

« Bokassa 1er, empereur de Françafrique », c’est le titre du documentaire signé Emmanuel Blanchard, diffusé le jeudi 31 mars 2011 sur la chaîne Planète, et en avant-première dans « La marche du monde ».

Appuyé sur des images d’archives inédites et les témoignages exclusifs de ceux qui en furent les acteurs et les témoins, ce film nous plonge au coeur d’un dérapage majeur de ce qu’on appelle « la Françafrique ». 

Invités :

- Emmanuel Blanchard, historien et réalisateur du documentaire « Bokassa 1er, empereur de Françafrique »

- Antoine Glazer, ancien rédacteur en chef de la Lettre du Continent, spécialiste des relations entre la France et ses anciennes colonies africaines

- Capitaine Christophe Cazorla de l’ECPAD, l’établissement de communication et de production audiovisuel de la défense.

 

Lien pour écouter le document en ligne :   http://www.rfi.fr/aef_player_popup/rfi_player#

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 02:07

 

 

mouammar-kadhafi-en-juin-2009-a-rome-

 

 

L'ONU autorise le recours à la force contre la Libye

NEW YORK (Nations unies) - AFP / 18 mars 2011 00h21 - Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir en faveur d'un recours à la force en Libye contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes dans ce pays.

La résolution autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n'ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte. L'Allemagne, le Brésil et l'Inde se sont aussi abstenus.

Alors que Mouammar Kadhafi a annoncé un assaut contre la ville de Benghazi, fief des rebelles, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a averti qu'il n'y avait plus beaucoup de temps pour intervenir. "C'est peut-être une question d'heures", a-t-il lancé avant le vote.

La France avait auparavant annoncé des frappes aériennes après l'adoption de la résolution.

"La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à soutenir cette initiative et à adopter cette résolution. Si ce mandat est voté, elle est prête à agir avec les Etats membres, notamment arabes", a souligné M. Juppé.

"Nous n'avons plus beaucoup de temps. C'est une question de jours. C'est peut-être une question d'heures. Chaque jour, chaque heure qui passe resserre l'étau des forces de la répression autour des populations civiles", a-t-il ajouté.

"Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d'arriver trop tard. Ce sera l'honneur du Conseil de sécurité d'avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l'oppression", a-t-il conclu.

Après le vote, l'ambassadeur britannique à l'ONU, Mark Lyall Grant, a souligné que la Grande-Bretagne était "prête à prendre ses responsabilités pour mettre fin aux violences et protéger les civils".

Susan Rice, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, a expliqué que les Etats-Unis "se tenaient du côté du peuple libyen et leur aspiration aux droits de l'homme". "Le Conseil de sécurité a répondu à l'appel à l'aide du peuple libyen. Ce vote est une réponse puissante à un besoin urgent sur le terrain", a-t-elle dit.

Dans le camp de ceux qui se sont abstenus, Peter Wittig, ambassadeur d'Allemagne, a souligné que son pays "voyait de grands risques" dans l'usage de la force armée. "La possibilité de pertes en vies humaines à grande échelle ne doit pas être sous-estimée", a-t-il dit. Il a indiqué que son pays ne prendrait pas part aux opérations militaires contre la Libye.

Maria Luiza Ribeiro Viotti, ambassadrice du Brésil, a expliqué que son pays "n'était pas convaincu du fait que l'usage de la force conduira à la fin de la violence". "Cela pourrait causer plus de mal que de bien pour le peuple libyen", a-t-elle dit.

L'ambassadeur de Russie, Vitali Tchourkine, a estimé que "la passion pour l'usage de la force a prévalu. C'est très regrettable". Il a rappelé que son pays avait proposé une résolution appelant à un cessez-le-feu.

 

Tirs de joie à Benghazi peu après l'adoption de la résolution de l'ONU

BENGHAZI (Libye) - AFP / 18 mars 2011 00h02- Des tirs de joie ont retenti dans la nuit de jeudi à vendredi à Benghazi, fief des insurgés en Libye, peu après l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU approuvant le recours à la force contre le régime libyen, selon des journalistes de l'AFP.

Plusieurs centaines de jeunes étaient rassemblés devant le siège du Conseil national de transition, l'instance dirigeante mise en place par les insurgés, et brandissaient les drapeaux de la monarchie en vigueur avant la prise du pouvoir par le colonel Mouammar Kadhafi en 1969.

La foule brandissait des pancartes à l'adresse de Kadhafi sur lesquelles on pouvait lire "Benghazi ne t'aime pas". De nombreuses voitures klaxonnaient.

Plusieurs centaines de Libyens étaient rassemblés sur la place devant le siège du Conseil national de transition pour célébrer l'événement.

"J'ai vu l'annonce du vote sur Al Jazira, c'est le plus beau jour de ma vie, tous les citoyens sont heureux", a dit à l'AFP Marij Bourahim, 42 ans, qui travaille pour la principale compagnie pétrolière libyenne.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

La résolution adoptée par le Conseil autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

Une révolte sans précédent contre le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, a éclaté à la mi-février dans le pays.

Après avoir repris plusieurs villes de l'Est aux insurgés ces derniers jours, les forces loyales au colonel Kadhafi sont "aux portes" de Benghazi, avait indiqué plus tôt la télévision officielle.

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Vote de l'ONU: Tripoli dénonce une résolution qui "menace son unité"

TRIPOLI - AFP / 18 mars 2011 00h43 - La Libye a estimé que la résolution de l'ONU adoptée jeudi soir menaçait son unité et constituait un "appel aux Libyens à s'entretuer", a déclaré à l'AFP le vice-ministre des Affaires étrangères Khaled Kaïm.

"Cette résolution traduit une attitude agressive de la communauté internationale, qui menace l'unité de la Libye et sa stabilité", a déclaré M. Kaïm peu après le vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution approuvant le recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi.

Le responsable libyen a dénoncé un "complot" de la communauté internationale et "une volonté de pays comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, de diviser le pays". Selon lui, la résolution est un "appel aux Libyens à s'entretuer".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n'ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte.

La résolution adoptée par le Conseil autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

Une révolte sans précédent contre le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, a éclaté à la mi-février dans le pays.

Après avoir repris plusieurs villes de l'Est aux insurgés ces derniers jours, les forces loyales au colonel Kadhafi sont "aux portes" de Benghazi, avait indiqué plus tôt la télévision officielle.

Dans un message sonore adressé aux habitants de Benghazi et retransmis par la télévision libyenne, le colonel Kadhafi a annoncé jeudi une offensive "dès ce soir" contre Benghazi, fief des insurgés.

"La décision a été prise. Préparez-vous, nous arrivons dès ce soir", a déclaré le leader libyen. "Il faut en finir avec cette mascarade", a-t-il dit.

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Tripoli se dit prêt à un cessez-le-feu mais veut discuter sa mise en oeuvre

TRIPOLI - AFP / 18 mars 2011 01h17- La Libye a affirmé jeudi soir qu'elle était prête pour un cessez-le-feu contre l'insurrection, mais a demandé de discuter auparavant des détails de sa mise en oeuvre, a déclaré le vice-ministre aux Affaires étrangères Khaled Kaaim, lors d'une conférence de presse à Tripoli.

"Nous sommes prêts pour cette décision (de cessez-le-feu) mais nous avons besoin d'un interlocuteur bien précis pour discuter de sa mise en oeuvre", a déclaré M. Kaaim peu après le vote d'une résolution par le conseil de sécurité de l'ONU autorisant "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.

"Nous avons discuté la nuit dernière avec l'émissaire de l'ONU (pour la Libye, le Jordanien Abdul Ilah Khatib) et nous avons posé des questions légitimes sur l'application d'un cessez-le-feu", a-t-il ajouté.

M. Kaaim a indiqué que son pays allait "réagir positivement à la résolution de l'ONU et nous allons prouver cette volonté en garantissant une protection aux civils", a-t-il dit.

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Libye/zone d'exclusion: le Canada va envoyer six avions de chasse

MONTREAL - AFP / 18 mars 2011 01h35 - Le Canada va envoyer en Libye six avions de chasse CF-18 afin de participer à la mise en oeuvre de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU prévoyant la création d'une zone d'exclusion aérienne et autorisant le recours à la force, rapportent jeudi des médias canadiens.

"Le gouvernement canadien a pris la décision tard aujourd'hui d'envoyer six avions de chasse CF-18 afin de joindre les Américains, les Britanniques et les Français, et les autres pays qui vont participer à l'imposition de la zone d'exclusion aérienne", indique la télévision CTV, première chaîne privée du pays, sur son site internet.

L'envoi de ces appareils -- équivalents canadiens des F-18 américains -- prendra au minimum 24 heures, a précisé de son côté la télévision publique CBC, soulignant que la base aérienne où ils seront hébergés n'est pas encore connue.

De sources proches du gouvernement, on a indiqué à l'AFP que le Premier ministre Stephen Harper s'exprimerait sur le sujet dans la soirée.

Une réunion des représentants des 28 pays membres de l'Otan est prévue vendredi, selon un diplomate de l'Otan.

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Libye: Obama appelle Sarkozy et Cameron pour coordonner une stratégie

WASHINGTON - AFP / 18 mars 2011 02h55 - Le président américain Barack Obama a appelé jeudi soir le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron pour coordonner une stratégie sur la Libye après la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant un recours à la force contre les forces de Mouammar Kadhafi.

Dans un communiqué, la présidence américaine indique que "les dirigeants se sont mis d'accord sur le fait que la Libye doit se conformer immédiatement aux termes de la résolution et sur le fait que la violence contre la population civile doit cesser".

"Les dirigeants se sont mis d'accord sur une étroite coordination sur les prochaines étapes et sur le fait de continuer à travailler avec les Arabes et les autres partenaires internationaux pour s'assurer de l'application des résolutions du Conseil de sécurité sur la Libye", ajoute le texte.

A Paris, la présidence française a indiqué dans un bref communiqué que MM. Sarkozy et Obama "se sont entretenus cette nuit de la mise en oeuvre de la résolution 1973 adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté jeudi soir en faveur d'un recours à la force contre les troupes du colonel Kadhafi, ouvrant la voie à des frappes aériennes en Libye.

 

Libye : les scénarios d'une intervention militaire

Le Figaro 18 mars 2011

Du simple brouillage des systèmes radars libyens au bombardement du bunker de Kadhafi, différents degrés sont envisageables.

La France, la Grande-Bretagne, les États-Unis et leurs alliés arabes devront choisir entre plusieurs scénarios pour leur opération militaire décidée contre la Libye. Brandie à la tribune de l'ONU par les diplomates, la «zone d'exclusion aérienne» semblait davantage destinée à éviter un veto russe ou chinois, en dissimulant, sous un vocable acceptable par tous, la réalité d'une intervention militaire.

En Bosnie, où elle fut imposée au début des années 1990 pour empêcher les Serbes de bombarder les populations civiles, elle n'a pas empêché le massacre de Srebrenica. En Irak, elle fut maintenue pendant douze ans sans infléchir d'un pouce la politique de Saddam Hussein. De toute façon, le temps d'imposer une «no fly zone» au-dessus de la Libye, les troupes de Kadhafi auront probablement déjà repris le contrôle des dernières zones rebelles.

Plus sérieusement, et parce que le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU promet de protéger les civils «par tous les moyens», les alliés pourraient décider de lancer, dans les heures suivant ce vote, des frappes ciblées contre des intérêts stratégiques libyens. Des raids visant à détruire la défense antiaérienne de la Libye, les centres de commandement et les aéroports, afin de clouer les avions au sol.

 La route de Rommel 

 Parallèlement, une guerre électronique pourrait être déclenchée pour neutraliser les systèmes radars libyens. Dans cette configuration, la France pourrait participer en faisant décoller ses chasseurs de la base aérienne de Solenzara, en Corse. Mais également en envoyant des avions radars Awacs. Une telle action militaire constituerait un signal fort, dont certains espèrent qu'il pourrait avoir un effet psychologique et provoquer une débandade dans l'entourage du Guide libyen. Mais rien n'est moins sûr.

Si le but de l'intervention est de faire tomber le régime, comme le suggèrent certains diplomates, les alliés pourraient également décider de s'attaquer aux chars et à l'infanterie libyenne en frappant dans le désert, le long de la route jadis empruntée par la 8e armée britannique et par le général allemand Rommel. «Un acte particulièrement intense, politiquement et militairement», prévient un officier général. Et qui risque en outre de ne pas suffire.

S'il s'attend à des frappes aériennes, le colonel Kadhafi ne manquera pas de disperser ses forces au sol, comme le fit Saddam Hussein en mars 2003. Il sera difficile alors d'éviter des dégâts collatéraux sur les populations. Comme le rappelle un officier général, «on ne gagne jamais une guerre uniquement avec l'aviation. Pour détruire une armée de terre, il faut aller au carton.» Or, le projet de résolution exclut «une force d'occupation terrestre».

Bien qu'affaibli, le colonel Kadhafi pourrait encore compter sur la fidélité de 10.000 à 12.000 soldats. Sans oublier des mercenaires africains, des missiles sol-air, de nombreux tanks et pièces d'artillerie.

Dernière option, attaquer directement le centre de gravité du régime, Kadhafi lui-même, en bombardant son bunker ou les abris dans lesquels il est susceptible de se cacher. En 1986, les frappes aériennes lancées par Ronald Reagan contre sa résidence l'avaient manqué de peu. Depuis, les moyens de détection, notamment satellitaires, mais aussi de frappe, se sont beaucoup modernisés, rendant théoriquement une telle opération faisable. Mais, en 2003, les premiers bombardements aériens de l'armée américaine lancés contre Bagdad avaient eu pour but de liquider Saddam Hussein. Ce fut un échec.

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 01:32

 

 

Joseph Kony et un de ses adjoints

 

Centrafrique : la LRA tue au moins 6 personnes et en enlève une trentaine

BANGUI (AFP) - 15.03.2011 11:50

Au moins six personnes ont été tuées et au moins une trentaine ont été enlevées, lors d'une attaque dimanche en Centrafrique de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la région de Nzako (centre-est), a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Au moins six personnes ont été tuées et au moins une trentaine ont été enlevées, lors d'une attaque dimanche en Centrafrique de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la région de Nzako (centre-est), a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Au moins six personnes ont été tuées et au moins une trentaine ont été enlevées, lors d'une attaque dimanche en Centrafrique de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) dans la région de Nzako (centre-est), a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Une source proche du dossier a fait état de six tués dont quatre militaires, et entre 30 et 50 personnes enlevées, alors qu'une source militaire à Bakouma, sous-préfecture de la préfecture de Mbomou, à quelque 60 km au sud de Nzako, fait état de 8 tués et d'une centaine de personnes enlevées.

"Les hommes de la LRA ont fait irruption dans la ville minière de Nzako en fin d'après-midi (dimanche), en tirant des coups de feu, tuant à bout portant huit personnes. Ils ont pillé des boutiques, incendié de nombreuses maisons d'habitation ainsi que des véhicules, et pris en otage au moins une centaine de personnes", selon cette source militaire à Bakouma.

"Informés de cette attaque, les éléments du détachement des forces armées centrafricaines (FACA) basés à Bakouma se sont lancés à leur poursuite dès dimanche soir. Ils ont repris lundi les opérations pour rattraper les rebelles et libérer les personnes retenues en otages", a ajouté la source.

Le 9 février 2010, des hommes de la LRA avaient occupé pendant plusieurs heures Nzako, pillant des maisons et tirant en l'air, avant de s'en retirer avec quelques dizaines d'otages.

© 2011 AFP

 

8 personnes tuées par la LRA à Nzacko

Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Mars 2011 14:43

 

Les éléments rebelles de la LRA de Joseph Koni ont à nouveau attaqué une ville de la Centrafrique le weekend dernier. Il s’agit de la ville de Nzacko, localité située à 157 km de Bria, sur l’axe Bria – Yalinga.. L’attaque a fait 8 morts parmi la population, selon des sources concordantes.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka qui a recueilli plusieurs témoignages confirme que plusieurs maisons ont été incendiées, des véhicules privés détruits, des boutiques de commerce général pillé et une centaine de personnes enlevées. Les ¾ de la population de la ville ont fui pour se réfugier dans le brousse.

Les assaillants ont évacué les lieux à l’arrivée des éléments des FACA (Forces Armées Centrafricaines) dont un détachement est basé à Bakouma, la ville voisine.

La dernière attaque de la LRA est celle perpétrée le dimanche 16 janvier 2011 aux villages d’Agoumar situés à 5 km de la ville de Rafaï et de Madabazouma situé à 100 km de la ville de Bangassou dans le sud de la Centrafrique. Des dégâts matériels importants ont été enregistrés et 12 personnes enlevées. Aucune perte en vie humaine n’a cependant été enregistrée.

 

ATTAQUE DES REBELLES OUGANDAIS DE LA LRA: AUTRES VICTIMES ET ENLÈVEMENTS

(MISNA) 15 Mars 2011 - 19:57 Une attaque des rebelles ougandais de la Lra à Bakouma (à 60 kilomètres au sud de Nzako, dans le Sud-est) se serait soldée par six victimes et une trentaine de civils enlevés, indique la presse internationale, citant des sources locales.

Les rebelles de la Lra, sous commandement de Joseph Kony, avaient déjà semé la terreur dans la riche région minière de Nzako – où opère essentiellement la compagnie française Areva – pendant le mois de février.

Après l’échec des négociations de paix en 2008, les rebelles de la Lra, qui ont sévi pendant près de 20 ans au Nord-Ouganda contre la communauté acholi, ont transféré leurs bases à l’étranger, plus particulièrement au Centrafrique, au Congo-Kinshasa et au Soudan, dont ils terrorisent les populations riveraines.

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 22:47

 

 

Khadafi-m

 

 

Source : suite101.fr 9 mars 2011 Francis Gruzelle

 

Des guerriers issus de l'Afrique Subsaharienne, des européens des Pays de l'Est, des Pakistanais et quelques asiatiques sont les défenseurs de Kadhafi.

 

A croire que le dictateur libyen s'est inspiré des guerres puniques de Carthage, lorsque Hannibal Barca payait à prix d'or des hordes de mercenaires pour tenter de vaincre les romains. Vingt siècles plus tard, l'histoire se répète dans l'ancienne colonie de Rome, à quelques centaines de kilomètres de l'antique Carthage (les ruines historiques se situent en Tunisie suite aux anciennes frontières coloniales) et des milliers de mercenaires défendent, bec et ongle, le régime du dictateur Kadhafi.

Cette présence de mercenaires a été constatée dès le début du soulèvement en Libye, le 17 février 2011. De nombreux observateurs occidentaux, présents dans les principales villes libyennes confirment la présence de combattants étrangers sur le territoire de la "Jamahiriya". Ils évoquent "Des « mercenaires africains », dont certains s’expriment en français et qui participent en première ligne à la répression des manifestants. Ces mercenaires sont le résidu de tous les conflits dans lesquels le président libyen s’est ingéré durant quatre décennies....."

Des "guerriers mercenaires" qui combattent depuis 30 ans

Il faut remonter au début des années 1970 pour bien comprendre le fonctionnement de "cette légion libyenne". Quelques années après sa prise de pouvoir, Kadhafi rêve de prendre la tête d’un grand Etat saharien. Il s'autoproclame alors "protecteur naturel de tous les peuples nomades du Sahara et du Sahel".

Dès cette époque, il entre en concurrence avec la France qui soutient les régimes post coloniaux. Il contribue à la formation militaire de la future rébellion touareg en enrôlant de jeunes nomades, victimes de la sécheresse au Mali et au Niger. Il constitue une « Légion islamique » qui s’entraîne dans le sud de la Libye. Cette Légion deviendra le moule d’où sortiront les combattants du GSPC, puis de l’AQMI (Al Qaida au Maghreb islamique). Le colonel Kadhafi intervient ç cette époque au Tchad, où il soutient les nomades toubous et leur chef Goukouni Oueddei, puis Hissène Habré et le chef d’Etat actuel Idriss Deby

Nouvelle étape pour le colonel Kadhafi qui élargit son périmètre opérationnel via le Tchad. Il appuie des groupes rebelles du Darfour, et en Afrique de l’Ouest, il apporte un soutien à Charles Taylor au Liberia et à Lansana Kouyaté en Guinée. Le colonel Kadhafi accueille aussi es adversaires de Mobutu, formés et équipés à Tripoli et, en 1986, une délégation congolaise dont fait partie Laurent-Désiré Kabila échappe de justesse au bombardement américain…

Des mercenaires au service des délires de Kadhafi

L’Afrique centrale devient le "terrain de chasse" des "chiens de guerre" du guide de la révolution libyenne. Le chef d'état libyen entend alors donner l'image du " roi des rois traditionnels". Il veut même financer un projet pharaonique, réalimenter le lac Tchad puis la nappe phréatique libyenne grâce aux eaux du fleuve Congo ! Nouvelle étape en Centrafrique, en 2002, lorsque Kadhafi appuie le président Ange Patassé que les Français souhaitent remplacer par François Bozize.

On retrouve les mercenaires de Kadhafi lorsque l’armée centrafricaine fait appel aux troupes de Jean-Pierre Bemba, basées dans la province congolaise de l’Equateur, c’est Kadhafi qui règle la note du corps expéditionnaire congolais, réputé à l'époque pour ses exactions. Des exactions qui vaudront à Bemba de se retrouver inculpé par la Cour pénale internationale.

En 2009, lorsqu'il est "élu" à la présidence de l’Union africaine, le colonel Kadhafi, assagi, "politiquement fréquentable", négocie avec les chefs d’Etat en place. Mais, il continue à entretenir d’innombrables réseaux parallèles, composés de tous les «soldats perdus » de ses guerres africaines. Pour mater la révolte de 2011, il vient de puiser dans son immense vivier de mercenaires apatrides.

Des mercenaires surentraînés et suréquipés

Selon une source diplomatique émirati, jointe par téléphone, ces "guerriers mercenaires sont armés et entraînés. Ils sèment la peur auprès des opposants au dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi. Tristement baptisés "escadrons de la mort" par la population locale, ces hommes ont pour mission d’abattre un maximum d’insurgés..."

Qui sont ces "soldats" qui ont décidé de défendre bec et ongle le régime de Tripoli ? Il est difficile d’en dresser un portrait-type, étant donné "le caractère insidieux de leur existence", explique Jean-Philippe Daniel, spécialiste du mercenariat à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) évalue leur nombre à 6 000. Ils seraient 30 000, d’après les chiffres de l’hebdomadaire "Courrier international".

Des mercenaires du Maghreb, d'Afrique et d'Europe de l'Est

Avec tous ces mercenaires formés par d’anciens combattants issus des différentes rébellions africaines financées par le colonel Kadhafi depuis son arrivée au pouvoir en 1969, renforcés par des cadres issus d'anciens pays de l'Europe de l'Est, Kadhafi dispose d'une armée de "professionnels".

Beaucoup seraient issus du Tchad, du Niger, de Mauritanie, d’Algérie, de Centrafrique, mais aussi de quelques pays asiatiques. "Je ne crois pas que leur recrutement se soit fait au hasard et au cas par cas, c’est tout simplement impossible, ajoute Jean-Philippe Daniel. Je pense que ces mercenaires faisaient déjà partie de groupes étrangers alliés au régime Kadhafi depuis une trentaine d’années et qu’ils sont venus vendre leurs services à ce dernier dès le début de l’insurrection."

Depuis plusieurs semaines, de nombreuses vidéos postées sur Internet montrent des hommes tirant à balles réelles sur la population. Des scènes réelles filmées dans l’Est libyen et à Benghazi, fief de l’opposition libyenne. "De nombreux habitants de Brega qui viennent d’arriver à Benghazi affirment avoir vu là-bas des mercenaires aux côtés des pro-Kadhafi. D’après l’accent, ils pensent qu’il s’agissait de Tchadiens, .Plusieurs dizaines d’entre eux ont été arrêtés par les insurgés." témoigne, par téléphone, un médecin français qui se trouvait dans cette zone

Certains mercenaires percevraient 14500 euros par jour

Depuis le 24 février, l'emploi des mercenaires a été officiellement confirmé par un proche du colonel Kadhafi. Le ministre libyen démissionnaire de la Justice, Moustapha Abdel Jalil a déclaré devant plusieurs télévisions "Je savais que le régime disposait de mercenaires bien avant le soulèvement".

Selon un témoignage recueilli par l’agence de presse Reuters, le régime du colonel Kadhafi rétribue grassement ces combattants, entre 725 à 14 500 euros par jour pour tuer des insurgés. Jean-Philippe Daniel. juge, pour sa part, peu crédibles ces dernières informations. Il ajoute "Je ne crois absolument pas à des salaires qui dépasseraient les 4 000 euros par mois, à moins d’être très qualifié, d’être pilote. On ne paye pas un fantassin aussi cher. Imaginez la fortune colossale que coûteraient ces hommes pour le régime."

Des diplomates Occidentaux présents sur place font état d'une logistique bien huilée, et confient :"certains mercenaires atteindraient le territoire libyen grâce à des ponts aériens mis en place entre la Libye et le Niger. D'autres mercenaires arrivent par leurs propres moyens"..

Beaucoup de Subsahariens ayant une parfaite connaissance du terrain

Pour les expatriés occidentaux, les mercenaires les plus dangereux seraient les nombreux Subsahariens qui vivaient et travaillaient en Libye. Ils ont une parfaite connaissance du pays, du terrain et de la population.

Les manifestants et les rebelles font la chasse aux mercenaires, n'hésitant pas à lyncher ceux qui sont pris. Ce qui inspire de vives inquiétudes aux expatriés, qui travaillent dans des entreprises locales, et qui ont une couleur de peau foncée, à l'image de ceux venus de Guinée-Bissau. Ainsi à Zouara, à l’ouest de Tripoli, Julio Pereira, joint par téléphone, se sent menacé et il aimerait quitter la Libye au plus vite. Il confie : "Les opposants nous prennent tous pour des mercenaires à cause de notre couleur de peau". Et l'homme n'ose plus aller à l'extérieur du camp de Choucha, à la frontière tunisienne. "Ma couleur de peau fait de moi un paria. Je n’avais jamais imaginé risquer ma vie sur de simples allégations."

Avec les mercenaires d'un côté, la rébellion de l'autre, la vie est devenue un enfer en Libye pour tous les civils, qu'ils soient européens, portugais, africains ou libyens. Et personne ne semble en mesure, aujourd'hui, d'arrêter de déchaînement de violence !



Read more at Suite101: Libye : Qui sont les mercenaires du dictateur Mouammar Kadhafi ? http://www.suite101.fr/content/libye--qui-sont-les-mercenaires-du-dictateur-mouammar-kadhafi--a26205#ixzz1G8gLF5AK

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 00:11

 

 

Abdoulaye-Miskine-Koumta-Madji.jpg

 

 

Source: Institut de la Seconde Guerre and Peace Reporting (IWPR)

Date: 8 mars 2011

Le témoin parle d'une attaque sur le marché à bétail près de la capitale de la RCA dans laquelle il y a eu beaucoup de morts.

Wakabi Wairagala - Justice internationale - CPI

Issue ACR 290,

Un témoin dans le procès Cour pénale internationale, CPI, du chef de l'opposition congolaise Jean-Pierre Bemba la semaine dernière a fourni des détails d'un massacre d'au moins un marché de bétail près de la capitale de la République centrafricaine, République centrafricaine.

Témoignant sous le pseudonyme de témoin 79, et avec distorsion de la voix et le visage, elle a dit que l'attaque au marché à bestiaux au PK13 qui est situé à 13 kilomètres de la capitale Bangui, la gauche "de nombreux musulmans » morts, dont son mari.

Le témoin a déclaré que l'attaque était dirigée par Martin Koumtamadji, un ressortissant tchadien également connu sous le nom Miskine, qui a dirigé une unité militaire spéciale en dehors de l'armée qui a combattu les tentatives coup d'Etat contre le président centrafricain Ange-Félix Patassé.

Elle a rappelé la façon dont un résident de PK13 l’a informée de l'attaque sur le marché aux bestiaux.

Le témoin a déclaré que cette personne 79 lui a dit: «Vous êtes ici des musulmans mais Miskine et les Banyamulenge ont tué de nombreux musulmans et il a promis de revenir plus tard pour tuer plus de musulmans encore dans [la banlieue de] PK12."

Banyamulenge est un terme utilisé en RCA pour se référer aux soldats de Bemba qui ont été à Bangui en 2002 et 2003 pour aider Patassé à combattre une rébellion armée.

En Novembre dernier, le premier témoin à charge dans le procès de Jean-Pierre Bemba a déclaré que lorsque des rebelles dirigés par le chef de l'armée limogé François Bozizé, ont attaqué Bangui, Miskine a effectué un raid punitif sur le marché aux bestiaux. Le raid a eu lieu le 30 et 31 Octobre, 2002.

Les organisations des droits humains dans le passé ont demandé à la CPI d’inculper Miskine et Patassé aux côtés de Jean-Pierre Bemba. Elles ont affirmé que la responsabilité des trois est la même pour les crimes commis en RCA.

Les avocats de Bemba ont déclaré à plusieurs reprises qu'il y avait plusieurs groupes de milices et que les atrocités commises à Bangui ne sont pas à la fois celles de ses troupes dans le pays. Ils affirment que des soldats de l'un de ces groupes pourraient avoir commis les crimes dont Bemba est accusé.

Bemba, 48 ans, a été placé en détention à la CPI depuis Juillet 2008. Bien qu'il n'était pas en RCA avec les troupes qui auraient violé, assassiné et pillé, il est en procès parce qu’il est accusé par le procureur de n’avoir pas assumer la responsabilité de n’avoir pas retenu ou puni ses soldats.

Selon le Statut de Rome qui fonde la CPI, un chef militaire est pénalement responsable des crimes commis par les forces sous leur commandement et un contrôle efficace.

Dans son témoignage la semaine dernière, le témoin 79 a raconté comment elle et sa fille de 11 ans ont été violées par des soldats du Mouvement de Bemba pour la Libération du Congo, MLC.

Elle a également déclaré que son mari a été tué par une force dirigée par Abdoulaye Miskine, qui dit-elle, a été accompagnée par les troupes du MLC.

Interrogée par l'avocat des poursuites Horejah Bala-Gaye, elle a dit : «La personne qui a tué mon mari a été Miskine et les Banyamulenge qui l'accompagnaient."

Elle a ajouté que, outre son mari, de nombreuses autres personnes ont été tuées au marché à bestiaux, et décrit comment elle et certains de ses voisins ont rencontré deux commandants MLC pour protester contre le traitement des soldats malades et de civils.

Le témoin a expliqué que la réunion a eu lieu à la maison du chef local, dans la banlieue PK12. Elle a dit que les commandants s’étaient adressés à eux en français.

"Ils ont dit : « Si vous voyez les gens venir au quartier et commettre des exactions violentes, il faut savoir que certains ne sont pas des soldats professionnels. Ce sont des gens qui ont reçu des vêtements militaires et des armes pour aller au front », a-t-elle rappelé.

Elle a ajouté que les commandants MLC ont également dit que ces femmes étaient des hommes violeurs qui voulaient voler et ne sont pas des soldats professionnels.

Le témoin n'a pas dit en audience publique qui a donné des armes aux soldats inexpérimentés, et n'a pas précisé les noms des commandants ou s’ils ont promis de prendre des mesures contre les soldats qui ont abusé de civils.

Le témoin 79 a déclaré que les soldats de Bemba ont été les seuls soldats qui ont soumis des civils de son quartier à des abus.

"Je n'ai pas vu la présence de soldats d'autres au-delà de ceux que j'ai cités, dit-elle.

Le témoin a dit que deux jours après avoir été violée, elle a appris que sa mère et sa sœur aînée avaient également été violées par les troupes du MLC. Elle a dit à la suite de cette attaque, sa mère est devenue "plutôt déséquilibrée dans son comportement» et a fui vers le Tchad voisin.

Son frère, dont les biens ont été pillés parmi ceux de sa maison dans la nuit de son viol, "est devenu colérique" et a quitté la maison. Il n'avait pas donné de nouvelles depuis, a-t-elle dit.

«Je vis dans un état d'inquiétude", a déclaré le témoin. «Je suis troublée. Je sais que je ne suis pas bien dans ma tête. Je sais que j'ai des problèmes psychologiques."

Le procès se poursuit cette semaine.

Wairagala Wakabi est un reporter de l'IWPR formés à La Haye.

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